Speaker #0T'as aucune notion, t'as fait 40 films, t'as même pas assimilé un minimum de technique, t'es nul ! Hi, bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Jonathan et vous écoutez le nouvel épisode de l'After Hour, votre podcast préféré sur le cinéma et la musique, les deux plus beaux arts du monde jusqu'à preuve du... contraire. Et cette semaine, on se retrouve pour un épisode un peu spécial puisque mon acolyté, encore une fois tombé au combat face à ce qui est son pire ennemi dans la vie, j'ai nommé son hémésis, c'est-à-dire son estomac fragile et son côlon délicat. Au programme de cet épisode freestyle donc je vais revenir sur The Bride, le nouveau film de Maggie Gyllenhaal mais aussi brièvement sur quelques films que j'ai appréciés et qu'on n'a pas traité dans cette émission ces dernières semaines. Il y aura bien évidemment le dernier Sam Raimi intitulé Send Help mais aussi No Other Choice de Park Chan-wook et enfin un petit focus sur Is This Thing On de Bradley Cooper. Le film avec lequel je vais ouvrir le bal et cet épisode c'est donc The Bride de Maggie Gyllenhaal qui signifie son second long métrage en tant que réalisatrice après The Love Daughter sorti en 2021. Pour l'occasion, Maggie Gyllenhaal propose une réinterprétation très libre du mythe de Frankenstein créé par Mary Shelley, mais aussi une de ses adaptations au cinéma, orbitant notamment le personnage de la fiancée de Frankenstein. Et pour l'occasion, c'est Jessie Buckley qui a été choisie pour interpréter ce personnage de la fiancée, aux côtés de Christian Belk dans le rôle de la créature de Frankenstein. A noter qu'ici la créature s'appelle Frankenstein, donc me faites pas chier dans les commentaires à me dire « actually » . En fait, Frankenstein, c'est le docteur. Non, en fait, on a choisi qu'ici, c'était Frankenstein égale la créature. Donc, c'est bon, c'est dit, c'est fait. Respirez un peu. Et de quoi ça parle, The Bride ? Eh bien, c'est l'histoire de Frank, un homme un peu décousu et recousu de partout d'ailleurs, qui ressemble étrangement à la créature de Frankenstein, qui débarque un jour à Chicago dans les années 1930 pour rencontrer la docteure Euphronius, une docteure un peu zinzin en puissance qui se définit comme experte de la revigoration. En effet, Franck, il a une requête un peu spécial à lui demander, après des années de solitude qui commencent à le ronger, il aimerait avoir une épouse à son image pour pouvoir expérimenter les choses de la vie qu'il n'a jamais connues, comme l'affection, les sentiments, et aussi, il ne s'en cache pas, le sexe. Après quelques instants d'hésitation, la scientifique va accepter cette demande et ressusciter le cadavre d'une femme qui a été assassinée quelques jours auparavant. Et c'est là que les ennuis commencent, puisque cette fameuse fiancée, impulsive, indépendante, mais surtout très amnésique, elle ne se souvient absolument pas du tout de qui elle est, Et d'ailleurs, il va bien en profiter, ça, Frank. Et bien, il va très vite emporter tout ce qu'il y a autour d'elle dans un tourbillon d'événements. Et donc, emmener Frank dans une cavale qui va les emmener dans différentes régions des Etats-Unis. Alors, d'habitude, quand on enregistre, c'est le moment où je demande à mon acolyte ce qu'il en pense. Et qu'il vous dit, alors, j'ai aimé ou alors, j'ai pas aimé. Bon, cette fois-ci, c'est moi qui vais vous dire. Alors, globalement, qu'est-ce que j'ai pensé de The Bride ? Ben, c'est un petit peu compliqué parce que, je dois le dire, je pense que le film est raté. Raté sur beaucoup de points. et ça on va revenir sur ça sur pourquoi il est raté, mais il est aussi très très intéressant, il y a beaucoup de choses dont j'ai envie de parler, beaucoup de thématiques qui ressortent, là comme ça, au premier visionnage, qui font que ça en fait un film qui, même s'il a des manquements, même s'il est imparfait, c'est un film, un objet cinématographique qui mérite notre intérêt. Alors ce qui est intéressant du coup avec The Bride, c'est que je pense que c'est un film qui est aussi monstrueux que les créatures qu'il met en scène. En fait, pour savoir au niveau de la production de ce film, à la base il était prévu... qu'il arrive sur Netflix, donc qu'il soit produit par Netflix pour un certain budget. Et Netflix a refusé, préférant adapter à la place celui de Guillermo del Toro. Donc voilà, ils se sont reportés sur un autre projet Frankenstein. Et finalement, ce The Bride de Maggie Gyllenhaal, il a fini à la Warner pour un budget un peu moindre. Et voilà, elle a pu faire à peu près ce qu'elle voulait, mais sachant qu'il faut se remettre dans le contexte que l'an dernier, enfin au moment où le film rentre en production, la Warner n'a pas encore fait par exemple Une bataille après l'autre, ils n'ont pas encore fait Sinners, donc au niveau... Succes critiques, succès commerciaux, ils sont pas super à fond dans les blockbusters indépendants. Il faut se rappeler que l'an dernier, il y a Mickey 17 qui fait un flop absolu pour un budget qui est quand même assez conséquent. Et ça c'est la Warner. Donc la Warner, ils sont très très réticents. Et ce qui se passe, c'est qu'il doit y avoir plusieurs projections de tests et ça se passe pas très bien. Le film, il a pas un super accueil de la part du public. Vous savez, ces projections de tests, c'est là où les gens disent, bon bah, il y a tel truc que j'ai aimé, tel truc que j'ai pas aimé. Et ensuite, on a des mecs en costard-cravate qui viennent voir la réalisatrice ou le réalisateur et qui disent, bon, bah, faut qu'on trouve un compromis pour que ça plaise à tout le monde. Et donc, Maggie Neon, elle a dû remonter son film, repousser la date également de sortie et remonter des scènes, ce qui fait que, globalement, le film a fini dans un budget qui est au moins aussi conséquent que celui de Del Toro, mais bon, ça, c'est un autre sujet. Donc ce que je vous disais, c'est que oui, évidemment, c'est un film qui est raté. Qui est raté déjà parce qu'au montage, on ne sait pas trop ce qu'il en est, mais c'est aussi un film qui est raté sur la forme et son intrigue. On sent qu'il y a trop de personnes qui ont écrit... des choses dessus. Le film est écrit par Maggie Gyllenhaal, mais il y a eu trop de pièces rattrachées, de moments en plus. On a une intrigue qui est un peu foutraque. On a cette espèce de cavale façon Bonnie and Clyde, qui est un clin d'œil au mythe américain à cette histoire. On a une enquête de police... où on a une enquêtrice et un enquêteur qui sont sur la piste de ces deux monstres, il y en a un qui connaît leur passé, l'autre qui a envie de savoir où ils sont, qui est vraiment dans un mood d'enquêtrice à le prouver, on en parlera d'ailleurs après de son personnage, et on a aussi tout un truc avec des mafieux, et au milieu de tout ça, il y a évidemment le vrai récit, qui est celui de Frankenstein et de la fiancée de Frankenstein. Et ce qui est dommage, c'est qu'en fait, toute cette structure, tout ce qu'il y a, ce que je disais, cavale, enquête, mafieux, En fait, on sent que c'est que des artifices qui sont là pour enrober le vrai