- Speaker #0
Bonjour et bienvenue ! Je suis très heureuse de vous accueillir sur ce podcast des secrets de fées. Ici, on va parler esthétique, bien-être au sens large et entrepreneuriat. Que vous soyez déjà entrepreneur ou que vous souhaitiez vous lancer, vous êtes au bon endroit. Ce podcast a pour but de nous construire un QG, un lieu bienveillant d'échange sur nos métiers de beauté et de bien-être. Aujourd'hui, je suis avec mon apprentie, Annaëlle, qui a 20 ans. Ça fait maintenant quasiment deux ans qu'elle est en apprentissage vers moi. J'ai trouvé intéressant qu'aujourd'hui, on discute ensemble de son point de vue, étant débutante dans le métier de l'esthétique et du bien-être et future entrepreneuse. Alors, Annaëlle, est-ce que tu peux nous expliquer tout d'abord pourquoi... Pourquoi le choix de la voie de l'esthétique et du bien-être ?
- Speaker #1
Alors, ça n'a pas été une décision très facile. Je suis passée par tellement de choix de carrière, comme chirurgienne, pâtissière ou encore prof de sport. Et enfin, esthéticienne. La santé et les événements de la vie ont fait que... L'esthétique a été mon choix final, mais ça n'a pas été une décision par dépit, bien au contraire. Après mon année de terminale, j'ai pris une année pour travailler pendant un an. Et pendant cette année, j'ai énormément réfléchi à ce que je voulais faire plus tard. Et l'esthétique m'est parue comme la décision à prendre. J'ai toujours aimé le monde de la beauté ou de l'onglerie et surtout j'ai toujours aimé prendre soin des autres. Je me souviens, étant petite, je faisais tout le temps des massages à mes parents pour leur mal de dos ou même leur mal d'épaule. Et ils me disaient tout le temps que j'allais finir masseuse. Et finalement, ils n'avaient pas si tort que ça.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que tu peux nous dire, avant de commencer ton CAP en alternance, qu'est-ce que tu imaginais de ce domaine ? VS, aujourd'hui, fin de cursus, est-ce que tu peux nous donner ta vision du métier ? Est-ce qu'il y a des différences entre ce que tu pensais du métier et puis sa réalité ? Et s'il y a des différences, lesquelles sont-elles ? Y a-t-il eu des choses plus difficiles que prévues ou plus simples ?
- Speaker #1
Alors déjà je m'attendais pas du tout à ce rythme là, dans le sens où je pensais que toutes les alternances étaient trois semaines à l'entreprise, une semaine à l'école. Or dans l'école où je suis c'est pas du tout ça, c'est un jour par semaine à l'école et les autres jours à l'entreprise.
- Speaker #0
Et différemment du coup ça t'aurait, tu penses alléger ton emploi du temps si t'avais fait une semaine à l'école ?
- Speaker #1
Bah franchement...
- Speaker #0
Ce qui est difficile dans le rythme en fait.
- Speaker #1
Personnellement, je préfère comme ça. Parce que du coup, comme on a école toutes les semaines, on se rappelle de ce qu'on a fait la semaine dernière. D'accord. Et donc c'est beaucoup plus facile pour apprendre les cours et revoir ce qu'on a fait. L'esthétique en soi n'est pas du tout un métier facile. Quand on ne connaît pas le métier, on se dit « Oh, ça a l'air facile ! » Pas très compliqué de faire les ongles, alors qu'en réalité, c'est pas du tout ça. Le fait de connaître tous les composants des produits esthétiques qu'on connaît, c'est vraiment compliqué. Il ne faut pas seulement savoir comment on réalise la prestation, mais pourquoi on la réalise ainsi. Et je trouve que le plus difficile en soi, c'est la pratique à l'école. parce qu'en soi, la pratique école et la pratique institut, ce n'est pas du tout la même chose au niveau des protocoles. Donc, le plus difficile, c'est la pratique à l'école.
- Speaker #0
D'accord. Donc, ce qui est difficile à gérer pour toi, c'est déjà la différence des pratiques école et institut, et puis surtout que l'école... Si je comprends bien, c'est quoi par exemple qui est compliqué plus qu'en institut ? Tu aurais un exemple à donner ?
