- Speaker #0
Salut Maglone ! Bonjour Lamia ! Merci beaucoup d'être là pour ce nouvel épisode de La Bonne Aventure.
- Speaker #1
Merci Magliliette !
- Speaker #0
Et du coup on te reçoit dans le contexte de ton exposition, dont le vernissage est ce soir, comme tous les matins de vernissage, on enregistre La Bonne Aventure. Et tu nous présentes dans cette exposition une trentaine de dessins à l'encre acrylique et encre aquarelle. Et le thème de ton exposition, le titre de ton exposition, c'est La Nuit, le Jour. Alors on va parler de cette exposition, de ce qui t'a inspiré, de ta façon de travailler. On va commencer, c'est inédit, on change un peu le format de La Bonne Aventure, de cette émission de podcast. On va commencer par une petite présentation de toi, en quelques mots, en quelques lignes. Est-ce que tu peux te présenter Maglone et je te poserai quelques petites questions après.
- Speaker #1
Alors je m'appelle Maglone Dufoux, je suis illustratrice et autrice. Je suis aussi maman de quatre enfants et j'habite à... pertuie dans le Luberon en Provence et mon travail est représenté par l'agent Tekelu.
- Speaker #0
Est-ce que... Je vais te poser quelques petites questions. Est-ce que tu aurais trois mots pour te définir ?
- Speaker #1
Joie, couleur et poésie.
- Speaker #0
Trois choses que tu adores dans la vie ?
- Speaker #1
Alors moi, j'adore le soleil, j'adore lire, j'adore les livres et j'adore bien sûr dessiner.
- Speaker #0
Ta couleur préférée ?
- Speaker #1
C'est le bleu.
- Speaker #0
On aurait pu s'en douter parce qu'elle est dominante dans ton expo. Il y en a partout. Récitez-lui une heure de la journée.
- Speaker #1
C'est cette heure quand le soleil se couche et que la nuit monte, on dit entre chiens et loups, l'heure bleue.
- Speaker #0
Si tu devais être un lieu ?
- Speaker #1
Si j'étais un lieu, je serais je crois un beau jardin. Un beau jardin avec plein de plantes et une belle vue.
- Speaker #0
Ton animal totem ?
- Speaker #1
Mon animal totem, la mouette, ça me fait penser aux vacances, au vent, à la liberté. Et puis souvent quand on entend les mouettes, c'est un bruit qui est toujours agréable aux oreilles.
- Speaker #0
Un film qui t'a récemment marqué ?
- Speaker #1
Un film qui m'a marquée, c'est Woman Talking de Sarah Polley, qui est un film un peu, pas sombre, mais un peu, voilà, qui parle en fait d'une communauté de femmes qui a subi des agressions et qui débat de si elle doit partir ou rester. C'est très beau, c'est en huis clos. Ça fait penser à 12 hommes en colère et c'est un film auquel je pense souvent. Je l'ai trouvé très intéressant.
- Speaker #0
Un podcast que tu recommandes ?
- Speaker #1
Un sens créatif, bien sûr. Une aventure ? Pardon, je reprends. La bonne aventure. Sens créatif. Et aussi, les baladeurs du Médialoser, c'est un podcast qui parle d'aventure, oui, de voyage. J'aime beaucoup écouter ça quand je travaille aussi. Ça serait très chouette. Sur les voyages, c'est des personnes qui ont eu des voyages et des mésaventures au milieu de leurs voyages. Donc, c'est hyper, c'est un peu stressant. C'est rigolo. C'est très chouette, oui.
- Speaker #0
Si tu devais choisir une BO pour ton biopic ?
- Speaker #1
Ce serait Summertime de Louis Samstrong et la suite Gérald.
- Speaker #0
Tu veux la chantonner un peu ? Il paraît que tu chantes juste.
- Speaker #1
Je ne sais pas si j'ai la bonne voix ce matin. Tu mets un piège.
- Speaker #0
Un rituel de création, est-ce que tu en as un ?
- Speaker #1
Oui, en fait, le matin, je commence toujours ma journée par un café. Et ensuite, je regarde un peu mes messages. Parfois, je mets la radio. J'aime bien la matinale, le 5 à 7 de France Inter. Je trouve que c'est une chouette émission. Parfois, j'aimais de la musique et je danse pour enlever toutes les pensées négatives, même toute l'organisationnelle et rentrer un peu dans la création. Et parfois, je vais marcher une heure. Ça dépend des jours.
- Speaker #0
Merci pour ce petit interrogatoire.
- Speaker #1
Merci,
- Speaker #0
très bien. On va passer du coup à la présentation de l'expo, la nuit, le jour. Déjà, la première question qu'on se pose, est-ce que tu as choisi un ordre la nuit, le jour ? Ça aurait pu être le jour, la nuit. Pourquoi ce titre la nuit, virgule, le jour ? trois points de suspension.
- Speaker #1
J'ai choisi d'abord la nuit c'est vrai que je me suis posé la question de dans quel ordre je le mettais et j'ai choisi la nuit parce que j'aime bien je crois que je préfère le jour, quand il se passe quelque chose de chouette la nuit, que ce soit une rencontre un moment de création, un moment entre amis ou une fête, j'aime souvent plus le jour d'après que le jour d'avant je trouve ça chouette aussi que la lumière succède à l'obscurité et du coup je trouvais ça intéressant de le mettre dans cet ordre là pour... Souvent le jour d'après, c'est un jour qui est un peu ralenti, qui est un peu lent, où on prend le temps de vivre, etc. Et puis la nuit, ce n'est pas un temps mort. C'est un moment où il peut se passer plein de choses. Donc c'est un bon commencement, je trouve.
- Speaker #0
Toi, tu es un oiseau de nuit, tu disais.
- Speaker #1
Oui, moi je suis plutôt un oiseau de nuit. J'aime bien le soir.
- Speaker #0
Tu aimes la nuit ?
- Speaker #1
Oui, en fait, je trouve que la nuit, ce n'est pas du tout angoissant. Je trouve que c'est un super moment où on est assez libre, en fait. On a une plage, on a un long temps devant nous pour faire un peu ce qu'on veut. Et c'est vrai que moi je suis plutôt, j'aime bien veiller tard. Bon parfois il ne faudrait pas parce qu'on est fatigué le lendemain, mais j'aime bien veiller tard et faire tout ce que j'ai envie de faire à cette heure-là.
- Speaker #0
Tu disais déjà que dans ton rythme de vie, la nuit était un moment libre pour toi. Oui. Et la journée, elle est là pour être... productive, actif et faire tout ce qui est la nuit. La nuit t'appartient, c'est un temps long et silencieux.
- Speaker #1
C'est un temps long, c'est un temps libre. C'est un temps où, en fait, le jour, on a souvent des choses à faire, on a des sollicitations. Et en fait, du coup, on est souvent très occupés, je pense, surtout quand, enfin aussi quand on est parent, mais en général. Et c'est très chouette de se dire que le soir, on va pouvoir avoir ce temps-là qui nous appartient à nous. On n'est pas obligés de... de faire quoi que ce soit pour quelqu'un. On peut simplement prendre le temps. Et puis même dans la création, c'est bien de savoir qu'on a beaucoup d'heures devant nous pour pouvoir se lancer dans quelque chose.
- Speaker #0
Et puis tu disais, c'était très joli quand on préparait l'expo, tu disais la nuit, le monde n'attend plus rien de toi. Donc, t'es libérée de toutes tes obligations.