récit. Et en fait, on a une structure qui a été rajoutée, qui se veut presque académique, et en fait, pour pas déboussoler trop le spectateur, mais qui perd finalement le propos du film. Parce qu'on sent, à mon avis, que, à la base, c'est pas ce que voulait Maggie Leno. Elle avait un film qui devait être un petit peu plus foufou, d'ailleurs, et qui a dû avoir ces petits trucs-là pour que, finalement, le spectateur lambda ne soit pas trop perdu. Mais d'ailleurs, le film, il est assez déboussolant dans la manière dont il s'ouvre. On a une narration qui casse un peu le quatrième mur. Donc le film il s'ouvre, et j'ai oublié d'en parler au début, quand j'ai pitché le film, mais en fait il s'ouvre sur Marie Chélé, qui narre depuis une autre dimension, donc on imagine depuis la tombe, ou en tout cas la mort, l'enfer, le purgatoire, que sais-je. Elle narre le début de Russie en disant que voilà, cette histoire qu'on va regarder, cette histoire de la fiancée de Frankenstein, c'est celle qu'elle a jamais pu écrire, celle qui est la plus monstrueuse, et celle qu'elle compte bien raconter depuis l'au-delà, enfin voilà, c'est son histoire. Et pour ça elle prend la possession... d'un corps, celui du personnage joué par Jesse Beuclay avant d'être la créature de Frankenstein, sous sa forme humaine, et plus tard elle sera aussi là sous la forme monstrueuse. Donc en fait elle incarne le personnage principal de l'histoire qu'elle raconte. Ce qui est assez méta puisque cette Marie Shelley qu'on voit aussi à plusieurs moments qui rythme le récit, elle est aussi jouée par Jesse Beuclay. Donc la narration, elle insiste bien sur le fait que le fantôme de Mary Shelley prend le contrôle du récit et de la réalité qu'il nous est présenté, si tant est que c'est vraiment la réalité. Et ça, c'est intéressant parce que le film, en fait, il propose souvent des scènes qui vont venir bousculer son genre, sa structure, voire un peu casser la crédibilité de ce qu'on voit. On se demande si le récit, il est vraiment réel, si on n'est pas dans l'imaginaire de Mary Shelley ou du personnage de Cybule. Enfin voilà, c'est très flou. Je pense notamment à une scène de danse, où en fait, la scène est très sérieuse. C'est une scène de cavale, ils se planquent dans une salle où ils font semblant d'être serveurs. Et là, tout d'un coup, Ça se transforme en une scène de danse avec, je ne sais pas, tout le monde qui danse, tous les personnages autour. C'est très perturbant et en même temps, c'est super. Et il y a d'autres scènes aussi, par exemple, où ils vont au cinéma. Et en fait, ils regardent un film et ce qui se transpose finalement sur l'écran, c'est la discussion qu'ils sont en train d'avoir plutôt que le film qu'ils sont en train de regarder, en fait. Et ça, tu vois, on sent que Maggie Guileno, elle se régale, elle propose beaucoup d'outils de mise en scène originaux, assez puissants, assez symboliques, qui dénotent dans le récit, dans la construction. Mais je trouve qu'elle en dise beaucoup sur sa vision à elle et aussi son talent qu'elle a de metteur en scène parce qu'il y a beaucoup de moments dans le film de fulgurance où on sent que c'est une réalisatrice qui est assez douée. Je repense encore à cette scène de danse, le début commence en plan séquence, c'est assez chouette. Le moment où ils arrivent, on découvre l'environnement, les mouvements de caméra, c'est d'une fluidité, c'est très intéressant. C'est peut-être parfois un peu trop technique, mais c'est super. Et je tiens à faire un petit big up au passage à Christiane Bell qui s'amuse comme un fou dans la séquence dansée que j'ai racontée. On sent qu'il aime ce personnage, et ce personnage de Frankenstein, d'ailleurs de la créature, qui est une belle réécriture je trouve, qui est bien loin de ce qu'on peut trouver dans le dernier Del Toro, où vraiment on a l'impression de voir un chien battu sur le bord de la route, qui a été abandonné pendant les vacances. C'est un peu Tristoun et c'est très classique en fait ce qu'il en fait avec Jacob Elordi et ce qu'il en fait du personnage. Alors c'est un Frankenstein différent parce que c'est des années après, le personnage a vécu, il s'est peut-être assagi aussi. On a ce mec qui est cinéphile, c'est marrant, qui fait des crises de nerfs, qui s'interroge sur sa solitude, sur ce qu'il ressent. Je trouve que c'est beaucoup plus proche de ce qu'on va voir dans The Bride of Frankenstein, de James Whedon, plutôt que ce qu'a fait Del Toro ou d'autres avant. Tout ça pour dire que c'est difficile de savoir ce qui reste des intentions originales de Maggie Dinello en tant que réalisatrice, tant on peut lire des ambitions affichées qui sont démesurées dans la mise en scène, dans le propos. Avec parfois des éléments de narration en face qui sont dignes d'un film quasi Netflixien, où on sent que vraiment il fallait abrutir le récit. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que l'idée de la réalisatrice de base, le pourquoi elle a fait le film, son pitch tel qu'elle a dû le donner au studio avant de l'écrire, c'est qu'elle voulait donner vie à un personnage culte mais invisibilisé de la pop culture. Parce que pour rappel, il y a le classique La fiancée de Frankenstein de James Well qui est sorti en 1935, donc film éminemment important du cinéma d'horreur, du cinéma de genre, tout ça. La fameuse fiancée, en fait, elle a beau être dans le titre du film, elle n'apparaît que quelques minutes à l'écran. Ce qui est super déceptif et aussi qui montre à quel point ce personnage, en fait, il est là, il lance la culture, il y a beaucoup de gens qui se le sont fantasmés. Mais finalement, dans les oeuvres majeures, il n'a jamais été trop à l'écran, il n'a jamais trop développé. Mais là, ce qui est intéressant dans ce film, c'est que Maguilino ne choisit pas juste de tisser un petit peu le lien du film. Le personnage se dire bon qu'est-ce qui se passerait si on lui donnait des dialogues, si on le faisait vivre un peu à la caméra, non elle se réapproprie totalement le mythe, le personnage, pour faire passer son propos, pour cristalliser quelque chose dont on parlera un petit peu plus tard, mais qui est très très intéressant. Et là je voudrais juste revenir un petit peu je pense sur la carrière de Maggie Gyllenhaal parce que c'est son second film mais on la connait quand même, elle a tourné dans beaucoup de films, dans beaucoup de séries et en fait c'est pour moi une actrice qui a toujours été dans des rôles très féministes, enfin en tout cas dans les rôles importants de sa carrière, des rôles de... de femmes très transgressives qui sont en décalage avec ce qu'on va attendre des idées de ce que doit être une femme à l'époque, de la féminité, tout ça. Et notamment aussi de ce qui va être du désir. Je pense notamment à sa prestation assez folle qu'elle a dans le film La Secrétaire, par exemple, qui est vraiment... enfin c'est une prestation assez interstellaire, quoi, et c'est un rôle difficile. Et je trouve ça fou qu'elle ait choisi d'ailleurs de faire ça à un moment dans sa carrière où c'était quand même le début. Je pense aussi à son rôle dans The