- Speaker #0
Bonne année à tous et à toutes et merci d'être sur Kinographe pour écouter votre podcast. Quatrième épisode qu'on enregistre aujourd'hui sur un film qui n'est pas des moindres, vous l'avez vu, qui s'appelle « Le Gourou » et qui, vous verrez, a fait l'unanimité en mal aujourd'hui sur cette émission et je crois un petit peu partout dans la critique dans quelques temps quand elle paraîtra. du coup c'est Thomas, je ne me suis pas présenté mais vous me connaissez déjà mais je suis surtout accompagné aujourd'hui de deux autres camarades Et on va commencer par le premier.
- Speaker #1
Bonjour, je dois dire mon nom ? Bah oui. Ok, je pensais que t'allais dire mon nom, c'est pour ça. Bah bonjour, moi je suis Jules, et je l'ai avocaté, pardon.
- Speaker #0
Le deuxième du coup,
- Speaker #2
c'est Chenaï. Coucou.
- Speaker #0
Chenaï qui fait sa troisième intervention ici, qui s'apprête à signer un CDI. Mais non.
- Speaker #1
Son podcast en fait,
- Speaker #0
ouais. Il restera contractuel comme tout le monde ici, il ne sera pas payé.
- Speaker #1
Même j'ai réveillé il y a 8 heures pour ça.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai, ça il faut applaudir Jules parce que franchement il habite très loin et pour le coup, il est arrivé en retard, mais vraiment, on le excuse.
- Speaker #1
Ils étaient en soirée hier, ça s'entend ma voix, je pense.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on parle du coup d'un film « Gourou » qui est réalisé par Yann Gonzlan, qui est sorti cette semaine, qui est sorti le 28 janvier, et qui est une idée originale, à partir d'une idée originale de Pierre Ninet. On espère que le podcast va vous plaire, et surtout n'hésitez pas à vous abonner au podcast, comme ça vous avez directement les notifications qui apparaissent quand un nouveau podcast sort. J'ai dit normalement au début que ce serait toutes les semaines, vous remarquez qu'il y a une petite pause entre les deux, c'est normal, on a fêté Noël, etc. Sur ce, merci d'être avec nous et on peut de suite lancer le générique Avant de commencer petite tradition on va chacun présenter une recommandation culturelle qu'on a vue ces derniers temps et qui veut commencer
- Speaker #1
Moi je vais recommander Paris She's Burning, c'est un documentaire qu'on trouve gratuitement sur YouTube, c'est pour ça que je le recommande, c'est pas compliqué de le trouver. Il est fait par Jamie Lee Stone, et c'est un documentaire sur les ballrooms, c'est des communautés queer et racisées à New York. Parce que j'avais vu une super série aussi, donc je recommande, question Disney+, c'est Pause, de Ryan Murphy, qui s'inspire du documentaire, et c'est hyper intéressant, donc je recommande de voir le documentaire et la série.
- Speaker #0
Je crois qu'il y avait aussi une série France Télévisions qui était... Mais qui, du coup, fait le topo en France de la danse et de l'histoire du truc, à Paris, en tout cas.
- Speaker #2
Il y a des ballrooms à Paris ? Je ne savais même pas.
- Speaker #0
Mais je crois que dans le documentaire, en tout cas, ils ne se sentent que sur une seule famille.
- Speaker #2
Il y a des gens de Drive-Ace qui font partie des ballrooms et qui en parlent, je crois.
- Speaker #0
Kayona, oui.
- Speaker #1
Mais c'est assez récent.
- Speaker #0
C'est récent, oui.
- Speaker #1
Je ne savais pas qu'il y avait encore des ballrooms en ce moment.
- Speaker #0
Oui, mais si, si. et en plus ils en parlent parce que je crois qu'ensuite ils sont intervenus pendant les Jeux Olympiques les Jeux Paralympiques je crois ah c'était eux le banquet là ? non non non c'est rien c'était pendant les Jeux Paralympiques et il y avait l'ouverture des Jeux Paralympiques et ils avaient invité du coup ça a été Famille je crois qu'on appelait ça des familles ou des teams oui enfin des house c'est ça des house exactement et du coup ils les ont invité à performer à ce moment là et du coup ils ont fait un documentaire autour de ça et c'était hyper intéressant ok moi je connaissais pas mais du coup toi le temps c'est sorti quand ?
- Speaker #1
Il est un peu vieux du coup, il est dans les années 90. La série par contre, elle est récente, elle est plutôt des années 20. Pause. Mais c'est pour ça que je pensais que c'était passé, vu que la série, on voit un peu à la fin que, bon c'est pas un spoiler, mais que les ballrooms, on peut perdre un peu de notoriété,
- Speaker #0
en popularité et tout ça.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'on peut disparaître. Justement parce que c'est de plus en plus assumé, tu vois. C'est parce que c'était très marginal qu'il y avait les ballrooms.
- Speaker #2
Du coup, moi je vais vous parler de Amnet, qui est actuellement en salle. c'est le dernier film de Chloé Zhao avec Paul Mescal et Jesse Buckler. C'est une adaptation d'un roman qui imagine l'histoire derrière la création de la pièce Hamilton de Shakespeare. Moi, ça a été une grosse lac. Ce film, j'ai trop kiffé. Pendant deux heures, j'étais en dehors du temps et de l'espace. C'était genre, waouh, l'image est trop belle. Et l'acting, je crois que c'est une des plus belles performances d'acting que j'ai vues depuis plusieurs années au ciné. C'est sûr que pour l'instant, c'est la meilleure que j'ai vue cette année, comme sûr. Je n'avais jamais été autant pris au trip, surtout par Jesse Buckler qui fait une performance. Même, il y a des enfants qui jouent à l'intérieur. Les enfants jouent tellement bien. J'ai beaucoup aimé toutes les notions qu'il y a autour, toute la création. J'adore Ploé Zao, son travail de base. Moi, j'avais beaucoup aimé son film éternel pour Marvel, comme il était détesté par les fans de Marvel, mais en même temps, on parlait de cinéma avec des fans de Marvel. Mais du coup, j'ai vraiment beaucoup aimé son travail. C'est un film qui a été... à la base c'est même pas Hacker VD je crois que c'est Spielberg et un autre réalisateur connu qui en produit et qui du coup l'ont et le film a eu des Golden Loves et des nominations aux Oscars dont meilleur film et la réalisation Est-ce que vous avez des petits commentaires à faire sur Hamnet ?