- Speaker #1
Par exemple, pour les épilations de mille jambes, nous à l'Institut, on utilise les roll-on, puisque c'est beaucoup plus facile à manier et aussi plus rapide. Alors qu'à l'Institut, on est avec la spatule, et des fois, il faut faire prendre des positions à la cliente pas très ergonomiques. Et puis, tout ce qui est modelage aussi, surtout modelage du visage. Ils ont des manœuvres spécifiques à l'école, alors que nous, du coup, à l'Institut, on en voit d'autres. Alors, des fois, quand on a un trou de mémoire, il ne faut se rappeler pas ce qu'on fait à l'Institut tous les jours, mais ce qu'on fait à l'école.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, oui, c'est compliqué.
- Speaker #0
Oui, j'ai l'impression que c'est un peu comme les gens qui passent le permis en conduite accompagnée. Il y a la théorie et la pratique. Mais il est vrai que dans le métier, pour ceux qui ont des apprentis ou qui ont fait l'apprentissage, il y a un petit décalage au niveau de l'école. Donc c'est bien, l'école les prépare au CAP, mais l'apprentissage est une bonne chose, je pense, dans le sens où on les prépare à la vraie réalité du terrain. Parce que quelqu'un qui n'a fait par exemple que de l'école en initiale, va vraiment avoir une grosse, comme moi je l'ai fait, avoir un gros décalage entre ce qu'on a appris à l'école et quand on rentre dans le monde du travail. Donc, OK, merci pour ta réponse. Est-ce que cet apprentissage, qui n'est encore pas tout à fait terminé, mais touche à sa fin, t'a fait évoluer personnellement ? Et puis, est-ce que tu peux nous donner un exemple ou deux ?
- Speaker #1
Alors bien sûr, ça m'a fait évoluer sur le plan personnel parce que lors de mes années au lycée, j'étais une fille très réservée, timide et avec un fort caractère. En revanche, maintenant, je suis plus ouverte aux gens et beaucoup moins timide. Et surtout, mon fort caractère a bien diminué. Le fait de côtoyer énormément de personnes m'a permis... de mourir aux hôtes et de mettre surtout ma timidité de côté. Comme lorsque l'on accueille les clients à l'accueil du coup, au début de mon apprentissage j'étais plus réservée et derrière toi. Et maintenant, j'avoue que je prends un peu plus les devants. C'est encore à travailler mais c'est en cours. Et surtout lors des prestations, au début je ne parlais pas du tout, je ne savais pas du tout de quoi parler. Et finalement maintenant je peux tenir une conversation pendant tout le long du rendez-vous.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que tu penses que tout ce que tu as appris en apprentissage personnellement, donc de ce que tu viens de nous dire, ça t'aide aussi dans ta vie privée ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, parce que... Avant, je n'osais parler à personne dans les magasins ou même je n'osais pas appeler les médecins. Alors que maintenant, j'y vais et puis au pire des cas, ça se passe mal. Et puis au meilleur des cas, je suis conseillère sur ce que je voulais.
- Speaker #0
D'accord. Merci pour ta réponse. Ensuite, qu'est-ce qui, selon toi, pourrait être le plus difficile à gérer à long terme dans notre domaine ? Et puis, qu'est-ce qui au contraire pourrait te permettre de t'épanouir à long terme ?
- Speaker #1
Pour moi, la partie la plus difficile à gérer, ce sera de gérer mon investissement. Parce que je pense que je vais beaucoup m'investir, peut-être même trop. Je vais avoir du mal à poser certaines conditions, comme avec les nail arts. Je vais vouloir faire plaisir à la cliente et du coup, je vais faire ce qu'elle veut, mais je ne vais pas forcément facturer le prix nécessaire de ce qu'elle voulait. En revanche, par contre, je pense que le fait de pratiquer un métier qui me plaît tous les jours, où il y a toujours plein de nouvelles techniques à apprendre, va permettre vraiment de m'épanouir réellement dans ce métier, ce qu'on a toujours. plein de choses à apprendre et puis même quand on est diplômé, certifié et tout ça, on a toujours des choses à apprendre.
- Speaker #0
D'accord. Juste, je reviens sur le fait de poser… Tu dis que tu as peur de t'investir de trop. Donc là, tu t'investis de trop dans le sens où tu as peur de ne pas savoir dire non à tes clients. Tu sais ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça, oui.
- Speaker #0
D'accord. Et tu penses que ça viendrait de quoi la peur de, par exemple, ne pas facturer ? Pourquoi tu ne facturerais pas ?
- Speaker #1
Parce que je vais vouloir être gentille. Le fait que les clientes reviennent, donc si elles n'ont pas forcément le prix nécessaire, elles vont dire « c'est cool, on va revenir » .
