- Speaker #0
ils peuvent choisir ce qu'ils ont envie de faire. C'est eux qui sont acteurs de leur carrière. Il faut qu'on aille vers une mentalité qui est plus anglo-saxonne. Il faut que tu sois recruté pour toi, pas pour ta carrière ou pour tes études ou pour ce que tu as fait les 15 dernières années.
- Speaker #1
Mais tout ça,
- Speaker #0
ça se crée. Ça se crée avec un réseau, ça se crée avec des discussions, avec un peu de visibilité, avec, je dirais, capacité à convaincre. Ni que ce soit.
- Speaker #2
Pour le premier épisode, j'avais envie d'interviewer quelqu'un de particulier pour moi,
- Speaker #3
mon grand frère, Nicolas.
- Speaker #2
Nicolas est tout juste un old,
- Speaker #3
il a 45 ans. Le premier mot qu'il a prononcé était auto Passionné par les bagnoles depuis sa plus tendre enfance, il a réalisé son rêve et a travaillé 20 ans dans l'industrie automobile. Il y a 3 ans, un cabinet vient le chercher. Il lui propose le poste de directeur de la croissance chez United Credit. Sans doute une exception quand on sait que seuls 8% des salariés des startups françaises ont plus de 45 ans. Nicolas va nous raconter aujourd'hui comment il a eu la chance de ne pas être mis dans une case, comment il s'est adapté à un environnement d'hypercroissance et ce qu'il apporte au quotidien dans son entreprise.
- Speaker #2
Salut Nicolas !
- Speaker #0
Salut Mathilde !
- Speaker #2
Je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui. Et je veux bien qu'on puisse permettre à ceux qui nous regardent ou ceux qui nous écoutent de mieux te connaître. Est-ce que tu veux nous dire d'où tu viens, où est-ce que tu as grandi ?
- Speaker #0
Mais ouais, bien sûr. Donc, je m'appelle Nicolas Pelpel, j'ai 45 ans, je suis marié, j'ai 4 enfants. J'ai grandi dans le 8e arrondissement, près du métro Villiers. J'ai fait de la maternelle à la terminale dans la même école, enfin le même collège, le même groupe. Après, j'ai fait du droit des affaires à Assas. Et ensuite, j'ai fait une admission parallèle à Audencia. J'ai été diplômé en 2003.
- Speaker #2
Et si je rembobine, quand tu étais petit, quand tu avais 4-5 ans, tu rêvais de quoi ? Tu aimais jouer à quoi ? Tu étais quel genre de petit garçon ?
- Speaker #0
Moi, je suis passionné par l'automobile. Mon premier mot, c'était auto, tu l'as dit. J'avais envie de travailler dans la voiture. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais de toute façon, il fallait que ce soit quelque chose. à côté ou dans une voiture.
- Speaker #2
Et du coup tu as choisi le droit, tu as étudié à Assas. Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'a amené à ça ?
- Speaker #0
J'ai choisi le droit parce que je ne savais pas quoi faire. C'est une bonne réponse ! Je pense que ça vaut pour plein de gens aussi qui ne savent pas quoi faire. Et en fait le droit, je me souviens que notre père me disait Le droit ça mène à tout. Si tu fais du droit, tu pourras faire tout ce que tu veux après. Et j'ai fait du droit sans conviction parce que c'était à Assas. Parce que le quartier était hyper sympa et parce que je me disais que j'avais envie d'y aller. Je ne savais pas trop ce que j'allais faire mais je me suis dit que c'était cool. Et j'ai eu raison de l'écouter parce que le droit mène à tout. Après j'ai pu faire une admission parallèle, donc j'ai pu faire les études que je voulais, j'ai pu bosser dans le secteur d'activité que je voulais. Et en fait le droit constitutionnel, le droit civil, le droit pénal, le droit fiscal... Les exercices oraux ou écrits que j'ai pu faire m'ont ouvert à plein de choses, m'ont fait réaliser plein de choses. Évidemment, je m'en sers aujourd'hui encore, comme plein de gens qui ont fait du droit. Et je ne regrette pas ça du tout, c'était vraiment une super formation.
- Speaker #2
Et ton parcours, ton envie, les métiers que tu allais exercer, j'allais dire, se sont affinés pendant tes études de commerce. Est-ce que c'est venu à ce moment-là ou est-ce que c'est venu plus tardivement ?
- Speaker #0
En fait, quand j'ai commencé en première année à Assas, j'étais ouvert à tout. Je me disais, j'en sais rien, je vais voir. D'ailleurs j'ai retapé ma première année parce que j'ai trouvé ça vraiment très très sympa, à ça sans première année. Mais après j'ai commencé à me poser les bonnes questions et je me suis dit, j'ai en fait rapidement enlevé du radar des professions juridiques, type avocat, magistrat, etc. Et je me suis vite dit que je voulais me servir du droit comme admission parallèle, comme step pour aller faire autre chose. Et j'étais encore dans une logique de, je sais pas ce que j'ai envie de faire, mais... Je savais que ça allait tourner autour du métier, du sales, du commerce, du business development. Et donc je me suis dit, école de commerce, de toute façon, si j'en ai une qui est top, ou en tout cas qui est bien, je pourrais faire ce que je veux après.
- Speaker #2
Et donc tu as fait tes études, école de commerce, super souvenir pour toi.
- Speaker #0
Oui, c'était super. Audencia, c'est à Nantes, la boule, c'est à côté, le champ de mer. C'était super et puis c'était sympa. Il y avait beaucoup d'admissions parallèles qui arrivaient en deuxième année. Oui, c'était des années géniales.
- Speaker #2
Et après, tu as fait quoi ? Tu avais envie de faire quoi et tu as fait quoi ?
- Speaker #0
Après, j'avais toujours mon envie d'automobile. Moi je suis vraiment passionné, je ne suis pas pilote, mais ce que j'aime vraiment dans l'automobile c'est conduire des voitures, les voir, voir l'objet en lui-même. Beaucoup diront que les voitures se ressemblent toutes, mais ce qui me passionne derrière c'est toute l'ingénierie, toute la technicité qu'il faut pour qu'une voiture puisse emmener plusieurs personnes à X km heure avec tous les éléments de sécurité, etc. Et puis il y en a qui sont plus belles que d'autres évidemment, mais j'avais envie de ça. Et donc, j'ai cherché un stage de fin d'études. Donc, quand j'étais dans ma dernière année à Audencia, j'ai vu plusieurs constructeurs automobiles. Et j'ai bossé six mois pour Renault, qui lançait à l'époque, mais c'était en 2020, non, c'était en 2002, qui lançait une plateforme web pour permettre aux distributeurs, enfin, tu vois, aux concessionnaires, de commander leurs pièces détachées en ligne.
- Speaker #2
Énorme.
