- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutre. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot « entreprendre » en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voutre, le trait d'union. entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous, cette semaine on va parler d'atypique et comment assumer le fait d'être atypique. Et pour ce faire, je suis ravie d'accueillir Audrey Prévost. Audrey se décrit comme une autiste brillante, une femme authentique, aimante et inspirante. Une maman épanouie de trois artistes de la vie et une entrepreneuse de génie au service des ambitions de ses coachés. Bref, vous l'aurez compris, cette semaine on va parler d'atypisme, ou plus particulièrement comment assumer le fait d'être atypique aux yeux de certaines personnes. Et j'ai une pensée pour toutes les entrepreneuses que j'accompagne, qui sont dans la spiritualité, toutes les personnes qui viennent dans mes retraites, toutes les personnes qui osent choisir une voie différente de ce que... la société décrirait comme la norme. Bonjour à tous et bienvenue à toi Audrey.
- Speaker #1
Je suis trop heureuse d'être avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Moi aussi. Je t'ai demandé de choisir un livre, de nous le présenter rapidement et de nous dire ce qui symbolise pour toi.
- Speaker #1
Le livre que j'ai choisi, c'est le grand dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel. Parce qu'en tant qu'autiste, il y a une chose que je n'ai jamais su faire, c'était d'aller dans mon corps. d'être hyposensible, de ne pas avoir le ressenti. Ce livre, en fait, il m'a aidée, moi d'abord, à faire le lien entre ce que vivait mon corps et ce que vivait mon esprit, ma psychologie, relié au sens de la vie. Ensuite, il a été utile à mes enfants. Et aujourd'hui, dès que mes enfants ont un petit bobo, un petit quelque chose, ils vont voir dans le dictionnaire, ils font le lien psychologique, ils identifient ce qui se passe pour eux dans leur réalité. Et il décide de mener une action qui l'élipère.
- Speaker #0
J'adore ce livre. Merci beaucoup pour ton partage. Dis-moi, quel genre de petite fille étais-tu et sous quel filtre tu voyais la vie ?
- Speaker #1
J'étais une petite fille parfaite, exemplaire, sage, polie, brillante. Je voyais la vie comme d'un emmerdement mortel. J'étais simplement la petite fille que ma maman voulait que je sois. Parce que ma maman fait partie de ces femmes qui ont été les premières femmes au foyer à travailler, notamment femmes de militaires. Et pour elle, assumer le foyer, assumer le travail, eh bien elle nous demandait d'être parfaite. Et puis ça lui faisait tellement plaisir de pouvoir être fière de nous que je voulais juste être aimée de ma maman. Et donc j'ai grandi dans un univers où il fallait se taire, se tenir bien droite, mettre les mains sur la table, à la version militaire, mais la liberté d'être, la joyeuseté absolue, il n'y avait pas de place.
- Speaker #0
Ok. Qu'est-ce que tu utiliserais comme adjectif pour décrire ton passage dans l'adolescence et qu'est-ce que tu en gardes comme souvenir ?
- Speaker #1
Mortel. J'aurais pu mourir à tous les mois de cette période-là. C'est la période pour moi du viol.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est la période pour moi du décès de mon grand-père. C'est la période... de changement de mes deux parents, ils ont tous les deux changé de couple. C'est la période de changement d'école, en plein milieu de l'année scolaire, où ma mère avait eu la bonne idée de me mettre, pour la rentrée en janvier, dans un nouvel établissement, un pantalon Bordeaux, un pull Bordeaux, un chouchou Bordeaux, des chaussures Bordeaux pour être assortie, et on m'a appelée Bordeaux toute l'année. Ensuite, elle m'a offert de Suisse. Elle était tellement contente de m'offrir un manteau de Suisse, sauf qu'il était jaune fluo, vert fluo, violet fluo. Et dessus, il y avait écrit « Chamois d'or » , ce qui est très bien en Suisse. Mais en France, à toutes les récréations, ça me valait le « Cham, Cham, Cham, Chamois d'or » . Et puis, des familles recomposées, dans lesquelles je n'étais pas acceptée, de mes beaux-pères ou de mes belles-mères, puisque moi, je lis tout à l'intérieur, dans les moindres détails d'une structure, y compris le mensonge et le désalignement. Et donc, je n'avais pas encore compris que dire tout. Lorsque je croyais que ma façon de voir la vie et le monde était commun à monsieur et madame tout le monde, eh bien, ça a fait vraiment des clashs et donc d'être l'exclu de partout, tout le temps.
- Speaker #0
Comment tu t'es finalement sortie de tout ça et que tu as réussi à te construire ? Ça a été quoi tes étapes finalement de réflexion ? Parce que vous ne la voyez pas, mais moi aujourd'hui, Audrey, je la vois, elle est face à moi, elle a des boucles d'oreilles, un sourire magnifique, une coupe de cheveux, un peu en l'air, hyper moderne. Donc j'aimerais vraiment savoir ce qu'a été ton chemin de réflexion. justement, arriver à te trouver au milieu de tous ces drames, de toutes ces violences et tous ces moments où tu ne te sentais pas finalement à ta place et où je te rejoins, tu avais cette faculté de lire entre les lignes et ça ne rend pas toujours service.
