Speaker #0Si je vous dis cette semaine vous allez vivre sans téléphone portable, qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ? Soyez attentif à ce que ça produit en vous. Quelle pensée, quelle émotion peut-être ? Peut-être parmi nous, il y en a certains qui se sont dit impossible. Donc c'est vrai, je ne considère pas cette proposition comme envisageable. Peut-être, si nous nous projetons dans cette idée de faire une semaine sans portable, pour certains d'entre nous, ça suscite une émotion, on pourrait dire, négative, du type « embarras, ça va être compliqué » . Ou alors, peut-être même une forme de peur, « comment je vais rester au courant de ce qui se passe ? » Ou alors, un sentiment de manque, c'est-à-dire « et mes petites récréations de scroll pendant la journée » . Et peut-être, pour certains, ça peut susciter une émotion positive, du type « en vrai, ça me ferait tellement de bien » . Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, et donc pas simplement pour les adolescents, mais pour beaucoup d'entre nous, l'usage des réseaux sociaux s'impose à nous comme une nécessité ? Pourquoi ces médias, ces moyens qui n'existaient pas il y a 25 ans, qui étaient quasi inexistants, sont devenus des moyens qui ont une telle prise sur nos vies quotidiennes ? Comment quelque chose dont personne n'avait besoin est devenu quelque chose dont nous ne pouvons pas nous passer ? Cet usage des réseaux, il a une certaine prise sur nous, mais qui ressemble à une emprise dans un certain nombre de situations. Et nous en avons tous une certaine conscience. Aujourd'hui, je vous propose de réfléchir ensemble à cette question. Comment dire stop au diktat, c'est-à-dire à ce que nous imposent les réseaux sociaux ? La première question, c'est quel type d'emprise les réseaux ont-ils sur ma vie ? Et puis la deuxième question, c'est quels sont les moyens dont je dispose pour m'en sortir ? Quel type d'emprise ? Avant de démarrer, je voudrais juste peut-être partager un constat, c'est celui du modèle économique qui est sous-jacent à ces moyens qui nous sont proposés et que nous utilisons. C'est-à-dire que ce n'est pas étonnant que les réseaux sociaux provoquent une dépendance parce qu'ils sont pensés comme ça. C'est-à-dire qu'il y a un modèle économique, il y a des gens qui mettent de l'argent. Pour, essentiellement, à la fois que ce soit gratuit, mais du coup que ce soit par le temps que nous passons dessus qui génère de l'information. Et cette information, elle est valorisable par des acteurs de l'économie. Mais donc, l'enjeu pour les personnes qui pensent ces moyens-là, c'est que nous y revenions et que nous y passions du temps. Parfois, on parle de neuromarketing, c'est-à-dire que la manière de nous vendre du temps passé est vraiment pensée à partir des progrès aussi des sciences, des fonctionnements de notre cerveau et des petits moyens de créer des petites dépendances. On a tous entendu parler de ça. Ça va permettre de créer ce qui est cherché, c'est-à-dire nos consultations multiples au cours de la journée. Parce que nous allons chercher des micro-gratifications, des petits plaisirs qui font que je continue à scroller, par exemple sur un fil, et que ça peut durer 20, 30 ou 40 minutes. Honnêtement, lequel d'entre nous ne s'est pas dit un jour, en arrêtant de scroller au bout d'une séance un peu longue, pourquoi j'ai regardé ça ? Je pense que ça nous arrive tous. Oui, mais c'est intéressant de s'arrêter et de dire... Pourquoi je me pose cette question de pourquoi j'ai regardé ça ? Pourquoi j'ai fait ça ? Le fait, la statistique, peut-être vous la connaissez, je ne sais pas si c'est encore valable aujourd'hui, mais il y a un an, je crois que les vidéos les plus vues, c'était des vidéos de Ausha à échelle mondiale. C'est intéressant. Qu'est-ce qui fait que l'humanité scrolle des petites vidéos avec des Ausha qui se cassent la figure ou qui font un truc ? Qu'est-ce qui fait ? que ce soit ça Qu'est-ce qui se passe ? Alors qu'est-ce qui se passe ? Il y a un premier type de prise ou d'emprise qui est le diktat des apparences. Alors ce sujet que nous proposons ce soir, c'est deux jeunes, parce que de temps en temps je vais dans la rue et puis je vais faire du sondage en disant qu'est-ce que vous aimeriez avoir comme sujet sur le podcast Dieu fait