- Speaker #0
Avant, les gars, ils envoyaient des catalogues, ils remplissaient des formulaires par la poste qui arrivaient quelque part chez Renault. Et puis, on leur envoyait ou ils passaient des coups de fil, puis on leur envoyait des pneus ou des plaquettes de frein. Donc, ça peut faire beaucoup rigoler aujourd'hui, mais il y a un temps, c'était une petite révolution. Ce projet s'appelait Renault Part. Et donc, moi, j'aidais à la mise en place marketing de ce projet-là. Six mois de stage de fin d'études. Après, ils m'ont proposé six mois de CDD pour remplacer, je crois, quelqu'un qui était parti en congé maternité. Et au bout d'un an, comme je ne savais pas si le CDD allait déboucher sur un CDI, j'ai cherché du boulot. Et rapidement, j'ai trouvé mon premier job de sales chez Arval. Arval, c'est une filiale de la BNP qui propose des solutions de gestion de flotte automobile. En gros, si tu bosses dans une grosse corporate et que tu as une voiture de fonction, tu as une chance sur trois pour qu'elle soit louée par Arval à ta société, pour que tu puisses l'utiliser. Voilà, j'ai fait ça pendant trois ans et j'ai appris mon métier de commercial chez Arval, qui est une super école.
- Speaker #2
T'as aimé dès le départ ? J'allais dire que c'est assez rigolo parce que moi aussi j'ai fait une école de commerce et pour autant je trouve que dans les écoles de commerce, on nous apprend assez peu à faire du commerce. Dans le sens noble, on nous apprend la finance, on nous apprend le marketing, on nous apprend quelques rudiments de communication, mais finalement le vrai commerce n'est pas complètement enseigné. Donc toi, c'est à ce moment-là que tu l'as appris. Qu'est-ce qui t'a plu ?
- Speaker #0
Moi, j'ai pris ça comme un jeu. En fait, je prends toujours ça comme un jeu. Mon boulot depuis 20 ans, les sociétés pour lesquelles j'ai travaillé, j'essaye de m'amuser. C'est pour ça que j'en ai fait quelques-unes, après j'en parlerai peut-être un peu plus, pour expliquer aussi pourquoi je suis là.
- Speaker #1
Mais oui,
- Speaker #0
je me suis amusé vite, j'ai trouvé ça sympa de proposer un produit qui était un produit financier auprès de sociétés qui avaient besoin d'équiper leur flotte automobile pour pouvoir garder des talents aussi, pour pouvoir faire plein de choses. Mais c'était... Oui, j'ai découvert rapidement avec les premiers clients, les premiers pitchs que j'ai dû faire, une fois que j'avais bien compris la solution, ce qu'était le commerce. En fait, c'est simple. Alors, tout le monde n'a pas envie d'en faire, mais quand c'est quelque chose que tu aimes, tu peux le faire partout, pour tout le monde, sur n'importe quel type de produit. En fait, il suffit de s'adapter, mais ça reste de la vente. Et oui, pour répondre à ta question sur l'école de commerce, Honnêtement, après 20 ans, quand je vois ce que ça a coûté, l'école de commerce, ce que ça coûte aujourd'hui, parce que les frais de scolarité aujourd'hui n'ont rien à voir avec ceux qu'ils étaient il y a 20 ans, je trouve que finalement, t'apprends pas grand-chose en école de commerce. Je sais pas qui écoutera le podcast, mais c'est super de faire des écoles de commerce parce qu'en France, t'as besoin de faire une bonne école pour pouvoir trouver ton premier job parce que souvent, tu rentres dans une grille de salaire, etc. Enfin, moi, c'est des... C'est des schémas sur lesquels je dois dire que j'ai beaucoup de mal. Mais la vraie vie, elle ne commence pas en école de commerce. En école de commerce, tu apprends à te comporter, tu apprends peut-être à confronter tes choix, à te poser la question de ce que j'ai envie de faire, c'est vraiment ce que j'ai envie de faire. Et après, je dirais que tu te sers de ta première expérience professionnelle pour valider ou pas, mais rien ne commence avant ton premier job.
- Speaker #2
Ok, et pour construire.
- Speaker #0
Et pour construire, oui.
- Speaker #2
Ok, je suis assez d'accord. Et du coup, tu as fait tes trois années chez Arval. Ensuite, tu as eu envie de continuer sur quoi ? Pourquoi est-ce que tu as arrêté ? Pourquoi est-ce que tu es parti sur autre chose ?
- Speaker #0
Ok. Alors, je suis hyper transparent. Je pense que c'est le but. Arval, magnifique école. J'ai tout appris. Mais j'avais des objectifs ambitieux, mais je les dépassais à chaque fois. Et en fait, en termes de rémunération, j'étais capé. Donc, je pouvais faire 500% de mes objectifs. Je gagnais toujours X. Ok. Ça, c'est quelque chose qui est pas possible. Hyper frustrant. Quand tu vois que tu pourrais gagner 1000 et que finalement, tu gagnes que 300. Et c'est la raison qui m'a poussé à quitter Arval. J'avais à cette époque-là, je venais de me marier. J'avais signé chez Arval parce que ça Ausha toutes les cases de ce que j'avais envie de faire. En plus, j'avais une voiture de fonction. Donc pour moi, on aurait pu me dire, on ne paiera pas, je pense que je serais venu quand même.
- Speaker #2
C'était le summum du kiff.
- Speaker #0
Voilà. Mais finalement, au bout de trois ans, quand j'ai vu que ça marchait, que j'étais content, je me suis dit, ok, je peux prétendre à d'autres choses, etc. Et c'est ce qui m'a poussé à aller faire autre chose. Je suis allé dans une société qui s'appelle AFD Technologies, qui est à 300 mètres d'ici sur les Champs-Élysées. qui a été racheté par Accenture depuis, qui est une ESS2i, Altran, Alten. En fait, je me suis retrouvé à monter une BU qui n'existait pas dans le domaine de l'industrie, à trouver plutôt des profils ingénieurs, à les salariés en CDI au sein de AFD Technologies et à leur proposer des missions de prestations ou des missions sur des forfaits auprès de constructeurs automobiles et puis aussi d'équipementiers oil and gas. Tu gères une BU, un PNL, avec des coûts qui sont les salaires des consultants que tu emploies, mais aussi des recettes qui sont issues de la facturation de ces ingénieurs chez tes clients. J'ai fait ça pendant...
- Speaker #2
Tu as aimé cette expérience ?
- Speaker #0
Oui, j'ai adoré. Parce que c'est très entrepreneur. Tu fais des RH, c'est toi qui recrute. Il faut que tu vends d'un côté et de l'autre. Tu recrutes des consultants ingénieurs. à qui tu vas vendre, proposer une mission, mais tu vas aussi démarcher des clients finaux pour accueillir tes consultants. Donc, c'est de la vente assez complexe, ce n'est pas évident. Je ne suis pas ingénieur, donc j'ai dû apprendre qu'elles étaient, tu vois, les étapes de construction d'un pipe dans l'oil and gas, du manufacturing chez un équipementier automobile. Mais en fait, je reviens un peu à mon fil rouge aujourd'hui, c'est que si tu veux faire quelque chose, tu peux y arriver. Si demain je te dis je veux être médecin, ça va être chaud. Ou en tout cas, il faut que je recommence des études, c'est sûr. Mais si tu veux continuer dans ton domaine d'expertise à faire quelque chose, tu peux changer d'univers, de galaxie, etc.