- Speaker #0
Moi j'étais déçu Je rejoins un peu Jules, mais c'est pas aujourd'hui qu'on va dire qu'on est déçu Non je vais pas dire que j'ai pas aimé Hamnet mais c'est un tout et je pense que je suis pas la cible de ce type de film là honnêtement D'autant qu'à la fin, il y a quand même un truc qui ramène un peu au patriarcat, qui ramène un peu à la volure de... Mais je trouve qu'à la fin, je ne vais pas dire ce qui se passe à la fin, bien sûr. Mais il y a un truc quand même, c'est l'histoire de William Shakespeare. Et en fait, tout le début, on se base sur sa femme et à la fin, on revient à William Shakespeare. Alors qu'en fait, pendant tout le film, il n'est pas assez présent, je trouve. alors que c'est dommage parce que Paul Mescal pour le coup il joue quand même très très bien son personnage Mais voilà, je ne veux absolument pas du tout caricaturer le film. Je suis très content qu'il soit sélectionné aux Oscars. Je trouve que c'est très mérité, que Chloé Zhao a fait un très bon travail de mise en scène, que le film est très beau en lui-même. Mais bon, ce n'est pas mon favori. Mais Oscar, il joue très bien.
- Speaker #2
Pour la catégorie meilleur casting, on ne peut pas dénier que c'est quand même un des meilleurs pour le coup. Oui, tous ont très bien joué, ils n'ont pas gardé d'autres films. C'est assez homogène. Enfin, dans le directeur.
- Speaker #0
Eh bien, à mon tour. Du coup, moi, j'ai vu un autre film. Ce n'était pas la 7e semaine, c'était la semaine dernière déjà. C'est Father, Mother, Sister, Brother. Difficile à dire à la guichetière pour prendre le ticket. Moi, j'ai bêillé. De Jim Jarmusch. Bon, il avait fait des films qui étaient intéressants, mais moi, je n'étais jamais allé aussi loin. Je me rappelle de Patterson, je me rappelle de Dead Man. Ça ne m'avait pas trop convaincu. Et là, on a une histoire qui se passe en trois. Oui, c'est ça, trois histoires. j'allais dire triptyque mais en fait c'est pas vraiment des histoires sur-remarquées C'est des histoires qui ont un sens, qui ont toute une suite. C'est une même ligne, en fait. C'est des rencontres ou des retrouvailles familiales entre différents personnages, mais qui se passent toujours dans un climat extrêmement froid, extrêmement pesant. Parce que Jim Jarmusch fait durer les silences, il fait durer le non-dit. Et ça raconte vraiment le conflit familial. Ça raconte aussi la solitude. Et j'ai trouvé que pour le coup, ça a été très bien fait, à ce sujet-là en tout cas. parce que c'est pas assez traité et je pense qu'il faut encore des films qui soient traités de cette façon parce que je me demande vraiment s'il y a des personnes qui avec leur famille réagissent de la même manière que les personnages dans le film c'est à dire dans des postures complètement statiques sans savoir quoi se dire, sans savoir quoi se raconter qui se retrouvent depuis des années et qui pourtant sont comme des inconnus donc il y a une proposition qui pour moi est assez novatrice dans ce cinéma là mais oui comme l'a dit Jules c'est très très ennuyant à partir de la première histoire qui pour moi est la mieux réussie on commence un peu à comprendre le principe et ça évolue pas grandement il y a quelques allégories,
- Speaker #1
métaphores qui sont placées à chaque histoire mais honnêtement je ne comprends pas trop à quoi est-ce qu'elles sont rattachées il y a plein de symboles qui reviennent pour aucune raison la montre de ton oncle c'est Bob j'ai rien compris je mets la faute sur le fait que c'est Jim Jarmusch et que parfois c'est aussi un peu inaccessible mais
- Speaker #0
je me demande si c'est pas fait pour je me demande si c'est vraiment pas fait pour juste nous embrouiller
- Speaker #1
Attends, petite parenthèse une actrice de ce film elle a joué pour Pose et moi j'étais très content vu que c'est des actrices des acteurs en France et du coup on leur donne pas souvent de rôle au cinéma et du coup j'étais hyper surpris de la voir
- Speaker #0
Trop cool, trop bien Merci beaucoup, vos recommandations étaient super on les remettra dans la description si ça vous intéresse et on passe de suite à notre avis sur Guru mais avant, un petit extrait de la bande-annonce Merci les amis ! C'est ce que tu veux.
- Speaker #3
C'est ce que tu es. Mathieu Vasseur, numéro 1 des coachs français.
- Speaker #4
Je vais vous donner les plus utiles réussies.
- Speaker #5
Pourriez-vous nous donner votre définition du coaching ? Chère de toi.
- Speaker #4
Écoutez, moi je vois nos vies comme des chemins.
- Speaker #5
Un petit peu moins de métaphores et un peu plus de réponses directes aux joseurs.
- Speaker #6
Que le coaching soit une porte d'entrée vers des dérives sectaires.
- Speaker #7
On ne va pas demander un diplôme d'état à chaque coach.
- Speaker #5
Pourquoi pas ? On va tous être au chômage,
- Speaker #7
c'est plus clair ça. La vraie délire,
- Speaker #5
c'est voir les autres.
- Speaker #0
Je suis sûrement désolivier après chez la Fraternité Universelle, non ? Je ne vais pas aller laisser tout me prendre. Donc, on s'attaque au gros morceau. Grouff, de Yann Gonzland, qui a aussi fait auparavant Boîte Noire et L'Homme Idéal. C'est sa troisième collaboration avec Pierre Ninet.
- Speaker #1
Dalloway, il y a pas très longtemps.
- Speaker #0
Dalloway, ouais.
- Speaker #1
Qui était pas ouf.
- Speaker #0
Ah, c'est lui qui l'a fait aussi ?
- Speaker #1
Ouais, j'étais surpris moi aussi.
- Speaker #0
J'ai pas vu, mais...
- Speaker #1
Ouais, j'ai su le voir parce qu'il y avait Ian Tarver. J'ai kiffé parce qu'il y avait Ian Tarver. J'ai kiffé Ian Tarver. C'est tout.
- Speaker #0
Après, il a l'habitude de faire des thrillers, je crois. De ce que je connais, parce que moi j'ai pas vu beaucoup de ses films. Et je trouve que c'est ce qu'on retrouve un peu dans Gourou, mais j'y reviendrai. Donc dans Gourou, je vous raconte un petit peu l'histoire, mais vous m'arrêtez du coup si je me trompe. Donc on suit le personnage de Mathieu Vasseur qui porte...