du stop ? Et il y a deux jeunes qui me disent, nous c'est les réseaux sociaux qui nous mettent la pression sur les apparences. Est-ce qu'on est dépendant ? des apparences. On est deux jeunes, ils avaient 18 ans, et il y en avait qui avaient un sac basic fit. Donc ils sortaient de la salle de sport où ils étaient allés faire de la muscu, et je leur dis, vous sortez de la salle ? Ils me disent, non, on sort du McDo, parce que la norme qui est imposée par les réseaux, c'est que tu vas à la salle, mais après, il faut la prise de masse, donc il faut les protéines, donc c'est le double steak chez McDo. Alors ce qui était intéressant, c'est qu'ils étaient conscients de cette... Et donc il y en a un qui disait, mais moi les réseaux, ils me mettent la pression au niveau des apparences physiques. Mais on va à la salle et on bouffe derrière. Il dit, mais c'est vrai que quand je me balade dans la rue, quand je suis sur les réseaux, tous les gens se ressemblent. Il y a cette espèce de norme qui s'impose. Il dit, quand je vais dans la rue, en fait, c'est pas ça le monde réel. Donc, il sentait. Et en même temps, tous les deux, ils sortaient de la salle. Je n'ai rien contre la salle. Ils sentaient en même temps qu'ils étaient sous pression de ces normes. Avec une conscience quand même qu'il y a un décalage avec la vraie vie, avec le réel, avec les vrais gens, on pourrait dire. Mais donc concrètement, ces normes, on pourrait dire sociales, notamment par l'apparence physique, mais ça peut être plus large, venaient quand même donner forme concrètement à leur soirée du vendredi soir. Ça c'est la partie un peu réception, comment je me fais parfois informer, mais ça va se traduire aussi par une partie d'émission, c'est-à-dire que moi-même, souvent, parfois je vais produire du contenu. Alors il y a évidemment des usages, j'irais, soft. assez sain, c'est-à-dire que je suis sur un site, sur peut-être un profil privé, j'ai quelques personnes avec qui je partage un album photo, là il n'y a pas de difficulté. Mais le plus souvent, nous nous faisons absorber dans un flux beaucoup plus large où il y a de l'interaction forte. Et pourquoi nous nous faisons aspirer ? C'est ce que je disais au tout départ, c'est parce que c'est ça qui intéresse le marché. C'est-à-dire les acteurs, c'est ça qu'ils veulent que nous allions dans ce flux-là. Et où je vais être aspiré par le fait d'avoir de la visibilité, d'avoir une image aussi acceptable et je dois être présent. C'est le deuxième type d'emprise. Après, les normes, les apparences ou les normes sociales, c'est ce qu'on pourrait appeler le diktat, si on garde le mot, de la popularité. C'est un des mots-clés des interactions sur les réseaux sociaux. C'est populaire. Et mes interactions, les likes, les commentaires, mes publications, ce que j'apporte... Elles vont insensiblement parfois d'abord, puis de plus en plus intensément être déterminées par cette influence, voire cette pression un peu des normes. Et c'est la question qui est une question présente dans toute l'histoire humaine, c'est la question de la reconnaissance sociale. C'est un besoin humain que nous avons en nous d'être reconnus par les autres, et donc ça c'est normal, mais ici ça se joue d'une manière un peu nouvelle et souvent dysfonctionnelle. Je donne quelques exemples, quelques modes de la reconnaissance sociale dysfonctionnelle. Il y a le mode Instagram. Il y a un mot que vous utilisez peut-être, c'est Instagramable. Ça veut dire que c'est au niveau de beauté, de lissage, d'acceptabilité, pour que je puisse le passer en photo. On n'est pas tout le temps Instagramable quand on se réveille le matin. Il y a plein de moments de la vie où en fait on n'est pas instagrammable, sauf que la pression fait que si c'est un peu mon média, je vais communiquer que quand je suis instagrammable ou quand je fais des choses instagrammables. Donc vous voyez, la dérive elle est évidente, je crée une espèce de e-vitrine de moi-même, assez ou très éloigné du réel. Or, c'est le principal mode de relation sociale pour certains d'entre nous. C'est-à-dire qu'en fait, le temps passé sur les réseaux est parfois plus élevé que le temps passé dans des interactions, on pourrait dire, réelles, physiques. Donc, ce n'est pas rien, ce n'est pas marginal. Le deuxième mode, c'est le