- Speaker #2
Donc toi, tu n'as pas peur d'être dans un nouvel univers, d'arriver dans un nouvel univers, d'avoir un trait adapté ?
- Speaker #0
Mais non, je n'adore pas. Au contraire. En fait, toute ma carrière, je l'ai faite sur des expériences de 3-4 ans qui sont succédées. Et souvent, je suis parti parce que j'avais besoin de plus que ce qu'on me proposait. Et on me proposait... souvent des jobs qui étaient dans la continuité de ce que j'avais fait les trois ans passés, mais en même temps, et j'ai eu cette chance là, on m'a toujours proposé à l'extérieur des opportunités et donc j'ai toujours fait le choix en fait, je suis jamais resté très longtemps. Mon expérience la plus plus longue c'est quatre ans et demi. Mais j'ai eu une succession de quatre ans et demi pour faire des choses très très très différentes et moi j'ai toujours besoin d'être d'être nourri, d'être challengé, de m'adapter. En fait, ce que je n'aime pas, ce que je ne veux pas faire, et c'est un peu ce que je n'ai jamais essayé de faire, c'est, voilà, tu vois, moi j'ai 45 ans, c'est qu'on me dise, Ah mais toi, tu as travaillé 17 ans dans l'automobile, chez des constructeurs, chez des loueurs, dans des fonctions sales. Bon, ben, tu vas continuer à travailler dans l'automobile, quoi.
- Speaker #2
Et je crois que tu ne saurais faire que ça. Ben ouais. Et qu'on aime bien nous mettre dans des cases.
- Speaker #0
Je trouve ça hallucinant. En France, c'est beaucoup comme ça. La mentalité anglo-saxonne est... complètement différente mais pour avoir discuté avec beaucoup de chasseurs de tête on te dit souvent 95% des cas on va te proposer un job chez le concurrent ou le job d'au-dessus voilà dans une société de l'écosystème moi j'aime vraiment je sais un truc qui qui je sais pas comment l'exprimer mais ça me hérisse un peu le poil je trouve que tu dois pouvoir faire ce que tu as envie de faire et tu vois Après cette expérience de conseil, je suis resté 4 ans, peut-être 4 ans et demi, qui était super. Et bien j'ai eu envie de rebasculer dans l'automobile. Donc je suis allé chez General Electric, qui à l'époque avait un business dans l'automobile. Je suis resté 4 ans. Après je suis allé chez Nissan. C'était ma première expérience à l'international. Je m'occupais des ventes corporate, donc B2B. Toutes les ventes entre Nissan et toutes les entreprises en Europe.
- Speaker #2
Tu avais envie de cette expérience à l'international ou elle t'est entre guillemets tombée dessus ?
- Speaker #0
Les deux. Et à l'époque pour moi c'était une super opportunité, c'était un gros job.
- Speaker #2
Gros step ?
- Speaker #0
Gros step, ouais. J'ai peut-être eu un mois ou deux le syndrome de l'imposteur, mais bon finalement les choses se sont...
- Speaker #2
Il faut savoir vivre avec de temps en temps.
- Speaker #0
Ouais, mais c'était vraiment un gros costume. Et ça a marché, je l'ai pris. Et puis, je ne sais pas si tu veux qu'on en parle maintenant, mais après, j'ai eu d'autres expériences.
- Speaker #2
Ok. Et comment, du coup, j'entends et je sais que la suite va nous amener à ça, tu as toujours gardé, finalement, entretenu une relation forte avec les cabinets de chasse de tête, les cabinets de recrutement pour surfer la vague, pas être en dessous, choisir tes jobs suivants dans un univers qui peut être un peu différent et ne pas toujours t'engouffrer, finalement, dans une carrière complètement linéaire pendant 15, 20, 25 ans parce que tu n'avais pas envie de ça ?
- Speaker #0
Alors, je dirais que d'abord, j'ai pris le temps de choisir mes prochains steps. Je suis toujours en contact avec des cabinets. Il y en a qui me suivent de façon assez classique. Mais pour le coup, le dernier qui m'a emmené chez mon employeur actuel, United, je ne le connaissais pas du tout. Mais surtout, je dirais que je cultive toujours mon réseau. Honnêtement, j'enfonce des portes ouvertes.
- Speaker #2
Mais vas-y, enfonce-les parce que c'est important.
- Speaker #0
C'est majeur, majeur. de continuer à prendre des nouvelles et moi en plus je fais pas de façon fake quand je demande à quelqu'un comment il va comment comment ça se passe pour de vrai c'est vraiment pour de vrai parce que six mois après six mois avant il m'a dit j'ai une réor que ça se passe super mal avec mon boss ou ma boss où je me pose des questions etc et tous les six mois moi j'ai toujours des petits radars qui s'allument ou tous les trois mois quatre mois dans tiens lui il m'a dit ça comment est ce qui va mais je le fais parce que j'aime bien ce gars ou cette fille est parce que je veux savoir et ça ça m'a toujours beaucoup beaucoup servi Ce qui fait que quand tu fais ça, tu te tiens au courant de ce qui se passe autour de toi. En général, dans un écosystème ou des sociétés qui ne sont pas du tout la tienne ou celles pour lesquelles tu travailles, ça te permet toujours de t'ouvrir. Et puis, il y a un moment où tu as envie, tu te poses une question sur ton job ou sur ce qui t'est proposé après dans une organisation et puis là, tu vas peut-être forcer un peu le trait en disant bah tiens, dis-moi, ta boîte, ça se passe comment ? Est-ce que tu connais quelqu'un qui travaille dans cette organisation parce qu'elle m'intéresse ? Mais le réseau c'est fondamental. Et en fait...
- Speaker #2
Et le fait que tu arrives à le faire, c'est même pas que tu arrives, c'est que tu le fasses naturellement de manière désintéressée parce que concrètement tu t'intéresses aux gens, fait aussi que les gens ont envie de te répondre, et puis d'aller vers toi, et puis de partager. Quand c'est grossier, quand c'est forcé, ça prend quand même vachement moins.
- Speaker #0
Bien sûr, mais oui, ça m'a servi jusque-là, et parce que, ouais, parce que moi j'aime bien les gens, et... Et je trouve que c'est sympa d'avoir des nouvelles toujours de plein de gens et de cultiver ça. Ok.
- Speaker #2
Et si, avant qu'on attaque une des parties qui va nous intéresser sur ton rôle actuel, où est-ce que tu étais ? Dans quelle boîte tu étais juste avant de prendre ce nouveau pari dans l'écosystème d'une très grosse startup scale-up en France ?
