undefined cover
undefined cover
49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence cover
49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence cover
La clé de voûte

49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence

49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence

54min |22/04/2024
Play
undefined cover
undefined cover
49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence cover
49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence cover
La clé de voûte

49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence

49 - Jeanne Lehmann - Faire l'expérience transformatrice du silence

54min |22/04/2024
Play

Description

Cette semaine, je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann pour parler du silence et de ces nombreux bienfaits sur la santé mentale autant que physique.

Parce que le silence a toujours été son allié depuis son enfance, parce qu'a son contact elle permet une expérience de ressourcement et de retour à l'être incroyable, Jeanne a décidé de devenir Gardienne du silence. Jeanne et son compagnon Jonathan (les antisèches du bonheur) organisent des retraites silencieuses qui ont déjà conquis des centaines de personnes.


Qui est Jeanne Lehmann ?

Jeanne se décrit comme Gardienne du silence, au service de la liberté et de l'éveil des consciences. C'est devenu une véritable mission de vie. Elle transmet avec passion au travers d’enseignements spirituels, de méditations, de rituels ancestraux et de pratiques corporelles, pour nous élever ensemble, humains en chemin, vers l’exploration du Soi et la connexion à la nature profonde.


Découvre le parcours chamanique, 11 semaines pour changer te rencontrer, élever ta conscience et vivre une transformation immédiate et durable autant personnelle que professionnelle.

Ce parcours est composé :


🎧 Pour écouter d'autres épisodes : https://smartlink.ausha.co/la-cle-de-voute

🧿 Restons en contact :
- Instagram : https://www.instagram.com/audreycarsalade/
- Facebook : https://www.facebook.com/audreycarsaladecoach
- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/audrey-carsalade-0b180a2a/
- Inscription newsletter : https://www.audreycarsalade.com



Les retraites de Jeanne et Jonathan Lehmann 👇


Retraite Silence "Émerveillement' du 17 au 20 mai COMPLET - Rejoins la liste d’attente


Retraite Silence “I am”, du 11 au 16 juin 2024, au Portugal. 

https://silenceexperience.com/silence-du-11-au-16-juin-2024


Retraite Summer Bonheur du 1er au 4 août, en France.

https://silenceexperience.com/retraite-summer-bonheur


Retraite Silence du 30 avril au 4 mai 2025

Informations à venir. Inscris-toi ici pour être tenu.e informé.e


Découvrir le compte Instagram de Jeanne : https://www.instagram.com/silenceexperience/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du nouveau monde à développer leur business les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Bonjour à tous, cette semaine je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann et c'est un vrai coup de cœur. Le silence a toujours été son allié, que ce soit dans son enfance tumultueuse, dans son adolescence et également dans sa vie active. Il y a toujours un moment où elle venait se reconnecter au silence et où ce silence venait la ressourcer. Ce silence a tellement été son ami qu'elle a décidé en 2019 de créer silence et ça devient sa mission de vie et on la surnomme gardienne du silence. Depuis cinq ans, Jeanne crée et facilite des expériences silencieuses qui ont touché et transformé la vie de milliers d'humains en chemin. Je suis ravie de t'accueillir, bienvenue à toi Jeanne. Bonjour Jeanne.

  • Speaker #1

    Bonjour Audrey.

  • Speaker #0

    je t'ai demandé de choisir un livre est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et me dire pourquoi tu l'as choisi et ce qu'il symbolise pour toi alors déjà merci pour cette question parce que de me la poser à moi-même ça m'a permis de

  • Speaker #1

    replonger un petit peu dans ce livre ça fait des mois que je me dis que j'aimerais bien le relire donc je l'ai retenu en main un petit peu c'est un beau moment, c'est les conversations avec Dieu de Neil Donald Walsh C'est un livre dont on m'avait parlé depuis des années, mais l'auteur dit que ce livre vient à toi au moment où tu es prête dans ta vie à le lire. Donc ça me passait un petit peu au travers, comme ça, puisqu'il y a à peu près trois ans, on me l'a offert. Et là, je l'ai vraiment apprécié, j'ai vraiment plongé dans cette... Il y a d'abord la trilogie, j'ai lu les quatre premiers tomes. C'est assez épais. Et en fait, l'auteur est en communication, en correspondance directe avec Dieu. Donc je sais que pour certains, c'est pas crédible. C'est pour ça que l'auteur parle d'un moment où on peut être prêt à recevoir ce livre. et moi je crois que j'étais prête à ce moment-là c'est un moment où je m'étais accordée j'avais une semaine dans ma vie pour faire une petite retraite toute seule à la maison je faisais un micro-dosage de champignons et j'ai commencé à lire le livre et j'ai complètement plongé dedans j'ai été attrapée par cette correspondance où l'auteur pose des questions directes à Dieu et c'est des questions très concrètes sur la vie de l'homme le sens de l'existence, sur les relations humaines, sur la santé, sur les vies antérieures, etc. Et ça m'a vraiment passionnée. Je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire. D'ailleurs, lui, je crois qu'il y a trois heures du matin, il était réveillé toutes les nuits. Je ne sais pas si tu as lu ce livre-là, mais en fait, il l'écrit, il est réveillé au milieu de sa nuit pour venir communiquer avec Dieu et ça sort tout seul, en fait. Et moi, je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire et j'étais complètement absorbée. Donc, je... si c'est le beau moment pour vous chers auditeurs peut-être attraper ce livre et il t'a apporté quoi au juste ce livre en termes de réponse je suis l'impression qu'une fois que t'es rentré dans dans la croyance que c'est réel que ça peut vraiment être Dieu qui répond donc il faut vraiment passer le pas en fait et après ces questions sont hyper concrètes sur déjà la vie qu'est-ce qu'on est après il pose même des questions sur la sexualité sur la santé, sur le corps humain donc ça brasse plein plein plein de sujets très concrets et ça m'a apporté de la clarté et puis plein de réponses à des questions qui sont un peu dormantes et il y a tellement de théories aussi sur tout que là quand tu te dis ah c'est ça en fait la vérité si ça vient de Dieu donc ouais ça m'a transpercé j'ai

  • Speaker #0

    également lu ce livre, alors j'ai pas lu tous les tomes mais je l'ai trouvé effectivement très clair, très bien effectivement il posait des questions très humaines, très pratico-pratiques pour certaines Moi, j'ai la croyance, et je ne sais pas ce que tu en penses, que finalement, il y a une même source, à la base. et que la façon dont certaines personnes ont la capacité ou non de canaliser, donc de recevoir les infos, mais il y en a un certain nombre, que les mots qui vont sortir passent par le filtre des croyances et du vécu de la personne. Et c'est pour ça que parfois il peut y avoir certaines teintes différentes, mais au final c'est la même chose, c'est la même énergie. Tu sais un petit peu comme tu reçois une énergie, Et puis, moi, j'ai la médecine de la voix, donc je vais la transmettre par la voix, je vais la transmettre par mes mains, parce que j'ai l'énergie dans les mains de guérison. Et il y a d'autres personnes qui vont la transmettre au travers du silence, on aura l'occasion d'en parler, au travers de retraites. Et que finalement, à la base, c'est la même chose, simplement en fonction de nos dons, en fonction de nos perceptions, de nos capacités, de ce qui nous attire. L'interprétation et la transmission sera différente.

  • Speaker #1

    ça te passe ? je suis complètement d'accord parce que ce que tu appelles la source c'est ce que j'appelle Dieu, le divin, l'univers tout ça c'est la même chose évidemment on parle pas d'une entité ni d'un homme mais bien de cette non parce que c'est vrai que pour certains Dieu c'est associé à la religion ou à quelque chose, à une entité mais oui je pense aussi qu'il y a comme un téléchargement qui est fait en fait constamment c'est notre... notre nature en tant qu'humain. Et après, je pense que plus on a l'ouverture, la capacité à entendre et à faire confiance aussi à ces messages qui sont reçus au travers de la créativité, au travers de nos idées, de nos actions. Mais c'est exactement ce que tu dis, avec différentes nuances selon ce qui nous compose, comme un grand clavier.

  • Speaker #0

    Exactement on va y revenir justement sur ta créativité sur Silence la fondatrice de Silence alors avant ça je voulais savoir quel genre de petite fille tu étais et sous quel filtre tu voyais la vie

  • Speaker #1

    Alors j'étais une petite fille là quand tu me dis ça tout de suite je vois déjà deux parties très distinctes puisque j'étais une petite fille très heureuse Très rêveuse, très... J'imaginais des mondes, une utopie. J'adorais la nature. J'étais très joyeuse, curieuse, enthousiaste. Et malheureusement, la vie n'a pas été très généreuse pour moi. J'ai eu une enfance assez sombre, assez difficile, avec beaucoup d'épreuves qui sont arrivées tôt dans ma vie. Et donc, en parallèle de cette joie, de cette pureté, après tous les enfants ont ça, mais c'est vrai que j'avais vraiment cette ouverture qui était assez forte. et en parallèle j'avais beaucoup de tristesse et puis ça allait de plus en plus comme si j'avais vite déchanté assez tôt dans l'enfance et donc j'avais cette j'étais j'étais assez renfermée j'étais assez isolée finalement en réaction à ces événements comme une forme de protection exactement merci beaucoup

  • Speaker #0

    Quels adjectifs tu utiliserais pour décrire ton passage dans l'adolescence ? L'idée, c'est de retracer, de comprendre comment tu es devenue cette Jeanne d'aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Rébellion. Direct. Ça grattait. J'ai une incarnation qui grattait pas mal. Forcément, c'était un peu l'explosion. Tu me dis trois mots ?

  • Speaker #0

    Des adjectifs.

  • Speaker #1

    Des adjectifs, OK.

  • Speaker #0

    Des mots, ce qui te parle.

  • Speaker #1

    Ouais, sensible. Étrange.

  • Speaker #0

    Pourquoi tu utiliserais étrange ? C'est par rapport à toi, l'impression que tu avais de toi-même ou par rapport au regard des autres ?

  • Speaker #1

    C'est un peu les deux. C'est vrai que j'étais... En fait, j'avais du mal à comprendre le monde dans lequel je vivais. donc j'avais constamment l'impression petite que je n'étais pas née au bon endroit ni dans la bonne famille je m'identifiais à des utopies, à des images extérieures en me disant que ce n'était pas possible que je sois là il y avait quelque chose qui luttait à l'intérieur de moi j'ai abordé plus tard en thérapie peut-être des refus d'incarnation de mon âme qui auraient été là plus jeunes sans moi parce que j'ai mis du temps à comprendre un peu le sens de la vie. Et résultat étrange parce que, par exemple, à l'école, je ne comprenais pas ce qu'on faisait là, je n'avais pas d'amis, je ne m'entendais pas avec ma famille, je n'avais pas beaucoup de repères. Donc j'étais un peu à part quand même, un peu à l'écart.

  • Speaker #0

    D'accord, merci beaucoup. Tu sais, je crois que... On est quand même, non bon j'en sais rien, mais l'école c'est assez soporifique quand même, quand tu penses assis toute la journée à faire de toi une bête savante, à apprendre du par cœur. Je me souviens en sixième, alors maintenant je ne vois pas le temps défiler, c'est l'avantage d'avancer en âge, mais je me souviens en sixième, il y avait une horloge et je regardais les secondes qui s'écoulaient. Et je me suis dit je vais mourir d'ennui en fait, les secondes qui se transformaient en minutes. Et l'heure me semblait tellement interminable et ça m'est arrivé comme ça, des cours entiers de me dire... Et avec cette pensée qu'il y avait un autre cours derrière, tout aussi soporifique, et que mes journées allaient ressembler à ça. Il y a un truc assez terrible là-dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, le sentiment d'être enfermée et en fait, si t'es pas dans le moule, enfin moi j'étais clairement pas dans le moule. et j'avais ce besoin de liberté d'espace et de voir que tous les autres enfants ont quasiment son ok avec ça et ils lèvent la main ils vont au tableau et tout mais qu'est-ce que je fous là ? c'est vraiment pas ma place moi je regardais les nuages de la fenêtre je viens du nord de la France donc je suis dans les souvenirs de l'école où on sort à 16h il fait déjà nuit Voilà. J'ai pas d'expérience de l'adolescence.

  • Speaker #0

    Moi, je me suis rattrapée parce que, effectivement, à l'adolescence, j'étais assez sociable. Donc, j'ai beaucoup investi le clan amical. Mais c'était interminable. Et puis, surtout, ce questionnement de... Moi, cette angoisse de me dire que tous les jours, on allait se ressembler et être aussi soporifique. Je m'en souviens. Du fait que t'en parles, j'ai ce truc qui remonte. Je me dis... Hum... Et ton passage dans le monde adulte, avant d'être la fondatrice de Silence, qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? Et qu'est-ce qui t'a amenée à créer justement Silence et à devenir cette fondatrice ?

  • Speaker #1

    Alors, je... Donc là, pour faire un petit peu le déroulé de cette adolescence un peu compliquée, etc. Mon refuge, c'était déjà en ce temps-là, même si je ne l'avais pas identifié, mais c'était la nature. J'adorais les animaux, j'aimais être seule dans la nature. Le silence était déjà à ce moment-là mon refuge. Et j'ai commencé à trouver un peu le sens de ma vie dans la créativité. Et donc, j'ai fait des études de communication et de direction artistique, plus en particulier. et donc je travaillais ensuite j'ai fait mes études à Lille puis à Paris et j'ai commencé ma carrière de directrice artistique et là j'ai commencé à vraiment aimer parce que j'avais cette cette facilité à trouver des concepts à être créative, j'adorais ça en fait donc j'ai fait ça pendant presque 6 ans J'étais freelance, j'étais à Paris, donc là j'ai eu une vie qui n'a rien à voir avec ma vie d'aujourd'hui, où j'étais dans la pub, j'avais une vie très très active, je passais quasiment plus de moments seule, j'étais très entourée, je sortais beaucoup, j'étais en scooter, je faisais beaucoup la fête, etc. Et petit à petit, ça m'a fatiguée. Et en parallèle de ça, ça semble complètement schizophrénique, mais j'ai ma mère qui est prof de yoga, et donc j'avais gardé quand même un... un fil spirituel avec... J'allais en ashram chaque année avec elle. Je faisais du yoga. Et puis, je commençais à m'intéresser à l'au-delà, à la méditation, au monde intérieur. Et puis, en fait, ça a commencé à prendre de la place petit à petit. Et si tu veux, ma carrière de direction artistique, sur la fin, les deux dernières années, je n'étais plus à nouveau plus du tout à ma place. et je ne comprenais plus le sens de ça puisque le caractère créatif que j'adorais il était quand même teinté de commerce d'un monde hyper superficiel, d'horaires de bureau tout ce qui ne me convenait pas, ce cadre qui pour moi n'avait pas de sens et me grignotait ma liberté donc j'ai tout lâché en 2018 j'ai tout lâché et je savais que je ne voulais plus jamais être dans la publicité à la fin c'était les deux dernières années j'ai pas été jusqu'au burn out mais c'était vraiment lourd et donc en 2018 je me suis dit soit je pars dans le yoga, dans la nature je veux bien fleurir, je savais pas mais je voulais plus être plus barde. Et donc là, j'ai commencé, comme beaucoup de gens, par un grand voyage en solo. Donc je suis partie en... D'abord, je suis partie en Colombie avec mes frères et sœurs un petit voyage, enfin un mois. Et ensuite, je suis partie plusieurs mois en Asie du Sud-Est. Et donc là, j'étais en recherche de sens, j'explorais en fait. Donc il y a plein de sources géniales là-bas, le bouddhisme, j'ai appris le massage thaïlandais, j'ai fait des cours de cuisine au Cambodge, j'ai fait un stage de permaculture aussi dans une éco-farm au Cambodge. Enfin voilà, j'ai fait plein de choses très nourrissantes. et c'est sur la fin du voyage après trois mois j'étais au Laos et là en fait je n'étais pas en train de chercher un concept entrepreneurial je ne cherchais pas du tout j'étais juste en butinage complet hyper ouverte, hyper bien en fait et il y a eu une nuit à Luang Prabang qui est un lieu de bouddhisme sacré où je me suis réveillée et j'ai entendu des percussions dans ma tête et je me suis réveillée en pleine nuit et je suis allée écrire et là c'était j'ai vraiment pour le coup téléchargé, on parlait de téléchargement j'ai vraiment téléchargé silence je n'ai pas choisi, je n'ai pas réfléchi je ne me suis pas dit tiens c'est vraiment c'est sorti

  • Speaker #0

    Oui, après, il y a plein de façons différentes. Comme tu le dis, moi, par exemple, j'ai fait des retraites bouddhistes dans lesquelles il y a du silence. Il y en a qui font de la... Ah mince, les retraites, Vipassana aussi, où tu es dans le silence, etc. Et ça peut, avec d'autres concepts, te dire, tiens, j'ai envie de créer ça. Et toi, en fait, tu parles exactement de ce qui s'est passé pour Conversation avec Dieu, c'est que tout d'un coup, il y a eu blablabla, le tambour, et bling, canalisation, merci.

  • Speaker #1

    Je ne l'avais pas encore lu à ce moment-là, c'était avant, mais... J'ai eu que une nuit, mais elle était précieuse, cette nuit.

  • Speaker #0

    C'était une nuit qui a changé de trop. C'est ça, vivement le prochain voyage. Ou tout simplement la prochaine nuit, parce que l'avantage, je crois que lorsqu'on s'ouvre à ça... du coup on n'a plus besoin de faire potentiellement un voyage d'un an autour du monde pour ouvrir ses chakras ouvrir ses perceptions et que ça peut effectivement venir de façon beaucoup plus naturelle et spontanée en faisant un jogging sur la plage et en regardant la mer en

  • Speaker #1

    fait en disant j'ai eu que une nuit je me dis mais la gourmand quoi c'est pas vrai Ce que tu dis, c'est exactement ça. Je le ressens quand je suis animée par quelque chose, quand parfois je me dis tiens, j'ai dit ça Par exemple, typiquement dans les retraites, il y a des moments où ça me dépasse tout ce qui se passe. Je sens que c'est un processus qui agit au travers de moi et que ce n'est pas about me Ça ne vient pas, c'est quelque chose qui me dépasse, qui me transperce.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai cette sensation aussi quand j'anime... Je suis femme médecine, donc je fais du chamanisme. Et donc, j'ai créé deux accompagnements. Et dans mes accompagnements, lorsque je suis dans cet espace, j'ai cette impression comme si ce n'était pas moi qui parlais. En fait, c'est mon moi, mais complètement dissocié de mon égo. Donc, je sens à ce moment-là que ça vient résonner avec une justesse. et des choses qui auraient pu m'activer en tant que moi Audrey dans la vie de tous les jours ne m'activent pas du tout et deux trois heures après je me dis quand même elle a dit ça cette personne tu sais comme si je me revenais et je me dis à quel point on peut être effectivement centré et cette impression et c'est une personne que j'avais interviewée tout au début Benika qui disait oui on peut avoir l'impression que c'est soi mais en fait c'est quelque chose de plus grand que soi qui vient et qui vient créer l'énergie, qui nous donne tout d'un coup cette idée, qui vient poser les mots et qui sait ce qui se passe en face. Il y a quelque chose de magique. Mais finalement, est-ce qu'on ne serait pas une forme de catalyseur et de transmission ?

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    complètement. Ça te parle, ça ? Oui, complètement.

  • Speaker #1

    Oui, c'est comme ça que je le vois. nos vies, en fait, pour moi, le self ou le moi supérieur qui est en chacun de nous. Et j'ai vraiment envie que tout le monde reçoive que c'est pas que certaines personnes qui ont tel ou tel titre ou tel ou tel... apparence, mais c'est bien tout le monde qui a ça, qui sommeille à l'intérieur et qu'il suffit d'y plonger, d'aller gratter sous les couches de l'ego pour justement s'en désidentifier, se désidentifier de toutes ces croyances, de nos peurs, de nos conditionnements, de nos limitations pour venir. en soi et là où le sommeil, ce divin, ce self, ce Dieu, on l'appelle comme on veut.

  • Speaker #0

    Moi, j'aime bien l'appeler le plus haut potentiel qui je suis, justement, quand je suis débarrassée de toutes ces croyances, de tout ce dont tu viens de parler. Parce qu'effectivement, on a tous... Je ne sais pas si c'est parce qu'à force de lire plein de livres, je ne sais plus si c'est dans Conversation avec Dieu ou pas, mais on est tous partie et intégrante de l'univers. Il est en nous et nous sommes l'univers. Donc, on a tous la même capacité. C'est simplement que les textures, les dons, en fonction de l'incarnation, c'est vraiment l'idée que je m'en fais aujourd'hui, en fonction de l'incarnation, de ce qu'on a choisi et de notre identité, on ne va pas le manifester de la même façon.

  • Speaker #1

    ce que tu dis ça m'évoque les enseignements mondiaux moi je m'intéresse depuis seulement un an mais ça a vraiment renversé ma perspective justement de l'illusion de la séparation qu'on a et qui rend le monde aussi compliqué qu'il l'est aujourd'hui et à l'inverse si tu prends conscience qu'on est tous la même conscience unique il y a quelque chose qui se relâche dans le corps. Alors évidemment, ce n'est pas parce que tu as capté la théorie que tu peux le mettre en pratique au quotidien. Il faut se le rappeler, se le rappeler, se le rappeler. Une fois que tu as vraiment imprimé ça, c'est ce qu'on appelle être réalisé. Donc ça prendra des années ou peut-être que ça ne viendra pas dans cette incarnation-là. Mais en tout cas, j'ai capté cette théorie. Et c'est vrai que quand je m'y rattache, parfois, c'est tous les jours. Il y a des moments où je m'en détache un petit peu. Là, j'ai fait une retraite avec un... un enseignant mondial l'été dernier, donc on était vraiment bénis dans ces enseignements-là. Et moi, j'ai gardé un de ces enseignements que je trouve génial et que je partage volontiers dans mes retraites, mais aussi ici avec toi. C'est, tu vois, au lieu de dire je suis, je suis Audrey, je suis une femme, je suis, je ne sais pas où tu vis, bordelaise ou parisienne ou etc. En fait, de dire juste je suis. Et de fermer les yeux et de ressentir. je suis et là je sais pas si tu sens comme un petit frisson j'espère que si vous nous écoutez vous ressentez peut-être que tout de suite il y a un chant mais beaucoup plus vaste et illimité qui s'ouvre qu'en fait il n'y a pas besoin d'étiquette derrière ce je suis bien sûr c'est notre identité mais bon ça fait partie de la vie mais quelque part ça nous restreint le chant et quand tu dis juste je suis en fait c'est l'existence pure et simple et bien plus immense qui s'ouvre là et ça si on peut c'est des enseignements, c'est pas moi qui l'invente mais juste se le rappeler encore et encore et quand tu te fais attraper par un événement dans ta journée quelque chose qui t'énerve ou par une pensée ou par une émotion négative juste de revenir à ça Ah ouais, en fait, on se calme. C'est rien du tout. C'est bien plus grand, en fait.

  • Speaker #0

    Je te remercie parce que du coup, j'ai fait l'exercice en même temps que toi. Il y avait comme une énorme vibration qui sortait. Et en même temps, un ancrage. Il y a une notion de puissance personnelle. Moi, c'est comme ça que j'ai vécu, comme une puissance personnelle qui vient te réancrer. Et la vibration qui s'ouvre comme une immensité.

  • Speaker #1

    l'immensité des possibles je suis en fait et en ça c'est largement tellement suffisant c'est ça et elle est là pour tout le monde en fait c'est que avec toi évidemment si t'es femme médecine et que t'es hyper ouverte hyper connectée forcément ton canal il est bien bien ouvert bien net donc c'est plus facile évidemment de ressentir ça que si on a la tête dans le guidon mais tout le monde un peu avec un peu de discipline avec un peu de de

  • Speaker #0

    Oui, en venant dans une retraite tout simplement pour venir justement couper.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Venir couper. Et j'aimerais d'ailleurs que tu nous parles justement de ce que tu proposes, du concept silence-expérience et de ce que tu proposes. Et finalement, j'ai vu passer des témoignages, mais qu'est-ce qu'il en ressort pour les personnes qui viennent ? Je pense que c'est différent, mais il y a peut-être une essence commune.