- Speaker #1
Oui, il n'y a plus personne qui va te demander quelque chose. Et cette liberté-là, elle est hyper... Pour moi, elle est hyper intense parce que je me dis là, c'est le moment où je vais pouvoir... Être moi-même aussi en fait et faire un peu ce que j'ai envie de faire. C'est un moment où j'arrive très bien à travailler le soir, la nuit. Mais même avant que je sois maman, avant c'était déjà un moment, surtout ce qu'on se disait quand on est dans la ville et que d'un coup tout s'endort. Et le calme monte, c'est un moment où c'est vraiment très chouette de pouvoir penser, simplement laisser libre cours à sa pensée, imaginer et après créer.
- Speaker #0
Là dans ton exposition justement la nuit, il y a autant d'œuvres. Dédie à la nuit, que d'oeuvres dédiées au jour. Et celle de la nuit, ça évoque tout ce que tu dis. Il y a à la fois des peintures, des oeuvres qui sont calmes, plongées dans l'obscurité, avec des dégradés de bleu magnifiques. Et il y a des nuits festives aussi. Il y a la fête, il y a des moments hyper chaleureux. On sent que tu aimes la nuit pour ça aussi. C'est le moment où tu disais où la fraîcheur remonte, parce que tu habites le sud, donc les journées doivent être assez chaudes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on reçoit les amis et la fête commence.
- Speaker #1
Oui, je le trouve joli ce moment où... En fait, c'est vrai qu'en été, parce qu'en hiver, il fait froid comme partout, mais en été, il fait très chaud dans la journée. Donc, c'est quelque chose qui nous assomme, qui nous abasourdit un peu. Tout est un peu ralenti le jour. Et c'est vrai que quand la fraîcheur manque le soir, c'est un peu la vie qui revient. Et c'est là qu'on peut commencer à faire des choses. Et je le trouve joli ce moment où... on se prépare en fait à recevoir des amis même si c'est quelque chose de très simple il y a toujours un moment que je trouve pétillant en fait quand la nuit monte qu'il fait enfin un peu frais, il y a un peu d'air c'est comme une renaissance et c'est drôle parce que pour certaines personnes, on le dit pour les enfants, parfois la nuit c'est une petite mort parce qu'il y a des angoisses qui remontent etc Et moi, je trouve que je ne trouve pas du tout. Je trouve qu'au contraire, la nuit, c'est un peu une renaissance. On peut commencer à vivre autre chose qui est différente de ce qu'on vit dans la journée. Je trouve que c'est un moment très chouette.
- Speaker #0
Et là, effectivement, les scènes de fête, il y en a quand même quelques-unes. On sent que c'est quelque chose que tu aimes recevoir. Il y a des très belles tablées aussi pour faire des focus sur les œuvres de ton exposition. Il y a des verres. La transparence cristalline magnifique, remplie de vin.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Des belles... Oui, des tables bien dressées, avec une belle vaisselle. Enfin, on sent chez toi le sens de la fête et du bien recevoir et de la douceur de vie.
- Speaker #1
Oui, j'aime beaucoup ça. En plus, j'aime bien les grandes tablées. Je trouve ça quelque chose de très chouette, de très... Il y a un lâcher-prise. La fête, oui, mais... Voilà, de manière détendue, quoi. Pas quelque chose... C'est un moment, en fait, où tout le monde se pose, où on se lâche, où, je sais pas, on peut avoir des grandes discussions. On peut même un peu s'engueuler quand on n'est pas d'accord. Mais c'est pas grave. Et c'est marrant, cette capacité qu'on a. D'ailleurs, petite parenthèse, à parfois, ben voilà, monter le ton quand on n'est pas d'accord. Puis après, c'est fini. C'est pas grave, en fait. C'est juste des idées échangées. C'est le débat libre, etc. Je trouve ça chouette. Et puis, j'aime bien... Oui. Je trouve que même les lendemains, quand il y a la table encore pleine de traces des bons moments passés... Tu l'aimes ?
- Speaker #0
Ne débarrasse pas. Tu n'es pas la maniaque qui va se coucher en faisant la vaisselle avant d'aller dormir.
- Speaker #1
Moi, je l'ai. D'ailleurs, c'est un petit débat. C'est un petit débat chez moi parce que tout le monde n'a pas le même... Je pense qu'il y a ou l'un ou l'autre. Moi, j'aime bien tout laisser. Le lendemain, c'est chouette, il y a encore les traces, les cendriers sur le balcon.
- Speaker #0
La cire qui a coulé.
- Speaker #1
La cire qui a coulé sur la nappe. Et puis en rangeant, c'est aussi un moment de se remémorer. On se reparle de tout. Tous les moments, j'aime bien.
- Speaker #0
Tu revis un peu le repas en ramassant.
- Speaker #1
Ça prolonge, en fait. Ça prolonge la fête.
- Speaker #0
Oui, c'est sympa. Il y a aussi beaucoup d'arbres dans ton expo. Il y a beaucoup de... C'est féerique. Et tu as une façon assez particulière de dessiner les arbres. Très lâchée. On sent qu'il y a un mouvement généreux, spontané. Oui. Tu peins de façon assez particulière parce que tu peins à la verticale.
- Speaker #1
Oui, alors c'est quelque chose de nouveau. que j'ai mis en place pour cette expo. Ça m'a permis de sortir de... Quand je fais de l'illustration, je suis vraiment debout, enfin, je suis assise au-dessus de ma table de travail qui est à plat. Et là, je me suis dit que c'était bien si je travaillais à la verticale. Et en fait, c'est encore plus vrai pour les arbres, mais quand on peint à la verticale, on a vraiment... La main n'est pas collée à la feuille. Le bras est libre, en fait, de son mouvement. Donc, à la fois, ça demande beaucoup plus de concentration parce qu'il faut... Quand on ne doit pas bouger. et faire quelque chose de bien précis, il faut vraiment presque qu'on arrête de respirer pour bien faire le mouvement. Quand on fait les arbres, c'est vraiment quelque chose qui part du sol et qui jaillit vers le haut de la page. Donc en fait, c'est très agréable comme mouvement pour faire les arbres. Et puis, j'aime bien mettre des arbres dans mes images parce que je trouve que les arbres, on est toujours bien près d'un arbre. Généralement, c'est là où on est le mieux, je trouve.
- Speaker #0
On devrait tous avoir un arbre dans sa vie.
- Speaker #1
On devrait tous avoir un arbre. Voilà. L'ombre, la vie qui s'iniche, je trouve que c'est chouette un arbre.
- Speaker #0
Tu dis aussi, quand tu dessines, que c'est évidemment nécessaire, pour tous les artistes, évidemment, le dessin est nécessaire, et que tu dessines pour te faire du bien, et aussi tu dessines pour que les gens se sentent bien dans tes dessins.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu une...
- Speaker #0
Tu fais des endroits...
- Speaker #1
Oui, c'est un peu, comme on dit, une thérapie, le dessin, pour moi... Enfin, ce n'est pas qu'une thérapie, c'est juste que ça m'amuse beaucoup aussi. Mais j'aime bien créer des images dans lesquelles on se sent bien et dans lesquelles on peut se reposer. C'est un peu des safe places, comme on disait, des endroits où tout se passe bien. On embellit un peu le monde. J'ai entendu une phrase qui m'inspire pas mal, mais j'aime bien peindre des endroits. où j'aimerais bien être avec des gens avec qui j'aime bien être. Et elle me parle beaucoup cette phrase-là. Se transposer dans un univers où on est heureux, où il y a plein de choses pour nous faire nous sentir.
- Speaker #0
C'est une façon, comme tu dis aussi, de prolonger ou de rendre éternels les moments, de se les garder pour toute la vie, de les figer dans un dessin, parce que c'est des moments vécus souvent.
