- Speaker #0
Salut les gens, comment ça va ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il fait une voix de lover ? C'est...
- Speaker #2
waouh, c'est intense ce qu'il se passe. Eh oui.
- Speaker #0
Bienvenue dans l'horreur du dimanche, le podcast des films qui font un peu bader. Le podcast des films qui font passer une mauvaise soirée. Le podcast du frisson tout m'en. Bouh ! Peut-être que cette intro sera censurée.
- Speaker #3
Moi je ne savais pas que tu allais me faire cette voix-là.
- Speaker #0
Alors cette semaine concours de circonstances associant d'une part l'enregistrement de notre numéro 60 et d'autre part l'actualité du moment, la fameuse Saint-Valentin. Ben oui, c'est ça notre décryptage de l'actualité. Il y a la montée du fascisme et tout ça, mais non, nous, c'est Saint-Valentin. C'est ça qui nous intéresse. Nous avons d'ailleurs décidé de vous offrir une sélection de films érotico-problématiques, car oui, nous, ce qui nous plaît dans la vie, avant tout, c'est le sexe. Oui, le sexe avec trois X pour avoir l'air un peu edgy. Bon, ceci étant dit, pour parler de sexe, je ne suis pas seul, fort heureusement. je suis avec Camille Camille comment ça va ? je suis vraiment en train d'être une sexologue c'est pas le cas toi tu n'as pas attendu cet épisode de toute façon pour nous parler de trucs déviants il y a Eros et Tannatos Léo ça va ? super ouais et lui il est pas déviant lui tu n'as pas attendu cet épisode toi Léo pour nous parler de Redneck ou Doudoune il n'y en aura pas dans cet épisode pardon mais tu nous réserves bien pire
- Speaker #2
Ouais, je suis désolé, on avance.
- Speaker #0
Et Lola, ça va ?
- Speaker #3
Bah oui, parler de sexe avec ses soeurs, c'est super.
- Speaker #0
Voilà, je voulais pas le dire, tu l'as dit, c'est horrible. Tout le monde est génial. Et à la technique, notre expert console ton potard, manche de guitare et crac crac. Vous l'avez demandé, on l'a réembauché, Brice, the sex machine, avec 3 X. On applaudit Brice un petit peu. Bravo ! Merci. Sexe. Oui. Je ne la présentais jamais jusque maintenant, mais je me suis dit que c'était le moment. De toute façon, elle la ramène tout le temps. Notre experte montée du fascisme et Saint-Valentin, Mouchou le chat.
- Speaker #4
Je ne sais jamais regarder. Je ne sais pas ce que tu vas dire.
- Speaker #3
Diane est déçue.
- Speaker #0
L'horreur du dimanche, épisode 69, spécial épisode de Le Sexe. C'est parti. C'est maintenant. Et je crois qu'on va commencer avec...
- Speaker #4
Oh non, il a mis le haut hier.
- Speaker #0
Arrêtez, Brisson. On commence avec quel film déjà ? Avec le mien. Avec le film de Camille.
- Speaker #1
Oui, moi je vais vous parler de Un couteau dans le cœur.
- Speaker #5
C'est impossible d'aimer autant, aussi longtemps ! Tu dois m'aimer ! C'est à moi, Louise ! À moi, à moi,
- Speaker #6
à moi ! T'as un de ces amis qui a des couilles dans le cou.
- Speaker #5
Cargue, on est tournés dans un de mes films.
- Speaker #6
Quel genre de film, exactement ?
- Speaker #5
Oh, arrêtez votre charme. Fais pas le coup, les types, ils sont pas renseignés.
- Speaker #7
Dans deux minutes, je veux tout à poil et regarde à vos purètes que j'iscarpe. On se soulage avec la main, on a l'aise entre copains. Coupé !
- Speaker #5
Sur le plateau, il était du genre insatiable. Les yeux illuminés à la merci de ses partenaires comme possédé. Vous savez quand on s'oublie avec l'autre, quand on ne sait plus où on est. Ça aussi, une forme d'amour en quelque sorte. Plus grand. Horace.
- Speaker #7
C'était le dernier plan du tueur homo. Bravo.
- Speaker #2
Oh yeah ! Non, je coupe ça. Bon ben voilà, si on ne devait pas payer de droits avant,
- Speaker #3
oh yeah !
- Speaker #1
Et bien maintenant, c'est ça fait !
- Speaker #2
Et bien oui, c'est ça.
- Speaker #1
Donc oui, moi j'inaugure cet épisode 69 avec Un couteau dans le cœur, un film de Yann Gonzalez, sorti en 2018. Et on retrouve au casting, pour ceux qui ont... Une bonne mémoire auditive, Vanessa Paradis qui joue donc Anne, le rôle titre. Elle est accompagnée par la troupe d'acteurs, d'actoristes qui suit Yannick. ...de Gonzales depuis longtemps, c'est-à-dire qu'il y a Kate Moran qui joue Loïs, Nicolas Mori qui joue Archibald, et ensuite j'ai noté Khaled Alouache qui joue Nance, et j'égrènerai au fil de mon résumé d'autres noms.
- Speaker #2
Comme c'est bien fait.
- Speaker #1
Oui, c'est juste que je ne l'ai pas écrit au même endroit dans le carnet. Ce n'est pas non plus de la super production. Alors, de quoi parle ce film ? Vous avez entendu la bande-annonce qui est relativement bien faite puisqu'elle cadre le sujet.
- Speaker #2
C'est vrai.
- Speaker #1
En gros, de quoi on parle dans ce film ? On parle d'abord d'un jeune homme blond que l'on comprend être un acteur érotique et héroïque. Intéressant ça aussi. Qui croise en club gay au milieu des backrooms et des groupes de Cold Wave, déguisés en chouette, bon ça c'est autre chose. Un homme masqué qui le regarde et qui l'attire dans la pénombre pour une partie fine. Cette partie fine se termine dans un bain de sang avec un God Miché qui en fait dévoile un poignard. Donc le film est lancé et le ton est donné, on est face à un dialogue gay et fier de l'être. pour notre plus grand plaisir. C'est vrai que ce film met en scène le personnage d'Anne, qui se fait larguer par Loïs Samonteuse, qui est productrice de films porno gays, qui est aussi directrice de casting parce qu'au fil de ses rencontres, elle caste des jeunes hommes qui lui semblent intéressants pour figurer dans ses films. Heu... Et on sent que c'est aussi un personnage de femme qui est perdue, qui est très triste de cet amour déçu, qui est alcoolique et qui est aussi un peu violente, qui devient un peu folle au fur et à mesure que Loïs lui refuse ses avances. Pendant ce temps-là, il y a aussi un tueur, qui se met, comme dans Tout bon de jello, à massacrer au fur et à mesure des personnages d'acteurs. ou de membres de la production de ces tournages-là.
- Speaker #0
Tout lourd avec son God Michel Poignard.
- Speaker #1
Le film se passe en 1979, donc on est vraiment à la fin des années 70... Non. On est surtout avant la décennie des années 80. Jean-François de Bordeaux-Bourgeois. Donc on est vraiment avant le sida et on sent une espèce de crépuscule aussi Merci. et de violences qui s'annoncent. Et j'aime bien ce choix de timing qui est très intéressant. Ian Gonzalez, il a dit que son film, c'était un film qui voulait être un portrait d'une femme. Je vous cite dans le texte, il dit « portrait de femme amoureuse, violente, dans la rage affective » . Mais c'est aussi un film d'amour sur le cinéma lui-même. et effectivement son film et truffé de citations. Lui, il refuse qu'on dise vraiment ça. Il parle plus d'un inconscient cinéphile qui transporte avec lui. C'est assez joli comme formule, je trouve. Et ce qui fait que dans son film, on sent qu'il y a vraiment cette ligne-là qui est très importante pour lui. Hommage au giallo italien, évidemment. Hommage au film porno gay. notamment il parle d'un monsieur qui s'appelle Hervé-Joseph Lebrun qui est un spécialiste d'histoire de la pornographie gay et qui l'a beaucoup aidé et beaucoup conseillé par rapport au film avant le tournage il cite un film que je n'ai pas vu, pas encore qui s'appelle Équation à un inconnu qui date de 1979 et qui était un film pornographique gay qui, selon lui... une référence à voir et qui l'a beaucoup inspiré. Évidemment, il y a la figure aussi d'un film important qui est le film de Friedkin, Cruising, film dont on n'a pas encore parlé, qui est aussi pas mal remis en question, et à juste titre, par la communauté homosexuelle, parce que c'est une présentation des soirées, des rencontres homos par un hétéro. et avec en plus une idée de contamination et tout ça c'est là-dedans qu'il y a Frankie Goes to Hollywood,
- Speaker #0
non ? oui,
- Speaker #1
je crois que c'est ça et du coup c'est un film qui l'a quand même pas mal inspiré, Yann Gonzalez dans justement cette idée de contamination du désir que ce soit le désir sexuel ou le désir de violence voilà, et simplement pour un petit peu replacer, donc Yann Gonzalez c'est un réalisateur français je crois qu'il est franco-mexicain
- Speaker #0
Peut-être que j'ai dit n'importe quoi. Qu'est-ce que c'est ? Le film est coproduit par le Mexique et la France. Et c'est un réalisateur qui... Enfin, c'est un journaliste à la base qui s'est lancé dans la réalisation et qui a sorti beaucoup, beaucoup de courts-métrages. Et un premier long-métrage qui s'appelle Rencontre d'après-minuit, que j'avais vu lors de sa sortie en 2013 et qui est très, très chouette. D'ailleurs, je vous invite à aller le voir. Et Un couteau dans le cœur. c'est son deuxième long métrage seulement il a une esthétique qui est quand même extrêmement calibrée qui fonctionne très bien moi je trouve on est vraiment dans un plaisir des yeux c'est joyeux comme film c'est sincère comme geste de cinéma moi j'ai passé un bon moment la musique aussi est très présente avec l'ABO signé M83 que de la place.
- Speaker #1
je te coupe une seconde il n'y a pas du tout Frankie Goes to Hollywood dans Crossing c'est moi qui ai mélangé des images oui oui qui ai mélangé des images du film avec des images du clip mais donc ça n'a rien à voir et il n'est pas non plus au Mexique c'est vrai il est juste français d'accord oui mais c'est la coprode oui c'est la coprode mais en tout cas Frankie Goes to Hollywood c'était full faux voilà bon bah voilà deux faux la musique de M83 parce que Euh...
- Speaker #0
un des membres de M83 et le frère de Ian Gonzalez. On retrouve aussi dans le film deux figures marrantes notamment une qu'on a déjà croisée. Il y a Bertrand Mandico qui joue son propre rôle en tant que réalisateur de films pornographiques. Il est vraiment très chouette. C'était rigolo. Et il y a aussi Romane Bouranger qui a un rôle d'apparition. C'est vraiment assez marrant parce qu'elle croise juste le personnage principal. Et ça, c'est clairement une citation aussi des Nuits Fauves, dans laquelle joue Romane Boranger. Donc voilà, un film qui célèbre le cinéma queer aussi, le cinéma pornographique et le cinéma de giallo. Plutôt dans le thème.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Qu'est-ce que vous en avez pensé, vous ? Eh ben, allez,
- Speaker #1
je commence. Vas-y, vas-y.
- Speaker #2
Oui, j'ai trouvé que c'était très réussi, dans le genre hommage au diallo italien des années 70. Par contre, je trouve que le portrait de femme est un peu raté. Je ne savais même pas que c'était un désir que Yann Gonzalé savait en faisant le film. Moi, c'est vraiment ce qui pêche dans le film. Après, c'est personnel, mais le jeu d'actrice de Vanessa Paradis, j'ai du mal, ça ne me touche pas. Son personnage ne me touche pas. pas. Et même son histoire d'amour avec Loïs, je la trouve juste violente et moi, je la trouve pas très crédible. Mais ça, c'est très personnel. Après, la violence stylisée du film, elle est hyper maîtrisée. Il y a un côté hypnotique et tout. L'esthétique du film, en général, elle est superbe. C'est précis, c'est audacieux. Pour moi, tout est réussi là-dessus. et aussi d'ailleurs pour moi le portrait qui dresse le plus c'est celui de la communauté la communauté gay et ça je trouve que moi j'ai trouvé ça super entre ces personnages qui sont écrits il y a une vraie cohésion il y a une solidarité qui donne vraiment de la profondeur à son film et puis c'est drôle et puis non mais vraiment je trouve que surtout le film et hyper beau. Les corps sont toujours filmés vraiment avec une grande sensualité. C'est propre. D'ailleurs, le directeur de la photo du film, il est hyper connu. Et il a fait... Je suis désolée, il s'appelle le machin Simon. Comment il s'appelle ? Je vais fact-checker. Je suis désolée.