Deuce, qui est une série HBO... très très sous-cotée, à mon sens, qui se passe dans un New York un peu crasseux, qui parle de début de la pornographie, de prostitution, tout ça, et en fait elle joue, elle, une rôle de prostituée, donc qui est indépendante, qui n'a pas de mac, et qui va finir par devenir une réalisatrice de films pornographiques féministes au fur et à mesure des saisons, une femme qui va s'émanciper et tout, et elle était productrice d'ailleurs dans cette série, donc je pense que c'est pas anodin que son personnage ait eu une trajectoire aussi puissante par rapport à d'autres, parce qu'il y a des personnages dans la série qui ont une histoire un peu plus tragique, mais voilà. Clairement, on sent que ce personnage de la fiancée, donc de The Bride, il s'inscrit dans cette galaxie de personnages qu'elle aurait pu incarner il y a quelques années, avant qu'elle soit détournée de l'actine pour se concentrer sur la réalisation, notamment parce qu'elle s'était plaint à l'époque qu'elle était arrivée à un moment de sa carrière, à un tournant, où on lui proposait que des rôles qui ne l'intéressaient plus, et avec lesquels elle se sentait en décalage. Donc elle s'est dit, bah écoutez, si vous êtes incapable de me donner des rôles qui m'intéressent, moi je vais créer des rôles qui intéressent d'autres femmes, et je vais leur donner Big Win pour Maggie Gyllenhaal. Donc voilà, maintenant qu'on a fait une petite... parenthèse, on va revenir un petit peu sur ce que je disais, le personnage de la fiancée que Maggie Guineole se réapproprie pour notamment parler de certaines choses. Et il y a quelque chose qui est assez important, je trouve, c'est la manière dont les hommes projettent leurs regards et leurs attentes sur les femmes. Les attentes qu'ils ont d'elles, évidemment, les attentes qu'ils ont sur leur rôle, qu'elles sont censées avoir dans la société, la manière de se comporter. Et ça, ça se symbolise plutôt pas mal, je trouve, avec le personnage de Frankenstein, en fait, qui arrive, qui va voir le docteur et qui lui dit, voilà, moi je rêve D'une copine, en fait, lui tout ce qu'il rêve c'est d'une espèce de Manic Pixie Dream Girl quoi. Au final il va avoir une Manic Pixie Dream Dead Girl, mais bon. Si vous connaissez pas ce terme, en fait ça fait référence à toutes ces femmes, ces personnages de femmes, notamment dans les comédies romantiques, qui sont toujours un peu délurées, fantasques, qui viennent bousculer la vie d'un homme, et qui sont souvent juste un simple love interest fonctionnel dans le récit pour faire avancer le personnage masculin. Par exemple, si je vous dis... Dans Scott P. Grimm, le personnage de Ramona, c'est une Manic PC Dream Girl. Il y en a d'autres, je pense à plein de comédies style romantique, par exemple Cameron Crowe, qui est un peu le spécialiste de ça, il en a fait beaucoup des personnages comme ça. Enfin voilà, comme dans Almost Famous ou Retour à Elizabeth Ton, où on a vraiment ces personnages-là qui sont totalement délurés, qui viennent révolutionner un homme en rentrant dans sa vie. Je pense que vous voyez très bien de quoi je veux parler. Et ici, le personnage de la fiancée, il a un petit peu ça, parce qu'il va venir dynamiter les attentes de Frank, mais aussi les projections que lui il avait de cette relation assez utopique avec un être qui est censé être semblable. Mais il faut dire que cette fameuse Brian en fait elle a tous les clichés de cet archétype de personnage féminin, mais ce qui est intéressant c'est que Franck en fait il est pas le héros du film, c'est bien la fiancée qui l'est, c'est elle qui brille, c'est sa quête, c'est son récit, donc c'est pas un personnage qui est fonctionnel, elle a tous les attraits de cette magnifique Dream Girl, mais elle est pas fonctionnelle dans le récit pareil, et c'est là que c'est intéressant et qu'il y a un point de bascule je trouve. Du coup, c'est ce personnage de la fiancée, il s'inscrit totalement dans un mouvement qui est presque... Dans du Femelle Rage, en fait, on a un personnage super grandiloquent qui a été ramené à la vie sans qu'on lui ait absolument rien demandé. Voilà, on a un peu ce truc de... On n'a jamais demandé à naître, elle n'a jamais demandé à renaître. Elle revient, elle est amnésique et en fait, elle a plein de rage en elle, de colère, elle a de la violence à extérioriser. En fait, tout ça, plus le fait qu'elle est amnésie, mais aussi, elle le sent en fait, le profond male gaze qu'on lui met dessus. En fait, la manière dont Frankenstein le regarde, la manière dont les autres hommes ont pu la regarder avant. Il y a une scène aussi où elle sort, en fait qui est quasi le déclic de ce qui va se passer après, où elle sort dans une boîte de nuit et elle se fait agresser. Donc voilà, il y a tout un truc où on sent qu'elle est revancharde sur cette société, sur ces hommes. Et ça fait d'ailleurs écho à sa vie de son vivant aussi, puisque on voit dans une séquence d'introduction où elle est vivante qu'en fait elle est effectivement beaucoup rabaissée, beaucoup sexualisée. Et on verra plus tard dans le film qu'elle s'est faite d'ailleurs un peu rouler dans la farine par un autre personnage. Et ça c'est... ça tombe un peu... qu'un cheveu dans la soupe d'ailleurs dans le récit mais c'est intéressant aussi ça vient donner de la substance à ce personnage et cette colère en fait ce que je disais cette espèce de de female rage c'est un terme qui est très à la mode mais je trouve que ce personnage il l'incarne bien il y a un truc que quand j'ai vu la bande-annonce, je me suis dit on dirait un peu Joker folie à deux. En fait, c'est pas Joker folie à deux, c'est juste The Bride folie toute seule. Et je trouve ça assez fou. Et d'ailleurs, je tiens à revenir un instant sur la prestation aussi de Jessie Buckley. J'ai fait un SO à Christiane Bell, mais je pense qu'elle le mérite. Dans notre épisode où on a parlé de Hamnet avec Tom, on disait qu'elle avait une prestation quasi habitée et animale. Et je trouve que là encore, elle a un truc dans son jeu d'acteur. Alors parfois, c'est un peu poussif, notamment quand elle incarne Marie Chélé, face cam, j'ai eu l'impression de regarder du théâtre contemporain, j'avais envie de crever. Mais il y a des moments où elle joue vraiment la folie de son personnage, où elle a un truc vraiment... On dirait qu'elle est possédée par une créature en elle. D'ailleurs, elle est possédée dans le récit, mais vraiment, ça me fait dire que c'est vraiment une actrice exceptionnelle. Elle a un truc vraiment très organique dans sa façon de jouer, c'est assez fascinant. Et pour moi, c'est vraiment la confirmation de ce début d'année en tant qu'actrice de fou qu'il va falloir vraiment suivre. Et là, je voudrais parler aussi d'un... d'une autre actrice, en tout cas du personnage qu'elle interprète qui est le personnage de Penelope Cruz qui fonctionne pas mal en miroir de celui de Jesse Beucley en tant que bride, parce qu'en fait Penelope Cruz elle incarne une enquêtrice qui a du mal à se faire entendre parce qu'elle est avec un gars et en fait lui il la considère plus ou moins