- Speaker #1
Oui. et c'est des mots inspirés d'impressions qu'on a eues.
- Speaker #0
Sublimer, enfin. Tu racontais aussi que tu sublimes beaucoup, tu t'inspires de choses que tu connais.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Parce que parfois, je suis juste dans un endroit, je me dis ça serait bien cet endroit, si... Et j'imagine. Et du coup, je la peins cette scène et c'est un peu comme si je l'avais vécue. C'est une manière de vivre par procuration. Mais c'est aussi... Par exemple, il y a des scènes que je vis et en fait, je les arrange. pour qu'elle soit parfaite. Parce que souvent, j'ai la sensation, quand je vais dans des endroits, que ça pourrait être un petit peu mieux. Et du coup, dans le dessin, c'est chouette parce que tout est possible. Donc, j'arrange un peu la réalité. J'arrange complètement la réalité. Du coup,
- Speaker #0
le visuel qui nous a servi, cette merveilleuse piscine où il y a deux personnages dedans, elle a une forme hyper singulière. Et quand même, c'est chez toi.
- Speaker #1
et tu m'as dit oui c'est chez moi sans être chez moi parce qu'il y a la piscine mais il n'y a pas le balcon en percordé il n'y a pas alors il y a un champ derrière avec les arbres ça c'est vraiment ce que je vois mais c'est vrai que c'est chez moi sans être chez moi et parce que les gens qui sont venus chez moi reconnaissent quand même, je pense à cause de la forme mais me disent elle sort cette piscine ah ben c'est et C'était là, quand on est arrivés. C'est dans son jus, mais c'est assez marrant. J'ai enlevé... Je peux raconter ça ? Il y a des lions. Il y a des statues de lions. Parce que ceux qui l'ont construit avaient des idées un peu... Je ne sais pas, un peu Versailles, quoi. Donc, du coup, c'est très étonnant. Ça fait rire tout le monde. Mais non, je les ai enlevées, là, du coup.
- Speaker #0
Oui, tu as arrangé...
- Speaker #1
J'ai arrangé ma réalité.
- Speaker #0
Tu as deux chez toi. Tu as le chez toi de ton dessin et le chez toi...
- Speaker #1
Et j'aime bien laisser... Quand on a été dans des endroits qu'on a aimés, comme ça, les dessiner, c'est une manière de les rendre éternelles. Et ça, c'est une idée que j'aime bien. Et ça me réjouit à chaque fois que je vais faire cette image, parce que je me dis...
- Speaker #0
Elle n'a toi jamais.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Il y a cette piscine-là qui ne t'appartient jamais. Oui, voilà. Tu es le petit personnage avec ton mari dans la piscine.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Avec le petit maillot de bain rouge.
- Speaker #1
Ou c'est peut-être d'autres gens, on ne sait pas. On peut imaginer.
- Speaker #0
Et justement, pour faire un petit point sur la couleur, parce que l'eau de la piscine, tu l'as représentée dans une sorte de jaune, vert, presque fluo. Et c'est incroyable ces couleurs qu'on retrouve. Alors, la palette de ton expo, elle est… Oui,
- Speaker #1
il y a beaucoup de bleu.
- Speaker #0
Oui, elle est très centrée sur le bleu et le jaune. Et comment tu la… Tu travailles tes couleurs et comment tu as choisi cette palette ? La nuit, le jour, on comprend qu'il va y avoir des sombres et des couleurs plus solaires, mais comment tu as travaillé les couleurs ?
- Speaker #1
Je me suis dit que ce serait intéressant, et on en avait parlé, d'être dans une économie des couleurs pour essayer d'aller plus à l'essentiel. Et en fait, c'est vrai que je trouvais ça intéressant que cette alternance de bleu et cette alternance de jaune avec d'autres couleurs qui viennent quand même s'insérer. Moi, je travaille avec de l'encre. Mais je mets aussi du crayon, je mets aussi du pastel. Je mélange un peu les techniques. Et c'est vrai que j'aime bien la manière dont le jaune peut s'estomper dans le bleu. Je trouve ça intéressant en termes de lumière parce que ça rend tout de suite les choses joyeuses. Et l'alternance des deux couleurs, je la trouve parlante quand on parle du jour et de la nuit. Parce que du coup, c'est un peu un parti pris.
- Speaker #0
Mais là, c'est vrai que le contraste entre les deux... couleurs, en fait, le bleu, ce bleu qui est ton bleu que tu as travaillé pour... C'est pas un bleu qui sort du tube ?
- Speaker #1
Non, non, en fait, j'aime bien mélanger des couleurs pour avoir...
- Speaker #0
C'est un bleu outre-mer, mais pas tout à fait.
- Speaker #1
Mais pas tout à fait. Je rajoute un bleu un peu plus jaune dedans, et comme ça, ça donne vraiment le... Alors, je ne sais pas comment dire, mais ça donne vraiment la... En fait, c'est un bleu qui résonne, je trouve. En tout cas, moi, il résonne.
- Speaker #0
C'est la première fois que tu l'utilises, enfin, que tu le fabriques, ce bleu ?
- Speaker #1
C'est la première fois que je le fabrique, parce qu'en fait, je change de technique. pour cette exposition. D'habitude, je peins avec des encres aquarelles. Et là, j'ai testé les encres acryliques parce que c'était des plus grands formats et je trouvais que les couleurs étaient plus éclatantes en acrylique. Et en fait, du coup, il fallait que je retrouve ma teinte aquarelle qui n'existait pas en encre acrylique. Donc, j'ai beaucoup cherché. J'ai été dans les magasins de couleurs et j'ai testé sur un petit papier en secret toutes les encres. Et pour voir, pour arriver à trouver les bonnes teintes. Et quand je l'ai trouvé, du coup, je ne l'ai plus lâché.
- Speaker #0
Tu as eu l'intuition que c'était ce... Il est magnifique,
- Speaker #1
ce bleu-là. Oui, en fait, qui est un peu... En fait, il est outre-mer, mais outre-mer, il y a beaucoup de rouge dedans. Donc là, moi, je n'aimais pas quand c'était trop rouge, parce que je trouve que c'est un peu trop froid.
- Speaker #0
Là, il est très lumineux.
- Speaker #1
Et pour le réchauffer, j'ai rajouté une couleur qui est un peu plus jaune. Et puis après, c'est... Un peu de l'alchimie, c'est un peu un trait de chimiste.
- Speaker #0
Oui, c'est celui-là, c'est bon. Et après, tu le dilues et du coup, il devient... C'est le même ?
- Speaker #1
C'est le même. C'est le même que je dilue, il devient... Donc, les bleus très clairs, c'est le même bleu, mais dilué beaucoup. Et ce bleu très clair, j'aime bien l'utiliser pour les ombres au sol, ça donne un peu plus de profondeur et ça...
- Speaker #0
Ça donne beaucoup de fraîcheur. Oui,
- Speaker #1
il est très fraîchissant.
- Speaker #0
Et en contraste avec le jaune, donc ton autre jaune cutote. tu as dû bricoler aussi. Oui.
- Speaker #1
J'aime bien bricoler.
- Speaker #0
La lumière, le contraste entre le bleu et le jaune fait naître la lumière.
- Speaker #1
C'est ça. C'est qu'en fait, je me disais si je mets un jaune trop rouge aussi, ça fait un peu... Si je mets un jaune trop rouge, en fait, ça va assombrir le bleu. Et ça va faire, en le mélangeant, une couleur qui est plus sombre. Donc, il fallait un jaune qui éclaircit le bleu et qui, je ne sais pas si c'est très clair, mais qui ne l'assombrit pas. Pardon, quand on mélange les... Quand on les mélange ou quand on les superpose les couches, en fait. Donc, c'est un jaune qui tend plus vers le vert que vers le rouge.
