- Speaker #0
L'esprit de Dagaz, retrouve tes racines, les pensées sont libres, sans ton âme qui vibre, ni dogme ni maître, juste l'éclat de ton être.
- Speaker #1
Chacun forge sa flamme, l'esprit de Dagas, le podcast !
- Speaker #2
Bien le bonjour, chers auditeurs, ou bonsoir, ou bonne nuit, ou peu importe l'heure. Y'a pas d'heure sur internet, c'est ça qui est bien. Je suis assis une fois de plus... Je ne dévoilerai pas, c'est que je suis... Non, je suis Amandine. On vient de dîner. Amandine vient de s'envoyer un succulent bout de gâteau.
- Speaker #3
Merci Vivi.
- Speaker #2
Voilà, ça c'est fait. Et puis, on s'est dit de quoi on va parler aujourd'hui. Eh bien, on va faire une perspective. Elle fait des gros yeux. Oui, oui, oui, je vais expliquer pourquoi. Si vous avez écouté l'épisode 54 et 55, où avec Ludo, nous avons parlé de Arthur Finley School, cette fameuse école, school, collège, on s'en fout, il n'y a pas de diplôme. Ah, il a passé. Eh bien, je me suis dit, vu qu'Amandine a fait le collège en même temps que Ludo, Il y a toujours une question de perspective. C'est comme quand on regarde un match de hockey, on n'est pas assis dans le même virage. Je me suis dit que ça peut être un sympathique épisode. Ou avec elle, on verra si Madame est motivée pour parler. toujours et au lieu de continuer à bbp log et bonjour à maudit comment tu vas mais bonjour mon règne et ça va et toi nickel ça peut que bien aller oui on a passé trois ans je fatigué Alors, plongeons-nous dans l'histoire de... Il faut que je corrige ce collège. Arthur Finley. Amandine, comme je l'ai déjà raconté dans l'autre épisode, en l'espace de quelques jours, c'est comme si le collège me tournait autour, puis il y avait plein de monde qui m'en parlait, des podcasts que j'écoutais tout à coup. Oui, l'onde, Arthur Collet, ok. Et puis finalement, à la soirée à Martigny... Ludo qui nous en parle je suis pris à la collègue c'est super cool et quelques semaines plus tard à ton anniversaire je vais aussi à Londres je me suis dit merde est-ce que j'ai loupé quelque chose il y avait un festival j'ai pas beaucoup de billets beaucoup de billets assez vite comment c'est arrivé chez toi ?
- Speaker #3
c'est arrivé parce qu'un jour Lulu était à la maison et puis on était en train de discuter de la vie de manière générale Et puis, il m'a dit, je me suis inscrite il y a quelques temps, quelques années, avec S, à Arthur Finley Collège. Et puis, il faut, c'est deux, trois ans d'attente, je crois, un truc comme ça, pour être sélectionnée. Et puis, je suis hyper contente et tout ça, machin. Ça lui mettait vraiment la joie. Et ça, c'était en janvier, février 2025. Oui, bien sûr. Et puis, je dis, trop cool, explique-moi ce que c'est. Et puis, il m'explique en deux lignes. C'est une école de médiumnité. Point. Je dis, ok, Lulu, n'en dis pas plus. Moi, médiumnité, je ne connais pas.
- Speaker #2
Un peu comme moi, moi, le podcast.
- Speaker #3
Et puis, j'étais, bah, médium, médium, ok. Et je ne sais pas ce qui m'a pris, quelle mouche m'a piqué. Mais je vais sur le site, je regarde ce qui était prévu et tout. Et je m'inscris à celui où Lulu avait été pris, du mois de décembre 2025. Et du coup, hyper cool, machin, et je reçois un mail deux, trois jours après qu'il y a beaucoup trop de files d'attente, mais qu'ils me recontacteront les formalités, tatatitata. Moi, complètement zappé l'histoire, mais à des années-lumières. En plus, entre, j'ai des ménages, machin, tout ça, la vie, quoi. Et au mois de novembre, début novembre, je reçois un mail. Ah bah écoutez, finalement, si vous êtes toujours intéressé, vous pouvez venir. Je disais, t'as ok, chambre solo, oui, parce que moi, j'aime pas dormir avec les gens. Voilà. Tu commences vraiment trop à en savoir sur ma vie, ça joue pas.
- Speaker #2
Ça va, c'est pas grave.
- Speaker #3
Ça va.
- Speaker #2
Tant que je déballe pas dans le podcast, je pense qu'on risque rien.
- Speaker #3
Ça joue.
- Speaker #2
J'ai fini ma intro avec de la show aujourd'hui. Au cas où, ça part dans le cloud, ça.