comme sa super secrétaire et elle elle a envie d'être enquêtrice, elle a envie d'être reconnue et on sent qu'elle n'y arrive pas parce qu'elle est au milieu elle est dans un milieu d'hommes, voilà, la police qui la prennent pour la bonniche de service et elle a du mal à s'imposer et en fait on a ces deux femmes là Merci. qui toutes les deux opèrent en dehors des normes sociales et des attentes qui sont celles de l'époque. Elles évoluent un peu toutes les deux aux côtés d'hommes qui ont des attentes sur ce qu'elles sont supposées être, la place qu'elles doivent être, plutôt en mode, toi tu restes là, tu es sagement, c'est ça que j'attends de toi, qui les manipule d'ailleurs, mais sans vraiment le conscientiser. On a deux personnages qui sont pas super sympas avec elles. Il y a évidemment Franck qui ment pendant une grande partie du film à sa fiancée en lui disant je t'ai connu, on a couché ensemble, voilà comment tu t'appelais, alors qu'en fait il ne l'a jamais connu. Mais voilà, il essaie Merci. de la rassurer mais en lui mentant et de l'autre côté on a cet enquêteur qui lui dit oui oui bah c'est super t'es génial t'es incroyable mais en même temps il a envie de s'approprier tout le succès tout ce que fait son du coup sa secrétaire son duo, tout ce qu'il a envie c'est de s'approprier les succès, les lauriers des enquêtes et de jamais les redonner sur la personne qui a fait les efforts et en fait lui clairement c'est un gros malin et on le verra plus tard d'ailleurs que c'est un gros malin mais ce qui est intéressant c'est que ces deux là vont finir par réussir à s'imposer et être ce qu'elles ont envie d'être malgré tout. Et d'ailleurs, cet effet miroir sur les deux femmes, il est assez intéressant parce qu'on le sent dans la scène que je racontais tout à l'heure de Drive-In, où en fait, elle est en train d'écouter les deux personnages se faire un peu une déclaration, en tout cas de dire ce qu'ils sont, qu'ils sont monstrueux et qu'ils vont passer leur vie ensemble. Et elle écoute ça et en fait, elle a de l'empathie pour le personnage de Jessie Buckley, on le sent, le personnage de P.B.P. Cruise, en fait, s'identifie pas mal à ses attentes, à ça, de se dire, bon ben voilà... On sent qu'elle galère dans son monde et il y a une connivence qui va jusqu'à la fin du film où le personnage de Penelope Cruz en fait choisit de laisser les deux personnages de côté, de les laisser vivre leur vie. Enfin voilà, vous verrez, je ne veux pas vous spoiler le film mais en tout cas elle pourrait les coincer, elle pourrait les récupérer mais elle choisit de les laisser parce que je pense qu'elle s'identifie pas mal à ce parcours de vie et à ce qu'ils sont. Quand j'avais dit en introduction un petit peu ce que je pensais du film, je vous l'avais dit, c'est un film qui est raté, qui est charcuté. Mais c'est quand même un film, et je pense que vous l'avez entendu avec tout ce que j'ai pu dire auparavant, qui a quand même des choses à dire, qui est bourré de concepts, d'idées, qui vraiment a envie d'explorer ce personnage de la Bride of Frankenstein, qui a envie d'aller au-delà de ce qui a pu être fait dans la pop culture, sur les personnages, sur ce mythe de Marie Shelley, sur le mythe de l'univers qu'elle a créé. C'est très intéressant, le souci c'est que le film, malgré ses deux heures, ses longues deux heures, j'ai senti le temps passer, au bout d'une heure j'ai eu l'impression d'avoir ressenti deux heures. Mais ça, ça tient la structure du récit, en fait, qui est vraiment banale, qui est chiante, qui fait chier, quoi. On va pas se mentir. Mais voilà, on a une Maggie Gileal qui a plein de choses à dire, qui est assez brillante dans la mise en scène. En fait, on sent trop que ce film a dû faire des concessions, que ce film a été retravaillé, que ce film n'est pas... Ce qu'on regarde, c'est pas la director's cut, et je serais vraiment, vraiment très, très curieux de voir quel était le film de base, comment il s'orchestrait. parce que moi je trouve que Maggie Gyllenhaal a un certain talent, elle a une certaine vision, et j'ai pas boudé mon plaisir de découvrir ça en fait pendant le film. Tout ce que je me disais c'est ouais je sais que ce que je regarde c'est raté, c'est pas abouti, mais en même temps je peux pas m'empêcher de trouver mille qualités dans toutes les scènes, et ça c'est assez rare en fait au cinéma, et surtout dans les grosses productions comme ça qui sont charcutées, donc ça c'est une bonne chose, et pour le coup j'ai hâte de voir le prochain film de Maggie Gyllenhaal, en espérant que ce film là se plante pas au box-office, parce que évidemment le budget est assez conséquent, on est sur un blockbuster indépendant, donc ouais, au vu de ce que la Warner peut faire actuellement, elle est rachetée par Paramount, tout ça, enfin Paramount ou Netflix d'ailleurs, je sais pas où on en est dans le deal, mais tout ça pour dire, c'est le genre de film qui peut... pivot dans la carrière d'un réalisateur ou d'une réalisatrice et tu peux ne plus avoir de budget après, après, voilà, Maggie Gyllenhaal est une femme qui a quand même beaucoup d'influence et de puissance à Hollywood et dans la production, elle a produit beaucoup de choses auparavant, c'est quelqu'un qui est dans le milieu depuis longtemps, donc je pense que ça sera pas son dernier film, mais hâte de voir le prochain en espérant qu'il soit aussi démesuré et ambitieux que celui-là, parce que ça promet. Donc voilà, c'était mon avis sur The Bride de Maggie Gyllenhaal, n'hésitez pas à aller le voir en salle si vous voulez vous faire votre propre avis savoir si c'est un désastre ou pas, si vous partagez mes analyses ou non, est-ce que peut-être j'ai vu de la lumière ou il n'y en avait pas dans une pièce vraiment trop noire, voilà. Dites-moi et puis je serai ravi d'en discuter avec vous dans les commentaires. Pour la suite donc du coup de ce podcast un petit peu particulier, je vais revenir sur trois films que j'ai vus récemment en salle et dont on n'a pas parlé ici, parce que voilà l'exercice de se dire on choisit un film par semaine, on s'y tient, c'est pas toujours simple et des fois il faut savoir faire des concessions. Je voulais parler de Sen Help de Sam Raimi. Donc Sam Raimi, bon... parce qu'on n'a pas besoin de le présenter, Evil Dead, Spider-Man, plein d'autres projets, mais Sam Raimi, ces dernières années, c'est quand même, voilà, les deux derniers films avant celui-ci qu'on a pu voir, c'était Le Monde Fantastique d'Oz, qui est quand même, il faut le dire, une sacrée bouse, et Doctor Strange in the Multiverse of Madness, qui, pour un film de Sam Raimi, qui était annoncé le retour dans le multivers, après les Spider-Man, machin, bah c'est pas dingo, voilà, c'est un film, bon, il est clairement pas aussi nul que certains Marvel, voilà, faut être honnête. Mais c'est quand même pas un bon film. Et là, de le voir revenir 4 ans plus tard, avec donc un petit projet, voilà, qui paye pas de mine, bon, qui a quand même un budget assez intéressant de 40 millions de dollars, ce qui n'est pas rien pour un film d'horreur, mais voilà, il revient avec une