- Speaker #0
Donc, avant United, qui est mon employeur actuel depuis trois ans, j'étais chez Europecar. En termes de monde... En termes de galaxie, de mindset, d'employé, de challenge, c'est comme si tu comparais, je ne sais pas, Apple au vendeur de vélo qui est en bas dans la rue.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Europecar, j'y ai passé trois ans. C'était un job important parce que j'étais au comité de direction d'Europecar et j'ai pris ce job aussi parce qu'on me proposait un comité de direction. J'avais 40 ans. et je me suis dit j'ai pas fait encore ça peut être intéressant c'était donc le coville est arrivé donc europe car tout le monde connaît c'est un loueur de voitures qui a énormément souffert du fait que les hôtels les gares en tout cas le voyage d'affaires se stoppe quasiment et donc c'était une expérience hyper intéressante parce que on a dû avec d'autres membres du comité de direction gérer cette société pendant des mois où on manquait de cash pour payer des salaires.
- Speaker #2
Ce qu'on a du mal à imaginer, ou on aurait eu du mal à imaginer quelques années avant, étant donné l'assise d'une société comme Europecar.
- Speaker #0
Oui, mais c'est un business très concurrentiel, où les batailles se font aux centimes d'euros près. Donc c'est un business qui est tombé tout de suite. Et Europecar a été un des premiers dossiers vus par Bercy. sur le plan de relance post-Covid. Aujourd'hui, Europecar se porte bien parce que Volkswagen a repris une grosse partie du capital. Mais moi, j'ai connu cette société exsangue sur les genoux, avec en plus des gens qui travaillaient depuis 30 ans, 35 ans pour Europecar, dans des régions pour donner des clés de voiture à la sortie d'une gare et qui étaient complètement ankylosés par l'idée que leur employeur allait au tapis. Il n'y avait pas forcément d'autres solutions pour eux parce qu'ils étaient dans un bassin d'emploi qui était très précaire.
- Speaker #2
Et du coup, à un moment, tu t'es dit, j'ai envie d'autre chose. Comment est-ce que tu as construit ta suite ? Tu as parlé de l'entretien de ton réseau. Qu'est-ce qui s'est passé pour toi après ces trois ans ou en tout cas quelques mois avant de changer ?
- Speaker #0
Donc, c'était trois ans durs parce qu'il y avait une pression énorme. Je te dis, des équipes qui étaient très paniquées à l'idée que leur société financièrement n'allait pas bien. Et au bout de trois ans dans ce job-là, j'ai eu une envie de vent frais, mais forte, plus forte que celle que les envies que j'avais pu avoir depuis que j'avais commencé à travailler. J'avais envie de tech. J'avais envie d'une société ultra innovatrice.
- Speaker #1
avec une direction forte,
- Speaker #0
avec une possibilité de conduire vraiment le changement, le business, une société qui puisse très vite passer d'une position à une autre, super agile, etc. Mais j'étais chez Europecar, j'avais 17 ans d'automobile, donc sur des jobs nationaux et internationaux, mais toujours dans du business development, ou de la direction de business unit.
- Speaker #1
Et...
- Speaker #0
Je me suis demandé, et je t'en avais parlé à l'époque, c'était il y a un peu plus de trois ans, comment je fais. J'ai envie d'aller dans une boîte de tech forte, avec un produit fort. Est-ce que tu en connais ? Comment ça se passe ? Et la première chose que tu m'as dit, et que je ne connaissais pas à l'époque, c'est regarde le Next40 Et j'ai regardé le Next40, j'ai vu 40 sociétés, j'en connaissais une ou deux, et je me suis rendu un peu plus visible. en peut-être changeant un peu ma façon de me présenter sur mon profil LinkedIn, en bullshitant rien évidemment, je pense qu'il faut jamais le faire, ça peut être dramatique, mais j'ai présenté mes expériences d'une façon un peu différente, en mettant peut-être plus en avant ce côté agile, ma capacité à m'adapter, voilà, en changeant une photo de profil qui avait 6 ans, je trouve que c'est sympa aussi. De changer les photos de profil, tu vois, je vois souvent des photos de profil qui ont 20 ans, je connais les gars. Oui,
- Speaker #2
ça n'a pas de sens.
- Speaker #0
Ça a moins de sens. Et voilà, on a l'âge qu'on a, il faut être tranquille avec soi-même et mettre la tête qu'on a vraiment. J'ai fait tout ça. Après, j'ai été proactif, j'ai démarché quelques boîtes pour proposer juste des échanges. Moi, j'aime bien faire ça, des mises en relation. Je trouve quelqu'un, je dis voilà, écoute, je fais ça, machin. Est-ce que tu répondras à deux trois questions sur ta société ? Elles m'intéressent. Et pas forcément pour y travailler, mais à chaque fois c'est très bien perçu. J'ai toujours des retours positifs. Et ça peut être un dej, ça peut être dix minutes au téléphone, une demi-heure en visio, mais les gens acceptent toujours de te donner un peu d'informations quand on a besoin. Et peut-être qu'ils acceptent parce que, évidemment, ils sont allés voir qui tu es, ce que tu as fait. et que tu tiens ton profil un peu à jour et que tu expliques ce que tu as fait. Ils se disent aussi qu'ils ne perdent pas de temps. Mais j'ai fait ça. J'ai rapidement eu une interview dans une société du Next40, ou pas Next40 forcément, qui s'appelle Getaround, qu'on connaît tous, mais qui Ausha la case automobile et la case tech. tu prends une voiture dans la rue tu l'as déverrouillée avec ton smartphone et puis après tu pars en week-end pour un job de VP Sales qui s'est pas fait et à l'époque le feedback que j'avais eu c'est t'es trop loin encore de la tech on se dit que l'écart sera trop important pour toi sachant que j'étais allé passer des entretiens dans leurs locaux c'était un grand plateau près de bourse ils étaient 60 il y avait des vélos des stickers sur les laptops c'est clair que c'était pas mon monde en tout cas à cette époque là Et puis après, j'ai continué à faire.
- Speaker #2
Mais du coup, tu avais le sentiment un peu à ce moment-là de te dire j'ai quand même ma petite étiquette ou je vais avoir du mal à rentrer dans la tech même si j'y aspire profondément ?
- Speaker #0
Oui, je me suis dit un peu ça, mais ça ne m'a pas découragé. J'ai continué à faire ces entretiens, à développer un peu mon réseau. Et puis, un cab m'a trouvé, un super cab qui s'appelle Korn Ferry. Ok. qui a un gros cabinet de recrutement américain, et qui m'a parlé d'un job de patron de la croissance pour une grosse fintech dans le paiement. En tout cas, qui cherche à disrupter le crédit consommation. Et quand l'interlocuteur, là, chez Korn, m'a parlé de crédit consommation, je me suis dit, mais ah, Burke, non, jamais, quoi. Bon. J'ai vu les grosses anciennes traditionnelles qu'on connaît tous, qui sont aujourd'hui mes concurrents. Je me suis dit, mais non, jamais. Je n'irai jamais endetter les gens. C'est vraiment un produit qui ne me fait pas envie. Et puis ? Je ne connaissais rien à United, qui est mon employeur aujourd'hui. United, c'est un établissement de crédit, c'est une banque qui a 15 ans, qui disrupte le crédit consommation. Le crédit consommation, on sait tout ce que c'est. Nous, en fait, on ne l'a pas inventé, évidemment, mais on a pris ce produit et on lui a donné une brique d'instantanéité et de digitalisation. On donne des accords de financement pour financer des voitures. ou des choses, des smartphones, des toitures en panneaux solaires, etc., qui peuvent coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros en quelques secondes. Et c'est ça qui change en fait le paradigme, parce que tu peux tout de suite savoir si la voiture dont tu as vraiment besoin, la toiture en panneaux solaires qui va coûter 25 000 euros, tu peux te l'offrir parce que tu sais que tu vas faire des économies, etc. Et donc ça change beaucoup de choses. Ça veut dire qu'on va financer des gens qui normalement ne sont pas finançables dans des parcours plus classiques de crédit consommation. Parce que nous, on agrège le compte bancaire, on utilise cette techno d'open banking, que peut-être certains connaissent, qui permet à un établissement de crédit d'interroger un autre établissement de crédit, une banque par exemple, en lui disant Mathilde Thillet m'a dit que tu pouvais me passer ces relevés bancaires, passe-les-moi, j'en ai besoin tout de suite pour savoir si elle peut s'offrir une voiture. Donc il y a... aucune interface humaine, c'est une banque qui va discuter avec une autre banque. Et la valeur ajoutée d'United, c'est de récupérer tes données bancaires, de les analyser pour pouvoir dire tout de suite, oui, tu peux financer cette voiture ou non, malheureusement, tu ne peux pas la financer. C'est ça, United.