- Speaker #3
Et puis, donc, chambre solo, la semaine, le prix, machin. J'ai répondu tout de suite, ok, go départ. J'appelle mon chef, je lui dis, écoute, voilà, débrouille-toi comme tu veux, mais moi, de telle date à telle date, je ne suis pas là. Je crois du 9 au 13 décembre, un truc comme ça. Ok, pas de problème, j'avais des heures sub, machin. Puis vraiment, tout s'est fait naturellement. L'avion, l'hôtel, enfin l'hôtel, non, mais le paiement du truc. Enfin, vraiment, nature, peinture. Qu'est-ce que j'allais y foutre là-bas ? strictement aucune idée mais genre zéro, zéro pointé je sais même pas ce qu'ils font c'est un peu comme Charlie Potter, tu te retrouves face au mur il y a Hagrid qui est venu me chercher puis qui m'a dit voilà maintenant tu mets le chapeau je ne sais pas ce qu'il s'y passe après pour les personnes qui me connaissent elles savent que je suis une personne de défi et puis j'aime bien le côté on verra bien, la vie me mène je vais pas trop réfléchir, si ça se passe, ça se passe si ça se passe pas, ça se passe pas Et donc, boucage, tout va bien, blabla, et on prend le même avion avec Lulu et une copine, puis on arrive là, puis on arrive là, dans cet énorme collège, et c'est vraiment Harry Potter, je te jure, le cadre il est trop beau, il y avait des écureuils dans le jardin, enfin vraiment sublime.
- Speaker #2
J'ai une question, la durée de l'aéroport jusqu'au collège, c'est combien de temps ? C'est un peu du style, tu vas sur la carte, tu as l'impression que tu sors du parking, tu traverses l'autoroute, tu fais gaffe de ne pas te faire shooter, puis tu es dans le jardin.
- Speaker #3
Alors, je crois qu'il y a, je ne suis pas sûre vraiment si c'est un bruit de couloir ou quoi, mais il y a des gens qui venaient depuis l'aéroport à pied.
- Speaker #2
Mais il me semble, parce que tu as l'impression que tu fais un repoint, puis tu reviens, puis tu y es quoi. Alors, nous,
- Speaker #3
on avait téléphoné à un Uber, et puis le Uber est venu nous chercher, et puis on a fait peut-être 10 minutes.
- Speaker #2
Puis il a tiré la gueule tout le long parce que ça coûtait rien.
- Speaker #3
Mais non, il était hyper gentil, en plus il parlait français, moitié français, moitié je crois italien, donc on lui a envoyé les vannes avec l'italien approximatif de Lulu. Non vraiment c'était un bon trajet, rien à dire, et t'arrives là-devant, t'es là, wow. C'est vraiment spectaculaire, tout en briques oranges, super beau. Le grand panneau, welcome to Arthur Findlay College, t'es là, wow. Putain, j'y suis, et on pose nos affaires, on n'avait pas encore le temps d'arriver, on va se manger un truc, boire une Guinness, évidemment, et puis quand on revient, c'est l'heure, et puis on a nos chambres, et voilà, l'intérieur magnifique, tout est beau, tout en tapis rouge velours, enfin les vieux escaliers.
- Speaker #2
T'attends jusqu'à l'arrêt de Plycorgue, quoi.
- Speaker #3
Mais t'es vraiment, mais t'es vraiment à Poudlard, quoi. T'es vraiment à Poudlard, et enfin... Hyper cool, et c'était une classe francophone, il y avait plus de français que de suisse, mais étonnamment il y avait quand même pas mal de suisse, il me semble. Ben Lulu, peut-être une dizaine de suisse, quelque chose comme ça. La classe en était 54.
- Speaker #2
Je connais quand même 30% des suisses, ça va.
- Speaker #3
pas mal et puis on s'est rencontré aussi avec d'autres amis avec Cindy que je revois souvent hyper cool l'organisation et puis on remplit un formulaire pour savoir pourquoi on est venu parce qu'il y avait 4 thématiques, la transe, la guérison le contact des fins et je sais plus quoi c'était il y a bientôt une année Et tu sais, moi, j'ai... Des problèmes cognitifs. Ouais,
- Speaker #1
c'est pas grave.
- Speaker #3
Et puis, je me retrouve devant ce formulaire. Depuis combien d'années vous exercez ? Mais moi, je ne sais même pas pourquoi je suis là, Rémi.
- Speaker #2
Je n'exerce rien.
- Speaker #3
Mais j'exerce que dalle. J'ai un cabinet depuis quatre ans.
- Speaker #2
J'ai des mains qui brûlent, c'est tout. Il n'y avait pas Hot Hands, non ?
- Speaker #3
Et puis, deux, trois questions. Et je réponds ce qui est vrai. J'ai mon cabinet depuis 4 ans, je fais de l'hypnose et puis j'aime bien les gens, quoi. Attends,
- Speaker #2
donc ces trucs-là, trans, guérison, contact défunt, c'est un peu trois voix ?
- Speaker #3
C'était à la fin du formulaire, qu'est-ce qui nous intéressait le plus. Ah, et puis la médiumnité par l'art, je crois.
- Speaker #2
Ça je ne veux rien en foutre.
- Speaker #3
Bah je suis déjà art-thérapeute quoi.
- Speaker #2
Ouais ouais je sais.
- Speaker #3
Ça joue ou quoi ?
- Speaker #2
On a fait de l'art avant. Non, ok.
- Speaker #3
Et on devait classer ce qui était le pourquoi on venait le plus et moi ayant eu beaucoup de contacts avec la mort qui est venue dans ma vie, j'étais à ma... Tiens, ce qui m'interpelle le plus dans l'histoire, ça reste le contact des fins. Je n'en ai jamais fait un seul dans ma life.
- Speaker #2
Donc, moi te connaissant, j'aurais coché guérison et toi, tu t'es dit... Tiens, ça, ça a l'air fumant. Allons-y !
- Speaker #3
Tiens, c'est un truc que je ne connais pas. Je vais me retrouver avec des gens qui gèrent. Est-ce que je ne me foutrai pas dans la merde volontairement ?