- Speaker #3
C'est franco-mexicain.
- Speaker #2
Simon, beau-fils. Simon, beau-fils. Voilà, qui a fait... C'est un grand directeur de la photographie. Moi, j'ai trouvé ça vraiment bien. Après, en dehors de Vanessa Paradis, où là, moi, c'est très personnel, je trouve que l'intrigue, elle est vraiment secondaire par rapport à l'esthétique du film. Et du coup, ça, c'est...
- Speaker #1
C'est cohérent avec le giallo, je trouve.
- Speaker #2
Oui, oui, oui, oui, mais bon, s'il y a une petite critique à faire, c'était un peu le truc. Par contre, je trouve que la facture du film, elle est très belle, c'est hyper maîtrisé.
- Speaker #3
Ça ne réinvente pas le diallo, effectivement, mais je trouve que c'est très réussi. Moi, sur la partie diallo, je trouve que le tueur, le parcours du tueur, c'est très bien fait, c'est très bien amené. Et je suis un peu d'accord avec Thomas sur le portrait et la relation entre Anne et... et Loïs je trouve que c'est un peu anecdotique finalement les personnages en fait c'est pas ce qui est réussi par contre effectivement il y a plein de films dans le film qui sont très drôles qui sont très bien fichus aussi et
- Speaker #1
je comprends il y a eu des scènes du tueur homo scène avec la cabine téléphonique ouais mais franchement la rampe.
- Speaker #3
tout ce qui est film dans le film moi je trouve ça super même le passage du speed screen est super cool aussi et du coup je sais plus ce que je voulais dire ah pardon je t'ai coupé c'était sur Loïs et Anne et effectivement il y a ça et en fait je comprends pourquoi il refuse pas mais en tout cas qu'il twiste un peu ce truc de dommage au cinéma et qu'il dit que c'est juste des influences qui sont en lui mais qu'il a pas voulu mettre vraiment Parce qu'en fait, c'est à aucun moment lourd et à aucun moment on t'impose un hommage à quelqu'un que tu connais pas. Je trouve que ces petits portraits de cinéma qui sont faits dans ces petits films pornos, c'est à aucun moment des hommages où si t'as pas les rêves, ça te fait pas rire ou tu comprends pas la référence. C'est juste très agréable à regarder, je trouve. Oui,
- Speaker #0
mais ça te moque jamais. Non, c'est pas des paroles.
- Speaker #3
porno qui exploite des intrigues qui finalement aident à résoudre l'intrigue qui font partie intégrante du film et de la narration et les personnages les acteurs dans le film les acteurs du film ils mettent aussi beaucoup d'eux-mêmes dedans pour incarner leurs deux vieux personnages c'est un truc
- Speaker #1
en plus qui les fait s'associer mais c'est pas le bon terme mais en tout cas qui les fait Oui. en tout cas ils font groupe autour de ça et je trouve ça assez bien amené parce qu'il y a des acteurs qui arrivent à différents moments du film à mesure que le personnage de Vanessa Paradis les caste et ils s'intègrent tout de suite dans la bande et tout et je trouve ça vraiment très agréable et c'est pour ça que moi j'aime énormément vraiment la première heure du film je la trouve extrêmement réussie et vraiment euh... En tant que telle, je trouve qu'elle marche. J'ai un peu plus de soucis avec la seconde. Alors moi, je n'ai pas tellement de réserve sur la relation entre Anne et Loïs, que j'aime bien. En plus, qui donne lieu... Enfin, que j'aime bien. Relation compliquée. Mais en tout cas, qui montre peut-être une manière, un côté sombre de certaines relations, d'un certain type de relation qu'on ne voit pas souvent au cinéma. Et je trouve ça plutôt pas mal. Et ça donne lieu quand même à de très belles scènes, notamment il y a la scène de la boîte de nuit lesbienne qui est extrêmement réussie. Cette scène est incroyable, je trouve, en termes de lumière, de photos et tout, je la trouve très très belle. Et voilà, donc moi j'ai moins de réserve avec ça, moi j'ai beaucoup plus de réserve sur la deuxième partie du film, qui est la partie du film Anne mène l'enquête.
- Speaker #2
C'est le personnage d'Anne, moi je trouve,
- Speaker #1
qui est pas incroyable. Effectivement, voilà.
- Speaker #2
Même si c'est une de la boîte de nuit, Anne n'apportait...
- Speaker #1
n'apporte rien à cette scène ce que je veux dire c'est que c'est un prétexte pour faire cette belle scène mais oui dès lors qu'elle est toute seule et qu'elle est loin de ses acteurs, de son monteur de son caméraman qui est Bertrand fucking Mandico effectivement là c'est un peu plus compliqué toute la partie avec Romane Borringer ok mais je trouve ça un peu plus bancal pour revenir dans le cinéma à la fin et
- Speaker #0
là ça remarque c'est chouette la fin c'était super Moi je me demande si c'est pas aussi une question Financière entre guillemets Parce que je pense que c'est un film qui Pas fait avec des millions et des millions Qui fait que toute la partie Qui se passe en extérieur De jour, bah en fait on sort de cette Esthétique qui est quand même hyper Forte, avec beaucoup de Filtres et de Gélatine Des gélates ouais Les gélates c'est du gel ouais
- Speaker #3
En fait,
- Speaker #0
il y a des couleurs dans l'image qu'on retrouve beaucoup, genre du rouge et du bleu et un peu de vert aussi. Et du coup, dès qu'on est en extérieur avec le soleil, ça casse un peu, on sort un peu de ce rêve.
- Speaker #1
Je pense que ça participe à tout. Oui, il y a ça, effectivement, tu as raison. Mais tout le côté, tu vois, aller sur la tombe, il y a un truc où je trouve que ça s'embourbe un peu dans des trucs. et effectivement on sort dans ce truc qui fait l'essence un peu du giallo c'est à dire de rester dans l'expérience sensorielle esthétique tout le temps donc je trouve que cette partie du film elle casse un peu le truc mais ça reste un film que je trouve après je trouve qu'elle sert pour la construction quand même du
- Speaker #3
tueur
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #3
Parce que c'est très loin d'être intéressant. Dans les calots,
- Speaker #2
il n'y a pas besoin.
- Speaker #1
En vrai,
- Speaker #3
ça dépend. Il y a quand même souvent une ambivalence de la figure du tueur. C'est important de le construire comme ça.
- Speaker #1
Dans le cinéma, où tu comprends en gros, je ne vais pas tout spoiler, mais tu comprends le film dans lequel le tueur a trouvé un écho pour mener sa vengeance. C'est suffisamment bien expliqué.
- Speaker #3
pour qu'on prenne tout c'est vrai que ce passage de milieu de flottement à la campagne j'ai un peu je pense que mon esprit est un peu et à la fin je me suis dit oh merde j'espère que j'ai pas loupé trop de trucs et en fait j'avais loupé quelques trucs tu veux dire quand t'étais sorti pour aller faire tes courses en laissant le film tourner t'es revenu à la fin t'as dit bah c'est vrai bah non non mais c'est vrai que j'avais pas fait attention à tous les dates parce que c'est vrai que ça sort un peu de cette ambiance de ville qui est très cool et de studio aussi qui est très très cool Merci. Et moi, ça m'a un peu perdu à ce moment-là, mais à la fin, c'est pas très grave. En fait, tu comprends vite. De toute façon, tout est réexpliqué.
- Speaker #1
Là-dessus, il n'y a pas trop de problèmes. Mais ouais, moi, je trouve que c'est un petit peu... Ça crée une cassure dans le film qui n'est pas nécessaire, parce que vraiment, je trouve que la première heure est vraiment... Mais ça passe. Et d'ailleurs, en plus, tu le vois très bien dans la manière dont le film est construit, que c'est un moment de cassure et que c'est un moment de... Parce que, tu vois, les meurtres s'arrêtent. juste avant qu'on parte à la campagne et tu sens que tu as la partie très rythmée où il y a un meurtre toutes les tant de minutes et après une fois qu'elle prend le RER ou le train il se parle du RER peut-être on le présente on n'a plus ça on n'essaie plus rythmer par l'intervention du tueur mais sinon ça reste un film qui est quand même assez audacieux français et qui a eu pas mal de succès international peut-être, probablement mais au moins critique en France à sa sortie et au moins du public oui sélectionné à Cannes je crois que c'est un film qui a pas trop mal marché donc ouais non et pour votre information
- Speaker #0
Yann Gonzalez sort son 3ème long cette année avec Vanessa Barrez ça s'appellera j'oublierai ton nom c'est bien comme titre c'est une histoire fantastique il y a un truc fantastique dedans à te voir moi j'ai du mal je comprends pas j'aime bien ce qu'elle en fait au début les premières répliques j'étais en intro j'aime bien ce qu'elle représente j'aime bien ce côté pop star un peu déchu Merci. J'aime bien sa voix en plus. Et j'adore ce look. Oui, oui. Je trouve qu'elle joue pas bien.
- Speaker #2
Je trouve qu'elle joue pas bien.
- Speaker #1
Arrête.
- Speaker #3
C'est un type de jeu. Je pense que c'est approprié. En tout cas, dans ce film, ça marche relativement bien.
- Speaker #2
Non. J'adorais qu'elle soit la femme de Johnny Depp quand j'avais 12 ans. C'est tout.
- Speaker #1
Johnny Depp étant...
- Speaker #2
Et déchiré aussi.
- Speaker #3
c'est vrai que tu as revu la copie le truc dont on a pas parlé moi que j'ai trouvé vachement bien c'est que le film parle beaucoup de montage sur bande de péloche de gélate de péloche il a été tourné en 16mm d'ailleurs ah ouais putain bravo de toute façon le simple fait que tu fasses venir Mandico c'est un petit fleur de l'artisanat c'est bien parce que le film est expliqué aussi par des séquences je l'ai dit au début de toute façon je vais pas dire Euh... Il est entrecoupé de séquences d'un film non abouti, qui est un peu twisté, qui raconte l'histoire du tueur. On comprend vite à la fin. Je trouve que c'est pareil. Le film se termine dans un cinéma. Et tu ne te dis pas, ça se termine dans un cinéma. En fait, c'est très bien amené à chaque fois.
- Speaker #2
Mais c'est vraiment comme dans la cité de la peur. Oui, c'est vrai.
- Speaker #3
Mais ce n'est pas lourd.
- Speaker #1
C'est un remake. C'est tout simplement un remake.
- Speaker #2
Tout gâché. Arrêtez.
- Speaker #1
non c'est vraiment cool c'est vraiment trop cool et tu sais quand il sort le film le prochain au printemps la saison des amours la reproduction
- Speaker #0
Macron il va vous enlever une tête je suis périmée donc non je serais mis à 70 c'est au dessus de 29 je sais pas
- Speaker #1
Je ne peux pas faire de transition.
- Speaker #0
La suivante.
- Speaker #3
Entre Macron et l'horreur ? Si.
- Speaker #0
On ne parle pas de ton film, après ? Bah si, c'est ça. Je peux faire une transition. Dans Macron, à l'envers, ça fait comment ? Écromant, c'est véritablement...
- Speaker #1
Et bah voilà,
- Speaker #3
merci. On passe à mon film.
- Speaker #1
Oh lé lé, qu'est-ce que tu nous as fait ?
- Speaker #3
Les cro-cro-cro, les cro-cro-cro, les nécrophiles ! Pardon ! voilà voilà c'est interdit mais c'est drôle ce que je vous ai fait c'est pas très sympa c'était pas sympa pour moi non plus mais voilà je vais vous parler de Nécromantique
- Speaker #1
Attends Lola est pas revenu On coupe pas Allez Lola remets ton casque
- Speaker #0
Encore un extrait dans lequel on dit beaucoup de choses
- Speaker #1
Ouais Tu vas peut-être nous en parler parce que là, la bande-annonce ne t'a pas aidé.
- Speaker #3
Ouais, ça faisait un moment que j'avais vu passer ces affiches toutes bizarres sur Shadows et que je me suis dit qu'un jour je les regarderais quand même, parce que ça avait l'air chelou. C'est chose faite. Et que dire, déjà un petit trigger warning, ce film est dégueulasse. Vous êtes prévenus. Voilà. Je pense que non, de toute façon...
- Speaker #1
Et puis c'est écrit dès le début.
- Speaker #3
Oui, il y a un encart qui dit attention, j'ai fait un film dégueulasse, vous allez le voir.
- Speaker #1
Je ne sais plus comment c'est formulé, il dit un truc du genre il ne dit pas juste que c'est dégueulasse, il dit moralement je ne sais pas quoi, il y a un gros trigger warning dès le début.