  • Speaker #1

    Oui. Depuis 5 ans, j'ai créé Silence. Je me considère au service du silence. J'organise des retraites entre 3 et 7 jours en silence. J'ai fait ça en France jusque l'année dernière et depuis cette année au Portugal aussi. Maintenant, c'est France et Portugal. Et donc c'est des retraites où on est dans des lieux de nature, où on est en immersion de nature. On vient déconnecter au niveau digital. et on vient pratiquer le silence pendant plusieurs jours, selon la durée. Donc c'est des retraites qui sont inspirées de Vipassana, puisque Vipassana ça a été une expérience majeure dans ma vie, ça a été immense, mais j'ai aussi trouvé que c'était trop dur, que c'était très challengeant, et surtout quand j'en parlais autour de moi, tout le monde me disait ça a l'air cool ton truc, mais moi j'en suis incapable Donc j'ai eu l'envie de créer des retraites pour pratiquer ce silence-là, pour pouvoir s'y connecter, mais dans un cadre de plaisir. quelque chose qui soit pas réservé à une élite, quelque chose qui soit vraiment accessible. Donc sur les durées plus courtes, ça peut être pour quelqu'un qui n'a jamais fait de retraite ou médité ou quoi que ce soit. Et sur les plus longues, c'est réservé à... Parce que c'est un process qui est doux, mais qui est quand même assez puissant de venir se mettre en silence comme ça. et donc pendant ces retraites on est en silence mais on fait pas que méditer comme Vipassana où tu médites pendant 10h par jour ce qui est un peu, ça rend un peu zinzin quand même donc là en fait on vient enrober cette expérience avec, il y a de la méditation bien sûr tous les jours mais il y a aussi du yoga il y a des ateliers de nature, il y a des bains de forêt et ça change selon les lieux, les saisons à chaque retraite et il y a des enseignements des enseignements qui sont partagés autour de la connaissance de soi, autour du silence, des explorations. et ça me fait sourire parce que j'adore ce que je fais et que tu me parles justement des retours sur les participants et en fait c'est vraiment ça qui fait que je fais toujours ça depuis 5 ans c'est de voir les bienfaits que ça a sur eux et alors je tiens à dire que moi je suis au service de ce silence et que je ne m'approprie pas les bienfaits de ces participants, je les appelle les silencieux parce que ça pourrait paraître pompocinant de dire ça, c'est vraiment le silence qui opère, qui fait son travail, et les effets me dépassent, et les effets sont uniques pour chaque personne. Mais là, depuis deux semaines, je crois que j'ai reçu cinq ou six mails de silencieux, soit qui sont venus il y a deux semaines, soit qui sont venus il y a deux ans, ou il y a deux mois, vraiment dans la durée, qui me disent que ma vie a changé. qui se sentent vraiment transformés après ces retraites-là. Donc les effets sont uniques pour chaque personne, mais je parlerais d'une clarté qui vient déjà de le fait de venir taire tous les bruits, toutes ces perturbations des messages publicitaires qu'on reçoit, des actualités stressantes, de la pollution sonore dans laquelle on baigne dans ce monde moderne. En fait, de revenir déjà à un état et à un environnement calme, ça vient créer comme... une régulation qui est vitale. Parce que le monde est de plus en plus bruyant et plus on est dans ce bruit-là, au niveau de la santé, on a besoin de rééquilibrer. C'est pour ça qu'il y a plein de monde qui sont en état de stress, qui sont en dépression, qui ne sont pas bien. Parce qu'il y a trop de productivité, il y a trop de messages, il y a trop de stimulation au quotidien. Et on vient atteindre une homéostasie grâce à la pratique du silence. et j'ai l'impression que plus le monde est bruyant, plus les gens auront besoin de ces cures de silence si on était dans un mode de vie naturel, calme avec moins de stress avec moins de cette vie à mille à l'heure les gens n'auraient pas besoin de ces retraites là d'ailleurs les gens qui vivent en haute-dame montagne ils n'ont pas besoin de tu les as jamais vus ?

  • Speaker #0

    non

  • Speaker #1

    Il y a quand même des gens qui viennent d'un peu partout. On n'a pas que des paris dans stressé, je voudrais le dire. Parce qu'il y a une différence aussi entre être en silence chez soi quand tu vis en Bretagne, dans un petit village calme, et vivre ça en collectif. Il se passe quelque chose aussi en termes d'énergie et de ce sentiment d'union dont on parlait aussi tout à l'heure, qui est hyper fort pour les participants. mais ouais il y a ce donc je dirais dans les effets il y a ce gain de clarté il y a cette rencontre avec soi

  • Speaker #0

    c'est comme si il y avait des courts circuits quand on est trop absorbé par notre quotidien et là de venir prendre une respiration s'extraire un petit peu du monde bruyant et en fait j'ai l'impression qu'il y a des gens bien sûr on les guide pour qu'ils viennent plonger en eux pour qu'ils viennent observer, s'écouter se connecter à ce self et en fait ça vient ouvrir ce champ des possibles aussi, c'est ça c'est cette connexion à plus grand que soi qu'on vient rechercher et après ils réussissent à garder ça longtemps sur la durée, c'est pas juste le temps de la retraite mais c'est comme si on venait, tu vois comme une petite clé qui vient ouvrir une porte et la clé il repart avec eux et c'est le silence en fait cette clé

  • Speaker #1

    Et puis tu dis quelque chose de très juste, on peut être perdu dans un petit village, et avoir le silence, et se sentir dans une forme de solitude. C'est-à-dire que ce n'est pas la même chose que de se sentir isolé, parce qu'on est isolé socialement, etc. Que venir pratiquer le silence, et venir se dépouiller, partir à la rencontre de soi-même, avec une communauté. et puis il y a autre chose il y a aussi le fait quand tu parlais d'être au service du silence il y a le fait que moi je dis tenir l'espace c'est que toi, ton équipe vous êtes là pour justement faire que le silence et les silencieux se rencontrent et puisse... Tu sais, ça me fait penser un peu à... Je sais pas pourquoi je pense à ça, mais il y a des gens qui veulent rentrer en détox. Et donc, j'ai fait une cure de détox au printemps. Et il y a des gens, en fait, ils arrivent pas à faire la bascule. Ils sont malades comme des chiens parce que leur corps n'arrive pas. Donc, ils sont blindés de toxines, mais ils n'arrivent pas à faire la bascule où le corps va rentrer en élimination. Et du coup, c'est le rôle de la naturopathe de choper cet instant-là et de les accompagner à basculer. Et là, le corps, il se met à éliminer. Et je pense à ça, tu vois, de cette rencontre. Parfois, le silence, il peut effrayer. Moi, quand j'ai parlé du fait que j'avais été interviewée, J'ai eu une semaine sans parler, trois jours sans parler, de silence. Mais on fait quoi ? Cette angoisse ! Pendant une semaine, on est assis et en silence, et il ne se passe rien. Je me suis dit, je vais poser la question à Jeanne. J'ai senti cette espèce de zone d'angoisse. Énorme de se dire, dans ce monde ultra-productif, je vais m'asseoir. et être une semaine à regarder les gens à côté de moi, en silence, ou trois jours, il y a une forme d'angoisse de... Mais en fait, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ? Le fait de faire... Tu sais, il y a ces trois choses de être, faire et avoir, lorsqu'on parle de la manifestation. Et souvent, on est dans le faire, et on oublie qu'avant, il y a l'être.

  • Speaker #0

    C'est exactement ce qu'on invite à ne pas faire, c'est justement d'arrêter de faire, d'aller dans une démarche de ralentissement qui est telle que presque on vient à une immobilité. On pratique le yoga, la méditation, la contemplation, la connexion à la nature, des choses très simples, sans trop de chichi. Et en fait, on vient d'accélérer à un point. pour être ce témoin silencieux. Alors, il se passe des choses quand même. Ce n'est pas vipassana. C'est justement l'idée, c'est que ce ne soit pas trop décourageant. Mais c'est vrai que c'est fou parce qu'en fait, j'aime bien cette phrase qui dit Avant les villes, il y avait la nature et avant le bruit, il y avait le silence. c'est un état naturel le silence c'est la base, c'est l'origine avant qu'on soit branché connecté, hyperactif tu vois et en fait de regoutter à ça qui est notre essence d'être juste l'existence, découvrir qu'est-ce qui se passe si je ne fais pas qui je suis d'aller dans ce monde intérieur quand on vient gratter les surfaces de cette croûte de qui on est. En fait, tu viens dans les profondeurs de qui tu es vraiment, dans cet espace de vérité, et c'est ça. Et quand tu parles des gens qui ont des appréhensions, il y en a plein qui viennent et qui sentent qu'ils ont besoin de switcher quelque chose à l'intérieur parce qu'il y a un bug. Il y a beaucoup de personnes qui ressentent ce bug-là. On est beaucoup. Et moi j'adore quand c'est des personnes qui sont hyper... Voilà, qui mettent les doigts bien dans la prise, tu vois. Qui sont limite au burn-out, qui fument à bloc, qui me disent comment je vais faire parce qu'on m'a parlé de fumée. Donc qui me disent est-ce que je peux aller fumer et tout. Et au bout de trois jours... c'est la transformation là j'ai eu encore il y a quelques semaines une personne qui était vraiment hyper flippée de rentrer dans le silence elle a même dit au cercle d'ouverture parce qu'on échange quand même au début et à la fin il y a des cercles de parole et elle a dit qu'elle avait vraiment peur de se faire chier en texto et en fait elle s'est rencontrée

  • Speaker #1

    tu sais ça me fait moi aussi je suis une ancienne parisienne et j'ai redécouvert la nature en changeant... J'ai dit en changeant de pays, non. J'ai pas changé de pays, pour le coup. En basculant dans le sud de la France. Pourtant, je suis née à Fontainebleau, donc j'avais la forêt. Mais à un moment, j'ai switché dans cette vie que tu décris de hyperactive, de rencontre, de sortie, de tout moche, de vite. J'ai adoré, d'ailleurs, cette vie-là. Et j'ai quitté Paris, justement, parce que tout d'un coup, je crois que... C'est même pas je crois, j'étais arrivée à saturation. De tous mes sens. Il y a tout le temps quelqu'un, tout le temps une odeur, tout le temps quelque chose devant soi, tout le temps des gens collés contre toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et quand tu rentres même dans ton appartement, faire attention à ne pas faire trop de bruit parce que ce n'est pas forcément bien isolé, et que tu continues d'entendre, et donc tu es dans une toute petite boîte et c'est là où tu peux espérer avoir un peu de silence en fait. Et moi je me souviens que mes sens ont explosé. et que je ne supportais plus. Je mettais des bouchons dans les oreilles quand je prenais le métro, parce que le métro, à certains endroits, à Gare du Nord, sous la ligne 5, c'était devenu insupportable. Donc oui, je te rejoins complètement, et j'aime beaucoup la phrase, il m'en manque une partie, mais avant la ville, il y avait la nature, et ça rejoint vraiment toute l'idée du chamanisme. Pour moi, le chamanisme, dans mon expérience, C'est un prolongement de la naturopathie que j'ai découvert. Pour moi, c'est évident. Et j'oublie parfois... qu'il y a des gens qui ne savent pas ce que c'est la naturopathie. Tu vois, par exemple. Parce que je suis déjà passée à la strata suivante. Ce n'est pas une question d'être meilleure. Dans ma compréhension, je suis passée à une autre strata. C'est comme si je lisais Conversations avec Dieu et qu'un an après ou deux ans après, je le relisais. Du coup, il y avait d'autres clés de compréhension que je n'avais peut-être pas vues la première fois. et pour moi la femme médecine le chamanisme le bouddhisme d'ailleurs aussi parce qu'on ne touche pas à aucun être vivant c'est un prolongement et je remercie la naturopathie et le fait du coup d'avoir été malade parce que ça m'a emmenée sur ce chemin de cette reconnection avec les plantes même si au départ c'était juste pour me soigner, pour prendre soin de moi etc. mais finalement je vois à quel point Ces synchronicités m'ont menée aujourd'hui à être qui je suis. Elles m'ont reconnectée justement avec la beauté et l'immensité de la nature, qui va de pair avec le silence d'ailleurs. Parce que c'est lorsqu'on est silencieux au milieu de la nature que la nature se met à nous parler.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Qu'on entend... Parfois, je communique avec les oiseaux, qu'on entend l'esprit de la forêt, que tout d'un coup, une autre... Un autre écosystème qu'on ne regarde pas, qu'on n'entend pas, est présent et peut être le plus beau lieu de nos enseignements. Moi, je me souviens, j'étais rentrée une fois après des cérémonies chamaniques en plein milieu de la nature et je me sentais seule. Parce que tout le monde n'est pas à la fin médecine autour de moi ou branché par le chamanisme. Donc, il y avait une espèce de forme de solitude. Et j'ai communiqué avec l'esprit de la forêt. Je lui ai dit, voilà, mais qu'est-ce que je pourrais faire justement pour ne plus me sentir seule ? Et à ce moment-là, la forêt m'explique, elle me dit, mais quand tu es en pleine ville, tu vois qu'il y a des arbres qui sont séparés, en fait. Ces gouttes de rennais, ils sont séparés. Mais en dessous, on est tous reliés, on est tous la même entité. Et du coup, ça m'a complètement réouvert sur le fait que je pouvais communiquer avec mes sisters. De toute façon, tu vois, j'adore. Et donc ça, on le trouve que dans le silence.

  • Speaker #0

    le fait que la nature est notre plus grande enseignante c'est vrai parce qu'elle inspire cette lenteur cette confiance que tout se fait il n'y avait jamais de stress dans la nature la vie, la mort, les cycles, les saisons, les marées tout ça c'est tranquille et personne ne s'affole c'est quoi ? c'est ça et en même temps si c'est connecté tous les éléments sont solidaires il y a toujours cette harmonie en fait qui est là et c'est la plus la plus grande enseignante clairement clairement et c'est marrant quand tu dis que t'es allée toucher un peu le fond avec cette saturation moi pareil comme cet état presque de maladie et quelque part si aujourd'hui toi et moi on fait pas exactement la même chose mais en tout cas on essaie de guider les gens vers un mieux-être parce qu'on est passés par là et moi à chaque fois je me dis quand il y a des épreuves des moments difficiles ou quand je pense à mon enfance qui était franchement pas un beau passage mais c'est aussi un cadeau quelque part ça donne quand même une perspective plus positive de se dire que si je suis aujourd'hui c'est grâce à ça et quand on est dans le creux de la vague parce que moi j'ai aussi pas mal de personnes des silencieux qui me qui se connectent à moi quand ils sont dans des moments de tumulte des débats émotionnels et c'est vrai que de se rappeler que grâce à ça en fait c'est je tirerai des enseignements et je gagne enfin je m'élève en fait tout en d'abord en allant dans le creux de la vague et se laisser vraiment recevoir cet état qui peut être parfois tout noir et c'est là qu'on vient retrouver la lumière quand on est dans le fond de cette obscurité et quelque part si ta voix c'est ça aujourd'hui, il a bien fallu que tu passes par cet état de saturation de trop plein Mais là, j'ai l'impression qu'il y a tellement de monde qui ressent ce trop-plein. Je me dis, il va y avoir un éveil collectif. Ce n'est pas possible.

  • Speaker #1

    Bien sûr. Moi, je suis persuadée. Je suis une personne qui disait qu'il allait y avoir de plus en plus de personnes en capacité de canaliser. Parce qu'on l'a tous à la base. Mais c'est simplement que parfois, c'est brouillé par un mental très puissant, etc. Mais qu'il y a de plus en plus de gens qui allaient découvrir qu'ils étaient dans une forme de médiumité, etc. Moi, je crois vraiment que c'est un peu plus simple. qu'effectivement, on est sur la transition. Et j'espère que de notre vivant, on la verra, la finalité liée à ça. Mais je suis persuadée qu'effectivement, il y a une transition. Moi, je ne le vois rien qu'en tant qu'entrepreneuse naturopathe. À l'époque, il y avait très peu de gens. lancer un entrepreneuriat dans le bien-être, c'était vraiment anecdotique, ou c'était un complément, c'était, on était prof de yoga, mais en fait, tu ne bosses pas vraiment. Et là, je vois vraiment de plus en plus de gens qui se lancent et en font vraiment un métier à part entière, sont des entrepreneuses, gagnent leur vie, des entrepreneurs aussi, mais il y a vraiment un vrai mouvement. Et alors, peut-être que je suis biaisée parce que je suis entourée. par des gens qui sont dans le bien-être, et je m'intéresse aussi à des gens qui proposent ce genre de choses, j'ai vraiment l'impression qu'il y a un gros élan d'envie d'accompagner l'autre, d'envie justement de changement, et que le changement commence par nous, et aussi par le fait de semer des graines.

  • Speaker #0

    c'est marrant que tu aies tourné ta phrase au féminin après tu t'es remise pour ces hommes qui sont beaucoup moins nombreux c'est vrai parce que comme femme on a cette tendance je pense cette facilité au changement au mouvement à pas rester figé puis on a quand même les antennes un peu plus connectée par l'instinct qui est quand même plus propre au féminin. Mais c'est vrai qu'il y a aussi des hommes qui sont vraiment en chemin. Moi, j'en vois dans les retraites et franchement, je les remercie d'être là parce qu'ils sont moins nombreux, c'est courageux de se montrer vulnérable parce que forcément, l'image de... de l'homme fort qui ne met pas le genou à terre devrait changer pour que l'humanité aille mieux quand même, pour que de l'autre côté on vienne aussi travailler masculin et être dans plus d'harmonie mais merci pour ce cette reprise sur les femmes, c'est vrai que moi aussi parfois je dis des silencieuses mais il y a aussi des hommes

  • Speaker #1

    Oui, moi j'ai beaucoup de femmes. Donc c'est vrai que j'ai tout de suite cette image-là. Néanmoins, effectivement, il y a des hommes qui commencent à avancer sur ce chemin, qui s'intéressent au bien-être, qui s'intéressent à la spiritualité, qui font des démarches de venir. L'été, on n'est peut-être pas à moitié-moitié, mais il y a beaucoup d'hommes. Et moi, ça me met en joie de voir qu'il y a des hommes aussi qui font ce chemin-là, d'y aller. Je me demande parce que je crois que d'origine, dans le chamanisme, c'était surtout des femmes en fait. Je crois que les chamanes étaient des femmes à l'origine. Il y a aussi toute cette vague de sorcières, etc. Je ne sais pas s'il y a une forme de perception différente. Je ne sais pas si c'est parce que c'était la société, tu sais, qui cadrait beaucoup plus les hommes avec des attentes peut-être différentes. Je ne saurais pas y répondre. C'est vrai qu'on parle beaucoup de la charge mentale des femmes, qui est quand même présente, on ne va pas se mentir. Il y a aussi pas mal de choses qui pèsent sur les hommes. Et du coup, le côté ying... C'est pas forcément évident. Donc moi, effectivement, je suis d'accord de les encourager, de les remercier, de ceux qui osent franchir le pas et y aller, parce que c'est un sacré appel au courage, dans un monde qui est rapidement très féminin. Alors qu'en fait, le silence, le fait de toucher son âme, c'est commun à tous, en fait. C'est pas réservé du tout aux femmes.

  • Speaker #0

    C'est important de les soutenir.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je ne savais pas que d'origine, les chamanes étaient des femmes.

  • Speaker #1

    Je crois vraiment. Je ne sais plus qui me l'a dit, qui est assez bien renseignée. Moi, je ne suis pas assez renseignée. On me pose souvent des questions sur le chamanisme. Et moi, le chamanisme m'est tombée dessus. Donc, je découvre au fur et à mesure plein de choses. Les dons me sont vraiment tombées sur la tête. Donc, je découvre. Après, au fur et à mesure, doucement, l'historique. Donc, je ne pourrais pas le certifier, mais il me semble que la personne, ça fait un peu Radio Moquette, la personne qui me l'a certifié, qui me l'a dit, elle, pour le coup, elle était sacrément renseignée. Donc, excusez-moi pour la partie Radio Moquette. J'avoue que ce n'est pas moi qui l'ai... Je crois que je l'ai lu, je ne sais plus. Bon, voilà, peu importe. Voilà, selon mes lunettes, avec ma vérité à moi. Et merci beaucoup. j'avais une autre question qu'est-ce que tu répondrais si, je la pose à tout le monde si on disait écoute Jeanne t'es sympa comme nana mais t'es un peu perché

  • Speaker #0

    je recommanderais à cette personne de devenir perché aussi parce que la vie est belle sous cet angle ça te fait aussi bien je ne suis pas la seule mais je sais que je suis allez viens,

  • Speaker #1

    on est bien viens goûter pour voir si si Titi plaît Et avant de commencer ce podcast, je discutais avec toi du livre de ton compagnon qui parlait de toi, c'est le livre sur le chamanisme, et qui disait qu'il avait croisé un joli brin de fille, mais qui avait une frange, et que du coup, il n'aimait pas les franges. Et là, je te vois sans frange. Et du coup, on en a discuté, et j'avais envie que tu répondes à cette question, du coup, non pas en off, mais en on, parce que c'était assez chouette.

  • Speaker #0

    il m'a soumise c'était pas ça que tu m'as dit je blague je vais te corriger parce que dans ce livre il dit même pas que j'étais un joli brin de fille il m'a complètement il m'a pas vue en tout cas pas sous l'angle de l'attirance ou de la séduction Jonathan il est venu à une retraite silence que j'organisais en 2020 et on a eu une grosse connexion au niveau humain, amical et professionnel mais pas du tout de crush et des raisons pour lesquelles aujourd'hui il me dit mais comment j'ai pu passer à côté parce qu'il y avait cette frange et en fait il avait catalogué les filles à frange, j'aime pas quoi et pour la petite histoire juste après ça il y a eu le confinement donc nous on s'est rapprochés mais plus au niveau professionnel avec Jonathan, on a tout de suite parlé de collaborer ensemble d'associer les enseignements du bonheur que lui partage avec les retraites silencieuses parce que les deux se complètent hyper bien et ensuite il y a eu le confinement et pendant plusieurs mois on est partis en Amérique du Sud et là ce que je... Ce que je te racontais en off, c'est que pour celles qui ont des franges, peut-être vous savez qu'avec la mer et le soleil, quand on a une frange, ça ne ressemble pas à grand-chose. J'ai commencé à l'attacher pour la laisser pousser. Et en fait, on est resté presque quatre mois en Amérique du Sud, donc la frange a poussé et finalement, je ne l'ai pas refaite. Voilà pourquoi, trois ans plus tard, je suis sans frange.

  • Speaker #1

    Et tu m'avais dit aussi que du coup, c'était un moment aussi où, quand il réfléchit, il y avait une forme...

  • Speaker #0

    d'ouverture oui complètement aujourd'hui avec le recul quand je vois des photos de moi il y a trois ans puisque tout ça c'est évidemment progressif même si c'est allé très vite puisqu'on s'est connus il y a bientôt quatre ans j'étais comme voilée en fait puisque j'étais j'étais déjà évidemment sur un chemin j'étais J'étais épanouie d'une certaine manière, mais pas autant que je le suis aujourd'hui. J'étais encore derrière ce voile, quelque part, et là-fois, je trouverais mon visage. Aujourd'hui, ça peut paraître purement concret, mais je ne mets plus aucun maquillage, je m'accepte comme je suis, à la fois au niveau physique, même si j'ai pris des rides, je suis maman, j'ai des cernes, etc. J'ai comme si ça s'était dévoilé et quelque part ce départ de la frange, comme si ça avait initié cette phase où je m'accepte, j'accepte la vie, je suis beaucoup plus épanouie avec beaucoup moins. Et voilà, ça a été associé à cette transformation physique et l'évolution dans ma vie.

  • Speaker #1

    donc merci beaucoup c'était ça qui m'intéressait nouvelle coupe pour une nouvelle vie nouvelle coupe pour une nouvelle vie si vous avez une frange est-ce que vous cherchez à vous cacher c'est vrai que vous

  • Speaker #0

    me cachez qu'elle ne fait pas avec cette frange ouais merci beaucoup

  • Speaker #1

    Quel conseil tu donnerais aux personnes qui se sentent appelées par ce besoin de reconnexion, parfois ça peut être cette connexion avec le monde invisible, qui ont cette quête de sens ? Qu'est-ce que tu leur conseillerais, qui n'osent pas forcément tout de suite soit venir dans une retraite, soit faire ce pas, mais déjà commencer juste à aller sur le chemin ?

  • Speaker #0

    ça on l'a déjà dit mais je le redis quand même la nature pour moi c'est la plus grande source d'inspiration pour s'extraire du bruit et pouvoir se rapprocher de quelque chose de plus vaste, de plus grand et puis si possible en solitaire et de se rappeler que la solitude ne veut pas dire l'isolement être seule ça peut être très beau aussi ça peut être très ressourçant, très poétique d'être seule et c'est vrai qu'on a tendance à se dire le groupe et le collectif c'est plus joyeux et en fait de savoir apprendre à être bien et avoir besoin d'ailleurs d'être seule et si possible dans la nature donc ça, ça serait mon conseil et puis pour accompagner ça, la déconnexion digitale. Clairement.

  • Speaker #1

    merci beaucoup Jeanne, je vais te laisser le mot de la fin qu'est-ce que tu aurais envie de dire là ?

  • Speaker #0

    j'aurais envie de dire qu'on garde la foi On a parlé là de... Je ne m'attendais pas à ce qu'on parle autant des épreuves de vie, de ma petite biographie. Et quand je regarde un petit peu avec le recul, je me dis que tout ce qui arrive, tout ce qui est sur notre chemin est juste. Et même si c'est dur de s'en rappeler quand on est dans les moments moins roses, au final, il y a toujours des rebonds. Et j'ai l'impression que... la vie nous envoie des messages et que tout est là pour une bonne raison et tout est juste merci beaucoup merci à toi j'espère que cet épisode vous aura plu,

  • Speaker #1

    n'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans les descriptifs de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom d'Audrey Carsalade. et à l'adresse contact at audreycarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.