- Speaker #2
Ça se fait littéralement en quelques secondes.
- Speaker #0
Ça se fait littéralement en quelques secondes. C'est encore assez peu connu parce que l'open banking, ça existe en droit français depuis cinq ans maintenant. C'est une directive européenne. qui a rendu ça possible, qui a été transposé en droit français et qui a permis ce financement plus rapide. Plus rapide mais du coup beaucoup plus inclusif et c'est ce qui m'a plu, c'est qu'on finance des gens qui ne sont pas en CDI, on finance des gens qui ont des parcours un peu différents de ce que normalement on te demande absolument pour pouvoir financer quelque chose qui coûte beaucoup de sous. Nous, ce qu'on va regarder pour donner une réponse de financement, c'est... Une récurrence de revenus, c'est la façon dont tu vas gérer tes sous, ce qui te reste à la fin du mois, etc. Et donc, on arrive à financer des gens qui ont besoin d'une voiture, mais qui n'auraient pas pu financer avec un de nos concurrents. Extra. Et donc, c'est un super produit.
- Speaker #2
Et c'est avec ces messages-là, j'allais dire, c'est ça qui a aussi permis de te convaincre et de te donner finalement envie de postuler chez United ?
- Speaker #0
Ce qui a permis de me convaincre, alors au début, quand Korn Ferry m'a parlé de ce job, c'est que... et à parler à mes boss actuels, les fondateurs et autres de United, de moi, personne n'a compris. Moi, je n'ai pas compris.
- Speaker #2
Et eux non plus.
- Speaker #0
Et eux non plus, ils n'ont pas compris pourquoi le CV de Nicolas, qui était chez Europecar à l'époque, arrivait sur leur bureau. Et en fait, c'est là aussi qu'il faut provoquer un peu sa chance. Korn Ferry a fait un job, mais juste incroyable, un vrai job de recrutement, de conviction. Alors, ce que je n'ai pas dit, c'est qu'ils travaillent pour United depuis 10 ans. Donc, ils ont une connaissance de la société, des fondateurs, du mindset qui est énorme. Et ils sont en général déclenchés quand United n'arrive pas à staffer un job. Et donc, c'est l'impression qu'ils m'ont faite, ils ont une façon de voir les choses et un prisme qui est différent. C'est le prisme qu'ils ont eu avec moi et c'est le prisme qu'ils ont utilisé aussi avec Charles Geoffroy, Pierre Marin, d'autres chez United. Et c'est ce qui a fait que rapidement, moi j'ai rencontré United. J'ai vu que c'était une boîte de tech, c'est 500 personnes, 40% de la masse salariale, ce sont des développeurs qui font maintenir ce produit de scoring instantané. Ils m'ont expliqué leur projet, c'était le lancement d'un produit de paiement, celui dont je t'en parle aujourd'hui mais qui n'existait pas, quasiment pas quand je suis arrivé. Le lancement de ce produit de paiement et surtout le développement de sa croissance. Ce que je n'ai pas dit, c'est que United depuis 15 ans fait du prêt personnel. Toi, tu peux aller sur le site de United à 3 heures du matin si tu veux, pour savoir si tu peux avoir une enveloppe de cash jusqu'à 50 000 euros dont tu feras ce que tu voudras après.
- Speaker #2
C'est bon ça ?
- Speaker #0
C'est bon. Tu le sais maintenant, mais il y a plein de gens qui ne le savent pas. Il y a plein de gens qui disent je vais attendre que mon conseiller bancaire recommence à bosser mardi, je vais lui demander si je peux emprunter 15 000 Et parfois ça prend du temps. Et souvent le conseiller bancaire va te redemander des trucs dingues comme tes fiches de paie. ou ton contrat de travail, alors que tu es chez Boursaud ou Crédit Agricole depuis je ne sais pas combien d'années, il y a vraiment des situations hallucinantes. Non, toi à 3h du matin, tu pourras dire j'ai besoin de 25 000 euros parce que j'ai ce besoin-là Après, c'est du crédit consommation non affecté, donc en fait, cette enveloppe t'en fera ce que tu veux. On va te proposer d'agréger ton compte bancaire, en tout cas de partager, de te loguer sur l'expérience utilisateur de United à ta banque. Et en le faisant, tu ne vas pas checker tes comptes, tu vas nous donner accès à tes comptes. Et en quelques secondes, on va dire ouais, c'est bon, on peut te prêter 20 000 euros On te les enverra quelques jours après et puis après, tu nous les rembourseras.
- Speaker #1
Avec X échéanciers.
- Speaker #0
Avec l'échéancier que tu as choisi. Ça, c'est le business historique de United. Et moi, j'ai développé l'autre business, qui est le business B2B. Tu gardes cette techno, mais tu la proposes à des retailers, qui vont vendre des canapés, des voitures, des motos, des panneaux solaires, des iPhones. Et ils vont se servir de cette techno pour pouvoir dire à leurs clients, oui, vous pouvez acheter ce que je vous propose sur mon site ou non. Clairement, en fait, on est plugé sur des pages de checkout quand tu choisis, quand tu as ton iPhone. 16 Pro Max à 1 650 euros, tu peux choisir de le payer avec United. Super.
- Speaker #1
Et donc ça marche bien, vous avez un super écho sur le marché, non ?
- Speaker #0
Ça marche super bien. Depuis trois ans, on double la production de crédit, le chiffre d'affaires tous les ans. On dépasse les attentes qu'on s'était fixées. On est encore dans une logique de conduite du changement. Il y a beaucoup de partenaires qui ne savent pas que... Il est possible et légal de prêter de l'argent aussi facilement et aussi rapidement et que si jamais ils bossaient avec nous, ils pourraient accroître leur chiffre d'affaires, développer leur vente, etc. Donc c'est un business de conviction, etc. Mais moi, mon job a été de construire, sizer une équipe commerciale. Moi, je suis directeur commercial Growth, donc sur la partie croissance. Voilà, et c'est ce que je fais depuis trois ans. Et on est hyper content de ce qu'on a fait. On arrive à... à un moment où United va basculer dans une nouvelle ère, va lever certainement des capitaux pour pouvoir accélérer son développement. Et donc en 2025, on aura des objectifs de croissance qui seront des vrais objectifs de croissance, costauds, mais aussi avec des moyens commerciaux pour recruter, etc.