- Speaker #3
Merci à Jörg Budgerheit de nous avoir mis un petit message à caractère informatique.
- Speaker #1
Il y a But.
- Speaker #0
Il y a But. Faux nom.
- Speaker #1
Je me demande si ça veut pas dire tête de cul. Tête de cul,
- Speaker #3
ouais.
- Speaker #1
Non, je sais pas.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
mais on est pas là.
- Speaker #3
Tête de cul mort. Nécromantique, du coup, sorti en 1987 avec une musique de 1987. Ça s'entend beaucoup. Voilà, donc un film qui commence par du pipi, puis un accident de la route. intercalés puis encore du pipi ça c'est le début du film mais je vais vous résumer la suite quand même parce que oui on n'a pas compris bah c'est un film qui commence par de la piste quoi donc voilà oui mais ça c'est pas la première fois qu'on le fait de perfection c'est vrai rob est un agent d'entretien mais par n'importe quel agent d'entretien il bosse pour une agence de de nettoyage de cadavres, la GSA. Pas comme le film Joint Security Area. Non, la Joe Street Cleaning Agency. En allemand, la Joe Sour Brows Action. Avec un logo avec une tête de mort. Ça fait un peu peur. Rob, il aime bien ramener des petits souvenirs de sa journée de travail. Des yeux, des mains, des fœtus. Et qui pourrait le blâmer pour ça ? Qui n'a jamais ramené un petit truc du taf ?
- Speaker #2
Un rouleau de gaffeur.
- Speaker #3
Là, c'est différent. Des hobbies ? tout mimi qui passionne aussi sa copine Betty qui raffole de ses petites tranches de vie, ou plutôt de mort que son bébou expose dans leur modeste studio. Ça doit se sentir. Ça doit être sympa.
- Speaker #1
Moi je vais vous le dire direct, mon gros problème avec le film c'est l'hygiène.
- Speaker #3
Bah écoute, oui, surtout que quand on s'adonne aux joies de le sexe avec des cadavres, c'est romantique certes, mais c'est pas très hygiénique effectivement comme tu dis. Oui,
- Speaker #1
mais au-delà de ça, c'est vraiment les canettes par terre, c'est pas possible.
- Speaker #0
Ils prennent leurs précautions, je sais pas pourquoi tu dis ça. Non c'est vrai, t'as raison,
- Speaker #3
t'as raison, ils prennent leurs précautions. Bravo, bravo. Mais un jour, patatras, Rob est viré à cause de ce gros nul de Bruno qui ramasse même pas bien les cadavres en plus au boulot. Bruno a en effet fait part de ses inquiétudes au patron quant au hobby de Rob. Ah là là, quel pouki ce Bruno ! En tout cas, la source intarissable de cadavres en putréfaction et de plaisir disparaît et Betty, déçue, quitte Rob avec qui elle ne peut plus envisager un avenir commun.
- Speaker #1
Mais t'as retiré de ton résumé qu'il faisait un trisome avec un cadavre.
- Speaker #3
Je l'ai dit vite fait. Il faut le dire. On va en parler après de toute façon.
- Speaker #0
Là, il fait comme si c'était un film fleur bleue.
- Speaker #1
Oui, il faisait comme si c'était normal.
- Speaker #0
Avec un pauvre type qui se fait quitter par sa femme. Ah là là. Ouais, Rob,
- Speaker #3
il va pas fort. Rob, il sombre dans la dépression. Et qu'est-ce qu'on fait quand on est déprimé ? On prend un bon bain chaud. On tue un chat avant qu'on suspend au-dessus du bain en question.
- Speaker #0
Ça, c'est pas vrai.
- Speaker #3
Et on se savonne avec les tripes du chat. Mort. Voilà, mais c'est un super moment. Après, on peut s'endormir dans son bain, faire des super rêves où on gambade dans des champs, etc. Parce qu'on est enfin heureux, en fait. Voilà. Petite méthode pour éviter la déprime hivernale, c'est super. Rob, en tout cas, se rend compte qu'il ne peut plus être heureux, ou en tout cas qu'il ne peut pas être heureux dans la vie, il ne peut être heureux que dans la mort. Et après s'être essayé à plusieurs méthodes plus ou moins affreuses pour trouver le plaisir et le bonheur, Rob finit par pousser l'Eros et le Thanatos, comme tu le disais Camille, en début d'épisode, à son paroxysme. Démarche extrême pour le film Extrême. éjaculant des litres de sperme et de sang tout en s'enfonçant passionnellement un poignard dans son propre abdomen et c'est la fin du film donc en fait t'as fait tout le film il se passe pas grand chose t'as omis la scène du cinéma mais sinon t'as tout raconté oui oui ça c'est l'entre deux c'est le mien avec un couteau dans le coeur exactement il y a un film dans le film qui est archi nul dans Nécomantique il y a le nom de la laisse la cité Merci. c'est l'inconscient cinéphile les films dans le film sont réussis dans un couteau dans le coeur moi j'adore moi j'ai beaucoup aimé d'ailleurs ce film dans le film c'est le propos ou en tout cas la critique principale que souhaitait faire ce fameux Yorg Une critique du slasher en tout cas et de la jeune femme blonde qui se fait trucider par un homme qui la tue. Et c'est pour ça qu'il y a cette fin inversée où c'est Yorg qui se tue lui-même dans un acte de pénétration.
- Speaker #0
Yorg c'est le réalisateur.
- Speaker #3
Pardon, Rob.
- Speaker #2
Mais qui est joué par Yorg.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #3
Oui. Ah d'accord. Il a le rôle principal. Ça tu pourras le noter Camille. Oh,
- Speaker #2
quel star !
- Speaker #3
Donc voilà, c'est la chose qu'il dit, en tout cas le propos qu'il voulait mettre en avant dans ce film de 1h10, qui est assez court, et tant mieux parce que c'est quand même pénible.
- Speaker #2
Pas du tout,
- Speaker #0
et c'est pas du tout Yorg qui joue. Non, c'était tout le temps Dactary Lawrence.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #3
C'est pas Yorg, désolé Yorg.
- Speaker #0
Dactary Lawrence et Yorg font tout dans le film. Dans le générique, ils sont crédités 4.
- Speaker #3
C'est un film fauché.
- Speaker #1
Je l'ai pas vu au casting, le Yorg en question. C'est chelou.
- Speaker #3
C'est un film fauché, assez cauchemardesque justement parce que c'est très très cheap. Et ça le rend d'autant plus inquiétant, je trouve, ce côté cheap. On ne sent vraiment pas la mise en... C'est vraiment filmé avec une pomme de terre, par un groupe de potes complètement ravagé. Et en fait, on ne comprend pas trop ce qui se passe dans ce film. Il y a des séquences...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #3
Enfin, des séquences musicales un peu clipesques, qui sont ponctueuses aussi.
- Speaker #1
Moi, je trouve ça pénible à regarder. Chaque minute, on la sent passer. Mais il y a quand même un truc que moi, je... Parce que la critique du slasher et tout, bon, OK, peut-être. Mais moi, j'y vois quand même une forme de réflexion, en tout cas autour de l'interdit et du tabou. que je trouve un peu plus intéressante dans une société dans l'Allemagne des années 80 je trouve que là il y a peut-être quelque chose d'un peu intéressant à gratter et il y a aussi un truc que je trouve très très fort dans le film un truc cinématographique que je trouve assez fort et qui est en gros moi je ne l'avais jamais vu et le film m'a mis je suis comme toi j'étais très curieux mais bon J'attendais que quelqu'un me dise de franchir le pas. Merci. Et j'étais très en colère au début du film parce qu'il y a une scène réelle, des images documentaires projetées d'un... d'une exécution et d'un dépeçage de lapin par un éleveur donc qui sont des vraies images où il y a authentiquement un lapin qui se fait trucider puis dépecer et cette scène vient accompagner l'espèce de problématisation autour du personnage c'est à dire que lui regarde un truc sur les phobies et sur la thérapie de choc et il y a cette scène qui est projetée en même temps en parallèle pendant qu'il regarde donc qui nous dit un truc de euh... comment dire, sur sa psyché, ou en tout cas sur le complexe qu'il peut avoir, ou je ne sais pas comment le qualifier, je ne veux pas le médicaliser ou le psychiatriser, ce n'est pas la question, mais en tout cas, je pense que cette scène, ces images sont projetées à ce moment-là, parce qu'on veut nous dire quelque chose de ce qui se passe à l'intérieur de cette personne. Et ce qui est très très bien, c'est que ces mêmes images de l'exécution, puis du dépossage du lapin, sont projetés à l'envers à la fin du film, en parallèle de son suicide. Comme s'il y avait une espèce de reconstruction, je sais pas, de cet animal mort, du vivant, tu vois, qui accompagnait la mort de ce mec-là. Et je trouve que c'est un truc, je sais pas à quoi on pensait, mais je trouve que ça produit un effet qui est...
- Speaker #0
très très fort. En tout cas, moi, ça m'a fait un truc assez fort de voir ces images projetées à l'envers et en fait ce lapin qui revient à la vie au moment où le personnage principal se tue.
- Speaker #1
Sur ce truc que tu disais aussi du propos sur le slasher, moi j'y vais un peu aussi. Un truc facile à dire, quand ton film est interdit, par exemple, qui fait partie de la liste des vidéos d'honnestise en Angleterre, c'est un truc qui est facile à dire pour dire non mais en fait, regardez, c'est un film qui dénonce tel truc que en fait on est d'accord. pour masquer ton propos c'est un peu un prétexte cette critique du slasher c'est pour ça que je trouve qu'il y a plus à creuser que ça je trouve que ça dit un truc un peu plus profond et c'est pour ça qu'en lisant ces mots là du réalisateur qui justifie son film comme ça au moment de sa sortie quand il est interdit dans plusieurs pays je trouve que c'est un peu une manière de noyer le poisson en mode non non mais on est dans le même camp Moi aussi je trouve ça dégueulasse, regardez c'est pour ça que j'ai fait ça. En réalité oui.
- Speaker #0
Après, cet effet dépassé, je trouve que le film est assez pénible à voir, mais je pense pas que ce soit... Enfin, je pense que ça fait partie du projet. Donc voilà. Camille, toi cette année ?
- Speaker #2
Moi j'ai bien aimé. C'est là où je me pose des questions.
- Speaker #0
C'est grave. Mais moi je dis pas que j'ai pas aimé.
- Speaker #2
Moi je lui reconnais quand même... Alors... Évidemment, le sujet, de toute façon, c'est le tabou total. C'en est risible, quasiment. Il y a plein de moments où on rit parce qu'on est très, très gêné. La cirque du sexe, notamment, avec le cadavre. Le sexe, il nous vient mettre un morceau de... Une chaise ou de... Je ne sais pas, c'est un balai, un bout de bois. Avec un préservatif. Moi, je trouve ça quand même drôle parce qu'il me semble qu'il le scie avant le rire. Donc il y a quand même un truc sur le phallus découpé Je sais pas j'aime bien C'est en lien avec la fin aussi Oui oui exactement J'aime bien aussi l'idée de ce couple Qui se réunit Autour de la chair morte Je trouve ça assez Assez étonnant en fait De rendre romantique La négrophilie C'est le titre quoi Et plastiquement je trouve qu'il y a plein de choses Très Merci. Enfin, moi, qui m'ont vraiment beaucoup plu. Notamment... Alors, le film est fait avec trois francs-six-sous. Et c'est ça, comme tu l'as dit très bien, qui le rend terrifiant. Parce qu'en fait, on se demande très rapidement... Qu'est-ce qu'on garde en ce moment ? Un échec qui est malade peut penser à ce genre de truc. Et dire, tiens, je vais mettre la caméra là. Là, il va se passer ça. En plus, il tente plein de trucs. Donc, on se dit, OK, avec la musique que vous avez entendue, mais qui est insupportable, et qui revient en boucle. Comme une espèce de ritournelle, mais déviante à souhait, qui fait très peur. Et là, quand on l'a écouté, moi, ça m'a fait un PTSD, vraiment un petit frisson. Moi, j'aime bien, parce qu'on dirait un peu... J'avais adoré Angst, dont on avait parlé il y a quelques épisodes. C'est la version, évidemment, moins aboutie, moins maîtrisée de Angst.
- Speaker #1
Ça fait qu'on dirait un premier court-métrage. Oui, oui, oui.
- Speaker #2
Mais il y a plein de trucs que j'ai trouvé très chouettes, notamment... dès le départ quand il range son étagère avec du formal, très vite on se rend compte que c'est des morceaux de bidoche dans le jeu mais il y a des volontés de faire passer la caméra de l'autre côté donc ça déforme le personnage c'est des idées toutes simples pour moi montre justement que c'est un qui a une volonté esthétique dedans et donc c'est pas gratuit je suis d'accord Poète.
