- Speaker #0
L'horreur du dimanche, Salut les gens, comment ça va ? Bienvenue dans l'horreur du dimanche, le podcast de l'ombre et du seum, le podcast qu'on écoute quand on va un peu trop bien pour redescendre un peu. Redescendez un peu là ! ok alors pour cet épisode on m'a demandé ce que je voyais si j'avais eu des prémonitions alors bizarre parce que normalement on parle de films bon j'ai fait un effort je me suis concentré et Léo m'a donné un petit bonbon qui avait pas trop de goût pour m'aider à me concentrer alors c'était plutôt cool le petit bonbon de Léo j'étais saisi d'une douce chaleur ou d'une forte fièvre je ne sais plus trop et j'ai vu Marc Ruffalo et Ravier Bardem en train de signer un autographe à Vincent Bolloré. Bizarre, bizarre. Mais bon, j'ai aussi vu des flammes. J'ai vu des flammes. J'ai vu une citadelle abattue. Quoi ? J'ai vu le SMIC à 1800 euros. La régularisation de tous les sans-papiers. J'ai vu une Nouvelle-France, une et indivisible Cocorico 3.
- Speaker #1
Cocorico 3 ?
- Speaker #0
C'est quoi tes bonbons de merde, Bélé ? Bon écoutez, avec moi, ils sont là ce soir et ils n'ont même pas vu Cocorico 1, c'est dire. Ils sont quand même là, on les tolère. Léo, comment ça va ?
- Speaker #1
J'ai chaud, mais ça va.
- Speaker #0
Lola ça va ?
- Speaker #2
Oui ça va,
- Speaker #0
abattez la citadelle Tu vois il y avait un build up
- Speaker #2
Camille ? Ça va très bien et je vous invite toutes et tous à aller voir Coco Ricard qui est une drag queen incroyable à Paris
- Speaker #0
Voilà ça c'est une bonne reco dès le début Et à la technique, la rigueur incarnée sa devise à lui c'est sonoriser technicité Ah non pas aujourd'hui les gars, déjà hier je me suis douché C'est Brice. Et voilà, Brice qui prend une balle perdue. Tu ne l'avais pas vue venir, celle-là. Tu n'avais pas eu la prémonition, là. Brice, le seul professionnel de ce regroupement, évidemment, je le répète. L'horreur du dimanche, épisode 75. C'est parti, c'est maintenant.
- Speaker #2
C'est 76 je crois.
- Speaker #0
Eh ben c'est 76 alors. Écoutez, je ne sais pas. Vous verrez. Ah oui si, 76. La prémonition s'est arrêtée là malheureusement.
- Speaker #2
Je vais te traiter.
- Speaker #0
Je vais te traiter en présent. On commence avec le film que Lola a sélectionné, je crois. Lola, c'est quoi ce film ? Oui,
- Speaker #3
moi je vais vous parler de Audity. Of course not.
- Speaker #4
My sister would never allow a strange man into her home in the middle of the night. Elle me dit des choses qui me déroulent. Elle n'est clairement pas bien. Tu te souviens de rester ici seule la nuit ?
- Speaker #5
Je te disais juste ce que j'ai vu.
- Speaker #6
C'est un gosse. Ma femme morte n'est pas en train de menacer cette maison.
- Speaker #7
Qu'est-ce que c'est ? Retirez-les ! Ce n'est pas vrai. Comme j'ai toujours pensé, il n'y a rien qui ne peut être expliqué.
- Speaker #3
Waouh,
- Speaker #1
bel extrait !
- Speaker #3
Je l'avais bien écouté avant.
- Speaker #1
C'est peur,
- Speaker #3
hein ? Du coup, moi je vous parle de Audity, qui est sorti récemment, en 2024. C'est un film irlandais et du réalisateur Damien McCarthy. J'ai juste noté dans le double rôle de Danny et de Darcy, Caroline Bracken, et le mari Ted Timmins. t'es Timis, le docteur qui est joué par Gwilym Lee.
- Speaker #0
Ça n'a pas l'air sympa.
- Speaker #3
L'homme en tant que tel ?
- Speaker #0
Le docteur Timis.
- Speaker #3
Oui, pour celles et ceux qui ont vu le film, vous savez. Je vous fais un petit résumé. Dany, qui est l'épouse du psychiatre Ted Timis, bricole dans leur nouvelle maison de campagne en cours de rénovation, bien isolée. On comprend que c'est plus facile de dormir sur place, puisque la baraque est quand même bien éloignée de la ville. Donc, Dani, elle a sa petite tente de seconde au milieu du salon. Une fois la nuit tombée, un patient, un ex-patient du docteur Timis, on le comprend, débarque devant la porte de la maison en assurant à Dani que quelqu'un est rentré dans la maison sans qu'elle s'en aperçoive. Donc déjà, ça fait très peur. Moi, ça me fait très peur. Dani panique. et refuse de le croire et de le laisser rentrer pour potentiellement l'aider elle meurt assassinée cette nuit là donc je vous fais pas vraiment de spoil c'est déjà spoilé c'est pas du spoil c'est une prémonition que tu fais oui c'est vrai ça va être ça pendant tout l'épisode si vous entendez prémonition je rectifie mais il n'y a aucune prémonition dans cet épisode ce ne sont que des visions voilà si on veut chipoter Merci.
- Speaker #0
Moi j'aurais des prémonitions quand même
- Speaker #3
D'accord, très bien Donc voilà, Dany meurt et on retrouve un an plus tard Darcy qui est la soeur jumelle de Dany et qui récupère grâce à Ted donc le mari, enfin le veuf l'œil de verre appartenant au supposé meurtrier de sa soeur lui-même retrouvé mort une semaine plus tôt Je précise aussi que Darcy est aveugle, mais possède une autre sorte de vision. Elle est douée, on l'apprend, de pouvoir psychique, lui permettant de lire dans les objets. Et avec cet œil de verre, elle est bien décidée à découvrir ce qui est réellement arrivé à Dany. En tout cas, à s'en assurer. Parce qu'au départ, elle croit ce qu'il lui a raconté dans un premier temps par la police. Enfin, ça, c'est ce qu'on nous dit après. Donc, que dire sur ce film ? Déjà, c'est le seul film d'horreur de la sélection, donc franchement, vous me décevez. C'est pas la première fois, mais là, vous avez complètement lâché la rampe. Quoi ? Voilà, je tenais à le préciser.
- Speaker #2
On a dit l'horreur en général.
- Speaker #3
Ah oui, mais bon, non.
- Speaker #1
T'as eu peur avec nos films ?
- Speaker #3
Non. Ah ouais. Moi, je suis très attachée aux traditions. Donc, non, voilà. C'est la première fois qu'on parle de Damien Mac... Carty dans l'horreur du dimanche et vous en avez peut-être entendu parler récemment pour son dernier film Okoum qui est encore au cinéma mais qui le sera sans doute plus au moment où vous écouterez l'épisode ça c'est une prémonition ça c'est une prémonition c'est dans le thème ça moi je ne l'ai toujours pas vu Okoum donc Thomas t'es sympa tu ne me spoiles pas parce que tu m'as déjà spoilé Camille aussi elle l'a vu elle pourrait te spoiler à tout moment
- Speaker #2
Je ne le ferai pas.
- Speaker #0
Moi je ne le fais jamais non plus.
- Speaker #3
J'avais noté Thomas, donc tu vois, c'est que je n'avais pas trop de doutes sur la sympathie de Camille. Voilà, Audity, c'est le deuxième film de Damien McCarthy et je l'ai choisi pour le thème vision, puisque comme je le disais, Dati, ça ne va pas du tout. Tu vois au moment où il y a une fenêtre qui claque J'ai dit Dati ça a clé Je pense que c'est Rachida qui est dans la pièce Elle a perdu les municipales,
- Speaker #1
elle vient nous hanter
- Speaker #0
On reçoit tous les C'est comme ça ici Tous les déçus
- Speaker #3
Rachida Darcy Elle est dotée de pouvoirs de Médiumnité en quelque sorte Mais qui s'appliquent seulement aux objets Et y ont appartenu des gens Et en touchant ces objets, elle peut voir ce qui est arrivé au propriétaire de l'objet en question. Un peu comme Phoebe.
- Speaker #2
Exactement. Dans le charme.
- Speaker #3
Voilà, tout à fait.
- Speaker #1
Patricia Arquette dans Medium un peu aussi, dans une moindre mesure.
- Speaker #2
Mais elle, c'était avec des fantômes directement. Ah ! Il n'y a pas une conversation directe avec les fantômes. Peut-être que tu as raison.
- Speaker #1
Il y a peut-être des épisodes où, effectivement.
- Speaker #2
Moi, je ne sais pas, je n'ai pas assez regardé Medium. Je lâche les liens sur ce coup.
- Speaker #0
C'est la série où son mec, c'est une espèce de sosie de Nicolas Hulot un peu.
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs il joue dans un des films de ce soir.
- Speaker #0
Ah bon ? Je crois que tout est lié. Quoi ? Ce serait génial. Qui a pris un film avec Nicolas Hulot ? Non, je crois que j'ai dit n'importe quoi. D'accord,
- Speaker #1
j'ai oublié. Vous êtes fou.
- Speaker #3
Vous êtes fou.
- Speaker #1
Mes prémonitions sont fausses, putain. Merde.
- Speaker #3
Ouais, t'es vraiment un sale médium. L'oracle va lâcher. Enfin bon, moi j'ai l'habitude. C'est marrant parce que je me disais, c'est souvent quand je passe à la fin que vous êtes en roue libre, mais en fait pas du tout.
- Speaker #1
C'est la chaleur là, désolé.
- Speaker #3
Ouais, il y a toujours une bonne excuse. Mais bon, du coup, je l'ai aussi choisi parce que je trouve que ça change un peu de ce qu'on a l'habitude de voir en matière de films d'horreur. En tout cas, par rapport à ce que moi je vous propose d'habitude. Voilà. Et alors, comme son nom l'indique, Audity, donc c'est traduit par Curiosity. curiosité, bizarrerie. Moi, c'est surtout pour ça que j'aime bien ce film. Ça fait évidemment aussi référence au magasin de curiosité que tient Darcy. Mais pas que, puisque l'intrigue du film elle-même est traversée d'événements et d'objets étranges qui sont totalement acceptés dans le récit qui est très réaliste, finalement, et même dans la mise en scène. L'étrange est intégré au travers du personnage de Darcy et de son terrifiant pantin. de bois taille réelle dont elle fait cadeau à son beau-frère et à sa nouvelle chérie, Yana.
- Speaker #1
Un super cadeau.
- Speaker #3
Voilà, qui a vite remplacé Dany.
- Speaker #0
Ça met l'ambiance.
- Speaker #1
Tu as ça chez toi, les gens... C'est pour vos 5 ans de mariage,
- Speaker #3
dit-elle.
- Speaker #0
Ton gros bout de bois. Je suis content. C'est un golem ou un truc comme ça un peu ? Une espèce de golem quoi.
- Speaker #3
Oui, c'est un objet qu'une sorcière aurait fabriqué. Damien de McCarthy avait un peu fait pareil dans son premier film qui s'appelle Cavite.
- Speaker #1
Ah c'est lui qui a fait ça ?
- Speaker #3
Moi j'avais beaucoup aimé, peut-être qu'on en parlera un jour, mais voilà où il met en scène aussi un objet de l'intrigue qui fait vraiment peur, qui semble vivant alors qu'il ne devrait pas l'être.
- Speaker #0
C'est le lapin, non ?
- Speaker #3
Oui c'est le lapin tout à fait, qu'on voit d'ailleurs, qu'on voit dans le djati. Et je ne sais pas trop comment dire, mais moi ce film, même si on inclut Cavit, moi ça me met super mal à l'aise, mais en mode mal à l'aise... agréable, un des films d'horreur. Et ça me fait vraiment peur. Il y a quelque chose dans son cinéma qui me dérange par le traitement du bizarre. L'histoire qui est racontée dans Audity, elle n'est pas pourtant pas très originale, comme dans Cavite d'ailleurs, mais c'est sa manière de mettre en scène le bizarre qui, moi, me marque à chaque fois. Et je m'en souviens comme d'une expérience assez dérangeante. Et pourtant, je le redis, mais on est vraiment dans un scénario basique de maison isolée, hantée, avec des objets maudits. Il y a aussi un mélange de home invasion. Donc, c'est que des ressorts horrifiques qui sont très utilisés et qu'on connaît bien dans l'horreur du dimanche. Mais en fait, moi, je trouve qu'il n'en fait pas des tonnes. En tout cas, là, sur ces deux premiers films et particulièrement sur Oddity, c'est plein de petites touches parsemées tout au long de l'intrigue. Et le déroulement de l'intrigue, je trouve qu'il est vraiment maîtrisé et soigné. D'ailleurs, il n'a pas besoin d'utiliser un twist hyper choc à la fin, qui nous retourne le cerveau ou autre. Et on fait juste une rélecture des événements passés grâce au pouvoir de Darcy, qu'on a complètement appréhendé. Et je trouve que ce personnage, moi je me laisse complètement convaincre. par le personnage de Darcy, qui pourtant est un énorme cliché du genre, mais qui, je trouve, est suffisamment bien écrit et interprété par l'actrice. Tout ça avec une grande juicesse pour qu'on laisse ce côté cliché de côté et qu'on se laisse attraper, je trouve, par cette curieuse histoire en huis clos. Et voilà. Je sais que le film, il a beaucoup plu à sa sortie. Il a eu pas mal de récompenses. J'espère que vous l'avez bien aimé.
- Speaker #0
Oui, moi j'ai bien aimé ce film, surtout que j'ai découvert il n'y a pas longtemps le travail de Damien McCarthy avec Okubo. Celui-ci, moi, ce que je trouve quand même assez surprenant... et à saluer vraiment chez lui, c'est que c'est un metteur en scène assez fou parce que le huis clos, il le traite, je trouve, grâce à vraiment des techniques de cadrage qui te font te sentir claustro en permanence. Et il arrive à découper un espace en donnant plein de points de vue inédits à chaque fois. Ce qui fait que la pièce qu'on pense connaître, il nous perd comme dans un labyrinthe alors que franchement l'espace il est très simple c'est une espèce de pièce dans laquelle il y a juste une coursive qui emmène au premier étage ça s'arrête là et pour autant il arrive pendant 1h38 je crois à vraiment nous perdre au sein de cet espace et ça je dois dire que c'est quand même assez fort dans Okum il va encore plus loin et je trouve aussi que c'est bien écrit C'est-à-dire que le début, en tout cas, est vraiment bien amené, je trouve, parce que la mort de... Comment ça s'appelle ? Dany. Dany. La mort de Dany n'est pas dite tout de suite. On la comprend, de fait, mais elle n'est pas montrée tout de suite, etc. Ce qui fait que ça nous perd aussi en tant que spectateur assez rapidement. Et j'aime bien ça. Et ça, il le fait aussi dans Okum. Et moi, j'ai vraiment adoré tout le début. de Okum on en parle pas maintenant mais c'est juste pour faire un peu des parallèles parce que c'est vrai que je l'ai vu il y a moins d'un mois après il y a aussi un ton qui est assez particulier qui moi me plaît beaucoup chez ce réalisateur parce que je trouve que on se rapproche assez du folk horror notamment de Bookerman dont on a déjà parlé et je trouve que c'est vraiment proche je trouve que même le personnage de Ted le méchant ressemble physiquement au personnage principal de The Wicker Man il a une tête un peu massiée et en même temps de Monsieur Tout-le-Monde qui est assez marrante et j'aime bien ce ton qui l'air de rien installe effectivement la bizarrerie et puis potentiellement la peur j'avoue que j'ai pas eu de frissons particuliers mais ça fonctionne bien et j'aime bien cette ambiance un peu petit meurtre Euh... Un petit meurtre irlandais. Ouais, Voilà, exactement.