- Speaker #0
Oui, il est presque fluo... Enfin, il n'est pas fluo, mais il irradie, en fait. Il est très, très lumineux. La chose que tu pourrais préciser, enfin, tu nous l'as dit, c'est qu'effectivement, l'encre acrylique aussi a beaucoup plus de résistance à la lumière. Oui,
- Speaker #1
voilà.
- Speaker #0
Et ne bougera pas.
- Speaker #1
Ne bougera pas, c'est ça qui... En fait, c'était ma première préoccupation parce que les encres aquarelles sont super belles, mais alors ça doit dépendre... des marques qu'on utilise ou du papier, mais je trouvais que moi, elle s'altérait trop avec la lumière. Et du coup, c'était important pour moi de proposer des œuvres qui duraient dans le temps. Je suis partie de là pour changer de... C'était mon point de départ pour changer de technique, en fait, pour cette exposition. Et en fait, ça m'a permis de découvrir une autre technique que j'adore, en fait, je pense que je vais l'exploiter plus.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est très léger, c'est très aérien, c'est très doux. Il y a des scènes de vie avec une fête en diablé là, qui est juste devant toi. Et il y a des scènes de repas du midi, de repas du soir. Donc c'est très joyeux. Et il y a des scènes très calmes, très reposantes, plus intimistes aussi. Tu hésitais au début, les premiers titres auxquels tu pensais, c'était la Dolce Vita.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'il y a une douceur de vivre, on comprend. Enfin voilà, c'est très connecté, ça nous fait vraiment continuer l'été. Avec les meilleurs, les plus heureux souvenirs de l'été, on a l'impression de garder cette sensation de douceur.
- Speaker #1
En fait, c'est vrai que la douceur de vivre, on a hésité à appeler l'exposition comme ça. C'est une manière de... Comment dire ? De mettre tous les souvenirs heureux dans un seul espace. Et puis aussi, c'est un peu l'histoire. J'essayais de réfléchir à une histoire quand je me posais la question de qu'est-ce que j'allais faire comme image. J'essayais de réfléchir à une histoire qu'on pourrait se raconter. Et de voir différents moments de la journée dans une journée. Un moment dans le temps de juste s'arrêter 24 heures. vivre le moment présent en fait.
- Speaker #0
Une journée quasiment temps réel. D'ailleurs, il porte des noms d'heures de la journée.
- Speaker #1
Certaines images, oui, certaines œuvres portent le nom d'heures. Il y en a une, par exemple. Il y en a une qui s'appelle Neuveur. C'est quelqu'un qui se promène, qui promène son chien dans une lumière assez jaune. Je crois que c'est celle-ci. Et en fait, du coup, je m'imagine... La lumière du matin. Et du coup, quand je la peins et que je l'appelle Neuveur... Je me dis qu'est-ce qu'on pourrait faire à 9h du matin lors d'une journée estivale ? Il y a ceux qui dorment parce qu'ils se sont couché beaucoup trop tard. Il y a ceux qui, au contraire, sont matinaux et aiment bien sortir. Et du coup, en l'appelant 9h, je me dis ça raconte une histoire aussi sur ce qu'on a envie de faire. Il y en a une qui s'appelle, je crois qu'il y en a une qui s'appelle 4h. Et en fait, c'est le moment après le repas quand vraiment on a juste envie de dormir au soleil.
- Speaker #0
On a mangé jusqu'à 4h de l'après-midi.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Donc c'est la sieste après.
- Speaker #1
C'est la sieste. Donc, quatre heures ou la sieste, pour moi, ça veut dire la même chose. Mais je me dis quatre heures, ça parle de l'été.
- Speaker #0
Mais il y a une lumière dans le sud qui est très différente. C'est une région où la lumière est très, très belle, où les peintres ont été très inspirés d'y aller. D'ailleurs, on sait ça. Mais on le sent dans tes tableaux. On sent la lumière du sud, je trouve. Enfin, ça respire. C'est une autre lumière que celle qu'on a à Paris ou dans... En Normandie ou en Bretagne, c'est une lumière très particulière et on la ressent très bien dans tes œuvres. On est dans le sud. Du coup, toi par exemple, si tu en avais une, chouchou, une illustration que tu préfères ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'on en a toujours certaines, on se sent plus familier des images.
- Speaker #0
Ce n'est pas forcément le visuel de l'affiche souvent.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que parfois... Alors j'aime bien... J'aime bien le visuel de l'affiche parce que ça a été un peu mon point de départ aussi.
- Speaker #0
C'est une affiche de cinéma d'ailleurs.
- Speaker #1
Celle dont je suis le plus familière, celle que je préfère, je pense que ce serait... J'aime beaucoup celle qui est derrière toi, Lamia. C'est une grande maison, la façade un peu jaune, baignée dans la lumière. Elle est en dessous d'arbres. Il y a des personnages qui sont devant, il y en a un qui est allongé, en train de dormir. Il y en a un qui déplace une chaise. J'aime bien celle-là parce qu'elle est grande. Et je trouve que c'est un peu un... J'ai bien aimé peindre les arbres sur le côté qui... dont la... comment dire... Il s'estompe un peu dans la façade. Il y a une transparence des encres. Ça, je me suis amusée à le faire.
- Speaker #0
Tu donnes un peu les arbres, la maison. Oui,
- Speaker #1
voilà. En fait, que ce ne soit pas complètement précis, mais que ça raconte quand même quelque chose, une forme ou une présence.
- Speaker #0
Mais tes compositions, en général, elles sont très sobres. Et il se place, pourtant, il y a beaucoup d'intensité et d'émotion. Enfin, il n'y a pas beaucoup sur celle-ci, notamment. C'est vrai que la composition, elle est vraiment très simple.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et elle est très juste. C'est magnifique, je trouve, effectivement. Il y a les personnages à disposition des gens. On sent la torpeur de l'été. Là, ils sont bien chauds. C'est écrasé de soleil. C'est plein sud.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et elle raconte tout, quoi. Il y a une histoire derrière. C'est on dirait les planches d'un livre, en fait, presque.
- Speaker #1
Et c'est ça. C'est qu'en fait, quand je compose des images comme ça, en fait, je me raconte une histoire. Donc, moi, il se passe quelque chose. Et là, il va partir faire un truc après. Mais moi, je me raconte ce qu'il va partir faire. Ou celui qui s'allonge. Je me dis, bon, alors pourquoi il s'allonge ? En fait, quand je peins, je me raconte une histoire. Ils ont une histoire, tous ces gens. Tu disais que c'était une composition simple. Et c'est vrai que souvent, on a envie de charger. On se dit, ça va être fini. C'est pas fini. Et puis là, je me suis retenue dans celle-là. Je me suis retenue de rajouter des choses. Parce que je me suis dit, peut-être que si je rajoute, ça va enlever la légèreté. Et comme c'est un grand format...
- Speaker #0
Ton mari, Gilda, t'a freiné pour que tu ne fasses pas les volets aux fenêtres.
- Speaker #1
Il m'a interdit de faire les volets. Il ne voulait même pas que je peigne des habits aux gens.
- Speaker #0
et je lui ai dit oui mais dans toutes les autres images il faut que ce soit raccord je les ai peints et ça l'a un peu c'est vrai que là il a eu l'oeil parce que il est parfait comme ça il est réel de toute façon oui voilà il a un côté un peu réel on peut imaginer des choses et
- Speaker #1
c'est une tentation de vouloir rendre les choses non normalement On dit, normalement, les volets, les traits, ils sont dans ce sens-là, dans la vraie vie et tout. Mais en fait, de ne pas le mettre exactement comme c'est ou juste de laisser une trace et de laisser les gens imaginer, ça rend l'œuvre... En tout cas, moi, je trouve ça plus intéressant.