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment le nom. Chaque fruit il s'appelle Mathieu Vasseur,
- Speaker #0
non ? Exactement. Il s'appelle Mathieu Vasseur dans Boîte Noire et dans L'Homme Idéal. Donc c'est un peu Antoine Douanel de... J'ai pas envie de dire ça, mais franchement... Bon bref, on va suivre Mathieu Vasseur, surnommé Matt, qui est coach... en développement personnel slash coach de vie. C'est très flou, mais ça n'a pas de statut en tout cas, son métier. Tout le film est flou. Qui va animer de grands meetings, de grands séminaires pour essayer de provoquer la catharsis chez les adhérents de son entreprise, si on peut appeler ça comme ça, de son clan. Je ne sais rien.
- Speaker #2
Exactement,
- Speaker #0
de son coaching.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Bah oui mais à la base c'est quand même gourou Ouais,
- Speaker #2
pas tant gourou en vrai Il est aussi un peu le secteur que le coaching
- Speaker #0
Totalement Donc voilà, ça fanatise des foules Et lui derrière c'est quelqu'un d'absolument Hyper égocentrique et abominable Au demeurant, sauf qu'il va lui arriver Quelques petites péripéties Quelques petits mensonges Par-ci par-là, qui vont l'emmener très très loin Dans ses retranchements Et montrer quelque part peut-être au fond Les limites de son travail Voilà. Qu'est-ce que vous en avez pensé ? D'abord, je vais vous dire quelle a été ma première réaction quand je suis sorti de la salle. Je me suis dit ce film n'est pas fait par des personnes qui aiment le cinéma. Il est fait par des gens qui détestent le cinéma. Qui n'aiment pas le cinéma. Je ne comprends pas comment est-ce qu'en fait on peut se dire, parce que ça a été quand même marketé, parce qu'il y a eu beaucoup de gens qui s'attendaient à ce film. Je crois que c'était il y a deux ans quand même, le dernier film avec Pierre Niné, que c'était quand même... Oh putain. Merci, ouais Alors pourtant, j'aime pas tant Pierre Niné que ça mais je le trouve pas si mauvais en tant qu'acteur mais je trouvais que pour la première fois c'était intéressant que ce soit un acteur principal qui donne une idée et qu'ensuite à partir de là, il y a des scénaristes qui travaillent pour élaborer un sujet autour de ces coachs de vie d'autant que le sujet est d'actualité parce qu'il y a des auditions à l'Assemblée Nationale on a de plus en plus d'influenceurs qui se lancent dans du coaching que ce soit pour du business ou d'autres choses avec un arrière-fond qui est principalement, généralement, soit masculiniste, soit d'extrême droite, soit complètement faux et arnaque. Donc on nous plonge finalement dans quelqu'un qui est de fait, dès le départ, quelqu'un de méchant, quelqu'un de cynique. Et c'est là que je trouve que, dès les premières 15 minutes, on sent que ça ne va pas aller dans ce truc-là. Parce que le film, en fait, ne va pas documenter ce propos-là. il va... Il va le récupérer pour créer avec son personnage un thriller. En fait, on ne documente pas ce que c'est qu'un gourou. On ne documente pas ce que c'est que vraiment influencer des gens en mal. Et en fait, ça s'appelle gourou, mais je trouve qu'il n'y a pas... pas de secte et on n'y croit pas le film aurait très bien marché à l'époque sauf qu'aujourd'hui à l'époque je pense que oui parce qu'aujourd'hui c'est d'actualité mais en fait aujourd'hui qu'est-ce qui est d'actualité c'est les influenceurs là on n'a rien vu d'influence là c'est Amélie Lafauté il y avait des centres de vidéos virales qui étaient mis en scène mais qui faisaient très cheap mais oui très vidéos
- Speaker #2
mises en scène c'est vrai que c'est un boomer qui a essayé de prendre l'école d'un truc qu'il ne connait pas. et du coup de voir des vidéos viragles y passer et les sortes de trucs en direct étaient ridicules mais en fait on essaie de prendre pourtant
- Speaker #0
Pierre il avait beaucoup marketé ça et tout on sentait que c'était son idée, on sentait que derrière il y avait un sujet d'actualité mais en fait on le survole et après ça on fait erreur sur erreur sur erreur dans le scénario c'est catastrophique Jules t'as un petit avis ?
- Speaker #1
Moi je voulais dire que je trouve que la bande d'annonce en fait tous les propos du film on va se donner la bande d'annonce Merci. Et l'abandon c'est qu'on dit trop et le film on dit pas assez. Ce qui vient de la merde au final. On va leur dire des méchants mots.
- Speaker #0
Tu peux leur dire de la merde, ça sera censuré. De toute façon, non, ça sera même pas censuré parce que je trouve qu'il y a des répliques mais des fois c'est... On peut se rappeler un moment, il y a des... Ma petite pute.
- Speaker #2
Ah oui, trop drôle. Ce qui m'a choqué c'est que moi à la base des bases j'étais pas hypé par le film et quand j'ai vu mon amour j'étais encore moins hypé. J'ai pas envie. On m'a proposé le podcast, du coup je me suis forcé d'y aller et je me suis forcé de rester voir le film. Au bout de 15 minutes, je voulais... Ah oui, parlons-en. ...pour publier les deux heures les plus longues de toute ma vie. Bref, du coup, à la fin, j'ai fait un redout de générique pour voir à qui je devais en vouloir. J'ai vu, du coup, étape 1, une idée originale de Pierre Nenet. J'ai fait Pierre Nenet, reste comédien, scénariste, ok. Et j'ai vu quoi ? Dialoguiste. Ça veut dire que quelqu'un au cinéma, il y a un métier qui est... Écrire des dialogues, mais c'est pas vraiment dans tous les films. Là, quelqu'un a été payé pour écrire des dialogues qui sont mauvais. Genre, je n'ai cru à aucun dialogue de ce film. Les dialogues, genre, ils parlent justement aux personnages quand les gens parlent à Matt.
- Speaker #0
À chaque public, ils disent « Et toi, Matt ? » Le prénom à la fin, c'est un truc tellement pas...
- Speaker #2
On ne parle pas comme ça. On dit pas « Et toi, Thomas, qu'est-ce que tu penses de Kuro ? » On parle pas comme ça. En plus, ils appellent Matt et du coup, c'est ridicule. En fait,
- Speaker #1
là, c'est juste une belle perdue pour Matt.