- Speaker #1
Ce que j'ai fait en premier, c'est de quitter l'univers familial. Je suis partie à 16 ans, je suis partie à l'internat, puis à 18 ans, je suis partie dans la vie, j'ai arrêté les études de travers. Avec tout ce qui me caractérisait jusque-là, c'était la volonté de faire plaisir aux autres. C'était uniquement ça que j'avais appris dans ma vie. Et donc, je n'attirais pas forcément à moi, avec l'énergie que je dégageais, des bonnes relations. Donc, j'ai fait énormément d'expériences de vie que je ne conseillerais à personne. J'ai ensuite décidé de me ressaisir et de faire ma vie comme tout le monde, comme il faut, comme c'est bien de faire. Je me suis mariée une première fois, même si j'avais déjà eu mon bébé avant. Il y avait toujours un petit décalage dans l'ordre, mais je me suis mariée une première fois et c'est au moment de la robe de mariée que tout le monde te raconte en mode c'est génial, t'as ta maman, t'as tes témoins et tout le monde pleure de bonheur. Je pleurais de désespoir tellement je trouvais ça pathétique. Mais je me suis dit que je m'étais trompée, que j'avais encore fait une erreur et que j'avais mal choisi, donc j'ai divorcé. Et puis je me suis remariée. Et à 40 ans, en fait, après avoir fait un burn-out, un malaise au volant de ma voiture sur l'autoroute, j'ai décidé de divorcer, de changer de métier une fois pour doubler mon salaire, de changer de métier deux fois pour doubler mon salaire. Et quand je me suis rendue compte qu'en fait, j'étais inarrêtable et que tout ce que je faisais, je réussissais, j'ai décidé de démissionner, de créer ma société. Et à 40 ans, je disais, c'est bon, moi j'ai 40 ans. j'ai fait un minima deux fois tout ce que la bonne société attend. Maintenant, je vais vivre ma vie. Je me suis mariée deux fois, j'ai divorcé deux fois. J'ai construit deux maisons, j'ai vendu deux maisons. J'ai fait trois enfants de deux papas différents. J'ai eu 34 métiers en n'ayant qu'un bac. Maintenant, foutez-moi la paix. Et j'ai commencé en fait à m'isoler, à sortir de tous les schémas, les relations et à faire mon propre développement personnel et à implémenter la vie, déjà la mienne, mais celle de mes enfants. Parce que maman solo avec trois enfants, concernée par la neurodivergence, c'est arrivé au même moment dans ma vie par le bien de ma fille, j'ai voulu pour eux que moi, je n'avais pas eu de l'écoute, un regard précis, une attention particulière et des réponses à mes besoins particuliers. Et c'est en élevant mes enfants dans cette dynamique-là que je me suis d'année en année rencontrée moi pour devenir experte en neurodiversité aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors, j'ai deux questions. La première, c'est... Comment t'as cheminé ? Est-ce qu'on t'avait été diagnostiqué ou reconnu en tant qu'autiste ? Ou comment tu l'as découvert ? Et tu parles également d'accompagner tes enfants. Quelles sont les clés de lecture ? Parce qu'il y a sûrement des gens qui nous écoutent, qui côtoient, qui ont peut-être aussi des enfants qui se posent la question de savoir, parce qu'ils n'ont jamais fait des tests ou peu importe. D'ailleurs, c'est intéressant que tu expliques ça. Mais moi, ce qui m'intéresse vraiment, c'est de comprendre toi, comment t'as... Tu grandis en étant, justement, finalement, une forme de sourdouée aussi. Et comment tu as compris ? Parce que derrière, ça a emmené à ta boîte. Mais comment tu as fait ce cheminement ? Comment tu expliques à tes enfants ? Et déjà, ce ne sera pas mal. On va commencer comme ça.
- Speaker #1
Je vais essayer de synthétiser tout ça en me souvenant des questions. Ce que j'ai envie de partager, en fait, c'est que je n'ai écouté personne à part mon intuition.
- Speaker #0
Personne ne t'a diagnostiqué ? Comment tu as su, finalement ?
- Speaker #1
J'ai fait le test de l'autisme en décembre. J'ai eu les résultats le 31 décembre 2024.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Oui, tu viens de les avoir.
- Speaker #1
Ça fait cinq ans que je le sais. Ça fait déjà six ans que j'ai écrit un livre sur trop tout, tout le temps, et si j'étais au potentiel. Et c'est venu par ma fille qui a un jour de maladie à 12 ans, me pose sur la table, me dit « Maman, je m'ennuyais » . Elle me pose trois à trois, trois feuilles à trois. Elle me dit « Alors ça, c'est le logo de mon entreprise » . Ça, c'est le bâtiment en 3D. Et ça, c'est le business plan, parce que j'ai vu que tu avais fait ça pour ta boîte. J'ai cherché sur Internet. Le seul truc qui est faux, c'est le prix au mètre carré du terrain, puisque j'ai vu que ça changeait selon les zones géographiques. Et donc, ça, c'est faux. elle avait 12 ans je l'ai regardé je me suis dit ok elle a un truc en plus Et en fait, je m'en foutais à l'époque de ce que c'était. Je voulais juste la rencontrer, elle. J'ai commencé à rentrer, à faire des études sur la douance, à me faire former moi, en fait, qui sortais d'une simple école de coaching, à être formée moi, la douance.