Description

Cette semaine, je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann pour parler du silence et de ces nombreux bienfaits sur la santé mentale autant que physique.

Parce que le silence a toujours été son allié depuis son enfance, parce qu'a son contact elle permet une expérience de ressourcement et de retour à l'être incroyable, Jeanne a décidé de devenir Gardienne du silence. Jeanne et son compagnon Jonathan (les antisèches du bonheur) organisent des retraites silencieuses qui ont déjà conquis des centaines de personnes.


Qui est Jeanne Lehmann ?

Jeanne se décrit comme Gardienne du silence, au service de la liberté et de l'éveil des consciences. C'est devenu une véritable mission de vie. Elle transmet avec passion au travers d’enseignements spirituels, de méditations, de rituels ancestraux et de pratiques corporelles, pour nous élever ensemble, humains en chemin, vers l’exploration du Soi et la connexion à la nature profonde.


Découvre le parcours chamanique, 11 semaines pour changer te rencontrer, élever ta conscience et vivre une transformation immédiate et durable autant personnelle que professionnelle.

Ce parcours est composé :


🎧 Pour écouter d'autres épisodes : https://smartlink.ausha.co/la-cle-de-voute

🧿 Restons en contact :
- Instagram : https://www.instagram.com/audreycarsalade/
- Facebook : https://www.facebook.com/audreycarsaladecoach
- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/audrey-carsalade-0b180a2a/
- Inscription newsletter : https://www.audreycarsalade.com



Les retraites de Jeanne et Jonathan Lehmann 👇


Retraite Silence "Émerveillement' du 17 au 20 mai COMPLET - Rejoins la liste d’attente


Retraite Silence “I am”, du 11 au 16 juin 2024, au Portugal. 

https://silenceexperience.com/silence-du-11-au-16-juin-2024


Retraite Summer Bonheur du 1er au 4 août, en France.

https://silenceexperience.com/retraite-summer-bonheur


Retraite Silence du 30 avril au 4 mai 2025

Informations à venir. Inscris-toi ici pour être tenu.e informé.e


Découvrir le compte Instagram de Jeanne : https://www.instagram.com/silenceexperience/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du nouveau monde à développer leur business les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Bonjour à tous, cette semaine je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann et c'est un vrai coup de cœur. Le silence a toujours été son allié, que ce soit dans son enfance tumultueuse, dans son adolescence et également dans sa vie active. Il y a toujours un moment où elle venait se reconnecter au silence et où ce silence venait la ressourcer. Ce silence a tellement été son ami qu'elle a décidé en 2019 de créer silence et ça devient sa mission de vie et on la surnomme gardienne du silence. Depuis cinq ans, Jeanne crée et facilite des expériences silencieuses qui ont touché et transformé la vie de milliers d'humains en chemin. Je suis ravie de t'accueillir, bienvenue à toi Jeanne. Bonjour Jeanne.

  • Speaker #1

    Bonjour Audrey.

  • Speaker #0

    je t'ai demandé de choisir un livre est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et me dire pourquoi tu l'as choisi et ce qu'il symbolise pour toi alors déjà merci pour cette question parce que de me la poser à moi-même ça m'a permis de

  • Speaker #1

    replonger un petit peu dans ce livre ça fait des mois que je me dis que j'aimerais bien le relire donc je l'ai retenu en main un petit peu c'est un beau moment, c'est les conversations avec Dieu de Neil Donald Walsh C'est un livre dont on m'avait parlé depuis des années, mais l'auteur dit que ce livre vient à toi au moment où tu es prête dans ta vie à le lire. Donc ça me passait un petit peu au travers, comme ça, puisqu'il y a à peu près trois ans, on me l'a offert. Et là, je l'ai vraiment apprécié, j'ai vraiment plongé dans cette... Il y a d'abord la trilogie, j'ai lu les quatre premiers tomes. C'est assez épais. Et en fait, l'auteur est en communication, en correspondance directe avec Dieu. Donc je sais que pour certains, c'est pas crédible. C'est pour ça que l'auteur parle d'un moment où on peut être prêt à recevoir ce livre. et moi je crois que j'étais prête à ce moment-là c'est un moment où je m'étais accordée j'avais une semaine dans ma vie pour faire une petite retraite toute seule à la maison je faisais un micro-dosage de champignons et j'ai commencé à lire le livre et j'ai complètement plongé dedans j'ai été attrapée par cette correspondance où l'auteur pose des questions directes à Dieu et c'est des questions très concrètes sur la vie de l'homme le sens de l'existence, sur les relations humaines, sur la santé, sur les vies antérieures, etc. Et ça m'a vraiment passionnée. Je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire. D'ailleurs, lui, je crois qu'il y a trois heures du matin, il était réveillé toutes les nuits. Je ne sais pas si tu as lu ce livre-là, mais en fait, il l'écrit, il est réveillé au milieu de sa nuit pour venir communiquer avec Dieu et ça sort tout seul, en fait. Et moi, je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire et j'étais complètement absorbée. Donc, je... si c'est le beau moment pour vous chers auditeurs peut-être attraper ce livre et il t'a apporté quoi au juste ce livre en termes de réponse je suis l'impression qu'une fois que t'es rentré dans dans la croyance que c'est réel que ça peut vraiment être Dieu qui répond donc il faut vraiment passer le pas en fait et après ces questions sont hyper concrètes sur déjà la vie qu'est-ce qu'on est après il pose même des questions sur la sexualité sur la santé, sur le corps humain donc ça brasse plein plein plein de sujets très concrets et ça m'a apporté de la clarté et puis plein de réponses à des questions qui sont un peu dormantes et il y a tellement de théories aussi sur tout que là quand tu te dis ah c'est ça en fait la vérité si ça vient de Dieu donc ouais ça m'a transpercé j'ai

  • Speaker #0

    également lu ce livre, alors j'ai pas lu tous les tomes mais je l'ai trouvé effectivement très clair, très bien effectivement il posait des questions très humaines, très pratico-pratiques pour certaines Moi, j'ai la croyance, et je ne sais pas ce que tu en penses, que finalement, il y a une même source, à la base. et que la façon dont certaines personnes ont la capacité ou non de canaliser, donc de recevoir les infos, mais il y en a un certain nombre, que les mots qui vont sortir passent par le filtre des croyances et du vécu de la personne. Et c'est pour ça que parfois il peut y avoir certaines teintes différentes, mais au final c'est la même chose, c'est la même énergie. Tu sais un petit peu comme tu reçois une énergie, Et puis, moi, j'ai la médecine de la voix, donc je vais la transmettre par la voix, je vais la transmettre par mes mains, parce que j'ai l'énergie dans les mains de guérison. Et il y a d'autres personnes qui vont la transmettre au travers du silence, on aura l'occasion d'en parler, au travers de retraites. Et que finalement, à la base, c'est la même chose, simplement en fonction de nos dons, en fonction de nos perceptions, de nos capacités, de ce qui nous attire. L'interprétation et la transmission sera différente.

  • Speaker #1

    ça te passe ? je suis complètement d'accord parce que ce que tu appelles la source c'est ce que j'appelle Dieu, le divin, l'univers tout ça c'est la même chose évidemment on parle pas d'une entité ni d'un homme mais bien de cette non parce que c'est vrai que pour certains Dieu c'est associé à la religion ou à quelque chose, à une entité mais oui je pense aussi qu'il y a comme un téléchargement qui est fait en fait constamment c'est notre... notre nature en tant qu'humain. Et après, je pense que plus on a l'ouverture, la capacité à entendre et à faire confiance aussi à ces messages qui sont reçus au travers de la créativité, au travers de nos idées, de nos actions. Mais c'est exactement ce que tu dis, avec différentes nuances selon ce qui nous compose, comme un grand clavier.

  • Speaker #0

    Exactement on va y revenir justement sur ta créativité sur Silence la fondatrice de Silence alors avant ça je voulais savoir quel genre de petite fille tu étais et sous quel filtre tu voyais la vie

  • Speaker #1

    Alors j'étais une petite fille là quand tu me dis ça tout de suite je vois déjà deux parties très distinctes puisque j'étais une petite fille très heureuse Très rêveuse, très... J'imaginais des mondes, une utopie. J'adorais la nature. J'étais très joyeuse, curieuse, enthousiaste. Et malheureusement, la vie n'a pas été très généreuse pour moi. J'ai eu une enfance assez sombre, assez difficile, avec beaucoup d'épreuves qui sont arrivées tôt dans ma vie. Et donc, en parallèle de cette joie, de cette pureté, après tous les enfants ont ça, mais c'est vrai que j'avais vraiment cette ouverture qui était assez forte. et en parallèle j'avais beaucoup de tristesse et puis ça allait de plus en plus comme si j'avais vite déchanté assez tôt dans l'enfance et donc j'avais cette j'étais j'étais assez renfermée j'étais assez isolée finalement en réaction à ces événements comme une forme de protection exactement merci beaucoup

  • Speaker #0

    Quels adjectifs tu utiliserais pour décrire ton passage dans l'adolescence ? L'idée, c'est de retracer, de comprendre comment tu es devenue cette Jeanne d'aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Rébellion. Direct. Ça grattait. J'ai une incarnation qui grattait pas mal. Forcément, c'était un peu l'explosion. Tu me dis trois mots ?

  • Speaker #0

    Des adjectifs.

  • Speaker #1

    Des adjectifs, OK.

  • Speaker #0

    Des mots, ce qui te parle.

  • Speaker #1

    Ouais, sensible. Étrange.

  • Speaker #0

    Pourquoi tu utiliserais étrange ? C'est par rapport à toi, l'impression que tu avais de toi-même ou par rapport au regard des autres ?

  • Speaker #1

    C'est un peu les deux. C'est vrai que j'étais... En fait, j'avais du mal à comprendre le monde dans lequel je vivais. donc j'avais constamment l'impression petite que je n'étais pas née au bon endroit ni dans la bonne famille je m'identifiais à des utopies, à des images extérieures en me disant que ce n'était pas possible que je sois là il y avait quelque chose qui luttait à l'intérieur de moi j'ai abordé plus tard en thérapie peut-être des refus d'incarnation de mon âme qui auraient été là plus jeunes sans moi parce que j'ai mis du temps à comprendre un peu le sens de la vie. Et résultat étrange parce que, par exemple, à l'école, je ne comprenais pas ce qu'on faisait là, je n'avais pas d'amis, je ne m'entendais pas avec ma famille, je n'avais pas beaucoup de repères. Donc j'étais un peu à part quand même, un peu à l'écart.

  • Speaker #0

    D'accord, merci beaucoup. Tu sais, je crois que... On est quand même, non bon j'en sais rien, mais l'école c'est assez soporifique quand même, quand tu penses assis toute la journée à faire de toi une bête savante, à apprendre du par cœur. Je me souviens en sixième, alors maintenant je ne vois pas le temps défiler, c'est l'avantage d'avancer en âge, mais je me souviens en sixième, il y avait une horloge et je regardais les secondes qui s'écoulaient. Et je me suis dit je vais mourir d'ennui en fait, les secondes qui se transformaient en minutes. Et l'heure me semblait tellement interminable et ça m'est arrivé comme ça, des cours entiers de me dire... Et avec cette pensée qu'il y avait un autre cours derrière, tout aussi soporifique, et que mes journées allaient ressembler à ça. Il y a un truc assez terrible là-dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, le sentiment d'être enfermée et en fait, si t'es pas dans le moule, enfin moi j'étais clairement pas dans le moule. et j'avais ce besoin de liberté d'espace et de voir que tous les autres enfants ont quasiment son ok avec ça et ils lèvent la main ils vont au tableau et tout mais qu'est-ce que je fous là ? c'est vraiment pas ma place moi je regardais les nuages de la fenêtre je viens du nord de la France donc je suis dans les souvenirs de l'école où on sort à 16h il fait déjà nuit Voilà. J'ai pas d'expérience de l'adolescence.

  • Speaker #0

    Moi, je me suis rattrapée parce que, effectivement, à l'adolescence, j'étais assez sociable. Donc, j'ai beaucoup investi le clan amical. Mais c'était interminable. Et puis, surtout, ce questionnement de... Moi, cette angoisse de me dire que tous les jours, on allait se ressembler et être aussi soporifique. Je m'en souviens. Du fait que t'en parles, j'ai ce truc qui remonte. Je me dis... Hum... Et ton passage dans le monde adulte, avant d'être la fondatrice de Silence, qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? Et qu'est-ce qui t'a amenée à créer justement Silence et à devenir cette fondatrice ?

  • Speaker #1

    Alors, je... Donc là, pour faire un petit peu le déroulé de cette adolescence un peu compliquée, etc. Mon refuge, c'était déjà en ce temps-là, même si je ne l'avais pas identifié, mais c'était la nature. J'adorais les animaux, j'aimais être seule dans la nature. Le silence était déjà à ce moment-là mon refuge. Et j'ai commencé à trouver un peu le sens de ma vie dans la créativité. Et donc, j'ai fait des études de communication et de direction artistique, plus en particulier. et donc je travaillais ensuite j'ai fait mes études à Lille puis à Paris et j'ai commencé ma carrière de directrice artistique et là j'ai commencé à vraiment aimer parce que j'avais cette cette facilité à trouver des concepts à être créative, j'adorais ça en fait donc j'ai fait ça pendant presque 6 ans J'étais freelance, j'étais à Paris, donc là j'ai eu une vie qui n'a rien à voir avec ma vie d'aujourd'hui, où j'étais dans la pub, j'avais une vie très très active, je passais quasiment plus de moments seule, j'étais très entourée, je sortais beaucoup, j'étais en scooter, je faisais beaucoup la fête, etc. Et petit à petit, ça m'a fatiguée. Et en parallèle de ça, ça semble complètement schizophrénique, mais j'ai ma mère qui est prof de yoga, et donc j'avais gardé quand même un... un fil spirituel avec... J'allais en ashram chaque année avec elle. Je faisais du yoga. Et puis, je commençais à m'intéresser à l'au-delà, à la méditation, au monde intérieur. Et puis, en fait, ça a commencé à prendre de la place petit à petit. Et si tu veux, ma carrière de direction artistique, sur la fin, les deux dernières années, je n'étais plus à nouveau plus du tout à ma place. et je ne comprenais plus le sens de ça puisque le caractère créatif que j'adorais il était quand même teinté de commerce d'un monde hyper superficiel, d'horaires de bureau tout ce qui ne me convenait pas, ce cadre qui pour moi n'avait pas de sens et me grignotait ma liberté donc j'ai tout lâché en 2018 j'ai tout lâché et je savais que je ne voulais plus jamais être dans la publicité à la fin c'était les deux dernières années j'ai pas été jusqu'au burn out mais c'était vraiment lourd et donc en 2018 je me suis dit soit je pars dans le yoga, dans la nature je veux bien fleurir, je savais pas mais je voulais plus être plus barde. Et donc là, j'ai commencé, comme beaucoup de gens, par un grand voyage en solo. Donc je suis partie en... D'abord, je suis partie en Colombie avec mes frères et sœurs un petit voyage, enfin un mois. Et ensuite, je suis partie plusieurs mois en Asie du Sud-Est. Et donc là, j'étais en recherche de sens, j'explorais en fait. Donc il y a plein de sources géniales là-bas, le bouddhisme, j'ai appris le massage thaïlandais, j'ai fait des cours de cuisine au Cambodge, j'ai fait un stage de permaculture aussi dans une éco-farm au Cambodge. Enfin voilà, j'ai fait plein de choses très nourrissantes. et c'est sur la fin du voyage après trois mois j'étais au Laos et là en fait je n'étais pas en train de chercher un concept entrepreneurial je ne cherchais pas du tout j'étais juste en butinage complet hyper ouverte, hyper bien en fait et il y a eu une nuit à Luang Prabang qui est un lieu de bouddhisme sacré où je me suis réveillée et j'ai entendu des percussions dans ma tête et je me suis réveillée en pleine nuit et je suis allée écrire et là c'était j'ai vraiment pour le coup téléchargé, on parlait de téléchargement j'ai vraiment téléchargé silence je n'ai pas choisi, je n'ai pas réfléchi je ne me suis pas dit tiens c'est vraiment c'est sorti

  • Speaker #0

    Oui, après, il y a plein de façons différentes. Comme tu le dis, moi, par exemple, j'ai fait des retraites bouddhistes dans lesquelles il y a du silence. Il y en a qui font de la... Ah mince, les retraites, Vipassana aussi, où tu es dans le silence, etc. Et ça peut, avec d'autres concepts, te dire, tiens, j'ai envie de créer ça. Et toi, en fait, tu parles exactement de ce qui s'est passé pour Conversation avec Dieu, c'est que tout d'un coup, il y a eu blablabla, le tambour, et bling, canalisation, merci.

  • Speaker #1

    Je ne l'avais pas encore lu à ce moment-là, c'était avant, mais... J'ai eu que une nuit, mais elle était précieuse, cette nuit.

  • Speaker #0

    C'était une nuit qui a changé de trop. C'est ça, vivement le prochain voyage. Ou tout simplement la prochaine nuit, parce que l'avantage, je crois que lorsqu'on s'ouvre à ça... du coup on n'a plus besoin de faire potentiellement un voyage d'un an autour du monde pour ouvrir ses chakras ouvrir ses perceptions et que ça peut effectivement venir de façon beaucoup plus naturelle et spontanée en faisant un jogging sur la plage et en regardant la mer en

  • Speaker #1

    fait en disant j'ai eu que une nuit je me dis mais la gourmand quoi c'est pas vrai Ce que tu dis, c'est exactement ça. Je le ressens quand je suis animée par quelque chose, quand parfois je me dis tiens, j'ai dit ça Par exemple, typiquement dans les retraites, il y a des moments où ça me dépasse tout ce qui se passe. Je sens que c'est un processus qui agit au travers de moi et que ce n'est pas about me Ça ne vient pas, c'est quelque chose qui me dépasse, qui me transperce.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai cette sensation aussi quand j'anime... Je suis femme médecine, donc je fais du chamanisme. Et donc, j'ai créé deux accompagnements. Et dans mes accompagnements, lorsque je suis dans cet espace, j'ai cette impression comme si ce n'était pas moi qui parlais. En fait, c'est mon moi, mais complètement dissocié de mon égo. Donc, je sens à ce moment-là que ça vient résonner avec une justesse. et des choses qui auraient pu m'activer en tant que moi Audrey dans la vie de tous les jours ne m'activent pas du tout et deux trois heures après je me dis quand même elle a dit ça cette personne tu sais comme si je me revenais et je me dis à quel point on peut être effectivement centré et cette impression et c'est une personne que j'avais interviewée tout au début Benika qui disait oui on peut avoir l'impression que c'est soi mais en fait c'est quelque chose de plus grand que soi qui vient et qui vient créer l'énergie, qui nous donne tout d'un coup cette idée, qui vient poser les mots et qui sait ce qui se passe en face. Il y a quelque chose de magique. Mais finalement, est-ce qu'on ne serait pas une forme de catalyseur et de transmission ?

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    complètement. Ça te parle, ça ? Oui, complètement.

  • Speaker #1

    Oui, c'est comme ça que je le vois. nos vies, en fait, pour moi, le self ou le moi supérieur qui est en chacun de nous. Et j'ai vraiment envie que tout le monde reçoive que c'est pas que certaines personnes qui ont tel ou tel titre ou tel ou tel... apparence, mais c'est bien tout le monde qui a ça, qui sommeille à l'intérieur et qu'il suffit d'y plonger, d'aller gratter sous les couches de l'ego pour justement s'en désidentifier, se désidentifier de toutes ces croyances, de nos peurs, de nos conditionnements, de nos limitations pour venir. en soi et là où le sommeil, ce divin, ce self, ce Dieu, on l'appelle comme on veut.

  • Speaker #0

    Moi, j'aime bien l'appeler le plus haut potentiel qui je suis, justement, quand je suis débarrassée de toutes ces croyances, de tout ce dont tu viens de parler. Parce qu'effectivement, on a tous... Je ne sais pas si c'est parce qu'à force de lire plein de livres, je ne sais plus si c'est dans Conversation avec Dieu ou pas, mais on est tous partie et intégrante de l'univers. Il est en nous et nous sommes l'univers. Donc, on a tous la même capacité. C'est simplement que les textures, les dons, en fonction de l'incarnation, c'est vraiment l'idée que je m'en fais aujourd'hui, en fonction de l'incarnation, de ce qu'on a choisi et de notre identité, on ne va pas le manifester de la même façon.

  • Speaker #1

    ce que tu dis ça m'évoque les enseignements mondiaux moi je m'intéresse depuis seulement un an mais ça a vraiment renversé ma perspective justement de l'illusion de la séparation qu'on a et qui rend le monde aussi compliqué qu'il l'est aujourd'hui et à l'inverse si tu prends conscience qu'on est tous la même conscience unique il y a quelque chose qui se relâche dans le corps. Alors évidemment, ce n'est pas parce que tu as capté la théorie que tu peux le mettre en pratique au quotidien. Il faut se le rappeler, se le rappeler, se le rappeler. Une fois que tu as vraiment imprimé ça, c'est ce qu'on appelle être réalisé. Donc ça prendra des années ou peut-être que ça ne viendra pas dans cette incarnation-là. Mais en tout cas, j'ai capté cette théorie. Et c'est vrai que quand je m'y rattache, parfois, c'est tous les jours. Il y a des moments où je m'en détache un petit peu. Là, j'ai fait une retraite avec un... un enseignant mondial l'été dernier, donc on était vraiment bénis dans ces enseignements-là. Et moi, j'ai gardé un de ces enseignements que je trouve génial et que je partage volontiers dans mes retraites, mais aussi ici avec toi. C'est, tu vois, au lieu de dire je suis, je suis Audrey, je suis une femme, je suis, je ne sais pas où tu vis, bordelaise ou parisienne ou etc. En fait, de dire juste je suis. Et de fermer les yeux et de ressentir. je suis et là je sais pas si tu sens comme un petit frisson j'espère que si vous nous écoutez vous ressentez peut-être que tout de suite il y a un chant mais beaucoup plus vaste et illimité qui s'ouvre qu'en fait il n'y a pas besoin d'étiquette derrière ce je suis bien sûr c'est notre identité mais bon ça fait partie de la vie mais quelque part ça nous restreint le chant et quand tu dis juste je suis en fait c'est l'existence pure et simple et bien plus immense qui s'ouvre là et ça si on peut c'est des enseignements, c'est pas moi qui l'invente mais juste se le rappeler encore et encore et quand tu te fais attraper par un événement dans ta journée quelque chose qui t'énerve ou par une pensée ou par une émotion négative juste de revenir à ça Ah ouais, en fait, on se calme. C'est rien du tout. C'est bien plus grand, en fait.

  • Speaker #0

    Je te remercie parce que du coup, j'ai fait l'exercice en même temps que toi. Il y avait comme une énorme vibration qui sortait. Et en même temps, un ancrage. Il y a une notion de puissance personnelle. Moi, c'est comme ça que j'ai vécu, comme une puissance personnelle qui vient te réancrer. Et la vibration qui s'ouvre comme une immensité.

  • Speaker #1

    l'immensité des possibles je suis en fait et en ça c'est largement tellement suffisant c'est ça et elle est là pour tout le monde en fait c'est que avec toi évidemment si t'es femme médecine et que t'es hyper ouverte hyper connectée forcément ton canal il est bien bien ouvert bien net donc c'est plus facile évidemment de ressentir ça que si on a la tête dans le guidon mais tout le monde un peu avec un peu de discipline avec un peu de de

  • Speaker #0

    Oui, en venant dans une retraite tout simplement pour venir justement couper.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Venir couper. Et j'aimerais d'ailleurs que tu nous parles justement de ce que tu proposes, du concept silence-expérience et de ce que tu proposes. Et finalement, j'ai vu passer des témoignages, mais qu'est-ce qu'il en ressort pour les personnes qui viennent ? Je pense que c'est différent, mais il y a peut-être une essence commune.