- Speaker #2
Je viens juste passer une semaine, autant faire un truc que je ne connais pas.
- Speaker #3
Voilà. Est-ce que j'ai pris mon chapeau de paille ? Peut-être. Je ne sais pas. Et je mets en un contact défunt. Après, je ne me rappelle plus vraiment. On s'en fout du tiers,
- Speaker #2
ce n'est pas grave.
- Speaker #3
Blabla. Et puis finalement, il se trouve qu'ils ont scindé l'équipe qu'on était en 4 classes. Débutant, débutant, moyen, moyen et avancé. Je ne sais pas comment, Rainy, je me retrouve dans la classe des moyens avancés.
- Speaker #2
Je connais les experts.
- Speaker #3
Non, il y avait quatre niveaux. Débutant, moyen, avancé et expert. Du coup, j'étais avancé. Quoi, je me retrouve dans la classe des moyens avancés ?
- Speaker #2
C'est sur les quatre ans et demi.
- Speaker #3
Oui, mais d'hypnose, Rainy.
- Speaker #2
Ah, c'est pareil.
- Speaker #3
Ok, si tu veux. Moi, ça me fait plaisir si ça te fait plaisir. Et j'ai oké la prof Une Perle. Quand je te dis Une Perle, vraiment, on en parlera peut-être après, mais durant toute ma semaine, elle a été merveilleuse. Lynn, un chou et vraiment une femme. Et je pense qu'elle m'a sauvé ma semaine là-bas.
- Speaker #2
Elle vient d'eux ?
- Speaker #3
Oui. C'est quand je ne sais pas.
- Speaker #2
Elle est anglaise ?
- Speaker #3
Oui, oui. Moi, j'aime trop l'accent british.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #3
Encore plus, l'accent est riche. Mais l'accent british, j'aime trop ces accents-là.
- Speaker #2
Donc, Lynn nous entend par médiumnité ou quoi que ce soit. Vraiment,
- Speaker #3
une perle de chez Perle. Je l'aime d'amour, cette femme. Et dans ma classe, on était, je crois, 13 ou 14. Je ne sais plus.
- Speaker #2
Est-ce que je peux dire que c'était ton phare durant...
- Speaker #3
Complètement. Complètement.
- Speaker #2
Je pense que c'est comme ça que je l'aperçois. Dès que tu es perdue, tu as une lumière qui te tourne.
- Speaker #3
Vraiment. elle et puis une autre traductrice Sabrina et puis l'autre traducteur de Val que Lulu a eu, Giovanni les trois, alors surtout ma prof parce qu'on était tous les jours ensemble tout le temps mais Sabrina qui m'a beaucoup aiguillée quand j'étais en mode et puis Giovanni qui a été trop chou et puis par rapport aux deux autres vous vous êtes retrouvés avec Lulu ou lui non Non. Alors, en fait, on avait toute la journée des classes dans notre classe. Et puis, le soir, on avait des ateliers où on avait atelier à choix. Il y avait, je crois, deux ateliers par soirée. Puis, tu choisissais ou l'un ou l'autre. Après, on se retrouvait souvent avec Lulu parce qu'on a un peu les mêmes centres d'intérêt. Et on se retrouve 13 ou 14 en classe. L'île, elle dit, si vous êtes d'accord, comme ça, moi, je sais un petit peu d'où vous venez et tout ça. On se présente et puis, et puis voilà. Je te rappelle que je suis en classe avancée, que moi, je n'aime même pas ce que je fous là, Rainy.
- Speaker #2
Moi, c'était A comme amateur, c'était advanced. Moi, c'était A comme... Ah, d'accord. Ah, merde. Ah, merde, alors. Voilà, on peut mettre explicit sur le podcast. Oui, voilà, tu peux rajouter. Ça, c'est fait.
- Speaker #3
Voilà. Et puis, j'étais pas tout à fait au début, et les premières personnes qui se présentent, « Je m'appelle un tel, je suis médium depuis 15 ans, je fais des démonstrations publiques. » Moi, je savais déjà même pas ce que c'était les démonstrations publiques, Rayni ! Quoi, tu fais des démonstrations publiques ? Mais moi, je sais même pas ce que c'est, Rayni ! Non, mais vraiment, tu sais quoi, démonstration publique ? Et vraiment, c'était un monsieur qui commence à « Ouais, je fais des démonstrations publiques, machin, j'ai ma team, je forme des gars, et tout. » Et il y a moi, j'étais à haut putain.
- Speaker #2
J'ai l'impression que t'es dans l'avion, avec un parachute, et puis on te dit, on va sauter sur un but 53, c'est ton premier saut, puis t'es comme avec des vétérans.
- Speaker #3
Voilà. L'image est assez parlante aussi. Et ça, c'est juste le premier qui se présente, il dit ça. Je dis à putain, il en reste tellement après.
- Speaker #2
Qu'est-ce que je vais pouvoir dire ?
- Speaker #3
Ben la vérité.
- Speaker #2
40 ans et demi, j'ai 38 ans.
- Speaker #3
Mais non, je vais dire la vérité. Mais oui,
- Speaker #2
bien sûr. Honnêteté avant tout.