- Speaker #0
Tu peux expliquer ce que c'est la douance ?
- Speaker #1
C'est le fait d'être douée. À l'époque, on appelait ça des génies. Mais un génie, c'est 200 de plus. En fait, on vous dit que la norme... En termes de QI, c'est entre 85 et 115. En dessous de 70, on rencontre les psychopathologies. Au-delà de 115, il n'y avait personne qui ne disait rien. Et après, c'était les génies surdoués à 160, 170, jusqu'à 200. Et en fait, c'est de comprendre qu'il n'y a pas rien entre 115 et 160. Et plus tard, d'observer dans mon cheminement et dans les études que j'ai faites, toujours pour comprendre mes enfants. puisque après ma fille, j'ai eu la chance d'avoir des jumeaux qui sont exactement pareils physiquement, mais absolument totalement différents dans leurs capacités en neurodéveloppement et dans leurs aptitudes, dans leurs clés de compréhension, dans leur émotionnel. Donc je suis allée plus loin pour me rendre compte qu'en fait, ma fille et un de mes fils jouaient dans la même équipe des hyposensibles avec des troubles du spectre de l'autisme bien particuliers que mon autre fils et moi ont joué un peu plus dans la même catégorie. Et en fait, j'ai passé 19 ans avec les enfants à observer la neurodiversité entre eux. Je ne l'ai pas appris dans les livres, parce que la neurodiversité, c'est effectivement tous les doués, tous les troubles du spectre de l'autisme et tous les déficits de l'attention avec ou sans hyperactivité. Et en fait, c'est de comprendre que tout ça, ce sont des notions qui ont pour mérite d'exister, Des étiquettes qui vont dire quelque chose de l'autre. Comme par exemple, si on dit aveugle, on sait à peu près à quoi on fait référence. Si on dit tétraplégique, on sait à peu près à quoi on fait référence. Et aujourd'hui, la problématique qui est liée à l'autisme, c'est quand on dit autiste, on dit handicap. Alors qu'en fait, il y a bon nombre de femmes qui aujourd'hui sont en train de se chercher dans les étiquettes du HPI, HPE, THPI, du TDAH et qui... sont dans leur méconnaissance de leurs troubles du spectre de l'autisme, qu'elles ne regardent absolument pas. Elles se rapprochent à l'hypersensibilité. Et c'est tellement plus vaste que ça. Parce que l'hypersensibilité, ce n'est pas juste d'être sensible. Moi, je ne supporte pas les bruits de bouche. Je pourrais taper quelqu'un qui fait des gros bruits de bouche à mes côtés. Quand je sens dans la rue l'odeur du pot d'échappement, j'ai le goût du pot d'échappement dans la bouche. Quand je vois un caca de chien, je pourrais vomir sur le trottoir. Donc, on est au-delà de la sensibilité. On est dans de l'ultra sensibilité. Mais ça, ça joue partout, tout le temps. Seulement quand on est avec cette sensibilité-là et en plus intelligente. Ce que j'ai construit toute ma vie, en fait, c'est une intelligence qui m'a aidée à m'adapter. Faire le caméléon. À savoir, quand je rentre dans une pièce, OK, l'énergie, c'est ça, les gens, ils se comportent comme ça, ils parlent comme ça. Je peux rentrer dans une pièce où ils sont suisses, je vais avoir l'accent suisse. Je m'en vais au Pays Basque, je vais avoir l'accent du Pays Basque. Et en fait, je suis un vrai caméléon de partout, de tout le temps. Mais à force de faire ça pendant des années, c'est ce qui a causé mon burn-out. Et tout le monde te dit d'un burn-out que c'est un moment de vie où tu t'arrêtes et puis trois semaines après, tu reprends le boulot. sauf qu'en fait le burn out autistique c'est un burn out total de vie où derrière, on a du mal à se relever, où ça n'a plus de sens, où on n'a plus envie de faire comme avant parce qu'on n'a plus la capacité physique d'être en suradaptation. Du coup, on ne peut plus être salarié. On n'a pas confiance en soi pour créer. Et c'est de comprendre qu'en fait, parmi nous, parmi vous qui nous écoutez, il y a beaucoup de femmes qui sont dans la souffrance de « j'ai beau apprendre, j'ai beau investir dans des programmes, dans des coachings, dans des mentorats, dans des formations en ligne, je comprends tout » . J'applique tout et je n'obtiens pas les résultats. Et je suis fatiguée. Parce qu'en fait, il y a autre chose à comprendre de vous. Il y a à vous récupérer. Il y a à connaître votre mécanisme de fonctionnement inné. Et ensuite, depuis votre mécanisme de fonctionnement inné, à créer une vie qui vous ressemble, qui vous respecte et qui vous ressource.