mode TikTok. Alors, comme je ne pratique pas, je ne connais pas très bien, mais il y a celui du... Sur TikTok, on a parfois le truc du défi, vous savez, du format qui se met en place. Voilà. Il y a des défis, peut-être amusant, c'est la petite danse de... Peut-être que Paul, tu fais des petites danses chez toi. Vous voyez, il y a une danse du moment et donc chacun essaie de la reproduire, etc. Mais il y a aussi parfois des choses qui partent complètement dans le décor avec des... des démarches un peu soit outrancières, soit où des personnes prennent des risques. J'ai entendu que, je ne sais pas si c'était cet été ou un peu avant, il y avait une espèce de défi, c'était d'être le plus cramé possible en se mettant par l'huile de bronzage. Donc il y a des gens qui ont pris des risques. au niveau de la santé, parce qu'il y a une espèce de surenchère. Pourquoi ? Pour gagner du like, pour faire réagir, pour devenir un peu viral. Je dirais que la dérive grossière, elle nous montre une tendance un peu. Elle nous montre en fait une espèce peut-être de mouvement de fond. Le troisième mode, c'est le mode Snapchat, que je ne connais pas bien non plus, avec la snapflamme, c'est-à-dire que... C'est mon amie enseignante qui m'a dit à midi, en fait, les élèves, ils m'ont dit plus de trois jours, pas possible. On va tous perdre nos snapflams. C'est-à-dire que sur Snapchat, vous êtes gratifié si vous y allez tous les jours. Si vous n'y allez plus, vous y allez. Si vous filez des vidéos plutôt que juste un petit mot, c'est encore plus de notes. Et si vous arrêtez plus de trois jours, vous perdez et donc vous disparaissez. Et donc, pour eux, c'était intéressant. Et cette classe, ils ont dit. Trois jours impensables, parce qu'on va perdre notre espèce de... Je pouvais perdre ma visibilité. J'ai une bonne note, je suis un bon pote. Cette espèce de virtualisation, qui est quand même quelque chose qui interroge, et une dépendance du coup qui se crée. Et puis un quatrième mode, on va dire qu'il y a un peu tout réseau confondu. Mais on pourrait mettre dedans aussi des réseaux qui paraissent beaucoup plus sérieux, comme du type LinkedIn, qui est la version pro, un peu sérieuse. Mais en fait, ça joue aussi, c'est marketé sérieux, mais il y a des ressorts qui sont apparentés. C'est le FOMO en anglais, c'est Fear of Missing It, c'est-à-dire la peur de manquer quelque chose. Je reste sur les réseaux, je me connecte tous les jours parce qu'il faut que je sois au courant. Parce que sinon, quand je viens au bureau ou quand je discute avec des amis, si on me dit tu as vu tel truc et que je n'ai pas vu, il y a un moment, le sentiment un petit peu d'exclusion, de ne pas être dans le coup, du décrochage ou de la ringardisation qui est très difficile à assumer. Vous voyez, le « ah, tu n'es pas au courant » ou « ah, tu n'as pas vu » , il ne faut pas l'avoir trois fois dans sa journée. Sinon, ça devient difficile. Donc tout ça pour dire qu'il y a un besoin de l'âme. qui est la reconnaissance sociale, qui d'une certaine manière là est comme captée par des acteurs de l'économie et pervertie au service d'intérêts financiers, il faut quand même dire les choses comme elles sont. Et donc ce qui devrait se jouer dans des interactions sociales ordinaires est détourné et enfermé dans des médiations technologiques qui produisent une dépendance. C'est la marchandisation du lien social, si on va un peu au bout d'une vision politique de l'affaire, et notamment de l'amitié. Et un troisième type d'emprise, après celui des normes et puis celui de la popularité, de la reconnaissance sociale, un troisième type d'emprise, c'est... celui du dictat de la distraction. On en a déjà parlé un certain nombre de fois, ici et sur le podcast. Je rappelle juste, vous voyez, dans l'usage des réseaux, il y a un grand moyen très efficace de distraction, c'est-à-dire de me détourner d'une attention, quoi, à moi-même notamment. Et donc c'est évident que ce qui a toujours été difficile pour l'homme, Pascal en parlait au XVIIe siècle de manière très... profonde, il disait la difficulté d'être face à soi-même dans le silence. Il dit que tous les problèmes de l'humanité viennent du fait qu'on ne peut pas tenir trois heures en silence dans sa chambre. C'est évident qu'aujourd'hui, ce qui vient occuper... Cette