- Speaker #3
Et le premier, la deuxième, la troisième, j'étais vers les 5, 6. Et je m'appelle Amandine. J'ai 35 ans. Puis j'ai un cabinet d'hypnose depuis 4 ans. La médiumnité, je n'y connais... Que dalle ! Et là, je vois certaines personnes dans ma classe qui se regardent en mode « Elle est tombée d'où celle-ci ? »
- Speaker #2
Ah, je crois qu'ils soupiraient parce qu'eux aussi,
- Speaker #3
ils connaissaient rien. Non, Parce que j'avais affaire visiblement à des gens qui... qui... pensaient être vraiment très talentueux dans la médiumnité.
- Speaker #2
Ils avaient les CFC...
- Speaker #3
Et t'as vu que j'ai méga modéré mes propos.
- Speaker #2
Ouais, avec l'âge, tu deviens sage. Ouh, ça c'est placé !
- Speaker #3
Encore plus d'orage ! Ouais, ouais,
- Speaker #2
vas-y, vas-y, tempête !
- Speaker #3
Tempête, et donc je dis la vérité, puis Lynn hyper chou, elle me dit « Ah ok, pas de soucis, vraiment, en plus elle a une bouille de femmes que tu ne peux qu'aimer, vraiment ! » Et les autres se présentent, et plus ils se présentaient, et plus j'étais là « Mais moi je veux me vendre la maison ! Moi je veux les retrouver, printez virus, j'ai rien à foutre ici ! » Bref, et puis, premier exercice, Ok, on va faire les contacts défunts, mais je sais déjà même pas ce que c'est, j'en ai jamais fait un, je sais pas de quoi tu parles. Et on se met en binôme, et je suis très honnête envers ma binôme, je dis écoute, je sais pas quelle langue on parle. Ah mais écoute, pas problème, si tu veux je fais déjà pour toi, comme ça tu regardes un peu comment je fais, et puis peut-être ça te parle. Ok, alors elle le fait, ça me parle pas du tout. Je sais comment elle le fait, pas du tout. Puis on avait un temps donné chacun, et puis après, l'île, on switch les binômes, et puis elle dit, ah voilà, 10 minutes ou 15 minutes, je ne sais plus, au prochain binôme, puis moi je regarde la petite pépette qu'elle met en face de moi, je fais... Sinon, toi, ça va. Sinon, toi, la vie, ça joue.
- Speaker #2
Ça me rappelle à l'école, à l'école prof surtout, quand tu n'avais pas du tout répété, puis le lundi matin, tu avais un examen. Puis t'as le tableau, tu vois l'heure, il est 10h, tu as 10 minutes et t'es là putain mais avance, vas-y, bouge ! Et ça n'avance pas. Je ressens la même chose que ça.
- Speaker #3
Tu sens la détresse.
- Speaker #2
Ah ouais.
- Speaker #3
La détresse.
- Speaker #2
Je pense qu'il y a tout qui te passe par la tête. Qu'est-ce que je fous là putain mais...
- Speaker #3
Ben où il y a deux côtés, le côté émotionnel où je me dis je vais retourner à ma chambre pendant la semaine, je vais dormir là-bas, ça va être super, je vais au moins bien manger, bien dormir et puis le reste on verra. et puis le deuxième où comme je suis quand même quelqu'un de défi et qui a envie d'aller creuser jusqu'au bout et machin et comprendre et tatata où je me dis bon je suis peut-être pas si con je vais y arriver tu vois ou les morts vous êtes où si jamais je suis là et puis ben finalement les 10 minutes passent Lynn arrive et puis je lui dis Lynn je sais pas de quoi on est en train de parler T'es ok, mais pas de problème, tu viens à la pause, on discute, machin, vraiment un sucre, Lynn, si tu m'entends, bisous cœur forever, quoi. Et enfin bon, et puis en fait, moi de ce que je comprends, c'est qu'on va faire les quatre thématiques, on a six jours, donc approximativement un jour et demi par thématique. Je me dis ok, au pire, je suis à la rue pendant un jour et demi, après next. Pas du tout, Reini.
- Speaker #2
Homeless.
- Speaker #3
Homeless.
- Speaker #2
Toute la semaine.
- Speaker #3
Comme tu te moques. Et tu as si raison. Je te jure, tu vois John Travolta dans Pumfiction quand il est perdu ? Voilà, c'était moi. Et en fait, pas du tout. On fait samedi, dimanche, lundi, mardi, 4 jours de contact défunt. 4 jours.
- Speaker #2
4 piqûres, t'as de l'adrénaline dans le cœur, t'as rien qu'à bouger.
- Speaker #3
4 jours où je me dis moi ça, ça me parle pas.
- Speaker #2
I'm sorry.
- Speaker #3
Alors, je vois les gens interagir, faire et tout ça, et où je me dis, ça, moi, j'ai pas envie de faire. Donc, quatre jours aussi où tu parles de mort tout le temps, toute la journée. J'ai beau avoir un rapport assez intime avec elle, quatre jours, ça va, ça va. Et puis, heureusement, Lynn étant là, heureusement, il y avait Lulu. Heureusement, Cindy, ma copine de table, était là. Best copine ever, j'ai rencontré... Je pense que j'ai été à Arthur Finlay pour rencontrer Cindy. Pas loin. Pas loin, pas loin. Pas que, mais pas loin.
- Speaker #2
On coche ça.