- Speaker #1
C'est très cozy crime.
- Speaker #2
C'est cozy. Non mais vas-y Lélé, tu voulais dire un truc. Je voulais rebondir sur l'histoire de cozy crime. Très poli,
- Speaker #1
vous voyez. Allez-y. J'y vais. 3, 2, 1. C'est vrai que c'est cool l'utilisation de l'espace et ça commence dès le début du film avec le petit trou dans la porte, avec la tente dans la maison.
- Speaker #0
Je comprends pas cette idée d'une tente dans une maison. Comment avoir peur quoi ? Jamais je le fais.
- Speaker #1
C'est claustro dans le claustro donc c'est super. Il y a des trucs que je trouve pas mal sur la bizarrerie c'est que tu parlais des petites touches dans le ton. Et il y a aussi, je trouve le contexte qui est très flou. On sait pas trop au début à quelle époque ça se passe. Les costumes des personnages la façon de s'habiller et de parler c'est très flou. On sait pas vraiment. Moi j'ai mis du temps même à me demander où on était. J'avais rien lu avant. Je sais pas qu'on était en Irlande.
- Speaker #0
Oui, C'est pas loin de Cork.
- Speaker #2
Je ne savais pas si c'était au moment de l'iPhone X ou de l'iPhone 12
- Speaker #1
A deux années près ça fausse tout Il y a des téléphones mais c'est vrai que le style vestimentaire, la façon dont l'asile est montré dans le film, ça peut au début brouiller un peu les pistes sur l'époque à laquelle ça se passe Moi après sur l'écriture je trouve que ça ne tient pas sur la longueur et les motivations du médecin pour commettre ce meurtre Il a spoilé Merci.
- Speaker #2
Voilà, il a eu une prémonition. C'est une prémonition, ok.
- Speaker #1
Ce qui est bien, c'est de dire avant.
- Speaker #2
Je rewind,
- Speaker #1
je rewind. Ouais, moi j'ai un peu du mal avec les motivations, et du coup, moi j'ai du mal avec tout le plot du film, qui est qu'il file quand même un objet qui va potentiellement servir à la sœur de son ex-femme qui l'a tuée, à savoir ce qui s'est vraiment passé, et il reste en contact avec elle après. Enfin, c'est très bizarre, je trouve, quand même.
- Speaker #2
Mais c'est parce qu'il ne croit pas qu'elle est médium.
- Speaker #3
Oui,
- Speaker #1
mais il vient d'organiser le meurtre de sa compagne et il continue à garder contact et à... Cueillir chez lui la sœur de la meuf qu'il vient de tuer.
- Speaker #3
Bah t'es obligé de faire ça. Il lui file l'œil de verre du... Oui mais il veut l'hospitaliser. Le mec est psychiatre dans un asile. Ouais mais je trouve que c'est un peu léger.
- Speaker #1
En termes de motivation et d'explication, moi j'étais un peu... Du jour au lendemain,
- Speaker #0
tu ne réponds plus à ta belle famille après le meurtre de ta compagne.
- Speaker #1
D'accord mais je trouve que...
- Speaker #0
Tu entres directement sur les...
- Speaker #1
Petit conseil Léo ! Je ne sais pas quels sont tes projets Vous faites passer ça pour un truc qui est naturel Alors que dans le film c'est pas du tout expliqué comme ça Et je trouve que c'est plus une incohérence qu'autre chose Moi je trouve pas Je sais pas Et pareil la fin Je vais spoiler la toute fin Il y a un keyfinger de fin Où il appuie sur un truc
- Speaker #3
Sur lequel il devrait pas appuyer en fait Ça n'a aucun sens qu'il appuie là dessus Mais il n'y croit pas Il est sceptique C'est pas possible Il répète pendant tout le film à Darcy
- Speaker #1
qu'elle est folle et qu'elle devrait se faire hospitaliser Oui et il lui arrive quoi à la fin du film ? Il brûle un pantin juste avant par superstition parce que quelqu'un a vu un pantin bouger et là il ose appuyer sur un truc qui lui est envoyé de manière posthume par la poste C'est hyper bizarre
- Speaker #2
Je peux comprendre les réserves de Léo sur le côté cohérent Qu'est-ce qui a été envoyé de manière posthume ?
- Speaker #3
Le colis Ah oui, Voilà, donc ça, il ne le dévoile pas complètement. Oui,
- Speaker #2
vous n'allez rien comprendre. Il y a une sonnette aussi.
- Speaker #3
Regardez le film.
- Speaker #2
Regardez le film. Non, mais je peux comprendre les réserves de Léo, mais en fait, à vrai dire, moi je comprends que ça te... Mais en fait, moi je ne trouve pas ça très gênant. Non, ce n'est pas très gênant, je ne suis pas... En fait, ce qui est intéressant, c'est le côté... Moi, ce que j'aime bien, mais c'est... Je recommence. J'ai entendu une émission il n'y a pas longtemps sur Okoum. dans une émission que je ne citerai pas mais qu'on parlait du film en pas très bien et qui reproche justement la dimension cozy crime et qui reproche à Damien McCarthy d'en faire des caisses en termes de complexité de scénario pour raconter un truc pas grand chose moi vraiment j'ai l'impression que je vois pas le même film tout à fait parce que moi je trouve que c'est pas très compliqué Oui. que c'est construit bizarrement mais qu'en soi c'est pas très compliqué et moi j'ai l'impression mais peut-être que c'est une erreur qu'il a un peu envie de raconter à chaque fois une espèce de petite fable ou une petite histoire et justement moi je trouve que là-dedans ce qui marche bien c'est qu'il n'y a pas de ramification extrême extrêmement sophistiquée avec un lore folk c'est que des petits éléments suggérés Merci. pour raconter une histoire dont le scope n'est pas très important. Le mec ne fait pas l'Odyssée, ce n'est pas Christopher Nolan. Il ne fait pas Tenet. J'ai l'impression qu'il y a quand même une volonté de faire quelque chose d'assez modeste mais de le faire de manière un peu classe. J'ai l'impression que c'est ça qu'il veut faire. Moi, ça marche très bien. Pour le coup, Audity, je trouve que c'est son meilleur, de loin. Toi,
- Speaker #3
t'as vu les trois ?
- Speaker #2
J'ai vu les trois. Je trouve que c'est le plus abouti et je trouve que c'est celui qui réussit le mieux ses effets. Parce qu'il y a tout un truc justement avec la statue de bois qui est très très réussi. Moi, le film me fait peur. Ma copine qui l'a regardé avec moi, elle était terrorisée. Elle m'a dit que c'est un des films les plus flippants que j'ai jamais vu. Parce que ça joue beaucoup sur ce qui ne se passe pas. Oui, sur l'imagination. Et du coup, je pense que ça installe une certaine tension. Oui,
- Speaker #0
ça met mal à l'aise cet objet. Ce n'est pas terrifiant,
- Speaker #2
mais il y a suffisamment de choses pour qu'on ne soit pas très bien. Moi, finalement, ce qu'il raconte et la manière dont il le raconte, je trouve ça agréable qu'il ramène à des choses un peu basiques, un peu cozy crime. Ça fait un peu petite bande dessinée. Ça fait un peu short story. Oui,
- Speaker #1
c'est une nouvelle. C'est un chair de poule, moi, je trouve, un peu.
- Speaker #2
Et c'est ça que j'aime bien. Et après, c'est vrai que du coup, quand je suis un peu dans cette mentalité en le regardant, ça me pose moins de problèmes, les incohérences et les trucs scénaristiques pas très bien léchés parce que je me dis, bon, ouais, ok, c'est un petit machin. Mais je peux comprendre que ça soit une réserve.
- Speaker #1
C'est même pas... C'est pas forcément une réserve. C'est juste que moi, j'ai passé un bon moment devant le film, mais... Il y a un peu un truc d'incrédulité à la fin. Je n'y crois pas, désolé. Du coup, j'ai du mal à rentrer dans le film et j'ai du mal à rentrer dans l'histoire qu'on me raconte même à la fin où je décroche un peu. Je suis un peu à passer à côté, je pense.
- Speaker #0
Je trouve que la révélation du mystère est un peu lourde dans le film. C'est un peu cousu de fil blanc. Même sur la morale de ce que ça veut dire, ce n'est pas très inventif. Mais moi, j'avoue que je suis... Prise par la technique, je trouve que c'est un bon technicien, que en vrai tous les acteurs ils sont bien, justement c'est simple, direct et sincère et ça fonctionne bien je trouve.
- Speaker #2
Et ça produit un truc qui finalement, ça a beau être un peu technique, un peu léché et tout ça, ça produit quand même un truc qu'on n'a pas tant l'habitude que ça de voir en termes de rythme et en termes de scope narratif, vraiment il y a un truc comme ça. Déjà il n'est pas en train de nous... nous parler pendant 25 heures de deuil et tout ça, je trouve ça bien. Il y a un truc que... Je ne sais pas, je trouve ça... J'allais dire léger, mais ce n'est pas léger. C'est un peu plus...
- Speaker #3
Il y a un truc un peu qui change de d'habitude.
- Speaker #1
C'est frais.
- Speaker #2
Trop frais.
- Speaker #1
On en a besoin des trucs frais, là.
- Speaker #2
Non, et puis, il y a toujours... Dans Okum, je ne te dis pas ce que c'est, mais il y a toujours un élément... Un objet qui est un peu central dans l'histoire. Là, c'est cette statue de bois qui est quand même intéressante. Ça fait des belles images. Oui,
- Speaker #3
parce qu'il n'y a pas d'effet spécial. Quand elle est attablée. Pour les objets en question.
- Speaker #2
Voilà. Lula, tu te...
- Speaker #3
Non, moi j'aime bien.
- Speaker #2
Mais t'as eu peur ou pas toi ?
- Speaker #3
Oui moi ça m'a fait peur, du coup c'était la deuxième fois que je le voyais et il m'avait marqué ce film. Mais Cavite, j'avais pas eu des bons retours et je l'ai vu il y a pas si longtemps et moi j'avais trouvé ça pareil, hyper bizarre comme film. Je m'étais dit ça ressemble pas à ce qui sort en ce moment. C'était en 2020 Cavite.
- Speaker #2
C'est 2020 ouais. Moi Cavite j'avais trouvé ça un peu moins bien rythmé. Il y avait un truc que je trouvais moins...
- Speaker #3
Oui mais c'est... Il y avait cette touche de bizarre qui, je trouve... Mais tu verras,
- Speaker #2
Kavit fait beaucoup plus écho avec Okum. Il y a l'escape game que tu vas retrouver. Il y a une espèce d'escape game dans Okum. Bon, film d'après alors.
- Speaker #3
Next.
- Speaker #2
C'était quoi le film d'après ?
- Speaker #1
C'est le tien, je crois.
- Speaker #2
Il n'y a pas de transition possible, je ne crois pas.
- Speaker #3
Sauf une transition sonore.
- Speaker #2
Ouais, escape game...
- Speaker #0
Il faut avoir l'oeil et le bon ? Ouvrir l'oeil et le bon ?
- Speaker #2
Oui, oui. Tu peux mettre la petite musique là, comme ça je dirais après ce que c'est. Et moi je vais vous parler d'Abré Los Oros.
- Speaker #4
Tu sais que je m'appelle Nuria et que je suis bien.
- Speaker #5
Ce sont deux choses très importantes.
- Speaker #4
Tu ne sais pas où je vis et tu ne conserves pas mon numéro. Bon,
- Speaker #5
quelque chose commence. Maintenant, je vais connaître ta maison.
- Speaker #4
Et arrête-toi. Dis-moi une chose. Tu es en Dieu ?
- Speaker #2
Ouh là là ! Et badaboom !
- Speaker #1
Badaboom, ouais !
- Speaker #2
I'm sick of you ! Abrelo Soros, Ouvre les yeux en français, c'est le second film d'un réalisateur dont on a déjà parlé ici, qui s'appelle Alejandro Amenabar, et il est sorti en 1997. Alors Alejandro Amenabar, qui était un petit prodige à l'époque, bon alors là c'est un peu calmé depuis qu'il a fait quelques films de merde quand même récemment mais on lui doit quand même son premier film Thésis dont on avait parlé ici dans l'heure du dimanche dans lequel il n'y avait pas de thèse et ça en termes d'incohérence scénaristique Léo l'avait relevé la
- Speaker #1
thèse elle est où là ?
- Speaker #2
personne n'écrivait de thèse dans ce truc alors là pour le coup dans Abrello Soro il est question d'ouvrir les yeux métaphoriquement au moins alors c'est son second film et on retrouve dedans Eduardo Noriega l'acteur principal qui est le bel âtre qui était déjà là dans Thesis et on y voit aussi une certaine Penelope Cruz alors qui n'est pas strictement au début de sa carrière parce qu'elle avait tourné juste avant avec Almodovar, elle avait déjà beaucoup tourné avant puis avec Almodovar l'année d'avant je crois mais bon c'était pas la Pénélopée d'aujourd'hui donc Abrelo Soros franc succès remake US avec Tom Cruise et Cameron Diaz quelques années plus tard une grosse merde et le prochain film d'Alejandro moi j'avais bien aimé c'est du coup Direction Hollywood c'est The Others carrément avec Nicole Kidman après par contre c'est un peu le glow down après c'est Mardentro je crois Et puis il y a un autre film d'époque dont j'ai oublié le nom. Mardenne Tro, c'est sur un type qui est, je crois, qui est paralysé, qui a un peu l'Octine Syndrome, c'est un peu le scaphandre et le papillon, avant le scaphandre et le papillon. Qui n'était pas trop mal, mais après c'est vraiment glow down. Il a fait des films pas très bien. Il a fait un film américain un peu SF, qui s'appelle Résurrection, je crois, qui était vraiment nul.
- Speaker #0
Les autres qui étaient un remake aussi.
- Speaker #2
Un film anglais,
- Speaker #0
dont on a parlé. Ah oui ?
- Speaker #2
Ah oui, Oui, c'est toi qui es avec les enfants là. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
The Chosen.
- Speaker #1
Mais c'était pas australien ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ah non, c'était anglais. On n'a rien compris. Mais ça ne se passait pas en Australie.
- Speaker #2
Non, par contre, il y a Nicole Kidman dans Australia.