- Speaker #0
Non mais je trouve que ça sent mal encore plus dans le film tu vois genre ça va pas et du coup moi les dialogues ils m'ont crispé étringé tout le long du film
- Speaker #1
Moi je pense qu'on peut quand même parler d'une bonne scène je trouve c'est la scène de quand il est je sais pas mes mots mais quand il est auditionné entre guillemets par l'état Ah oui je trouve que c'est une très bonne scène mais la scène est mise entièrement dans la bande d'annonce du coup t'as aucune surprise Check là Et même, je pensais, du coup, en membre de la bande-annonce, personnellement, je pensais que ça allait un peu ponctuer le fait qu'il soit auditionné tout le film. Pardon, tout le film. Et du coup, il disait, ah ok, ça peut être intéressant. Enfin, du coup, un mec qui se bat contre l'État. En fait, non, c'est dès le début, t'as cette scène. Et après, c'est juste le mec qui rage.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
On n'en parle plus trop.
- Speaker #0
Il y revient une seule fois en disant, je cite, non, non, mais nous, l'État, on s'en fout. si jamais il y a une loi, donc une loi en fait dans le film j'explique qu'il va en gros imposer au coach de vie un diplôme, donc de fait, l'activité de Mathieu Vasseur à ce moment-là elle est en danger parce que il n'a pas le bac, il n'a pas de diplôme de psychologue, donc voilà. Donc ouais, mais en fait on s'y intéresse au début, on critique l'état j'ai l'impression, à un moment il y a même une réplique je cite, non mais nous on n'est pas ces masculinistes alors que dix minutes avant il est en mode non mais on vend la testostérone. Oui,
- Speaker #1
même les femmes, c'est un bon pour les femmes aussi.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Donc franchement, franchement difficile. Et puis en plus, je trouve que ce n'est pas crédible. Je vais te dire, elle n'est même pas si réussie, cette scène-là.
- Speaker #2
Moi, je ne l'ai pas trouvé.
- Speaker #0
J'ai trouvé qu'on a présenté l'état... Par rapport aux autres. Ah oui, par rapport aux autres. Après, moi, je pense qu'évidemment, il faut légiférer là-dessus. Mais encore une fois, le film, il devrait dire oui, il faut légiférer là-dessus. Oui, c'est une dérive. Oui, on est en face d'un personnage qui est cynique, sauf qu'en fait, il ne le dit pas. Dès les 15 premières minutes, on a un Pierre Ninet, comme on le connaît. C'est-à-dire un peu maladroit, un peu mec simple, tu vois. Mec aussi qui, du coup, n'a pas le bac, qui a un passé qui, au départ, on croit un peu difficile. Mais en fait, on n'est pas dans American Psycho. Alors que...
- Speaker #1
Vous auriez trouvé les scènes de H, je prends mon bain glacé. Le coup,
- Speaker #2
c'est vraiment un truc qui colle avec ce que les coachs de vie... C'est logique qu'on utilise ces scènes-là de réveiller très tôt le matin. du coup là si on en fait un peu trop mais genre s'il l'avait pas fait on aurait perdu l'intérêt même du film de voir le point de vue d'un soi-disant coach pour en venir à la scène d'audition au Sénat moi je la trouvais très mal faite parce qu'en fait avant de parler on laisse parler ce qu'on auditionne et là la meuf qui... qui fait nos éditions, du coup la parole tout le temps est extrêmement agressive mais pas vraiment carrément, c'est souvent les éditionnaires qui sont agressifs et pas ceux qui sont là pour poser des questions, pour eux comprendre comment ça fonctionne et comment c'est mis en scène, c'est vraiment en mode ah, on s'apprend que l'état c'est le méchant enfin ouais,
- Speaker #0
le film on met du côté directement de Mathieu Allais,
- Speaker #2
de la sœur et moi j'ai pas aimé cette séquence là et le fait que du coup pour moi ça va être prononcé ça va être le sujet principal du film c'est en plus le combat Ciao ! législatif entre son taf et le risque qu'une loi entrave son travail et en fait oui ça apparaît c'est le cas du premier tiers du film il y a partout complètement autre chose ça revient de temps en temps mais après on dirait que c'est un élément déclencheur qui déclenche une session de développement qui n'ont aucun sens les uns avec les autres et aucun intérêt et du coup franchement j'aurais aimé que le film se focalise là dessus Mais il ne l'a pas fait. Sauf que ce jour-là, il ne l'a pas fait.
- Speaker #0
Je m'attendais vraiment à retrouver quelque chose comme dans American Psycho. À un moment, je crois que vous pourrez aller voir sur le compte Instagram de Pierre Ninet. On le voit en train de faire ces scènes-là du quotidien, bain glacé, faire du rameur, vie parfaitement carré par le bête de mon droite. C'est un truc qu'on a déjà revu avec David Beckman d'American Psycho. Et franchement, c'est un truc qui, moi, m'avait beaucoup plu. Mais quitte à vouloir aller dedans, autant aller vraiment dedans. Nous, on ne nous présentait pas. Pierre Ninet, pourquoi pas, on se range de son côté alors qu'on sait pertinemment que ce qu'il fait, c'est mal, que c'est pas légal et que surtout, c'est complètement absurde. Là, on n'est pas en face de personnes qui se laissent influencer. On est face à des personnes qui, quand on parle et quand c'est écrit dans le scénario, quand c'est écrit dans le synopsis, c'est on est à une époque, je cite, où les gens n'ont plus foi en la politique, n'ont plus foi en la religion. Donc, ils se rangent où ? Ils se rangent derrière un gourou qui va, quelque part, les soigner. Alors qu'en fait, c'est des personnes qui ont littéralement besoin de se soigner pendant tout le film. Sauf à la fin, il y a un homme que Mathieu Vasseur va rencontrer qui honnêtement a un problème. Ce n'est pas le problème par rapport à ceux qu'il a rencontrés avant qui ont soit des maladies, soit des passés extrêmement traumatisants. Mais en fait, dès le début, je change de coup, on n'y croit pas du tout. C'est quelque chose de très, très américanisé. La fin. Surtout la fin et surtout toutes les réunions, ces grands meetings, tout ça.
- Speaker #2
Moi, j'ai déjà vu les sponsors de gens que je connais qui eux font genre de la crypto et tout. Et les séminaires sont un peu dans le même style. Et genre, la mise en scène des meetings pendant les séminaires, pour le coup, est très réaliste. Pour moi, c'est un des points positifs que j'ai envie de vivre. J'ai beau avoir détesté, je vais chercher des points positifs. L'esthétique crèche, des affichages avec les photos et tout, les titres un peu forêts, les lumières partout,
- Speaker #0
les leçons à fond comme ça.