- Speaker #3
On peut cocher ça. En tout cas, quand je suis partie d'Arthur Finlay, je me suis dit Ok, c'était ce que c'était, mais j'ai rencontré quelqu'un de super. Cindy, je l'aime d'amour. Voilà. Ceci étant dit... Donc, le mardi matin, on refait contact défunt.
- Speaker #2
Cindy, elle savait ce qu'elle faisait là.
- Speaker #3
Euh, je vais pas parler en son nom.
- Speaker #2
Non mais est-ce que tu crois ? Est-ce que Arthur Findlay, c'était un peu le sens unique où vous allez vous retrouver pour revenir ensemble ?
- Speaker #3
Ah non, parce qu'en fait, Cindy, elle, elle avait sa prof qui a été souvent Arthur Findlay, donc elle savait ce qu'elle allait faire. En tout cas, le cadre était posé.
- Speaker #2
Elle n'a pas eu de surprise, elle ?
- Speaker #3
Moins. Oui,
- Speaker #2
ok. Elle en a eu, mais moins. Ok, oui. Je ne parle pas pour elle, c'était juste pour l'image.
- Speaker #3
Oui, oui. Je pense Total Lost. Ok. Moi, j'avais le drapeau suisse, tu sais, sur la casquette, comme ça, perdu. enfin bon et puis le mardi matin je vois qu'on refait contact des fins et on va manger à midi et on était dans une salle où il n'y avait que des livres magnifiques Harry Potter à coin et j'arrive pas à passer le pas de la porte physiquement ah je connais j'arrive pas je freeze total et même avec la meilleure des vaselines ça rentrait pas Oh putain, pardon ! Je suis en train de te regarder à coin !
- Speaker #2
Oh, je suis mordie !
- Speaker #3
J'ai oublié qu'on était... Non,
- Speaker #2
c'est pas grave, on est juste à l'antenne, mais c'est cool !
- Speaker #3
Écoute, voilà, nature peinture ! Et puis... Et Lynn arrive et puis elle me dit « Ah mais Amandine, ça va ? » Je dis « Non, non, ça va pas. En fait, je me sens pas du tout à ma place. Je me sens pas du tout à ma place par rapport... » Après, j'ai compris pourquoi. Mais je ne me sens pas à ma place, là je ne peux pas venir cet après-midi. Lynn, un chou à la crème, pas de problème, va te reposer, va faire un tour dehors, le jardin il est magnifique, fais ce qui est bon pour toi, profite, vide-toi la tête. No worries, it's just ok, no worries. Oh, I love you so much. Donc je l'écoute, je vais dans ma piole, on s'écrit avec Lulu. Bah en fait, Lulu, il a fait un erreur 404 en même temps que moi. Alors qu'on ne s'était pas du tout. Finalement, on discute, on discute, on passe un bout d'après-midi. Donc là,
- Speaker #2
on est mardi.
- Speaker #3
On est mardi.
- Speaker #2
Donc lundi vol ?
- Speaker #3
Non, samedi.
- Speaker #2
Samedi vol ?
- Speaker #3
Oui, samedi vol. Donc j'ai fait samedi, dimanche, lundi, mardi, matin, sans erreur, 404.
- Speaker #2
Donc ça veut dire que le dimanche, c'était... Non, samedi arrivé... Inscription ?
- Speaker #3
Oui, formulaire, machin,
- Speaker #2
remise des clés, machin. Donc le dimanche, au lieu d'aller à la messe, tu t'es ramassé un sauce dans la tronche, tu n'as rien compris, tu te dis, qu'est-ce que je fous là ? Et puis finalement, lundi, tu te dis, c'est chouette, on va faire de la guérison. Non ? Toujours contact ? Puis mardi, ta tête a dit, stop.
- Speaker #3
Mon corps ? Pas ma tête. Je ne pouvais pas.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #3
J'avais mes affaires à l'intérieur, j'ai pas été les chercher. J'avais mon carnet, ma trousse, c'était pas possible.
- Speaker #2
Cool. Ouais, c'était un peu pour situer le truc. Donc ça veut dire que t'es à la moitié de ton séjour, et tu dis, ça c'est pas pour moi.
- Speaker #3
Ouais, clairement. Et Lynn, quand je vais lui dire le mardi à 13h, je peux pas, elle me dit, t'inquiète pas, demain, on fait plus de contact défunt. Ok, donc là, je respire différemment.
- Speaker #2
Donc, tu as enlevé l'application pour booker le train pour le centre de Londres.
- Speaker #3
Mais je n'étais pas loin. Mais je n'étais pas loin. Et puis, quand elle me dit non, mais demain, on fait autre chose et tout. Je pense que ça va te plaire, blablabla. Ok, donc je ne reste pas posée sur ce que je pense. Et je me dis, tomorrow is another fucking day. Et c'est tout bon. Et effectivement, c'était tout bon. Le lendemain, on fait guérison. Et là, je me sens dans le clou, quoi. Mais complètement à l'opposé de ce qui se fait.
- Speaker #2
Question.
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #2
L'équipe Advanced.
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #2
Est-ce qu'il y avait des gens qui étaient autant perdus que toi ?
- Speaker #3
Je crois pas.
- Speaker #2
Dans la guérison ? Ah non, dans le contact des fins.
- Speaker #3
Dans le contact des fins, ils étaient tous, en tout cas... de ce que j'ai pu voir, constater.
- Speaker #2
Mais il n'y a personne qui a vécu la même chose que toi.
- Speaker #3
Je ne crois pas.