peur du vide ou cette difficulté d'être face à soi-même, c'est le grand moyen, c'est ça. A d'autres époques, c'était autre chose. Mais là, ce moyen de distraction, il est vraiment rentré dans tous les interstices et il vient fragiliser quelque chose et donc il crée une accoutumance à la distraction et une capacité de moins en moins forte de me tenir dans le silence. Plus de quelques secondes ou quelques minutes, on va dire. Tout de suite, il faut que j'ai quelque chose. Je veux remplir l'espace et le sentiment de vide. Comment dire stop ? Je propose cinq étapes. Une première étape, on l'a fait ensemble, c'est de prendre conscience de ce modèle économique. C'est-à-dire que c'est normal qu'il y ait une emprise parce que ces pensées sont construites pour ça. Donc la technologie... que nous avons dans la main, cette technologie-là, ce n'est pas quelque chose de neutre. C'est quelque chose qui nous pousse dans un certain sens. La conséquence concrète qu'il faut bien se mettre dans le tête, et c'est ça ma première étape, c'est que ce n'est pas juste moi qui dois me raisonner en me disant « Alors qui parmi nous s'est déjà dit « il faudrait que je diminue les réseaux » ? » Je pense que tout le monde se dit ça, « il faudrait que je diminue » . Qu'est-ce qui fait que nous n'arrivons pas à le faire ? C'est-à-dire qu'il faut être conscient qu'il va falloir de l'énergie, il va falloir de l'énergie pour changer de pratique, parce que ces outils, ces moyens-là ne sont pas neutres. Tant que nous pensons que c'est neutre, nous pensons que le problème vient simplement de nous et qu'avec un petit effort, on va y arriver. Mais c'est pour ça qu'on n'y arrive pas. C'est un peu comme si, vous savez, ça vous est déjà arrivé de prendre un vélo ? Je donne pas de nom. Parfois un Vélib. Ça vous est déjà arrivé de prendre un Vélib qui roule droit ? Non. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de prendre un Vélib, vous voyez, qui est un peu tordu et qui vous pousse comme ça, vous savez, qui part sans arrêt vers la gauche ? Voilà. C'est ça en fait, que nous avons une technologie qui part sans arrêt dans un sens. Et donc il y a une résistance à apporter. Il y a de l'énergie à mettre. Il y a un truc qui est tordu. Étape 1 de cette prise de conscience. Et la deuxième prise de conscience, que je vous ai proposée en regardant les 3 principaux types d'emprise, c'est pour chacun de nous de se dire, c'est quoi moi l'emprise principale ? C'est plus les normes ? Est-ce que c'est plus la question de la popularité, de la reconnaissance sociale ? Est-ce que c'est plus la peur du vide ? C'est bien de prendre le temps, en silence, de s'arrêter un petit peu, c'est ce qu'on fait en étant là. C'est-à-dire, au fond, qu'est-ce que je cherche quand je vais consommer du réseau social ? Qu'est-ce que j'essaye d'alimenter en moi ? L'étape 3, qui est peut-être la plus cruciale, c'est de faire des expériences neuves ou des expériences alternatives. Notre professeure, avec sa semaine sans téléphone, c'est ça qu'elle cherche à provoquer. C'est-à-dire, faites l'expérience d'autres choses. Parmi nous, je pense qu'il y en a, parfois on s'arrête, on se dit, allez, aujourd'hui, j'essaye de ne pas utiliser. Vous voyez, la journée sans. Un autre chose intéressante, c'est-à-dire, tiens, je participe, je sais pas, j'ai participé à un mariage récemment, et maintenant, quand la mariée s'avance, elle a une haie de téléphone portable, vous savez. Alors, à la fois, c'est bien et c'est un peu triste, quand même. Il y a quelque chose de... Et on voit quand il se passe quelque chose d'un peu marquant, je sais pas, dans la rue, un truc et machin. Paris Saint-Germain, c'était dans le quartier ici, Paris Saint-Germain, je crois qu'on a gagné une finale il n'y a pas très très longtemps. Mais on était en train de filmer parce qu'on pressentait qu'il allait avoir le but ou les dernières secondes. Donc on filme une vidéo d'une fin de match pour pouvoir publier. Donc il y a un écran entre moi et un autre écran et les autres qui sont autour. C'est quand même... Il y a quelque chose d'un petit peu pathologique. Alors vous voyez, ce serait une proposition d'événement, d'expérience neuve. C'est-à-dire, tiens, et si j'allais à un événement un peu sympa qui a de la gueule et je m'interdis, il n'y