- Speaker #2
Pour le coup, c'est très réaliste. Des vraies shows de coach ou de truc, genre crypto, machin, coach et tout. Donc en fait... Ça fait très américain, mais pour le coup, c'est assez réaliste. C'est vraiment de base américanisé, même en France, ce genre de truc. Et vous comprenez, ça reste un peu cheap. Moi, le truc que j'aime, c'est que le film s'ouvre là-dessus, et qu'au début, c'est des écrans noirs du générique d'ouverture, et qu'on entend la voix de Pierre Nenet qui dit « Je sais pourquoi vous êtes là, dans cette salle. » Et du coup, ce qui est bien, c'est que du coup, on est un peu attrapé, en mode SNES à nous, Je trouve que c'était un bon jeu de mise en scène d'avoir commencé par ça et avec un écran noir et ça reste à nous.
- Speaker #0
Je pensais qu'on va vivre une expérience, au sens où on va vivre nous-mêmes une expérience. Peut-être que nous-mêmes, on va se faire endoctriner par le truc, tu vois. Et en fait, en plus, j'ai pensé à plein de films. J'ai pensé à un film qui s'appelle La Vague. Je ne sais pas si vous connaissez un film allemand. Il y a une expérimentation d'un régime autoritaire. Je pensais qu'on allait revivre ça quelque part aussi, mais en fait, pas.
- Speaker #1
et en plus le gourou il est pas si beau non pas du tout l'influence enfin On voit même pas la... Je pense que si le film aurait voulu dénoncer vraiment ce qu'était un gourou, on aurait dû prendre la place de quelqu'un qui va à ces séminaires. Plutôt que le gourou, parce qu'on suit le gourou, on le voit faire des dingueries, et en même temps, il fait pas grand-chose du film, on voit pas l'impact qu'il a sur les gens, enfin si, on voit un peu l'impact qu'il a sur les gens, mais c'est tellement mal fait, c'est tellement pas crédible, tu crois pas, parce qu'il se passe un peu un drame, même ce drame, tu le sens t'en tirer, en même temps, il vient de nulle part.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai qu'on dira aussi que tout est prévisible dans le film, mais ça, c'est le propre de tous les scénarios qui sont bâclés.
- Speaker #1
T'as vu l'abandon, t'as vu le film.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et même, tu t'es épargné le film. Enfin, il reste à l'abandon.
- Speaker #0
T'es épargné le film. Moi, quand j'ai vu M6M, parce que M6 participe comme distributeur avec Disney+, j'ai dit, bah, généralement, quand M6M, c'est que moi, j'aime pas. J'étais déjà dégoûté. Je pense que le film veut pas prendre de risques. Donc, bah, en fait, il va pas faire de... Il ne va pas dire clairement, je critique... soit les adeptes de ce type de coach, soit ses coachs directement. J'ai l'impression qu'on prend les deux parties pour des cons. On nous prend pour des cons. En mode, non, non, mais vous n'en faites pas. C'est pour vous le film. Le film est pour vous, mais en fait, on ne va pas vous attaquer directement, frontalement. Franchement, le film aurait dû le faire. D'autant que, d'autant que, on est attaqué. personnellement, parce qu'on nous montre des scènes que peut-être on n'a pas envie de voir. Je laisse la parole à Jules. Tu sais très bien de quoi je veux parler. Alors, il y a une scène dans le film où Mathieu Vasseur est un peu confronté à tous ces contradicteurs qui disent que c'est un charlatan. C'est du charlatanisme pur et dur. Et où est-ce qu'il va pour essayer de se défendre ? Sur quel plateau ? A quelle émission ? Le traumatisme. Il y a TPMP.
- Speaker #1
Voilà, juste avant que t'aies PMT, il regarde les réseaux, t'as la haute tête de Serialouna sans prévenir qui vient sur grand écran. Moi je trouve que la vie n'a plus la même saveur depuis que j'ai vu Serialouna au cinéma.
- Speaker #2
Après en vrai, de manière narrative, c'est logique. Ce CR en vrai goût, en vrai coach comme ça, devait se justifier auprès d'un plateau, il écrit forcément.
- Speaker #0
C'était PMT.
- Speaker #1
Ouais c'est news.
- Speaker #2
Voilà, c'était pas vraiment de la nouvelle. Mais du coup, c'était un peu genre du... des images en forme de montée c'est pas grave c'est une archive qui est vraiment filmée et dans le générique c'est écrit avec la participation amicale aussi qu'il y en a les juridiques en boxe maintenant et Nubius est en train de me dire c'est-à-dire que ils ont accepté je ne comprends pas accepté de travailler avec c'est un moment où j'ai fait je
- Speaker #0
reste pour le podcast mais sinon je me serais vite barré déjà toute la salle a exposé de rire déjà on est en face une émission qui n'existe techniquement plus. C'est une émission qui a été condamnée.
- Speaker #1
À ce moment-là, elle existait déjà, je pense.
- Speaker #0
Elle existait déjà, mais elle était déjà condamnée, elle était déjà connue, franchement. Et en fait, je pense, j'ai vu des choses et tout, des gens qui disent, en fait, je pense que ceux qui ont écrit se sont dit, en fait, où est-ce qu'il irait pour se défendre d'un truc alors qu'en fait, c'est un énorme, un mec horrible ? Il irait forcément sur un plateau TPMP. Sauf que l'émission, pardon, le film, il est produit par Studio Canal. Ils se sont dit, peut-être qu'on pourrait demander à Cyril Hanouna, qui est sur C8, qui appartient au groupe Bolloré. Donc, est-ce qu'on ne lui proposerait pas ? Il a dit oui. Ils se sont dit, bah, écoute, pourquoi pas alors ?
- Speaker #2
Tu vois ? Le film a été aussi, machin, par M6 et W9,
- Speaker #0
qui a récupéré un an après. Donc, voilà. Tout se suit et c'est terrible. C'est terrible. Avec la scène du TPMP, je me suis dit, mais en fait, le film,
- Speaker #1
il veut critiquer quoi ? Il aurait dû critiquer, oui, du coup. Mais à ce moment-là, je me disais, peut-être qu'il est un peu engagé encore. Je ne sais pas, il reste un peu hors de film. Du coup, il me dit... Quand j'ai vu cette scène, je me suis dit que si ils voulaient vraiment critiquer le gourou, ils n'auraient jamais rajouté Cyril Hanouna dans le film. C'est sûr que là, c'est vraiment un partenariat. Ce n'est pas qu'on se fout de la gueule de Cyril Hanouna, il fait partie du film.