comédie horrifique, donc ce qui est à noter, il revient aux origines, à ce qui a fait son talent, ce qui a fait sa renommée. Et pour l'occasion, il a un récit qui est vraiment tout tout con, en fait, parce que, pour vous pitcher un peu le film... C'est l'histoire d'une meuf qui est incarnée par Rachel McAdams. En fait, elle s'appelle Linda Liddle. Le nom déjà est fou. Elle travaille dans la planification stratégique d'une entreprise. Et en fait, depuis quelques années, elle se la donne pas mal et elle espère avoir une promotion. Et là, bon, retournement de situation. Son ancien patron, il lui avait dit, ouais, t'inquiète pas, c'est toi qui va me remplacer, tout ça, tout ça. Et au final, c'est son fils, un certain Bradley, qui se retrouve... à la tête de la compagnie, sauf que Bradley, c'est évidemment un épau-baby, le mec il est nul à chier, il est 0 sur 20. Il est interprété par Dylan O'Brien, qui d'ailleurs est une bonne révélation dans le film, je ne l'avais jamais vu aussi bon. Et Linda elle a un peu le seum, et elle se dit je vais me casser, mais avant de me casser, on va faire un dernier voyage, on va aller à Bangkok, finaliser un deal, et après je laisserai Bradley s'occuper tout seul, enfin on verra, en tout cas s'il ne veut pas me donner ma promotion, je m'en irai. Et ce qui se passe, c'est que l'avion... Il y a un accident, il y a un petit loss, il se retrouve sur une île, tous les deux, tout le monde meurt dans un crash d'avion, un crash d'avion qui est d'ailleurs assez chouette et jouissif à regarder, ceux qui ont vu le film je pense savent de quoi je parle, il se retrouve donc sur cette île et le twist, enfin il y a un autre twist mais le premier twist c'est que Rachel McAdams en fait son personnage qu'elle incarne c'est une agro de l'émission Survivor, donc l'équivalent de Koh Lanta aux Etats-Unis, donc en fait elle elle sait faire un peu, elle sait faire une cabane, elle sait chasser. Alors que le Dylan O'Brien, le Bradley, lui, il sait rien faire. Il est 0 sur 20 dans la vie partout, tout le temps. Et en plus, il est blessé, donc il peut pas faire grand chose. Donc on se retrouve sur une île où les deux sont ensemble, donc le patron et l'employé, et on a un rapport de force qui s'inverse sur une comédie horrifique où on va assister petit à petit à ce qui est la naissance d'un monstre. Mais on sait pas vraiment, on se douterait pas de qui est le monstre au début du film. Donc voilà, moi j'ai vraiment adoré ce retour de Sam Raimi parce qu'en fait j'ai vraiment vu ce film-là. comme un sportif qui sort de sa retraite et qui se dit je remets les crampons et j'y vais je vais me décrasser, je vais faire un film fun un film qui me ressemble enfin après deux blockbusters à la con là je m'y remets et je vais me faire un petit film qui coûte pas très cher enfin quand même un peu cher mais voilà j'y vais et je vais me faire kiffer et vraiment il se fait kiffer à fond c'est un film vraiment je l'ai appelé, la première fois que je l'ai vu je l'ai vu deux fois au cinéma je l'ai appelé, j'ai dit c'est un film de con mais en fait c'est pas vraiment un film de con c'est un film qui est Merci. super sensorielle, c'est un film de cirque, c'est vraiment un film de cinéma parce que t'es là, t'es avec les gens dans la salle et les réactions, la première fois tu réagis pareil avec les gens, mais la deuxième fois ce qui est super fascinant c'est de voir les réactions des gens. En fait c'est un film où il se passe beaucoup de choses, il y a beaucoup de moments un peu rigolos, de moments un peu gore, de moments un peu trash, et tu sens vraiment toute la salle, comment elle réagisse, j'ai l'impression de voir vraiment un chef d'orchestre qui est Sam Raimi, qui a parsemé son film de moments où La salle se lève, la salle s'indigne, la salle est surpris, la salle est à peur. C'est vraiment bien dosé, c'est assez brillant, alors que vraiment, dans ce que ça raconte, dans la récit, ça paye pas de mine. C'est vraiment juste... Voilà, on pourrait se dire, bon, il y a quand même un petit fond, parce que c'est le rapport de force capitaliste qui s'inverse, le rapport d'autorité. On a un film qui est un peu féministe, avec un personnage qui... prend sa revanche sur les hommes, sur les boys club tout ça, donc c'est un propos évidemment c'est dans le film, mais ça prend pas trop de place, ça reste globalement un film récréatif ce que je veux dire c'est qu'on peut y trouver mille qualités dans la mise en scène, dans ce que ça raconte, mais c'est purement un film divertissant et je trouve que dans la galaxie des films d'horreur que j'ai pu voir cette année, qui est quand même pas glorieux, voilà les derniers films d'horreur que j'ai vu c'est Screamset j'ai vu Sprimat il y a le Silent Hill, qui sont globalement des films c'est des bouses infâme et là ça fait plaisir d'avoir un film d'horreur qui se prend pas au sérieux qui est juste là pour t'amuser mais qui a quand même un propos c'est pas la question mais voilà je parle par exemple l'an dernier tout le monde a fait une zumba pas possible autour d'Evanui ou Weapons en anglais moi je trouvais le film ok tu vois mais c'était pas exceptionnel et surtout ça se prenait bien bien trop au sérieux pour ce que c'était, le mec il a cru c'était Get Out alors qu'il fait juste un film avec des enfants qui courent dans la rue en formant whatever, mais ce que je veux dire c'est que là, Sendeb, on sent que Sam Raimi, il se prend pas du tout au sérieux dans ce qu'il raconte, et ça fait un bien fou de voir un mec qui est totalement décomplexé sur ce qu'il raconte, sur ce qu'il met en scène, c'est brillant, il y a des plans, des transitions, où on sent vraiment que le mec il est parouillé pour un sou, et c'est juste que, ouais peut-être ces dernières années, il était en doute, il était pas en accord avec ce qu'il faisait, et là, voilà, il s'est retrouvé. Et là, j'ai qu'une hâte, personnellement, j'ai vu que le film a cartonné aux Etats-Unis. En France, il a vraiment... marchait pas mal mais bon je pense que c'est pas là où il a fait le gros de son chiffre donc le film a cartonné il est très très rentable pour 40 millions il a au moins apporté le double si on inclut le budget marketing on va dire que le film il est rentable au moins un minima mais je pense qu'il a fait des bénéfices et c'est super intéressant parce que je me dis peut-être que le petit Sam il va se dire ben en fait pourquoi je ferais pas ça pourquoi je retournerais pas au cinéma d'horreur et j'arrêterais un peu les blockbusters à la con pour vraiment faire ce qui est mon cinéma de prédilection et visiblement J'ai un public, jeune, pas jeune, j'ai des gens qui ont envie de faire ça, qui me soutiennent, donc j'espère qu'il va prendre ça comme un signal pour peut-être finir sa carrière de cette manière, et je serais super heureux de voir un film dans cette veine, dans les prochaines années, je pense que ça peut être super intéressant, je pense qu'il a encore beaucoup de choses à développer, en plus on le voit, il se fait plaisir au niveau effets spéciaux, il utilise beaucoup du numérique un peu cracra, des choses qui ne