- Speaker #0
D'accord. Et puis, tu me disais aussi tout à l'heure que par rapport à ton emploi du temps, Tu avais peur de ne pas savoir dire non à une cliente qui voudrait un rendez-vous tel jour, telle heure. Et peut-être que tu serais en repos ou que tu aurais fini ta journée. Et là, est-ce que tu oserais dire non ?
- Speaker #1
Il va falloir que j'apprenne à dire non. Mais je pense que si je n'apprends pas, je serais capable de dire oui et de dire exceptionnellement que je le fais. Ok.
- Speaker #0
Voilà, petit aparté, mais je pense que si vous nous écoutez et que vous vous êtes mis à votre compte, c'est vrai qu'au début, souvent, on a tendance, et je l'ai fait moi-même, bien sûr, et puis encore des fois, ça m'arrive encore, de faire des exceptions ou de, au début, beaucoup, on adapte son planning à sa clientèle parce qu'on a peur de ne pas avoir assez de clients. Et puis, on a besoin encore de validation et puis qu'on n'ose pas mettre des règles et des limites. Donc n'hésitez pas à nous commenter aussi si vous, de votre côté, vous vous reconnaissez là-dedans, si vous êtes toujours là-dedans ou si avec les années et puis l'expérience, vous vous posez maintenant des conditions. Alors ensuite, si demain tu te mettais à ton compte, chose qui est prévue, et que tu as le choix, est-ce que tu te spécialiserais dans un domaine ? Par exemple, tu ne ferais que de l'onglerie, mais sous toutes ses formes ? et pour devenir la meilleure de ta catégorie ? Ou par exemple, tu te spécialises dans les massages, mais seulement les massages sportifs ? Ou tu préférais être pluridisciplinaire et toucher à plusieurs prestations ?
- Speaker #1
Alors, c'est une question à laquelle j'ai beaucoup réfléchi. Mais par souci de santé, je commencerais par être pluridisciplinaire. Parce qu'en soi, j'aime réaliser toutes les prestations. Certes, l'onglerie me plaît plus que certaines, mais mon but est de voir le plus de choses possible. Et si vraiment, réellement, après plusieurs années à pratiquer une prestation, celle-ci ne me réjouit plus, forcément, je pense que je l'enlèverai de la carte. Parce que réaliser une prestation qui ne nous plaît pas, forcément, on va y mettre moins de... de coeur et donc ce sera plus vraiment un moment de bien-être pour la cliente donc ni pour moi donc pour moi il n'y a plus vraiment de raison de la pratiquer d'accord
- Speaker #0
et juste par soucis de santé tu resterais pluridisciplinaire est-ce que tu peux me détailler un peu plus c'est à dire que tu penses que si t'es spécialisé t'auras plus de problématiques
- Speaker #1
Disons que j'ai une maladie qui fait que je ne peux pas forcément rester debout toute la journée. Donc il faut quand même que je fasse des pauses. Donc si je ne fais que des épilations toute la journée, c'est raté. Je ne peux pas m'asseoir ou même des massages compliqués. Ou même juste rester toute la journée assise. Il faut avoir surtout la bonne... être bien assise. Parce qu'après, il y a le dos aussi qui peine.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai que d'être pluridisciplinaire, ça permet aussi de varier les postures. Et puis, dans nos métiers, on a des postures qui ne sont pas toujours faciles. Et donc, c'est vrai que c'est un avantage là-dessus.
- Speaker #1
Oui, donc c'est vraiment pour ça que je serai pluridisciplinaire, parce que du coup, on pourra varier entre les ongleries où je serai assise et les épilations ou même les massages où je serai debout.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que tu peux nous donner trois anecdotes depuis tes débuts dans le domaine, des choses qui t'ont mis mal à l'aise ou qui étaient drôles pour toi, après coup bien sûr ?
- Speaker #1
Oui, après coup surtout. Alors celle-là, je m'en rappellerai toujours. Lors de mon tout premier maillot intégral en autonomie, j'étais énormément stressée, j'avais peur de faire mal à ma cliente. et malheureusement ça n'a pas loupé. J'avais du mal positionner ma bande et une fois sèche, je n'arrivais plus à l'enlever. Et finalement, j'ai dû la couper au ciseaux. Sympa. Ensuite, lors d'une pause de semi-permanent aux mains, une cliente m'a demandé de lui faire un nail art. Et malheureusement, je n'ai vraiment pas su le réaliser. Je pense que la photo qu'elle a dû me montrer avait dû être retouchée ou je ne sais quoi. Je ne savais pas du tout comment la réaliser. Et finalement, j'en ai parlé à la cliente et on est parti sur autre chose. Mais ça m'a frustrée quand même.