  • Speaker #1

    Oui. Depuis 5 ans, j'ai créé Silence. Je me considère au service du silence. J'organise des retraites entre 3 et 7 jours en silence. J'ai fait ça en France jusque l'année dernière et depuis cette année au Portugal aussi. Maintenant, c'est France et Portugal. Et donc c'est des retraites où on est dans des lieux de nature, où on est en immersion de nature. On vient déconnecter au niveau digital. et on vient pratiquer le silence pendant plusieurs jours, selon la durée. Donc c'est des retraites qui sont inspirées de Vipassana, puisque Vipassana ça a été une expérience majeure dans ma vie, ça a été immense, mais j'ai aussi trouvé que c'était trop dur, que c'était très challengeant, et surtout quand j'en parlais autour de moi, tout le monde me disait ça a l'air cool ton truc, mais moi j'en suis incapable Donc j'ai eu l'envie de créer des retraites pour pratiquer ce silence-là, pour pouvoir s'y connecter, mais dans un cadre de plaisir. quelque chose qui soit pas réservé à une élite, quelque chose qui soit vraiment accessible. Donc sur les durées plus courtes, ça peut être pour quelqu'un qui n'a jamais fait de retraite ou médité ou quoi que ce soit. Et sur les plus longues, c'est réservé à... Parce que c'est un process qui est doux, mais qui est quand même assez puissant de venir se mettre en silence comme ça. et donc pendant ces retraites on est en silence mais on fait pas que méditer comme Vipassana où tu médites pendant 10h par jour ce qui est un peu, ça rend un peu zinzin quand même donc là en fait on vient enrober cette expérience avec, il y a de la méditation bien sûr tous les jours mais il y a aussi du yoga il y a des ateliers de nature, il y a des bains de forêt et ça change selon les lieux, les saisons à chaque retraite et il y a des enseignements des enseignements qui sont partagés autour de la connaissance de soi, autour du silence, des explorations. et ça me fait sourire parce que j'adore ce que je fais et que tu me parles justement des retours sur les participants et en fait c'est vraiment ça qui fait que je fais toujours ça depuis 5 ans c'est de voir les bienfaits que ça a sur eux et alors je tiens à dire que moi je suis au service de ce silence et que je ne m'approprie pas les bienfaits de ces participants, je les appelle les silencieux parce que ça pourrait paraître pompocinant de dire ça, c'est vraiment le silence qui opère, qui fait son travail, et les effets me dépassent, et les effets sont uniques pour chaque personne. Mais là, depuis deux semaines, je crois que j'ai reçu cinq ou six mails de silencieux, soit qui sont venus il y a deux semaines, soit qui sont venus il y a deux ans, ou il y a deux mois, vraiment dans la durée, qui me disent que ma vie a changé. qui se sentent vraiment transformés après ces retraites-là. Donc les effets sont uniques pour chaque personne, mais je parlerais d'une clarté qui vient déjà de le fait de venir taire tous les bruits, toutes ces perturbations des messages publicitaires qu'on reçoit, des actualités stressantes, de la pollution sonore dans laquelle on baigne dans ce monde moderne. En fait, de revenir déjà à un état et à un environnement calme, ça vient créer comme... une régulation qui est vitale. Parce que le monde est de plus en plus bruyant et plus on est dans ce bruit-là, au niveau de la santé, on a besoin de rééquilibrer. C'est pour ça qu'il y a plein de monde qui sont en état de stress, qui sont en dépression, qui ne sont pas bien. Parce qu'il y a trop de productivité, il y a trop de messages, il y a trop de stimulation au quotidien. Et on vient atteindre une homéostasie grâce à la pratique du silence. et j'ai l'impression que plus le monde est bruyant, plus les gens auront besoin de ces cures de silence si on était dans un mode de vie naturel, calme avec moins de stress avec moins de cette vie à mille à l'heure les gens n'auraient pas besoin de ces retraites là d'ailleurs les gens qui vivent en haute-dame montagne ils n'ont pas besoin de tu les as jamais vus ?

  • Speaker #0

    non

  • Speaker #1

    Il y a quand même des gens qui viennent d'un peu partout. On n'a pas que des paris dans stressé, je voudrais le dire. Parce qu'il y a une différence aussi entre être en silence chez soi quand tu vis en Bretagne, dans un petit village calme, et vivre ça en collectif. Il se passe quelque chose aussi en termes d'énergie et de ce sentiment d'union dont on parlait aussi tout à l'heure, qui est hyper fort pour les participants. mais ouais il y a ce donc je dirais dans les effets il y a ce gain de clarté il y a cette rencontre avec soi

  • Speaker #0

    c'est comme si il y avait des courts circuits quand on est trop absorbé par notre quotidien et là de venir prendre une respiration s'extraire un petit peu du monde bruyant et en fait j'ai l'impression qu'il y a des gens bien sûr on les guide pour qu'ils viennent plonger en eux pour qu'ils viennent observer, s'écouter se connecter à ce self et en fait ça vient ouvrir ce champ des possibles aussi, c'est ça c'est cette connexion à plus grand que soi qu'on vient rechercher et après ils réussissent à garder ça longtemps sur la durée, c'est pas juste le temps de la retraite mais c'est comme si on venait, tu vois comme une petite clé qui vient ouvrir une porte et la clé il repart avec eux et c'est le silence en fait cette clé

  • Speaker #1

    Et puis tu dis quelque chose de très juste, on peut être perdu dans un petit village, et avoir le silence, et se sentir dans une forme de solitude. C'est-à-dire que ce n'est pas la même chose que de se sentir isolé, parce qu'on est isolé socialement, etc. Que venir pratiquer le silence, et venir se dépouiller, partir à la rencontre de soi-même, avec une communauté. et puis il y a autre chose il y a aussi le fait quand tu parlais d'être au service du silence il y a le fait que moi je dis tenir l'espace c'est que toi, ton équipe vous êtes là pour justement faire que le silence et les silencieux se rencontrent et puisse... Tu sais, ça me fait penser un peu à... Je sais pas pourquoi je pense à ça, mais il y a des gens qui veulent rentrer en détox. Et donc, j'ai fait une cure de détox au printemps. Et il y a des gens, en fait, ils arrivent pas à faire la bascule. Ils sont malades comme des chiens parce que leur corps n'arrive pas. Donc, ils sont blindés de toxines, mais ils n'arrivent pas à faire la bascule où le corps va rentrer en élimination. Et du coup, c'est le rôle de la naturopathe de choper cet instant-là et de les accompagner à basculer. Et là, le corps, il se met à éliminer. Et je pense à ça, tu vois, de cette rencontre. Parfois, le silence, il peut effrayer. Moi, quand j'ai parlé du fait que j'avais été interviewée, J'ai eu une semaine sans parler, trois jours sans parler, de silence. Mais on fait quoi ? Cette angoisse ! Pendant une semaine, on est assis et en silence, et il ne se passe rien. Je me suis dit, je vais poser la question à Jeanne. J'ai senti cette espèce de zone d'angoisse. Énorme de se dire, dans ce monde ultra-productif, je vais m'asseoir. et être une semaine à regarder les gens à côté de moi, en silence, ou trois jours, il y a une forme d'angoisse de... Mais en fait, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ? Le fait de faire... Tu sais, il y a ces trois choses de être, faire et avoir, lorsqu'on parle de la manifestation. Et souvent, on est dans le faire, et on oublie qu'avant, il y a l'être.

  • Speaker #0

    C'est exactement ce qu'on invite à ne pas faire, c'est justement d'arrêter de faire, d'aller dans une démarche de ralentissement qui est telle que presque on vient à une immobilité. On pratique le yoga, la méditation, la contemplation, la connexion à la nature, des choses très simples, sans trop de chichi. Et en fait, on vient d'accélérer à un point. pour être ce témoin silencieux. Alors, il se passe des choses quand même. Ce n'est pas vipassana. C'est justement l'idée, c'est que ce ne soit pas trop décourageant. Mais c'est vrai que c'est fou parce qu'en fait, j'aime bien cette phrase qui dit Avant les villes, il y avait la nature et avant le bruit, il y avait le silence. c'est un état naturel le silence c'est la base, c'est l'origine avant qu'on soit branché connecté, hyperactif tu vois et en fait de regoutter à ça qui est notre essence d'être juste l'existence, découvrir qu'est-ce qui se passe si je ne fais pas qui je suis d'aller dans ce monde intérieur quand on vient gratter les surfaces de cette croûte de qui on est. En fait, tu viens dans les profondeurs de qui tu es vraiment, dans cet espace de vérité, et c'est ça. Et quand tu parles des gens qui ont des appréhensions, il y en a plein qui viennent et qui sentent qu'ils ont besoin de switcher quelque chose à l'intérieur parce qu'il y a un bug. Il y a beaucoup de personnes qui ressentent ce bug-là. On est beaucoup. Et moi j'adore quand c'est des personnes qui sont hyper... Voilà, qui mettent les doigts bien dans la prise, tu vois. Qui sont limite au burn-out, qui fument à bloc, qui me disent comment je vais faire parce qu'on m'a parlé de fumée. Donc qui me disent est-ce que je peux aller fumer et tout. Et au bout de trois jours... c'est la transformation là j'ai eu encore il y a quelques semaines une personne qui était vraiment hyper flippée de rentrer dans le silence elle a même dit au cercle d'ouverture parce qu'on échange quand même au début et à la fin il y a des cercles de parole et elle a dit qu'elle avait vraiment peur de se faire chier en texto et en fait elle s'est rencontrée

  • Speaker #1

    tu sais ça me fait moi aussi je suis une ancienne parisienne et j'ai redécouvert la nature en changeant... J'ai dit en changeant de pays, non. J'ai pas changé de pays, pour le coup. En basculant dans le sud de la France. Pourtant, je suis née à Fontainebleau, donc j'avais la forêt. Mais à un moment, j'ai switché dans cette vie que tu décris de hyperactive, de rencontre, de sortie, de tout moche, de vite. J'ai adoré, d'ailleurs, cette vie-là. Et j'ai quitté Paris, justement, parce que tout d'un coup, je crois que... C'est même pas je crois, j'étais arrivée à saturation. De tous mes sens. Il y a tout le temps quelqu'un, tout le temps une odeur, tout le temps quelque chose devant soi, tout le temps des gens collés contre toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et quand tu rentres même dans ton appartement, faire attention à ne pas faire trop de bruit parce que ce n'est pas forcément bien isolé, et que tu continues d'entendre, et donc tu es dans une toute petite boîte et c'est là où tu peux espérer avoir un peu de silence en fait. Et moi je me souviens que mes sens ont explosé. et que je ne supportais plus. Je mettais des bouchons dans les oreilles quand je prenais le métro, parce que le métro, à certains endroits, à Gare du Nord, sous la ligne 5, c'était devenu insupportable. Donc oui, je te rejoins complètement, et j'aime beaucoup la phrase, il m'en manque une partie, mais avant la ville, il y avait la nature, et ça rejoint vraiment toute l'idée du chamanisme. Pour moi, le chamanisme, dans mon expérience, C'est un prolongement de la naturopathie que j'ai découvert. Pour moi, c'est évident. Et j'oublie parfois... qu'il y a des gens qui ne savent pas ce que c'est la naturopathie. Tu vois, par exemple. Parce que je suis déjà passée à la strata suivante. Ce n'est pas une question d'être meilleure. Dans ma compréhension, je suis passée à une autre strata. C'est comme si je lisais Conversations avec Dieu et qu'un an après ou deux ans après, je le relisais. Du coup, il y avait d'autres clés de compréhension que je n'avais peut-être pas vues la première fois. et pour moi la femme médecine le chamanisme le bouddhisme d'ailleurs aussi parce qu'on ne touche pas à aucun être vivant c'est un prolongement et je remercie la naturopathie et le fait du coup d'avoir été malade parce que ça m'a emmenée sur ce chemin de cette reconnection avec les plantes même si au départ c'était juste pour me soigner, pour prendre soin de moi etc. mais finalement je vois à quel point Ces synchronicités m'ont menée aujourd'hui à être qui je suis. Elles m'ont reconnectée justement avec la beauté et l'immensité de la nature, qui va de pair avec le silence d'ailleurs. Parce que c'est lorsqu'on est silencieux au milieu de la nature que la nature se met à nous parler.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Qu'on entend... Parfois, je communique avec les oiseaux, qu'on entend l'esprit de la forêt, que tout d'un coup, une autre... Un autre écosystème qu'on ne regarde pas, qu'on n'entend pas, est présent et peut être le plus beau lieu de nos enseignements. Moi, je me souviens, j'étais rentrée une fois après des cérémonies chamaniques en plein milieu de la nature et je me sentais seule. Parce que tout le monde n'est pas à la fin médecine autour de moi ou branché par le chamanisme. Donc, il y avait une espèce de forme de solitude. Et j'ai communiqué avec l'esprit de la forêt. Je lui ai dit, voilà, mais qu'est-ce que je pourrais faire justement pour ne plus me sentir seule ? Et à ce moment-là, la forêt m'explique, elle me dit, mais quand tu es en pleine ville, tu vois qu'il y a des arbres qui sont séparés, en fait. Ces gouttes de rennais, ils sont séparés. Mais en dessous, on est tous reliés, on est tous la même entité. Et du coup, ça m'a complètement réouvert sur le fait que je pouvais communiquer avec mes sisters. De toute façon, tu vois, j'adore. Et donc ça, on le trouve que dans le silence.

  • Speaker #0

    le fait que la nature est notre plus grande enseignante c'est vrai parce qu'elle inspire cette lenteur cette confiance que tout se fait il n'y avait jamais de stress dans la nature la vie, la mort, les cycles, les saisons, les marées tout ça c'est tranquille et personne ne s'affole c'est quoi ? c'est ça et en même temps si c'est connecté tous les éléments sont solidaires il y a toujours cette harmonie en fait qui est là et c'est la plus la plus grande enseignante clairement clairement et c'est marrant quand tu dis que t'es allée toucher un peu le fond avec cette saturation moi pareil comme cet état presque de maladie et quelque part si aujourd'hui toi et moi on fait pas exactement la même chose mais en tout cas on essaie de guider les gens vers un mieux-être parce qu'on est passés par là et moi à chaque fois je me dis quand il y a des épreuves des moments difficiles ou quand je pense à mon enfance qui était franchement pas un beau passage mais c'est aussi un cadeau quelque part ça donne quand même une perspective plus positive de se dire que si je suis aujourd'hui c'est grâce à ça et quand on est dans le creux de la vague parce que moi j'ai aussi pas mal de personnes des silencieux qui me qui se connectent à moi quand ils sont dans des moments de tumulte des débats émotionnels et c'est vrai que de se rappeler que grâce à ça en fait c'est je tirerai des enseignements et je gagne enfin je m'élève en fait tout en d'abord en allant dans le creux de la vague et se laisser vraiment recevoir cet état qui peut être parfois tout noir et c'est là qu'on vient retrouver la lumière quand on est dans le fond de cette obscurité et quelque part si ta voix c'est ça aujourd'hui, il a bien fallu que tu passes par cet état de saturation de trop plein Mais là, j'ai l'impression qu'il y a tellement de monde qui ressent ce trop-plein. Je me dis, il va y avoir un éveil collectif. Ce n'est pas possible.

  • Speaker #1

    Bien sûr. Moi, je suis persuadée. Je suis une personne qui disait qu'il allait y avoir de plus en plus de personnes en capacité de canaliser. Parce qu'on l'a tous à la base. Mais c'est simplement que parfois, c'est brouillé par un mental très puissant, etc. Mais qu'il y a de plus en plus de gens qui allaient découvrir qu'ils étaient dans une forme de médiumité, etc. Moi, je crois vraiment que c'est un peu plus simple. qu'effectivement, on est sur la transition. Et j'espère que de notre vivant, on la verra, la finalité liée à ça. Mais je suis persuadée qu'effectivement, il y a une transition. Moi, je ne le vois rien qu'en tant qu'entrepreneuse naturopathe. À l'époque, il y avait très peu de gens. lancer un entrepreneuriat dans le bien-être, c'était vraiment anecdotique, ou c'était un complément, c'était, on était prof de yoga, mais en fait, tu ne bosses pas vraiment. Et là, je vois vraiment de plus en plus de gens qui se lancent et en font vraiment un métier à part entière, sont des entrepreneuses, gagnent leur vie, des entrepreneurs aussi, mais il y a vraiment un vrai mouvement. Et alors, peut-être que je suis biaisée parce que je suis entourée. par des gens qui sont dans le bien-être, et je m'intéresse aussi à des gens qui proposent ce genre de choses, j'ai vraiment l'impression qu'il y a un gros élan d'envie d'accompagner l'autre, d'envie justement de changement, et que le changement commence par nous, et aussi par le fait de semer des graines.

  • Speaker #0

    c'est marrant que tu aies tourné ta phrase au féminin après tu t'es remise pour ces hommes qui sont beaucoup moins nombreux c'est vrai parce que comme femme on a cette tendance je pense cette facilité au changement au mouvement à pas rester figé puis on a quand même les antennes un peu plus connectée par l'instinct qui est quand même plus propre au féminin. Mais c'est vrai qu'il y a aussi des hommes qui sont vraiment en chemin. Moi, j'en vois dans les retraites et franchement, je les remercie d'être là parce qu'ils sont moins nombreux, c'est courageux de se montrer vulnérable parce que forcément, l'image de... de l'homme fort qui ne met pas le genou à terre devrait changer pour que l'humanité aille mieux quand même, pour que de l'autre côté on vienne aussi travailler masculin et être dans plus d'harmonie mais merci pour ce cette reprise sur les femmes, c'est vrai que moi aussi parfois je dis des silencieuses mais il y a aussi des hommes

  • Speaker #1

    Oui, moi j'ai beaucoup de femmes. Donc c'est vrai que j'ai tout de suite cette image-là. Néanmoins, effectivement, il y a des hommes qui commencent à avancer sur ce chemin, qui s'intéressent au bien-être, qui s'intéressent à la spiritualité, qui font des démarches de venir. L'été, on n'est peut-être pas à moitié-moitié, mais il y a beaucoup d'hommes. Et moi, ça me met en joie de voir qu'il y a des hommes aussi qui font ce chemin-là, d'y aller. Je me demande parce que je crois que d'origine, dans le chamanisme, c'était surtout des femmes en fait. Je crois que les chamanes étaient des femmes à l'origine. Il y a aussi toute cette vague de sorcières, etc. Je ne sais pas s'il y a une forme de perception différente. Je ne sais pas si c'est parce que c'était la société, tu sais, qui cadrait beaucoup plus les hommes avec des attentes peut-être différentes. Je ne saurais pas y répondre. C'est vrai qu'on parle beaucoup de la charge mentale des femmes, qui est quand même présente, on ne va pas se mentir. Il y a aussi pas mal de choses qui pèsent sur les hommes. Et du coup, le côté ying... C'est pas forcément évident. Donc moi, effectivement, je suis d'accord de les encourager, de les remercier, de ceux qui osent franchir le pas et y aller, parce que c'est un sacré appel au courage, dans un monde qui est rapidement très féminin. Alors qu'en fait, le silence, le fait de toucher son âme, c'est commun à tous, en fait. C'est pas réservé du tout aux femmes.

  • Speaker #0

    C'est important de les soutenir.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je ne savais pas que d'origine, les chamanes étaient des femmes.

  • Speaker #1

    Je crois vraiment. Je ne sais plus qui me l'a dit, qui est assez bien renseignée. Moi, je ne suis pas assez renseignée. On me pose souvent des questions sur le chamanisme. Et moi, le chamanisme m'est tombée dessus. Donc, je découvre au fur et à mesure plein de choses. Les dons me sont vraiment tombées sur la tête. Donc, je découvre. Après, au fur et à mesure, doucement, l'historique. Donc, je ne pourrais pas le certifier, mais il me semble que la personne, ça fait un peu Radio Moquette, la personne qui me l'a certifié, qui me l'a dit, elle, pour le coup, elle était sacrément renseignée. Donc, excusez-moi pour la partie Radio Moquette. J'avoue que ce n'est pas moi qui l'ai... Je crois que je l'ai lu, je ne sais plus. Bon, voilà, peu importe. Voilà, selon mes lunettes, avec ma vérité à moi. Et merci beaucoup. j'avais une autre question qu'est-ce que tu répondrais si, je la pose à tout le monde si on disait écoute Jeanne t'es sympa comme nana mais t'es un peu perché

  • Speaker #0

    je recommanderais à cette personne de devenir perché aussi parce que la vie est belle sous cet angle ça te fait aussi bien je ne suis pas la seule mais je sais que je suis allez viens,

  • Speaker #1

    on est bien viens goûter pour voir si si Titi plaît Et avant de commencer ce podcast, je discutais avec toi du livre de ton compagnon qui parlait de toi, c'est le livre sur le chamanisme, et qui disait qu'il avait croisé un joli brin de fille, mais qui avait une frange, et que du coup, il n'aimait pas les franges. Et là, je te vois sans frange. Et du coup, on en a discuté, et j'avais envie que tu répondes à cette question, du coup, non pas en off, mais en on, parce que c'était assez chouette.

  • Speaker #0

    il m'a soumise c'était pas ça que tu m'as dit je blague je vais te corriger parce que dans ce livre il dit même pas que j'étais un joli brin de fille il m'a complètement il m'a pas vue en tout cas pas sous l'angle de l'attirance ou de la séduction Jonathan il est venu à une retraite silence que j'organisais en 2020 et on a eu une grosse connexion au niveau humain, amical et professionnel mais pas du tout de crush et des raisons pour lesquelles aujourd'hui il me dit mais comment j'ai pu passer à côté parce qu'il y avait cette frange et en fait il avait catalogué les filles à frange, j'aime pas quoi et pour la petite histoire juste après ça il y a eu le confinement donc nous on s'est rapprochés mais plus au niveau professionnel avec Jonathan, on a tout de suite parlé de collaborer ensemble d'associer les enseignements du bonheur que lui partage avec les retraites silencieuses parce que les deux se complètent hyper bien et ensuite il y a eu le confinement et pendant plusieurs mois on est partis en Amérique du Sud et là ce que je... Ce que je te racontais en off, c'est que pour celles qui ont des franges, peut-être vous savez qu'avec la mer et le soleil, quand on a une frange, ça ne ressemble pas à grand-chose. J'ai commencé à l'attacher pour la laisser pousser. Et en fait, on est resté presque quatre mois en Amérique du Sud, donc la frange a poussé et finalement, je ne l'ai pas refaite. Voilà pourquoi, trois ans plus tard, je suis sans frange.

  • Speaker #1

    Et tu m'avais dit aussi que du coup, c'était un moment aussi où, quand il réfléchit, il y avait une forme...

  • Speaker #0

    d'ouverture oui complètement aujourd'hui avec le recul quand je vois des photos de moi il y a trois ans puisque tout ça c'est évidemment progressif même si c'est allé très vite puisqu'on s'est connus il y a bientôt quatre ans j'étais comme voilée en fait puisque j'étais j'étais déjà évidemment sur un chemin j'étais J'étais épanouie d'une certaine manière, mais pas autant que je le suis aujourd'hui. J'étais encore derrière ce voile, quelque part, et là-fois, je trouverais mon visage. Aujourd'hui, ça peut paraître purement concret, mais je ne mets plus aucun maquillage, je m'accepte comme je suis, à la fois au niveau physique, même si j'ai pris des rides, je suis maman, j'ai des cernes, etc. J'ai comme si ça s'était dévoilé et quelque part ce départ de la frange, comme si ça avait initié cette phase où je m'accepte, j'accepte la vie, je suis beaucoup plus épanouie avec beaucoup moins. Et voilà, ça a été associé à cette transformation physique et l'évolution dans ma vie.

  • Speaker #1

    donc merci beaucoup c'était ça qui m'intéressait nouvelle coupe pour une nouvelle vie nouvelle coupe pour une nouvelle vie si vous avez une frange est-ce que vous cherchez à vous cacher c'est vrai que vous

  • Speaker #0

    me cachez qu'elle ne fait pas avec cette frange ouais merci beaucoup

  • Speaker #1

    Quel conseil tu donnerais aux personnes qui se sentent appelées par ce besoin de reconnexion, parfois ça peut être cette connexion avec le monde invisible, qui ont cette quête de sens ? Qu'est-ce que tu leur conseillerais, qui n'osent pas forcément tout de suite soit venir dans une retraite, soit faire ce pas, mais déjà commencer juste à aller sur le chemin ?

  • Speaker #0

    ça on l'a déjà dit mais je le redis quand même la nature pour moi c'est la plus grande source d'inspiration pour s'extraire du bruit et pouvoir se rapprocher de quelque chose de plus vaste, de plus grand et puis si possible en solitaire et de se rappeler que la solitude ne veut pas dire l'isolement être seule ça peut être très beau aussi ça peut être très ressourçant, très poétique d'être seule et c'est vrai qu'on a tendance à se dire le groupe et le collectif c'est plus joyeux et en fait de savoir apprendre à être bien et avoir besoin d'ailleurs d'être seule et si possible dans la nature donc ça, ça serait mon conseil et puis pour accompagner ça, la déconnexion digitale. Clairement.

  • Speaker #1

    merci beaucoup Jeanne, je vais te laisser le mot de la fin qu'est-ce que tu aurais envie de dire là ?

  • Speaker #0

    j'aurais envie de dire qu'on garde la foi On a parlé là de... Je ne m'attendais pas à ce qu'on parle autant des épreuves de vie, de ma petite biographie. Et quand je regarde un petit peu avec le recul, je me dis que tout ce qui arrive, tout ce qui est sur notre chemin est juste. Et même si c'est dur de s'en rappeler quand on est dans les moments moins roses, au final, il y a toujours des rebonds. Et j'ai l'impression que... la vie nous envoie des messages et que tout est là pour une bonne raison et tout est juste merci beaucoup merci à toi j'espère que cet épisode vous aura plu,

  • Speaker #1

    n'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans les descriptifs de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom d'Audrey Carsalade. et à l'adresse contact at audreycarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.