- Speaker #1
C'est incohérent là. Tu fais 30 ans de vie,
- Speaker #0
moi je ne peux pas.
- Speaker #2
Alors, Abré Loseros, je résume quand même. C'est un film qui est quand même très connu. Je pense que beaucoup de gens l'ont vu, c'est un film assez culte. Donc on suit, dans Abrello Soros, on suit César, 25 ans, riche, CEO, qui a hérité de la fortune hôtelière de son père.
- Speaker #1
CEO de rien du tout.
- Speaker #2
Et qui passe le plus clair de son temps à collectionner des bagnoles, à rien glander en réus, et surtout à draguer des meufs. Et d'ailleurs, en ce moment, il date Nouria. qu'il ne traite pas très bien pour euphémiser. Alors évidemment, il a aussi son faire-valoir de pote, qui est un peu moins beau que lui, mais qui l'accompagne partout, notamment pour aller jouer au squash. C'est Pelayo. Alors Pelayo, il est un peu con aussi, mais il adore Eduardo. Il adore se sentir un peu inférieur et lui dire « Ah, mais toi, t'es vraiment plus beau que moi. » Il dit « Mais non, t'inquiète Pelayo, t'es pas mal non plus. Enfin, t'es normal, quoi. » Ils ont une relation bizarre. Et puis, lors de sa fête d'anniversaire, Edouard II fait une grosse fête pour son anniversaire dans son grand appartement. C'est Edouard d'Honoriega. Et après, il se casse de son appartement. Il fait une grande fête. Et pendant la fête, il y a Pellaio qui vient avec une copine à lui qu'il aime bien, qui s'appelle Sophia. Et donc, c'est Pénélopée. Et puis, évidemment, César tombe amoureux de Sophia. et décide de passer la soirée avec elle, ce qui met un peu Pellayo en colère. Et ça ne met pas que Pellayo en colère, il y a également une certaine Nouria, la copine actuelle de César, qui est à la soirée, qui les voit se draguer, et puis qui les voit partir pour aller chez Sophia. Et donc elle, elle le vit assez mal, ce qu'on peut comprendre, et elle décide de se venger d'une manière assez originale, ce qu'on comprend un peu moins. Elle l'emmène faire un petit tour en voiture et provoque un accident. Alors qu'il lui est mortel à elle. Mais César, lui, ne meurt pas. Pire, il perd son plus bel atout, son visage. Et finalement, là, on passe dans la deuxième partie du film, la partie un peu spoil du film. Tout ce que je peux vous dire, c'est que le récit d'Abrelo Soros n'est pas linéaire. Ce que je ne vous ai pas raconté avant, c'est que l'histoire est racontée par... César qui est en prison au moment où il raconte les faits et donc il nous raconte un peu le déroulement des événements que je viens de vous raconter et on le voit depuis cette prison raconter tout ça à un psychiatre et lui il a un masque sur le visage donc on en déduit que ça se passe après l'accident et donc il y a effectivement dans ce film une perte au moment de la deuxième partie du film, du caractère strictement linéaire de la narration, parce qu'il y a une volonté de jouer avec des visions que va avoir le personnage de César, des visions qui laissent penser qu'une histoire alternative à celle qu'on voit à l'écran est en train de se dérouler en même temps. Et donc il y a une espèce de frontière, ou en tout cas quelques éléments étranges qui surviennent dans la réalité, qui laissent penser qu'il y a une autre timeline, il y a autre chose qui est en train de se passer en même temps, et que... On n'a qu'une partie de l'histoire. Et je ne vais pas vous spoiler, mais on va vers un récit qui est plutôt... qui est un peu SF, un peu science-fictionnel. Où il est question de cryogénisation. Bon, on s'arrête là. J'en dis pour plus. et voilà alors moi ce que j'aime bien dans ce film c'est que en fait il y a un truc, je suis très nostalgique à chaque fois ça fait 4 fois que je le vois, la première fois que je l'ai vu c'était au lycée, tu sais les cours de fin d'année ou avant les vacances, tu sais on avait regardé ça en cours d'espagnol mais j'aime beaucoup je l'ai revu pas mal ce film parce qu'il y a un truc que j'aime bien dedans qui me rend nostalgique c'est ces films qu'on fait plus trop ces films un peu un peu mindfuck ou ou... Twist. où il y a le twist final, fais tout, et puis tu te dis, ah là là, je me suis fait berner, tout. Ce qui est un peu dommage, ce qui fait un peu de la peine maintenant, c'est que de le revoir maintenant, c'est évident qu'on a trop vu ce genre de twist, on a trop vu ce genre de film. Il y a un plot qu'on pourrait qualifier de plot twist interdit. Mais à l'époque, ça marchait, c'était OK de faire ça, tout le monde ne le faisait pas. Mais voilà, ça a rangé avec les Fight Club et compagnie. Moi, c'est ça qui me plaît beaucoup. Et puis, j'aime beaucoup la patine années 90 du film. C'est une période que j'aime bien revoir, qui me rend très nostalgique. Et je trouve quand même que globalement, il y a quelque chose d'assez maîtrisé, dérangeant, derrière cette histoire de visage, de masque. Alors, ce n'est pas sans rappeler un film dont Camille nous a parlé, Le visage d'un hôte, mais qui était... bien plus maîtrisé en termes visuels et qui était plus expérimental. Mais en tout cas, il y a quelque chose dans le port du masque et dans la teinte du visage du personnage principal, quelque chose qui me plaît, quelque chose qui me met un petit peu mal à l'aise et qui, je trouve, est assez étrange et inconfortable, en tout cas, quand on regarde le film. Voilà. Évidemment, c'est un film qui a du mal à passer l'épreuve du temps. Mais voilà, ça vaut quand même le coup de le voir lui et de ne pas voir le remake US avec Tom Cruise et Cameron Diaz. Il y a Penelope Cruz aussi dans le remake, d'ailleurs. Mais voilà, lui est quand même platement américain. Ça vous a plu ? Pas du tout ? Il n'y a pas grand-chose de dit par raconté dessus.
- Speaker #3
Moi, j'ai vu Vanilla Sky. Tu n'as pas dit le nom ?
- Speaker #2
Oui, c'est Vanilla Sky de Cameron Crowe.
- Speaker #3
Je l'ai vu, mais il n'y a pas si longtemps. Et tu vois, je n'en avais aucun souvenir. Je savais juste que j'en avais un souvenir où je m'étais dit, oh, c'est pas mal. Alors que j'avais déjà vu des plot twists avant. Et là, quand tu m'as dit que c'était l'original, je me suis dit, ah, OK. Effectivement, j'ai trouvé ça beaucoup mieux. Il n'y a pas grand-chose à dire là-dessus. Moi, j'ai trouvé ça vraiment bien. Et c'est surtout que... En fait, je savais que c'était fin des années 90, mais pour moi, le film était sorti après Matrix. Et en fait, non, c'est deux ans avant. Et je trouve ça ouf d'avoir fait ça deux ans avant Matrix. Je ne sais pas, je trouve que c'est assez intéressant.
- Speaker #2
Ce n'est pas le même traitement, mais en termes d'idées de scénario, ça partage deux, trois trucs. Ce n'est pas le même traitement,
- Speaker #3
mais il y a vraiment quelque chose dans cette époque-là, je trouve, était à relever. Après, le bel âtre de César, moi, je le trouve assez nul, ce personnage. Il est assez détestable,
- Speaker #1
en vrai.
- Speaker #3
Oui, mais après, c'est fait pour ça. Oui, je pense. J'imagine.
- Speaker #2
Alors que Pelayo, lui, quand même.
- Speaker #1
Pelayo, c'est le super pote. Le goût de Pelayo,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #3
Non, mais je ne sais pas. Moi, je trouve que... J'ai trouvé ça vraiment bien. Je n'ai pas grand-chose à dire.
- Speaker #2
Oui, oui. Moi, en mesure qu'on parle, je me rends compte que je ne parle que de films avec des masques récemment.
- Speaker #1
Tu as donné un camis de masque.
- Speaker #2
J'ai donné un camis de masque.
- Speaker #1
Tu parlais du plot twist interdit, on peut le dire. Le plot twist, c'est que tout ça, c'était qu'un rêve.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #3
C'est pour ça que j'ai parlé de Matrix.
- Speaker #1
Mais en fait, moi, je trouve que c'est pas très grave parce qu'on met du temps à arriver jusque là. Et c'est un plot twist qui est totalement assumé et justifié par tout le film. C'est pas quelque chose qui est là en Deus Ex Machina pour sauver toute une intrigue.
- Speaker #2
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
où on comprend plus rien, c'est tout à fait compréhensible comment on arrive là.
- Speaker #2
Le film pourrait fonctionner sans ce... Ça rajoute un truc supplémentaire, ça rajoute une idée, mais voilà.
- Speaker #1
Moi j'étais assez agréablement surpris parce que j'avais pas, comme d'habitude, regardé ce que j'allais voir, j'avais pas du tout lu de synopsis ni quoi. J'avais juste vu qu'effectivement on avait vu, il y a pas si longtemps que ça, Thésis. Du coup j'étais content, je me suis dit peut-être que je vais avoir enfin la thèse. Au moins la problématique ! Et ouais, moi j'ai trouvé ça du point de vue de la forme très cool. Le petit twist, le pot de twist de fin qui part en SF, j'ai trouvé ça très chouette. Je ne m'y attendais pas, du coup j'étais content. Il y a plein de signes dans le film, donc je dis que je ne m'y attendais pas, mais en vrai je savais qu'il allait quand même avoir un truc à un moment, parce qu'il y a des journaux télévisuels avec des messages bizarres dedans, il y a ce truc de... qui revient à plusieurs moments dans le film, mais au bout d'un moment tu commences à comprendre que il y a quand même un truc qui se joue, qui est au-delà de la réalité qu'on nous présente.
- Speaker #2
Il y a une rupture à un moment donné dans l'histoire, dans la continuité de l'histoire, qui fait qu'on se dit, attends, on raconte autre chose.
- Speaker #1
Il y a plusieurs timelines qui se créent, donc c'est un peu le bordel, et puis les gens disparaissent et tout, c'est bizarre quand même. Donc ouais, d'un point de vue de la forme, j'ai trouvé ça très chouette. Après, effectivement, le personnage, somme toute, est assez insupportable. Donc pas beaucoup d'enjeux à ce niveau-là, je trouve, mais c'est pas trop là que se jouent les enjeux du film, donc c'est pas si dérangeant que ça. Mais oui, c'était quand même un chouette film avec une chouette idée de cette époque-là.
- Speaker #2
Mais qui a un peu, si tu veux, toujours la même idée déclinée par Améda Barre. Moi, j'ai pas vu l'intégralité de sa filmo, mais c'est quand même un gars qui aime bien raconter les gens prisonniers des histoires qui se racontent. C'est un peu Thésis, c'est un peu celui-là. Avec la réalité qui s'effondre. C'est un peu les autres, c'est un peu Mardentro, c'est un peu... Son dernier film, c'est sur Cervantes. Enfin, voilà. Quand il a conçu, avant qu'il écrive Don Quichotte. Donc, tu vois, il y a un peu ça, quand même. Il y a un peu ça.
- Speaker #1
Et il y a des séquences que je trouve super. La séquence dans le club, elle est trop bien, je trouve. Ouais, avec Massive Attack. Ouais. Et il y a un plan où il y a le masque derrière. Ah oui, ça, c'est très très beau. C'est super. Il y a du vraiment bien.
- Speaker #3
Ouais, il y a des trucs vraiment jolis. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Alors, moi, c'était la deuxième fois que je le voyais, ce film. Et je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit. Pour autant, je n'aime pas ce film. Je n'arrive pas. À chaque fois que je... Il y a un truc qui fait que je n'accroche pas du tout. Je pense que c'est effectivement peut-être parce que ça vieillit, etc. qu'on est habitué à ce genre de plot twist. Je pense qu'il y a aussi l'écriture. Je ne sais pas, la question des personnages. Je trouve que le personnage de César est insupportable. Je trouve que les personnages féminins sont... en fait très interchangeable, je sais ce qu'il veut dire, mais moi ça m'empêche de rentrer dans le film. Et je trouve qu'il a une utilisation de la musique qui est omniprésente, c'est lui qui l'a co-écrit. Et c'est une musique à cordes, très orchestrale et tout ça. Donc je trouve l'ensemble extrêmement lourd. pour moi c'est un film Très lourd à suivre, très lourd à...
- Speaker #1
Pénible.
- Speaker #0
Vraiment, je n'arrive pas à passer un bon moment. Et c'est un peu chiant, parce que c'est vrai que je lui reconnais des qualités, tu vois, plastiques, et puis dans son écriture et tout ça. Mais je ne sais pas, je n'accroche vraiment pas du tout à ce film. Moi, je trouve que c'est difficile à regarder maintenant. Si tu ne l'as jamais vu, si tu ne l'as pas... Moi, c'est parce qu'il y avait vraiment...
- Speaker #2
Je l'ai vu quand j'étais jeune et tout, beaucoup plus jeune, et que je n'avais pas vu beaucoup de films. Et du coup, ça vient occuper une place particulière. Parce que c'est un film à twist, je te dis, puis c'était vraiment la période Fight Club, machin, tous ces trucs-là. Oui, mais ça se voit même dans les choix de musique, de toute façon. Et du coup, ça venait... Mais je trouve que maintenant, de le découvrir maintenant, je pense que c'est compliqué, parce qu'il y a des tas de films qui font... la même chose en mieux. Donc, c'est vrai qu'il n'y a pas de... Ce que je veux dire, c'est que la réflexion sur la frontière entre le rêve, le réel, être enfermé dans un rêve, dans une histoire, tout ça, c'est le film. C'est le cinéma. Oui, bien sûr. Non, moi, je suis d'accord.
- Speaker #0
Et puis, c'est une idée que je trouve aussi très Hitchcockienne. Et personnellement, moi, que je... Enfin... parce que la première fois que je l'ai vu c'était il y a quand même beaucoup plus longtemps et déjà à l'époque vraiment j'ai un rejet de ce film sur le moment où ça m'avait un peu saoulé et là j'ai retrouvé exactement la même sensation je trouve que personnellement je préfère voir d'autres films qui
- Speaker #2
parlent comme ça de personnages féminins qui s'interchangent de ce genre non pardon il fait des prémonitions moi je pense que ce que tu préférerais c'est voir sur A Bredo Soros mais avec Jim Carrey à la place de...
- Speaker #0
C'est ça !
- Speaker #2
Je pense que ce qui t'a manqué c'est Jim Carrey !
- Speaker #0
Bah ouais je trouve que ça manque de punch !
- Speaker #1
De fumasse !
- Speaker #0
Splendide ! Non mais voilà c'est tout, c'est un truc personnel.
- Speaker #1
C'est vrai que les personnages, notamment Fimlin, c'est juste là pour faire avancer l'histoire et il n'y a rien d'autre.
- Speaker #0
Même dans la symbolique, Noria, ça...