s'autorisaient pas spécialement dans ses dernières productions. Donc c'est assez cool, ça contraste pas mal avec ce qu'il a pu faire notamment dans le Marvel. On sent vraiment un mec qui est libéré, qui s'amuse et qui n'a pas peur du rendu qu'il donne. Il mise sur la sensation, la sensation de ce que tu vois, de ce que tu ressens. Et ça c'est super en tant que spectateur, tu sens vraiment que le gars il a pensé son film plus pour toi que pour lui. Et c'est quelque chose qu'on ressent assez peu dans le cinéma d'horreur notamment. Donc voilà, Sennheb je le recommande très... Très chaudement, je pense qu'il est encore en salle dans beaucoup de cinémas, donc n'hésitez pas à aller le voir si ce n'est pas déjà fait. Le prochain film dont je voulais parler, c'est No Over Choice ou Aucun Autre Choix en français, le nouveau film du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, qui est sorti en 2025 à peu partout dans le monde, mais en 2026 en France. Comme d'hab, on est un peu lésé, mais bon, il y a des films aussi où ça sort en avance chez nous, donc on ne va quand même pas tout le temps se plaindre. Ce film adapte une seconde fois un livre qui avait déjà été adapté au cinéma, qui s'appelle Le Couperet. Donc il y avait un film qui avait été fait par Costa Gavras, avec notamment José Garcia dans le rôle principal. Donc voilà, un film qui date de 2005. Et en fait, quelques années plus tard, Park Chan-wook, lui, s'était dit, j'ai vraiment envie de faire un remake, mais voilà, il faut que je développe tout ça. Et donc c'est un film qui est en développement depuis quasi deux décennies, en fait, avant d'avoir été fait. Je crois qu'il a été tourné en 2024 avant de sortir en 2025. Voilà, donc c'est un film qui est resté longtemps dans les tiroirs. Des scénaristes, aussi de l'écriture, de réalisation. C'est une oeuvre sur laquelle il a beaucoup réfléchi, qu'il a beaucoup conscientisé avant de la faire. Et de quoi ça parle, donc, No Over Choice ? C'est l'histoire d'un ingénieur, en fait, dans la papeterie. Ça fait 25 ans, il travaille dans la même usine. Et puis un jour, il est soudainement licencié. Ça tombe du ciel, comme ça. Et il cherche un nouvel emploi parce qu'évidemment, c'est un bourgeois un peu déchu. Il a une belle maison, il a une femme qui ne travaille pas, il a des enfants. Et il a deux beaux chiens, il a vraiment la belle vie si vous voulez, qu'on fait du rêve américain version peut-être sud-coréenne. On voit que le personnage a certains privilèges. Et lui il cherche à retrouver un emploi qui va lui assurer d'avoir le même statut pour protéger sa femme, tout ce qu'il a, parce que sinon il va devoir vendre la maison. Mais en fait il se rend compte que c'est pas si simple de retrouver du boulot, parce que notamment il y a de moins en moins de postes, puis surtout c'est un senior, il est difficile à employer. Il a eu des postes à responsabilité, donc il ne peut pas travailler sous n'importe quelle personne. Enfin voilà, vous savez, la société sud-coréenne, c'est très codifié. Quand on a été manager, on ne peut pas redevenir employé, vice-versa. C'est très... Voilà, il y avait beaucoup de codes, quoi. C'est très rigide. Et donc du coup, il se dit, bon, bah merde, je suis grave dans la merde, je ne retrouve pas de boulot, qu'est-ce que je vais faire ? Et donc, son idée, c'est de faire passer une fake annonce dans le journal, en tant que lui-même recruteur dans la papeterie. Et en fait du coup il se retrouve avec des candidats potentiels qui... serait ses adversaires si jamais demain il devait répondre à une offre d'emploi. Et donc du coup il se dit, tous ces gens-là, tous ces gens-là qui sont potentiellement meilleurs que moi, ou à minima qui pourraient intéresser une entreprise autant que moi je les intéresserais, au même poste, à expérience équivalente, je vais les tuer. Donc on est vraiment sur une comédie très noire, comédie satirique, qui se moque un petit peu du capitalisme, de la manière dont aujourd'hui on cherche des emplois, dans la manière dont aujourd'hui on est tous... mis les uns et les autres en concurrence, comment on s'individualise pour nos petites réussites, notre petit confort très très bourgeois. Donc le propos du film, il n'est pas non plus subversif de fou, voilà, c'est des choses qu'on voit depuis pas mal de temps, qui est beaucoup traité d'ailleurs dans le cinéma sud-coréen, parce qu'évidemment, comme je l'ai dit précédemment, on est sur une société qui est extrêmement codifiée, qui a un rapport au travail qui est extrêmement malsain, un rapport à la réussite aussi, qui est vraiment vraiment vraiment malsain, et donc bon, on est sur quelque chose d'assez évident, ce qui est assez chouette, c'est que du coup, j'ai l'impression que par Shane Wook, en fait, il se réappoprie totalement le cadre de base du récit, donc aucun autre choix, le... Le film, le couperet, le livre, il s'émancipe de tout ça pour faire sa propre tambouille, pour parler de la société dans laquelle lui, il a vécu, de son prisme de réalisateur sud-coréen. Et ça, c'est assez intéressant parce que si vous vous intéressez un peu à la Corée, vous allez vite fait voir pourquoi le film est pertinent. Mais il parle quand même, je pense, à beaucoup de personnes en dehors et notamment la société occidentale, le monde que nous, on a. c'est pas un film qui est fermé qui a un oeil tout droit vers la Corée, non il va vous parler à vous aussi, non ce qui est le plus brillant dans ce film, je disais plus que le propos, parce que le propos il est assez attendu, classique et voilà c'est la réalisation il est, Park Chan-wook est interstellaire dans ce film alors on le sait, Park Chan-wook est un super réalisateur je pense, bon voilà, old boy j'ai pas besoin de vous le dire, c'est un classique Mademoiselle, c'est chanmé j'ai pas vu Decision to Live mais il paraît que c'était assez fou Donc là on a vraiment un réalisateur qui sait qu'il est en pleine possession de ses moyens, qu'il est à son prime, qu'il peut faire ce qu'il veut. Parfois ça se regarde peut-être un peu trop le nombril dans la manière dont ça met en scène et dans sa film, ce qui peut être un problème au niveau du rythme du film parce que le film est à mon sens un petit peu long. Il y a des scènes qui s'éternisent un peu parce qu'on sent que le mec il a envie de tester des trucs, il s'amuse et ça c'est quand même jouissif en tant que spectateur de dire que le réalisateur s'amuse mais à contrario de Sam Raimi, ce que je disais tout à l'heure, qui s'amuse, enfin qui fait des choses pour le spectateur, lui par chez nous qui fait des choses pour lui, voilà c'est clairement... Il est là, il regarde ses rushs à la fin de la journée, il dit « putain, je suis incroyable, je suis le meilleur réel, je tue » . Ça, c'est une autre démarche. Mais il y a vraiment des moments de mise en scène que je retiens. Je pense notamment à l'entretien d'embauche, qui est vraiment chouette, avec ce symbolisme autour de la lumière qu'il a dans l'œil, le recruteur qu'il ne voit pas. Donc ça, c'est une chose. Il y a plusieurs moments, parce qu'en fait, le film se découpe un peu