Share

Embed

You may also like

Description

Cette semaine, je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann pour parler du silence et de ces nombreux bienfaits sur la santé mentale autant que physique.

Parce que le silence a toujours été son allié depuis son enfance, parce qu'a son contact elle permet une expérience de ressourcement et de retour à l'être incroyable, Jeanne a décidé de devenir Gardienne du silence. Jeanne et son compagnon Jonathan (les antisèches du bonheur) organisent des retraites silencieuses qui ont déjà conquis des centaines de personnes.


Qui est Jeanne Lehmann ?

Jeanne se décrit comme Gardienne du silence, au service de la liberté et de l'éveil des consciences. C'est devenu une véritable mission de vie. Elle transmet avec passion au travers d’enseignements spirituels, de méditations, de rituels ancestraux et de pratiques corporelles, pour nous élever ensemble, humains en chemin, vers l’exploration du Soi et la connexion à la nature profonde.


Découvre le parcours chamanique, 11 semaines pour changer te rencontrer, élever ta conscience et vivre une transformation immédiate et durable autant personnelle que professionnelle.

Ce parcours est composé :


🎧 Pour écouter d'autres épisodes : https://smartlink.ausha.co/la-cle-de-voute

🧿 Restons en contact :
- Instagram : https://www.instagram.com/audreycarsalade/
- Facebook : https://www.facebook.com/audreycarsaladecoach
- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/audrey-carsalade-0b180a2a/
- Inscription newsletter : https://www.audreycarsalade.com



Les retraites de Jeanne et Jonathan Lehmann 👇


Retraite Silence "Émerveillement' du 17 au 20 mai COMPLET - Rejoins la liste d’attente


Retraite Silence “I am”, du 11 au 16 juin 2024, au Portugal. 

https://silenceexperience.com/silence-du-11-au-16-juin-2024


Retraite Summer Bonheur du 1er au 4 août, en France.

https://silenceexperience.com/retraite-summer-bonheur


Retraite Silence du 30 avril au 4 mai 2025

Informations à venir. Inscris-toi ici pour être tenu.e informé.e


Découvrir le compte Instagram de Jeanne : https://www.instagram.com/silenceexperience/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du nouveau monde à développer leur business les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Bonjour à tous, cette semaine je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann et c'est un vrai coup de cœur. Le silence a toujours été son allié, que ce soit dans son enfance tumultueuse, dans son adolescence et également dans sa vie active. Il y a toujours un moment où elle venait se reconnecter au silence et où ce silence venait la ressourcer. Ce silence a tellement été son ami qu'elle a décidé en 2019 de créer silence et ça devient sa mission de vie et on la surnomme gardienne du silence. Depuis cinq ans, Jeanne crée et facilite des expériences silencieuses qui ont touché et transformé la vie de milliers d'humains en chemin. Je suis ravie de t'accueillir, bienvenue à toi Jeanne. Bonjour Jeanne.

  • Speaker #1

    Bonjour Audrey.

  • Speaker #0

    je t'ai demandé de choisir un livre est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et me dire pourquoi tu l'as choisi et ce qu'il symbolise pour toi alors déjà merci pour cette question parce que de me la poser à moi-même ça m'a permis de

  • Speaker #1

    replonger un petit peu dans ce livre ça fait des mois que je me dis que j'aimerais bien le relire donc je l'ai retenu en main un petit peu c'est un beau moment, c'est les conversations avec Dieu de Neil Donald Walsh C'est un livre dont on m'avait parlé depuis des années, mais l'auteur dit que ce livre vient à toi au moment où tu es prête dans ta vie à le lire. Donc ça me passait un petit peu au travers, comme ça, puisqu'il y a à peu près trois ans, on me l'a offert. Et là, je l'ai vraiment apprécié, j'ai vraiment plongé dans cette... Il y a d'abord la trilogie, j'ai lu les quatre premiers tomes. C'est assez épais. Et en fait, l'auteur est en communication, en correspondance directe avec Dieu. Donc je sais que pour certains, c'est pas crédible. C'est pour ça que l'auteur parle d'un moment où on peut être prêt à recevoir ce livre. et moi je crois que j'étais prête à ce moment-là c'est un moment où je m'étais accordée j'avais une semaine dans ma vie pour faire une petite retraite toute seule à la maison je faisais un micro-dosage de champignons et j'ai commencé à lire le livre et j'ai complètement plongé dedans j'ai été attrapée par cette correspondance où l'auteur pose des questions directes à Dieu et c'est des questions très concrètes sur la vie de l'homme le sens de l'existence, sur les relations humaines, sur la santé, sur les vies antérieures, etc. Et ça m'a vraiment passionnée. Je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire. D'ailleurs, lui, je crois qu'il y a trois heures du matin, il était réveillé toutes les nuits. Je ne sais pas si tu as lu ce livre-là, mais en fait, il l'écrit, il est réveillé au milieu de sa nuit pour venir communiquer avec Dieu et ça sort tout seul, en fait. Et moi, je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire et j'étais complètement absorbée. Donc, je... si c'est le beau moment pour vous chers auditeurs peut-être attraper ce livre et il t'a apporté quoi au juste ce livre en termes de réponse je suis l'impression qu'une fois que t'es rentré dans dans la croyance que c'est réel que ça peut vraiment être Dieu qui répond donc il faut vraiment passer le pas en fait et après ces questions sont hyper concrètes sur déjà la vie qu'est-ce qu'on est après il pose même des questions sur la sexualité sur la santé, sur le corps humain donc ça brasse plein plein plein de sujets très concrets et ça m'a apporté de la clarté et puis plein de réponses à des questions qui sont un peu dormantes et il y a tellement de théories aussi sur tout que là quand tu te dis ah c'est ça en fait la vérité si ça vient de Dieu donc ouais ça m'a transpercé j'ai

  • Speaker #0

    également lu ce livre, alors j'ai pas lu tous les tomes mais je l'ai trouvé effectivement très clair, très bien effectivement il posait des questions très humaines, très pratico-pratiques pour certaines Moi, j'ai la croyance, et je ne sais pas ce que tu en penses, que finalement, il y a une même source, à la base. et que la façon dont certaines personnes ont la capacité ou non de canaliser, donc de recevoir les infos, mais il y en a un certain nombre, que les mots qui vont sortir passent par le filtre des croyances et du vécu de la personne. Et c'est pour ça que parfois il peut y avoir certaines teintes différentes, mais au final c'est la même chose, c'est la même énergie. Tu sais un petit peu comme tu reçois une énergie, Et puis, moi, j'ai la médecine de la voix, donc je vais la transmettre par la voix, je vais la transmettre par mes mains, parce que j'ai l'énergie dans les mains de guérison. Et il y a d'autres personnes qui vont la transmettre au travers du silence, on aura l'occasion d'en parler, au travers de retraites. Et que finalement, à la base, c'est la même chose, simplement en fonction de nos dons, en fonction de nos perceptions, de nos capacités, de ce qui nous attire. L'interprétation et la transmission sera différente.

  • Speaker #1

    ça te passe ? je suis complètement d'accord parce que ce que tu appelles la source c'est ce que j'appelle Dieu, le divin, l'univers tout ça c'est la même chose évidemment on parle pas d'une entité ni d'un homme mais bien de cette non parce que c'est vrai que pour certains Dieu c'est associé à la religion ou à quelque chose, à une entité mais oui je pense aussi qu'il y a comme un téléchargement qui est fait en fait constamment c'est notre... notre nature en tant qu'humain. Et après, je pense que plus on a l'ouverture, la capacité à entendre et à faire confiance aussi à ces messages qui sont reçus au travers de la créativité, au travers de nos idées, de nos actions. Mais c'est exactement ce que tu dis, avec différentes nuances selon ce qui nous compose, comme un grand clavier.

  • Speaker #0

    Exactement on va y revenir justement sur ta créativité sur Silence la fondatrice de Silence alors avant ça je voulais savoir quel genre de petite fille tu étais et sous quel filtre tu voyais la vie

  • Speaker #1

    Alors j'étais une petite fille là quand tu me dis ça tout de suite je vois déjà deux parties très distinctes puisque j'étais une petite fille très heureuse Très rêveuse, très... J'imaginais des mondes, une utopie. J'adorais la nature. J'étais très joyeuse, curieuse, enthousiaste. Et malheureusement, la vie n'a pas été très généreuse pour moi. J'ai eu une enfance assez sombre, assez difficile, avec beaucoup d'épreuves qui sont arrivées tôt dans ma vie. Et donc, en parallèle de cette joie, de cette pureté, après tous les enfants ont ça, mais c'est vrai que j'avais vraiment cette ouverture qui était assez forte. et en parallèle j'avais beaucoup de tristesse et puis ça allait de plus en plus comme si j'avais vite déchanté assez tôt dans l'enfance et donc j'avais cette j'étais j'étais assez renfermée j'étais assez isolée finalement en réaction à ces événements comme une forme de protection exactement merci beaucoup

  • Speaker #0

    Quels adjectifs tu utiliserais pour décrire ton passage dans l'adolescence ? L'idée, c'est de retracer, de comprendre comment tu es devenue cette Jeanne d'aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Rébellion. Direct. Ça grattait. J'ai une incarnation qui grattait pas mal. Forcément, c'était un peu l'explosion. Tu me dis trois mots ?

  • Speaker #0

    Des adjectifs.

  • Speaker #1

    Des adjectifs, OK.

  • Speaker #0

    Des mots, ce qui te parle.

  • Speaker #1

    Ouais, sensible. Étrange.

  • Speaker #0

    Pourquoi tu utiliserais étrange ? C'est par rapport à toi, l'impression que tu avais de toi-même ou par rapport au regard des autres ?

  • Speaker #1

    C'est un peu les deux. C'est vrai que j'étais... En fait, j'avais du mal à comprendre le monde dans lequel je vivais. donc j'avais constamment l'impression petite que je n'étais pas née au bon endroit ni dans la bonne famille je m'identifiais à des utopies, à des images extérieures en me disant que ce n'était pas possible que je sois là il y avait quelque chose qui luttait à l'intérieur de moi j'ai abordé plus tard en thérapie peut-être des refus d'incarnation de mon âme qui auraient été là plus jeunes sans moi parce que j'ai mis du temps à comprendre un peu le sens de la vie. Et résultat étrange parce que, par exemple, à l'école, je ne comprenais pas ce qu'on faisait là, je n'avais pas d'amis, je ne m'entendais pas avec ma famille, je n'avais pas beaucoup de repères. Donc j'étais un peu à part quand même, un peu à l'écart.

  • Speaker #0

    D'accord, merci beaucoup. Tu sais, je crois que... On est quand même, non bon j'en sais rien, mais l'école c'est assez soporifique quand même, quand tu penses assis toute la journée à faire de toi une bête savante, à apprendre du par cœur. Je me souviens en sixième, alors maintenant je ne vois pas le temps défiler, c'est l'avantage d'avancer en âge, mais je me souviens en sixième, il y avait une horloge et je regardais les secondes qui s'écoulaient. Et je me suis dit je vais mourir d'ennui en fait, les secondes qui se transformaient en minutes. Et l'heure me semblait tellement interminable et ça m'est arrivé comme ça, des cours entiers de me dire... Et avec cette pensée qu'il y avait un autre cours derrière, tout aussi soporifique, et que mes journées allaient ressembler à ça. Il y a un truc assez terrible là-dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, le sentiment d'être enfermée et en fait, si t'es pas dans le moule, enfin moi j'étais clairement pas dans le moule. et j'avais ce besoin de liberté d'espace et de voir que tous les autres enfants ont quasiment son ok avec ça et ils lèvent la main ils vont au tableau et tout mais qu'est-ce que je fous là ? c'est vraiment pas ma place moi je regardais les nuages de la fenêtre je viens du nord de la France donc je suis dans les souvenirs de l'école où on sort à 16h il fait déjà nuit Voilà. J'ai pas d'expérience de l'adolescence.

  • Speaker #0

    Moi, je me suis rattrapée parce que, effectivement, à l'adolescence, j'étais assez sociable. Donc, j'ai beaucoup investi le clan amical. Mais c'était interminable. Et puis, surtout, ce questionnement de... Moi, cette angoisse de me dire que tous les jours, on allait se ressembler et être aussi soporifique. Je m'en souviens. Du fait que t'en parles, j'ai ce truc qui remonte. Je me dis... Hum... Et ton passage dans le monde adulte, avant d'être la fondatrice de Silence, qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? Et qu'est-ce qui t'a amenée à créer justement Silence et à devenir cette fondatrice ?

  • Speaker #1

    Alors, je... Donc là, pour faire un petit peu le déroulé de cette adolescence un peu compliquée, etc. Mon refuge, c'était déjà en ce temps-là, même si je ne l'avais pas identifié, mais c'était la nature. J'adorais les animaux, j'aimais être seule dans la nature. Le silence était déjà à ce moment-là mon refuge. Et j'ai commencé à trouver un peu le sens de ma vie dans la créativité. Et donc, j'ai fait des études de communication et de direction artistique, plus en particulier. et donc je travaillais ensuite j'ai fait mes études à Lille puis à Paris et j'ai commencé ma carrière de directrice artistique et là j'ai commencé à vraiment aimer parce que j'avais cette cette facilité à trouver des concepts à être créative, j'adorais ça en fait donc j'ai fait ça pendant presque 6 ans J'étais freelance, j'étais à Paris, donc là j'ai eu une vie qui n'a rien à voir avec ma vie d'aujourd'hui, où j'étais dans la pub, j'avais une vie très très active, je passais quasiment plus de moments seule, j'étais très entourée, je sortais beaucoup, j'étais en scooter, je faisais beaucoup la fête, etc. Et petit à petit, ça m'a fatiguée. Et en parallèle de ça, ça semble complètement schizophrénique, mais j'ai ma mère qui est prof de yoga, et donc j'avais gardé quand même un... un fil spirituel avec... J'allais en ashram chaque année avec elle. Je faisais du yoga. Et puis, je commençais à m'intéresser à l'au-delà, à la méditation, au monde intérieur. Et puis, en fait, ça a commencé à prendre de la place petit à petit. Et si tu veux, ma carrière de direction artistique, sur la fin, les deux dernières années, je n'étais plus à nouveau plus du tout à ma place. et je ne comprenais plus le sens de ça puisque le caractère créatif que j'adorais il était quand même teinté de commerce d'un monde hyper superficiel, d'horaires de bureau tout ce qui ne me convenait pas, ce cadre qui pour moi n'avait pas de sens et me grignotait ma liberté donc j'ai tout lâché en 2018 j'ai tout lâché et je savais que je ne voulais plus jamais être dans la publicité à la fin c'était les deux dernières années j'ai pas été jusqu'au burn out mais c'était vraiment lourd et donc en 2018 je me suis dit soit je pars dans le yoga, dans la nature je veux bien fleurir, je savais pas mais je voulais plus être plus barde. Et donc là, j'ai commencé, comme beaucoup de gens, par un grand voyage en solo. Donc je suis partie en... D'abord, je suis partie en Colombie avec mes frères et sœurs un petit voyage, enfin un mois. Et ensuite, je suis partie plusieurs mois en Asie du Sud-Est. Et donc là, j'étais en recherche de sens, j'explorais en fait. Donc il y a plein de sources géniales là-bas, le bouddhisme, j'ai appris le massage thaïlandais, j'ai fait des cours de cuisine au Cambodge, j'ai fait un stage de permaculture aussi dans une éco-farm au Cambodge. Enfin voilà, j'ai fait plein de choses très nourrissantes. et c'est sur la fin du voyage après trois mois j'étais au Laos et là en fait je n'étais pas en train de chercher un concept entrepreneurial je ne cherchais pas du tout j'étais juste en butinage complet hyper ouverte, hyper bien en fait et il y a eu une nuit à Luang Prabang qui est un lieu de bouddhisme sacré où je me suis réveillée et j'ai entendu des percussions dans ma tête et je me suis réveillée en pleine nuit et je suis allée écrire et là c'était j'ai vraiment pour le coup téléchargé, on parlait de téléchargement j'ai vraiment téléchargé silence je n'ai pas choisi, je n'ai pas réfléchi je ne me suis pas dit tiens c'est vraiment c'est sorti

  • Speaker #0

    Oui, après, il y a plein de façons différentes. Comme tu le dis, moi, par exemple, j'ai fait des retraites bouddhistes dans lesquelles il y a du silence. Il y en a qui font de la... Ah mince, les retraites, Vipassana aussi, où tu es dans le silence, etc. Et ça peut, avec d'autres concepts, te dire, tiens, j'ai envie de créer ça. Et toi, en fait, tu parles exactement de ce qui s'est passé pour Conversation avec Dieu, c'est que tout d'un coup, il y a eu blablabla, le tambour, et bling, canalisation, merci.

  • Speaker #1

    Je ne l'avais pas encore lu à ce moment-là, c'était avant, mais... J'ai eu que une nuit, mais elle était précieuse, cette nuit.

  • Speaker #0

    C'était une nuit qui a changé de trop. C'est ça, vivement le prochain voyage. Ou tout simplement la prochaine nuit, parce que l'avantage, je crois que lorsqu'on s'ouvre à ça... du coup on n'a plus besoin de faire potentiellement un voyage d'un an autour du monde pour ouvrir ses chakras ouvrir ses perceptions et que ça peut effectivement venir de façon beaucoup plus naturelle et spontanée en faisant un jogging sur la plage et en regardant la mer en

  • Speaker #1

    fait en disant j'ai eu que une nuit je me dis mais la gourmand quoi c'est pas vrai Ce que tu dis, c'est exactement ça. Je le ressens quand je suis animée par quelque chose, quand parfois je me dis tiens, j'ai dit ça Par exemple, typiquement dans les retraites, il y a des moments où ça me dépasse tout ce qui se passe. Je sens que c'est un processus qui agit au travers de moi et que ce n'est pas about me Ça ne vient pas, c'est quelque chose qui me dépasse, qui me transperce.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai cette sensation aussi quand j'anime... Je suis femme médecine, donc je fais du chamanisme. Et donc, j'ai créé deux accompagnements. Et dans mes accompagnements, lorsque je suis dans cet espace, j'ai cette impression comme si ce n'était pas moi qui parlais. En fait, c'est mon moi, mais complètement dissocié de mon égo. Donc, je sens à ce moment-là que ça vient résonner avec une justesse. et des choses qui auraient pu m'activer en tant que moi Audrey dans la vie de tous les jours ne m'activent pas du tout et deux trois heures après je me dis quand même elle a dit ça cette personne tu sais comme si je me revenais et je me dis à quel point on peut être effectivement centré et cette impression et c'est une personne que j'avais interviewée tout au début Benika qui disait oui on peut avoir l'impression que c'est soi mais en fait c'est quelque chose de plus grand que soi qui vient et qui vient créer l'énergie, qui nous donne tout d'un coup cette idée, qui vient poser les mots et qui sait ce qui se passe en face. Il y a quelque chose de magique. Mais finalement, est-ce qu'on ne serait pas une forme de catalyseur et de transmission ?

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    complètement. Ça te parle, ça ? Oui, complètement.

  • Speaker #1

    Oui, c'est comme ça que je le vois. nos vies, en fait, pour moi, le self ou le moi supérieur qui est en chacun de nous. Et j'ai vraiment envie que tout le monde reçoive que c'est pas que certaines personnes qui ont tel ou tel titre ou tel ou tel... apparence, mais c'est bien tout le monde qui a ça, qui sommeille à l'intérieur et qu'il suffit d'y plonger, d'aller gratter sous les couches de l'ego pour justement s'en désidentifier, se désidentifier de toutes ces croyances, de nos peurs, de nos conditionnements, de nos limitations pour venir. en soi et là où le sommeil, ce divin, ce self, ce Dieu, on l'appelle comme on veut.

  • Speaker #0

    Moi, j'aime bien l'appeler le plus haut potentiel qui je suis, justement, quand je suis débarrassée de toutes ces croyances, de tout ce dont tu viens de parler. Parce qu'effectivement, on a tous... Je ne sais pas si c'est parce qu'à force de lire plein de livres, je ne sais plus si c'est dans Conversation avec Dieu ou pas, mais on est tous partie et intégrante de l'univers. Il est en nous et nous sommes l'univers. Donc, on a tous la même capacité. C'est simplement que les textures, les dons, en fonction de l'incarnation, c'est vraiment l'idée que je m'en fais aujourd'hui, en fonction de l'incarnation, de ce qu'on a choisi et de notre identité, on ne va pas le manifester de la même façon.

  • Speaker #1

    ce que tu dis ça m'évoque les enseignements mondiaux moi je m'intéresse depuis seulement un an mais ça a vraiment renversé ma perspective justement de l'illusion de la séparation qu'on a et qui rend le monde aussi compliqué qu'il l'est aujourd'hui et à l'inverse si tu prends conscience qu'on est tous la même conscience unique il y a quelque chose qui se relâche dans le corps. Alors évidemment, ce n'est pas parce que tu as capté la théorie que tu peux le mettre en pratique au quotidien. Il faut se le rappeler, se le rappeler, se le rappeler. Une fois que tu as vraiment imprimé ça, c'est ce qu'on appelle être réalisé. Donc ça prendra des années ou peut-être que ça ne viendra pas dans cette incarnation-là. Mais en tout cas, j'ai capté cette théorie. Et c'est vrai que quand je m'y rattache, parfois, c'est tous les jours. Il y a des moments où je m'en détache un petit peu. Là, j'ai fait une retraite avec un... un enseignant mondial l'été dernier, donc on était vraiment bénis dans ces enseignements-là. Et moi, j'ai gardé un de ces enseignements que je trouve génial et que je partage volontiers dans mes retraites, mais aussi ici avec toi. C'est, tu vois, au lieu de dire je suis, je suis Audrey, je suis une femme, je suis, je ne sais pas où tu vis, bordelaise ou parisienne ou etc. En fait, de dire juste je suis. Et de fermer les yeux et de ressentir. je suis et là je sais pas si tu sens comme un petit frisson j'espère que si vous nous écoutez vous ressentez peut-être que tout de suite il y a un chant mais beaucoup plus vaste et illimité qui s'ouvre qu'en fait il n'y a pas besoin d'étiquette derrière ce je suis bien sûr c'est notre identité mais bon ça fait partie de la vie mais quelque part ça nous restreint le chant et quand tu dis juste je suis en fait c'est l'existence pure et simple et bien plus immense qui s'ouvre là et ça si on peut c'est des enseignements, c'est pas moi qui l'invente mais juste se le rappeler encore et encore et quand tu te fais attraper par un événement dans ta journée quelque chose qui t'énerve ou par une pensée ou par une émotion négative juste de revenir à ça Ah ouais, en fait, on se calme. C'est rien du tout. C'est bien plus grand, en fait.

  • Speaker #0

    Je te remercie parce que du coup, j'ai fait l'exercice en même temps que toi. Il y avait comme une énorme vibration qui sortait. Et en même temps, un ancrage. Il y a une notion de puissance personnelle. Moi, c'est comme ça que j'ai vécu, comme une puissance personnelle qui vient te réancrer. Et la vibration qui s'ouvre comme une immensité.

  • Speaker #1

    l'immensité des possibles je suis en fait et en ça c'est largement tellement suffisant c'est ça et elle est là pour tout le monde en fait c'est que avec toi évidemment si t'es femme médecine et que t'es hyper ouverte hyper connectée forcément ton canal il est bien bien ouvert bien net donc c'est plus facile évidemment de ressentir ça que si on a la tête dans le guidon mais tout le monde un peu avec un peu de discipline avec un peu de de

  • Speaker #0

    Oui, en venant dans une retraite tout simplement pour venir justement couper.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Venir couper. Et j'aimerais d'ailleurs que tu nous parles justement de ce que tu proposes, du concept silence-expérience et de ce que tu proposes. Et finalement, j'ai vu passer des témoignages, mais qu'est-ce qu'il en ressort pour les personnes qui viennent ? Je pense que c'est différent, mais il y a peut-être une essence commune.