- Speaker #0
Tu fais beaucoup de croquis ? Tu as un croquis en permanence sur tout ? Oui,
- Speaker #1
j'ai toujours un carré de croquis. Mais c'est marrant parce que pendant plusieurs années, je n'ai plus du tout fait de croquis. J'y suis retournée plus tard, en fait. Et c'est vrai que de redécouvrir le plaisir du croquis et toutes les pistes qui pouvaient jaillir... C'est vraiment un cahier de brouillon de dessin, donc en fait on peut se tromper, on peut faire n'importe quoi. Moi dans cette expo, tous les dessins qui sont là ont commencé par un croquis dans mon carnet de croquis.
- Speaker #0
Oui, on va les voir, on va les montrer. Et les compositions sont déjà très proches, tu as très peu changé de choses en fait.
- Speaker #1
Oui, très peu parce que j'arrive mieux en petit format à composer, à rendre ça vivant. Parce que je pense que c'est mon habitude de travail d'illustratrice, où on ne travaille pas, moi je ne travaille pas sur des très grands formats. Et en fait, dans un petit carnet, j'arrivais bien à rendre le mouvement que je voulais faire. Et après, en agrandissant les croquis, j'essaie de garder ce mouvement-là, cette rapidité du geste, oui, cette spontanéité. Oui,
- Speaker #0
c'est très vivant. Et c'est vrai que des fois, quand on passe du croquis au dessin, on perd en... en nervosité, en vitalité, mais toi, non, vraiment, tu sais conserver.
- Speaker #1
C'est vrai, parce que c'était mon sujet.
- Speaker #0
C'est faux, parce que tu as une façon de travailler avec un vidéoprojecteur aussi.
- Speaker #1
Oui, pour cette expo, j'ai fait ça, j'ai pris les croquis et je les ai projetés sur ma grande feuille pour voir un peu comment, où se plaçaient les masses, etc. Ça m'a permis de recomposer sans passer par l'autocueil. Donc, le but,
- Speaker #0
tu le transposes.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Tu ne le perds pas.
- Speaker #1
Et je ne voulais pas qu'il y ait de croquis en dessous, une trace de crayon et tout. Je voulais que ce soit juste l'encre qui aille directement sur la feuille.
- Speaker #0
C'est génial comme technique.
- Speaker #1
En fait, c'est vrai que je me suis bien amusée à faire ça. J'ai cherché longtemps comment je pouvais retranscrire des croquis un peu rapides et simples sur des grands formats. Et c'est la technique que j'ai trouvée qui était la plus facile pour moi en fait. Où j'étais sûre de garder un peu le mouvement et tout ça. Parce qu'à recomposer sur le grand format, parfois on change le... la taille des personnages, la taille des arbres, on se dit, oh non, quand même, ça va être trop gros. Et en fait, il faut oser quand même faire en grand et en gros. Et c'est ça qui rend la composition intéressante, en fait.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des artistes qui t'inspirent, vivants ou pas ?
- Speaker #1
Oui, beaucoup. J'aime beaucoup. Alors, bon, Matisse, ça reste un artiste qui n'est pas inspiré par Matisse. Son travail de couleurs et de formes, je le trouve vraiment super. C'est très inspirant. J'aime beaucoup la peinture de Nicolas De Stael. C'est la meilleure dite. On ne sait jamais si c'est figuratif ou pas, et les couleurs qu'il utilise, je trouve ça très chouette. J'aime bien le travail d'un artiste qui s'appelle Marc Martin, qui est vivant, qui travaille à l'encre aussi. Je n'espère pas dire de bêtises, je crois qu'il est australien. Mais je n'espère pas dire de bêtises. Il a beaucoup de contraste dans ses encres et je trouve ça très vivant. Bien sûr, je suis très inspirée par Sampé, comme beaucoup d'illustrateurs et d'illustratrices, évidemment. La joie, les petites joies du quotidien, la poésie, la douceur, la gentillesse aussi. Même si parfois c'est un peu piquant. Et alors j'aime beaucoup, beaucoup le travail. La tendresse. Oui, la tendresse, c'est ça. Sampé, c'est la tendresse. La tendresse qu'il a envers ses personnages et qu'ils ont entre eux. Je trouve ça très doux. Et puis, une artiste sud-africaine qui s'appelle Kirsten Sims. Et je suis en amour devant son travail. Allez voir.
- Speaker #0
Je l'ai découverte. Je like thématiquement.
- Speaker #1
Je trouve qu'elle est juste dans ses couleurs. Ses personnages sont super expressifs. Mais c'est très juste en fait. Elle fait des grands formats.
- Speaker #0
Oui, la suite, depuis quelques temps, c'est très beau. J'adore aussi. On semble un peu à Dominique Corbasson.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Alors,
- Speaker #0
il y a une habitude qu'on a aussi, Magelone, pendant les vernissages. Pour le tien, ce soir, ce sera aussi le cas. C'est de faire une playlist, en fait, sur mesure, qui accompagne les tons publics, qui t'accompagne toi pendant le moment du vernissage. Et souvent, ces playlists, elles sont faites avec les artistes qui exposent. Et puis aussi, nous, on y met des morceaux. Et elles collent à l'atmosphère de l'exposition. Donc là, on va en faire une ce soir ensemble, et justement, on va lancer ce petit moment bande-son de ta vie, Maguelone. Parce que c'est vrai que la musique est importante pour toi.
- Speaker #1
Oui, bien beaucoup.
- Speaker #0
Alors on va te charcuter un petit peu. Alors déjà, il faut bien dire à tous les auditeurs que tu es une bonne musicienne, que tu joues du piano, que tu joues de la guitare, que tu joues du ukulélé. Bon, on n'en a pas là. C'est bien dommage.
- Speaker #1
Je suis sauvée. Je joue un peu de piano. C'était surtout la guitare, mon instrument. Le piano, je m'amuse, mais je ne joue pas vraiment.
- Speaker #0
Ah oui, quand même, tu t'amuses, t'improvises.
- Speaker #1
Non, mais c'est pas... Non, non. Je ne suis pas capable de faire tout ça, mais j'aime bien...
- Speaker #0
T'es une bonne musicienne.
- Speaker #1
J'aime bien la musique, oui.
- Speaker #0
T'as une bonne oreille. Et alors, quelques petites questions. Une chanson pour dessiner.
- Speaker #1
I Got You, du groupe Believe.
- Speaker #0
Alors là, je ne vois pas du tout ce que c'est. Tu peux fredonner un play ?
- Speaker #1
Impossible. mais c'est très beau, allez voir c'est une chanson qui dit Believe in yourself et c'est un artiste si je me trompe pas c'est un artiste qui habite aux Etats-Unis mais qui est africain à la base mais je connais pas assez d'où il vient et tout mais j'aime bien,
- Speaker #0
c'est dit Believe in yourself c'est joyeux c'est joyeux ouais c'est encourageant et c'est la chanson que tu disais quand tu crées, quand tu dessines à peu près En tout cas, pour cette expo, elle t'a accompagnée.
- Speaker #1
Oui, en fait, je l'ai découverte il n'y a pas si longtemps que ça. Il y a une émission de radio ou quoi. Oui, il y a plusieurs musiques. C'est souvent par projet. J'ai des playlists de musiques que je viens de découvrir. Et du coup, comme c'est la facilité, ça tourne. Ça revient toujours dessus. Donc oui, celles-ci, elles en font partie.