- Speaker #0
Je partage complètement ton avis. Moi, ma vision, c'est vraiment de... J'en parle beaucoup de ce podcast. D'ailleurs, ça fait partie de l'intro. C'est de créer les pieds dans la terre et la tête connectés aux étoiles. Pour moi, effectivement, il y a une forme où tous les programmes vont être... Alors déjà, il y a les programmes masculins, qui sont vraiment des programmes qui ont été créés pour un problème-solution. Il y a beaucoup de programmes qui existaient à l'époque qui étaient, bon ben voilà, donc nous on va faire ces programmes-là, sauf qu'on est des femmes et qu'on n'a pas la même façon de fonctionner. Et que surtout, si on vend à des femmes, elles ne vont pas avoir la même façon d'acheter en fait. Elles ne vont pas acheter un problème, une solution. Donc ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est qu'à vouloir rentrer dans un moule parce qu'il y a quelque chose qui nous attire chez la personne, sa façon de vendre, sa façon d'être, etc. On finit par se couper de son essence et de qui l'on est. Et donc tous les programmes, aussi géniaux soient-ils, tous les coachs et les mentors aussi inspirants soient-ils, on peut avoir les meilleurs programmes, les meilleures formations et les meilleurs coachs. Si on se perd dedans, alors on va perdre son essence et son identité. Et ça ne fonctionnera pas parce qu'on ne sera pas nous-mêmes tout simplement. Ou alors on va aller au burn-out parce que ça n'écoutera pas notre écosystème en fait. Moi je vais aussi beaucoup parler d'écosystème, c'est-à-dire qu'on... On parle beaucoup de la réussite et je la trouve géniale, sauf que la réussite, elle est pour moi multidimensionnelle. C'est-à-dire que si je réussis, c'est un peu ça avec cette histoire de leadership féminin conscient, si je réussis professionnellement mais que je me rends compte que finalement, je n'ai pas vu grandir mes enfants, alors quelle est ma différence par rapport au père qui m'a élevée ? Et à cette image patriarcale, pardon, je perds un peu ma voix. Si finalement, je mets de côté ma vie professionnelle pour être la meilleure... mère de famille, si ça me correspond, c'est génial. Mais si derrière, je le fais parce que je me sens obligée, je me sacrifie, alors tôt ou tard, il y aura un payback qui ne sera pas OK. Parce qu'on attendra quelque part, déjà on aura le syndrome du nid vide, et on attendra quelque part à ce que nos enfants soient en gratitude par rapport à ce qu'on leur a donné. Alors la gratitude, oui. Mais en revanche, lorsqu'on fait des enfants, c'est pour qu'ils s'envolent. Donc s'il reste un vitam et un ternam chez nous, c'est que potentiellement il y a un truc qui, sauf s'il le désire complètement, il revient, il y a un changement de vie, c'est que peut-être il y a un truc qui a été foiré quelque part. En tout cas, moi j'adore me dire que ma vie est multidimensionnelle et pour avoir frôlé le burn-out régulièrement, quand j'étais en CDI ou quand j'étais à mon compte, une année j'ai fait un carton plein. justement l'année où je me suis lancée en tant que coach business, mon chiffre d'affaires a explosé, c'était génial. Je suis arrivée en vacances et je me suis dit « Waouh, en fait, je ne suis pas heureuse » . Et ça a été un changement direct parce que pour moi, ma vie, elle est en A360. J'ai cette vision chamanique, spirituelle que pour moi, la vie est une expérience ici que je suis en train de faire en A360. Et donc, j'adore me challenger, j'adore vibrer, je veux être sans limite parce que j'ai envie de tout essayer, tout tester selon mes critères et mes valeurs. Mais je ne perds jamais de vue le fil essentiel que ma vie est un cadeau. C'est d'ailleurs le précédent podcast. Et que dans ce sens, ça veut dire que tout est beau dans ma vie. Et pas juste les signes extérieurs de richesse, pas juste ce côté yang que je peux avoir de « allez, on défonce tout » . Mon ying est tout autant joli et lorsque je me reconnecte à mon essence, j'ai ma propre vérité. Mis à part le fait que... ton enfant vient avec un business plan, un plan d'architecte, etc. Si des parents se posent la question de, tiens, est-ce qu'il n'y aurait pas une forme autistique, parce que j'ai l'impression que c'est hyper avaste, ce serait quoi finalement quelques signaux qui pourraient m'éclairer ? Moi j'aurais dit, d'extérieur, mais je ne sais pas justement, tu vois, cette hypersensibilité, mais finalement, parce qu'on entend tellement de trucs, les hypersensibles, les machins, etc. Est-ce que tu aurais des clés de lecture ou c'est trop diversifié pour en avoir ?
- Speaker #1
C'est très diversifié et c'est vraiment tout ça par cas. C'est pour ça que moi, dans mes accompagnements, je ne fais que du sur-mesure. Si je te prends des exemples, ma fille à 9 ans ne voulait plus faire de câlins. Elle refusait le contact physique. Aujourd'hui encore, quand on fait un câlin, elle me tend son bras et je me mets sur son bras. Et ça, c'est OK pour elle. Mais le câlin qui enveloppe et qui englobe, pas du tout. Alors que son frère, il est fusionnel. Il te fait le câlin, mais quand il te vient, on a l'impression qu'il te rentre de nouveau dans le ventre. J'ai mes jumeaux, par exemple, Evan va vivre une journée d'école. Il peut rentrer dans un état d'épuisement total. Il peut être tout blanc. Il peut avoir effectivement une forme de dépression. Plus envie de rien, plus le goût à rien. Parce qu'en fait, il s'est ennuyé dans la journée. C'est l'ennui qui va générer ça chez lui. Alors que son frère jumeau est plutôt dans un profil où il a l'anxiété avant d'aller à l'école. Il a l'anxiété de la relation sociale, de la quête de perfection, de « est-ce que je vais me faire comprendre ? » Les questions sont diverses et variées en fait, et ça dépend vraiment des profils. C'est pour ça que moi je n'accompagne pas encore aujourd'hui les enfants. Parce que ce dont les enfants ont besoin, ils ont surtout besoin d'un parent qui les comprenne. Et pour qu'un parent qui se questionne sur son enfant puisse vraiment aider son enfant, il faut que le parent ait d'abord fait le job de s'élucider lui-même.