- Speaker #1
Ça m'a moins dérangé que d'autres films, genre Cannibal Holocaust, que j'ai pu voir, que j'ai détesté pour le coup. Moi,
- Speaker #2
je n'ai jamais vu ça.
- Speaker #1
Là, je trouve que, comme tu dis, ce n'est pas gratuit. Il y a un propos qui est appuyé, esthétiquement ou pas. La scène de sexe, ce n'est pas juste pour filmer des trucs dégueulasses. Tout à fait. C'est filmé de manière, pour combien de gré, romantique.
- Speaker #2
C'est assez bien filmé. Les moyens qu'il y a dans le film, c'est assez bien filmé. Il y avait un truc que j'ai aimé, je ne sais plus ce que c'est. J'ai adoré le film dans le film, justement. le petit slasher là je l'ai trouvé très amusant, très juste sur justement l'érotisation de la violence quand elle tue les femmes je l'ai trouvé ça assez malin en fait alors effectivement on se sent mal à l'aise mais bon c'est sympa on
- Speaker #0
se sent d'autant plus mal à l'aise qu'on est face à une salle de cinéma dans laquelle le public c'est des couples et qui viennent
- Speaker #1
qui se galoche en regardant ça.
- Speaker #0
C'est un peu pécho. Alors que lui,
- Speaker #1
il ne recherche vraiment pas ça en plus.
- Speaker #0
Quand il se rend compte que c'est ça qui se passe, il se sent un peu pas pris au sérieux, un peu désavoué. un peu mis au banc de la société et c'est là qu'il vrille complètement.
- Speaker #2
Et qu'il se rend compte qu'il n'a pas sa place.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Et il y a un propos, je pense, assez punk aussi, dans le parallèle qui est fait avec la passion du Christ, pour quand même y aller. Je le trouve assez rock'n'roll.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Il y a eu plus ou moins le crucifix, le Christ qui est recloué sur sa croix. Il se recède.
- Speaker #3
Moi j'ai page blanche il faut savoir que j'ai vu le film quelques heures avant l'enregistrement et que je suis encore en gros mais moi ça j'ai pas eu le temps de réfléchir tellement au film en profondeur mais en tout cas je sais que le film m'a fait un effet physique qui m'a profondément dégoûté. Alors après, peut-être dans quelques jours, en y réfléchissant, ce sera intéressant de savoir pourquoi. Et sans doute que ça rejoindra tout ce que vous avez énoncé. Mais moi, pour l'instant, je suis encore dans un truc très crade du film et j'ai du mal à me détacher de ce que j'ai vu. Sachant que pour me rassurer, je suis allée lire des trucs quand même pour voir que c'était un squelette de chez Jiffy qu'ils avaient acheté. Vraiment, le truc de farce et attrape. bas de gamme, mais en tout cas, même en ayant peu de moyens, il a réussi, comme disait Camille, à faire quelque chose. Ça doit être très bien filmé et assez bien réalisé quand même pour réussir à avoir ce rendu final. J'irai que jusque là dans... dans l'analyse enfin dans l'analyse mais dans la profondeur du film parce que j'ai pas eu trop eu le temps de nous avoir dit recul là-dessus mais peut-être mais c'est pas le même réalisateur celui qui est pré-shot ça a l'air le même final mais d'ailleurs tu parlais de démarche punk et c'est assez le cas sur ses productions parce qu'en fait il a fait plein plein de trucs plein
- Speaker #1
de courts métrages plein de moyens plein de coups plein de longs aussi il a fait d'autres longs je sais pas comment ils sont trouvables ou pas parce qu'en fait ça a l'air d'être des trucs interdits est-ce qu'il faut les trouver ? Je sais même pas de quoi ça parle. Est-ce qu'on va être clité ? Bah écoute, pour moi, c'est listé sur Wikipédia et ce gars-là a l'air d'être dans une démarche de production, d'autoproduction, de trucs assez punk en tout cas dans la manière de faire du cinéma et de produire ses films. Je sais pas du tout ce qu'il fait actuellement, donc je veux pas m'engager pour dire que c'est bien ou pas. Je vais envoyer un mail. je suis pas sûr d'avoir envie de l'inviter non plus oh la la la sélection difficile mais voilà en tout cas il fait plein de j'ouvre le gmail j'ouvre le gmail non mais en tout cas j'en
- Speaker #0
remets une petite couche je remets un trigger warning par dessus le trigger warning il y a de la nécrophilie explicite il y a des animaux Maltraités. Maltraités, enfin il y a plein de trucs.
- Speaker #2
Alors le chat, c'est écrit en dessous, c'est une prostétique. J'espère.
- Speaker #1
Oui, et puis on voit le cut quand il le met dans le sac poubelle, parce qu'il met le chat dans le sac poubelle.
- Speaker #2
On voit surtout les peluches.
- Speaker #1
Oui, l'espèce de bouillie rouge là.
- Speaker #0
Même au-delà de ça, je pense que n'y allez pas si c'est des choses qui vous sont insupportables.
- Speaker #1
Ouais, vraiment, c'est pas un problème. Merci,
- Speaker #0
comme si. Mais en tout cas, n'y allez pas si vous êtes sensible à ce que vous pouvez voir. C'est pas en fait ce que je recommande. C'est surtout que c'est un film qui demande quand même de s'affranchir d'une lecture premier degré vis-à-vis de ce qui est montré. Donc voilà, si c'est un truc que vous avez du mal à faire, de vous mettre à distance d'images qui peuvent être choquantes, celui-là en contient. Et c'est pas dans mon habitude de le dire et de le surligner quand on présente un film. Mais là, je pense qu'il faut le faire. Voilà, parce que c'est pas pour tout le monde. Mais en tout cas, comme l'a dit Lola, ça produit un effet. Donc si vous êtes curieux et que vous avez envie d'y aller... C'est ça qui est marqué dans l'encart,
- Speaker #1
je crois. C'est pas un film si t'es jeune ou mineur et tout à regarder. Je crois qu'il y a ça dans l'encart. Évidemment, mais...
- Speaker #2
Il y a des manches en famille. Ne le regardez pas ici. C'est réel non plus.
- Speaker #0
Oui, oui, vous dites pas décromantique. Non, ouais. Non, c'est no go. C'est un film extrême un peu.
- Speaker #3
c'est le film qu'a choisi Léo pour la serpente voilà qui veut sortir avec Léo et bien super en même temps Camille a dit qu'elle aimait bien non mais c'est très grave là ce qu'on entend on vous attend dans nos DM j'ai
- Speaker #0
pas Instagram la DGS il fait ses fiches ah putain c'est foutu là sans transition ? aucune là il n'y en a pas petite musique Et je crois qu'on passe au film que Lola a choisi pour ce soir. Lola, c'est quoi comme film ?
- Speaker #3
Oui, moi j'ai choisi de vous parler de In the Cut.
- Speaker #4
Ça peut être ce que vous voulez que ce soit. C'est mon partenaire, le détective Rodriguez. Comment allez-vous ?
- Speaker #5
Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Speaker #4
C'est la question de la nuit. Je me demande si peut-être vous avez vu quelque chose à cette bar. Peut-être quelque chose que vous ne savez pas que vous avez vu.
- Speaker #6
C'était sombre et il y avait une fille avec un long poulet bleu. Un poulet bleu ?
- Speaker #4
Je pense que c'est une fille qui a été tuée. Je vais vous dire ça.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #6
Je vais me prendre ma tête.
- Speaker #4
Il a un bras sur sa tête. Tu vois ce gars,
- Speaker #6
tu vas pouvoir le prendre ? Il a une masque.
- Speaker #4
Pourquoi Molloy veut que tu regardes les photos ? Il doit venir de derrière toi. C'est ça, c'est ça.
- Speaker #6
C'est son gauche. C'est vrai.
- Speaker #4
Une fille a été tuée. Son corps est dans un extérieur de sa fenêtre. Elle a été tuée.
- Speaker #6
Tu l'as tuée ?
- Speaker #4
Je ne pense pas. Je suis confus. Oui,
- Speaker #0
pardon. On était en train de... On était en train de divaguer, ouais. Lola, In the cut
- Speaker #3
Oui alors un film qui est sorti en 2003 un film de Jen Campion on dira
- Speaker #0
Oui mais c'est comme ça qu'on dit je pense Bah ouais Angole Ouais Oh ça suffit 4 épisodes je crois qu'elle fait ça Ah le running gag du malaise bah si
- Speaker #3
Donc un film alors je vais noter Anglo-Australo-Etats-Unis ça se dit ou pas ? Ouais ouais Ok Bon let's go Je vous fais un petit tour du casting qui est quand même conséquent. On a Meg Ryan dans le rôle principal de Franny. Jennifer Jason Lee qui joue Pauline. Marc Ruffalo, le détective Malloy. Nick D'Amici, le détective Rodriguez. Et Kevin... Bacon qui n'est pas accrédité dans le film de John Graham.
- Speaker #0
C'est un peu le Roman Boringer de In The Cut finalement. Sauf qu'il est crédité mais il vient comme ça.
- Speaker #3
C'est pas lui quoi. C'est le caméo du film c'est ça que vous voulez dire ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #3
Il s'en sort. Alors lui tu l'aimes bien ou pas ?
- Speaker #0
J'adore aussi. J'adore tout le monde. Même son teckel j'adore.
- Speaker #3
C'est pas du tout un teckel, il est affreux son chien.
- Speaker #0
C'est un chihuahua ? Je ne sais pas ce que c'est,
- Speaker #3
mais c'est horrible.
- Speaker #0
Il est très mignon.
- Speaker #3
Bref, c'est l'histoire de Frances, aka Franny, ce sera son surnom. Franny Avery, jeune professeure de littérature à New York. Franny, excepté sa relation fusionnelle avec sa demi-sœur Pauline, elle vit une existence marquée par l'observation et la distance émotionnelle. Un soir, alors qu'elle discute avec un de ses étudiants dans un bar, elle est témoin d'une scène très intime qui la trouble profondément. Une femme, dos à elle, au vernis à ongles bleu pailleté, Camille nous montre... Attention, j'ai la suite de la phrase ! Fait une fédation à un homme...
- Speaker #2
Elle a une très belle manucure ! Très belle manucure, je dois dire !
- Speaker #3
Voilà, donc elle fait une fellation à un homme dont Franny ne voit que le sexe, et nous aussi, et l'avant-bras tatoué d'un as de pique et du chiffre 3. Quelques jours après, la femme aux ongles bleus a été assassinée et un bout d'aile a été... est retrouvé dans le jardin de l'immeuble de Franny. Rapidement, Franny est attirée par le détective en charge de l'enquête, donc le détective Malloy. Et donc voilà, il va y avoir une attirance qui va se créer entre ces deux personnages. Mais l'attitude du détective Malloy effraie Franny, tout autant que le tatouage qu'il porte à son poignet. Trois petits mots.
- Speaker #0
Bah oui, c'est le tatouage qu'elle a vu.
- Speaker #3
Oui, bah...
- Speaker #0
Moi, il faut être clair.
- Speaker #3
C'est la première fois qu'on parle de Diane Campion dans ce code-paste.
- Speaker #1
Le code-paste,
- Speaker #0
ouais. Je vois pas, la leçon de piano dans l'heure du dimanche, c'est un peu...
- Speaker #1
On aurait pu se permettre.
- Speaker #2
On aurait pu, on aurait pu. On va voir de quoi on est.
- Speaker #3
Donc en effet, c'est une grande dame, une réalisatrice néo-zélandaise, dame importante, dont le cinéma explore les territoires du désir féminin, de la pulsion sexuelle et de l'émancipation. C'est la première femme cinéaste de l'histoire à recevoir la Palme d'Or à Cannes en 1993, justement pour le sublime film La Leçon de Piano.
- Speaker #2
Avant qui ? Léo, c'est à toi.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #2
Il y a une autre femme qui a reçu le... J.D. Ah,
- Speaker #1
J.D.
- Speaker #0
je suis ouais on en est là ok tu l'avais pas dit de l'épisode ça faisait longtemps que t'en avais pas tu m'en as parlé juste avant c'est vrai t'as été satisfait toujours
- Speaker #3
sur cette réalisatrice à travers des formes diverses elle va souvent mettre en scène des héroïnes en quête de libération En particulier sur la sexualité et le désir, à la fois moteur de pouvoir et source de danger. Et là, dans le trop méconnu In The Cut, Jane Campion explore le désir féminin à travers le genre du thriller érotique, dans une adaptation du roman éponyme de Susanna Moore. Moore, je ne sais pas comment...
- Speaker #7
Moore, for sure. For sure.