- Speaker #2
C'est-à-dire que même les personnages... Oui, même son pote, c'est pareil. Ils sont tous nuls. Le seul que... C'est le psy. Parce que lui,
- Speaker #1
il a une vraie crise existentielle.
- Speaker #2
Et puis il a une vraie crise existentielle à la fin où il se dit, mais attends, mais j'existe pas ! Il y a un vrai truc. Et c'est bizarrement le seul personnage dont on sait qu'il a des enfants, dont on sait... Il y a un truc, parce que même ce... Comment César là ? Je te dis, à part le voir glandé en revue deux fois, on sait rien de lui.
- Speaker #1
Très peu de choses les caractérisent. Mais Nouria, la première apparition, c'est elle qui pop dans une chambre avec une robe rouge. J'étais évidemment, oui bon ok, je sais qu'elle existe, soit elle n'existe pas, soit il y a un truc. Mais c'est vrai que c'est pas là-dessus.
- Speaker #2
C'est la femme fatale. C'est quand même, ça fait quand même partie de la filmo d'Amenabar. et c'est quand même un cinéaste les trois premiers celui-ci et les autres après et les autres c'est un remake des Innocents voilà qui est en fait un film sur la vie de Jésus j'ai checké entre temps
- Speaker #1
Camille ne veut pas bien il y a un podcast
- Speaker #2
BIS que vous ne connaissez pas où Camille nous parle de Jésus c'est vrai que c'est un remake des Innocents mais c'est un peu plus encore une fois il force un peu plus sur le Merci. sur le plot twist machin et tout ça mais bon c'était pas mal alors c'est dommage parce que moi j'aimais vraiment pour le coup j'aime beaucoup Thésis que je trouve un peu dérangeant malgré l'absence de la thèse peut-être que ce sera son retour son comeback de cinéma
- Speaker #1
Thésis 2,
- Speaker #2
la fin de la thèse ouais la fin de la thèse, tout à fait où elle écrit pendant
- Speaker #1
3h30, c'est un plan top sur une table c'est super c'est une créature de thèse
- Speaker #2
Voilà, voilà.
- Speaker #1
Je me régale.
- Speaker #2
En parlant de thèse... Ah non, non, ça marche pas. En parlant de 3h30,
- Speaker #0
c'est pas mal.
- Speaker #1
En parlant de longueur.
- Speaker #2
En parlant d'année 90. On va passer au film de Lélé après la petite musique. Ah bah, Lili ?
- Speaker #1
Oui ?
- Speaker #2
Bah t'as pris... c'est quoi ?
- Speaker #1
Eh bah moi j'ai choisi Strange Days.
- Speaker #6
Un cerveau virgin. Bon, on va te commencer, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme TV, seulement mieux. C'est la vie. Oui, c'est une pièce de vie de quelqu'un. Pure et incut. Directement du cortex cérébral. Tu es là. Tu le dis, tu le penses même, il y a un habit. Est-ce que nous commençons à voir les possibilités ici ? Tu sais que tu veux.
- Speaker #1
Hey ! Super musique !
- Speaker #2
J'ai pas compris de quoi ça parlait mais la musique était bien.
- Speaker #1
Et bien en fait c'est une fausse pub pour l'item science-fictionnel qui est au coeur du film dont on va parler. Film qui est Strange Days. Et d'ailleurs, spoiler ou prémonition, ai-je vraiment vu le film dont on va parler ou est-ce un don de préscience ? On ne sait pas.
- Speaker #2
C'est méta.
- Speaker #1
donc Strange Days c'est un film de science-fiction sorti en 95 réalisé par Catherine Bigelow une réalisatrice dont on parle souvent, en tout cas dont on a parlé assez régulièrement, pas que pour ses réalisations dans le podcast et dont on aime les propositions de films tant sur les thématiques abordées que sur sa réalisation bon alors pour Strange Days la particularité c'est que c'est aussi un scénario de James Cameron qui a été le chum de Catherine et qui a écrit ce scénario en pensant à elle spécifiquement à la réalisation Cameron insiste surtout sur l'aspect romantique du personnage de Lénie et de la toile de fond narrative de manière générale, donc son côté romantique mais même si...
- Speaker #0
Une déclaration tu crois ?
- Speaker #1
Il y a un truc,
- Speaker #2
c'est touchant Je suis ton Lénie
- Speaker #1
Tu seras ma face Redois-moi la face
- Speaker #2
Ce serait plutôt ta... Comment elle s'appelle Angela Bassett ?
- Speaker #1
Mais ici. Mais ici, ouais. Voilà. Mais Catherine, même si elle garde ses éléments romantiques, parce que je pense qu'elle les aime bien quand même, et je pense notamment aux actions de Lénie motivées par l'amour perdu et la fin très niaise qui cassent une super amitié, mais bon, c'est pas grave, elle travaille de son côté plus sur une direction différente, dystopique. avec des scènes, enfin toute une imagerie nocturne violente et surtout un contexte politique beaucoup plus assumé. Et c'est elle qui va donner cette patte sociale et politique au film, qui n'était pas, je pense forcément, très présente dans le scénario que lui a filé Cameron à la base. Et ce contexte, c'est celui des émeutes de Los Angeles de 1992. D'ailleurs, le film en est une quasi-relecture exacerbée par la dystopie. Et ce ne sera pas la dernière fois dans sa filmo que Bigelow aborde des séquences d'émeutes et de fortes contestations sociales dans les fabuleuses métropoles états-uniennes, puisqu'elle s'y intéressera de nouveau avec Détroit en 2017, je crois.
- Speaker #2
Je ne suis plus très sûr.
- Speaker #0
Dont on parlera peut-être.
- Speaker #1
Peut-être, oui. Mais on n'en parlera pas ce soir, en tout cas.
- Speaker #2
Bah non, parce qu'on parle de strange days.
- Speaker #1
Résumé de ces jours bien étranges. Los Angeles, 1999, à quelques jours du passage à l'an 2000 et du fameux bug, la ville est asphyxiée par un long épisode d'émeutes et de répression policière suite à la mort du rappeur Jerry Cowan, figure d'un mouvement pour les droits civiques afro-américains. Et dans ce contexte, social, explosif et incertain, Lennie, un ancien flic, déambule la nuit entre les voitures incendiées, les flics et les néons. Lenny c'est la figure du anti-héros du film noir par excellence et après sa rupture avec le LAPD il se reconvertit en dealer mais la substance que propose Lenny n'est pas vraiment tangible Lenny propose en effet divers enregistrements mémoriels pour tous les technodéviants de Los Angeles du porno, des shots d'adrénaline voire des clips neufs même si celui-ci prétend ne pas y toucher le choix est varié et la clientèle aussi Et ces enregistrements sont rendus possibles, comme tu nous le rappelais Lola, grâce à une technologie initialement développée par le FBI, puis abandonnée, le Squid.
- Speaker #3
Les Squid, les calamars.
- Speaker #1
Voilà, c'est pas le Squid Game, mais c'est une abrivation dont je me souviens plus vraiment les trucs scientifiques flous que ça veut dire. C'est globalement un dispositif d'électrode qui enregistre tout ce qui se passe à travers les yeux de la personne qui le porte. Tout ça veut dire évidemment la vision, mais aussi toutes les sensations, émotions expériencées. par la personne qui enregistre.
- Speaker #2
C'est le même truc qu'il y a dans Cyberpunk. Exactement,
- Speaker #1
c'est le concept de Braindance qui est repris dans Cyberpunk qui est directement tiré de ce film. Donc c'est super. Lennie, notre ancien flic dealer, est aussi un grand romantique qui désespère de retrouver son amour perdu. Faith, partie avec Philo, un producteur de musique à la coupe de cheveux affreuse et au punchline philosophique sorti d'une formation de développement personnelle en ligne. Philo, c'est clairement un clin d'œil à Phil Spector. Et Philo est censé faire décoller la carrière de Faith, comme celle du fameux Jerry Cowan qu'il produit aussi dans son label. Jerry Cowan, on le rappelle, c'est le rappeur star qui a été assassiné, dont on parlait au début du résumé. Mais la petite routine chaotique de Lenny est vite bouleversée quand il se voit un jour remettre une mystérieuse enveloppe contenant un enregistrement sensoriel. Sur cet enregistrement, Léni expérience horrifié le viol et le meurtre de son ami Iris. Alors accompagnée de sa super pote Maisy, de sa limousine, Maisy elle est garde du corps, ainsi que de Max, un ancien collègue un poil complotiste, Léni va alors plonger sans le savoir au cœur d'un complot politique autour de la mort de Jerry Cowan. Et j'en dirai pas plus parce que moi je tiens vraiment à pas faire de spoilers dans le podcast. C'est sans problème. De manière générale.
- Speaker #2
T'inquiète pas, on va s'en occuper, on dirait que c'est pas de ta faute Léo.
- Speaker #1
Voilà que dire C'est un film que j'avais vu il y a plusieurs années maintenant Donc j'avais un souvenir assez flou en vrai Mais je me souvenais avoir beaucoup aimé Et j'aime toujours beaucoup
- Speaker #0
C'est un film très Léo Corp
- Speaker #1
Ouais bah oui
- Speaker #3
Quand on aime bien Los Angeles 2013 Moi je suis perdue Il adore Los Angeles 2013 On est à cheval entre des énormes bouses Et des trucs vraiment très bien
- Speaker #0
On a un pied Sur le bon goût, un sur le mauvais Oui, oui.
- Speaker #1
elle est deux faces d'une même pièce finalement Strange Days c'est super, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
- Speaker #2
moi c'est dans mon top 10, c'est vraiment c'est parti des films que j'adore Strange Days j'ai fait bugger le studio Top 10 Mais c'est vraiment, ça fait partie des films... Alors c'est toujours compliqué les tops, parce qu'il y a des émotions qu'on attache, de l'affect qu'on attache aux films qu'on regarde. C'est un film qui m'a toujours suivi, je pense que je l'ai vu 5-6 fois, bien qu'il soit très long.
- Speaker #1
2h35 du coup.
- Speaker #2
Et je suis très content qu'on ait l'occasion d'en parler, parce que j'avais bien l'intention d'en parler. On avait parlé déjà des Frontières de l'aube de Catherine Bigelow qui pour moi avec Strange Days sont les deux films que j'aime le plus de sa filmo j'adore le reste j'adore le post film de genre mais ces deux films là particulièrement bon il n'y a pas de break aussi
- Speaker #0
Et puis tous les films de guerre
- Speaker #2
Des mineurs Bien sûr Mais voilà Strange Days C'est le côté Années 90 Et puis je crois le côté Il y a une espèce de débauche De moyens mis dans ce film Je sais pas si c'est financièrement Ça a dû coûter cher Il s'est défoncé Je sais pas à quel point C'est une espèce de débauche de moyens mis sur... tout ce qui se passe dans la rue, quand ils avancent en voiture ça fourmille de partout, les clubs les boîtes de nuit, les clubs Juliette Lewis qui chante Pidgey Harvey il y a vraiment une idée en gros il y a une première heure de film voire presque heure et demie où c'est juste, on se fait kiffer genre on va filmer un type une espèce de semi-habile de héros tu l'as très bien dit, de roman noir mais qui a l'air un peu con parce que c'est Ralph Fiennes il est très beau mais mais il n'a pas vraiment la gueule de cet emploi là et voilà il y a plein de personnages qui viennent se greffer à ces déambulations et dont on a un peu de mal à comprendre d'où ils sortent et moi je trouve vraiment cette première heure ennemi de film incroyable moi c'est vraiment très très bien, très très beau et voilà et puis après finalement ce qu'il a raconté il y a une espèce d'intrigue de polar et tout que je trouve pas forcément c'est pas d'une efficacité redoutable mais au moins ça a le mérite de parler de trucs qui sont importants et qui résonnent beaucoup maintenant quand on les regarde et c'est un truc qui est cher je pense au coeur de Catherine Bigelow parce que c'est pas la première fois de sa carrière, enfin c'est peut-être la première fois dans sa carrière qu'elle en parle mais elle y revient après et on peut rappeler qu'elle a joué dans Born in Flames elle a joué dans Born in Flames très très fort Donc des émeutes, du riot, autour d'une injustice sociale et en particulier autour d'un crime raciste. Je ne savais pas s'il fallait dire racialiste ou raciste.
- Speaker #1
Et avec une conclusion que je trouve assez poussée dans la réflexion même sur est-ce qu'il faut partir un moment vers une lutte armée ou pas ? Et qu'est-ce qui est souhaitable pour entamer une révolution ? souhaitable. Et c'est un film qui est très critique, évidemment, envers la police. Ça, je pense que vous l'aurez compris. Tant dans le personnage de Léline et de Max, qui sont d'anciens flics, tant avec le complot, ou en tout cas l'affaire autour de la mort de ce rappeur figure des droits civiques, Jerry Cowan. Là, on peut le dire, je pense. C'est bon, il y a des spoilers ?
- Speaker #0
C'est toi qui... Le chef du spoil.
- Speaker #1
Jerry Cowan, qui en fait était... abattus dans un terrain vague par deux flics du LAPD qui essayent de couvrir leurs meurtres au fur et à mesure. Il n'y a pas que ça qui rentre en jeu mais c'est un peu le point de départ de la contestation sociale et ce qui pourrait mettre le feu aux poudres si c'est révélé aussi et du coup il y a toute cette question est-ce qu'on divulgue les images est-ce qu'on les cache et ouais c'est vraiment un super film franchement
- Speaker #3
Ouais moi j'ai trouvé ça super bien aussi même si je vous ai dit ouais 2h25 en vrai le film il est trop long Oui, il est un peu long. Mais après, voilà. Thomas disait, j'ai kiffé la première heure et demie. Moi, je pense qu'on aurait pu se passer deux, trois éléments. Moi, j'ai pleuré plusieurs fois. J'ai eu la larme à l'œil plusieurs fois pendant le film, notamment sur le... Parce que c'était quand même il y a 31 ans, mais c'est d'une actualité glaçante. Et en fait, le personnage d'Angela Bassett, qui joue Macy, à un moment donné, elle dit, je vois le monde s'ouvrir et nous engloutir complètement. Et là, moi j'étais en mode, ça me fait des frissons rien que de vous reciter sa phrase, mais je sais pas, je trouve qu'il y a des moments comme ça, qui sont pas si nombreux, mais qui sont suffisamment parsemés dans le film pour que moi ça me retienne, sur toute la facette politique du film, que je trouve absolument génial, et tout le côté science-fictionnel m'emporte moins. Je trouve que c'est... C'est bien fait, y'a pas de soucis, mais après moi je kiffe moins les trucs de science-fiction comme ça. Mais je trouve ça dommage, tout ce discours révolutionnaire à la fin, où quand même la fin, ça s'arrête jamais. Tu te dis putain mais c'est quand la fin en fait ? La fin dure 45 minutes et je spoil, mais je trouve ça dommage que ça parte pas vraiment en couille en fait. Enfin en fait, finalement les flics à la fin, ils calment le truc et ça empêche de partir. Ça se termine sur un bisou. Ça se termine sur un bisou. Voilà, c'est cette femme qui m'embête un peu aussi. Et c'est vrai que c'est un peu, tu te dis, ça fait deux heures et demie qu'on nous tient dans un truc où on a envie que ça explose. Et il y a plein de raisons. Et en fait, ça bloque, moi je trouve. Et je trouve ça dommage, alors que le film, il est superbe, pour tout ce que vous avez énoncé. Vraiment, moi je trouvais ça très bien. Effectivement, tu nous avais dit en off, j'ai pas trop kiffé la fin. Moi j'ai pas trop kiffé la fin pour ça C'était pour ça aussi
- Speaker #1
Moi déjà je trouve que Là on sent que c'est un scénario De Cameron quand même En fait la fin où ça raccroche les wagons Sur une histoire d'amour Qui est naze parce qu'en plus
- Speaker #3
La relation elle est super entre ces deux personnages Bah oui mais elle est torturée Mais elle est intéressante Parce que le personnage de Lenny
- Speaker #1
C'est quelqu'un comme Le trope veut Enquêteur déchu, c'est quelqu'un qui est très nihiliste Qui croit en rien Et qui en fait se retrouve embarqué, qu'il le veuille ou non, en fait il se repolitise au fur et à mesure du film globalement. Et tout ça pour finir sur, en fait, il y a un peu plus que de l'amitié et du coup après... Elle est quand même amoureuse de lui depuis le début. Elle est amoureuse de lui mais ça aurait pu rester une tâche de fond où on se dit, peut-être que c'est une histoire d'amour qui aboutira jamais, peut-être que... Et puis tout !