- Speaker #0
Donc du coup, maintenant, quand tu vas écouter
- Speaker #1
Agathe, ça va me faire penser au travail sur l'économie.
- Speaker #0
À vie le jour, oui. Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que tu disais aussi que les moments quand tu crées un dessin et que tu revois le dessin, ça te reconnecte tout de suite au moment et à la période pendant laquelle tu étais. Enfin,
- Speaker #1
c'est vraiment émotionnel. Il y a des endroits du dessin où, quand je les ai faits, ou j'étais en train de penser à quelque chose, ou j'étais en train d'écouter une musique, ou j'étais en train d'écouter une émission. Et du coup, le dessin, c'est un peu comme une carte géographique des souvenirs. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais à chaque fois que je regarde, par exemple, ce bout de chaise... Je repense à ce que j'ai écouté à ce moment-là. Et du coup, ce bout de chaise me fait penser à ça.
- Speaker #0
À Gatchou ?
- Speaker #1
Voilà, par exemple, très précisément.
- Speaker #0
La musique que tu écoutes pour te réveiller ?
- Speaker #1
Alors, la musique que j'écoute pour me réveiller en ce moment, c'est Edouard Sharp et The Magnetic Zero. Comme une plise, ça c'est le nom de la musique. C'est une visite du morceau. Oui, voilà, comme une plise. C'est pas récent du tout, mais ça a un côté un peu 60's. Ah,
- Speaker #0
bien. Tu fredonnes quelques notes ? Tu peux.
- Speaker #1
Celle-là, elle est compliquée à fredonner. La mienne a trop envie de m'entendre chanter. Mais je suis beaucoup trop timide.
- Speaker #0
Oh mais non, je suis sûre que...
- Speaker #1
Peut-être une autre. Mais celle-là, elle est comparée.
- Speaker #0
Alors, la chanson que tu mets pour endormir tes enfants.
- Speaker #1
Ça, c'est un joli groupe qui s'appelle Melconi Project. Et c'est assez récent. Et c'est de la chanson française, mais qui est très inspirée de... plein de choses, il y a du Nougaro, il y a du... C'est des deux joueurs musiciens de jazz et c'est très beau, c'est très joli. Ça fait longtemps que je n'avais pas entendu un truc aussi complet. Donc, Melconi Prochet. Je ne sais pas, je crois qu'il commence à être un peu reconnu, mais ça vaut le coup d'aller voir.
- Speaker #0
D'accord, merci, merci du tuyau. Celle que tu ne veux plus entendre, tu l'as trop entendue.
- Speaker #1
C'est une chanson Disney, bien sûr. Ne parlons plus de Bruno. Pour tous ceux qui ont vu La Famille Madrigal, c'est une chanson qu'on adore au début, et en fait après, elle est dans la tête toute la journée, et là j'en peux plus, ça y est.
- Speaker #0
Celle dont tu te lasses pas ?
- Speaker #1
Celle dont je me lasse pas, c'est Regina Spector, Us. Ou alors, alors Regina Spector, j'adore, mais c'est depuis 15 ans, j'écoute ça tout le temps, c'est une artiste américaine d'origine russe, et elle est... Ah non, mais elle a trop de talent.
- Speaker #0
Mais on ne connaît aucun des titres ou des groupes que tu...
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
C'est pour ça, merci déjà de nous tuyoter comme ça, parce qu'on va écouter, on va les mettre dans la playlist ce soir.
- Speaker #1
Oui, elle est très chouette, elle joue au piano, c'est très, je ne sais pas, c'est un peu atypique. J'aime beaucoup, beaucoup. Si je ne me trompe pas, ça parle en plus d'immigration et tout ça. Et il y en a une autre dont je ne me lasse pas, mais elle est très dure à dire, c'est Imiq Simiq de Indy Zara.
- Speaker #0
Ah oui, j'aime bien Indy Zara.
- Speaker #1
Celle-là, oui.
- Speaker #0
Et t'as mis aussi Je danse le Mia non ?
- Speaker #1
Ah, ben oui ! Planète de Marseille !
- Speaker #0
On t'attend, on t'attend,
- Speaker #1
ma gueulonne. Oh là là, on connaissait toutes les paroles par cœur, d'ailleurs, on l'a un peu répétée. Je danse le Mia. Pas de pacotille, non, mais c'est sûr, ça c'était chemise ouverte.
- Speaker #0
Je danse le Mia. Celle pour un soir d'été sur la terrasse.
- Speaker #1
Via con me. Ah oui, le Paolo Conte. Celle-là aussi, on ne s'en lasse pas. Elle sent le soleil. Elle, tout de suite, avec une voix bien grave comme ça.
- Speaker #0
C'est l'Italie. Celle pour un bain de minuit.
- Speaker #1
Pour un bain de minuit, il y en a une que j'adore. Elle est un peu bizarre, mais elle est sympa. C'est un compositeur qui s'appelle Solima. Et c'est un morceau de violoncelle qui s'appelle Violoncelle vibrée. Et ça part très doucement. Puis il y a un moment où ça part complètement en sucette. Puis après, ça revient très doux. Ça raconte une histoire, cette image, cette musique, je veux dire. Elle est trop belle. Ou alors, Just the two of us.
- Speaker #0
Ah oui, j'adore celle-là aussi.
- Speaker #1
Elle est trop bien.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Elle est très douce et romantique. Just the two of us,
- Speaker #0
c'est trop bien. Merci beaucoup, Maglone. On va écouter ça ce soir. Alors, Maglone, dans tes travaux de commande, dans ta vie professionnelle, artistique, Tu as beaucoup illustré de livres pour enfants, de livres jeunesse.
- Speaker #1
Oui, j'en ai fait quelques-uns.
- Speaker #0
Et donc tu racontais que tu les collectionnais aussi. Et je trouvais ça intéressant que tu nous donnes un peu, tu es aussi pareil, un peu ta playlist de livres pour enfants préférés, adorés. Tu nous racontais que tu les collectionnes. Et ce sont des livres qui ne sont pas mis à portée de tes enfants. Tu les gardes pour toi.
- Speaker #1
Oui, je les garde pour moi. Mais je... Je leur prête quand même de temps en temps, mais c'est comme dans une bibliothèque. Il faut qu'ils me les rapportent après. En fait, j'adore la littérature jeunesse. Je trouve que c'est une littérature pour adultes aussi. Je ne sais pas trop les deux. Je suis en amour devant certains albums jeunesse que je trouve hyper beaux, hyper bien faits. Donc, j'ai mon étagère derrière moi avec mes albums à moi, qui n'est pas du tout accessible aux enfants. Pardon, mais je leur ai quand même lu les histoires, bien sûr, sinon ça ne sert à rien. Et puis, maintenant, ils sont plus grands, donc ils peuvent... Mes petits, j'avais peur qu'ils me les habillent, mais j'y tenais trop. Donc, c'était mes livres à moi. Alors, dedans, il y a... J'aime beaucoup un album... J'ai Les Fables de la Fontaine de Joan Svart. Il est super beau. Et pourtant, il le réinvente encore, alors que c'est quand même très classique et très... Il y a beaucoup de livres, mais là, je le trouve super beau. J'aime beaucoup un album qui s'appelle On a fait un vœu de Séverine Vidal et Clémence Monet, que je trouve très tendre et un peu drôle aussi. J'adore Oncle Bernard cherche son chien de Yukiko Noritake. Il est hyper drôle, celui-là. Les images sont magnifiques, mais il est un peu absurde.
- Speaker #0
Ah, génial.