  • Speaker #1

    Oui. Depuis 5 ans, j'ai créé Silence. Je me considère au service du silence. J'organise des retraites entre 3 et 7 jours en silence. J'ai fait ça en France jusque l'année dernière et depuis cette année au Portugal aussi. Maintenant, c'est France et Portugal. Et donc c'est des retraites où on est dans des lieux de nature, où on est en immersion de nature. On vient déconnecter au niveau digital. et on vient pratiquer le silence pendant plusieurs jours, selon la durée. Donc c'est des retraites qui sont inspirées de Vipassana, puisque Vipassana ça a été une expérience majeure dans ma vie, ça a été immense, mais j'ai aussi trouvé que c'était trop dur, que c'était très challengeant, et surtout quand j'en parlais autour de moi, tout le monde me disait ça a l'air cool ton truc, mais moi j'en suis incapable Donc j'ai eu l'envie de créer des retraites pour pratiquer ce silence-là, pour pouvoir s'y connecter, mais dans un cadre de plaisir. quelque chose qui soit pas réservé à une élite, quelque chose qui soit vraiment accessible. Donc sur les durées plus courtes, ça peut être pour quelqu'un qui n'a jamais fait de retraite ou médité ou quoi que ce soit. Et sur les plus longues, c'est réservé à... Parce que c'est un process qui est doux, mais qui est quand même assez puissant de venir se mettre en silence comme ça. et donc pendant ces retraites on est en silence mais on fait pas que méditer comme Vipassana où tu médites pendant 10h par jour ce qui est un peu, ça rend un peu zinzin quand même donc là en fait on vient enrober cette expérience avec, il y a de la méditation bien sûr tous les jours mais il y a aussi du yoga il y a des ateliers de nature, il y a des bains de forêt et ça change selon les lieux, les saisons à chaque retraite et il y a des enseignements des enseignements qui sont partagés autour de la connaissance de soi, autour du silence, des explorations. et ça me fait sourire parce que j'adore ce que je fais et que tu me parles justement des retours sur les participants et en fait c'est vraiment ça qui fait que je fais toujours ça depuis 5 ans c'est de voir les bienfaits que ça a sur eux et alors je tiens à dire que moi je suis au service de ce silence et que je ne m'approprie pas les bienfaits de ces participants, je les appelle les silencieux parce que ça pourrait paraître pompocinant de dire ça, c'est vraiment le silence qui opère, qui fait son travail, et les effets me dépassent, et les effets sont uniques pour chaque personne. Mais là, depuis deux semaines, je crois que j'ai reçu cinq ou six mails de silencieux, soit qui sont venus il y a deux semaines, soit qui sont venus il y a deux ans, ou il y a deux mois, vraiment dans la durée, qui me disent que ma vie a changé. qui se sentent vraiment transformés après ces retraites-là. Donc les effets sont uniques pour chaque personne, mais je parlerais d'une clarté qui vient déjà de le fait de venir taire tous les bruits, toutes ces perturbations des messages publicitaires qu'on reçoit, des actualités stressantes, de la pollution sonore dans laquelle on baigne dans ce monde moderne. En fait, de revenir déjà à un état et à un environnement calme, ça vient créer comme... une régulation qui est vitale. Parce que le monde est de plus en plus bruyant et plus on est dans ce bruit-là, au niveau de la santé, on a besoin de rééquilibrer. C'est pour ça qu'il y a plein de monde qui sont en état de stress, qui sont en dépression, qui ne sont pas bien. Parce qu'il y a trop de productivité, il y a trop de messages, il y a trop de stimulation au quotidien. Et on vient atteindre une homéostasie grâce à la pratique du silence. et j'ai l'impression que plus le monde est bruyant, plus les gens auront besoin de ces cures de silence si on était dans un mode de vie naturel, calme avec moins de stress avec moins de cette vie à mille à l'heure les gens n'auraient pas besoin de ces retraites là d'ailleurs les gens qui vivent en haute-dame montagne ils n'ont pas besoin de tu les as jamais vus ?

  • Speaker #0

    non

  • Speaker #1

    Il y a quand même des gens qui viennent d'un peu partout. On n'a pas que des paris dans stressé, je voudrais le dire. Parce qu'il y a une différence aussi entre être en silence chez soi quand tu vis en Bretagne, dans un petit village calme, et vivre ça en collectif. Il se passe quelque chose aussi en termes d'énergie et de ce sentiment d'union dont on parlait aussi tout à l'heure, qui est hyper fort pour les participants. mais ouais il y a ce donc je dirais dans les effets il y a ce gain de clarté il y a cette rencontre avec soi

  • Speaker #0

    c'est comme si il y avait des courts circuits quand on est trop absorbé par notre quotidien et là de venir prendre une respiration s'extraire un petit peu du monde bruyant et en fait j'ai l'impression qu'il y a des gens bien sûr on les guide pour qu'ils viennent plonger en eux pour qu'ils viennent observer, s'écouter se connecter à ce self et en fait ça vient ouvrir ce champ des possibles aussi, c'est ça c'est cette connexion à plus grand que soi qu'on vient rechercher et après ils réussissent à garder ça longtemps sur la durée, c'est pas juste le temps de la retraite mais c'est comme si on venait, tu vois comme une petite clé qui vient ouvrir une porte et la clé il repart avec eux et c'est le silence en fait cette clé

  • Speaker #1

    Et puis tu dis quelque chose de très juste, on peut être perdu dans un petit village, et avoir le silence, et se sentir dans une forme de solitude. C'est-à-dire que ce n'est pas la même chose que de se sentir isolé, parce qu'on est isolé socialement, etc. Que venir pratiquer le silence, et venir se dépouiller, partir à la rencontre de soi-même, avec une communauté. et puis il y a autre chose il y a aussi le fait quand tu parlais d'être au service du silence il y a le fait que moi je dis tenir l'espace c'est que toi, ton équipe vous êtes là pour justement faire que le silence et les silencieux se rencontrent et puisse... Tu sais, ça me fait penser un peu à... Je sais pas pourquoi je pense à ça, mais il y a des gens qui veulent rentrer en détox. Et donc, j'ai fait une cure de détox au printemps. Et il y a des gens, en fait, ils arrivent pas à faire la bascule. Ils sont malades comme des chiens parce que leur corps n'arrive pas. Donc, ils sont blindés de toxines, mais ils n'arrivent pas à faire la bascule où le corps va rentrer en élimination. Et du coup, c'est le rôle de la naturopathe de choper cet instant-là et de les accompagner à basculer. Et là, le corps, il se met à éliminer. Et je pense à ça, tu vois, de cette rencontre. Parfois, le silence, il peut effrayer. Moi, quand j'ai parlé du fait que j'avais été interviewée, J'ai eu une semaine sans parler, trois jours sans parler, de silence. Mais on fait quoi ? Cette angoisse ! Pendant une semaine, on est assis et en silence, et il ne se passe rien. Je me suis dit, je vais poser la question à Jeanne. J'ai senti cette espèce de zone d'angoisse. Énorme de se dire, dans ce monde ultra-productif, je vais m'asseoir. et être une semaine à regarder les gens à côté de moi, en silence, ou trois jours, il y a une forme d'angoisse de... Mais en fait, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ? Le fait de faire... Tu sais, il y a ces trois choses de être, faire et avoir, lorsqu'on parle de la manifestation. Et souvent, on est dans le faire, et on oublie qu'avant, il y a l'être.

  • Speaker #0

    C'est exactement ce qu'on invite à ne pas faire, c'est justement d'arrêter de faire, d'aller dans une démarche de ralentissement qui est telle que presque on vient à une immobilité. On pratique le yoga, la méditation, la contemplation, la connexion à la nature, des choses très simples, sans trop de chichi. Et en fait, on vient d'accélérer à un point. pour être ce témoin silencieux. Alors, il se passe des choses quand même. Ce n'est pas vipassana. C'est justement l'idée, c'est que ce ne soit pas trop décourageant. Mais c'est vrai que c'est fou parce qu'en fait, j'aime bien cette phrase qui dit Avant les villes, il y avait la nature et avant le bruit, il y avait le silence. c'est un état naturel le silence c'est la base, c'est l'origine avant qu'on soit branché connecté, hyperactif tu vois et en fait de regoutter à ça qui est notre essence d'être juste l'existence, découvrir qu'est-ce qui se passe si je ne fais pas qui je suis d'aller dans ce monde intérieur quand on vient gratter les surfaces de cette croûte de qui on est. En fait, tu viens dans les profondeurs de qui tu es vraiment, dans cet espace de vérité, et c'est ça. Et quand tu parles des gens qui ont des appréhensions, il y en a plein qui viennent et qui sentent qu'ils ont besoin de switcher quelque chose à l'intérieur parce qu'il y a un bug. Il y a beaucoup de personnes qui ressentent ce bug-là. On est beaucoup. Et moi j'adore quand c'est des personnes qui sont hyper... Voilà, qui mettent les doigts bien dans la prise, tu vois. Qui sont limite au burn-out, qui fument à bloc, qui me disent comment je vais faire parce qu'on m'a parlé de fumée. Donc qui me disent est-ce que je peux aller fumer et tout. Et au bout de trois jours... c'est la transformation là j'ai eu encore il y a quelques semaines une personne qui était vraiment hyper flippée de rentrer dans le silence elle a même dit au cercle d'ouverture parce qu'on échange quand même au début et à la fin il y a des cercles de parole et elle a dit qu'elle avait vraiment peur de se faire chier en texto et en fait elle s'est rencontrée

  • Speaker #1

    tu sais ça me fait moi aussi je suis une ancienne parisienne et j'ai redécouvert la nature en changeant... J'ai dit en changeant de pays, non. J'ai pas changé de pays, pour le coup. En basculant dans le sud de la France. Pourtant, je suis née à Fontainebleau, donc j'avais la forêt. Mais à un moment, j'ai switché dans cette vie que tu décris de hyperactive, de rencontre, de sortie, de tout moche, de vite. J'ai adoré, d'ailleurs, cette vie-là. Et j'ai quitté Paris, justement, parce que tout d'un coup, je crois que... C'est même pas je crois, j'étais arrivée à saturation. De tous mes sens. Il y a tout le temps quelqu'un, tout le temps une odeur, tout le temps quelque chose devant soi, tout le temps des gens collés contre toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et quand tu rentres même dans ton appartement, faire attention à ne pas faire trop de bruit parce que ce n'est pas forcément bien isolé, et que tu continues d'entendre, et donc tu es dans une toute petite boîte et c'est là où tu peux espérer avoir un peu de silence en fait. Et moi je me souviens que mes sens ont explosé. et que je ne supportais plus. Je mettais des bouchons dans les oreilles quand je prenais le métro, parce que le métro, à certains endroits, à Gare du Nord, sous la ligne 5, c'était devenu insupportable. Donc oui, je te rejoins complètement, et j'aime beaucoup la phrase, il m'en manque une partie, mais avant la ville, il y avait la nature, et ça rejoint vraiment toute l'idée du chamanisme. Pour moi, le chamanisme, dans mon expérience, C'est un prolongement de la naturopathie que j'ai découvert. Pour moi, c'est évident. Et j'oublie parfois... qu'il y a des gens qui ne savent pas ce que c'est la naturopathie. Tu vois, par exemple. Parce que je suis déjà passée à la strata suivante. Ce n'est pas une question d'être meilleure. Dans ma compréhension, je suis passée à une autre strata. C'est comme si je lisais Conversations avec Dieu et qu'un an après ou deux ans après, je le relisais. Du coup, il y avait d'autres clés de compréhension que je n'avais peut-être pas vues la première fois. et pour moi la femme médecine le chamanisme le bouddhisme d'ailleurs aussi parce qu'on ne touche pas à aucun être vivant c'est un prolongement et je remercie la naturopathie et le fait du coup d'avoir été malade parce que ça m'a emmenée sur ce chemin de cette reconnection avec les plantes même si au départ c'était juste pour me soigner, pour prendre soin de moi etc. mais finalement je vois à quel point Ces synchronicités m'ont menée aujourd'hui à être qui je suis. Elles m'ont reconnectée justement avec la beauté et l'immensité de la nature, qui va de pair avec le silence d'ailleurs. Parce que c'est lorsqu'on est silencieux au milieu de la nature que la nature se met à nous parler.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Qu'on entend... Parfois, je communique avec les oiseaux, qu'on entend l'esprit de la forêt, que tout d'un coup, une autre... Un autre écosystème qu'on ne regarde pas, qu'on n'entend pas, est présent et peut être le plus beau lieu de nos enseignements. Moi, je me souviens, j'étais rentrée une fois après des cérémonies chamaniques en plein milieu de la nature et je me sentais seule. Parce que tout le monde n'est pas à la fin médecine autour de moi ou branché par le chamanisme. Donc, il y avait une espèce de forme de solitude. Et j'ai communiqué avec l'esprit de la forêt. Je lui ai dit, voilà, mais qu'est-ce que je pourrais faire justement pour ne plus me sentir seule ? Et à ce moment-là, la forêt m'explique, elle me dit, mais quand tu es en pleine ville, tu vois qu'il y a des arbres qui sont séparés, en fait. Ces gouttes de rennais, ils sont séparés. Mais en dessous, on est tous reliés, on est tous la même entité. Et du coup, ça m'a complètement réouvert sur le fait que je pouvais communiquer avec mes sisters. De toute façon, tu vois, j'adore. Et donc ça, on le trouve que dans le silence.

  • Speaker #0

    le fait que la nature est notre plus grande enseignante c'est vrai parce qu'elle inspire cette lenteur cette confiance que tout se fait il n'y avait jamais de stress dans la nature la vie, la mort, les cycles, les saisons, les marées tout ça c'est tranquille et personne ne s'affole c'est quoi ? c'est ça et en même temps si c'est connecté tous les éléments sont solidaires il y a toujours cette harmonie en fait qui est là et c'est la plus la plus grande enseignante clairement clairement et c'est marrant quand tu dis que t'es allée toucher un peu le fond avec cette saturation moi pareil comme cet état presque de maladie et quelque part si aujourd'hui toi et moi on fait pas exactement la même chose mais en tout cas on essaie de guider les gens vers un mieux-être parce qu'on est passés par là et moi à chaque fois je me dis quand il y a des épreuves des moments difficiles ou quand je pense à mon enfance qui était franchement pas un beau passage mais c'est aussi un cadeau quelque part ça donne quand même une perspective plus positive de se dire que si je suis aujourd'hui c'est grâce à ça et quand on est dans le creux de la vague parce que moi j'ai aussi pas mal de personnes des silencieux qui me qui se connectent à moi quand ils sont dans des moments de tumulte des débats émotionnels et c'est vrai que de se rappeler que grâce à ça en fait c'est je tirerai des enseignements et je gagne enfin je m'élève en fait tout en d'abord en allant dans le creux de la vague et se laisser vraiment recevoir cet état qui peut être parfois tout noir et c'est là qu'on vient retrouver la lumière quand on est dans le fond de cette obscurité et quelque part si ta voix c'est ça aujourd'hui, il a bien fallu que tu passes par cet état de saturation de trop plein Mais là, j'ai l'impression qu'il y a tellement de monde qui ressent ce trop-plein. Je me dis, il va y avoir un éveil collectif. Ce n'est pas possible.

  • Speaker #1

    Bien sûr. Moi, je suis persuadée. Je suis une personne qui disait qu'il allait y avoir de plus en plus de personnes en capacité de canaliser. Parce qu'on l'a tous à la base. Mais c'est simplement que parfois, c'est brouillé par un mental très puissant, etc. Mais qu'il y a de plus en plus de gens qui allaient découvrir qu'ils étaient dans une forme de médiumité, etc. Moi, je crois vraiment que c'est un peu plus simple. qu'effectivement, on est sur la transition. Et j'espère que de notre vivant, on la verra, la finalité liée à ça. Mais je suis persuadée qu'effectivement, il y a une transition. Moi, je ne le vois rien qu'en tant qu'entrepreneuse naturopathe. À l'époque, il y avait très peu de gens. lancer un entrepreneuriat dans le bien-être, c'était vraiment anecdotique, ou c'était un complément, c'était, on était prof de yoga, mais en fait, tu ne bosses pas vraiment. Et là, je vois vraiment de plus en plus de gens qui se lancent et en font vraiment un métier à part entière, sont des entrepreneuses, gagnent leur vie, des entrepreneurs aussi, mais il y a vraiment un vrai mouvement. Et alors, peut-être que je suis biaisée parce que je suis entourée. par des gens qui sont dans le bien-être, et je m'intéresse aussi à des gens qui proposent ce genre de choses, j'ai vraiment l'impression qu'il y a un gros élan d'envie d'accompagner l'autre, d'envie justement de changement, et que le changement commence par nous, et aussi par le fait de semer des graines.

  • Speaker #0

    c'est marrant que tu aies tourné ta phrase au féminin après tu t'es remise pour ces hommes qui sont beaucoup moins nombreux c'est vrai parce que comme femme on a cette tendance je pense cette facilité au changement au mouvement à pas rester figé puis on a quand même les antennes un peu plus connectée par l'instinct qui est quand même plus propre au féminin. Mais c'est vrai qu'il y a aussi des hommes qui sont vraiment en chemin. Moi, j'en vois dans les retraites et franchement, je les remercie d'être là parce qu'ils sont moins nombreux, c'est courageux de se montrer vulnérable parce que forcément, l'image de... de l'homme fort qui ne met pas le genou à terre devrait changer pour que l'humanité aille mieux quand même, pour que de l'autre côté on vienne aussi travailler masculin et être dans plus d'harmonie mais merci pour ce cette reprise sur les femmes, c'est vrai que moi aussi parfois je dis des silencieuses mais il y a aussi des hommes

  • Speaker #1

    Oui, moi j'ai beaucoup de femmes. Donc c'est vrai que j'ai tout de suite cette image-là. Néanmoins, effectivement, il y a des hommes qui commencent à avancer sur ce chemin, qui s'intéressent au bien-être, qui s'intéressent à la spiritualité, qui font des démarches de venir. L'été, on n'est peut-être pas à moitié-moitié, mais il y a beaucoup d'hommes. Et moi, ça me met en joie de voir qu'il y a des hommes aussi qui font ce chemin-là, d'y aller. Je me demande parce que je crois que d'origine, dans le chamanisme, c'était surtout des femmes en fait. Je crois que les chamanes étaient des femmes à l'origine. Il y a aussi toute cette vague de sorcières, etc. Je ne sais pas s'il y a une forme de perception différente. Je ne sais pas si c'est parce que c'était la société, tu sais, qui cadrait beaucoup plus les hommes avec des attentes peut-être différentes. Je ne saurais pas y répondre. C'est vrai qu'on parle beaucoup de la charge mentale des femmes, qui est quand même présente, on ne va pas se mentir. Il y a aussi pas mal de choses qui pèsent sur les hommes. Et du coup, le côté ying... C'est pas forcément évident. Donc moi, effectivement, je suis d'accord de les encourager, de les remercier, de ceux qui osent franchir le pas et y aller, parce que c'est un sacré appel au courage, dans un monde qui est rapidement très féminin. Alors qu'en fait, le silence, le fait de toucher son âme, c'est commun à tous, en fait. C'est pas réservé du tout aux femmes.

  • Speaker #0

    C'est important de les soutenir.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je ne savais pas que d'origine, les chamanes étaient des femmes.

  • Speaker #1

    Je crois vraiment. Je ne sais plus qui me l'a dit, qui est assez bien renseignée. Moi, je ne suis pas assez renseignée. On me pose souvent des questions sur le chamanisme. Et moi, le chamanisme m'est tombée dessus. Donc, je découvre au fur et à mesure plein de choses. Les dons me sont vraiment tombées sur la tête. Donc, je découvre. Après, au fur et à mesure, doucement, l'historique. Donc, je ne pourrais pas le certifier, mais il me semble que la personne, ça fait un peu Radio Moquette, la personne qui me l'a certifié, qui me l'a dit, elle, pour le coup, elle était sacrément renseignée. Donc, excusez-moi pour la partie Radio Moquette. J'avoue que ce n'est pas moi qui l'ai... Je crois que je l'ai lu, je ne sais plus. Bon, voilà, peu importe. Voilà, selon mes lunettes, avec ma vérité à moi. Et merci beaucoup. j'avais une autre question qu'est-ce que tu répondrais si, je la pose à tout le monde si on disait écoute Jeanne t'es sympa comme nana mais t'es un peu perché

  • Speaker #0

    je recommanderais à cette personne de devenir perché aussi parce que la vie est belle sous cet angle ça te fait aussi bien je ne suis pas la seule mais je sais que je suis allez viens,

  • Speaker #1

    on est bien viens goûter pour voir si si Titi plaît Et avant de commencer ce podcast, je discutais avec toi du livre de ton compagnon qui parlait de toi, c'est le livre sur le chamanisme, et qui disait qu'il avait croisé un joli brin de fille, mais qui avait une frange, et que du coup, il n'aimait pas les franges. Et là, je te vois sans frange. Et du coup, on en a discuté, et j'avais envie que tu répondes à cette question, du coup, non pas en off, mais en on, parce que c'était assez chouette.

  • Speaker #0

    il m'a soumise c'était pas ça que tu m'as dit je blague je vais te corriger parce que dans ce livre il dit même pas que j'étais un joli brin de fille il m'a complètement il m'a pas vue en tout cas pas sous l'angle de l'attirance ou de la séduction Jonathan il est venu à une retraite silence que j'organisais en 2020 et on a eu une grosse connexion au niveau humain, amical et professionnel mais pas du tout de crush et des raisons pour lesquelles aujourd'hui il me dit mais comment j'ai pu passer à côté parce qu'il y avait cette frange et en fait il avait catalogué les filles à frange, j'aime pas quoi et pour la petite histoire juste après ça il y a eu le confinement donc nous on s'est rapprochés mais plus au niveau professionnel avec Jonathan, on a tout de suite parlé de collaborer ensemble d'associer les enseignements du bonheur que lui partage avec les retraites silencieuses parce que les deux se complètent hyper bien et ensuite il y a eu le confinement et pendant plusieurs mois on est partis en Amérique du Sud et là ce que je... Ce que je te racontais en off, c'est que pour celles qui ont des franges, peut-être vous savez qu'avec la mer et le soleil, quand on a une frange, ça ne ressemble pas à grand-chose. J'ai commencé à l'attacher pour la laisser pousser. Et en fait, on est resté presque quatre mois en Amérique du Sud, donc la frange a poussé et finalement, je ne l'ai pas refaite. Voilà pourquoi, trois ans plus tard, je suis sans frange.

  • Speaker #1

    Et tu m'avais dit aussi que du coup, c'était un moment aussi où, quand il réfléchit, il y avait une forme...

  • Speaker #0

    d'ouverture oui complètement aujourd'hui avec le recul quand je vois des photos de moi il y a trois ans puisque tout ça c'est évidemment progressif même si c'est allé très vite puisqu'on s'est connus il y a bientôt quatre ans j'étais comme voilée en fait puisque j'étais j'étais déjà évidemment sur un chemin j'étais J'étais épanouie d'une certaine manière, mais pas autant que je le suis aujourd'hui. J'étais encore derrière ce voile, quelque part, et là-fois, je trouverais mon visage. Aujourd'hui, ça peut paraître purement concret, mais je ne mets plus aucun maquillage, je m'accepte comme je suis, à la fois au niveau physique, même si j'ai pris des rides, je suis maman, j'ai des cernes, etc. J'ai comme si ça s'était dévoilé et quelque part ce départ de la frange, comme si ça avait initié cette phase où je m'accepte, j'accepte la vie, je suis beaucoup plus épanouie avec beaucoup moins. Et voilà, ça a été associé à cette transformation physique et l'évolution dans ma vie.

  • Speaker #1

    donc merci beaucoup c'était ça qui m'intéressait nouvelle coupe pour une nouvelle vie nouvelle coupe pour une nouvelle vie si vous avez une frange est-ce que vous cherchez à vous cacher c'est vrai que vous

  • Speaker #0

    me cachez qu'elle ne fait pas avec cette frange ouais merci beaucoup

  • Speaker #1

    Quel conseil tu donnerais aux personnes qui se sentent appelées par ce besoin de reconnexion, parfois ça peut être cette connexion avec le monde invisible, qui ont cette quête de sens ? Qu'est-ce que tu leur conseillerais, qui n'osent pas forcément tout de suite soit venir dans une retraite, soit faire ce pas, mais déjà commencer juste à aller sur le chemin ?

  • Speaker #0

    ça on l'a déjà dit mais je le redis quand même la nature pour moi c'est la plus grande source d'inspiration pour s'extraire du bruit et pouvoir se rapprocher de quelque chose de plus vaste, de plus grand et puis si possible en solitaire et de se rappeler que la solitude ne veut pas dire l'isolement être seule ça peut être très beau aussi ça peut être très ressourçant, très poétique d'être seule et c'est vrai qu'on a tendance à se dire le groupe et le collectif c'est plus joyeux et en fait de savoir apprendre à être bien et avoir besoin d'ailleurs d'être seule et si possible dans la nature donc ça, ça serait mon conseil et puis pour accompagner ça, la déconnexion digitale. Clairement.

  • Speaker #1

    merci beaucoup Jeanne, je vais te laisser le mot de la fin qu'est-ce que tu aurais envie de dire là ?

  • Speaker #0

    j'aurais envie de dire qu'on garde la foi On a parlé là de... Je ne m'attendais pas à ce qu'on parle autant des épreuves de vie, de ma petite biographie. Et quand je regarde un petit peu avec le recul, je me dis que tout ce qui arrive, tout ce qui est sur notre chemin est juste. Et même si c'est dur de s'en rappeler quand on est dans les moments moins roses, au final, il y a toujours des rebonds. Et j'ai l'impression que... la vie nous envoie des messages et que tout est là pour une bonne raison et tout est juste merci beaucoup merci à toi j'espère que cet épisode vous aura plu,

  • Speaker #1

    n'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans les descriptifs de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom d'Audrey Carsalade. et à l'adresse contact at audreycarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.