- Speaker #0
Surtout que Cyril Hanouna a quand même accepté de recevoir un mec qui est détesté dans une fiction et de le défendre à son émission. Mais en fait, je pense qu'il aurait accepté n'importe quoi pour faire parler de lui. Je pense qu'il ne faut pas parler de Cyril Hanouna dans le film, parce que sinon c'est lui donner du crédit alors que franchement il ne mérite absolument pas d'être au cinéma Le mec avait essayé d'être acteur à une époque. Ah ouais, il parait, avant de faire de la télévision. Il voulait être comédien. Ça n'a pas fonctionné parce qu'il était sans doute très nul. Donc forcément, il a dû accepter parce qu'il s'est dit c'est Pierre Ninet, ça va être cool. Mais honnêtement, non, non, non. Imaginez une seule seconde si le film était projet dans une salle d'arrêt essai. Je pense que ça n'a pas été fait par des gens qui aiment le cinéma. C'est pour ça que je dis ça.
- Speaker #1
C'est pour des gens qui aiment l'argent,
- Speaker #0
qui aiment le Bolloré et qui surtout aiment le buzz. La plupart des gens qui sont dans la salle à ce moment-là pour voir Gourou, c'est parce qu'ils aiment voir Pierre Ninet, parce que Pierre Ninet n'est pas sorti sur les écrans depuis deux ans. C'est tout. Et sinon, ils sont un peu curieux du sujet d'actualité, mais en fait, ce n'est pas respecté du tout. J'avais une question pour vous. Quelle est, selon vous, la morale de ce film ? S'il devait y en avoir une, je pense qu'il n'y en a pas.
- Speaker #1
Non. Je pensais que la morale... T'aurais dû critiquer tout ce qui est dérive sectaire, au final y'a pas de dérive sectaire, pardon pas de dérive sectaire. Le personnage, d'ailleurs le personnage j'avais vu des interviews où le réalisateur il disait ouais on essayait de le faire un peu ambigu tu vois, bah pas de mouches parce qu'ils ont pas du tout réussi. Y'a aucune ambiguïté, juste il est détestable.
- Speaker #0
Y'a aucun personnage intéressant, aucun personnage que t'aies vu en l'air.
- Speaker #2
Je trouve celui qui joue le mieux dans le film et qui a un intérêt genre narratif et genre... Mais c'est pas creusé. Mais l'idée était bien et tout, pour moi c'est un light-hoc qui joue mieux. Parce que même pour moi dans le film, même Peter Nenny ne joue pas bien.
- Speaker #1
Il surjoue. Et juste question, est-ce que vous, la scène de TMP, vous avez cru à ce qu'il disait ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il disait ? Qu'il disait euh...
- Speaker #1
Bah il répondait à une certaine histoire, mais on va pas raconter... On peut,
- Speaker #2
on peut, oui. Je sais pas, je me suis dit en vrai ça peut, enfin...
- Speaker #0
Non mais on le sait, on le sait déjà, on sait déjà que c'est fini, on sait déjà que c'est cuit en fait, on sait déjà qu'il est en train de mentir, qu'il est en train de faire le même truc. J'ai même entendu des gens derrière qui balançaient des plots qui sont arrivés ensuite 20 minutes après. Mais je me disais, ils font chier ces gens, ils font chier ces gens. Mais après je me suis dit, mais en fait, c'est tellement simple de savoir qu'il va se passer des dingueries, qu'il va se passer des mensonges. Parce que c'est forcément quelqu'un qui est toxique, quelqu'un qui est narcissique. Regardez comment il parle à sa femme, regardez ses relations. Je trouve que le personnage féminin, on le cuit. Il est vraiment écrit n'importe comment.
- Speaker #1
Il y a une seule scène que j'ai l'air de faire, c'est sa dernière scène. Même dès le début du film, je pensais... Je ne sais pas pourquoi, mon premier plan sur elle, elle était un peu... Elle me disait peut-être que c'est elle, c'est la même échange. C'est le truc derrière tout ce qui est l'équipe. Je pense qu'il s'est dénoncé ça.
- Speaker #0
On n'est jamais au niveau de son point de vue. On ne prend pas son point de vue, son point de vue, on s'en fout. Elle travaille pour lui, ce n'est même pas sa femme.
- Speaker #1
Le pire, c'est que le réalisateur aussi l'a dit à... C'était elle qui disait. Ouais, son point de vue, c'est le point de vue des spectateurs. Bah, à quel moment ? Parce qu'en fait, ça ne varne pas sur elle. Du coup, on s'en fout du personnage. Après, on s'en fout d'un peu de tous les personnages.
- Speaker #0
Ouais. Alors, s'il y a un personnage, pardon, qui s'appelle Anthony Bajon, je suis content, moi, de le retrouver. C'est, du coup, la première rencontre qu'elle va faire dans la première séquence. Julien ? Oui, c'est ça, c'est Julien, qui est interprète Julien, qui a joué dans Athéna et dans Chien de la Casse. hum... bah en fait il sert à rien tout simplement parce que... bah... C'est un passage, c'est comme le moment où Pierre il est menacé par l'équipe législative qui veut légiférer autour du métier. Bah en fait c'est pareil, c'est juste une case en plus. C'est vraiment, le matière de film, ça ne change pas. Ça ne change rien. Même si c'est mieux, ça ne change rien.
- Speaker #1
Les scènes elles sont, ouais bon, pas gênées mais j'étais mal à l'aise.
- Speaker #2
Après j'étais mal à l'aise depuis le moment. Pour revenir en fait, question de la morale et tout, il n'y a pas vraiment de morale parce que le film ne prend pas de point de vue. C'est là qu'il disait... Si vous voulez montrer le côté gourou, vous pouvez aller prendre le côté des gens qui se font avoir. Enfin, j'aurais bien aimé, moi, avoir justement le côté, genre, la psychologie et de comment va la tête du gourou, comment ça se passe. Genre, ça aurait été intéressant d'avoir ce fond de boule là, quand il s'est pas mis en scène correctement. Il y a des moments où il y a un peu des moments où il tente de faire un peu des trucs de dérive sectaire et tout, pour genre, la fameuse première scène où Julien débarque et que tout le monde autour de lui, le visionne, fait un câlin et tout. C'est genre grave du love bonding, j'ai grave comparé cette scène là. La scène de logbombing dans Midsommar, qui peut être fonctionnaire, parce que c'est fait de manière sectaire et subtile, et on comprend l'intérêt que ça a de manière à un mécanisme acceptable.
- Speaker #1
Là, ça doit être sectaire.