- Speaker #3
pète autour.
- Speaker #1
J'aurais bien aimé.
- Speaker #0
J'ai fait contente pour Macy. Oui, on est content pour Macy.
- Speaker #2
C'est dommage qu'il achète la BD de Ruffin à la fin.
- Speaker #1
Respectez la police, s'il vous plaît. C'est le message du film. C'est ça qu'il a acheté. C'est un film états-unien. Évidemment que la résolution se passe quand même... en interne dans la police. Tu vois, ils n'allaient pas faire un truc...
- Speaker #0
C'est dommage. Moi, je trouve qu'il y a un truc de producteur, en fait. Oui, bien sûr. Pour moi, il y a vraiment plusieurs... Comme vous l'avez dit, il y a plusieurs lignes de scénarios différentes. Moi, je ne mettrais pas ça spécialement sur la faute de James Cameron. Oui, non, peut-être pas. Dans un truc de... C'est un film qui coûte cher, il y a des producteurs derrière, il faut qu'il y ait un quota de... scène d'action il faut que la fin soit à peu près happy je vais pas redire ce que vous avez dit sur la politique, moi je trouve que c'est un film effectivement où on sent que Catherine Bigelow c'est quelqu'un qui a des choses à dire et qui le dit bien et qui utilise tous les moyens pour parler de la question raciale aux Etats-Unis de l'impossibilité de se retrouver du chaos qu'il y a dans ces villes-là et tout moi je reviens sur le côté plus science-fictionnel Oui. qui pour moi est assez proche d'un Cronenberg dont on a déjà parlé sauf qu'ils ne se mettent pas les trucs dans le baldeau il y a un rapport à l'addiction totale au fait de rêver sa vie, de revivre sa vie plutôt que de vivre dans le chaos dans lequel on est un truc proche des junkies que je trouve très intéressant, qui me parle beaucoup et qui me plaît beaucoup Et surtout dans les scènes qui concernent les femmes. Parce que c'est un film violent, très policier, quasiment comics. Et il y a plusieurs femmes qui vont être violées. Donc là, je spoil aussi. Et moi, il y a quand même un truc que je trouve hyper intéressant. C'est l'utilisation de la technologie. Exactement. Dans le dispositif même, je ne vais pas vous expliquer tout, mais en gros, dans le dispositif même du tueur, il y a une perversité qui consiste à faire voir à sa victime le point de vue du violeur. Donc c'est un truc très particulier. Et de ressentir aussi une espèce d'inception.
- Speaker #2
On le comprend en le regardant.
- Speaker #0
Et ça, ça nous a expliqué à plusieurs reprises. Et je trouve que c'est un niveau de détail et de violence et tout ça qui est quand même hyper intéressant et hyper important. parce que ça parle directement du cas de la sidération que relatent beaucoup de victimes de viol. Ce truc de sortir de son corps et du besoin du pouvoir masculin, en plus de commettre l'acte, de vouloir s'emparer du point de vue de la personne qui est violée, je trouve que c'est un gros coup de pied dans le patriarcat qui nous est montré sous des ressorts. très science fiction, ça va être chouette, regardez, c'est rigolo, des bidules qu'on s'accroche sur la tête. Et je trouve que c'est, tu vois, la SF, là, elle est au service d'un discours ultra-politique. Ce qui parle pas exactement de la même chose que le toit de fond, et je trouve ça très fort, enfin, c'est intersectionnel.
- Speaker #2
C'est des luttes, quoi. Et puis, c'est vrai que c'est bien que t'en parles parce que c'est vrai que c'est un... Ceux qui visionnent la disquette, le souvenir, ce sont des mecs. Et on les voit... Évidemment, le film est Peggy 12, un peu. On peut pas... Graphiquement, ça peut pas être non plus... Mais il y a quand même... on les voit un peu souffrir en visionnant ce truc-là. Il y a un truc bizarre. On les voit vomir après. Ça fait un truc un peu... Oui,
- Speaker #0
mais pas tout à fait. Parce qu'il y a des scènes où ils sont en extase, en fait. Max,
- Speaker #1
en l'occurrence,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #2
Et donc, du coup, tu vois l'effet que ça fait au... Même lignée, oui. Tu vois l'effet que ça fait au...
- Speaker #3
Lénine il est un peu dans un truc il est entre les deux cette technologie elle te rapporte les sensations physiques aussi c'est ça qui est très perturbant le fait de voir la réaction de l'extérieur des mecs qui portent le...
- Speaker #2
c'est assez perturbant alors ça va pas très très loin dans ce qu'on trouve mais ça t'en montre suffisamment pour que tu comprennes que l'idée est très bonne mais voilà on t'en montre pas euh... suffisamment dans les réactions des... Enfin, suffisamment, si, mais on t'en montre pas, c'est pas hyper graphique, quoi. Mais en tout cas, c'est quand même là, les plans sont quand même là, on voit quand même ces mecs vivre cette expérience-là avec le casque dessus, et je trouve que ça, c'est un truc... C'est super fort de faire ça, quoi. Et c'est sûr. Et je pense, pour aller dans le sens de ce que tu disais, je ne pense pas que ce... type de dispositif de mise en abîme comme ça a été utilisé ailleurs dans un autre film je crois pas l'avoir vu de cette façon là moi le seul truc auquel j'ai pensé c'est exactement ce que t'as dit c'est existence,
- Speaker #3
c'est vraiment le seul film où je me suis dit il y a quand même un lien assez fort un rapport au corps oui mais c'est vrai que ce truc je m'étais un peu gardé cet élément pour parler du film d'après peut-être que ça ferait une bonne transition mais c'est vrai que c'est important Camille que t'en parles mais ce truc effectivement d'autres Noter ce moyen de sauvetage qu'a la femme qui se fait agresser de sortir de son corps, là, on lui enlève pour, en fait, finalement, elle sort de son corps, mais en fait, elle voit ce qui lui arrive. Alors que c'est tout l'intérêt, normalement, de la sidération et de se mettre à côté à ce moment-là. Et c'est vrai que c'est assez fabuleux comment c'est fait. On ne l'avait pas enlevé, et c'est vrai que c'est important que tu l'aies dit. Je me l'étais noté pour... Pour le film d'après,
- Speaker #0
le film d'après est assez en résonance avec... Il y a des éléments, maintenant que tu es dans la vision, on est vraiment sûrs.
- Speaker #2
Vous voulez qu'on passe...
- Speaker #1
On va se mettre une petite musique, quoi.
- Speaker #2
Ouais, bon, ok. Il va y en avoir des petites. Ah, Stringless, c'est trop bien. Regarde, franchement... Ouais,
- Speaker #0
c'est vraiment un film.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #3
carrément à voir.
- Speaker #2
Et puis même...
- Speaker #3
C'est trop long.
- Speaker #0
tu peux mettre une heure de plus où ils vont dans d'autres boîtes de nuit et ils font la tournée des barges et ça c'est vrai que c'est un côté ça m'a fait penser vachement à l'incal de Jodroniski, la BD effectivement il y a un côté d'univers qui est franchement vraiment fantastique, moi c'est plus toute la fin En fait, toute la résolution de l'enquête ne m'intéresse pas du tout.
- Speaker #2
C'est l'efficacité de l'intrigue policière qui était là. Mais dans ce genre de film, c'est toujours un peu...
- Speaker #0
Il faut passer ça et franchement, regardez Strange Eyes.
- Speaker #3
C'est trop bien.
- Speaker #0
Ça ne mérite pas le flop. Non, pas du tout.
- Speaker #2
Chaque image est un...
- Speaker #1
Si vous voulez un très bon film, pour moi, c'est le meilleur film cyberpunk qui existe quasiment.
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
même après c'est que je suis on y va je suis d'accord mais il y a quand même une réserve il y a le film de Camille Euh, Camille, quel est ce film ?
- Speaker #0
Alors moi j'ai choisi de vous parler de Sucker
- Speaker #7
Punch. Votre lutte pour la survie commence maintenant.
- Speaker #8
Je vais m'esquiver d'ici. Il y a des gardes armés partout. Si Blue découvre que nous sommes morts, nous sommes déjà morts.
- Speaker #9
C'est votre voyage. Si vous réussissez, ça vous ferait libre.
- Speaker #2
C'est la Zumba !
- Speaker #3
Et c'est où ? C'est toute la BO de Vampire Diaries.
- Speaker #1
Même les remixes de chansons ?
- Speaker #3
Les remixes. Les remixes spécifiques. Ah là là. Non mais Sucker Punch a pavé un truc là, je pense.
- Speaker #0
Un pavé dans la mare.
- Speaker #2
C'est ça, j'ai jeté un pavé dans la mare.
- Speaker #0
Donc Sucker Punch, un film de Zack Snyder. C'est la première fois qu'on parle de lui, je crois. On est censé faire un podcast d'horreur.
- Speaker #2
C'est vrai. Il a fait des sacrés horreurs. La Snyder Cut. C'est ça. De 5h30 à...
- Speaker #0
que j'ai regardé mais pourquoi je ne sais pas t'as regardé la Snyder Cut ?
- Speaker #2
moi je l'ai vu j'étais forcé on m'a attaché sur un siège et on m'a écarté les yeux comme dans Orange Mécanique et j'ai tout regardé en une soirée je suis ressenti mais en noir et blanc ou en couleur ?
- Speaker #0
ah bah en noir et blanc j'ai fait la full expérience et je peux vous dire les gars bon pardon mais c'est pas la Snyder Cut ce soir non non je vous en parlerai plus tard mais il n'y a pas de Snyder Cut pour euh... Pour Sucker Punch, pour l'instant,
- Speaker #1
on est en 2026,
- Speaker #0
il y aura de nouvelles choses. Alors, on retrouve dans ce film sorti en 2011 un casting d'actrice que je vais citer maintenant. On retrouve Emily Browning dans le rôle titre qui joue Babydoll. Moi j'adore cette actrice, j'avoue que j'ai un faible pour elle. Il y a Jenna Malone. que j'aime beaucoup aussi, qui joue Rocket.
- Speaker #2
La goutte.
- Speaker #0
Vanessa Hudgens, blondie, et Abby Cornish qui joue Sweet Pea, et Jamie Chong qui joue Amber. On retrouve aussi, du côté des hommes, Oscar Isaac et John Hamm, le mec de Mad Men. C'est un peu
- Speaker #2
Oscar Isaac Before It Was Cool. J'ai l'impression.
- Speaker #0
je pense que c'est peut-être le truc qu'il a lancé ou peut-être pas juste pour placer un peu ce qu'il a fait dans la filmographie du bonhomme Zack Snyder en gros c'est un film qu'il a fait c'est le premier film qu'il fait dans sa carrière à partir d'une idée originale qu'il a, parce que jusqu'à présent il était cantonné à des remakes et des mises en images de comics Oui. Et en fait, c'est le studio qui offre un gros budget à Zack Snyder, un peu comme un cadeau. Après les gros succès qu'il a connus, notamment 300, il y a eu aussi... Watchmen. Watchmen. On voit que je ne connais pas trop. Voilà, et ça a annoncé aussi les Supermen et compagnie. il a fait plein de trucs t'as dit man man pour John Hamm mon cerveau n'a pas fermé le tiroir et donc en gros on fait un petit cadeau à Zack Snyder on lui dit écoute on te fait confiance maintenant on sait que tu remplis des salles avec son esthétique quand même très marquée parce que si vous n'avez jamais vu Zack Snyder c'est quand même un réalisateur qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas qu'on reconnait dans sa patte esthétique et donc on lui dit Merci. Fais ce que tu veux. T'es un vrai petit garçon maintenant, Zach. Exactement. Et Zack Snyder explique que l'idée de Sucker Punch, en fait, il l'a depuis très très longtemps. Écrit par rapport à des rêves qu'il avait faibles, enfants, je sais pas quoi. Avec son acolyte, il s'y colle vraiment à l'écriture du film et il se lance dans la réalisation de cet objet. Je vous fais un petit résumé.
- Speaker #2
Zach, qu'est-ce que tu veux faire ?
- Speaker #0
Fais des rêves quand tu étais enfant. Je n'aime pas mes rêves. Alors, un petit résumé. Moi, je ne vais vraiment pas vous spoiler, parce que de toute façon, je pense que c'est là où réside le miel du film. Dans les visions qu'il a. Alors, Sucker Punch, qui pourrait se traduire en bon français sur les chapeaux de roue, à fond les ballons. Les potards au max du max s'ouvre sur une séquence introductive de 6 minutes qui ressemble à un clip Sweet Dreams en boucle derrière reprise reprise oui mais la version l'angloise parce qu'effectivement cette version on l'a entendu 600 fois depuis dans tous les édits à la con sur Tic Tacs TikTok, il y a cette musique, c'est insupportable. Et là, on a un clip de 6 minutes qui est complètement muet d'ailleurs. Intéressant. Alors, qu'est-ce qu'on voit dans ce clip ? On voit une petite blondinette à couettes qui est dans un manoir lugubre, un soir d'orage. Sa mère meurt dans son lit et la gaminette et sa petite sœur sont évidemment éplorées. Le père ou le beau-père a l'air, lui, moins éploré. Il y a l'enterrement, la lecture du testament qui en fait montre que la femme qui est décédée a tout légué à ses filles ce qui entraîne la colère du monsieur qui décide de se bourrer la gueule et qui cherche à abuser de la petite soeur ça va très vite chez les acteurs c'est au ralenti quand même
- Speaker #2
ABCDEFJ c'est au ralenti de toute façon mais si c'était pas au ralenti ce film durerait 10 minutes c'est le principe de Zack Snyder il y a forcément quelqu'un qui a remonté le film sans la valance une scène de 15 minutes en temps réel durerait 15 secondes je pense que les rush elles font
- Speaker #0
30 minutes c'est le principe ensuite c'est Snyder touch Boucle d'or trouve un flingue alors ça on ne saura ni où ni comment et ça n'a pas d'importance en vrai Elle tire sur le sale type, le manque, tue sa sœur, alors là ne me demandez pas par quel truchement de l'incroyable, et là les flics arrivent et on la conduit direct à l'asile, parce que ça va bien en trois minutes, et que c'est le moment où on a le titre du film qui se dessine en goutte de pluie sur la vitre de la voiture. J'adore, c'est vraiment... J'aime trop.