- Speaker #3
Sorry. Bref, passe. Moi, c'était la première fois que je voyais ce film et j'ai beaucoup aimé. C'est un film qui a pas mal surpris le public, notamment à cause du casting de Meg Ryan, qui, à ce moment, était uniquement associé aux comédies romantiques et pas franchement aux films de genre. Donc là, on est clairement dans une dimension de polar. Mais au lieu de centrer le récit sur l'enquête policière... On est vraiment dans la subjectivité du personnage de Franny. Et le vrai mystère du film, c'est elle. On n'est pas trop dans le who done it, dans qui est le tueur, mais plutôt dans qu'est-ce que ce personnage désire et à quel prix. C'est un film qui, déjà en 2003, a un regard... Je trouve très courageux sur la sexualité féminine. Il ne cherche à aucun moment à idéaliser cette sexualité ou à la punir. Il la montre toujours traversée de contradictions, de zones d'ombre et de ses pulsions dangereuses, mais qui sont toujours légitimes. Et donc ça, je trouve, c'est d'une grande modernité. Encore une fois, en 2003, c'était il y a 23 ans.
- Speaker #0
Bravo.
- Speaker #3
Voilà, bravo. et pour qu'est-ce que j'ai noté ? pour ce qui relève de la métaphore et de la psychanalyse je vous laisserai, j'ai noté entre parenthèses Camille, expliquer pourquoi notre héroïne est attirée tout le film par un grand phare tout rouge mais bon c'est vrai je tiens quand même à dire que l'aventure psychanalytique du personnage de Franny Merci. effectivement s'achève au pied du phare phallique c'est le nom,
- Speaker #2
le pharlique le phare phallique origine écossaise ou irlandaise,
- Speaker #3
je ne sais pas qui va quand même lui permettre d'être enfin réconcilié avec son désir et je parle beaucoup de je parle de psychanalyse mais quand même c'est important de préciser qu'à l'inverse de toute la théorie de Freud Jeanne Campion, elle ne conçoit pas du tout la sexualité féminine comme étant, entre guillemets, le continent noir, mais comme un territoire mental et charnel qu'on peut explorer et comprendre, et qui est vraiment riche d'enseignements, autant pour les femmes que pour les hommes. Après, il y a plein de choses à dire sur ce film. Je vous laisse en parler. Moi, c'est un film que j'ai beaucoup aimé et que j'ai beaucoup aimé découvrir. On n'en parle pas assez. C'est dommage. Et je prends l'antenne.
- Speaker #0
Alors, moi, je prends... Je voulais quand même le dire, parce que, voilà, je ne veux pas faire le... Enfin, je ne sais pas. Attends. Non, mais tu vois, je ne veux pas faire le profème à deux balles et tout, mais il y a un truc, il y a quand même une injustice majeure. Enfin, je veux dire, ce film, à mon sens... et encore une fois je le dis vraiment je l'ai découvert, je ne savais même pas qu'il existait je n'en avais jamais entendu parler mais ce film je trouve personnellement ça n'implique que moi mais est un chef d'oeuvre moi j'ai trouvé qu'en terme de thriller il y a une espèce de maestria mais de partout dans la manière dont le mystère est mené dans la photographie qui est magnifique c'est un des plus beaux films sur New York que j'ai vu, ou en tout cas la manière de filmer la ville le territoire urbain et tout ça c'est exceptionnel. Il y a une scène, il y a des... Enfin, toutes les scènes d'extérieur sont magnifiques. C'est un film qui a une scène de sexe, qui a plusieurs scènes de sexe, mais au moins une scène de sexe qui est filmée, mais de manière absolument incroyable. C'est un film qui ménage un petit peu son mystère. Alors, bon, c'est pas l'objet du film, mais en tout cas, c'est quand même un film qui ménage très très bien ses twists et son rythme, qui développe une histoire... complexe, une histoire d'amour complexe entre le personnage du détective de Maloy et le personnage de Franny qui est quand même rarement donné à avoir comme ça et donc je trouve que ce film est infiniment sous-coté c'est-à-dire que moi je savais même pas qu'il existait je suis pas là pour dire que je connais tous les films mais on en a jamais entendu parler et c'est un film qui s'est fait assassiner par la critique au moment de sa sortie encore aujourd'hui quand on regarde chez IMDB, je veux dire c'est un film qui a moins de 5 étoiles alors qu'il y a des merdes infâmes quand on au moins 6 ou 7 tu vois, sans problème donc il y a quand même une injustice majeure autour de ce film qui je trouve met à l'amende énormément de thrillers de ces années là notamment Seven je trouve, enfin tu vois en termes de photos et tout Donc voilà mon premier point c'est de dire que vraiment c'est un film si vous ne l'avez pas vu si vous n'en avez jamais entendu parler comme c'était mon cas vous pouvez courir le regarder ça excellent thriller et après je trouve qu'il va explorer des trucs qu'on n'a pas l'habitude de voir au cinéma et ça peut renvoyer à des cinéastes comme Claire Denis ça renvoie à ça beaucoup Travel Every Day il est sorti deux ans avant et c'est pareil des films qui dialoguent l'un avec l'autre des films qui parlent du désir féminin de manière assez complexe et il y a tout ce que je veux dire c'est que Euh... Tout est compliqué dans la manière de... La moindre scène dans le film est filmée de manière compliquée. Tout est un peu compliqué dans la manière dont même les interactions des personnages entre eux, tout ça, tout est un petit peu complexe. Mais en fait, c'est pas une complexité qui est là pour étoffer un film qui serait un peu trop mince. C'est une complexité qui a une manière de traduire en tout cas le réel, je trouve, et qui est assez... qui finalement est assez proche, en fait, de ce qu'on peut... ressentir quand on a des interactions notamment amoureuses avec des gens donc je trouve que le film est vraiment brillant de ce point de vue là voilà moi ça m'a franchement j'ai trouvé ça très très bien et jusqu'à la fin qui est très réussi moi je ne lui ai pas trouvé de défaut le seul chose c'est peut-être les scènes de flashback qui ont un peu vieilli mais bon je veux dire c'est quoi c'est deux minutes dans le film non vraiment très grand film euh... probablement un des meilleurs thrillers que j'ai vu ces dix dernières années. Voilà, c'est mon avis. Tu me plates !
- Speaker #1
Moi, je suis très d'accord avec ce que tu dis. Et j'ai pensé au... Evidemment, du coup, à Seven, en plus, on en parlait il n'y a pas longtemps. Je crois que j'avais ragé dessus. Oui. Là, pareil, en fait...
- Speaker #3
Je le prends dans le prochain épisode.
- Speaker #1
Oui. Non, mais l'aspect thriller est très bien mené aussi. Et comme tu le disais aussi...
- Speaker #0
Je ne veux pas vous dissuader de lui mettre des balles au film s'il y a des trucs que vous n'avez pas aimé.
- Speaker #1
Oui, mais même sur Trouble Every Day, moi c'est pareil, ça m'a fait la même sensation quand je l'ai vu la première fois. Je me suis demandé pourquoi ce film n'est pas plus connu ou pourquoi je n'en ai pas entendu parler avant. Je trouve que
- Speaker #0
Trouble Every Day bénéficie d'une espèce de redécouverte, d'une espèce d'exposition longtemps après sa sortie, mais en tout cas c'est un film qu'on connaît. Que celui-là, je veux dire...
- Speaker #1
Mais oui, oui. mais sur l'aspect un peu contemplatif du film ça m'a beaucoup fait penser à Trouble Every Day et sur l'aspect complexe des interactions qu'il y a entre les personnages c'est tout pareil et ouais en fait c'est très prenant Je trouve que t'es vite pris dans l'ambiance du film et même esthétiquement au début j'ai eu, c'est pas que j'ai eu peur mais j'ai eu un petit moment d'hésitation en mode ok le flou sur les côtés du plan, le filtre un peu sépia tout le temps etc. Je savais pas trop si ça allait me plaire et en fait on oublie assez vite. Et toi c'est 2003.
- Speaker #2
Et ouais c'est 2003,
- Speaker #1
c'est une période images numériques toutes pourries avec des effets partout. Et en fait, ça marche très bien dans l'ambiance du film, ça crée cet aspect un peu chape de plomb, un peu perpétuel, parce qu'il y a une tension qui est palpable pendant tout le film avec toutes les interactions, je trouve. Enfin, en tout cas, je trouve que toutes les interactions sont complexes et on ne sait pas trop quoi en penser, on ne sait pas trop comment les personnages vont réagir non plus face à ces interactions. Et c'est très bien retranscrit, je trouve, dans l'univers visuel. Et en même temps, on se laisse beaucoup porter par tout ce qui se passe et par les interactions entre les personnages. j'ai... Ouais, non, moi, j'ai... J'ai trouvé que c'était incroyable aussi.
- Speaker #0
La dangerosité du personnage de Mark Ruffalo, qui est un personnage un peu compliqué, un peu con. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a un truc où on se dit, on finit par se dire, mais même si c'est lui, parce que je ne veux pas vous dévoiler le film, mais même si c'est lui, en fait, est-ce que c'est vraiment embêtant qu'elle soit attirée par ce mec-là ? Il y a un truc comme ça que le film arrive à te mettre dans la tête, que moi, je trouve extrêmement bien fait.
- Speaker #1
Et il y a un propos social que je trouve intéressant aussi, qui n'est pas du tout forcé. Et ça je pense que c'est peut-être la vision, la depiction de New York et du quartier. Moi je ne comprends jamais rien à comment c'est foutu géographiquement. Les métros je ne comprends pas comment ils fonctionnent, les quartiers je ne sais pas.
- Speaker #3
Comme chez nous Léo ?
- Speaker #1
Non pas vraiment parce que c'est toujours un truc de perdition. Tu ne sais jamais trop où tu es, tu ne sais jamais trop dans quel quartier tout le monde se retrouve. C'est très très grand. Et... Et elle, elle est prof de littérature dans un lycée où une fois qu'on ne sait pas trop, il y a cet élève qu'elle aide à écrire une espèce de thèse sur un tueur en série, en fait.
- Speaker #3
Sur l'argot.
- Speaker #1
C'est elle qui écrit un truc sur l'argot. Et lui, il écrit un truc sur un tueur en série tristement célèbre de New York, en gros. Et il y a un peu ce truc-là de, à la fois, il y a beaucoup de gens autour d'elle qui sont suspects.
- Speaker #0
en fait et comme tu dis c'est jamais, c'est toujours un petit truc qui crée de la tension quand même mais c'est jamais un truc qui est omniprésent dans toutes les interactions qu'elle a ou qui est un truc de danger permanent, de paranoïa etc et je trouve que le film est assez subtil même sur comment elle, elle se positionne en tant que prof dans un milieu avec plein de profils différents en termes de classe sociale en fait et ça je trouve que le film flirte très bien avec ça, c'est jamais lourd dingue c'est toujours en sous-texte ce truc là mais c'est très très présent quand même dans le film avec ses élèves, avec les flics qu'elle rencontre qui sont dans un district tout pourri leurs locaux de pressing c'est tout pourri à chier et je sais pas en fait c'est un peu un sous-texte visuel et narratif du film que je trouve hyper réussi aussi c'est tout ce contexte social du quartier mixé dans lequel elle elle évolue et d'autres personnages évoluent ça je trouve ça incroyable, ça ressemble un peu à The Wire en vrai je trouve ouais ouais Ouais, pardon
- Speaker #1
pareil, film incroyable merci Lola d'avoir choisi ce film j'ai beaucoup cherché oui oui c'est vrai qu'on avait plein d'idées de films pour cet épisode mais alors celui-ci moi je l'avais jamais vu non plus jamais entendu parler il bénéficie aujourd'hui d'une redécouverte quand même aux Etats-Unis notamment par les féministes parce que c'est un film évidemment de Jeanne Campion donc dirigé par une femme mais aussi co-écrit avec une femme, Suzanne Moore c'est ça, Suzanne Moore dont le texte aussi est redécouvert j'ai eu pas mal de trucs intéressants là-dessus sur justement la question de la violence que représentent les hommes parce que ce qui est très intéressant c'est qu'en fait il y a un contrepoint total qui est fait dans ce film par rapport à tous les thrillers érotico noirs qu'on a pu voir dans les années 90, 2000 Là, on dirait que c'est plus les hommes qui ne cessent en permanence de rappeler à Fanny, potentiellement, qu'ils peuvent être dangereux. C'est comme si elle était détachée. Et je trouve que ça, c'est très fort parce que moi, je pense que c'est ça aussi ce que ressentent beaucoup de femmes. C'est qu'en fait, on est tellement exposé à la violence que représentent les hommes qu'au bout d'un moment, on... On fait le choix de s'en... Enfin, de s'en... Je sais pas, de s'en... N'éloigner, affranchir, détacher. Je sais pas trop. C'est peut-être du déni aussi. Enfin, un truc comme ça. Et je trouve que, justement, la façon dont est filmée McGregor dans cette ville rend tout ça extrêmement humain et extrêmement réaliste. Même s'il y a énormément d'effets de mise en scène. Pareil, moi, au début, j'ai eu un peu peur parce que, franchement, la photo, elle est incroyable, elle est trop belle. Mais elle est très marquée. que... On pourrait se dire que ça va être très artificiel, mais je trouve qu'au contraire, c'est extrêmement réaliste. Sur New York, c'est... C'est marrant parce que c'est une vision de New York qui me donne envie d'y aller, moi, dans cette ville. Avec plein de mélanges, plein de points de vue différents.