- Speaker #2
Genre du style, qu'est-ce que je fous là dans la guérison ? Moi, c'est du contact défunt. Est-ce que tu ne l'as pas vu parce que tu étais dans ton élément ?
- Speaker #3
Je ne sais pas. Après, j'étais vraiment en mode, il faut que je tienne. Est-ce par fierté ? Je ne sais pas. Mais où je me dis, je suis venue là, je n'étais pas censée être là, finalement j'y suis. Il y a quelque chose à en tirer, je veux aller jusqu'au bout de l'expérience pour voir pourquoi je suis venue ici, pour essayer de capter quoi. Et le mercredi on commence guérison, Eline nous montre comment faire, et là du coup c'était un peu l'opposé. Moi en mode guérison j'étais « c'est bon ça joue » , et puis de l'autre côté ceux qui avaient l'habitude de faire du contact défunt un peu moins à l'aise.
- Speaker #2
C'est ce que je voulais entendre.
- Speaker #3
Un peu moins, mais moins perdu que moi en contact défunt.
- Speaker #2
Ouais, bah peut-être qu'ils ont mieux simulé que toi.
- Speaker #3
Ouh, j'allais faire une vanne que je ne peux pas faire là.
- Speaker #2
Arrgh !
- Speaker #3
Arrgh, non, on ne dit pas ça là. Je ne sais pas. Je ne veux pas... J'en sais rien. Franchement, j'en sais rien. Et puis... Bah, ça se passe bien. Après, ça se passe différemment de ce que j'ai l'habitude de faire, mais je me mets en binôme avec un petit loulou hyper chou. Et puis... Je lui fais son premier soin où à la fin il était « ah c'était trop bien ! » Je dis « ok bon » . Parce que moi que les gens pensent, enfin ceux qui regardent autour s'ils pensent que c'est bien ou pas, je m'en branle. Par contre si la personne avec qui on vit le moment, elle le vit bien, ça pour moi c'est essentiel. Les spectateurs qu'il y a autour, j'en ai rien à carrer. Que dalle.
- Speaker #2
On est d'accord.
- Speaker #3
Voilà. Et puis, hyper bien. Puis finalement, après, les autres jours, on fait encore d'autres trucs. Lecture de cartes, médiumnité psy, machin truc, machin truc. Et là, je subis un peu moins. Mais je comprends avec le temps, parce que Cindy, elle allait retourner, qu'en fait, ce qui me pesait le plus, c'était l'ambiance qu'il y avait au sein de ma classe. Dans les autres, j'en sais rien. Mais au sein de ma classe, c'était vraiment une atmosphère qui était...
- Speaker #2
Je peux poser le mot ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #2
Élitiste.
- Speaker #3
Ouais, si tu... Ouais. Non, c'était plus... Il faut que je montre que c'est très compétitif.
- Speaker #2
Pour moi, c'est ça, l'élitisme, c'est pour montrer que je sais, j'ai un certain niveau. Et toi, t'arrives là, elle veut quoi ? Elle n'a aucune expérience par rapport à nous. Forcément, t'es déjà là.
- Speaker #3
Après, est-ce que je l'ai ressenti comme ça parce que déjà, j'ai vu que j'étais à la rue ? Je sais pas.
- Speaker #2
C'est pas grave, c'est ton ressenti, on n'est pas là pour dire que t'es fou.
- Speaker #3
Mais le mardi où j'ai eu de tranquillité, où j'ai dit en fait, Lynn, elle est super, le programme du cours, il est tel qu'il est, elle va pas le changer pour mes beaux yeux, mais par contre, qu'est-ce qui fait que ça joue pas ? Lynn, elle est géniale, l'endroit, il est chouette, il se passait deux, trois trucs un peu chelous, qu'est-ce qui fait que moi je me sens pas bien dans mes plumes, alors que m'adapter, en général, ça joue. Et bien en fait, c'était vraiment l'atmosphère de la classe.
- Speaker #2
Bon, là, t'es quand même dans un monde allumé. Je veux dire, on est déjà nous allumés par le fait de quoi on parle, mais là, tu te retrouves dans le All-Star Team des allumés.
- Speaker #3
Il y avait certains qui faisaient ça avec beaucoup de pudeur et beaucoup d'intimité, et je trouve ça très intelligent. Ou quand ils faisaient...
- Speaker #2
Est-ce qu'il y avait des Suisses ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #2
Dans cette équipe. Dans ma classe, non.
- Speaker #3
Dans ma classe, non.
- Speaker #2
Je dis ça.
- Speaker #3
Je sais pas.
- Speaker #2
Faut pas le prendre mal, mais...
- Speaker #3
Je sais pas, mais de ce que j'ai pu entendre, c'est que les classes francophones, il y a souvent ce côté boulard, parce qu'il faut montrer qu'on est meilleur que les autres. Alors que moi, je te rappelle, je suis arrivée avec mon sac à dos.
- Speaker #2
Salut !
- Speaker #3
On verra bien. Écoute, Toblé Renaud-Vaumaltine...
- Speaker #2
Je dis ça simplement parce que j'ai l'impression que... Dans le petit monde qu'on est, les gens qui sont dans ma bulle, je ne trouve pas de gourou. Je n'en vois pas. Je veux dire, un gourou ne se plairait pas dans notre bulle.
- Speaker #3
Ah ben non,
- Speaker #2
jamais de la vie.