- Speaker #2
Rien qu'en le disant, elle frissonne de plaisir.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est un Gardos ? En fait, je trouve que c'est un test simple. Si vous arrivez à survivre à ces six minutes-là, vous allez prendre plaisir avec ce corpaine. Sinon, il faut partir.
- Speaker #1
Les premières minutes sont décisives, effectivement.
- Speaker #0
C'est vraiment une grosse carte dans la tronche.
- Speaker #2
C'est oui.
- Speaker #0
Il ne faut pas trop manger non plus, parce que sinon on est écœuré très vite. Donc voilà Babydoll envoyée dans une institution psychiatrique corrompue où Blue, infirmière jouée par Oscar Isaac, la réceptionne et promet au daddy de la lobotomiser moyennant finances. Babydoll, elle l'entend, elle est sous choc évidemment, sidérée peut-être, et là s'ouvre devant elle et devant nous aussi une espèce de scène de cabaret sur laquelle évoluent des acteurs et des actrices qui jouent en réalité à l'hôpital psychiatrique. Alors là, effectivement, je vous l'accorde Ce glissement là Il est pas très clair Il faut adhérer parce que Les sceptiques seront
- Speaker #2
C'est comme dans un rêve, c'est à dire que les personnes ont changé de place C'est pas grave
- Speaker #0
Pourquoi pas Il y a des wigs Parce que les femmes internées Les femmes internées Ce sont en réalité des danseuses Destinées à danser pour des hommes aliénée aux danseuses, elle reste quand même des femmes destinées aux basses besognes du quotidien et aux agressions masculines de la part du personnel. Jusqu'au jour où Babydoll, elle danse sur Army of Me de Bianc et là tout change,
- Speaker #1
mais genre vraiment tout pour elle,
- Speaker #0
pour nous, pour tout le monde et je vais m'arrêter là parce que je pense qu'il faut pas...
- Speaker #2
C'est vrai qu'elle danse mais nous on la voit pas pas danser, on la voit...
- Speaker #0
accomplir quelque chose dans une autre strata de rêve alors moi j'aime bien ce film j'aime bien ce film j'aime bien ce film et effectivement en terme de vision je trouve qu'on fait difficilement mieux parce que là il y a quand même une place à l'imaginaire qui est laissée, qui est gigantesque avec tous les codes de la culture geek et je trouve qu'en fait sous ces sous ces atours de film complètement cons parce que le film il est complètement bidé il faut le dire il
- Speaker #1
est considéré parfois comme un des pires films d'ailleurs après on ne l'aura pas laissé on ne lui a pas relaissé du budget pour refaire une idée originale
- Speaker #0
et ça a beaucoup blessé Zack Snyder parce qu'il s'est fait défoncer aussi par la critique alors que moi je trouve que le film il est pas si pire que ça en vrai il y a vraiment plein de il y a une esthétique très forte à laquelle on adhère ou pas et surtout il y a des personnages féminins qui sont extrêmement fétichisés comme dans la culture geek comme dans les mangas comme dans les jeux vidéo et Zack Snyder il prend tous ces codes là et en même temps je trouve en tout cas qu'il essaye de tordre un peu ça, qu'il essaye d'avoir un discours qui n'est pas juste on va faire bagarrer l'écolière blondinette à couettes pour voir sa culotte et on va se... En fait, il y a autre chose, il y a un autre discours et surtout, nous, en tant que spectateurs, on assiste en fait à la danse de Babydoll exactement comme les clients le font. Donc on est mis dans cette position-là aussi. Je trouve qu'il y a un truc qui est... Zack Snyder défend ce film en disant que c'est un film féministe. Je dirais pas je suis là, calmons-nous, Zack. C'est pas non plus un manifeste. Mais il y a quand même pas mal de critiques sur les rapports entre les hommes et les femmes. Notamment dans les scènes animées où il y a des symboles phalliques à peu près partout qui sont dérouillés par Baby Doll et ses copines. Voilà.
- Speaker #2
De toute façon, après l'histoire de... de féministe ou pas, c'est pas lui qui décide c'est les gens qui le récupèrent donc tu vois à un moment les spectateurs il a fait toute sa com autour de ça en font ce qu'ils veulent, je pense que c'est plus maintenant quoi, peut-être ce qu'il en dit quand on le...
- Speaker #0
il a fait toute la com autour de ça oui mais c'est aussi parce qu'on lui a beaucoup reproché à la sortie du film d'être un film ultra sexiste etc et moi je trouve pas oui non pas spécialement,
- Speaker #2
après toi tu disais juste de... que ça fétichisait beaucoup les femmes bon moi je peux citer quand même beaucoup de jeux vidéo qui fétichisent les femmes mais voilà après force moi c'est pas là dessus mon problème avec le film c'est de pas savoir tellement de quelle quantité parce qu'effectivement il y a une idée tu voulais pas spoiler mais il y a quand même une idée de faire quelque chose de cette histoire de lobotomie de mettre au centre du récit plus ou moins moi ma seule réserve c'est que je ne peut pas regarder les films de Zack Snyder pour moi c'est de là je n'arrive pas ah ouais t'as le bas du tout toi moi je comprends, c'est à dire il y a des gens qui trouvent ça incroyable, c'est très polarisant il y a des gens qui trouvent ça moi je ne peux pas regarder un de ses films je trouve ça affreux à chaque fois je comprends ce qu'il veut faire mais moi il y a un truc où je me dis en fait j'arrive pas à savoir vraiment s'il est complètement con et du coup qu'il met tout dans une image pour qu'on comprenne tout Ou si ça lui échappe. Tu vois, il y a un truc où j'ai du mal à comprendre. Alors, je pense que ce n'est pas quelqu'un qui est... Non, il n'est pas complètement con, ce n'est pas possible, parce qu'il construit quand même les choses et tout. Mais il y a un truc dans sa manière de... Tu vois, les six premières minutes, tu dis qu'ils sont un crash test. Et tu as raison, c'est vraiment le truc. Où, tu vois, il veut te raconter les choses. Alors, pour te raconter quelque chose, dans chaque image, il y a tous les symboles qui renvoient à... ce qui se passe à l'intérieur de la scène, à ce que ça veut dire et tout ça. Et donc, en fait, il faut que tu comprennes, il faut que t'arrives à... C'est comme lire un livre d'images, quoi. Sauf qu'avec, c'est fait d'une manière, l'esthétique, tu vois, moi, me renvoie, je l'ai dit en rigolant sur le groupe qu'on a, mais pour moi, c'est ce que fait Lya Slop, quoi. Avant Lya Slop, tu vois, il y a un truc un peu comme ça que je trouve dans l'esthétique Snyder, tu vois, le truc avec les Ausha qui racontent des histoires, tu vois. Miam, miam, miam. J'exagère à fond, tu vois. Mais pour moi, c'est un peu ça. Oui,
- Speaker #0
mais sauf que c'est fait avant l'IA. C'est là quand même où il y a... Après, moi, je suis d'accord. Esthétiquement, c'est pas du tout raffiné.
- Speaker #2
C'est ça. C'est très balourd et tout. Moi, je n'arrive pas à regarder ces films. Vraiment, que ce soit 300, machin, tout ça. Mais c'est des films... Je peux pas, quoi. J'ai une espèce d'aversion visuelle pour ce qu'il fait. Et je trouve ça dommage parce que... Je pense que c'est la raison pour laquelle il est aimé. Je crois qu'il n'y a pas de films de super-héros à l'heure actuelle qui peuvent prétendre ne pas descendre d'une manière ou d'une autre de ce que Zack Snyder a apporté au genre. Moi, je ne les regarde pas, ces films-là. Donc, ça me laisse un peu indifférent. Et effectivement, pour moi, il a une manière, je ne sais pas comment dire, une manière de faire un truc de poseur, de faire un truc de... de vouloir iconiser ses personnages, ce qui n'est pas une mauvaise intention, mais une manière de le faire qui, chez moi, ne touche jamais aucune émotion. C'est un truc, c'est peut-être lié à cette espèce de lissage qu'il y a perpétuellement, je ne sais pas, c'est plein de petits trucs visuels qui me gênent dans la manière qu'il a de faire ces scènes-là. Après, que ce soit con en termes d'histoire et tout, on s'en fout, je veux dire, moi, c'est pas ça mon problème avec le film, c'est vraiment l'esthétique de Zack Snyder, et ce qui est dommage, c'est que, moi, je trouve que cette idée de... enfin, ce qui est dommage pour moi, Je trouve que cette idée de faire vivre à ce groupe de femmes différentes aventures, j'en dis pas plus, dans le temps et tout ça, c'est génial comme idée. C'est une idée incroyable. Je me suis souvent dit que ce serait trop bien de faire vivre à des personnages dans un film différentes scènes. issu d'un tableau, issu d'un truc où tout de suite t'es plongé dans un univers et t'en récupères les codes et tout ça. Sauf que je trouve que la manière qu'il a de le faire à l'intérieur de ses scènes, je trouve ça moche.
- Speaker #1
Parce que les tableaux et ses références, c'est Metal Gear Solid, c'est des jeux de bourrin et c'est ça qui le fait kiffer. Oui,
- Speaker #2
mais Metal Gear Solid, c'est plus beau, vraiment. Après, il y a débat, tu vois. Oui, il y a débat. Qu'est-ce que le mot ? Moi, je préfère Kojima qui est vraiment un bourrin, tu vois. Si tu peux pas, deux créateurs, voilà. Je préfère l'esthétique de Kojima et je n'aime pas trop ça. Au moins, j'aime bien les histoires qu'il raconte. Snyder, il n'en raconte pas beaucoup d'histoires originales, ce qui est un peu dommage. Il fait beaucoup d'adaptations de comic books. La comparaison, pour moi, s'arrête là. Mais non, en plus, sa liste de films... Snyder, ses cinq films préférés, c'est des trucs cools. C'est que des films qu'on aime tous. Ce n'est pas tellement là-dessus. Ce n'est pas tellement dans ses références. C'est la manière qu'il a de le faire. Je trouve qu'il y a une synthèse qui ne s'opère pas. Tu vois, chez moi. et donc du coup je reste, quel que soit j'en ai vu plein, mais quel que soit le Snyder que je regarde,
- Speaker #1
je suis toujours gêné par ça par la patte Snyder de toute façon c'est des séquences clipesques c'est une série de clips ces séquences elles fonctionnent en clip donc tu pourrais partitionner le film en plein de clips différents ouais j'ai pas de problème avec ça et ouais mais moi j'avoue que je trouve que ce film c'est un petit banger quoi que l'aimant. Moi j'ai passé un super moment, j'avais déjà passé un super moment au ciné quand j'ai été le voir Et je sais pas, en fait c'est kitsch, c'est over the top tout le temps Il y en a partout, c'est visuellement dégueulasse, on peut le dire, moi j'ai pas forcément de problème à le dire Oui c'est clair Mais je sais pas en fait T'as dit quoi ?
- Speaker #2
C'est visuellement dégueulasse ?
- Speaker #1
Oui ! je sais pas on est d'accord et c'est vraiment une question de est-ce que t'aimes bien ou t'aimes pas et ça peut en rebuter plein moi je comprends pourquoi ça rebute plein de gens parce que toutes les raisons sont légites je crois que ça en enthousiasme beaucoup aussi et moi je trouve qu'il évite des écueils c'est quand même quelqu'un qui est très premier degré comme tu disais mais il y a des trucs que je trouve vraiment cool dans le film et je comprends Je comprends pourquoi tu en as cette lecture-là aussi, Camille, parce qu'en fait, on a beau dire, il existe plein de trucs qui pourraient être voyeurs ou cringe à plein de moments, et en fait, ça l'est pas tant que ça, pas plus qu'un autre truc, je trouve.
- Speaker #2
Oui, ça l'est un peu, mais... Ça l'est un peu,
- Speaker #1
mais tu vois, il n'y a pas de séquence de danse complètement cringe, c'est pas montré, en fait, c'est la bagarre.
- Speaker #2
De toute façon, l'objet de ce que je disais n'est pas du tout d'attaquer le film sur un procès de... Est-ce que c'est cringe ou pas ? Ou est-ce que c'est malaise ou pas avec les meufs et tout ? Parce que c'est pas... Vraiment, le film me pose pas de problème par rapport à ça. Pas plus qu'un autre film ou pas moins qu'un autre film. Je suis pas en mode... Je le trouve pas vraiment... Je trouve pas malaise avec ça, tu vois, Sucker Punch. C'est pas ça. C'est vraiment... Je repense encore à ce Zeppelin qui s'écrase. Je trouve ça immonde. Pour moi, c'est le mécan. C'est visuellement abject.
- Speaker #0
Parce qu'il veut en mettre partout. Et moi, j'avoue que quand je regarde ce genre de film, j'accepte une esthétique qui, pour moi, n'est pas très inventive, n'est pas très audacieuse et tout ça. Mais qui, en même temps, me procure du plaisir parce qu'elle me rappelle plein de trucs, parce qu'elle me fait rire, parce que je me moque aussi un petit peu.
- Speaker #1
du côté spectacle total du truc et c'est ça aussi le divertissement moi je trouve et c'est bien de le rappeler aussi c'est une idée originale et ça vaut ce que ça vaut mais je trouve que c'est bien qu'il ait pu faire ça bon les derniers qu'il a fait en idée originale on va parler avant c'est un peu catastrophique c'est Rebel Moon et c'est pénible c'est
- Speaker #2
quasi irregardable mais c'est
- Speaker #1
Je sais pas, s'il essaye de faire des trucs...
- Speaker #2
Sucker Punch, à côté, c'était quand même vachement mieux que Reveil Moon. Mais tu vois, je dis c'est inregardable, j'ai presque tous vu. C'est ça le truc. J'ai même vu la fucking Snyder Cut. Mais la Snyder Cut, tu veux, est symptomatique du cinéma de ce gars. C'est-à-dire qu'il ne sait pas ne pas se prendre au sérieux. Et donc, si tu veux, tout ce qui sort de son cerveau doit être absolument mis en image. J'étais là, mais...
- Speaker #1
Mais si... et je trouve que ce qui est cool je trouve c'est que ce gars a pas de mauvaises intentions c'est vraiment fait sincèrement c'est naze des fois, souvent mais je sais pas après je suis pas là
- Speaker #2
Zack Snyder, miskin c'est un des réalisateurs qui nique à les plus gros budgets de Hollywood c'est sûr mais voilà après c'est très polarisant il y a des gens qui adorent ça il y a des gens qui disent que c'est un mec extrêmement influent et tout ça moi je trouve que c'est pas Euh... C'est pas beau, mais bon...