- Speaker #2
Alors là, ils le font pour faire genre, mais du coup, ça n'est pas crédible. Je trouve que toutes les scènes où ils tentent de faire des trucs un peu sectaires, enfin, les vrais trucs de manipulation qui existent vraiment, ils le font mal, ou bien très grossière. Du coup, ça rend le truc pas crédible à chaque fois. Donc, pas de morale. Ça aurait pu avoir un regard intéressant sur... Pas forcément prendre parti,
- Speaker #1
mais au moins qu'on comprenne l'indivalence des personnages et de ces gourous-là. Mais il n'y a pas d'indivalence,
- Speaker #2
il n'y a pas de profondeur.
- Speaker #0
Il n'y a pas d'arc psychologique. Alors qu'on est dans un film qui purement parle de psychologie, qui parle d'influence, qui parle de manipulation. Et on a un personnage qui est présenté comme ça au début et en fait, dès l'époque... dès la première partie en fait on se rend compte que le film va jamais littéralement dire qu'il est pour ou contre son propre personnage c'est vraiment un très mauvais film je suis dégoûté moi vraiment je suis déçu après vous pensez que il va être bien ? moi j'étais curieux et en fait après c'est pas le cas je serais pas allé le voir ah putain merde carrément je l'ai pas su dire bon bah d'ailleurs le film non mais parce que c'est un film un film important c'était un film important qui allait sortir cette semaine Je dois justifier le fait que... Ah, pardon. Pourquoi ? Non, mais c'est mon compte LCL. No worries. Bon, bon.
- Speaker #2
Découvert.
- Speaker #0
Non, mais je pensais vraiment honnêtement que le film allait faire une proposition. Parce que Pierre, il l'avait marketé comme ça. Et le film... Je ne comprends pas pourquoi est-ce qu'on peut marketer un tel film.
- Speaker #2
Un acteur s'implique tout seul, parfois dans la cramode d'un film. C'est souvent que c'est un film qui lui tient à cœur. Je trouve régulièrement ça. Là, il a envoyé des vidéos en mode lui suivre un peu l'esthétique du film ou l'esthétique des coachs et tout. J'étais en mode, ça doit être que tu veux absolument ouvrir. Quand tu as essayé d'avoir une bonne idée, mais l'idée était intéressante. Mais t'es un scénariste.
- Speaker #0
Moi, je trouve que dans Le Comte de Montecristo, vraiment, il fait une proposition différente. Mais en fait, là, c'est la proposition qu'il fait dans tous les films de Studio Canal. C'est-à-dire, je ne sais pas, je pense que vous prenez le flambeau, vous mélangez tout. Vous avez tout le temps le même perliné. qui revient, qui fait des blagues, qui est un peu maladroit, même la première séquence d'ailleurs, où il est censé quand même apparaître comme quelqu'un de solide, quelqu'un d'hyper narcissique, hyper stable. En fait, on se rend compte que non, il n'est pas stable, il doit à chaque fois se demander avec son oreillette qu'est-ce qu'on lui dit de l'autre côté. En fait, on se moque de Pierre Niné, mais je pense qu'honnêtement, on incrimine Pierre Niné, alors qu'honnêtement, certes, c'est le réel, le souci, c'est les scénarios, le souci. et c'est la façon dont on a écrit son personnage qui est je trouve problématique lui il est arrivé avec une idée originale il parlait des gourous, j'ai trouvé ça intéressant enfin des gourous, il parlait des coachs j'ai trouvé ça intéressant mais le film aurait dû sortir il y a 10 ans aujourd'hui c'est pas abordé tu as guetté mais ils ont une bonne vie de nuée aussi mieux à jouer même des creatures jouent quand même pas mal je vous aurais dit qu'on le voit un peu mieux ça aurait pu genre compenser le reste même
- Speaker #2
l'image elle est pas folle
- Speaker #0
Même les décors. Il n'y a aucun problème. Des décors, je vous cite. On va citer tous les décors. Il se construit dans une main. C'est voiture. C'est open space American. C'est salle de meeting, séminaire. Et sa villa. C'est tout. C'est tout. Après, il y a une autre maison et une rue. C'est tout.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de temps dans la voiture. Il y a un personnage aussi, le chauffeur de Pierre Nenet.
- Speaker #0
Ah oui, alors oui. Le blocus de lui à la fin, il s'en vient.
- Speaker #2
Il m'a dit pourquoi faire ça.
- Speaker #0
C'était le moment.
- Speaker #2
Il voulait rater 20 minutes de film.
- Speaker #0
C'était vraiment le moment, je pense, de faire intervenir sa femme. Et de vraiment la révéler à un plot et tout, de dire en fait c'est elle peut-être qui dirige un peu tout. Ça aurait dû être ça. Ça aurait dû être ça. Pourquoi il faut intervenir un personnage qui est le chauffeur ?
- Speaker #2
En fait, ceci est un point intéressant de chauffeur, c'est quand même un gars qui était tout le temps là, qui écoute, qui a une foi. Ce choix du personnage de chauffeur peut se justifier, mais vu comment c'est amené, ça sort de nulle part.
- Speaker #1
Mais il y a une seule bonne idée pour tuer le chauffeur, je trouve, c'est qu'en général, même les gens qui sont coachs dans la vraie vie, ils le savent, ils donnent des conseils et tout. En fait, ils ne donnent pas des conseils pour réussir, mais au final, ils donnent des conseils pour être coachs, parce qu'eux, ils ont réussi en tant que coachs, et c'est leur seule expérience. Et du coup, les gens, en général, ils finissent comme ça, ils ont envie de... Ah mais ça se peut, il y a un peu...
- Speaker #0
Non, vas-y.
- Speaker #1
J'allais dire, ils ont envie de devenir coach. Parce que justement, le chauffeur, en fait, il veut lui aussi devenir coach. Je ne sais pas si ça va être...
- Speaker #0
Non, non, non, mais c'est aussi le cas de Julien. C'est aussi le cas de... J'espère que ce n'est pas le cas des gens qui sont allés voir le film. Des gens qui sont certainement... Ils restent vraiment des co-sans.
- Speaker #1
En fait, ils veulent juste devenir coach. Mais ça, c'est un peu intéressant que c'est dans la vraie vie. C'est comme ça, quoi. Vu que c'est son seul truc de réussite, c'est qu'ils vont à la réussite. En fait, les gens, ils sont tentés de devenir coach plus que de réussir eux.
- Speaker #0
Ah ouais. Mais tu vois, encore une fois, il fallait appuyer ça sur le culte de la personnalité, de l'ego, de la popularité, etc. Vraiment, on le survole et après, on revient sur un thriller natif.
- Speaker #1
Le film n'aurait pas dû être un thriller.
- Speaker #0
Il aurait dû être un bon film psychologique. Le film n'aurait pas dû. Je trouve que déjà, ça a dû être compliqué, je pense, à vendre un personnage...