- Speaker #3
On est trop des chevaux fous.
- Speaker #2
J'ai l'impression, plus terre à terre, on a tiré une corde et on s'est mis d'accord qu'il n'y a personne qui pète plus haut. C'est tout ce que je peux dire.
- Speaker #3
Clairement, au pire tu peux twerker, mais pas plus.
- Speaker #2
Non mais voilà, c'est pour les gens qui nous écoutent, qui viennent d'autres régions que notre Suisse romande.
- Speaker #0
J'ai l'impression que dans le groupe qu'on connaît, j'ai l'impression que c'est quand même assez terre-à-terre. Il n'y a personne qui va essayer de foutre ça sous le nez de l'autre. Moi,
- Speaker #1
je suis meilleure. Moi, je sais mieux. Moi, je sais plus. Non, jamais. Mais là, alors pas du tout du côté... Les autres profs, je ne sais pas parce que je n'y étais pas. Mais par contre, j'ai parlé bien avec les traducteurs, traductrices. Ils étaient hyper choux. Ils sont suisses. fois. Agathe, tout ça, Giovanni, Sabrina, elle est française, enfin vraiment hyper hyper chou.
- Speaker #0
Alors on n'est pas en train de dire que ceux qui ne sont pas sues, c'est des cons. Non, c'est qu'il y a des brebis galeuses à nos yeux qui mettent des femmes à malaise.
- Speaker #1
L'ego, et là je me suis vraiment rendu compte que, tu vois mon travail tous les jours en rue, il n'y a pas d'ego, il n'y a zéro ego, c'est du vrai, il n'y a pas de filtre.
- Speaker #0
Or ego pour moi... Je l'associe avec jugement, parce que tu mesures tout le temps l'autre par rapport à ton égo.
- Speaker #1
Alors, trouvons un autre mot.
- Speaker #0
Non, mais ce que je veux dire, c'est que toi, quand tu parles de travail de rue, il n'y a pas d'égo, c'est que tu ne vas pas te dire, la personne qui est en détresse là. Si elle avait fait attention, elle ne serait pas là. Tu mets ça de côté. Tu étais en train d'aider quelqu'un. Tu n'étais pas en train de la juger.
- Speaker #1
Qu'il soit en train de vomir son âme parce qu'il a trop picolé au MAD ou parce que c'est quelqu'un qui est sans-abri ou comme ça, même traitement.
- Speaker #0
C'est ça, c'est une abstraction de tout.
- Speaker #1
Mais là, vraiment, en tout cas dans ma classe, il y avait cette atmosphère hyper pesante, hyper lourde. Et j'étais là, mais en fait, Merci. Ça me tape sur la tête, quoi. Vraiment, tu sais, comme les...
- Speaker #0
Comme une boîte.
- Speaker #1
Même plus en mode étau, quoi.
- Speaker #0
Ouais, il y a des boîtes qui se referment et on ne se rend pas compte qu'elles vont nous écraser.
- Speaker #1
Hein ?
- Speaker #0
On va écraser !
- Speaker #1
Et du coup, je pense que si j'avais été où dans une autre classe ? Ça, j'en sais rien. Mais en tout cas, dans un autre stage, certainement que ça se serait mieux passé.
- Speaker #0
On n'est pas en train de refaire le match.
- Speaker #1
Non, bien sûr.
- Speaker #0
Mais on est en train d'essayer, enfin d'essayer non, on est en train d'analyser ce qui s'est passé avec ton ressentissement.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Mais je te disais ça parce que mon amie Cindy, elle est retournée après coup au même endroit, mais avec une autre dynamique et tout ça. Et vraiment, elle m'a dit, c'était incomparable, c'était incroyable, c'était trop cool.
- Speaker #0
Donc on est en train de dire entre les lignes qu'une note Google dépend des fois des circonstances. Mais pas forcément de l'endroit ni des personnes.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
Bon, il y a comme eu un... il y a eu une pause.
- Speaker #1
Une pause ?
- Speaker #0
Il y a eu le premier acte, il y a eu la pause dans le jardin, ça a repris, est-ce que tu veux parler de cet épisode du jardin ? Parce que je trouve qu'il est quand même important, parce qu'il y a des gens qui vont dans le jardin et qui prennent l'avion !
- Speaker #1
Attends, tu m'as perdu.
- Speaker #0
Mais oui, vous êtes partie dans le jardin le mardi. Vous avez passé un moment dans le jardin avec Ludo. Vous avez parlé. Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que tu dises « Chistrech, on retourne, on va voir » . Parce que ça, je trouve ça important. Parce qu'il y a des gens qui arrivent à ce genre de croisés. Et bien l'expérience, elle est tellement mauvaise qu'ils ne lui laissent pas une deuxième chance.
- Speaker #1
Moi, j'aime bien, comme je te disais avant, déjà aller voir pourquoi et jusqu'où, pourquoi je suis là. Mais surtout, j'ai mis mon casque et j'ai dansé, J'avais besoin de...
- Speaker #0
Alors, je me souviens de la photo sur Instagram. Maintenant, elle prend son sang. Je me dis, qu'est-ce qu'elle est en train de danser ?