en sketch, où il va essayer d'aller tuer chaque personne qui lui fait concurrence. Et ce qui est un petit peu drôle, c'est que ce personnage est incapable de tuer. Donc à chaque fois, il va se retrouver dans des situations un peu ubuesques, où on a un mec gentil et totalement déboussolé, qui panique en mode « Merde, putain, il faut que je le sauve, il faut que je retrouve du boulot ! » Et donc du coup, sa folie et sa parano l'emmènent à très très loin. Et il y a des scènes vraiment chouettes, il y a des moments où les chorégraphies sont bien, il y a des belles idées de mise en scène, des beaux trucs, je pense notamment à la dernière victime qu'il va faire. C'est à mourir de rire ce qui se passe. Et il y a des séquences de court-poursuite. Des trucs. C'est vraiment très très chouette. Ça fourmille d'idées. Pour moi, après, le meilleur truc qu'il ait fait dans ce film. Et qui est, je pense, le plus jouissif. Et d'ailleurs, peut-être pour ça que le film me marque autant. En tout cas, il y a une scène qui me reste beaucoup dans l'esprit. C'est la fin du film. Bon, je spoil. Mais il va finalement retrouver du boulot. Avec un truc équivalent. Il va se retrouver dans une usine de papeterie. Et en fait, on a ce personnage qui se retrouve seul dans une grande usine avec sa tablette. Et en fait, on lui explique grosso modo qu'aujourd'hui, on n'a presque plus besoin de lui parce qu'en fait, tout se fait via IA, tout est automatisé. Et lui, il est quand même là et il est heureux d'être là. Il jubile en fait d'être dans son usine, de retrouver son train-train, de surveiller ses machines, d'être ce rôle d'ingénieur qui lui a tant manqué, d'avoir du boulot en fait. Il jubile d'être occupé, ce qui est assez ironique parce que son job... pue la merde et à tout moment il peut se faire remplacer et il y a un parallèle je pense qui est assez sympa c'est que bon aujourd'hui vous le savez comme tous si vous suivez un peu le cinéma et l'art en général l'IA vient un peu bousculer la créativité certains emplois on se pose des questions il y a des films aujourd'hui qui sont faits full par l'IA des séquences des effets spéciaux tout ça et donc il y a clairement un parallèle qui est fait entre Park Chan-woo qui s'est amusé pendant deux heures avec des effets visuels qui sont faits à la main, tout ça, te dire « Bon, ben voilà, regardez, il y a des gens aujourd'hui qui sont extrêmement heureux de voir l'IA les remplacer, de voir l'IA optimiser tout. Je pense que lui, c'est pas son propos quand il se fait ce film, et que justement, il a envie de se moquer de ça. » Enfin voilà, il y a un bel écho à l'industrie du cinéma actuel qui est fait, à mon avis, par Par Shanwook en subtexte, de manière assez symbolique. Le film regorge de symbolisme, d'ailleurs. C'est un film qui est extrêmement symbolique dans sa mise en scène, dans tout ce qu'il raconte. Et donc du coup il y a beaucoup de choses à décrypter, j'aimerais bien le voir une deuxième fois, je l'ai vu malheureusement qu'une fois, pour pouvoir vraiment m'attarder avec un nouveau regard, vous savez moi j'aime bien regarder des films plusieurs fois, je les regarde une fois où je découvre tout, deuxième fois je suis un peu plus analytique dans la manière dont c'est construit, la troisième fois je regarde le découpage, cette parcelle, la manière dont c'est réalisé. réaliser les choix de plans, les mouvements de caméra. Ça en dit beaucoup, je trouve, sur la manière dont est construit le film. Après, moi, c'est aussi parce que je suis peut-être un autiste du cinéma. Whatever. Mais bref, je vous conseille vraiment, vraiment de regarder No Over Choice, donc aucun autre choix de Park Chan-woo qui est un super film. Il doit encore être en salle dans beaucoup de cinémas également. N'hésitez pas, surtout que vraiment, ça serait dommage de passer à côté d'un si beau bijou de mise en scène sur grand écran. Et enfin, pour finir cette émission un petit peu spécial ce podcast particulier je voulais parler d'un film j'ai eu un petit coup de coeur dessus la semaine dernière ce film c'est Is This Thing On c'est réalisé par Bradley Cooper co-écrit par Will Arnett et Mark Chappelle et en fait ça raconte l'histoire d'un comédien, c'est adapté d'une histoire vraie d'ailleurs, un comédien qui s'appelait John Bishop, en fait c'est un gars qui est incarné du coup par Will Arnett qui va divorcer de sa femme enfin en tout cas il se pose des questions avec sa femme ils sont séparés, ils sont en pause Sa femme, elle est incarnée par Laura Dern. En fait, ce gars-là, un jour, il est en mode, j'irais bien boire un verre dans un bar. Sauf qu'on lui dit, il y a un videur qui lui dit, c'est 15 balles pour rentrer. Et lui, il est en mode, bah, fiché, je ne vais pas payer 15 euros pour aller boire un verre. Il met au lieu de se dire, je vais aller boire mon verre ailleurs. Il lui dit, ah, mais c'est bizarre, il y a des mecs qui rentrent et ils ne payent pas. Et le videur lui dit, bah ouais, mais eux, ils jouent ce soir. Il fait, mais comment ça, ils jouent ? Bah, c'est une scène ouverte, c'est du stand-up. Et du coup, lui, il se dit, bah, écoute. si je peux économiser 15 balles je vais aller sur scène et donc il se retrouve sur scène et là évidemment c'est pas un stand-upeur, il n'y connait rien mais comme il se passe beaucoup de choses dans sa vie il va expier de manière un peu cathartique ses doutes sur sa relation avec sa femme et en fait les gens qui le regardent, ils se disent pas que le gars c'est sa première fois, ils vont juste se dire ah bah le mec est marrant, en tout cas je peux relate à ce qu'il raconte, il a l'air il a assez de détresse pour que ce soit drôle malgré lui donc ça fonctionne et donc le personnage de William Hed se prend au jeu et se dit bah finalement est-ce que le stand-up ça serait pas mon truc Parce que bon, lui, il bosse dans la finance, sa vie est un peu de la merde, et il trouve là-dedans un espèce d'échappatoire au milieu d'un divorce, on voit qu'il le ronge. Alors pourquoi j'ai eu un tel coup de cœur sur ce film ? Bah moi-même, je suis assez surpris, parce que j'avoue que, bon, le dernier Bradley Cooper que j'avais vu, c'était Star is Born, et que j'avais vraiment détesté, j'avais trouvé ça vraiment pas bien, même si j'avais vu de manière formelle que Bradley Cooper savait réaliser un film, et voilà, patati patata. Ce film-là m'a vraiment, vraiment touché. Parce que je l'ai trouvé super inventif et super sincère. Alors peut-être ça tient du fait que l'histoire s'inspire de quelque chose qui est vrai. Donc du coup, ils ont tous écrit à partir d'insides de choses vraiment réelles, très humaines. Et donc du coup, ça déborde dans le récit. Mais moi, ce que je dirais plutôt, c'est à cause de la... À cause, grâce notamment à la mise en scène, mais aussi à l'écriture des personnages. Donc on a le personnage de Will Arnett qui est vraiment super. Il est super touchant. Ce mec, machin, qui essaye... De se trouver lui-même et qu'il essaie aussi de retrouver sa femme, qu'il essaie d'être un bon père pour ses enfants. Voilà, ça c'est écrit par un homme, donc évidemment que ça allait