- Speaker #0
Ok. Et donc, est-ce que tu aurais un livre à recommander si ils ont envie de creuser ? Est-ce qu'il y a un test qui peut être intéressant à faire ? Si des personnes-là se posent la question pour leur enfant et se posent la question, probablement ils sont en train de se dire que peut-être eux-mêmes sont concernés, et qu'ils ont envie simplement de commencer à fouiller le domaine, qu'est-ce que tu leur conseilles ? Est-ce qu'il y aura un livre, un test, quelque chose ?
- Speaker #1
La réponse est catastrophique et dramatique, je trouve. Mais aujourd'hui, pour dire vrai, les tests sur la douance ont été créés par des normopensants pour évaluer la déficience intellectuelle. Le test de QI, comme il existe aujourd'hui, a été créé. pour évaluer la déficience intellectuelle. Il n'a jamais été fait pour évaluer le hors norme. Ça déjà, c'est important de l'entendre. Ensuite, sur la partie autistique, parce que ça peut être l'un et ou l'autre. Sur la partie autistique, on a 15 ans de retard sur le Canada et l'Angleterre et j'espère que fortement je vais contribuer à faire en sorte de rattraper ce décalage. Mais aujourd'hui en France, on a des psychiatres qui ont été formés il y a 20 ou 30 ans. dans des cours où on n'abordait pas ce sujet-là. Donc en fait, ils ne sont pas formés. Certains, eu de l'intérêt pour des colloques périodiques sur le sujet, etc., ils ont une vague idée. Mais la lecture de l'autisme ne se fait que de ma perception par quelqu'un qui est concerné et qui s'est élucidé.
- Speaker #0
Alors là, tu prêches une convertie dans tous les domaines. Je trouve que c'est compliqué de parler d'un sujet si tu ne l'as pas expérimenté, en fait. Si tu ne sais pas de quoi tu parles.
- Speaker #1
On peut dire à un aveugle comment est-ce qu'il peut aller bien, comment est-ce qu'il peut mieux organiser ses journées, quand on est un voyant à côté, il voit simplement de l'extérieur sa problématique.
- Speaker #0
Et qu'il ne le ressent pas,
- Speaker #1
bien sûr. Ça fait cinq ans que je fais ça aujourd'hui, ça fait sept ans que j'ai commencé l'art du coaching, mais ça fait cinq ans que je suis spécialisée dans la neurodiversité. Et c'est aussi l'écosystème, tu en parlais tout à l'heure de l'importance de l'écosystème. Plus que d'aller chercher des professionnels, et quelque part d'aller chercher une validation extérieure, c'est de se reconnaître soi et d'intégrer des écosystèmes avec des gens qui traversent les mêmes questionnements que nous. Et c'est souvent dans le noir de l'autre qu'on se rend contre soi. Est-ce qu'il y a un livre que je conseille, puisque c'était aussi ta question, celui avec lequel j'ai commencé, j'allais dire le mien, non, c'est passé au titre.
- Speaker #0
Mais je veux bien que tu repartages le nom de ton livre.
- Speaker #1
Mon livre s'appelle « Trop tout tout le temps » . Et si j'étais au potentiel, il n'est plus disponible à la vente pour la simple et bonne raison que ça a été une co-création et que le co-auteur a fait le choix de rompre son activité et de ne pas me laisser le bénéfice intégral du livre. Donc aujourd'hui, c'est un livre qui est offert à titre d'outil pédagogique. Il suffit simplement de le demander, de me le demander pour que je vous l'envoie en PDF. Moi, j'avais commencé avec Christelle Petit-Colin et j'aime beaucoup son approche. je l'ai rencontré plusieurs fois c'est quelqu'un qui parle simple, qui dit vrai, qui est concerné, et pour moi, toujours de la même façon. Il y a autant de personnes qui peuvent écrire un livre sur le sujet, qui vont effectivement transmettre une énergie, une perception, et ce ne sera jamais que leur vérité. Moi, mon chemin est passé par Christelle Petitcolaure. Tout à l'heure, tu présentais, tu m'as parlé du livre de Jeanne Sioufachin, et qui, pour moi, a fait moins écho, parce qu'elle est psychologue, et qu'effectivement, elle a... retranscrit, mais elle n'est pas concernée. Et donc, effectivement, ou du moins, elle ne l'était pas à l'époque. Et après, peut-être qu'elle a fait son chemin, je ne sais pas. Mais voilà, c'est de vous faire confiance dans le choix du livre que vous allez simplement, qui va vous appeler plus que les autres. Il n'y en a pas un qui est meilleur que l'autre. Celui qui va vous appeler, ce sera le bon pour vous.