- Speaker #0
Il faut qu'on nous explique comment il marche le métro avant.
- Speaker #1
Et c'est un film qui a été fait aussi où il y a une sensation de moiteur moi je trouve où on a du mal à se détacher et qui est très très réussi c'est-à-dire que c'est un film qui colle vraiment à la peau et où justement ça s'insinue ce désir qu'elle redécouvre et qu'elle reprend en main et qu'elle vit tout en ayant conscience qu'il est dangereux pour elle c'est aussi une moiteur qui devient vraiment étouffante et brutale Euh... quand il y a une découverte dont je ne vous parlerai pas, mais qui fait mal. En tout cas, vraiment, j'ai eu très très mal à ce moment-là. J'adore justement la relation qu'il y a entre Franny et Pauline, sa demi-sœur, qu'on ne cesse de confondre avec une amie. C'est comme si on voulait éloigner le lien sororal qu'elles ont ensemble. C'est comme si en permanence on voulait l'atténuer en disant ah mais non c'est que demi-serre et tout. Et je sais pas moi il y a un truc qui me touche beaucoup là-dedans que je trouve très très beau. Dans grand grand film il y avait plein de trucs, enfin je pense qu'il y a énormément de choses à dire dessus. Je trouve que c'est vraiment comme vous l'avez dit un film qui mérite d'être vu pour, enfin juste comme ça, comme thriller parce qu'il est très bien écrit. Et en plus je trouve comme film féministe. Genre vraiment... puissant et Meg Ryan, moi, vu que je suis une vieille conne, j'étais un peu en disant c'est marrant d'avoir cette actrice, c'est bizarre et je la trouve incroyable. Elle parle pas beaucoup, mais tout est dans sa façon d'évoluer dans l'espace. En fait,
- Speaker #0
on comprend très vite qu'elle comprend beaucoup de choses, l'univers dans lequel elle évolue. C'est pour ça, même tout à l'heure, et tu l'as très bien dit sur sa compréhension des choses, mais même sur tous ces trucs de questionnement de classe sociale, son statut de prof, de littéraire, d'intellectuel, parmi les gens dans lesquels elle évolue, l'empêche pas de faire plein de trucs. et en même temps elle ne le rabâche pas à d'autres gens non plus je trouve qu'il y a un truc qui est très naturel et très réfléchi qui n'est jamais dit mais qu'on comprend direct et c'est un film hyper politique ça m'a l'air de se positionner par rapport aux gens qu'elle connait même à sa demi-sœur c'est
- Speaker #1
rare je trouve les films où tu as l'impression que les deux personnages se connaissent depuis très longtemps parler de souvenirs ils n'ont pas besoin mais... t'as la sensation qu'ils se connaissent qu'ils ont déjà évolué ensemble qu'ils savent ce que l'un et l'autre sent ce qui fait qu'ils ont des conversations très intenses et très dites mais c'est jamais de la mise en scène d'un discours je trouve ça vraiment très très fort et ah oui il y a aussi un truc à dire je pense c'est que c'est un film qui à mon avis s'est fait aussi allumer par la critique parce que c'est un film qui est au New York le premier été après le World Trip Center Oui. notamment on voit les drapeaux américains qui sont filmés en gros plan plusieurs fois et je pense que c'est un film qui montre que tout le monde est un peu perdu en fait à ce moment là à New York, t'as l'impression que les personnages sont un peu paumés dans leur interaction que du coup ça débouche sur des violences inouïes et je pense que c'est un film qui a dû être compliqué à appréhender à l'époque En oubliant les dimensions misogynées.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
voilà. C'est un peu ça que je voulais dire quand je disais que je ne voulais pas faire le fake profème et tout. C'est parce que je pense qu'il y a une grande partie du fait que le film a été mal reçu qui est lié au fait que c'est Jeanne Campion et qu'on s'en fout, quoi. Enfin, dans la tête des critiques de l'époque. Mais vraiment, j'insiste. C'est un truc à voir. Et j'insiste aussi, peut-être un truc qu'on n'a pas dit, mais cette relation... amoureuse, en tout cas ces espèces de romances qui est quand même l'objet principal du film un des objets principaux du film est quand même extrêmement réussi, il y a un truc qui nous laisse à la fois dans l'incompréhension et dans la compréhension totale de ce qui est en train de se passer qui est brillant un peu comme un désir amoureux qui naît je trouve ça voilà
- Speaker #1
Et pour le coup dans la sélection sur la question de l'érotisme c'est extrêmement érotique et ça marche ultra bien. Que ce soit entre les personnages principaux mais même avec les secondaires moi je trouve qu'il y a un truc dès qu'ils se touchent qui fait à la fois peur et en même temps qui est très désirable.
- Speaker #3
Oui c'est ça. Mais moi j'ai hésité entre ça et... Basic Instinct de Paul Verhoeven et c'est vrai que moi mon problème avec le thriller érotique, il y en a plein des très bien mais j'avais déjà je voulais une réalisatrice mais j'avais peur de tomber dans le cliché du viol tout de suite, en tout cas de l'abus sexuel et tout et dans In The Cut il n'y a pas ça en fait c'est tout de suite désamorcé le personnage de Meg Ryan Franny a vraiment un pouvoir Merci. sur sa sexualité dès le début et même si on nous la présente un peu comme quelqu'un d'un peu coincé ou elle dit à sa demi-sœur pourquoi tu fantasmes pas tes désirs tes relations sexuelles plutôt que de les assouvir on peut se dire d'ailleurs sa sœur lui dit c'est chiant de faire ça mais en fait elle a raison aussi ça lui offre une intériorité dans ce... ça marche pour eux c'est incroyable j'ai pas lu le livre de Suzanne Amour mais je sais pas comment ce personnage est présenté mais là je trouve que c'est un personnage hyper puissant c'est une femme vraiment incroyable qui est dans un milieu d'hommes violents je trouve que c'est vraiment bien fait c'est clair
- Speaker #2
Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas que ça. Dans le personnage de Mark Ruffalo, il y a certes un mec qui est entre le danger et le... C'est un mec un peu instable. Mais je trouve aussi que son personnage est très bien écrit et ça ne tombe pas dans une espèce de... de dénonciation ou en tout cas de condamnation des comportements masculins qui sont d'ailleurs... problématique, tu vois, mais la manière qu'elle a de le dire est un peu plus habile qu'une manière complètement frontale et un peu binaire, en tout cas, de la vision des rapports homme-femme. J'ai trouvé ça très très bien. Bravo Lola
- Speaker #1
C'est pas moi qui ai réalisé Merci Léo, pas bravo
- Speaker #2
Gommette soleil enfin un nuage qui pleut Et celui qui va avoir une gommette orange c'est probablement moi En parlant de relations hommes-femmes, on va parler de relations hommes-femmes vers vers de terre Ben oui, écoutez, c'est le moment, on va parler du repère du ver blanc de Ken Russell, The Lair of the White Worm.
- Speaker #4
Il y a une légende, l'envie ancienne.
- Speaker #5
Quelque chose a été trouvé dans le cavernier de Stone Ridge.
- Speaker #4
Une légende que personne ne croirait.
- Speaker #6
La légende a arrivé au cavernier de Stone Ridge. C'était le maire de la dame de la chute. Mais bien sûr,
- Speaker #4
il est venu tout de suite et l'a tué. Un, deux, trois, quatre !
- Speaker #7
Je vois que vous avez des problèmes avec un snake. Mon honneur était un snake de paix.
- Speaker #8
Un snake watching ? It's as if they were just swallowed up.
- Speaker #9
John Dumpton went out fishing once, out fishing in the west. He caught a fish up on his hook, he thought it looked mighty queer. Now what the kind of fish it was, John Dumpton couldn't tell. But he didn't like the look of it, so he threw it down a well.
- Speaker #6
Ha We must take what's worth, literally. Not a place to be anglo-saxon, you know, meaning drag or snake.
- Speaker #10
Ah, the experience of a lifetime.
- Speaker #9
Maintenant, la viande a grandi et a grandi d'une belle visage, avec des cheveux très gros et une bouche très grande et des yeux très gros. Donc John s'est sorti et a coupé la viande et l'a coupé en deux parties. Et ça a bientôt arrêté les bébés, les chèvres et les larves.
- Speaker #4
De la directrice d'Alter States, créateur de Dracula, nouveau film de venom et vengeance, Ken Russell, le léreur de la viande blanche.
- Speaker #6
On arrête sur le web, Bob.
- Speaker #2
Bon, le repère du ver blanc. Alors, vous allez me dire Ken Russell fit Bram Stoker, ça va envoyer du lourd. C'est pas ce que vous croyez. Donc, le repère du ver blanc, c'est un film de Ken Russell, réalisateur britannique, qu'on connaît bien et qu'on apprécie ici dans l'heure du dimanche. On en a parlé déjà deux fois. Bah ouais, Les Diables et Altered States. Donc sorti en 88, donc un peu la face tardive de Ken Russell, et librement inspiré du roman du même nom de Bram Stoker, Le Repère du Vert Blanc est vraisemblablement une comédie d'horreur, dont le ton, et attention la buzzword, ultra-kemp, permet de passer outre des défauts manifestes, qui sont, à mon sens, liés à un cruel manque de moyens. et aussi à une narration absolument et peut-être volontairement complètement teubée. Au casting, on retrouve le très jeune Bébé Hugh Grant, une actrice qui s'appelle Amanda Donohoe et qui a le rôle principal. Il y a aussi le bébé docteur Peter Wu Capaldi. Peter Capaldi qui a été connu pour avoir incarné le docteur Wu. Catherine Oxenberg, actrice de soap opéra et fille de princesse, accessoirement, vous pouvez le voir sur ça, sur sa fiche Wikipédia, et Sammy Davis qui joue elle, Marie. Alors, je vais essayer de vous résumer un peu le film, mais vous allez voir que c'est pas hyper simple. Donc, il y a un jeune étudiant en archéologie, c'est Angus Flint, qui fait des fouilles, tout seul. dans le jardin, donc il n'a pas d'équipage tout seul, dans le jardin d'un Airbnb auberge tenu par Mary et sa sœur Eve. Attention, les prénoms sont importants. Ces deux jeunes femmes ont par ailleurs récemment perdu leurs parents dans de mystérieuses circonstances. Angus, dès le début du film, débusque un gros crâne bizarre.
- Speaker #0
Angus débusque.
- Speaker #2
Alors, est-ce un crâne de dino ? Ou un crâne de ver géant ? Mystère, mystère.
- Speaker #3
Mais les ver ont pas de... A, réponse B. Pour moi, le lombrique n'a pas d'ossature.
- Speaker #0
Bah oui, pour moi, c'est un vertébré. C'est vrai,
- Speaker #2
c'est pas cohérent avec le film. Mais bon, pour vous aider à trancher sur cette question, en fait, on va très rapidement apprendre qu'il y a une légende locale. Donc, on est dans la région du Derbyshire, pour information, donc dans la campagne anglaise. Donc, on va apprendre qu'il y a une légende locale qui dit qu'il y avait autrefois un big AF vers de terre vénéré par un culte païen le fameux vers d'Hompton alors vers dragon serpent il y a plein de qualificatifs qui sont utilisés pour le défi ce gag c'est très bien c'est le propos du film c'est celui que Ken a choisi manifestement bon et puis ça tombe bien on sait qu'il y a cette histoire locale ça tombe bien parce que le soir même il y a la fête chez les nobles donc chez Hugh Grant Lord James Dompton. comme le verre. Donc, tout le monde y va. On danse sur du rock folklorique que vous avez entendu pendant l'extrait en remettant en scène les exploits guerriers de l'ancêtre de Lord James Dampton qui jadis terrassa le gros verre avec sa grosse épée. Et nos quatre protagonistes se rencontrent lors de cette fête en sympathisant autour d'un immonde buffet. On est quand même en Angleterre. Il y a de la gelée. Il y a de la gelée, voilà. Et il y a surtout une salade de lombriques. En gelée. Ils sont malades. C'est ignoble, mais c'est très drôle. En parallèle...