Description

Cette semaine, je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann pour parler du silence et de ces nombreux bienfaits sur la santé mentale autant que physique.

Parce que le silence a toujours été son allié depuis son enfance, parce qu'a son contact elle permet une expérience de ressourcement et de retour à l'être incroyable, Jeanne a décidé de devenir Gardienne du silence. Jeanne et son compagnon Jonathan (les antisèches du bonheur) organisent des retraites silencieuses qui ont déjà conquis des centaines de personnes.


Qui est Jeanne Lehmann ?

Jeanne se décrit comme Gardienne du silence, au service de la liberté et de l'éveil des consciences. C'est devenu une véritable mission de vie. Elle transmet avec passion au travers d’enseignements spirituels, de méditations, de rituels ancestraux et de pratiques corporelles, pour nous élever ensemble, humains en chemin, vers l’exploration du Soi et la connexion à la nature profonde.


Découvre le parcours chamanique, 11 semaines pour changer te rencontrer, élever ta conscience et vivre une transformation immédiate et durable autant personnelle que professionnelle.

Ce parcours est composé :


🎧 Pour écouter d'autres épisodes : https://smartlink.ausha.co/la-cle-de-voute

🧿 Restons en contact :
- Instagram : https://www.instagram.com/audreycarsalade/
- Facebook : https://www.facebook.com/audreycarsaladecoach
- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/audrey-carsalade-0b180a2a/
- Inscription newsletter : https://www.audreycarsalade.com



Les retraites de Jeanne et Jonathan Lehmann 👇


Retraite Silence "Émerveillement' du 17 au 20 mai COMPLET - Rejoins la liste d’attente


Retraite Silence “I am”, du 11 au 16 juin 2024, au Portugal. 

https://silenceexperience.com/silence-du-11-au-16-juin-2024


Retraite Summer Bonheur du 1er au 4 août, en France.

https://silenceexperience.com/retraite-summer-bonheur


Retraite Silence du 30 avril au 4 mai 2025

Informations à venir. Inscris-toi ici pour être tenu.e informé.e


Découvrir le compte Instagram de Jeanne : https://www.instagram.com/silenceexperience/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du nouveau monde à développer leur business les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Bonjour à tous, cette semaine je suis ravie d'accueillir Jeanne Lehmann et c'est un vrai coup de cœur. Le silence a toujours été son allié, que ce soit dans son enfance tumultueuse, dans son adolescence et également dans sa vie active. Il y a toujours un moment où elle venait se reconnecter au silence et où ce silence venait la ressourcer. Ce silence a tellement été son ami qu'elle a décidé en 2019 de créer silence et ça devient sa mission de vie et on la surnomme gardienne du silence. Depuis cinq ans, Jeanne crée et facilite des expériences silencieuses qui ont touché et transformé la vie de milliers d'humains en chemin. Je suis ravie de t'accueillir, bienvenue à toi Jeanne. Bonjour Jeanne.

  • Speaker #1

    Bonjour Audrey.

  • Speaker #0

    je t'ai demandé de choisir un livre est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et me dire pourquoi tu l'as choisi et ce qu'il symbolise pour toi alors déjà merci pour cette question parce que de me la poser à moi-même ça m'a permis de

  • Speaker #1

    replonger un petit peu dans ce livre ça fait des mois que je me dis que j'aimerais bien le relire donc je l'ai retenu en main un petit peu c'est un beau moment, c'est les conversations avec Dieu de Neil Donald Walsh C'est un livre dont on m'avait parlé depuis des années, mais l'auteur dit que ce livre vient à toi au moment où tu es prête dans ta vie à le lire. Donc ça me passait un petit peu au travers, comme ça, puisqu'il y a à peu près trois ans, on me l'a offert. Et là, je l'ai vraiment apprécié, j'ai vraiment plongé dans cette... Il y a d'abord la trilogie, j'ai lu les quatre premiers tomes. C'est assez épais. Et en fait, l'auteur est en communication, en correspondance directe avec Dieu. Donc je sais que pour certains, c'est pas crédible. C'est pour ça que l'auteur parle d'un moment où on peut être prêt à recevoir ce livre. et moi je crois que j'étais prête à ce moment-là c'est un moment où je m'étais accordée j'avais une semaine dans ma vie pour faire une petite retraite toute seule à la maison je faisais un micro-dosage de champignons et j'ai commencé à lire le livre et j'ai complètement plongé dedans j'ai été attrapée par cette correspondance où l'auteur pose des questions directes à Dieu et c'est des questions très concrètes sur la vie de l'homme le sens de l'existence, sur les relations humaines, sur la santé, sur les vies antérieures, etc. Et ça m'a vraiment passionnée. Je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire. D'ailleurs, lui, je crois qu'il y a trois heures du matin, il était réveillé toutes les nuits. Je ne sais pas si tu as lu ce livre-là, mais en fait, il l'écrit, il est réveillé au milieu de sa nuit pour venir communiquer avec Dieu et ça sort tout seul, en fait. Et moi, je me souviens que je me réveillais la nuit pour le lire et j'étais complètement absorbée. Donc, je... si c'est le beau moment pour vous chers auditeurs peut-être attraper ce livre et il t'a apporté quoi au juste ce livre en termes de réponse je suis l'impression qu'une fois que t'es rentré dans dans la croyance que c'est réel que ça peut vraiment être Dieu qui répond donc il faut vraiment passer le pas en fait et après ces questions sont hyper concrètes sur déjà la vie qu'est-ce qu'on est après il pose même des questions sur la sexualité sur la santé, sur le corps humain donc ça brasse plein plein plein de sujets très concrets et ça m'a apporté de la clarté et puis plein de réponses à des questions qui sont un peu dormantes et il y a tellement de théories aussi sur tout que là quand tu te dis ah c'est ça en fait la vérité si ça vient de Dieu donc ouais ça m'a transpercé j'ai

  • Speaker #0

    également lu ce livre, alors j'ai pas lu tous les tomes mais je l'ai trouvé effectivement très clair, très bien effectivement il posait des questions très humaines, très pratico-pratiques pour certaines Moi, j'ai la croyance, et je ne sais pas ce que tu en penses, que finalement, il y a une même source, à la base. et que la façon dont certaines personnes ont la capacité ou non de canaliser, donc de recevoir les infos, mais il y en a un certain nombre, que les mots qui vont sortir passent par le filtre des croyances et du vécu de la personne. Et c'est pour ça que parfois il peut y avoir certaines teintes différentes, mais au final c'est la même chose, c'est la même énergie. Tu sais un petit peu comme tu reçois une énergie, Et puis, moi, j'ai la médecine de la voix, donc je vais la transmettre par la voix, je vais la transmettre par mes mains, parce que j'ai l'énergie dans les mains de guérison. Et il y a d'autres personnes qui vont la transmettre au travers du silence, on aura l'occasion d'en parler, au travers de retraites. Et que finalement, à la base, c'est la même chose, simplement en fonction de nos dons, en fonction de nos perceptions, de nos capacités, de ce qui nous attire. L'interprétation et la transmission sera différente.

  • Speaker #1

    ça te passe ? je suis complètement d'accord parce que ce que tu appelles la source c'est ce que j'appelle Dieu, le divin, l'univers tout ça c'est la même chose évidemment on parle pas d'une entité ni d'un homme mais bien de cette non parce que c'est vrai que pour certains Dieu c'est associé à la religion ou à quelque chose, à une entité mais oui je pense aussi qu'il y a comme un téléchargement qui est fait en fait constamment c'est notre... notre nature en tant qu'humain. Et après, je pense que plus on a l'ouverture, la capacité à entendre et à faire confiance aussi à ces messages qui sont reçus au travers de la créativité, au travers de nos idées, de nos actions. Mais c'est exactement ce que tu dis, avec différentes nuances selon ce qui nous compose, comme un grand clavier.

  • Speaker #0

    Exactement on va y revenir justement sur ta créativité sur Silence la fondatrice de Silence alors avant ça je voulais savoir quel genre de petite fille tu étais et sous quel filtre tu voyais la vie

  • Speaker #1

    Alors j'étais une petite fille là quand tu me dis ça tout de suite je vois déjà deux parties très distinctes puisque j'étais une petite fille très heureuse Très rêveuse, très... J'imaginais des mondes, une utopie. J'adorais la nature. J'étais très joyeuse, curieuse, enthousiaste. Et malheureusement, la vie n'a pas été très généreuse pour moi. J'ai eu une enfance assez sombre, assez difficile, avec beaucoup d'épreuves qui sont arrivées tôt dans ma vie. Et donc, en parallèle de cette joie, de cette pureté, après tous les enfants ont ça, mais c'est vrai que j'avais vraiment cette ouverture qui était assez forte. et en parallèle j'avais beaucoup de tristesse et puis ça allait de plus en plus comme si j'avais vite déchanté assez tôt dans l'enfance et donc j'avais cette j'étais j'étais assez renfermée j'étais assez isolée finalement en réaction à ces événements comme une forme de protection exactement merci beaucoup

  • Speaker #0

    Quels adjectifs tu utiliserais pour décrire ton passage dans l'adolescence ? L'idée, c'est de retracer, de comprendre comment tu es devenue cette Jeanne d'aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Rébellion. Direct. Ça grattait. J'ai une incarnation qui grattait pas mal. Forcément, c'était un peu l'explosion. Tu me dis trois mots ?

  • Speaker #0

    Des adjectifs.

  • Speaker #1

    Des adjectifs, OK.

  • Speaker #0

    Des mots, ce qui te parle.

  • Speaker #1

    Ouais, sensible. Étrange.

  • Speaker #0

    Pourquoi tu utiliserais étrange ? C'est par rapport à toi, l'impression que tu avais de toi-même ou par rapport au regard des autres ?

  • Speaker #1

    C'est un peu les deux. C'est vrai que j'étais... En fait, j'avais du mal à comprendre le monde dans lequel je vivais. donc j'avais constamment l'impression petite que je n'étais pas née au bon endroit ni dans la bonne famille je m'identifiais à des utopies, à des images extérieures en me disant que ce n'était pas possible que je sois là il y avait quelque chose qui luttait à l'intérieur de moi j'ai abordé plus tard en thérapie peut-être des refus d'incarnation de mon âme qui auraient été là plus jeunes sans moi parce que j'ai mis du temps à comprendre un peu le sens de la vie. Et résultat étrange parce que, par exemple, à l'école, je ne comprenais pas ce qu'on faisait là, je n'avais pas d'amis, je ne m'entendais pas avec ma famille, je n'avais pas beaucoup de repères. Donc j'étais un peu à part quand même, un peu à l'écart.

  • Speaker #0

    D'accord, merci beaucoup. Tu sais, je crois que... On est quand même, non bon j'en sais rien, mais l'école c'est assez soporifique quand même, quand tu penses assis toute la journée à faire de toi une bête savante, à apprendre du par cœur. Je me souviens en sixième, alors maintenant je ne vois pas le temps défiler, c'est l'avantage d'avancer en âge, mais je me souviens en sixième, il y avait une horloge et je regardais les secondes qui s'écoulaient. Et je me suis dit je vais mourir d'ennui en fait, les secondes qui se transformaient en minutes. Et l'heure me semblait tellement interminable et ça m'est arrivé comme ça, des cours entiers de me dire... Et avec cette pensée qu'il y avait un autre cours derrière, tout aussi soporifique, et que mes journées allaient ressembler à ça. Il y a un truc assez terrible là-dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, le sentiment d'être enfermée et en fait, si t'es pas dans le moule, enfin moi j'étais clairement pas dans le moule. et j'avais ce besoin de liberté d'espace et de voir que tous les autres enfants ont quasiment son ok avec ça et ils lèvent la main ils vont au tableau et tout mais qu'est-ce que je fous là ? c'est vraiment pas ma place moi je regardais les nuages de la fenêtre je viens du nord de la France donc je suis dans les souvenirs de l'école où on sort à 16h il fait déjà nuit Voilà. J'ai pas d'expérience de l'adolescence.

  • Speaker #0

    Moi, je me suis rattrapée parce que, effectivement, à l'adolescence, j'étais assez sociable. Donc, j'ai beaucoup investi le clan amical. Mais c'était interminable. Et puis, surtout, ce questionnement de... Moi, cette angoisse de me dire que tous les jours, on allait se ressembler et être aussi soporifique. Je m'en souviens. Du fait que t'en parles, j'ai ce truc qui remonte. Je me dis... Hum... Et ton passage dans le monde adulte, avant d'être la fondatrice de Silence, qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? Et qu'est-ce qui t'a amenée à créer justement Silence et à devenir cette fondatrice ?

  • Speaker #1

    Alors, je... Donc là, pour faire un petit peu le déroulé de cette adolescence un peu compliquée, etc. Mon refuge, c'était déjà en ce temps-là, même si je ne l'avais pas identifié, mais c'était la nature. J'adorais les animaux, j'aimais être seule dans la nature. Le silence était déjà à ce moment-là mon refuge. Et j'ai commencé à trouver un peu le sens de ma vie dans la créativité. Et donc, j'ai fait des études de communication et de direction artistique, plus en particulier. et donc je travaillais ensuite j'ai fait mes études à Lille puis à Paris et j'ai commencé ma carrière de directrice artistique et là j'ai commencé à vraiment aimer parce que j'avais cette cette facilité à trouver des concepts à être créative, j'adorais ça en fait donc j'ai fait ça pendant presque 6 ans J'étais freelance, j'étais à Paris, donc là j'ai eu une vie qui n'a rien à voir avec ma vie d'aujourd'hui, où j'étais dans la pub, j'avais une vie très très active, je passais quasiment plus de moments seule, j'étais très entourée, je sortais beaucoup, j'étais en scooter, je faisais beaucoup la fête, etc. Et petit à petit, ça m'a fatiguée. Et en parallèle de ça, ça semble complètement schizophrénique, mais j'ai ma mère qui est prof de yoga, et donc j'avais gardé quand même un... un fil spirituel avec... J'allais en ashram chaque année avec elle. Je faisais du yoga. Et puis, je commençais à m'intéresser à l'au-delà, à la méditation, au monde intérieur. Et puis, en fait, ça a commencé à prendre de la place petit à petit. Et si tu veux, ma carrière de direction artistique, sur la fin, les deux dernières années, je n'étais plus à nouveau plus du tout à ma place. et je ne comprenais plus le sens de ça puisque le caractère créatif que j'adorais il était quand même teinté de commerce d'un monde hyper superficiel, d'horaires de bureau tout ce qui ne me convenait pas, ce cadre qui pour moi n'avait pas de sens et me grignotait ma liberté donc j'ai tout lâché en 2018 j'ai tout lâché et je savais que je ne voulais plus jamais être dans la publicité à la fin c'était les deux dernières années j'ai pas été jusqu'au burn out mais c'était vraiment lourd et donc en 2018 je me suis dit soit je pars dans le yoga, dans la nature je veux bien fleurir, je savais pas mais je voulais plus être plus barde. Et donc là, j'ai commencé, comme beaucoup de gens, par un grand voyage en solo. Donc je suis partie en... D'abord, je suis partie en Colombie avec mes frères et sœurs un petit voyage, enfin un mois. Et ensuite, je suis partie plusieurs mois en Asie du Sud-Est. Et donc là, j'étais en recherche de sens, j'explorais en fait. Donc il y a plein de sources géniales là-bas, le bouddhisme, j'ai appris le massage thaïlandais, j'ai fait des cours de cuisine au Cambodge, j'ai fait un stage de permaculture aussi dans une éco-farm au Cambodge. Enfin voilà, j'ai fait plein de choses très nourrissantes. et c'est sur la fin du voyage après trois mois j'étais au Laos et là en fait je n'étais pas en train de chercher un concept entrepreneurial je ne cherchais pas du tout j'étais juste en butinage complet hyper ouverte, hyper bien en fait et il y a eu une nuit à Luang Prabang qui est un lieu de bouddhisme sacré où je me suis réveillée et j'ai entendu des percussions dans ma tête et je me suis réveillée en pleine nuit et je suis allée écrire et là c'était j'ai vraiment pour le coup téléchargé, on parlait de téléchargement j'ai vraiment téléchargé silence je n'ai pas choisi, je n'ai pas réfléchi je ne me suis pas dit tiens c'est vraiment c'est sorti

  • Speaker #0

    Oui, après, il y a plein de façons différentes. Comme tu le dis, moi, par exemple, j'ai fait des retraites bouddhistes dans lesquelles il y a du silence. Il y en a qui font de la... Ah mince, les retraites, Vipassana aussi, où tu es dans le silence, etc. Et ça peut, avec d'autres concepts, te dire, tiens, j'ai envie de créer ça. Et toi, en fait, tu parles exactement de ce qui s'est passé pour Conversation avec Dieu, c'est que tout d'un coup, il y a eu blablabla, le tambour, et bling, canalisation, merci.

  • Speaker #1

    Je ne l'avais pas encore lu à ce moment-là, c'était avant, mais... J'ai eu que une nuit, mais elle était précieuse, cette nuit.

  • Speaker #0

    C'était une nuit qui a changé de trop. C'est ça, vivement le prochain voyage. Ou tout simplement la prochaine nuit, parce que l'avantage, je crois que lorsqu'on s'ouvre à ça... du coup on n'a plus besoin de faire potentiellement un voyage d'un an autour du monde pour ouvrir ses chakras ouvrir ses perceptions et que ça peut effectivement venir de façon beaucoup plus naturelle et spontanée en faisant un jogging sur la plage et en regardant la mer en

  • Speaker #1

    fait en disant j'ai eu que une nuit je me dis mais la gourmand quoi c'est pas vrai Ce que tu dis, c'est exactement ça. Je le ressens quand je suis animée par quelque chose, quand parfois je me dis tiens, j'ai dit ça Par exemple, typiquement dans les retraites, il y a des moments où ça me dépasse tout ce qui se passe. Je sens que c'est un processus qui agit au travers de moi et que ce n'est pas about me Ça ne vient pas, c'est quelque chose qui me dépasse, qui me transperce.

  • Speaker #0

    Moi, j'ai cette sensation aussi quand j'anime... Je suis femme médecine, donc je fais du chamanisme. Et donc, j'ai créé deux accompagnements. Et dans mes accompagnements, lorsque je suis dans cet espace, j'ai cette impression comme si ce n'était pas moi qui parlais. En fait, c'est mon moi, mais complètement dissocié de mon égo. Donc, je sens à ce moment-là que ça vient résonner avec une justesse. et des choses qui auraient pu m'activer en tant que moi Audrey dans la vie de tous les jours ne m'activent pas du tout et deux trois heures après je me dis quand même elle a dit ça cette personne tu sais comme si je me revenais et je me dis à quel point on peut être effectivement centré et cette impression et c'est une personne que j'avais interviewée tout au début Benika qui disait oui on peut avoir l'impression que c'est soi mais en fait c'est quelque chose de plus grand que soi qui vient et qui vient créer l'énergie, qui nous donne tout d'un coup cette idée, qui vient poser les mots et qui sait ce qui se passe en face. Il y a quelque chose de magique. Mais finalement, est-ce qu'on ne serait pas une forme de catalyseur et de transmission ?

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #0

    complètement. Ça te parle, ça ? Oui, complètement.

  • Speaker #1

    Oui, c'est comme ça que je le vois. nos vies, en fait, pour moi, le self ou le moi supérieur qui est en chacun de nous. Et j'ai vraiment envie que tout le monde reçoive que c'est pas que certaines personnes qui ont tel ou tel titre ou tel ou tel... apparence, mais c'est bien tout le monde qui a ça, qui sommeille à l'intérieur et qu'il suffit d'y plonger, d'aller gratter sous les couches de l'ego pour justement s'en désidentifier, se désidentifier de toutes ces croyances, de nos peurs, de nos conditionnements, de nos limitations pour venir. en soi et là où le sommeil, ce divin, ce self, ce Dieu, on l'appelle comme on veut.

  • Speaker #0

    Moi, j'aime bien l'appeler le plus haut potentiel qui je suis, justement, quand je suis débarrassée de toutes ces croyances, de tout ce dont tu viens de parler. Parce qu'effectivement, on a tous... Je ne sais pas si c'est parce qu'à force de lire plein de livres, je ne sais plus si c'est dans Conversation avec Dieu ou pas, mais on est tous partie et intégrante de l'univers. Il est en nous et nous sommes l'univers. Donc, on a tous la même capacité. C'est simplement que les textures, les dons, en fonction de l'incarnation, c'est vraiment l'idée que je m'en fais aujourd'hui, en fonction de l'incarnation, de ce qu'on a choisi et de notre identité, on ne va pas le manifester de la même façon.

  • Speaker #1

    ce que tu dis ça m'évoque les enseignements mondiaux moi je m'intéresse depuis seulement un an mais ça a vraiment renversé ma perspective justement de l'illusion de la séparation qu'on a et qui rend le monde aussi compliqué qu'il l'est aujourd'hui et à l'inverse si tu prends conscience qu'on est tous la même conscience unique il y a quelque chose qui se relâche dans le corps. Alors évidemment, ce n'est pas parce que tu as capté la théorie que tu peux le mettre en pratique au quotidien. Il faut se le rappeler, se le rappeler, se le rappeler. Une fois que tu as vraiment imprimé ça, c'est ce qu'on appelle être réalisé. Donc ça prendra des années ou peut-être que ça ne viendra pas dans cette incarnation-là. Mais en tout cas, j'ai capté cette théorie. Et c'est vrai que quand je m'y rattache, parfois, c'est tous les jours. Il y a des moments où je m'en détache un petit peu. Là, j'ai fait une retraite avec un... un enseignant mondial l'été dernier, donc on était vraiment bénis dans ces enseignements-là. Et moi, j'ai gardé un de ces enseignements que je trouve génial et que je partage volontiers dans mes retraites, mais aussi ici avec toi. C'est, tu vois, au lieu de dire je suis, je suis Audrey, je suis une femme, je suis, je ne sais pas où tu vis, bordelaise ou parisienne ou etc. En fait, de dire juste je suis. Et de fermer les yeux et de ressentir. je suis et là je sais pas si tu sens comme un petit frisson j'espère que si vous nous écoutez vous ressentez peut-être que tout de suite il y a un chant mais beaucoup plus vaste et illimité qui s'ouvre qu'en fait il n'y a pas besoin d'étiquette derrière ce je suis bien sûr c'est notre identité mais bon ça fait partie de la vie mais quelque part ça nous restreint le chant et quand tu dis juste je suis en fait c'est l'existence pure et simple et bien plus immense qui s'ouvre là et ça si on peut c'est des enseignements, c'est pas moi qui l'invente mais juste se le rappeler encore et encore et quand tu te fais attraper par un événement dans ta journée quelque chose qui t'énerve ou par une pensée ou par une émotion négative juste de revenir à ça Ah ouais, en fait, on se calme. C'est rien du tout. C'est bien plus grand, en fait.

  • Speaker #0

    Je te remercie parce que du coup, j'ai fait l'exercice en même temps que toi. Il y avait comme une énorme vibration qui sortait. Et en même temps, un ancrage. Il y a une notion de puissance personnelle. Moi, c'est comme ça que j'ai vécu, comme une puissance personnelle qui vient te réancrer. Et la vibration qui s'ouvre comme une immensité.

  • Speaker #1

    l'immensité des possibles je suis en fait et en ça c'est largement tellement suffisant c'est ça et elle est là pour tout le monde en fait c'est que avec toi évidemment si t'es femme médecine et que t'es hyper ouverte hyper connectée forcément ton canal il est bien bien ouvert bien net donc c'est plus facile évidemment de ressentir ça que si on a la tête dans le guidon mais tout le monde un peu avec un peu de discipline avec un peu de de

  • Speaker #0

    Oui, en venant dans une retraite tout simplement pour venir justement couper.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Venir couper. Et j'aimerais d'ailleurs que tu nous parles justement de ce que tu proposes, du concept silence-expérience et de ce que tu proposes. Et finalement, j'ai vu passer des témoignages, mais qu'est-ce qu'il en ressort pour les personnes qui viennent ? Je pense que c'est différent, mais il y a peut-être une essence commune.