- Speaker #1
Et tu parlais tout à l'heure, tu laissais entrevoir l'idée de deux galaxies complètement différentes entre... ta vie chez Europecar et ta nouvelle vie maintenant depuis trois ans chez United. Qu'est-ce qui t'a le plus sauté au visage ? Sur quoi tu étais à l'aise ? Sur quoi tu étais moins à l'aise ? Comment est-ce que tu as fait face finalement à ce changement aussi important ?
- Speaker #0
Moi, j'écoute toujours beaucoup. Je pense que quand tu es sales, que ce soit quand tu es exécutive, BDR ou directeur commercial, tu dois écouter tes clients, tes collègues. Donc, j'ai commencé par une grosse phase d'écoute qui a duré un petit mois. avant de faire quoi que ce soit, mais cette phase d'écoute, je l'avais déjà développée. Je suis plutôt quelqu'un qui écoute plutôt qu'il ne parle. Là, je te parle beaucoup parce que tu me poses des questions et je suis obligé. Mais sinon, c'est plutôt moi qui pose des questions. Et j'en pose beaucoup pour comprendre le contexte, essayer d'avoir des paires sur lesquelles je peux... que je peux utiliser pour rebondir, etc. Mais l'écoute, je m'en suis énormément servi chez United. Ce que j'ai retrouvé, c'est une équipe commerciale. L'équipe, à l'époque, était très jeune, en croissance. Et surtout, il fallait la sizer, la maturer, organiser des process, construire un sentiment d'appartenance à une équipe commerciale chez United, parce que United n'était jusqu'alors que dans une logique B2C, et moi je devais pousser la logique corporate sales, B2B. Donc ça, c'était un trait d'union avec ce que j'avais pu faire avant, je l'ai gardé, je l'ai développé. Et puis moi j'ai toujours essayé de m'adapter à des environnements différents, dans des sociétés différentes, très très différentes parfois, sur des postes différents, et donc j'ai gardé aussi et j'ai plus utilisé ces skills d'adaptation. Mais ça n'a pas été simple. Le premier mois chez United, je m'en suis pris tellement plein la figure en termes d'informations, de produits, parce qu'en fait tu bosses pour une boîte qui a son propre produit.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
qui ne construit pas des voitures ou qui n'a pas un produit financier. Enfin, c'est vraiment une tech avec de l'IA, des gens qui sont développeurs, qui ont vraiment un langage très différent du tien, à qui il faut aussi que tu expliques que tu ne vas pas faire n'importe quoi. Parce que comme il n'y a pas de connaissance du monde corporate sales, capacité de vendre un produit, tu peux être perçu ou je pouvais être perçu aussi un peu comme un cow-boy en mode...
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Il va faire n'importe quoi, développer quelque chose qui ne respectera pas le produit ou la logique de compliance qu'on va mettre derrière. Parce que United est un établissement de crédit qui est régulé par la CPR. Donc, tu ne fais pas du business comme tu veux, tu ne signes pas les clients pour vite signer. Il y a un process d'onboarding qui est assez important. Et donc, il y avait beaucoup, en fait, je m'en rends compte maintenant en le disant, mais j'étais très attendu. Il y avait beaucoup d'attentes des deux côtés. Moi, j'avais très envie de réussir parce que c'était un changement énorme. Et eux, ils cherchaient depuis plusieurs mois. Ils avaient vu, je crois, 20 candidats. Ils n'avaient pas trouvé. Ils avaient déclenché ce cabinet de recrutement. Ils m'avaient trouvé et donc il y avait des attentes qui étaient importantes.
- Speaker #1
Donc, il fallait y répondre.
- Speaker #0
Donc, il fallait y répondre. Et voilà, c'est cool parce que là, je te parle trois ans après. United et moi, on a fait clairement le bon choix, le bon pari. Mais voilà, ça illustre le fait que c'est possible, tu peux faire quelque chose de complètement différent. J'en ai beaucoup parlé parce qu'on est venu m'interroger sur ce changement de monde. Dans l'automobile, j'étais assez connu, c'est pas le terme, mais visible pour y avoir passé 16 ans ou 17 ans. Les gens se connaissent entre eux, il y a vraiment un écosystème. Donc il y a des gens qui n'ont pas compris en fait. Ce move, déjà United est assez peu connu, c'est aussi un challenge, on a un déficit de notoriété, il faut qu'on communique plus sur notre produit, ça va venir. Mais il y a beaucoup de gens qui m'ont interrogé en me disant mais c'est quoi cette société ? Qu'est-ce que tu vas y faire ? Et il y en a d'autres aussi qui sont venus me chercher en me disant explique-moi comment tu as fait, parce que moi j'aimerais bien faire la même chose en fait, avec des parcours assez similaires aux miens.
- Speaker #1
Et les conseils que tu me pousses sur mes prochaines questions, mais les conseils que tu leur donnes, on a entendu, tu as parlé beaucoup d'écoute. Tu as parlé beaucoup de réseau, tu as parlé beaucoup d'agilité. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu ne nous as pas encore dites et que tu leur donnes pour ceux et celles qui ont envie de changer, mais qui en fait n'osent pas ?
- Speaker #0
Il faut convaincre. Si toi, tu n'es pas convaincu que tu peux faire le changement, tu ne convaincras personne. Tu vois, peut-être que chez Getaround, je n'ai pas convaincu. Chez United, j'ai convaincu. Donc, il faut avoir quelques possibilités de t'exprimer. C'est pour ça que c'est bien de faire des meetings avec le réseau, des déj'aussi. et de prendre ces choses-là sérieusement pour voir si tu arrives à expliquer à ton interlocuteur que tu peux arriver à convaincre une organisation de travailler avec toi. Après, je pense que c'est bien de se faire coacher aussi. Moi, je ne l'ai jamais fait, mais ma femme est coach, je vois les transformations qu'elle opère chez beaucoup de gens. Je pense que ça peut aider certains à prendre conscience de véritables compétences qu'ils ont en eux et surtout de capacités à convaincre. Et puis, ce que j'espère au-delà de tout ça, c'est que des parcours hyper humblement, comme le mien ou comme d'autres, peuvent faire prendre conscience à des employeurs et à des salariés qu'on peut faire un vrai changement de carrière.
- Speaker #1
Et à n'importe quel âge ?