- Speaker #0
Comme quoi, la communication avec son client, c'est la clé.
- Speaker #1
Et pour finir, lors d'un massage, pour certaines manœuvres, j'ai dû aller plus vite que prévu. Et finalement, j'avais fini le massage en avance. Mais le client a payé pour une heure, donc il aura une heure de massage. Donc, j'ai refait des manœuvres pour combler le temps qui me restait.
- Speaker #0
D'accord. C'est des choses qui arrivent et qui peuvent même arriver à quelqu'un qui n'est pas débutant. Donc, merci de nous avoir partagé ça.
- Speaker #1
De rien.
- Speaker #0
Est-ce que, Anahel, tu peux me donner trois choses qui te plaisent dans le domaine de l'esthétique et du bien-être et me dire pourquoi ?
- Speaker #1
Ma partie préférée dans l'esthétique, c'est l'onglerie, avec le nail art surtout. On peut faire tellement de choses sur un ongle. On peut passer d'une couleur unie à des ongles avec plein de dessins partout. des paillettes ou même des strass, tout ça juste pour sublimer vos mains et vos ongles. J'aime beaucoup prendre soin des clientes de A à Z. du début du rendez-vous jusqu'à sa toute dernière minute comme lors d'un massage où on met à l'aise la cliente dès qu'elle rentre dans l'institut avec une ambiance de détente jusqu'au bout et jusqu'à justement finalement qu'elle s'en aille de l'institut et qu'elle rentre chez elle détendue
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'aime aussi de plus en plus le contact avec les clients, le fait de les accompagner dans la prise de rendez-vous, s'ils en ont besoin ou non d'ailleurs, jusqu'à ce que du coup on les raccompagne à la fin de la prestation. Ça me plaît de plus en plus.
- Speaker #0
D'accord. Donc la créativité par l'onglerie et puis le contact client un petit peu dans toutes les prestations finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Ok. Est-ce qu'au contraire, tu peux me donner trois choses que tu apprécies moins, voire pas du tout ?
- Speaker #1
Alors tout d'abord, il n'y a pas énormément de choses que je n'aime pas faire. Mais j'avoue qu'il y a le fait de travailler les samedis, même si on travaille que le samedi matin et que pour d'autres instituts, ils terminent très tard le samedi. C'est sûr que comparé à un travail de bureau, c'est quand même différent. Il y a également faire une pédicure aux clients qui sortent de la salle de sport. C'est pas franchement top. Et il y a également faire des massages à des clients qui peuvent peler du dos. Et ce n'est pas très, très agréable au niveau du toucher pour nous déjà. Et puis même, je pense, pour le client, ça ne doit pas être très agréable.
- Speaker #0
D'accord. L'image me vient en tête. Oui, effectivement. Donc, en fait, ce serait plutôt… Le fait de travailler les samedis, oui, effectivement. Puis peut-être tard le soir aussi. Souvent, on travaille jusqu'à 19h. Ça peut être un peu désociabilisant, c'est vrai, de travailler les week-ends aussi. Et puis peut-être aussi de travailler avec toutes les morphologies, tous les corps. Il y en a qui sont plus agréables que d'autres. D'accord. Et demain, si tu t'installes à ton compte après l'obtention du CAP, est-ce que tu peux me dire comment tu procéderais pour te cléer ? te créer une clientèle et pourquoi, comment tu te démarquerais et est-ce que tu pratiquerais des prix plus hauts, pareils ou plus bas que tes concurrents déjà en place ?