- Speaker #1
T'aimes pas la bataille ?
- Speaker #2
Et tu vois, attends, autre chose, parce que quand on en a parlé, t'as dit « Ouais, Vining Refn, il a fait un nouveau film, je l'ai vu, ça m'a donné envie de regarder. » Je vois le lien que tu fais entre les deux.
- Speaker #0
Oui, peut-être que j'en parlerai après que Lola ait fait son analyse, parce qu'on va l'écouter à un moment donné.
- Speaker #2
Ah oui, pardon, pardon. Désolé, Lola. Oui,
- Speaker #3
non, moi je suis très polarisée aussi, mais dans l'autre sens. Je suis en train de me gratter les bras depuis... de tout à l'heure.
- Speaker #2
Tu te grattes les veines là ?
- Speaker #3
Qu'est-ce qu'il dit ? C'est pas possible. Non, en vrai, moi je débunk tout de suite, mais moi j'ai pas passé un mauvais moment en regardant Sucker Punch. Je trouve que malgré le montage sous coke, je trouve que c'est assez agréable à regarder. Après, ça vole pas très haut, vous l'avez dit. On passe outre ça. Moi j'aime bien les six premières minutes. Tu vois, j'ai passé cette épreuve-là et je me suis dit, je pense que je vais aimer le film.
- Speaker #2
La cat story...
- Speaker #3
Voilà, mon problème c'est plus après. Mais je suis contente, je dis les points positifs d'abord, mais je suis contente que des films d'action grand public comme ça existent, avec des personnages féminins qui sont en mode badass. J'ai pas de problème avec ça, je suis pas contre l'idée.
- Speaker #2
Tu es pour aussi que Zach ait eu une idée ?
- Speaker #3
Je suis pour que Zach ait eu une idée, let's go ! Une idée originale, tiens Zach,
- Speaker #2
prends 300 millions !
- Speaker #3
Non mais tu vois, let's go ! Tu ne te sens pas gêné ? Vas-y, mon problème c'est que d'après ce que j'ai pu lire, c'est que quand même Zach Snyder c'est un petit filou et qu'il a essayé de faire croire avec sa promo qu'il faisait une ode aux femmes.
- Speaker #2
Déjà c'est pas mal !
- Speaker #3
Une ode aux femmes ! Et c'était un peu, mais je l'entends, pour sortir de ces films habituels de grosses couilles dont vous avez pu parler et tout, dans lesquels les personnages féminins ne sont pas hyper intéressants. Et ça, c'est ok. Jusque-là, moi, je n'ai pas de souci avec ça. Là, il fait ce cœur punch. Bon, ce n'est pas très subversif. Ça ne me dérange pas non plus. Encore une fois, il y a quelques trucs que je trouve pas mal. La scène du début, comme je l'ai dit, moi, je l'aime bien. J'en parlais pour le film précédent, mais les scènes de danse qui ne sont jamais montrées pour justement... Moi c'est là où je trouve qu'il est le plus proche de ces personnages féminins, c'est quand justement ils ne montrent pas ces scènes de danse pour partir dans le monde où elles se bastonnent avec des samouraïs et des dragons, et tout ça du coup pour parler de la dissociation psychologique qui arrive pour se protéger d'un événement traumatisant. Moi, ça, j'ai... Je trouvais ça pas mal, même si c'était hyper maladroit. J'étais en mode, bon, let's go, c'est du grand public. Après, je trouve que... Je dis pas que c'est ce qui est dit là, dans le podcast, mais moi, je trouve qu'il y a beaucoup de gens qui confondent le fait de montrer l'objectification des femmes et de la critiquer.
- Speaker #0
Voilà, pour moi, ce n'est pas du tout ce que Sucker Punch fait. Et je trouve que même il va trop loin là-dedans. Moi, je trouve qu'on confond l'empowerment et la mise en scène sexy des femmes armées. Moi, je n'aime pas du tout ça. Et pourtant, l'esthétique jeux vidéo, fétichisante et tout, ok. Mais là, je ne sais pas, je trouve qu'il y a un truc où... Déjà, désolée, mais elles ont peu d'épaisseur. ces femmes psychologiques comparées à l'importance qui est donnée à leur apparence physique et puis soit elles ont des mitraillettes et elles butent des dragons en mode nymphètes sexy à jupe plissée, soit c'est des prisonnières de maisons closes ou d'asile psychiatrique donc je suis en mode qu'est-ce qu'on raconte soit on dit ok c'est bien connu les deux seuls problèmes des femmes c'est d'être qualificateur de folle ou de prostituée Moi, c'est un peu ce que j'entends dans ce film. Je trouve qu'il ne va pas plus loin que ça. Et je ne trouve pas qu'il le critique. Je ne trouve pas qu'il l'ironise. Et je ne trouve pas, même la fin du film, je ne la spoilerai pas. Mais en tout cas, je dirais juste que ça n'émancipe pas du tout ces personnages. Elles n'ont pas de pouvoir. À la limite, il y en a une qui est sauvée par le vieux gars qui ressemble à Jerry des Totally Spice.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Tu vois, je...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais c'est vrai que ça soit son ambition. il n'y a même pas réfléchi à ça et surtout je pense qu'il faut bah oui mais c'est la promo qui est faite autour du film oui mais de toute façon je pense qu'on peut pas moi déjà la promo de Sucker Punch, objectivement je m'en souviens pas vraiment c'était 2011 etc j'ai lu pas mal d'articles sur ce qu'il avait dit Zack Snyder sur ce film là sur le fait qu'il voulait en faire un film féministe machin et tout je pense qu'il faut Oum. pas non plus exiger moi je trouve ça intéressant justement que les personnages ne s'émancipent pas, je trouve ça assez intéressant que la fin ne soit pas heureuse qu'en fait tout ça toute cette débauche de moyens de mise en scène, de plans et tout soit assez triste dans sa conclusion, c'est à dire qu'en fait personne ne s'en sort vraiment à part un personnage et encore c'est une espèce, on n'y croit pas en fait je trouve Et ça, moi, au contraire, ça ne me dérange pas du tout. Je trouve que c'est l'intérêt de Sucker Punch, qui pour moi est un objet qui, même par sa réception, n'a pas du tout fonctionné. C'est-à-dire que les aficionados de Zack Snyder, qui avaient réuni des millions de personnes pour aller voir 300 notamment, en fait, ne sont pas allés voir Sucker Punch, parce que manifestement, il y a un truc qui n'a pas été assez satisfaisant pour le grand public. Et le grand public masculin,
- Speaker #0
les critiques féministes l'ont défoncé aussi.
- Speaker #1
Oui, mais je ne suis pas en train de... Évidemment, de toute façon, c'est un objet qui est fait pour se faire défoncer par... Mais moi,
- Speaker #0
je suis totalement d'accord avec toi sur le truc de... Parce que ce n'est pas grave si elle ne s'émancipe pas et tout. Mais c'est juste que c'est fait par Zack Snyder. Et quand tu regardes ce qu'il a fait, je ne trouve pas ça très intéressant de la part... Enfin, d'après ce que j'ai pu comprendre des messages que ce mec avait à donner. Je trouve que là, le message de fin de Sucker Punch, je le trouve encore une fois hyper maladroit, et qui est dans la lignée du film. Mais ça aurait pu être interprété autrement si ça n'avait pas été Zack Snyder qui l'avait fait, pour moi. Mais sinon,
- Speaker #1
pourquoi pas ? Moi, ce que je trouve intéressant dans Sucker Punch, c'est que c'est un réalisateur qui n'est pas un réalisateur très intéressant dans son cinéma, qui est un réalisateur qui a énormément de moyens et qui est vraiment dans les gros studios. des gros rouages de l'industrie du cinéma et qui en même temps a une esthétique ultra puissante qui décide comme premier geste personnel de justement venir un peu court-circuiter les gros films qu'il a fait avant et je trouve que c'est quand même assadoué je dis pas que c'est un parangon de féminisme pas du tout c'est un petit pas et je trouve que c'est intéressant même dans la façon dont le film a été construit en gros lui ils voulaient que le film soit interdit au moment de 17 ans et évidemment les studios ont dit c'est interdit au moment de 13 ans il y a eu beaucoup de coupes parce que par exemple le personnage de John Hamm devait avoir une relation sexuelle avec Babydoll où en fait ils voulaient le personnage masculin voulait aussi rentrer dans sa tête voulait qu'elle ait envie de ça tout ça ça a été coupé, ça a été dégagé et moi je trouve que c'est intéressant de voir comment cet objet qui est ringardos et qui en même temps n'est pas puant dans son traitement des personnages féminins a créé autant de friction du coup je l'aime bien et je pense que ça tient à l'idée l'idée qui
- Speaker #2
est une idée J'aurais adoré voir un vrai réal faire ça quoi, tu vois, enfin je veux dire, j'aurais adoré tu vois, pour moi, une espèce de Zack Snyder qui a réussi et qui fait des trucs qui sont visuellement extrêmement puissants, clipesques, intéressants, tout ça, parce que l'idée de C1 Clip, je veux dire, des mecs qui sont passés, des réals qui sont passés du clip au cinéma, il y en a plein, enfin je veux dire, et voilà, notamment le mec, son nom m'échappe, mais le mec de l'échelle de Jacob, enfin voilà, c'est un... c'est un clipeux à la base mais il y a non non tu vois pour moi un mec qui est un réalisateur français qui fait des trucs qui sont extrêmement forts visuellement clipesques avec une écriture un peu goofy et tout ça c'est mandico quoi je veux dire il fait pour moi c'est dans l'ambition je veux dire il y a l'idée de te montrer par des effets visuels assez figés assez statiques parce que c'est ça Snyder le temps ne passe pas les images qu'il fait c'est des images qui bougent pas et moi je ne vais pas dire que c'est le Zack Snyder français mais il y a un peu cette même énergie tu vois non non mais tu vois il y a un peu cette même dérapage il fait chaud Bertrand Mandico c'est vrai non non mais il y a cette énergie cette volonté de créer des images qui sont très très fortes très très belles qui bougent pas beaucoup
- Speaker #3
et d'iconiser les personnages et tout tu vois moi je trouve il y a des cinéastes qui le font à merveille oui mais Mandico il est queer et c'est moi c'est ça qui m'intéresse aussi c'est que Zack Snyder n'est pas queer en tout cas ne se revendique vraiment pas vous avez lu 300 et bien justement c'est du malgré lui à chaque fois c'est ça qui est bien je trouve c'est le sens de tous les films ça lui échappe à un moment et 300 c'est devenu iconique
- Speaker #1
de l'homo-érotisme du film oui mais d'accord mais tu peux dire la même chose de Top Gun tu vois ce que je veux dire est-ce que ça veut dire que le gars a des bonnes intentions derrière lui c'est pas ça la question non mais là en l'occurrence je pense qu'il en a en tout cas pas de mauvaise par rapport à plein de réalisateurs qui font des films à gros budget où ils mettent des filles peut-être en scène mais il a raté par rapport à un Rodriguez oui oui tout à fait mais ça je suis tout à fait d'accord on est pas là pour et justement c'est là où je reboucle avec la question de Thomas sur Nicolas Widing-Ref parce que les gens Pourquoi est-ce qu'on a sorti le blase de ce nom qui est imprononçable ? Au milieu du truc, c'est parce qu'en fait, moi je suis allée voir le dernier film de NWR qui s'appelle Her Private Hell et pour le coup, je trouve que c'est un film qui est vraiment dégueulasse et les personnages féminins qui sont un peu comme Sucker Punch, iconisés, érotisés, nanani, nanana, tu vois, c'est la cata. en tout cas moi personnellement j'étais vraiment gênée pour le monsieur de lui dire tu fais n'importe quoi avec tes personnages féminins donc j'étais même pas énervée moi personnellement ça m'énerve même pas je trouve que c'est juste vraiment la honte d'écrire en 2026 des personnages féminins comme ça et en sortant de là je me suis dit un film qui me fait plus plaisir tout en étant avec des gros sabots de... de fétichisation des corps féminins et tout, et bah je préfère Sucker Punch,
- Speaker #3
c'est juste pour ça et pour l'aspect gaming aussi, parce que tu l'as abordé je crois au début Thomas ou tu en as parlé aussi dans ta chronique Camille même encore actuellement par exemple dans GTA 6 quand a été annoncé qu'il y aurait un personnage jouable féminin on a toujours des commus de gamers toxiques mascus qui réagissent à ces trucs-là de manière extrêmement stupide et négative. Et je sais pas, en fait, je trouve qu'il a fait un film qui s'adresse certes à une image un peu débile, c'est des gamers qu'il avait, mais je pense que c'est pas si débile dans sa tête. Mais je sais pas, au moins il a fait un truc que je trouve déjà un peu... Je vais pas dire osé non plus, parce qu'il y a rien qui est vraiment osé, mais... Non mais... Voilà, enfin... Qui ne rentre pas dans la doc... Ouais, qui ne rentre pas dans le...
- Speaker #2
C'est ok d'avoir kiffé ce Cure Punch, les gars ! Ah ouais, ouais, non mais... Non, mais c'était juste, tu vois, pour... C'est pas un problème, mais c'est... Moi, je vois pas trop là où tu viens, le con, enfin, GTA 6, on verra ce que ça sera et tout ça, et moi, je pense pas qu'il faille réduire le film de Zack Snyder à juste du jeu vidéo, enfin, je veux dire, c'est très très différent... Mais c'est très présent, quoi. Ouais, moi, je sais pas... trop, enfin tu vois je comprends l'influence voilà mais bon j'y vois aussi beaucoup de l'influence du comic book, enfin de là où il vient quoi tu vois ses films préférés c'est le roi Arthur c'est ces trucs là, des années
- Speaker #0
80 intéressant il s'est inspiré de Moulin Rouge aussi voilà ah c'est vrai
- Speaker #2
je me suis dit la même chose en regardant c'est Moulin Rouge en fait c'est un peu le même problème, c'est à dire que moi Basse-German pour moi c'est une bouillie visuelle et donc j'ai un peu le même problème, c'est une bonne idée de comparer à Basse-German aussi je trouve que Basse-German c'est quand même il est quand même capable de faire des trucs qui sont quand même il fait des trucs bien quand même Basse-German notamment là où on ne l'attend pas ah bon ? je sais pas, Roméo plus Juliette mais tu vois il y a des trucs mais Snyder moi c'est vraiment c'est pas tellement dans ses références c'est pas tellement dans sa manière de faire du de mettre des symboles partout de faire des images qui bougent pas et voilà je trouve ça juste pas beau et alors moi pour répondre en plus pour aller dans le sens de ce que vous disiez moi je trouve que la fétichisation des corps féminins ok c'est là parce qu'elles ont des jarretières et des machins et des trucs Mais honnêtement, je veux dire, c'est... Enfin, je trouve pas le film sexy, tu vois. Enfin, je veux dire, tu vois, il y a un truc qui est... Soit c'est... Enfin, tu vois, ça passe complètement à côté de ça, quoi. Donc, bon, après, il en reste l'idée, l'intention derrière. Mais, tu vois, moi, j'arrive même pas... Je comprends ce que dit Lola et tout, mais moi, c'est même pas ça qui arrive à me cringe, quoi. Moi, ce qui me cringe, c'est vraiment les six premières minutes de miau, miau, miau, tu vois. Je vois ça, je suis là, mais mec, le langage du cinéma, il y a un truc, un peu de respect. Moi, c'est ça qui me gêne avec Snyder. Tu ne peux pas faire n'importe quoi. Tes images, elles sont...