- Speaker #0
Je te remercie beaucoup. Moi, à l'époque, effectivement, je te l'avais partagé. Donc, moi, le livre que j'ai lu, Trop intelligent pour être heureux, l'adulte surdoué, et c'est venu d'une personne qui m'a conseiller en fait de lire un livre sur le sujet. Effectivement je le trouve assez cadré, assez protocolaire mais en tout cas il m'a donné une lumière de lecture sur moi même ou en tout cas je me suis reconnue dans certains spectres. Ça avait un impact dans ma façon de communiquer, dans ma façon de penser aussi et que parfois je me perdais moi dans mes propres pensées. Je partais en arborescence dans tous les sens et que moi en partageant je savais où j'allais mais les gens s'étaient perdus en route. parce que j'étais déjà partie cinq sphères au-dessus, en fait, et très rapidement. Et il y avait une logique absolue pour moi, mais seulement une personne qui est plus ordonnée ne suit pas forcément cette logique. Donc voilà, ça a été important en termes de communication avec les adultes, etc. Donc je l'avais lu, ce livre-là. Je l'ai trouvé bien. Je partage le fait que j'ai trouvé un peu très... protocolaire et très organisé, petit A, petit B, petit C, alors que moi, j'ai la sensation d'être plus en mouvement que ça. Oui,
- Speaker #1
parce que toi, tu connectes aussi à l'énergie éthique. Donc en fait, les normopensants ont une pensée linéaire, là où nous, on a une pensée en arborescence. En même temps qu'on a l'arborescence, on a la vision globale et détaillée, à quoi tu rajoutes la fulgurance et te concernant l'énergie éthique, la dimension de lecture énergétique de l'autre. Du coup, en fait, toi, tu es tout le temps celle qui est là, mais pas là.
- Speaker #0
C'est-à-dire celle qui est là et pas là ?
- Speaker #1
Typiquement, c'est très en lien avec le titre, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Tu as ton corps terrestre qui est là. Et alors, je dis toi parce qu'on est là et je t'ai en face en visuel, en train d'échanger, mais c'est quelque chose que j'adresse à beaucoup de personnes qui t'écoutent finalement. C'est cette dimension d'être le petit corps d'humain, comme un Playmobil terrestre qui fait tout comme les autres. à la chaîne, qui respectent les normes et les codes, et ça c'est plus ton cas aujourd'hui, mais pour beaucoup on commence par ça. Et ensuite, moi je suis passée dans l'éveil. Et quand je suis passée dans l'éveil de conscience, c'est comme la montgolfière en fait, qui s'échappe et qui trouve tellement confortable les nuages. Le truc, c'est que si on reste coincé en bas, on peut faire un burn-out, et c'est souvent ce burn-out-là qui nous envoie la tête dans les nuages. Et la réalité, c'est que si on reste dans les nuages, on peut faire un burn-out d'ennui. aussi et de solitude dans les nuages. Et l'idée, c'est de redescendre et de relier les deux. J'ai accepté, tu vois, j'ai beaucoup de mon interview en ce moment, mais de venir dans le tien, c'est parce que c'est ce titre-là que ça fait sens pour moi. Parce qu'effectivement, tu travailles l'essence et du coup, l'essence, le retour au corps, tu vois, le livre que j'ai choisi, c'est le retour au corps d'une façon ou d'une autre en fait. C'est de venir se connecter à soi pour pouvoir se sentir ancré.
- Speaker #0
Pour moi, c'est assez drôle parce qu'effectivement, j'étais comme toi, très bonne élève, j'en sais rien. Je m'ennuyais beaucoup, on ne va pas refaire le système. Mais en tout cas, j'essayais de répondre aux critères. J'ai même bossé dans une boîte de luxe, donc j'avais tous les critères extérieurs de réussite. Et ça m'a pété la gueule avec des crises d'angoisse. Donc, les auditeurs qui me suivent depuis longtemps le savent déjà. J'ai changé de vie, le bouddhisme est arrivé dans ma vie et ça m'a vraiment permis de partir effectivement. Après, je me suis vraiment réancrée. Et le chamanisme est arrivé. C'est vrai que ces deux dernières années, ça m'a demandé beaucoup de travail de redescendre. Parce que j'ai eu plein de dons qui arrivaient, parler aux oiseaux, etc. Et du coup, c'était beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'informations qui arrivaient. Aujourd'hui, ça fait quand même quelques temps où j'ai cette capacité de vraiment travailler les pieds ancrés dans la terre, mais pas que ancrés dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Simplement, effectivement, si je suis trop dans... Le fait de faire, je m'épuise sur place et je perds mon essence. Et si je suis trop dans les nuages, parce qu'effectivement, si tu me laisses, je peux être dans la contemplation. Du coup, je suis dans la contemplation, mais je ne suis plus dans l'énergie de créer, d'être présente dans cette vie-là. Donc, moi, ça me parle beaucoup. Et je trouve que c'est toujours, moi, j'appelle ça cet écosystème où à quel moment... et j'essaye d'être vraiment à l'écoute de ça et c'est aussi là où j'accompagne mes clientes. C'est vraiment à quel moment je suis tellement dans le faire, à vouloir tout faire parfaitement, que finalement je suis en train de m'épuiser et je regarde des modèles extérieurs de réussite, quels qu'ils soient. Et à quel moment du coup je vais tellement être dans cette zone connectée, spirituelle et si je suis trop dans le spirituel, je suis perché, je ne suis plus là. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes, enfin il y a des personnes dans la spiritualité qui restent en fait perchées. Et c'est vrai que c'est très joli comme monde, c'est même magnifique, parce que quand on parle aux oiseaux, tout ça c'est génial. Simplement on est venu dans une expérience terrestre. Et ça veut dire aussi que pour certaines personnes, elles n'en croiront rien dans la matière, donc ça veut dire qu'elles ne vont pas transformer. ce qu'elles ont et toutes les transmissions, toutes leurs essences et tout ce qu'elles ont envie de partager, ça va rester finalement utopique parce qu'elles ne vont pas le transformer en action. Et c'est en ça où c'est intéressant. D'ailleurs, quand tu ramènes les gens qui sont très connectés, quand tu les ramènes en chamanisme, souvent ils sont malades. Tout d'un coup, ils viennent réintégrer leur corps avec une force terrible et ils tombent malades. Donc, voilà un peu. Alors, le podcast s'appelle La Clé de Goutte et symbolise le trait d'union entre le monde visible et invisible. Bon, tu as déjà répondu, je te la pose quand même. On n'est pas à l'abri d'une nouvelle envolée. Comment arrives-tu, toi, à garder les pieds sur terre et la tête connectée aux étoiles ?
- Speaker #1
Bien, en fait, j'ai fait ce cheminement du Playmobil qui souffre, de la montgolfière qui s'évade. Et après, en fait, j'ai intégré les deux tout le temps. C'est-à-dire que... C'est les deux tout le temps en même temps. Pas toujours dans la même densité, mais c'est vraiment l'expérience. Je prends souvent l'exemple de la balance du marchand. Je vais demander à tout le monde de se représenter la balance du marchand avec les deux plateaux de chaque côté pour peser les fruits et les légumes et la flèche au milieu. Et il y a eu un temps où j'étais que d'un côté, dans le faire, faire, faire. Et donc la flèche était totalement déséquilibrée. Je n'étais pas du tout dans mon axe. Et ensuite, quand on veut sortir de ça, il n'y a pas d'autre choix finalement que d'aller dans l'excès opposé. Et pourquoi l'excès opposé ? Parce que la quête, c'est l'équilibre. Il y a beaucoup de gens qui cherchent l'équilibre. Sauf que pour trouver l'équilibre, il faut avoir la connaissance des deux mondes. Donc, c'était super intéressant de faire la bascule. Et effectivement, mon temps d'éveil spirituel, où moi aussi, je suis allée me rapprocher des moines et je suis allée faire plusieurs expériences au village de Tishnathan. Et c'est vrai que dans cette période-là, c'était être. être, être. Et une fois qu'on a fait ça, effectivement, ce que ça demande c'est de venir équilibrer. Et en fait, comme se tenir debout sur la balance, un pied dans chaque plateau et de veiller à ce que sa flèche soit tout le temps en équilibre. Et depuis que j'ai mis ça en place dans ma vie et qu'on a mis ça en place dans la vie avec les enfants, en fait on a un foyer équilibré, harmonieux, alors qu'avant je cherchais l'équilibre et je cherchais l'harmonie. Et je lisais des bouquins sur la confiance en soi, etc. Et ce que ça demandait juste, c'était de se sentir solide à l'intérieur. Mais on a encore tellement peu à en parler aujourd'hui de ça. D'en parler pour vrai, d'en parler dans la profondeur. Et puis dans l'unicité finalement du contexte et de la réalité de chacun. Parce que la réalité pour toi comme pour moi, c'est que j'attire des clientes qui sont, qui sont de très belles montgolfières, totalement pas raccrochées. Et des femmes qui sont dans le dur, dans la force, dans le faire, et qui n'ont aucune connaissance de l'être et qui, en fait, n'y ont pas accès, justement parce qu'hypersensibles, elles ont fermé les portes à l'émotionnel depuis belle lurette pour arrêter de souffrir, pour continuer d'avancer dans la vie comme des machines de guerre. Et elles ont peur de réouvrir parce qu'elles n'ont pas connecté à leur neurodiversité. Elles ne savent pas leur capacité de vision globale et détaillée. Elles ne savent pas... Comment gérer l'émotion de l'autre quand ce sont des bobles éponges nées ? Et donc, c'est là où moi, j'interviens dans la puissance de la neurodiversité. C'est que c'est une autre clé de lecture.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Je ne savais pas que tu avais côtoyé le monde invisible. Donc, j'ai une question pour toi. Quel conseil donnerais-tu à ceux qui se sentent appelés justement par le monde invisible, qui ne savent pas, qui n'osent pas l'explorer ? Qu'est-ce que tu pourrais leur donner comme conseil ? Ils sont attirés, ils ont envie. parlent ou se disent tiens qu'est-ce que c'est mais il y a une forme parfois de peur par rapport à ça tu vois en termes d'exploration la première chose qui m'est venue c'est arrête d'écouter ta mère souvent c'est parce que c'est un énorme cache parce que moi je sais qu'on te cache tu sais bien ces
- Speaker #1
personnes là je vous invite si vous vous sentez concerné, vous avez envie et vous avez peur, ben en fait si vous avez envie, si vous êtes appelé, vous n'avez pas peur c'est juste là sur votre chemin, les peurs Merci. C'est les peurs des autres. C'est la peur du jugement. C'est les peurs de l'extérieur, des gens qui ne sont pas connectés. C'est la peur de perdre ceux que vous aimez. Mais ceux que vous aimez, vous n'allez pas les perdre. Si vous aimez vraiment et si vous êtes heureux avec cette dimension-là, pourquoi vous les perdriez ?