- Speaker #1
C'est avec du vinaigre. Ils sont vinaigrés.
- Speaker #2
C'est des pigles.
- Speaker #0
C'est des verres en gelée.
- Speaker #2
En parallèle, il y a la mystérieuse Lady Sylvia March. Tout le monde a des noms compliqués. Qui fait son retour... dans son manoir, donc pas très loin ou loin, on ne sait pas trop, du château. Et dès lors, dès lors qu'elle revient, d'étranges disparitions, transformations ont lieu. Donc il y a des habitants du village qui se changent de comportement, qui disparaissent. Un peu comme les parents d'Eve et Mary. Je l'ai dit à l'anglaise, Mary. Et à partir de là, c'est la fête au village. Lady Marsh n'est autre qu'une dévote, une prêtresse, voie inculte. au gros ver de terre. Elle utilise sa démarche dandinante et son venin pour charmer, hypnotiser et offrir...
- Speaker #1
Dandinante !
- Speaker #2
C'est peut-être mieux. Donc pour charmer, hypnotiser et offrir en sacrifice des victimes à son démiurge, le gros ver de terre.
- Speaker #1
Tout ça en sous-vêtements en permanence.
- Speaker #2
Mais pourquoi pas ?
- Speaker #1
En permanence.
- Speaker #2
Notre Scooby Gang, les quatre protagonistes, vont tenter de déjouer ses tours à Lady March. Là, c'est un bordel de fou puisqu'il est absolument impossible, en tout cas j'en ai été incapable, de dresser chronologiquement la liste des péripéties, mais en vrac. Quelques exemples. Lady March fait des blagues graveleuses à un jeune scout qu'elle finit par groumer et tuer dans son bain. Lady March sort d'un panier en osier et marche en se dandinant. tel un vers sur de la musique orientalisante, musique de dresseur de serpents. Lady Marsh charme des femmes et tente de leur enfoncer un gros dildo avant de les tuer. Lord James Dunton coupe en deux la mère disparue d'Eve Emery avec sa grosse épée en slow-mo. Lord James Dunton fait un rêve érotique dans un avion avec des femmes charmées par Lady Marsh, rêve au cours duquel il mime une érection avec un stylo bic. qu'il place en lieu et place de son sexe. Peter Capaldi bouffe une salade de lombric, ça je l'avais déjà dit. Peter Capaldi sauve Mary, menacée par le flic local, transformé en verre, en l'attirant avec une cornemuse.
- Speaker #0
Ça c'est une super séquence.
- Speaker #2
C'est bien résumé, tu vois.
- Speaker #1
Ça je pense que même l'IA ne peut pas le faire.
- Speaker #0
C'est aléatoire, assez comme ça.
- Speaker #1
On ne sera jamais remplacés.
- Speaker #2
C'est bon, tant qu'il n'y a plus qu'un Russell. Tant qu'il n'y avait qu'un Russell, on ne peut pas en être à l'abri. Ce qu'il faut tout de même noter, c'est le ton particulièrement étrange et un peu camp, comme je le disais un peu plus tôt du film, qui doit énormément à la direction d'acteurs et en particulier aux clowneries d'Amanda Donoho, qui joue la femme serpent. Par ailleurs, il y a un perpétuel parallèle évident, dressé entre le ver, le serpent et le phallus et la pénétration. Je pense qu'à ce titre, le personnage de Lady March est quand même intéressant puisqu'elle incarne le pouvoir phallique. Elle est une figure de danger, de chaos, femme chic, mystérieuse, archaïque et moderne, portant le phallus et la tentation, la libido, une voie vers la libération des pulsions. et vers la libération également du désir au sein d'une micro société réactionnaire. Un autre film parlait aussi un peu de ça, et dans l'épisode précédent c'était Breaking the Waves. Mais bon, c'est un peu différent.
- Speaker #1
Une phase A et une phase B.
- Speaker #2
Donc si on veut aller plus loin, parce que c'est ce que je dis en ce moment, on pourrait presque dire qu'elle est un peu le schizo de Deleuze et Guattari. Pas de temps, pas d'époque, à la fois animal et monstre, désir branché directement sur le monde. et entraînant la propre répression de son désir. Mais bon, là je m'égare, il y a des trucs un peu bizarres, notamment la scène de grooming du jeune scout sur laquelle on pourra revenir. Et il ne faut pas oublier que malgré cette lourde symbolique, le repère du ver blanc c'est quand même avant tout drôle et goofy. Et décidément je me suis dit... que j'adorais Ken Russell, même quand c'était moins réussi. Je ne sais pas, moi ça m'a plu. Je ne sais pas ce que vous en avez pensé. C'est un peu marrant comme film.
- Speaker #0
Très bon moment. J'ai beaucoup aimé. En fait, j'avais déjà vu la séquence de fin parce que je pense que ce make-up est resté célèbre.
- Speaker #2
Ah oui, il y a des make-up de fou.
- Speaker #0
Oui, et le maquillage de prêtresse du verre à la fin est incroyable. J'ai vraiment bien aimé le film, je pense, premier degré.
- Speaker #3
Mais tu as le droit d'aimer Léo, mon petit gilet. J'ai bien aimé.
- Speaker #0
C'était...
- Speaker #3
Marrant, je m'en chie. Marrant, je m'en chie. C'est énorme.
- Speaker #0
Bon, la séquence de grooming du scout, c'est un peu bizarre.
- Speaker #2
J'étais en train de regarder ça, j'ai dit.
- Speaker #0
Mais puis après, elle dit aussi que le verre et elle, du coup, a changé. En fait, c'est mâle et femelle, c'est verre hermaphrodite, etc. Et du coup, il y a un peu ce truc-là avec l'espèce de gros phallus là aussi à un moment. Non, le film est confus, mais chouette. C'est ce que je dirais.
- Speaker #2
C'est vrai que c'est confus.
- Speaker #0
C'est confus, ouais.
- Speaker #1
C'est un sacré merdier.
- Speaker #0
C'est un sacré merdier. Et le flic rigolo aussi, je trouve. Le flic qui devient un petit verre, là, à la fin, avec ses petits crochets de verre. Oui, parce que, je ne l'ai pas dit,
- Speaker #2
mais ça fonctionne un petit peu comme un film de vampirisme, en fait. Oui. C'est-à-dire que... Tu es mordu par le verre,
- Speaker #0
tu deviens le verre.
- Speaker #2
Voilà. Tu deviens un sbire du verre, quoi.
- Speaker #0
Un sbire du verre. Un sbire du verre. Un sbire du verre,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Un gargacha. Et vraiment, moi, la séquence charmage de verre-serpent à la cornemuse... J'étais mordeur
- Speaker #2
Quand elle sort de ça Ça c'est avec la musique Elle continuait juste la musique Mais après il y a la corde Et en fait parade Elle avait des boules qui s'essayent
- Speaker #0
C'est top Et puis ce groupe moi j'étais charmé Dès le départ Parce que le groupe de folk rock qui ressemble à Primus Dès le début j'ai trouvé ça incroyable Donc non c'est Je me suis dit, ah, ça doit être avant les Diables, peut-être.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
c'est pas... Ça paraît quand même être fait plus tard, mais... Mais ouais, c'est un peu plus approximatif, quoi. Bah, allez, c'est bon.
- Speaker #2
On peut pas y voir une forme de...
- Speaker #0
Mais il y a toujours... Moi, j'adore les séquences de religions tordues, parce qu'il y a des séquences oniriques, de rêves, de cauchemars, qui sont hyper réussies, je trouve, qui sont pas kitsch, mais ça marche trop bien. Ah, moi, je les adore, ces séquences. Quand je pourrais en faire des fonds d'écran, je les trouve...
- Speaker #2
trop bien ça c'est c'est voir quelqu'un ces séquences elles montrent des nonnes qui se font plus ou moins tuer slash violer violer par des vers c'est un peu mais là on retrouve je trouve les diables un peu avec ce tu
- Speaker #1
vois oui mais c'est quand même la version c'est vraiment pris les pieds dans le tapis ouais un peu ouais ouais Merci. Moi, j'ai passé un bon moment, parce que c'est difficile de ne pas passer un bon moment quand c'est autant le cirque. C'est vrai qu'il y a des trucs chouettes, les petits camps et tout, c'est sympa. J'avoue que moi, je pense que j'ai atteint un peu une limite, par rapport à Altered States. Il y avait des scènes qui déjà étaient kitsch de rêve en lien avec la religion, parce que là, clairement, il règle ses comptes. avec une camise, qu'elle reçoit l'ennemi je les épais je vais leur faire vivre les pires horreurs même quand c'est sur des millénaires j'en ai rien à foutre ils vont se faire becquer par un gros verre de terre et puis on va les empaler sur des trucs et puis machin il y va à fond et leur peau d'yeux de con donc il y va à fond moi j'avoue que le film m'a quand même un peu perdu parce que je trouve quand même que ça se Euh... C'est... Il manque quand même une narration. Là, c'est vraiment des séquences qui sont assemblées. On ne comprend pas grand-chose. C'est le bordel. Le personnage de Hugh Grant, il ne sert à rien. À part à rêver qu'il est dans un jet avec des hôtesses de l'air où on ne voit que leur jarretel dans tous les sens. Au bout d'un moment, j'étais un peu en mode... Je pense que j'étais peut-être un peu fatiguée quand j'ai vu le film. Il y a mon côté un peu négatif qui est remonté. Qu'est-ce qu'il a ? Papy Russell il peut se calmer Pepe oui parce que Pepe Russell je pense qu'il est vraiment fou amoureux de son actrice Amanda Nodo en tout cas de ses jambes parce qu'il l'a fait dans toutes les positions possibles le nombre de jartels dans le film je pense que c'est pas mal donc il y a un côté quand même je trouve un peu moins personnellement qui me plaît moins qui en tout cas me touche beaucoup moins que dans les autres films qu'on avait vu de lui après c'est à voir c'est grand guignol c'est un délire Oui.
- Speaker #3
c'est complètement con Chayoulou en Angleterre c'est super c'est marrant moi aussi j'ai trouvé ça vraiment marrant et effectivement C'est Kemp, j'ai trouvé ça très bien, et puis il y a des zgegs absolument partout.
- Speaker #1
Alors là oui.
- Speaker #3
Et je trouve que le zgeg met une distance avec la dimension complètement symbolique et psychanalytique qui est hyper grave et sérieuse quand même, qui l'aborde. Enfin, on ne peut pas ne pas voir cette partie-là. Et puis, moi j'ai trouvé ça bien, qui souille encore peut-être une ultime fois. le sacré en détournant des images religieuses voilà pour rappeler que quand même la religion est sans arrêt traversée de pulsions refoulées et puis il ne faut pas oublier aussi que le film sort en fin de période mais quand même en pleine période de Thatcherisme au Royaume-Uni et donc Margaret Thatcher qui prenait le conservateur. conservatisme et un retour aux valeurs traditionnelles c'est foutu donc là il fait un gros verre de doigt d'honneur à Miss Maggie et j'ai trouvé ça touchant moi j'ai l'impression j'ai été plus emportée par ce film bizarrement que par Les Diables Salut ! J'avais même oublié, au-delà du réel, Altered Sates, dont on a parlé. Mais parce que je pense que pour moi, le côté comédie qui prend là, ça rend son délire beaucoup plus digeste, pour moi en tout cas. Et là, je me suis dit, Ken Russell, peut-être qu'il a lâché la rampe, mais c'est OK. Ouais, ça fait plaisir quand même. Ça fait plaisir.
- Speaker #0
OK, c'est riche, quoi.
- Speaker #3
Ouais, c'est ça.
- Speaker #2
je me suis dit ok je comprends mieux pas de soucis je t'excuse oui non mais on a envie d'excuser le film pour plein de trucs parce que moi je suis complètement d'accord avec Camille sur le fait qu'il manque une histoire tu vois alors il paraît il y a beaucoup de zizi moi je pense ça suffit mais il paraît que c'est un des moins bons que c'est un très mauvais bouquin de Bram Stoker enfin j'en sais rien c'est un photolivre alors Amen. Du coup, on pourrait se demander qu'est-ce qui lui a pris d'aller adapter ça. En fait, je pense qu'il n'était clairement pas intéressé par l'idée de rendre, d'adapter un roman. Ce qu'il voulait, c'était effectivement faire ces quelques scènes à charge contre, puisque je le redis toujours, mais en tout cas, je ne pense pas qu'Anne Russell soit un anti-religieux convaincu. Je pense que c'est un anti-église comme institution, en tout cas comme endroit, comme source de la pensée réactionnaire et du refoulement des pulsions, ce qui n'est pas le cas de la religion, mais en tout cas le cas de l'église et de la répression, en tout cas de l'institution église et de la répression qu'elle induit. Je pense qu'il a fait ce film pour y mettre ces quelques images. pour y mettre le gros verre, des izis partout, et que finalement, c'était ça qui l'intéressait, pas tellement le reste. Mais ce qui est quand même incroyable, c'est qu'il y ait Peter Capaldi, c'est qu'il y ait Hugh Grant qui soit dans le truc, et que, je vous le dis tout de suite, ces acteurs, si bons soient-ils, même Amanda Donoho, ne sauvent jamais le film. C'est-à-dire qu'ils sont en roue libre complète, et qu'ils sont complètement du côté de Ken Russell qui leur dit « Faites n'importe quoi, tu vois » .