- Speaker #1
Tout d'abord, je commencerais par me créer un compte sur les réseaux sociaux ainsi qu'un site internet pour avoir une visibilité plus ample et surtout... Partout dans Dijon, si je la crée ici. Et puis, il y a également le bouche-à-oreille, finalement. Mais ça, ça contribue grandement à la création d'une clientèle. Ça, je n'ai pas trop le pouvoir sur le bouche-à-oreille, mais je ferai mon maximum pour que, justement, lors des prestations, je favorise celui-ci pour que les clientes... soient satisfaites de l'appréciation et en parlent à leurs amis proches ou famille si ça leur plaît. Pour moi, au début, je ne pourrais pas forcément me démarquer plus par rapport aux autres qui sont déjà installés depuis de nombreuses années. Ils auront forcément plus d'expérience que moi, ils auront peut-être plus de problématiques que moi. peut-être les gérer. Alors que du coup, moi, vu que je suis encore à l'école, malgré que du coup, je suis en alternance et que j'arrive à avoir plus de situations possibles, je ne pourrais pas forcément plus me démarquer sur ce niveau-là. Mais je pratiquerai de plus en plus, je ferai des formations au fur et à mesure des... des années que je pratique pour que je puisse m'améliorer et monter en grade, on va dire. Et quant au prix des prestations, c'est en cours de réflexion, parce qu'il y a énormément de calculs à faire par rapport au prix des matériaux, ainsi que même le mobilier. Et c'est histoire de ne pas travailler à perte, surtout. Et je pense que ce sera des prix un petit peu plus bas que la concurrence, certes, mais quand même justifiés.
- Speaker #0
D'accord. Donc, par exemple, quand tu dis que tu vas créer, par exemple, des comptes sur les réseaux sociaux, Internet, puis le bouche-à-oreille, donc ça, ça a l'air intéressant, ça veut dire que... que déjà tu penses beaucoup communiquer via tous les outils qui existent aujourd'hui. Une fois que la cliente est là, par contre, tu vas lui donner toute ton attention, tout ton savoir-faire pour qu'elle, après, elle puisse faire une bonne publicité, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je ferai en sorte de la fidéliser et qu'elle soit satisfaite et qu'elle reste du coup avec moi.
- Speaker #0
D'accord. Et puis ensuite, tu parles d'élever ton niveau. par des formations. Est-ce que tu dirais que le fait de te reformer un petit peu après le CAP, ça va te donner plus de légitimité pour mettre des tarifs qui sont à peu près concurrentiels, équivalents à ta concurrence ?
- Speaker #1
Bien sûr, je me sentirais plus légitime parce que là, du coup, j'ai que le CAP. Enfin, je ne l'ai pas encore, mais je compte l'obtenir. Forcément, par rapport à une personne qui aura tout. plein de formations de prothésie angulaire, de nail art, d'épilation au fil, plein d'autres techniques forcément si je propose pas la même, comment dire,
- Speaker #0
la même quantité de savoir.
- Speaker #1
Oui voilà je pourrais pas forcément être à l'aise de proposer les mêmes priquelles alors que... elle a plus de savoir-faire.
- Speaker #0
D'accord. Donc, par la formation, tu vas petit à petit, selon toi, augmenter tes tarifs. Oui.
- Speaker #1
Ok,
- Speaker #0
très bien. Est-ce que, du coup, j'ai l'impression que pour toi, la démarcation, c'est par rapport à l'expérience. Est-ce que tu ne penses pas qu'on peut se démarquer d'une autre façon que l'expérience et que, par exemple… Une de tes valeurs ou une de tes façons de voir les choses, ou ta personnalité, ou la déco de ton institut, la localisation, ça peut jouer aussi. Et puis finalement, faire que tu n'as pas besoin d'avoir 10 ans d'expérience pour te sentir légitime et tout de suite l'être.
- Speaker #1
En soi, si la déco et le placement de l'institut jouent beaucoup, C'est sûr que si on entre dans un institut et que tout est en bazar, c'est pas propre, quoi que ce soit. C'est sûr qu'on ne va pas vouloir forcément, envie d'y retourner. Après, c'est ma pensée. Je ne sais pas si tout le monde pense comme moi, mais voilà. Ensuite, c'est sûr, il faut prendre soin de la cliente de A à Z. Ce ne sera pas, je ne vais pas créer une chaîne, donc ce ne sera pas très rapide. Il va falloir faire le chiffre à fond. Tant qu'on va prendre soin de la cliente et qu'on va constater ses besoins à elle et pas les nôtres, ça peut faire que si je me démarquerais quand même des autres.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Est-ce que tu penses faire des formations complémentaires après ton diplôme et pourquoi ? Plutôt avant de t'installer du coup à ton compte ou après, pendant ? Combien tu penses en faire par an ?