- Speaker #1
Voilà, j'ai aussi Le retour des loups de Marc Majewski. Il y a un livre qui se déplie, puis alors il se déplie, on peut faire le tour de la pièce quand il est déplié. Donc voilà, j'ai même une dédicace dedans. J'ai aussi Questions de mémoire d'Edith Caron.
- Speaker #0
Ta grande copine. Voilà. Salut Edith.
- Speaker #1
Salut Edith,
- Speaker #0
coucou.
- Speaker #1
J'ai un livre de Jenny Desmond qui est une illustratrice anglaise qui s'appelle La baleine bleue Et puis j'ai aussi Éclat et la quille de Marine Schneider. qui est un grand album très très chouette avec des couleurs très tranchées
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Bon, ben merci. Moi, je rajouterais aussi les albums, tous les albums jeunesse qui sont illustrés ou des fois écrits aussi par Camille de Cusac. Ah oui. Comme le petit chapeau rond rouge belge.
- Speaker #0
Oh là là, ouais, super.
- Speaker #1
Hilarant. Hilarant,
- Speaker #0
c'est de cool.
- Speaker #1
Pareil que comme tu dis, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Mais tous les albums de Camille, de Cusac et aussi celui de Céline Dumartin avec son petit personnage. Il y en a un, le premier qu'elle a édité chez Marcel et Joachim et qui est tellement joli et très... émouvant. Même pour nous les adultes en fait.
- Speaker #0
On adore en fait.
- Speaker #1
Et alors on va passer à une petite séquence, c'est aussi inédit, on réinvente complètement le format de la bonne aventure pour cette rentrée et c'est toi qui fait le crash test ma gueulonne. Donc là on a eu des questions, on a demandé aux abonnés de nous poser des questions et on voulait faire un petit moment anecdote, conciliante, questions abonnés.
- Speaker #0
Ah oui super.
- Speaker #1
Un peu un mix des deux. Alors on a collecté quelques questions d'abonnés. Alors comme il y en a eu pas mal... On a fait une petite sélection. Alors, il y a Omnomad qui te demande comment tu arrives à conjuguer ta vie artistique et ta vie de famille. Parce que comme tu le présentais tout à l'heure, tu as quatre enfants. Tu es maman de quatre enfants.
- Speaker #0
Comment on conjugue ? C'est une question qu'on me pose souvent. En fait, c'est sûr que les enfants, le dessin, c'est un peu... C'est chaotique, il ne faut pas se dire le contraire. Non, mais en fait, je... Avoir des enfants ne m'a pas du tout empêchée de me dire que je ferais du dessin parce que je trouve que la vie est beaucoup plus amusante avec le dessin. Mais la vie est beaucoup plus amusante aussi avec mes enfants. Donc les deux. Et je n'ai pas envie de choisir. Donc après, c'est ce qu'on met en place pour pouvoir mettre dans notre vie les deux choses qu'on préfère. Donc c'est une organisation. Alors je dois préciser que mes enfants sont plus grands. Je dors la nuit. J'ai plus de couches à changer, donc voilà, les parents de toddler, comme on dit, ou de petits, courage à vous, ça ne dure pas longtemps, mais quand ils étaient tout petits, c'est sûr que forcément j'avais moins de temps pour dessiner. Mais aussi c'est parce que quand j'ai eu mes bébés, j'étais tout à ça en fait, parce que je trouvais ça tellement beau, c'était une tellement belle création déjà, j'avais besoin d'amortir le changement et puis de contempler aussi ce qui était en train de se passer. Donc j'ai moins dessiné à ce moment-là. pour être complètement honnête mais après j'ai jamais non plus arrêté de travailler parce que c'était trop important pour moi et puis bon c'est aussi c'est aussi souvent cette question elle a été posée et c'est chouette mais c'est aussi une question qu'on pose plus aux femmes qu'aux hommes et c'est normal parce que c'est une réalité encore aujourd'hui mais c'est un peu dommage mais moi j'arrive à mener les deux parce que aussi leur papa est là et qu'il s'en occupe beaucoup et qu'on partage les tâches vraiment Il n'y a pas vraiment de sujet.
- Speaker #1
Vous avez une super organisation et ça tu le racontais aussi, tu disais j'ai vite compris que pour pouvoir continuer à faire mon travail, à vivre ma passion, il fallait que je mette en place une organisation. Oui,
- Speaker #0
ça je l'ai compris très vite, à la naissance de ma première. Et moi j'étais quelqu'un de pas du tout organisé, vraiment dans la lune. Et du coup je me suis dit si je ne m'organise pas, je ne dégagerai. Parce qu'en fait la grande question c'est le temps, c'est trouver du temps, c'est ça qui est précieux. Et du coup, comment en trouver ? Et moi, c'est vrai que du coup, j'ai dû m'organiser. On se lève tôt le matin, on essaie de préparer.
- Speaker #1
Tu te lèves à 6h alors que tu n'es pas du matin, tu es plutôt du soir. Et oui,
- Speaker #0
mais voilà, en fait, dire oui à quelque chose, dire non à autre chose aussi. Donc, c'est sûr que ce ne sont pas des sacrifices, mais il y a quand même des choses sur lesquelles on s'assoit pour pouvoir faire ce qu'on a vraiment envie de faire. Après... Je suis organisée, mais la plupart du temps, c'est chaotique chez nous. Mais c'est ça qui fait que ça marche, en tout cas.
- Speaker #1
Et puis ça rend tes enfants, les grands, en tout cas, assez autonomes finalement. Oui,
- Speaker #0
en fait, nous, ils sont très autonomes. On n'est pas du tout en train de faire des puzzles avec eux toute la journée parce qu'on a aussi des choses à faire. Et puis ce qui était important pour moi, c'est de ne pas... En fait, je ne voulais pas arrêter de travailler et être frustrée et que cette frustration leur retombe sur les épaules plus tard. de leur faire payer un peu. Et en fait, je pense que si on se frustre soi, on finit par le faire payer aux autres, alors que ce n'est pas de leur faute. Et ça, c'est quelque chose que je voulais à tout prix éviter. Donc je préfère peut-être être un peu moins présente. Il n'y a pas toujours d'histoire du soir, parce qu'on est fatigué à cette heure-là. Il n'y a pas toujours ça, mais il y a d'autres moments. Et puis au moins, j'espère qu'ils seront fiers du fait que j'ai toujours poursuivi mes rêves, peut-être. On verra.
- Speaker #1
En tout cas, on est hâte de les rencontrer parce que les quatre sont là avec leur papa ce soir. Eh oui. C'est la tribu.
- Speaker #0
C'est la grande sorcière.
- Speaker #1
C'est trop cool. Question de Céline Martini. Quels sont tes prochains rêves professionnels ?
- Speaker #0
Mes prochains rêves professionnels, je n'en ai pas en fait. J'attends de voir ce qui se présente. Je suis déjà tellement heureuse de travailler en dessinant, de faire ce que j'aime, qu'on verra.
- Speaker #1
La page blanche.
- Speaker #0
La page blanche, oui.
- Speaker #1
Quelqu'un te demande, Alice de Page, illustration, je viens de découvrir ton travail et je voulais te demander pour quel type de client tu travailles.
- Speaker #0
Moi, je travaille pour la presse, pour l'édition, donc les livres jeunesse ou les couvertures de livres adultes. Je travaille aussi pour l'entreprise. Je travaille pour des entreprises qui ont besoin de packaging ou de communication interne.
- Speaker #1
Marion, ton agent, c'est Kelo.
- Speaker #0
Voilà, Marion. On trouve des super projets.