- Speaker #1
Oui, et puis, de toute façon, il y a des trucs qui sont difficiles. Sous le kilt, il y a une grenade. Ah oui, alors ça, j'ai pas... On a beau essayer...
- Speaker #2
Il y a quand même un twist exceptionnel, parce qu'à la fin, lui pense s'être fabriqué, donc le personnage de Peter Capaldi, Angus, l'antidéologue, il pense qu'il s'est fabriqué un antidote, mais en fait, la meuf du labo le rappelle en lui disant, on a échangé une bonne piole ! En fait, vous avez un truc pour soulager les douleurs articulaires.
- Speaker #1
C'était ma hantise quand j'ai fait un prix de 200, personnellement.
- Speaker #3
Vous êtes un serpent, moi.
- Speaker #1
Mais d'ailleurs, la préparatrice du labo, là, qu'il appelle, c'est la meuf qui est dans Coup de foudre à Notting Hill, il me semble.
- Speaker #2
Ah bon ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #2
Ah bah, je sais pas. Alors là...
- Speaker #1
Fact checké, fact checké. Je crois l'avoir reconnu.
- Speaker #2
Fact checkon, mais je... Vraiment...
- Speaker #1
Si, elle est en fauteuil roulant dans le... Dans Coup de foudre à Notting Hill, il y a bien une dame en fauteuil roulant.
- Speaker #2
Je ne me rappelle plus. Il y a Hugh Grant. Il n'est pas en chauteuil.
- Speaker #1
Attends.
- Speaker #2
C'est pas grave.
- Speaker #1
Je ne sais pas.
- Speaker #2
En tout cas, c'est quand même un film qui est un peu marrant à regarder. Il y a plein d'idées bizarres. Il y a plein d'idées cheloues. Il y a plein de trucs un peu cringe. Et graveleux. Mais bon. Je sais pas, l'ensemble prend.
- Speaker #0
L'ensemble prend, ouais.
- Speaker #2
Telle une bonne salade de lombric. J'ai raison.
- Speaker #1
C'est Ginamaki.
- Speaker #0
Bravo.
- Speaker #2
Putain, Camille Mastermind. Et bah voilà, vous avez d'autres choses à ajouter sur le repère du verre blanc ?
- Speaker #1
Tu l'avais vu dans quel contexte, toi, la première fois ?
- Speaker #2
Et bah écoute... Écoute, c'est un film qui m'avait été... suggérée par l'exégèse de la filmographie de Ken Russell qui avait été faite par François Codd en Discordia donc merci à eux voilà d'autres non c'est bon et bah écoutez c'est la fin de l'épisode les 4 films étaient quand même spectaculaires j'allais dire spectaculaires pose question Avant de se quitter, on va se recommander des trucs. En tout cas, vous recommander des trucs. Qui veut commencer ? Qui a fait cette voie ? Moi, je ne les ai pas faites.
- Speaker #1
Moi, je les ai faites.
- Speaker #2
Vas-y. Lola. Léo a fait.
- Speaker #1
Kémy, t'as fait. Oui, moi, c'est décommander.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai. Tu as dit tout à l'heure.
- Speaker #1
Qui veut commencer ?
- Speaker #2
Tu finiras.
- Speaker #1
Allez, Léo, tu commences.
- Speaker #0
Allez, pour une fois que j'ai un truc.
- Speaker #1
Allez, va y.
- Speaker #0
Moi, j'ai été voir le d'un SM Rémi au cinéma.
- Speaker #2
Ah, on l'a vu aussi.
- Speaker #1
J'ai trouvé le même.
- Speaker #0
Ah ? J'ai beaucoup aimé aussi.
- Speaker #1
C'est comment ça s'appelle ? Saint-Elf.
- Speaker #0
De base, je trouve que c'est difficile de passer un mauvais moment devant un film de Sam Raimi. En vrai, ça reste toujours chouette quand même à regarder. Et ouais, je recommande. Ça esquive les trucs où on les voit un peu arriver, où on se dit oh là là, dans quoi va-t-il s'empêtrer ? Ou alors, oh là là, je sais exactement où il va aller. Ça reste léger, ça reste autorôle. c'est hyper cool c'est très très marrant et voilà vraiment un film pas prétentieux du bon Sam Raimi donc ça fait toujours plaisir à voir et puis rien que pour je veux dire le casting à contre-courant total de Ratchet & McAdams c'est cool franchement c'est très très cool ça vaut le coup enfin foncez en fait vous passerez pas un mauvais moment même si ça vous fait ni chaud ni froid vous aurez quand même rigolé un peu perso la salle était hilar les gens ont applaudi Merci.
- Speaker #2
plusieurs fois pendant le film les gens étaient morts de rire on l'a vu dans un contexte on l'a vu l'après-m l'après-m en semaine ou dimanche la salle était quasiment pleine il
- Speaker #1
n'y avait pas grand monde on était ensemble j'irais le voir avec des pop-corns toi tu vas glousser comme jamais
- Speaker #3
très bonne reco très bonne reco Lola ouais moi une une reco sérieuse de personnes intelligentes wow oh wow euh moi je vous court butternut non conclure l'épisode le chou pointu non non plus euh la conférence sur l'immigration euh en replay que je vous recommande de l'ILB donc de l'institut Labo ici qui est disponible sur Youtube ou bientôt sur le site de l'ILB
- Speaker #2
C'est toi qui l'as filmé ?
- Speaker #3
Ça ne peut pas dire.
- Speaker #2
Ça ne peut pas dire.
- Speaker #3
Il en dirait. Non, non. Mais non, un colloque qui s'appelle « Faire face à la submersion xénophobe » , c'est le thème. Et pour une fois, je trouve que dans ce climat politique très dark et négatif, là, on parle d'immigration. comme étant quelque chose de positif et de lumineux. Et il faut garder ça en mémoire. Ça met en lumière les expériences vécues de l'immigration aujourd'hui. Donc complètement éloignées des fantasmes racistes qu'on a l'habitude d'entendre dans les médias. Et tout ça à l'aide des sciences sociales et de l'expertise de responsables associatifs et politiques internationaux. Et c'est vraiment très très bien. Ça se regarde facilement. Il faut regarder ça, c'est important, surtout en ce moment, je pense.
- Speaker #2
Ok, moi j'ai double reco.
- Speaker #3
Non, t'as pas le droit, on t'a déjà dit que t'avais pas le droit.
- Speaker #2
Non mais un truc chiant, j'en ai parlé pendant l'histoire sur le repère du verre blanc. Gilles Deleuze et Félix Guattari, une philosophie des devenirs révolutionnaires. Si vous voulez y comprendre quelque chose à Deleuze et Guattari, c'est très très bien. C'est un livre qui a été écrit par un gars qui s'appelle Igor Tolika. Je sais pas comment on prononce, il y a une triple consonne au début. mais voilà donc c'est très très bien ça explique la pensée complexe de ces philosophes voilà ça c'est pour ceux qui ont envie de dire des trucs chiants et sinon il y a un jeu vidéo Réanimal exceptionnel le nouveau jeu du studio Tarsier à qui on devait Little Nightmares 1er et 2nd et Réanimal ils se sont fait déposséder de la licence Little Nightmares par je sais plus quel studio les gens qui font des films interactifs des slashers interactifs. Bref, je ne sais plus, vous le savez, si vous connaissez. Ils sont fait déposer de leur licence et donc, ils font Re-Animal qui est en fait un peu le vrai Little Nightmares 3 deux mois après que Little Nightmares 3 est flopé. Est flopé. Et donc là, ils sortent le vrai qui s'appelle, je le redis, Re-Animal et c'est exceptionnel.
- Speaker #3
C'est vraiment en termes de...
- Speaker #0
C'est en co-op, tu peux jouer.
- Speaker #2
Toi deux, avec ma conjointe, et c'est trop bien elle se prend tous les murs au lieu de passer par les portes ce qui nous fait perdre à chaque fois qu'on est poursuivi parce que c'est une femme les femmes ne savent pas où jouer censurée voilà Thomas n'est effectivement pas profème il y a des grosses araignées celle-là on ne l'a pas vue encore mais Diane elle n'a pas peur moi j'ai grave peur
- Speaker #1
Diane, s'il te plaît, enregistre la réaction de Thomas quand il verra sa grosse affaire.
- Speaker #2
On la passera. Non, c'est trop bien. Le premier boss, c'est une espèce de marchand de glace trop badant qui enlève les enfants et tout. C'est terrifiant. Mais par contre, c'est exceptionnel en termes de rythme et de proposition visuelle. C'est trop, trop bien. C'est un jeu, c'est assez simple à jouer. Tout est dans l'expérience. C'est ce qu'on appelle le cinématique plateformer. Donc, en fait, il n'y a pas grand-chose. à faire en termes de gameplay si ce n'est donner une direction et interagir avec les bonnes choses aux bons endroits et c'est vraiment super quoi et d'ailleurs dans le stress on peut même si on meurt plein de fois non mais j'ai mis une balle à Diane et tout mais en fait elle se débrouille mieux que moi parce qu'en fait elle a pas peur donc elle garde son calme alors que moi je cours dans tous les sens une brise sans tête je me fais attraper Voilà Camille,
- Speaker #1
tu avais une recommandation ? Comment est-ce qu'on dit ? Décommandation ? Décommandation. C'est juste parce que je n'ai pas fait grand-chose cette semaine que je peux recommander avoir des amis et déplacer des canapés. Pas mal. Mais non, je ne vous recommande pas du coup Hurlevent d'Emerald Fennell. La bonne nouvelle, c'est que je ne suis pas la seule. Ça va. On est encore plusieurs.
- Speaker #2
Mon avis est assez partagé.
- Speaker #1
Moi, je n'y allais pas avec beaucoup d'attente. À part l'attente d'être un peu émoustillée.
- Speaker #2
Jacob et Jordi.
- Speaker #1
Par les deux, Margot Robbie et Jacob et Jordi. C'est fascinant justement à quel point beaucoup d'argent, des très beaux costumes, Charlie XX. que j'adore à la BO et puis des acteurs très beaux, ça ne fonctionne pas. Donc le désir, c'est un peu plus que ça. C'est intéressant.
- Speaker #3
En plus, c'est quand même... Moi, j'aime ce qu'elle a fait.
- Speaker #1
J'avais bien aimé son premier film. Mon deuxième, je commençais déjà à me dire « Oula, je ne comprends pas de quoi. » Moi,
- Speaker #2
je suis un peu sortie du bus avec...
- Speaker #1
Sol Bern.
- Speaker #2
Sol Bern.
- Speaker #1
Et là, le troisième, écoutez, c'est compliqué. Mais bon, du coup, je vous conseille d'aller le voir, à mon avis, en VF. parce que pendant toute la projection je me suis dit ça en VF ça doit être très très drôle c'est pour ça que tu l'aimes je me suis dit ça on voit pas une fesse on voit pas un sang même pas un gros verre blanc on voit un dos non dans le verre blanc il y avait plein de trucs mais là non je suis déçue voilà donc la peur je me suis manifestement me perd c'est-à-dire que sur le vent on veut voir un peu des voilà surtout quand on nous fait une promo qui ne parle que de ça toute la journée où on fait semblant de se pécho toute la journée bon et bah raté je suis désespérée j'ai pas vu et puis sur un tour un peu plus sérieux moi j'avoue qu'il y a eu quand même un peu un sentiment de déprime aussi de me dire euh... J'espère que le cinéma ne va pas devenir non plus juste la continuité d'Instagram ou de TikTok parce que c'est un film qui esthétiquement est très beau, mais ce n'est pas que ça. Ça ne peut pas juste être que ça.
- Speaker #2
La preuve par Nécromantique.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #2
Je suis très éloigné de les années lumineuses. Merci de nous avoir écoutés jusqu'au bout. Merci d'être là toutes les semaines, enfin toutes les deux semaines. mettez des étoiles des commentaires gentils et puis on se retrouve bas dans 15 jours avec des invités si tout se passe bien ouais bisous