être ça. Mais là où le contre-pied, c'est ce qui m'a surpris, c'est que le personnage de Laura Dern prend autant d'importance dans le récit que celui de Will Arnett. Alors Will Arnett est bien sûr le héros, mais ce que je veux dire c'est qu'elle ne fait pas juste figure de « je suis la femme qui est là sur le côté et que tu dois retrouver, tu es ma quête » . Non, non. Le personnage de Laura Dern, c'est un personnage qui a de la substance. En fait, elle joue une athlète, une ancienne athlète de voler. qui a participé aux Jeux Olympiques, voilà, on le comprend, enfin en tout cas, elle était une athlète de haut niveau, et qui s'interroge sur si oui ou non, elle devrait faire son retour en tant que coach pour l'équipe olympique américaine en 2028. Enfin voilà, elle se pose des questions, tout ça, et puis surtout, on sent qu'elle se fait chier, elle n'est pas considérée par son mari, tout ça. Et voilà, et on a toute cette quête des deux personnages, qui est un peu mis en miroir tout au long du film, et on a des super scènes, en fait, c'est... Le film est ingénieux, dans ce qu'il décrit. Par exemple, je pense à une scène, Je ne spoil pas trop, mais à un moment, Laura Dern se retrouve à un espèce de date avec une personne. Et en fait, il l'emmène dans un comédie club. Sauf qu'au moment où elle arrive dans le comédie club, Will Arnett arrive aussi. Et en fait, on a toute une mise en scène des deux en parallèle, où lui, il va aller sur scène, elle s'installe et finalement, il l'entend jouer. Enfin, elle l'entend jouer et elle entend qu'il parle déjà les surpris parce qu'elle ne savait pas qu'il était du stand-up. Et en plus, il parle de leur relation et en plus, il parle de ses doutes. Il lui dit, quasi sur scène, j'ai couché avec une autre meuf, mais j'aime ma femme, je ne pense qu'à elle. Bon, vous en pensez ce que vous voulez de ça, mais ce que je veux dire, c'est qu'en termes de mise en scène, et comment, dans une scène, tu symbolises, tu cristallises les émotions des personnages qui ressentent l'imporo dans un jeu de regard, au sein du récit, c'est vraiment chouette. Je trouve que là, Bradley Cooper, il a fait un super choix. En fait, globalement, toutes les scènes de stand-up, elles déchirent. elles sont vraiment chouettes et il y a vraiment d'autres moments où je me dis putain le film il est super intelligent, il est super délicat, notamment la fin, je l'ai trouvé très très sincère la fin du film, il y a un moment aussi dans une maison, en fait c'est un film qui est vachement centré autour du dialogue, autour des jeux de regards, qui est des noms dits beaucoup et qui se magnifient, manifeste d'une manière comme d'une autre. C'est un film qui est super adulte et qui fait du bien, qui est drôle en plus, qui est léger, qui se prend pas tellement tout le temps en sérieux pour des sujets qui, globalement, sont des sujets que beaucoup de gens vivent au quotidien, auxquels ils peuvent relate et qui sont des sujets tristes. Je tiens à saluer aussi, au passage, la prestation qui est totalement stellaire de Laura Dern. Alors, Laura Dern, on le sait, c'est une actrice exceptionnelle. Plus les années passent, plus je trouve que... Je sais pas ce qui lui arrive, mais elle est toujours... un peu plus forte, c'est assez fascinant. Et là, vraiment, il y a des moments où la manière dont elle regarde le personnage de jouer par Will Arnett avec son regard de femme encore amoureuse, mais fâchée, qui est fascinée par cet homme autant qu'il la saoule, mais il y a un truc dans ses yeux, c'est pas possible d'avoir autant d'émotions dans un jeu d'acteur. C'est d'une sincérité, c'est d'une pureté, c'est... ça te désarme en tant que spectateur. C'est une dinguerie de jouer comme ça. Et vraiment... chaque année elle continue de m'impressionner, je sais pas jusqu'où elle va aller mais big up à elle, et félicitations à Bradley Cooper qui malgré le fait que ça a pas l'air d'être un immense mec sympa dans la vraie vie, a réussi à m'émouvoir avec son film et sa proposition, c'était pas gagné, et surtout là je suis en tant que spectateur, je me dis ce gars là peut-être que c'est un réal sur lequel on va pouvoir compter dans les prochaines années, en tout cas c'est très intéressant ce qu'il a fait et c'est très très à contre-pied de ses films précédents, donc j'ai pas vu Maestro, mais qui a l'air d'être quand même un film classique, un peu Oscar, tout ça. Là, on s'est plus orienté sur un truc qui ressemble beaucoup plus à du cinéma d'auteur. Donc ça me fait plaisir de voir un mec qui s'essaye à quelque chose, et qui a réussi, et qui a plutôt excellé dedans. Donc big up à lui, félicitations. Et bon, après c'est toujours facile d'avoir un bon film qui se tient quand on a d'excellents acteurs. Donc peut-être qu'aussi il se fait carry par le Renard et Will Arnett, qui sont vraiment, vraiment, vraiment très bons dedans. Mais bon, ça l'avenir nous le dira dans un prochain film. En attendant, je vous conseille Ici, Sling On de Bradley Cooper qui est au cinéma depuis deux semaines qui, lui, pour le coup, je pense, ne va pas y rester énormément. Donc, n'hésitez pas. Après, c'est toujours un film qu'on peut revoir sur sa télé puisque, globalement, on est loin du brillantissime No Over Choice au niveau de la mise en scène et vous n'avez pas ce côté collectif du cinéma comme Scène Help de Sam Raimi où c'est vraiment cool d'avoir les réactions des gens, d'avoir peur en même temps, de rigoler en même temps. Voilà, voilà. Donc, n'hésitez pas à aller le voir. Et l'after hour, c'est donc fini pour aujourd'hui. Je vous remercie toutes et tous, bien évidemment, de m'avoir écouté pendant cette quarantaine de minutes en solo, où je pense que je suis allé à droite, je suis allé à gauche, j'ai fait des zigzags, je sais pas où je suis allé. Sûrement que mes propos ne se tenaient pas, mais vous savez, d'habitude, j'ai quelqu'un pour jouer au ping-pong avec moi, et cette fois-ci, j'ai joué tout seul, et personne ne me renvoyait la balle, malheureusement. La semaine prochaine, on se retrouve normalement pour un épisode beaucoup plus normal, un épisode à deux, je l'espère. D'ailleurs, en attendant, si vous avez apprécié, je vous rappelle que vous pouvez... nous soutenir en nous rejoignant sur les réseaux sociaux arrobaselafterwordpod, on est présent sur Instagram on est présent sur TikTok, vous pouvez également vous abonner à ce podcast sur les plateformes Spotify, Deezer, tout ça tout ça vous pouvez aussi noter le podcast c'est possible sur Spotify, c'est tout en haut vous mettez 5 étoiles, pareil sur Apple Podcast j'ai vu d'ailleurs dernièrement une personne nous a mis une petite note sur Apple Podcast ça régale, merci beaucoup ça nous soutient, ce podcast est gratuit et c'est les seuls petits retours qu'on peut avoir donc c'est super Si vous avez des choses à dire, vous pouvez aussi mettre des commentaires, je lis, lis, j'y réponds. On est aussi trouvable sur les réseaux sociaux si vous avez un message à nous envoyer, un petit retour à nous faire. Et pour le reste, moi je vous dis à la semaine prochaine et je vous fais des bisous. Au revoir !