- Speaker #0
Franchement, toutes les critiques, je ne savais même pas que le film avait fait un flop. Je pensais que le film avait vachement eu du succès. Parce que moi, j'ai lu que des trucs de médias plutôt de gauche et tout qui disaient que c'était un grand film d'action féministe. Et ça m'a méga énervé. Et je trouve que c'est une mauvaise... Oui, mais... C'est une mauvaise lecture. Et pour les gens qui le regardent en se disant « Ah ouais, trop bien, un film d'action grand public féministe. » On en a vu d'autres. On en a parlé d'autres dans le podcast.
- Speaker #1
« Kill Bill est plus féministe. » Voilà.
- Speaker #0
Et je trouve ça con de s'arrêter là-dessus. De dire « J'ai kiffé le film pour les raisons que vous avez énoncées. » C'est totalement OK. Mais d'aller plus loin que là, moi, je trouve ça... Ça m'énerve en fait.
- Speaker #3
Oui, je comprends. Mais après,
- Speaker #2
le film tombe dans les mains des gens. Et après,
- Speaker #0
je le trouve très laid aussi. Moi,
- Speaker #3
à point de vue premier degré, j'adore les séquences imaginaires. Je les trouve super bonnes.
- Speaker #0
Des rois fantaisiens. Je trouve ça une immondice.
- Speaker #2
Strange Days et la séquence dragon de mes mecs. C'est pas la meilleure, les dragons. C'est une dégueulasse. Tu fais ça ? Moi, Léo, ma thèse, c'est que tu fais ça pour être un prouveur. Au fond de toi, tu sais que c'est laid.
- Speaker #3
C'est rigolo, moi ça me fait rire.
- Speaker #1
Moi aussi ça me fait grave rire.
- Speaker #3
Et donc de regarder et d'être là, de me déléguer. Je sais pas, moi je trouve ça... Genre l'adolescent en moi trouve ça stylé. Genre je sais pas, c'est stylé.
- Speaker #0
Est-ce qu'il était bien l'adolescent en toi ?
- Speaker #3
Je sais pas, il avait des problèmes. Ouais mais j'aime bien, j'aimais bien les trucs de... J'ai joué à des jeux, en fait j'ai bouffé plein de trucs. C'est vraiment... Oui ça me rend... Oui, t'as raison.
- Speaker #2
ça me rend nostalgique je pense qu'il faut raison garder la séquence du dragon et voilà c'est objectivement très moche mais il y a un avion au Moyen-Âge il y a un avion dans Le Seigneur des Anneaux il y a un gros éplein dans les tranchées tout ça c'est voilà c'est
- Speaker #3
la folie c'est la folie mais ça c'est pas sur ça qu'on peut l'attaquer c'est juste que tu vois il y a des films quand même Euh...
- Speaker #2
Tu ne peux pas t'empêcher de penser à des trucs... Il y a un film de Terry Gilliam, d'ailleurs, qui est vachement bien, avec des gens qui passent d'une époque à l'autre, comme ça, et qui rencontrent différents univers et tout, qui est incroyable. Le bandit-bandit, qui est vachement bien. Et qui peut... Tu peux le rapprocher de... Voilà. Mais tu vois, je veux dire, il y a quelque chose dans les images, elles te restent, quoi. Elles te... Comment dire ? Elles... Ça vient toucher à... Moi, ça vient toucher à... Je ne sais pas, à une sensibilité, à quelque chose. Moi, je trouve que... La bouillie numérique Snyderesque, malheureusement, même si quand tu la vois, il y a quelque chose de jouissif, je suis d'accord, ça pète dans tous les sens. malheureusement, ça ne vient rien chatouiller. C'est un peu mon problème.
- Speaker #1
Cette bouillie touche Léo, laisse-le dans son pédiluve.
- Speaker #2
Je pense que Léo faisait œuvre de mauvaise foi en disant que c'était Bangor. Vous avez le droit. Vous avez le droit.
- Speaker #1
J'écoutais un bienfumé en disant « regarde,
- Speaker #3
c'est chouette » . Là, ce n'est pas du tout pareil parce que c'est du gameplay. Mais le dernier truc de ce qu'on fait, c'est le jeu où tu joues à deux. Euh... Split Fiction ? Ouais. C'est un méga-sbeul aussi, ça mélange plein d'univers et tout. Je trouve ça moche, Split Fiction. C'est pas très beau, mais je sais pas, il y a un truc que je trouve un peu kiffant quand même, d'amener des séquences what the fuck comme ça. C'est ludique. Ouais, c'est ludique. Ça lui correspond bien, ça, Jacques. C'est ludique.
- Speaker #2
C'est juste que, donner le même film... Les meufs,
- Speaker #0
elles sont plus intéressantes dans Split Fiction, mais...
- Speaker #2
Faites-le faire un...
- Speaker #0
c'est pas grave j'ai aimé ce cœur punch vous êtes des détraqués les termes sont dits moi j'aime bien mais c'est pas dans mon top 10 non moi non plus je
- Speaker #2
rêve En tout cas, pour le coup, cette idée, l'idée au centre de Sucker Punch, je rêve de voir un type qui... Mandico qui revisite Sucker Punch. Ça serait très intéressant. Ça m'appelle Mandico. Tel qu'il a refait Conan. Bertrand. Un réel qui a une vraie manière, un vrai savoir-faire avec l'image. Voilà, parce que j'adorerais.
- Speaker #0
Mais moi, j'étais sûre, Léo, que tu avais kiffé l'image.
- Speaker #2
je m'étais dit c'est ton number one la réputation que j'ai c'est ton style c'est les goûts et les couleurs j'assume merci on peut pas juger ça je vais te dire un truc je pense que Zack Snyder il ferait bien d'adapter
- Speaker #3
l'île de la ski-visite en taffru je pense qu'il en ferait une très bonne version s'il rajoute les Ausha dedans en plus déjà il va ralentir tout
- Speaker #2
Les deux premiers épisodes en Snyder Cut, 4h30.
- Speaker #1
Comme ça la Gen Z comprendra ce que ça veut dire.
- Speaker #3
Super.
- Speaker #2
Et ben voilà. Bon ben c'était... Ben ouais, écoute, on le retrouvera peut-être avec Snyder, je sais pas. Ah bon ?
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #2
300, c'est... Ou la Snyder Cut, quelqu'un va la mettre au programme un jour.
- Speaker #0
Moi je prendrais pas 300. Pour un thème sleep.
- Speaker #3
Thème sleep, ouais, c'est bien ça.
- Speaker #2
Thème sleep, tu mets 300 tous les jours.
- Speaker #3
Ah, il y a plein de sleep dans 300, ouais.
- Speaker #2
Et 300 est plus érotique que Sugar Punch. Oui, parce que ça l'intéresse plus. Je pense que ça l'intéresse beaucoup plus. Et je voulais juste... Oui, parce que je m'étais fait la réflexion, je l'avais noté, j'ai pas eu le temps de dire, mais on a beaucoup parlé, mais juste Zack Snyder. Sur les photos, les cravates, ça ne va pas. Mais voilà, il l'utilise. Les cravates, elles sont horribles. Les cravates de Zack Snyder, il met toujours... Il met toujours un veston avec une cravate et c'est vraiment... Et en plus,
- Speaker #3
il critique son style vestimentaire maintenant. C'est fou, ça, quand même.
- Speaker #1
On va se taper un procès de la part de Zack Snyder. Ça va nous calmer direct.
- Speaker #2
Il a l'argent de s'acheter des belles cravates. Bon, voilà. Je n'ai pas vu. Je ne peux pas dire. Merci, Diane. Diane confirme. Bon, c'est tout pour les films de ce soir. On va passer peut-être aux recommandations. Quelqu'un en... Lola t'en as une ou es-tu acquiesce ? Vas-y bah commence.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
Je vais vous le dire.
- Speaker #0
Oui, je vais vous le dire tout de suite. Je vous le dis, ça y est. Non, moi je vous recommande... C'est Brice qui m'a recommandé de recommander. Parce que j'avais pas d'idée.
- Speaker #2
Ah bah si c'est Brice.
- Speaker #0
Mais oui, une série sympa. Harry Hall. Ah oui. Une série norvégienne qui est... Détective 3. En ce moment sur une plateforme dont je ne citerai pas le nom. Voilà, qui est à la base... Enfin, qui est créée par... l'écrivain John Esbeau, avec le haut baril, et qui est basé sur son roman L'Etoile du Diable. On suit le détective Harry Hall qui est hanté par ses démons. C'est vraiment le flic un peu ripoux qui est torturé et qui se lance à la poursuite d'un tueur en Syrie. Tout en faisant, tout en dealant avec son collègue. qui lui aussi est très corrompu, Tom Waller, qui est un acteur très connu.
- Speaker #2
Oui, c'est le...
- Speaker #0
C'est le mec de... Le mec de The Killing. Le mec de The Killing.
- Speaker #2
Et de Robocop, le remake.
- Speaker #0
Et voilà, c'est vraiment pas mal. C'est juste qu'on ne peut pas trop s'endormir devant parce que c'est en norvégien. Donc, à moins de parler couramment...
- Speaker #2
C'est compliqué.
- Speaker #0
C'est un peu difficile à suivre. Il faut se concentrer. Voilà.
- Speaker #2
Ok, il faut que je le regarde, mais j'étais tombé sur une version tout à fait légale, doublée en anglais, donc c'était un peu dommage.
- Speaker #1
Ah bah oui, non. Ok,
- Speaker #2
il faudrait que je trouve une autre alternative légale pour le regarder.
- Speaker #1
Je ris parce que je suis en train de regarder l'Instagram de Zaxnay. Sa description c'est « Father, husband » . Filmmaker américain. Ah voilà, vous aviez encore des doutes ? Ça va pas. On vous dit qu'on part de loin.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #3
Ouais bon, ouais, voilà.
- Speaker #2
Ça y est. Bah il reste que... Non mais oui, de toute façon c'est... C'est le leader les gars, on y croyait.
- Speaker #3
C'est le Zéko ça en fait.
- Speaker #2
Voilà. J'adore. Il a 12 enfants ?
- Speaker #3
Il a 12 enfants ?
- Speaker #0
Quoi ? Léo et Chocbar.
- Speaker #3
Ok.
- Speaker #1
Quoi ?
- Speaker #2
16 ?
- Speaker #1
Ah ça me dégoûte. Je ne croyais plus ça.
- Speaker #2
on ne sait pas exactement combien Zack Snyder a d'enfants on compte le nombre d'enfants plus d'enfants que de bons films Lélé t'avais une recote ?
- Speaker #3
ouais moi c'est le dernier album de JPEG Mafia qui s'appelle Experimental Rap effectivement il porte bien son nom donc voilà si vous êtes féminine ou féminine avec Le Boog, ça devrait vous plaire, et sinon, si vous voulez découvrir, je ne saurais pas par lequel vous recommander en premier, donc écoutez, tenez, sortez, voilà. C'est super, JPEG Mafia. C'est du expérimental rap ou pas, c'est lui qui le dit, mais bon, c'est au jugement de chacun.
- Speaker #2
Ouais, ouais. Je continue sur la musique. Il y a un album que j'aime bien, enfin en fait il y en a deux. Il y a l'album d'une sortie, Quiet Light. C'est une chanteuse étatsunienne qui fait de l'électro. qui détourne un peu la musique de club pour en faire une pop un peu éthérée c'est pas mal, c'est bien elle sort un album par an donc là elle en a sorti un elle est très jeune et là elle en a sorti un qui s'appelle vous allez le voir tout de suite Blue Angel Sparkling Silver 2 parce qu'il y avait un Blue Angel Sparkling Silver 1 donc là elle sort le 2 et sinon une ressortie sur le site vous étiez un super Mais sur le site Pitchfork Le site de critique musicale Pitchfork Où il y a un peu toutes les sorties Tous les dimanches ou tous les week-ends Ils donnent la meilleure Riche ou la meilleure ressortie d'album Et donc je vous conseille De vous replonger comme ça a été mon cas Dans le premier album d'un groupe Qui s'appelle Book of Love C'est le nom du groupe et c'est aussi le nom de l'album C'est extraordinaire C'est un groupe des années 90 qui a été complètement étouffée par l'arrivée du grunge, par l'arrivée de la vague grunge et eux pratiquaient une espèce de musique de club en fait, sortie des années 80 et c'était vraiment très très bien quoi, donc voilà, Book of Love de Book of Love Il y a une chanson qui a été très connue, qu'on a beaucoup entendu, la Boys, elle était dans le film Compagnon Voilà, donc ça vous l'avez peut-être déjà entendu. Oui,
- Speaker #3
j'ai entendu.
- Speaker #2
You Make Me Feel So Good, excellente chanson. C'est très très bien, super album.
- Speaker #3
Bon fleuve, ok.
- Speaker #2
Voilà, Camille ?
- Speaker #1
Oui, alors moi cette semaine, pas du tout d'idée, je suis vraiment navrée. Et sans doute que Marocco tombera complètement à plat parce qu'il fera beaucoup moins chaud dans deux semaines. Enfin, quand l'épisode va sortir. Moi, Marocco, c'était les 100. et notamment au goût un peu étrange genre le sésame noir c'est incroyable tu sais que tu me l'as fait découvrir c'est trop bon donc je l'ai déjà recommandé Ah non, mais tu m'as déjà fait goûter. Tu l'as recommandé hier. Et donc, du coup, je vous recommande les sorbets. Pas les glaces lactées,
- Speaker #2
les sorbets. C'est vrai. Moins lourd, plus frais l'été.
- Speaker #1
Sésame noir, incroyable.
- Speaker #2
J'ai cherché des Mr Freeze avant de venir. Moi,
- Speaker #1
j'ai ramené des sorbets, justement. Mais moins fous que sésame noir. Donc, on va arrêter.
- Speaker #2
Eh bien, oui, On va s'en mettre un peu sous les bras. Et la musique des sorbets. et dans le slip s'orbeter les aisselles et ben voilà vous êtes heureux c'est une belle conclusion c'est une très belle conclusion quelle belle vision et ben comme dirait Zack Snyder à fond les ballons et on se retrouve dans deux semaines pour un prochain épisode merci d'être resté jusqu'au bout et mettez des étoiles sur les applications de podcast, salut, bisous,
- Speaker #1
ciao ciao