aura pas de publication sur cet événement-là. Je vais, je tente ça. Surtout si j'ai beaucoup l'habitude de le faire. Ou bien, autre expérience alternative, c'est de rester chez moi une heure en silence. Pour ne pas devenir fou, il faut parfois s'essayer à quelque chose du type méditation pleine conscience ou bien prière, s'adresser à Dieu. Et à chaque fois, il y a la question, on pourrait multiplier des exemples d'expériences un peu alternatives et à chaque fois se dire qu'est-ce qui se passe ? Donc je testais des choses, moi je vous encourage, testez des choses, pensez à un truc, vous dites tiens là je vais me passer, je ne vais pas aller sur les réseaux là-dessus. Je vais voir ce que ça fait, je ne vais pas aller sur tel réseau pendant 15 jours et je vais voir si en fait vraiment ça m'empêche de respirer à un moment ou si en fait je peux vivre sans. Et après c'est ça, c'est goûter. Goûter les bienfaits que ça produit. Prenez le temps de sentir peut-être la joie plus grande d'avoir participé à une fin de match. sans avoir filmé d'avoir été dans l'événement avec plus de prise plus d'ancrage, goûtez ça La joie qui peut venir, la fierté de réaliser quelque chose plutôt que d'être sans arrêt dans l'espèce de commentaire ou de distance, de regard sur soi comme ça intermédiaire. Joie, fierté, vous voyez le contentement d'être dans l'expérience réelle, de dire tiens en fait cette personne au lieu de... Je vais aller la voir en fait, ou alors on s'appelle au téléphone plutôt que de passer peut-être par un média qui n'est pas... absolument mauvais en soi, mais c'est comme s'il y avait une déperdition de qualité. Donc, vous voyez, tentez des choses, essayez des choses et puis goûtez-les. Et ensuite, faites mémoire. Faites mémoire de ces bienfaits-là. Parce que l'énergie dont nous avons besoin, vous voyez, il faut aller chercher de l'énergie, c'est ça qu'on a compris. Il faut aller chercher de l'énergie si on veut sortir de l'ornière un peu. Et ce qui va libérer de l'énergie, c'est de réaliser qu'en fait, il y a plus de joie dans moins de réseaux, vous voyez. Il faut identifier les expériences fortes, vous voyez, plus nourrissantes humainement, et en faire mémoire. Et en en faisant mémoire, vous voyez, il y a quelque chose en nous qui va garder. Mais faire mémoire, c'est-à-dire se souvenir régulièrement de, tiens, là, quand pendant une semaine, j'étais je ne sais pas où et que je ne captais pas, en fait, c'était super, là. Il y a une espèce de respiration qui s'est installée là. Se souvenir de ça, parce que très vite on est repris et nous oublions. La Bible n'arrête pas de nous inviter à nous souvenir des expériences humanisantes, positives, qui nous montrent la bonne direction à suivre. Donc testez, goûtez et souvenez-vous des expériences alternatives, neuves. que vous avez faites. Une quatrième étape, c'est ça, essayer de le vivre avec d'autres. Peut-être que on pourrait se connecter entre nous et faire des petits groupes WhatsApp d'encouragement à sortir. Je vous invite à trouver une autre personne qui va dire, pendant une période donnée, on se donne un objectif et on a envie de faire ça. Pour s'encourager mutuellement. Quelque chose qui, précisément, vient fragiliser et dégrader du lien du côté de l'amitié et du social, ça va se contrer le plus efficacement en se reconnectant avec de l'encouragement d'amitié et sociale. On lutte, on réagit, on cherche des expériences neuves, pas tout seul. Là, vous commencez à gagner en puissance. Et puis la dernière étape, c'est de s'ouvrir à une dimension spirituelle dans cette démarche-là, c'est-à-dire le vivre, pas simplement avec d'autres, mais aussi avec Dieu. Parce que la présence de Dieu, ou l'ouverture à Dieu, ou la connexion à la dimension spirituelle en nous, à la transcendance, va venir aussi répondre à cette espèce de... de besoins, vous voyez, au type d'emprise, on va dire, qui se forment. Et le fait que nous courions après du besoin de reconnaissance sociale est lié, pour une part, en tout cas c'est ce que je vous propose comme hypothèse de travail, au fait que nous n'avons pas rencontré le regard de Dieu sur nous. C'est-à-dire, le moyen le plus puissant de goûter la reconnaissance, d'être reconnu... C'est de se découvrir connu par Dieu. Donc, il y a la reconnaissance sociale entre