- Speaker #2
Un film, déjà, de base, il aurait comme tête d'affiche terminée. Il aurait comme tête terminée.
- Speaker #0
Je parle du sujet en sens...
- Speaker #2
Un film à boître, on l'avait ici, il y a une tête d'affiche connue, en plus qu'un César qui...
- Speaker #0
Et en plus c'est son idée.
- Speaker #2
C'est ça qui fait ça, les sujets ils s'en foutent.
- Speaker #0
Oui parce qu'on va chacun dire une petite phrase. Je propose une petite phrase chacun pour clôturer, pour dire un petit peu ce qu'on a pensé sur le film. Je commence, moi je dirais que la prochaine fois s'ils veulent... faire un autre film avec Yann Gonzlin ils ont qu'à inviter Morandini tant qu'on en est pour faire mieux pour diversifier un peu c'est une proposition que je fais à Yann Gonzlin moi
- Speaker #1
j'ai vraiment premier doré j'étais physiquement mal dans le film carrément je faisais des rimas c'est les lignes qui regardent les caméras et si juste je te spot sur moi ils se demandent qu'est-ce qu'il lui prend j'étais comme je me torture, pas torturer mieux Comment dire ? Sur mon siège, parce que les scènes étaient tellement mal faites, tu ne croyais tellement pas. C'était tellement de la merde, pardon, mais j'étais physiquement en mode, je veux partir. Et après, il m'a dit, j'ai un podcast à faire, donc non, je ne veux pas partir. J'ai jamais voulu quitter une salle. Là, il y a beaucoup de scènes, j'étais en mode, je pourrais partir en vrai, mais je ne sais pas quoi. C'est compliqué.
- Speaker #2
Non, après, j'ai voulu partir. À un moment donné, il y a une des scènes où... Un des ceux qui travaillent pour Pierre Nené, Denison, la meuf, elle sort de là, elle quitte la porte, enfin, passe par la porte, et Pierre Nené, il fait, au moins, elle a pris une décision et tout, mais je suis en mode, je suis à ça, pour la décision de partir du film, donc moi aussi, quitter, genre.
- Speaker #1
C'est un message aux spectateurs. J'en pouvais plus, genre, mais je pense, mais si tu t'es passé,
- Speaker #2
si tu trouves que c'était l'objectif, peut-être que si il y a un truc en premier étage, le plus l'objectif, c'est que nous, on met mon cul de la salle.
- Speaker #1
C'est un film tellement nul, et en fait, il nous a influencé à quitter le film et à le...
- Speaker #2
Ça serait fort.
- Speaker #0
je pense que c'est un génie non vrai mais non non c'est un film mauvais c'est pas grave ça de faire des films mauvais tant pis que ça il faudrait mieux la prochaine fois c'était même pas on a pas aimé le film je crois qu'on a tous détesté le film mauvais moment ça c'est rare quand les notes quand on est moche j'ai mis 0,5 quand t'as mis 1,5 quand t'as mis 1 c'est drôle au moins il y a une petite échelle quand même moi j'étais très gênant moi du coup quand j'ai mis l'anthropie tout le monde était en mode quoi ?
- Speaker #2
mais pardon mais pourquoi ?
- Speaker #1
mais c'est aussi nommé que ça ma soeur m'a appelé à dormir ah ouais Donc... Moi j'ai une pote, elle a fait, ah je voulais le voir au cinéma, du coup je ne vais pas payer. Non, non, tu ne vas pas payer pour ça, non. Si tu veux le regarder, oui, tu vas le regarder. Regarde-le, t'as armé. Voilà. Illégal. Mais ne le paye jamais.
- Speaker #0
Merci beaucoup, beaucoup. En tout cas, si vous voulez vivre une expérience traumatisante, allez voir le film.
- Speaker #1
Alors si vous payez pour la séance, n'y allez pas. Si vous êtes le ciné-pass, pourquoi pas.
- Speaker #0
Pourquoi pas. C'est de 20 000. pourquoi pas si vous avez des amis d'extrême droite pourquoi pas si vous aimez souffrir vous êtes masochiste en vrai je pense que vous pouvez kiffer merci à tous donc avant de finir j'aimerais qu'on passe à la petite séance télé shopping si
- Speaker #1
vous voulez en tout cas raconter un petit peu vos projets que vous faites en dehors bah moi j'ai en cinéma je fais rien c'est triste c'est un peu dommage mais un projet perso bah en ce moment j'écris des pièces de théâtre Ça ne sert à rien d'avoir le cinéma.
- Speaker #0
Trop, trop bien.
- Speaker #1
Mais je suis à fond. C'est trop bien.
- Speaker #0
Génial. Et Ausha, est-ce que tu as quand même...
- Speaker #2
Bah, moi, j'ai sorti un film qui s'appelle Odisse au raté, qui est disponible sur YouTube. J'ai le documentaire qui va avec. Et avec le collectif, on est en train de préparer mon prochain film. Donc, n'hésitez pas à nous suivre sur le compte Insta du collectif pour voir les avancées et pour les propos de tout ça. Voilà.
- Speaker #0
Je mettrai tous les deux vos Instagram dans la description du podcast. Et toi ? Bon, moi, j'ai pas de... Ah si, pardon ! Ouais, je vois pas. Ouais, ouais, putain. Ouais, bah, moi, non, moi, du coup, sachez que le podcast, normalement, reprend ce semestre.
- Speaker #1
Je vais être régulier ?
- Speaker #0
J'espère.
- Speaker #1
Si c'est le prochain truc ?
- Speaker #0
Oui. Non. Non, je sais pas.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux en faire un sur Marty Supreme ?
- Speaker #0
J'aimerais tellement.
- Speaker #1
J'ai trop hâte de le voir, ce film.
- Speaker #2
Le seul propriétaire de la séance de Dick Moosh, j'ai l'air mon allant de Marty Supreme, je me dis, oui, seulement haleté.
- Speaker #1
Sauf que, vraiment, je sais pas pourquoi Timothée Chalet, j'en ai rien à foutre, rien, je suis hyper high, je pense que c'est parce qu'il y a Dylos du Réateur dedans.
- Speaker #0
il va être bien je ne sais pas comment dire mais j'ai trop trop hâte j'ai peur d'être déçu tu nous apprendras si vous voulez oui ok alors on se retrouve dans le prochain épisode Maths et Suprême je ne sais pas quand est-ce qu'il sort bientôt en vrai merci à tous et à toutes d'avoir écouté ce podcast et à la prochaine c'était Thomas, merci à tous ciao ciao