- Speaker #1
Mais j'ai tout fait. Mais t'imagines pas, je ne savais plus penser. Je danse depuis que j'ai 3 ans. Et j'étais OK. Le seul biais que je connais et que je sais qui me fait du bien, là, accessible, c'est la danse. Donc, je mets mon casque. Il y avait du soleil et tout. Et je commence à danser. Et je fais n'importe quoi. Et j'adore ça. Et quand je redescends, je suis là OK. Déjà, j'ai pu lâcher. Donc, c'est bien. J'ai peut-être discuté avec 2, 3... copain d'en haut, tu vois, je sais pas, mais quand je redescends d'après ma danse, je me dis, ok, ça va mieux, au même moment, on se croise dans le jardin avec Ludo, Puis on discute, et puis lui il me dit pour l'instant je suis assez déçue parce qu'on fait que du contact défunt, je suis à ok, moi je savais même pas ce que c'était un contact défunt. Donc voilà. Si un jour on me dit que je suis pas humble, franchement je sais pas quoi te dire. J'avais la gommette, je me suis mis la gommette nullissime sur le front.
- Speaker #0
Ça existe ?
- Speaker #1
Ouais, je pense que tu peux en trouver deux, trois. Si tu veux coller sur le front de certains, il n'y a pas de problème.
- Speaker #0
Non, moi, j'ai des patchs à velcro pour ça. Ne me suivez pas, moi non plus, je ne sais pas où c'est qu'on va.
- Speaker #1
J'aime beaucoup. Mais qu'est-ce qui se passe ? Je ne sais pas. Je pense que c'est vraiment la danse qui m'a permis de me remettre d'après.
- Speaker #0
Je pense à danser pieds nus.
- Speaker #1
J'ai dansé pieds nus, bien sûr.
- Speaker #0
Dans l'herbe.
- Speaker #1
Dans l'herbe. Parce que danser avec des Doc Martens sur de l'air mouillé...
- Speaker #0
Il y avait du punk, ok. À un moment donné, j'ai essayé de mettre Ludo sur la piste dans l'épisode 54, je crois. Parce qu'à un moment donné, je me suis dit, moi dans mon délire contact défunt en compagnie, est-ce que dans l'avion que tu prends de Genève jusqu'à Londres, est-ce que les défunts viennent avec toi ? Moi, je me suis imaginé que les... Attends, laisse-moi délire un coup. Est-ce que les gens qui atterrissent à Stansted, tu sais, tu as des gens qui sortent pour aller chercher leur bagage, et on m'a dit t'as dit Et puis, je me suis dit, ça va quand même être comme un aimant où il y a beaucoup de monde qui va au Arthur Henley College. Et peut-être qu'il y a eu trop.
- Speaker #1
Tu vois, je comprends complètement ce que tu veux dire. Et du reste, dans les premiers mots de la théorie de ce que c'est un contact défunt et tout ça, selon eux, ils disent qu'en fait, le défunt qu'on a... Il nous suit tout le temps.
- Speaker #0
Énergétiquement parlant, il est collé à nous.
- Speaker #1
J'ai perdu quelqu'un. Il sera tout le temps avec moi. C'est ce que tu penses. Mais écoute-moi bien, Reini. Moi, si je claque maintenant, tu crois que la première chose que je vais faire, c'est venir veiller sur toi ? Je vais déjà aller boire des mojitos. Je vais aller à 2-3 soirées sympas.
- Speaker #0
Peut-être pas.
- Speaker #1
Mais bien sûr que si. Mais bien sûr que si ! Alors, Morito, Moscomio, je vais aller deux, trois soirées sympas, on va bien rigoler avec des copains. Et puis, je vais prendre du temps, je vais voyager, tout ça. Je ne vais pas me coller à tes miches H24. J'ai d'autres choses à faire. Je me suis déjà suffisamment emmerdée ici. Maintenant, laisse-moi profiter, tu vois. Tu ne t'y attendais pas.
- Speaker #0
Non, je ne m'y attendais pas parce qu'on a eu une discussion en mangeant avant.
- Speaker #1
Ah oui !
- Speaker #0
Là, t'es en train de lâcher. C'est pas le contraire. La vie est belle. Il faut qu'on profite de la vie.
- Speaker #1
Bien sûr qu'elle est belle.
- Speaker #0
Et puis là, t'es en train de me dire que je suis en train de me faire chier.
- Speaker #1
Non, mais attends. Excuse-moi, Rainy. La vie est hyper belle et j'aime beaucoup ce que je suis en train de vivre maintenant.
- Speaker #0
Vous voyez pas le chat ? Il se dit, mais qu'est-ce qu'ils sont en train... Ah, il est en train de se tirer.
- Speaker #2
Il est en train de me conner.
- Speaker #1
Le virus, il n'en peut plus.
- Speaker #2
L'aube se lève sur l'ombre qui s'efface, le cycle reprend sa course et sa place. Dans la grande roue tournent nos saisons, petits ou grands nous suivons l'horizon. L'épreuve est un chemin qu'il faut marcher entier, sans chercher la fuite, sans jamais dévier. Le temps que l'on gagne par des raccourcis, se paye au centuple au soir du récit. C'est l'esprit de Dagas, le souffle de l'être, une voix qui résonne, ni dogme ni maître. C'est la lumière qui perce la fin de la nuit, l'éveil de l'âme qui éclaire la vie. Le souffle de l'être, une voix qui résonne, ni dogme ni maître, c'est la lumière qui perce la fin de la nuit, l'éveil de l'âme qui éclaire la vie. Musique