nous, qui est quelque chose d'important, mais le jour où tu croises le regard de Dieu, c'est-à-dire que tu décolles d'un étage. Il se passe autre chose à ce moment-là. Et donc, une espèce de besoin de reconnaissance horizontale, tout à coup, il te retrouve des proportions beaucoup plus mesurées. Il y a autre chose qui est alimentée dans ton âme. De la même manière, la connexion à Dieu fait que l'angoisse ou parfois la peur ou le vertige dans le silence, tout à coup se transforment. C'est-à-dire que le silence devient un silence non pas de solitude, mais un silence habité. Je ne suis pas tout seul quand je suis dans le silence. Cette expérience-là, évidemment, elle change la donne. Elle change la donne. Peut-être un peu plus loin dans l'expérience spirituelle, on peut faire découvrir qu'il est possible de demander des choses à Dieu et qu'il réponde. Et en matière, pour la question qui nous occupe ce soir, c'est possible de demander à Dieu de recevoir de la liberté intérieure là-dessus. Donc si ça vous parle, tentez-le et voyez ce qui se passe. de demander l'aide de Dieu pour changer de manière de... De vivre. Dieu peut aussi nous aider dans des domaines hyper concrets. Et puis la dernière chose que Dieu peut faire, c'est qu'il peut nous... C'est-à-dire Dieu à la fois peut nous aider, mais Dieu aussi peut nous parler. Peut-être ça peut paraître étrange pour certains d'entre nous, mais c'est une vraie expérience. Dieu peut nous appeler intérieurement. Et je termine par ça, parce que moi, à titre personnel, ce qui a changé mon usage... de mon téléphone portable en mode consultation compulsive c'est une parole de Dieu qui m'a dit stop quand c'est venu intérieurement et que ça vient de Dieu, ça a une puissance c'est comme si quelqu'un que vous aimez beaucoup quelqu'un qui a une autorité dans le bon sens du terme par rapport à vous, vous dit et en qui on a confiance quelqu'un vous dit arrête, arrête C'est beaucoup plus puissant que si je suis tout seul face à moi-même. Je peux, vous voyez, arriver à faire des choses. Mais quand tu as Dieu qui te parle, il te dit stop. Mais comme une parole de vie, pas comme une espèce d'exigence inhumaine d'un truc que tu ne peux pas arriver à faire. Parce qu'il t'aide aussi à le faire. Je vous partage ça parce que moi, c'est le truc qui a fait la différence. Donc nous pouvons nous ouvrir, je vous ai donné ces cinq moyens. A chacun de nous, nous ne sommes pas démunis, une autre manière de vivre est possible et l'enjeu c'est de libérer ces espaces intérieurs, de retrouver de la connexion avec les autres, de l'ouverture aussi par rapport à nous-mêmes, de recréer aussi cette ouverture qui donne des possibilités de croissance dans notre relation avec Dieu et dans notre vie intérieure. On va terminer en prenant quelques instants pour méditer. Si ça vous aide, vous pouvez fermer les yeux. Peut-être posez-vous simplement cette question à vous-même, au fond dans cette consultation, dans la part excessive de consultation des réseaux, le temps que je passe, qu'est-ce que je cherche au fond ? Et qu'est-ce qui s'impose à moi ? Pendant quelques secondes, après, je vous invite à juste vous dire « Tiens, et si j'essayais quelque chose de nouveau, si je testais une nouvelle expérience, ce serait quoi ? » Vous voyez, quel serait le geste que vous auriez envie de poser comme type d'expérience neuve cette semaine, pour essayer de goûter autre chose ? Faites-vous confiance et prenez peut-être la première pensée, la première idée qui vous vient, puis creusez ça et testez-le cette semaine. Et pour terminer, je vous invite, si ça vous parle, soit à demander à Dieu de l'aide. à lui demander quelque chose pour avancer. Ce qui vous donne, ce sera possible de le faire aussi à la fin de l'escale en demandant la prière d'autres personnes. Vous pouvez demander quelque chose à Dieu maintenant, soit alors vous pouvez demander à Dieu s'il a quelque chose à vous dire sur ce sujet. C'est une expérience... un peu plus audacieuse, et d'oser vous ouvrir intérieurement et dire Seigneur, Dieu, si tu as quelque chose à me dire, parle. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Il y a forcément une personne autour de vous à qui ce podcast peut faire du bien. Prenez 15 secondes maintenant pour lui partager l'épisode. Et abonnez-vous !