- Speaker #1
Alors oui, je compte faire des formations complémentaires pour me former dans le détail, surtout des prestations que l'on ne voit pas forcément à l'école. Et surtout après, dans d'autres techniques que celles qu'on me propose déjà. Ce serait bien que j'en fasse au moins une ou deux si possible avant d'ouvrir mon institut. Comme ça, je pourrais proposer plus de choses à la carte. ou alors être plus perfectionnée dans la technique que je souhaite réaliser. Et après, je pense que j'en ferai au moins une, voire deux si c'est possible par an, histoire de toujours apprendre de nouvelles techniques et de proposer plus de choses aux clientes et qu'elles puissent être encore plus satisfaites.
- Speaker #0
Est-ce que le fait d'avoir fait ton CAP en alternance Tu penses que si tu l'avais fait juste en initiale, tu pourrais aujourd'hui avoir envie de te mettre à ton compte ?
- Speaker #1
Alors, avoir l'envie, oui, mais c'est sûr que je ne l'aurais pas fait directement en sortant de l'école parce qu'on ne voit pas du tout tout à l'école. Par exemple, ici à l'institut, on voit tous les types de morphologies possibles, alors qu'à l'école, comme on pratique les unes sur les autres, forcément, au final, on voit... presque tout le temps la même morphologie. Pareil pour le maillot intégral, à l'école on ne le pratique pas du tout, alors que c'est quand même une prestation qu'on propose ici et qu'on pratique surtout assez souvent, je dirais même presque tous les jours.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Donc c'est sûr qu'ayant que les techniques de l'école, pour moi c'est un trop gros challenge pour ouvrir son institut et je ne l'aurais pas tenté.
- Speaker #0
D'accord. Donc là, en étant en CAP, en apprentissage, et même comme ça, tu te sens légitime de te mettre à ton compte, mais même avec un apprentissage, tu es quand même consciente qu'il faudra repasser par la formation complémentaire pour te donner plus d'assurance.
- Speaker #1
Oui, bien sûr, parce qu'en soi, ici, on voit tout plein de techniques, mais c'est sûr qu'on ne les voit pas toutes, parce que... Chaque institut a sa propre façon de pratiquer, ses propres techniques. Donc forcément, je pense que c'est bien de voir plusieurs techniques pour trouver la sienne.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'attire dans l'entrepreneuriat et au contraire, qu'est-ce qui peut t'effrayer ?
- Speaker #1
Ce qui m'attire le plus dans l'entrepreneuriat, c'est surtout mon envie d'être indépendante et de prouver aux autres que même jeune... on peut arriver à s'élever dans la société et que, non, les jeunes ne sont pas tous sur leur téléphone à rien faire de leur vie. Et justement, ce qui me ferait peur, du coup, c'est de ne pas arriver à me créer une clientèle et que ma société ne fonctionne pas.
- Speaker #0
D'accord. Pour toi, est-ce qu'être, du coup, indépendant à son compte, c'est, du coup, s'élever dans la société ? Est-ce que ça veut dire que c'est mieux que d'être salarié ?
- Speaker #1
En soi, ce n'est pas forcément mieux qu'à être salarié, parce qu'il y a des personnes, le salariat leur convient très très bien. Mais moi, je pense que pour moi, ça ne me conviendrait pas à long terme de devoir obéir à un patron toute ma vie, à faire ce que lui me demande et pas forcément ce dont j'ai envie ou même besoin.
- Speaker #0
me plairait pas du tout.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses qu'en étant future indépendante, tu feras vraiment que ce que t'as envie de faire ?
- Speaker #0
Non, c'est sûr que je ferai pas que ce que j'ai envie de faire, parce que dans ces cas-là, ça veut dire que si j'aime pas faire la vaisselle, je vais pas faire la vaisselle. Non, ça marche pas vraiment comme ça, mais dans le sens où s'il y a une prestation que j'aime pas pratiquer, je la ferai pas. ce n'est pas bénéfique pour moi comme pour les clients.
- Speaker #1
D'accord. Ok. Très bien, Naël. Merci d'avoir répondu à toutes ces questions. Je pense que ce sera très intéressant de renouveler cette discussion lorsque tu seras déjà lancée depuis quelques mois dans ton entreprise pour voir un petit peu où tu en es. Est-ce que ce que tu nous as dit aujourd'hui s'est avéré facile, difficile ? Est-ce que tu as… a réussi les objectifs que tu t'es fixé. Et voilà, merci beaucoup. N'hésitez pas en tout cas à faire des commentaires si vous aussi vous êtes dans l'apprentissage, si vous vous reconnaissez à travers ce qu'Annaëlle a pu annoncer aujourd'hui. Et puis, merci de nous avoir écoutés et à bientôt dans un prochain épisode, j'espère.