- Speaker #0
Oui, à n'importe quel âge. Moi, je l'ai fait à 42 ans. Mais voilà, aujourd'hui, j'ai 45 ans. Et vraiment, cette logique très française qui consiste à dire... t'as fait ça, donc on va te proposer le job exactement le même à la concurrence mais mieux payé, ou alors le job du dessus à la concurrence. En fait, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui acceptent ces jobs par dépit, ou alors qui s'enferment dans des jobs en se disant, je ne sais pas, j'ai 50, 52, 55 ans,
- Speaker #1
je ne peux pas changer maintenant,
- Speaker #0
je ne pense pas changer maintenant, et je ne vais pas faire de vagues, et ma vie c'est un enfer, un je ne m'éclate pas. Mon boss est atroce, mais de toute façon j'ai trop de trucs à payer, je ne retrouverai jamais un job aussi bien payé que le mien, etc. Donc je la ferme. Et ça, je pense que ça met des gens dans des situations hyper compliquées, où finalement tu fais le doron, et chez toi, dans ta vie, tu n'es pas bien. Voilà, je pense qu'il faut changer ça, mais c'est clairement en train de changer. Et puis après, tu n'as pas que le schéma de salariat. Tu peux faire de la prestat, tu peux faire de la conduite du changement, tu peux faire de l'outplacement, il y a plein plein plein de choses.
- Speaker #1
Je dirais que ce qui compte c'est de décider. Bien sûr, j'allais dire tout se vaut et je suis complètement d'accord avec toi, il n'y a pas que le salariat. Il y a malheureusement des gens qui quittent finalement le monde du salariat parce qu'ils disent en fait moi j'ai fait le deuil du CDI parce que les cabinets de recrutement, les personnes que je rencontre me renvoient en fait l'image que pour moi ce n'est plus possible. Et du coup ma confiance s'étiole. et je n'y crois plus et donc je deviens indépendant. Je peux être un super indépendant si je décide d'être indépendant. Si je le subis, c'est certainement pas complètement la même histoire.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Et ça c'est dommage.
- Speaker #0
Après, il faut que tu aies la chance aussi d'être dans un environnement qui te porte, qui ne te dit pas... Il ne faut pas que ton conjoint te dise mais jamais laisse tomber, tu n'y arriveras pas C'est sûr. Mais c'est largement possible.
- Speaker #1
Du coup, tu l'as dit, tu as 45 ans. Tu es chez United, une boîte de fintech. Je vais apparenter ça au monde des startups, des gros scale-up, même si je sais que vous êtes beaucoup plus important maintenant. Je crois avoir lu qu'il n'y a que 7 ou 8% de personnes qui ont plus de 45 ans dans ce type d'entreprise. Comment est-ce que toi tu le vis ? Quelle valeur est-ce que tu apportes dans un environnement dans lequel il y a de toute évidence beaucoup plus de personnes qui sont... parfois beaucoup plus jeunes que toi.
- Speaker #0
Oui, l'immense majorité des gens qui m'entourent ont entre 30 et 35 ans. Je recrute des gens qui ont entre 28 et 30 ans. Les 8%, je les vois carrément chez United. En fait, des gens qui ont 45 ans et plus, il y en a peu. Moi, je m'en sers pour accueillir des jeunes diplômés. Là, j'ai recruté des jeunes diplômés. Ou des gens qui ont une première expérience ou une deuxième expérience, qui sont encore assez jeunes dans leur carrière pro, comme j'aurais aimé être accueilli il y a 15 ou 20 ans. J'ai vraiment essayé de trouver ma place en mode j'ai de l'expérience mais je m'adapte à tout. Et ce n'est pas parce que j'ai 45 ans et que vous en avez 28 que je vous demanderais de discuter avec quelqu'un d'autre. J'essaye de créer un climat de confiance sur lequel on puisse s'appuyer et qui facilite les onboardings des gens qui rejoignent United. Et après, je suis là aussi parce que ce job était un job assez critique. J'ai eu la chance de tomber sur United et sur Korn Ferry, qui avaient parfaitement compris les enjeux du job et qui ont accepté aussi de confier ce job à quelqu'un, peut-être à l'époque qui sortait un peu des grilles de rémunération, parce qu'un effort a dû être fait, mais je leur en suis reconnaissant aujourd'hui. mais qui se disait on a vraiment besoin de quelqu'un qui n'est pas que 8 ans ou 9 ans d'expérience. Et finalement, alors il y a depuis 3 ans que je suis chez United, il y a plein de gens qui nous ont rejoints, c'est plutôt des gens effectivement qui ont 30 ans, mais je pense mettre un peu fondu dans le décor. Voilà, j'apporte une expérience qu'il n'y a pas, et j'aide peut-être un peu plus rapidement, solidement, des gens jeunes qui nous rejoignent. à stepper plus vite.
- Speaker #1
Qu'est-ce que eux t'apportent ? Pourquoi est-ce que tu es heureux de travailler dans cet environnement et de bosser avec des gens plus jeunes ?
- Speaker #0
Ils m'apportent une prise de conscience sur le fait que un job ne fait pas tout. La plupart des équipes, des gens qui nous rejoignent, ils se lèvent le matin pour aller bosser pour une boîte pour laquelle ils ont envie de bosser. S'ils n'ont pas envie d'y bosser, ça n'aura jamais très longtemps. J'étais conscient du fait que Le job fait une partie importante de ton bonheur, mais pour eux en tout cas, c'est beaucoup plus important que ce que je pensais. Et donc, ça veut dire que si tu veux garder ces gens-là autour de toi, tu dois faire en sorte que le terrain de jeu professionnel, leur job les épanouisse totalement. Ça veut dire mettre des frontières claires entre le pro et le perso.
- Speaker #2
Enfin,
- Speaker #0
tu vois, moi je suis addict à ça, mais... Je ne passe pas de coups de fil après certaines heures, je n'envoie pas de mail le week-end. D'ailleurs, je n'aime pas qu'on m'en envoie. Je le répercute. J'ai plus pris conscience de ça. Cette génération a besoin de s'amuser.
- Speaker #1
D'être passionné, d'entretenir la flamme.
- Speaker #0
D'apprendre quelque chose constamment. Les équipes avec lesquelles je bosse, il faut tout le temps qu'elles soient... en acquisition de données, il faut que tous les mois il y ait des nouvelles compétences qui soient acquises. Alors peut-être qu'elles attendent ça plus parce que j'ai 45 ans et que j'ai déjà une expérience qui est avérée, mais c'est des gens qu'il faut sans cesse nourrir, à qui il faut apprendre beaucoup de choses assez rapidement. Il y a une logique aussi de l'immédiateté.
- Speaker #1
Ok. C'est quoi les prochains rêves, les prochains projets que tu as envie d'accomplir ? Je n'ai pas envie de te poser la question où est-ce que tu te verras dans 5 ou 10 ans, je la déteste.
- Speaker #0
Non, je la déteste aussi.
- Speaker #1
Voilà. Mais sur ta bucket list ou sur tes envies, qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #0
Pro perso.
- Speaker #1
Ouais, ce que tu veux. Ce que tu as envie de partager.