- Speaker #1
Une petite question aussi sur les couleurs. Comment tu choisis les couleurs de tes commandes ? Est-ce que c'est peut-être aussi, ça c'est Marie Jab, 31, qui te demande ça. Comment tu choisis les couleurs de tes commandes ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai un peu une palette de couleurs que j'utilise régulièrement. Donc, généralement, je tourne autour. Après, je demande souvent quelle ambiance le client veut. Est-ce qu'il préfère une ambiance de nuit, de jour, etc. Et puis, voilà, après, je compose. Ça dépend vraiment des projets, en fait. Souvent, les gens demandent aussi un peu ce qu'ils... Dans mon travail, ils me disent plutôt quelque chose comme ça ou quelque chose comme ça.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que tu as une palette de couleurs assez reconnaissable, qu'on retrouve souvent dans même les autres commandes. Et qui font peut-être aussi ta signature, qui fait que les gens te demandent.
- Speaker #0
Oui, c'est la couleur qui fait qu'on a envie de voir ces couleurs-là.
- Speaker #1
Alors là, merci Maguelone pour ces réponses. Le temps est limité, donc on ne peut pas répondre à tout le monde. Mais il y a une question aussi que nous, on pose, on va poser désormais. C'est la question K.O. On a édité un livre qui s'appelle Balade au pays des artistes qui est une sorte d'abécédaire. C'est un abécédaire qui va de A à Z, A comme Atelier Z, comme Zinzin et Aïri. L'être K, c'est K comme K.O. Et on a demandé aux artistes, et donc je te le demande à toi, quel est ton pire souvenir en tant qu'illustratrice ? Ton K.O. dans les deux sens du terme.
- Speaker #0
Il y en a tout le temps des K.O. La pire galère. La pire galère, en tout cas la plus récente, c'est quand je suis partie en sorte de télétravail avec ma famille sur l'Aubrac, parce que ma famille vient de l'Aubrac. Et donc je suis partie là-bas et je devais terminer un travail trois jours plus tard. Donc j'ai pris tout mon matériel, ma peinture, mon ordi, mon scanner et je m'apprêtais à bien travailler sous les toits pendant trois jours pour tout envoyer pour un gros travail, un packaging qui sort cet automne. Et donc on a fait nos cinq heures de route, on est arrivés, l'Aubrac c'est désertique, il n'y a pas grand-chose, il n'y a même pas internet. Et on est arrivés là-bas et arrivé là-bas, je me suis rendu compte que j'avais oublié mes planches. Et en fait, c'était des grandes planches avec un grand décor, plein de petits personnages. Donc, c'est des planches qui ne se font pas en un jour. On y revient. Donc, j'avais commencé les trois planches et je ne les avais pas. Et là, j'ai senti descendre physiquement le stress jusqu'au pied. Tu as remonté jusqu'à la tête en disant, mais comment je vais faire ? Et puis, c'est de l'industrie. Alors, il y a des calendriers d'envoi à l'impression. C'est très, comment dire, balisé, quoi. Oui, ça, c'était vraiment...
- Speaker #1
Vraiment, en effet ?
- Speaker #0
Ben, j'ai travaillé... Un jour et demi sur ce que je pouvais, mais après je suis repartie chez moi. Et oui, bien sûr.
- Speaker #1
Donc tu n'as pas fait dix heures de route.
- Speaker #0
Oui, voilà. Autour. Tout le monde était content. Ben oui, c'est vrai que ça arrive. Ça arrive à tout le monde.
- Speaker #1
On va passer au tirage de tarot. Tu vas sortir une carte pour connaître ton avenir sous trois mois, avec Sergi, sa privante inclue. Oui, oui. Mais j'ai oublié de te demander avant une question subsidiaire qui était quelle formation t'as suivi, Magelone ?
- Speaker #0
Parce que c'est important ? J'ai été un an à l'atelier de Sèvres en préparation. C'est une école préparatoire au concours des écoles d'art. Et ensuite, j'ai suivi un parcours à l'école estienne. A l'époque, c'était un DMA illustration.
- Speaker #1
Et c'était un bon cursus qui t'a bien servi ?
- Speaker #0
Oui, en fait, à l'atelier de Sèvres, c'était très technique. Donc, on apprenait vraiment. Moi, j'étais un bébé en dessin parce que je n'ai pas trop fait de dessin. Chez moi, je n'ai pas... Je n'avais pas trop ça à portée de main, donc j'ai beaucoup appris au niveau technique. On avait beaucoup de cours de modèle vivant et tout. Et à Estienne, on était douze en fait. Et du coup, on a appris vraiment tous les différents supports d'illustration en fait. Donc un peu de BD, un peu de... enfin on a fait le tour. Et puis on était douze et du coup, on se montrait beaucoup notre travail et on a beaucoup progressé comme ça. Voilà, coucou aux amis d'Estienne.
- Speaker #1
Merci Maglone. Alors là, on va faire le passage rendez-vous avec ton destin. Donc je vais te demander, c'est la séquence tirage de tarot. Il y a un petit protocole à suivre. Il faut déjà que tu les mélanges dans le sens inverse des aiguilles du montre avec la main gauche. Et tu vas sortir une carte. Et cette carte va te donner la couleur des trois prochains mois. Donc, sors-en une bonne, si possible.
- Speaker #0
Il faut que tu me redises, c'est avec la main gauche.
- Speaker #1
Donc, je vais te demander de sortir une carte. Alors déjà, toi, tu vas la brasser dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. C'est un tarot de Marseille, qui a exactement 32 ans d'âge. Donc, il est très vieux. Il a beaucoup été brassé, ce tarot. Donc, il faut que tu y mettes ton fluide à toi. Donc, tu vas le brasser. Quelle jolie manucure, Maglone. Dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. C'est dans l'autre sens en fait.
- Speaker #0
Je peux me faire un peu de bruit ?
- Speaker #1
Oui, comme ça. Allez, hop. Voilà. Tu peux même mettre bien ta paume à plat comme ça. Voilà, ton fluide va pénétrer les cartes. Voilà. Quelle jolie main tu as. On va parler au bien, à peu près du chant visuel. On y va, à mes mains. Tac, tac, tac. Choups. Tu vas en choisir une avec la main gauche. Nous déposerons la carte. Oh, le jugement. Oh là là. Oui, c'est une carte qui n'est pas grave, mais enfin, c'est une carte sérieuse. Oui, une carte qui fait l'état des lieux des choses et qui amène au questionnement, à une recherche aussi d'équilibre, de faire comme une sorte de point et de... de prendre en compte certaines choses pour pouvoir accéder à la meilleure décision possible. Alors, je ne sais pas dans ta vie, est-ce qu'il y a des questions qui se posent, des choix à faire ? Mais il semble... C'est intéressant.
- Speaker #0
Oui, oui, parce que... Oui, c'est très intéressant. Ben, oui, oui, je vois bien.
- Speaker #1
Ça te parle ?
- Speaker #0
Ben, ça me parle parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, je cherche un équilibre. Je cherche un équilibre entre...
- Speaker #1
Et bien, c'est une très bonne étape pour ça. Oui, et bien, c'est une bonne carte. qui suggère que tu vas prendre tu vas tu vas le trouver tu vas prendre la bonne décision merci la main mon socle pour prendre des bonnes décisions je me tiens au courant oui ça marche merci beaucoup ma glande c'est un super moment merci la mienne merci d'avoir éprouver le premier nouveau format de ce podcast. J'espère qu'il va bien fonctionner. On croit que oui. Et puis surtout, qui va donner envie aux gens de venir voir ta sublime expo la nuit, le jour. Elle aura le succès mérité. Rendez-vous tout à l'heure pour le vernissage.
- Speaker #0
Oui, merci.
- Speaker #1
Merci Maglone. Salut tout le monde.