  • Speaker #1

    Oui. Depuis 5 ans, j'ai créé Silence. Je me considère au service du silence. J'organise des retraites entre 3 et 7 jours en silence. J'ai fait ça en France jusque l'année dernière et depuis cette année au Portugal aussi. Maintenant, c'est France et Portugal. Et donc c'est des retraites où on est dans des lieux de nature, où on est en immersion de nature. On vient déconnecter au niveau digital. et on vient pratiquer le silence pendant plusieurs jours, selon la durée. Donc c'est des retraites qui sont inspirées de Vipassana, puisque Vipassana ça a été une expérience majeure dans ma vie, ça a été immense, mais j'ai aussi trouvé que c'était trop dur, que c'était très challengeant, et surtout quand j'en parlais autour de moi, tout le monde me disait ça a l'air cool ton truc, mais moi j'en suis incapable Donc j'ai eu l'envie de créer des retraites pour pratiquer ce silence-là, pour pouvoir s'y connecter, mais dans un cadre de plaisir. quelque chose qui soit pas réservé à une élite, quelque chose qui soit vraiment accessible. Donc sur les durées plus courtes, ça peut être pour quelqu'un qui n'a jamais fait de retraite ou médité ou quoi que ce soit. Et sur les plus longues, c'est réservé à... Parce que c'est un process qui est doux, mais qui est quand même assez puissant de venir se mettre en silence comme ça. et donc pendant ces retraites on est en silence mais on fait pas que méditer comme Vipassana où tu médites pendant 10h par jour ce qui est un peu, ça rend un peu zinzin quand même donc là en fait on vient enrober cette expérience avec, il y a de la méditation bien sûr tous les jours mais il y a aussi du yoga il y a des ateliers de nature, il y a des bains de forêt et ça change selon les lieux, les saisons à chaque retraite et il y a des enseignements des enseignements qui sont partagés autour de la connaissance de soi, autour du silence, des explorations. et ça me fait sourire parce que j'adore ce que je fais et que tu me parles justement des retours sur les participants et en fait c'est vraiment ça qui fait que je fais toujours ça depuis 5 ans c'est de voir les bienfaits que ça a sur eux et alors je tiens à dire que moi je suis au service de ce silence et que je ne m'approprie pas les bienfaits de ces participants, je les appelle les silencieux parce que ça pourrait paraître pompocinant de dire ça, c'est vraiment le silence qui opère, qui fait son travail, et les effets me dépassent, et les effets sont uniques pour chaque personne. Mais là, depuis deux semaines, je crois que j'ai reçu cinq ou six mails de silencieux, soit qui sont venus il y a deux semaines, soit qui sont venus il y a deux ans, ou il y a deux mois, vraiment dans la durée, qui me disent que ma vie a changé. qui se sentent vraiment transformés après ces retraites-là. Donc les effets sont uniques pour chaque personne, mais je parlerais d'une clarté qui vient déjà de le fait de venir taire tous les bruits, toutes ces perturbations des messages publicitaires qu'on reçoit, des actualités stressantes, de la pollution sonore dans laquelle on baigne dans ce monde moderne. En fait, de revenir déjà à un état et à un environnement calme, ça vient créer comme... une régulation qui est vitale. Parce que le monde est de plus en plus bruyant et plus on est dans ce bruit-là, au niveau de la santé, on a besoin de rééquilibrer. C'est pour ça qu'il y a plein de monde qui sont en état de stress, qui sont en dépression, qui ne sont pas bien. Parce qu'il y a trop de productivité, il y a trop de messages, il y a trop de stimulation au quotidien. Et on vient atteindre une homéostasie grâce à la pratique du silence. et j'ai l'impression que plus le monde est bruyant, plus les gens auront besoin de ces cures de silence si on était dans un mode de vie naturel, calme avec moins de stress avec moins de cette vie à mille à l'heure les gens n'auraient pas besoin de ces retraites là d'ailleurs les gens qui vivent en haute-dame montagne ils n'ont pas besoin de tu les as jamais vus ?

  • Speaker #0

    non

  • Speaker #1

    Il y a quand même des gens qui viennent d'un peu partout. On n'a pas que des paris dans stressé, je voudrais le dire. Parce qu'il y a une différence aussi entre être en silence chez soi quand tu vis en Bretagne, dans un petit village calme, et vivre ça en collectif. Il se passe quelque chose aussi en termes d'énergie et de ce sentiment d'union dont on parlait aussi tout à l'heure, qui est hyper fort pour les participants. mais ouais il y a ce donc je dirais dans les effets il y a ce gain de clarté il y a cette rencontre avec soi

  • Speaker #0

    c'est comme si il y avait des courts circuits quand on est trop absorbé par notre quotidien et là de venir prendre une respiration s'extraire un petit peu du monde bruyant et en fait j'ai l'impression qu'il y a des gens bien sûr on les guide pour qu'ils viennent plonger en eux pour qu'ils viennent observer, s'écouter se connecter à ce self et en fait ça vient ouvrir ce champ des possibles aussi, c'est ça c'est cette connexion à plus grand que soi qu'on vient rechercher et après ils réussissent à garder ça longtemps sur la durée, c'est pas juste le temps de la retraite mais c'est comme si on venait, tu vois comme une petite clé qui vient ouvrir une porte et la clé il repart avec eux et c'est le silence en fait cette clé

  • Speaker #1

    Et puis tu dis quelque chose de très juste, on peut être perdu dans un petit village, et avoir le silence, et se sentir dans une forme de solitude. C'est-à-dire que ce n'est pas la même chose que de se sentir isolé, parce qu'on est isolé socialement, etc. Que venir pratiquer le silence, et venir se dépouiller, partir à la rencontre de soi-même, avec une communauté. et puis il y a autre chose il y a aussi le fait quand tu parlais d'être au service du silence il y a le fait que moi je dis tenir l'espace c'est que toi, ton équipe vous êtes là pour justement faire que le silence et les silencieux se rencontrent et puisse... Tu sais, ça me fait penser un peu à... Je sais pas pourquoi je pense à ça, mais il y a des gens qui veulent rentrer en détox. Et donc, j'ai fait une cure de détox au printemps. Et il y a des gens, en fait, ils arrivent pas à faire la bascule. Ils sont malades comme des chiens parce que leur corps n'arrive pas. Donc, ils sont blindés de toxines, mais ils n'arrivent pas à faire la bascule où le corps va rentrer en élimination. Et du coup, c'est le rôle de la naturopathe de choper cet instant-là et de les accompagner à basculer. Et là, le corps, il se met à éliminer. Et je pense à ça, tu vois, de cette rencontre. Parfois, le silence, il peut effrayer. Moi, quand j'ai parlé du fait que j'avais été interviewée, J'ai eu une semaine sans parler, trois jours sans parler, de silence. Mais on fait quoi ? Cette angoisse ! Pendant une semaine, on est assis et en silence, et il ne se passe rien. Je me suis dit, je vais poser la question à Jeanne. J'ai senti cette espèce de zone d'angoisse. Énorme de se dire, dans ce monde ultra-productif, je vais m'asseoir. et être une semaine à regarder les gens à côté de moi, en silence, ou trois jours, il y a une forme d'angoisse de... Mais en fait, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ? Le fait de faire... Tu sais, il y a ces trois choses de être, faire et avoir, lorsqu'on parle de la manifestation. Et souvent, on est dans le faire, et on oublie qu'avant, il y a l'être.

  • Speaker #0

    C'est exactement ce qu'on invite à ne pas faire, c'est justement d'arrêter de faire, d'aller dans une démarche de ralentissement qui est telle que presque on vient à une immobilité. On pratique le yoga, la méditation, la contemplation, la connexion à la nature, des choses très simples, sans trop de chichi. Et en fait, on vient d'accélérer à un point. pour être ce témoin silencieux. Alors, il se passe des choses quand même. Ce n'est pas vipassana. C'est justement l'idée, c'est que ce ne soit pas trop décourageant. Mais c'est vrai que c'est fou parce qu'en fait, j'aime bien cette phrase qui dit Avant les villes, il y avait la nature et avant le bruit, il y avait le silence. c'est un état naturel le silence c'est la base, c'est l'origine avant qu'on soit branché connecté, hyperactif tu vois et en fait de regoutter à ça qui est notre essence d'être juste l'existence, découvrir qu'est-ce qui se passe si je ne fais pas qui je suis d'aller dans ce monde intérieur quand on vient gratter les surfaces de cette croûte de qui on est. En fait, tu viens dans les profondeurs de qui tu es vraiment, dans cet espace de vérité, et c'est ça. Et quand tu parles des gens qui ont des appréhensions, il y en a plein qui viennent et qui sentent qu'ils ont besoin de switcher quelque chose à l'intérieur parce qu'il y a un bug. Il y a beaucoup de personnes qui ressentent ce bug-là. On est beaucoup. Et moi j'adore quand c'est des personnes qui sont hyper... Voilà, qui mettent les doigts bien dans la prise, tu vois. Qui sont limite au burn-out, qui fument à bloc, qui me disent comment je vais faire parce qu'on m'a parlé de fumée. Donc qui me disent est-ce que je peux aller fumer et tout. Et au bout de trois jours... c'est la transformation là j'ai eu encore il y a quelques semaines une personne qui était vraiment hyper flippée de rentrer dans le silence elle a même dit au cercle d'ouverture parce qu'on échange quand même au début et à la fin il y a des cercles de parole et elle a dit qu'elle avait vraiment peur de se faire chier en texto et en fait elle s'est rencontrée

  • Speaker #1

    tu sais ça me fait moi aussi je suis une ancienne parisienne et j'ai redécouvert la nature en changeant... J'ai dit en changeant de pays, non. J'ai pas changé de pays, pour le coup. En basculant dans le sud de la France. Pourtant, je suis née à Fontainebleau, donc j'avais la forêt. Mais à un moment, j'ai switché dans cette vie que tu décris de hyperactive, de rencontre, de sortie, de tout moche, de vite. J'ai adoré, d'ailleurs, cette vie-là. Et j'ai quitté Paris, justement, parce que tout d'un coup, je crois que... C'est même pas je crois, j'étais arrivée à saturation. De tous mes sens. Il y a tout le temps quelqu'un, tout le temps une odeur, tout le temps quelque chose devant soi, tout le temps des gens collés contre toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et quand tu rentres même dans ton appartement, faire attention à ne pas faire trop de bruit parce que ce n'est pas forcément bien isolé, et que tu continues d'entendre, et donc tu es dans une toute petite boîte et c'est là où tu peux espérer avoir un peu de silence en fait. Et moi je me souviens que mes sens ont explosé. et que je ne supportais plus. Je mettais des bouchons dans les oreilles quand je prenais le métro, parce que le métro, à certains endroits, à Gare du Nord, sous la ligne 5, c'était devenu insupportable. Donc oui, je te rejoins complètement, et j'aime beaucoup la phrase, il m'en manque une partie, mais avant la ville, il y avait la nature, et ça rejoint vraiment toute l'idée du chamanisme. Pour moi, le chamanisme, dans mon expérience, C'est un prolongement de la naturopathie que j'ai découvert. Pour moi, c'est évident. Et j'oublie parfois... qu'il y a des gens qui ne savent pas ce que c'est la naturopathie. Tu vois, par exemple. Parce que je suis déjà passée à la strata suivante. Ce n'est pas une question d'être meilleure. Dans ma compréhension, je suis passée à une autre strata. C'est comme si je lisais Conversations avec Dieu et qu'un an après ou deux ans après, je le relisais. Du coup, il y avait d'autres clés de compréhension que je n'avais peut-être pas vues la première fois. et pour moi la femme médecine le chamanisme le bouddhisme d'ailleurs aussi parce qu'on ne touche pas à aucun être vivant c'est un prolongement et je remercie la naturopathie et le fait du coup d'avoir été malade parce que ça m'a emmenée sur ce chemin de cette reconnection avec les plantes même si au départ c'était juste pour me soigner, pour prendre soin de moi etc. mais finalement je vois à quel point Ces synchronicités m'ont menée aujourd'hui à être qui je suis. Elles m'ont reconnectée justement avec la beauté et l'immensité de la nature, qui va de pair avec le silence d'ailleurs. Parce que c'est lorsqu'on est silencieux au milieu de la nature que la nature se met à nous parler.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Qu'on entend... Parfois, je communique avec les oiseaux, qu'on entend l'esprit de la forêt, que tout d'un coup, une autre... Un autre écosystème qu'on ne regarde pas, qu'on n'entend pas, est présent et peut être le plus beau lieu de nos enseignements. Moi, je me souviens, j'étais rentrée une fois après des cérémonies chamaniques en plein milieu de la nature et je me sentais seule. Parce que tout le monde n'est pas à la fin médecine autour de moi ou branché par le chamanisme. Donc, il y avait une espèce de forme de solitude. Et j'ai communiqué avec l'esprit de la forêt. Je lui ai dit, voilà, mais qu'est-ce que je pourrais faire justement pour ne plus me sentir seule ? Et à ce moment-là, la forêt m'explique, elle me dit, mais quand tu es en pleine ville, tu vois qu'il y a des arbres qui sont séparés, en fait. Ces gouttes de rennais, ils sont séparés. Mais en dessous, on est tous reliés, on est tous la même entité. Et du coup, ça m'a complètement réouvert sur le fait que je pouvais communiquer avec mes sisters. De toute façon, tu vois, j'adore. Et donc ça, on le trouve que dans le silence.

  • Speaker #0

    le fait que la nature est notre plus grande enseignante c'est vrai parce qu'elle inspire cette lenteur cette confiance que tout se fait il n'y avait jamais de stress dans la nature la vie, la mort, les cycles, les saisons, les marées tout ça c'est tranquille et personne ne s'affole c'est quoi ? c'est ça et en même temps si c'est connecté tous les éléments sont solidaires il y a toujours cette harmonie en fait qui est là et c'est la plus la plus grande enseignante clairement clairement et c'est marrant quand tu dis que t'es allée toucher un peu le fond avec cette saturation moi pareil comme cet état presque de maladie et quelque part si aujourd'hui toi et moi on fait pas exactement la même chose mais en tout cas on essaie de guider les gens vers un mieux-être parce qu'on est passés par là et moi à chaque fois je me dis quand il y a des épreuves des moments difficiles ou quand je pense à mon enfance qui était franchement pas un beau passage mais c'est aussi un cadeau quelque part ça donne quand même une perspective plus positive de se dire que si je suis aujourd'hui c'est grâce à ça et quand on est dans le creux de la vague parce que moi j'ai aussi pas mal de personnes des silencieux qui me qui se connectent à moi quand ils sont dans des moments de tumulte des débats émotionnels et c'est vrai que de se rappeler que grâce à ça en fait c'est je tirerai des enseignements et je gagne enfin je m'élève en fait tout en d'abord en allant dans le creux de la vague et se laisser vraiment recevoir cet état qui peut être parfois tout noir et c'est là qu'on vient retrouver la lumière quand on est dans le fond de cette obscurité et quelque part si ta voix c'est ça aujourd'hui, il a bien fallu que tu passes par cet état de saturation de trop plein Mais là, j'ai l'impression qu'il y a tellement de monde qui ressent ce trop-plein. Je me dis, il va y avoir un éveil collectif. Ce n'est pas possible.

  • Speaker #1

    Bien sûr. Moi, je suis persuadée. Je suis une personne qui disait qu'il allait y avoir de plus en plus de personnes en capacité de canaliser. Parce qu'on l'a tous à la base. Mais c'est simplement que parfois, c'est brouillé par un mental très puissant, etc. Mais qu'il y a de plus en plus de gens qui allaient découvrir qu'ils étaient dans une forme de médiumité, etc. Moi, je crois vraiment que c'est un peu plus simple. qu'effectivement, on est sur la transition. Et j'espère que de notre vivant, on la verra, la finalité liée à ça. Mais je suis persuadée qu'effectivement, il y a une transition. Moi, je ne le vois rien qu'en tant qu'entrepreneuse naturopathe. À l'époque, il y avait très peu de gens. lancer un entrepreneuriat dans le bien-être, c'était vraiment anecdotique, ou c'était un complément, c'était, on était prof de yoga, mais en fait, tu ne bosses pas vraiment. Et là, je vois vraiment de plus en plus de gens qui se lancent et en font vraiment un métier à part entière, sont des entrepreneuses, gagnent leur vie, des entrepreneurs aussi, mais il y a vraiment un vrai mouvement. Et alors, peut-être que je suis biaisée parce que je suis entourée. par des gens qui sont dans le bien-être, et je m'intéresse aussi à des gens qui proposent ce genre de choses, j'ai vraiment l'impression qu'il y a un gros élan d'envie d'accompagner l'autre, d'envie justement de changement, et que le changement commence par nous, et aussi par le fait de semer des graines.

  • Speaker #0

    c'est marrant que tu aies tourné ta phrase au féminin après tu t'es remise pour ces hommes qui sont beaucoup moins nombreux c'est vrai parce que comme femme on a cette tendance je pense cette facilité au changement au mouvement à pas rester figé puis on a quand même les antennes un peu plus connectée par l'instinct qui est quand même plus propre au féminin. Mais c'est vrai qu'il y a aussi des hommes qui sont vraiment en chemin. Moi, j'en vois dans les retraites et franchement, je les remercie d'être là parce qu'ils sont moins nombreux, c'est courageux de se montrer vulnérable parce que forcément, l'image de... de l'homme fort qui ne met pas le genou à terre devrait changer pour que l'humanité aille mieux quand même, pour que de l'autre côté on vienne aussi travailler masculin et être dans plus d'harmonie mais merci pour ce cette reprise sur les femmes, c'est vrai que moi aussi parfois je dis des silencieuses mais il y a aussi des hommes

  • Speaker #1

    Oui, moi j'ai beaucoup de femmes. Donc c'est vrai que j'ai tout de suite cette image-là. Néanmoins, effectivement, il y a des hommes qui commencent à avancer sur ce chemin, qui s'intéressent au bien-être, qui s'intéressent à la spiritualité, qui font des démarches de venir. L'été, on n'est peut-être pas à moitié-moitié, mais il y a beaucoup d'hommes. Et moi, ça me met en joie de voir qu'il y a des hommes aussi qui font ce chemin-là, d'y aller. Je me demande parce que je crois que d'origine, dans le chamanisme, c'était surtout des femmes en fait. Je crois que les chamanes étaient des femmes à l'origine. Il y a aussi toute cette vague de sorcières, etc. Je ne sais pas s'il y a une forme de perception différente. Je ne sais pas si c'est parce que c'était la société, tu sais, qui cadrait beaucoup plus les hommes avec des attentes peut-être différentes. Je ne saurais pas y répondre. C'est vrai qu'on parle beaucoup de la charge mentale des femmes, qui est quand même présente, on ne va pas se mentir. Il y a aussi pas mal de choses qui pèsent sur les hommes. Et du coup, le côté ying... C'est pas forcément évident. Donc moi, effectivement, je suis d'accord de les encourager, de les remercier, de ceux qui osent franchir le pas et y aller, parce que c'est un sacré appel au courage, dans un monde qui est rapidement très féminin. Alors qu'en fait, le silence, le fait de toucher son âme, c'est commun à tous, en fait. C'est pas réservé du tout aux femmes.

  • Speaker #0

    C'est important de les soutenir.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Je ne savais pas que d'origine, les chamanes étaient des femmes.

  • Speaker #1

    Je crois vraiment. Je ne sais plus qui me l'a dit, qui est assez bien renseignée. Moi, je ne suis pas assez renseignée. On me pose souvent des questions sur le chamanisme. Et moi, le chamanisme m'est tombée dessus. Donc, je découvre au fur et à mesure plein de choses. Les dons me sont vraiment tombées sur la tête. Donc, je découvre. Après, au fur et à mesure, doucement, l'historique. Donc, je ne pourrais pas le certifier, mais il me semble que la personne, ça fait un peu Radio Moquette, la personne qui me l'a certifié, qui me l'a dit, elle, pour le coup, elle était sacrément renseignée. Donc, excusez-moi pour la partie Radio Moquette. J'avoue que ce n'est pas moi qui l'ai... Je crois que je l'ai lu, je ne sais plus. Bon, voilà, peu importe. Voilà, selon mes lunettes, avec ma vérité à moi. Et merci beaucoup. j'avais une autre question qu'est-ce que tu répondrais si, je la pose à tout le monde si on disait écoute Jeanne t'es sympa comme nana mais t'es un peu perché

  • Speaker #0

    je recommanderais à cette personne de devenir perché aussi parce que la vie est belle sous cet angle ça te fait aussi bien je ne suis pas la seule mais je sais que je suis allez viens,

  • Speaker #1

    on est bien viens goûter pour voir si si Titi plaît Et avant de commencer ce podcast, je discutais avec toi du livre de ton compagnon qui parlait de toi, c'est le livre sur le chamanisme, et qui disait qu'il avait croisé un joli brin de fille, mais qui avait une frange, et que du coup, il n'aimait pas les franges. Et là, je te vois sans frange. Et du coup, on en a discuté, et j'avais envie que tu répondes à cette question, du coup, non pas en off, mais en on, parce que c'était assez chouette.

  • Speaker #0

    il m'a soumise c'était pas ça que tu m'as dit je blague je vais te corriger parce que dans ce livre il dit même pas que j'étais un joli brin de fille il m'a complètement il m'a pas vue en tout cas pas sous l'angle de l'attirance ou de la séduction Jonathan il est venu à une retraite silence que j'organisais en 2020 et on a eu une grosse connexion au niveau humain, amical et professionnel mais pas du tout de crush et des raisons pour lesquelles aujourd'hui il me dit mais comment j'ai pu passer à côté parce qu'il y avait cette frange et en fait il avait catalogué les filles à frange, j'aime pas quoi et pour la petite histoire juste après ça il y a eu le confinement donc nous on s'est rapprochés mais plus au niveau professionnel avec Jonathan, on a tout de suite parlé de collaborer ensemble d'associer les enseignements du bonheur que lui partage avec les retraites silencieuses parce que les deux se complètent hyper bien et ensuite il y a eu le confinement et pendant plusieurs mois on est partis en Amérique du Sud et là ce que je... Ce que je te racontais en off, c'est que pour celles qui ont des franges, peut-être vous savez qu'avec la mer et le soleil, quand on a une frange, ça ne ressemble pas à grand-chose. J'ai commencé à l'attacher pour la laisser pousser. Et en fait, on est resté presque quatre mois en Amérique du Sud, donc la frange a poussé et finalement, je ne l'ai pas refaite. Voilà pourquoi, trois ans plus tard, je suis sans frange.

  • Speaker #1

    Et tu m'avais dit aussi que du coup, c'était un moment aussi où, quand il réfléchit, il y avait une forme...

  • Speaker #0

    d'ouverture oui complètement aujourd'hui avec le recul quand je vois des photos de moi il y a trois ans puisque tout ça c'est évidemment progressif même si c'est allé très vite puisqu'on s'est connus il y a bientôt quatre ans j'étais comme voilée en fait puisque j'étais j'étais déjà évidemment sur un chemin j'étais J'étais épanouie d'une certaine manière, mais pas autant que je le suis aujourd'hui. J'étais encore derrière ce voile, quelque part, et là-fois, je trouverais mon visage. Aujourd'hui, ça peut paraître purement concret, mais je ne mets plus aucun maquillage, je m'accepte comme je suis, à la fois au niveau physique, même si j'ai pris des rides, je suis maman, j'ai des cernes, etc. J'ai comme si ça s'était dévoilé et quelque part ce départ de la frange, comme si ça avait initié cette phase où je m'accepte, j'accepte la vie, je suis beaucoup plus épanouie avec beaucoup moins. Et voilà, ça a été associé à cette transformation physique et l'évolution dans ma vie.

  • Speaker #1

    donc merci beaucoup c'était ça qui m'intéressait nouvelle coupe pour une nouvelle vie nouvelle coupe pour une nouvelle vie si vous avez une frange est-ce que vous cherchez à vous cacher c'est vrai que vous

  • Speaker #0

    me cachez qu'elle ne fait pas avec cette frange ouais merci beaucoup

  • Speaker #1

    Quel conseil tu donnerais aux personnes qui se sentent appelées par ce besoin de reconnexion, parfois ça peut être cette connexion avec le monde invisible, qui ont cette quête de sens ? Qu'est-ce que tu leur conseillerais, qui n'osent pas forcément tout de suite soit venir dans une retraite, soit faire ce pas, mais déjà commencer juste à aller sur le chemin ?

  • Speaker #0

    ça on l'a déjà dit mais je le redis quand même la nature pour moi c'est la plus grande source d'inspiration pour s'extraire du bruit et pouvoir se rapprocher de quelque chose de plus vaste, de plus grand et puis si possible en solitaire et de se rappeler que la solitude ne veut pas dire l'isolement être seule ça peut être très beau aussi ça peut être très ressourçant, très poétique d'être seule et c'est vrai qu'on a tendance à se dire le groupe et le collectif c'est plus joyeux et en fait de savoir apprendre à être bien et avoir besoin d'ailleurs d'être seule et si possible dans la nature donc ça, ça serait mon conseil et puis pour accompagner ça, la déconnexion digitale. Clairement.

  • Speaker #1

    merci beaucoup Jeanne, je vais te laisser le mot de la fin qu'est-ce que tu aurais envie de dire là ?

  • Speaker #0

    j'aurais envie de dire qu'on garde la foi On a parlé là de... Je ne m'attendais pas à ce qu'on parle autant des épreuves de vie, de ma petite biographie. Et quand je regarde un petit peu avec le recul, je me dis que tout ce qui arrive, tout ce qui est sur notre chemin est juste. Et même si c'est dur de s'en rappeler quand on est dans les moments moins roses, au final, il y a toujours des rebonds. Et j'ai l'impression que... la vie nous envoie des messages et que tout est là pour une bonne raison et tout est juste merci beaucoup merci à toi j'espère que cet épisode vous aura plu,

  • Speaker #1

    n'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans les descriptifs de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom d'Audrey Carsalade. et à l'adresse contact at audreycarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.

Share

Embed

You may also like