- Speaker #0
Pro, moi je veux continuer à m'amuser. 2025, United, c'est un gros pari. On va annoncer des changements importants et des ambitions super importantes. Tout va par poser sur moi évidemment, mais une partie. Donc j'ai envie de le faire. Perso, moi j'ai des enfants qui doivent faire des choix d'études, c'est un focus aussi important que mon job, les aider à bien choisir. Et puis voilà, continuer à garder mon job là où il est, c'est-à-dire un job sympa, dans lequel je m'amuse, sur lequel j'ai un impact, mais qui ne me bouffe pas ma vie perso, avec cette bonne frontière entre les deux. Voilà, c'est ça que j'ai envie de faire.
- Speaker #1
Top. Quel conseil tu aurais envie de donner ? Tu as déjà expliqué, me semble-t-il, le conseil que tu pourrais donner aux gens qui n'osent pas changer. Je pense que tu as été très très clair. Maintenant, j'ai envie de te dire quel conseil tu aurais envie de donner à ton toi de 25 ans ? Si tu pouvais parler au Nico de 25 ans, avec le recul que tu as aujourd'hui, 20 ans plus tard, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Tu vois, tu l'as fait.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
Je lui dirais, tu vois, tu l'as fait. Honnêtement, quand j'avais 25 ans, que j'ai commencé à bosser chez Renault, je ne pensais pas du tout... Je pense aussi, c'est peut-être un élément de réponse, faire des carrières, des parcours tracés en se disant, ouais, 3 ans je fais ça, 5 ans après je fais ça, etc. Pour moi, c'est l'enfer. Je n'aime pas justement... parce qu'il y a plein de trucs qui peuvent changer, tes envies elles peuvent évoluer, ça peut ne pas marcher pour x ou y raison donc je suis assez content il y a 20 ans de ne pas mettre foutu la pression en disant il faut absolument faire ci et ensuite ça etc et je fais le constat que les choses sont venues comme je voulais, au moment où je voulais donc c'est que j'ai dû arriver à provoquer ma chance et donc faut pas se mettre trop la pression. Mais après si il y a quelqu'un qui regarde cette vidéo, qui écoute le podcast et qui veut des conseils, qui me contacte en MP Et tu le feras. Bien sûr.
- Speaker #1
Top. Il y a beaucoup, et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a créé le Média Noldi, de stéréotypes, d'images qu'on a envie de casser sur les 45-65 ans. Donc toi, tu es un tout jeune Noldi, mais tu as quand même beaucoup de choses à dire. Qu'est-ce que tu as envie de casser ? Comment est-ce que tu as envie de l'illustrer ?
- Speaker #0
À partir de 45 ans, on n'est pas fini. Moi, j'ai le syndrome aussi dans notre famille de gens qui avaient 50 et plus, qui commençaient à coûter beaucoup trop cher et qui étaient dégagés. Et en fait, moi, c'est un truc que j'ai en tête depuis 20 ans. Et je me suis toujours dit, ça ne m'arrivera jamais. C'est moi qui donne le rythme, le là, quand j'ai envie de passer d'une situation, d'un job à un autre, c'est moi qui le décide. S'il y a un truc que j'aimerais bien contribuer à casser, c'est la prise de conscience par des entreprises qu'à partir de 45 ans, en fait, on est des pépites. Plus, beaucoup plus. qu'à partir de 28-30 ans, parce qu'on a une expérience qui est avérée, parce qu'on a déjà fait des choix dans la vie, parce qu'on est beaucoup plus clair, focus, etc. Et puis de l'autre côté, c'est faire prendre conscience à des gens qui peuvent se retrouver dans des situations pro-compliquées, parce qu'ils les subissent plutôt qu'ils ne les choisissent, qu'il faudra peut-être quelques mois de reprise de confiance en soi, il faudra peut-être qu'ils fassent un petit boulot sur eux-mêmes de coaching, etc. mais qu'ils peuvent choisir ce qu'ils ont envie de faire. C'est eux qui sont acteurs de leur carrière. Il faut qu'on aille vers une mentalité qui est plus anglo-saxonne, il faut que tu sois recruté pour toi, pas pour ta carrière ou pour tes études ou pour ce que tu as fait les 15 dernières années.
- Speaker #2
Mais tout ça,
- Speaker #0
ça se crée. Ça se crée avec un réseau, ça se crée avec des discussions, avec un peu de visibilité, avec, je dirais... une capacité à convaincre qui que ce soit. Et voilà. Et puis, si tu n'y crois pas, tu n'y arriveras pas.
- Speaker #1
Se convaincre soi-même, d'abord.
- Speaker #0
Il faut d'abord que tu sois convaincu. Et après, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas.
- Speaker #1
Ok, je te propose, si tu es d'accord, Nico, qu'on termine par les petites questions. Quelle est ta réplique de film préférée ?
- Speaker #0
Scribd, c'est une bonne situation, ça. Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre. Quand Claude Riche, le panoramique, vient voir le Scribd. Edouard Baer et que Edouard Baer répondant vous savez je sais pas si on peut dire qu'il y a des bonnes ou des mauvaises situations, lui met un tunnel. C'est la meilleure.
- Speaker #1
L'enfer du tunnel. Quel est ton livre préféré ?
- Speaker #0
La première gorgée de bière. Philippe Delerme, je crois que c'est la première gorgée de bière et autres micro-plaisirs. En fait c'est le détail de tous les micro-plaisirs comme la première gorgée de bière, le premier pull en hiver, la première flambée dans la cheminée. Il les a détaillés, il y en a je ne sais plus combien, il y en a des dizaines et il t'explique pourquoi c'est un kiff à chaque fois. Et ça c'est un truc que je lis assez souvent, je l'ai offert d'ailleurs à des gens que j'aime bien, parce que ça te rappelle qu'il faut vivre le moment présent. Les petits plaisirs de la vie. Ouais.
- Speaker #1
Ok, je ne le connaissais pas, trop bien. Si tu pouvais inviter qui tu voulais à ta table, qui t'aimerais inviter ?
- Speaker #0
Waouh, et bien là en ce moment je regarde une série Netflix sur Ayrton Senna, qui pour moi est un... Un pilote mythique, mystique aussi. Lui, je lui parlerais bien.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et puis, rien à voir, mais c'est l'actualité peut-être de ce week-end, avec la réouverture de Notre-Dame qui me fait penser, mais Sœur Emmanuel. Ok. Qui me fait penser aussi à une de nos grand-mères, que j'aimerais bien, qui je poserais bien des questions. Ok.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un truc que tu as envie de conseiller ? Une expo, une série, quelque chose que tu aimes ?
- Speaker #0
Des séries, il y en a plein, il y en a trop. Expo, j'en fais pas beaucoup. Non, moi la prochaine chose que j'ai envie d'aller voir, d'aller faire, et que tu sois croyant ou pas, je pense que c'est génial, c'est d'aller voir Notre-Dame. Rebâti, reconstruit 5 ans après.
- Speaker #1
Ça a de la gueule. Merci beaucoup Nicolas.
- Speaker #0
Merci Mathilde.
- Speaker #1
Pour ton interview. Et bonne journée.
- Speaker #0
Merci. Ciao.
- Speaker #2
Faites des étoiles.
- Speaker #1
Abonnez-vous.
- Speaker #0
Je compte sur vous.