- Speaker #0
Alors moi, je dirais qu'au premier abord, parce que j'ai des gens comme ça qui viennent dans mes retraites, ça commence un peu à se... On sent ce qu'elles me disent quand elles reviennent. elles sont regardées un peu différemment parce qu'elles vibrent autre chose. Il y a quelque chose qui a changé, qui se passe pendant les retraites. Donc c'est encore leur monde à elles. On ne leur pose pas vraiment des questions, mais on les observe. Et c'est vrai que moi, c'est pour ça que je parle vraiment de cette notion de leadership féminin conscient, qui est pour moi un peu cette forme de bataille. Pour moi, je dirais qu'au départ, c'est toujours intéressant, lorsqu'on n'est pas bien stable, de potentiellement le garder pour soi. ce que j'appelle stable, c'est... de ne pas totalement l'assumer. Parce qu'effectivement, une fois qu'on l'assume, évidemment que ce n'est plus un problème, évidemment qu'on a réponse aux questions, évidemment que les gens qui nous aiment vraiment restent. C'est un non-questionnement et de toute façon... Moi, ma meilleure amie, par exemple, ça ne lui parle pas du tout le monde invisible, le chamanisme. Elle, évidemment qu'elle reste, et finalement qu'elle m'aime pour qui je suis. Elle s'est un petit peu intéressée, elle m'a posé deux, trois questions. Ce n'est pas trop son truc et c'est OK, en fait. Mais les gens ne s'en vont pas parce que vous avez trouvé quelque chose qui vous anime et qui vous rend heureux. Ce qui va les questionner, ils vont avoir peut-être peur pour vous en disant, est-ce que tu ne vas pas dans une secte, est-ce que machin, etc. alignés, connectés, bien dans vos bases, que votre raisonnement est logique, il n'y a aucune raison pour qu'il fuit. Ou alors, il y a vraiment... On est croyance contre croyance, mais de toute façon, il y a un moment où ça viendra exploser parce que ça viendra à l'encontre de vos valeurs. Et moi, je parle vraiment de cette notion de leadership féminin conscient, parce que je trouve... Alors, j'ai toujours eu ce côté un peu... Mais pas féministe, en fait. Je ne suis même pas d'accord pour dire ça. Pour dire qu'aujourd'hui, notre monde, il est vraiment... gérée par du patriarcat, ça c'est en France c'est évident, mais vraiment par cette énergie masculine. Et on voit les dégâts que ça fait, ça rejoint d'ailleurs mon monde de la naturopathie, mon monde du chamanisme, et on voit les dégâts que ça fait sur notre écosystème, sur la nature, sur nos eaux qui sont pourries, etc. Sur cette dureté qu'on a vis-à-vis de soi-même, alors que la femme a toujours été finalement le leader autrefois. On a brûlé les sorcières, mais pourtant c'est elle qui avait. les chamanes à l'origine étaient des femmes, ça ne veut pas dire que les hommes le font moins bien, ça veut dire qu'il y avait cette énergie en fait qui était peut-être un peu moins dans le yang, dans l'ego, dans le toujours plus. Et moi ça m'intéresse vraiment d'accompagner ces femmes dans ce leadership conscient, et non pas du leadership pour aller reproduire, j'en vois plein sur les réseaux, je les trouve très inspirantes, mais si c'est pour reproduire finalement la façon de se comporter devant des mecs, pour moi on rate quelque chose. Pour moi, on passe à côté de quelque chose, on se déconnecte de notre essence et le monde a besoin. Je sais qu'il y a une publication qui est sortie, que l'enjeu pour moi en 2025, et en 2026 et en 2027, c'est le leadership conscient féminin. Parce que pour moi, je pense qu'il y a vraiment urgence pour nous-mêmes. Et c'est pour ça que les gens vont beaucoup plus vers la spiritualité, doucement mais sûrement. Ça ne veut pas dire effectivement d'être complètement perché à la montgolfière, ça veut simplement dire... Et j'ai envie de vous inviter d'abord, je reviens en arrière, quand j'étais naturopathe, moi j'ai simplement voulu prendre soin de moi au départ parce que j'étais à deux doigts du burn-out, parce que j'étais sur une vie qui n'était pas la mienne. Et je me suis dit, on va reprendre les bases et je vais déjà commencer par prendre soin de moi, bien m'alimenter, me mettre à méditer, faire un peu d'activités sportives. Puis je me suis intéressée au bouddhisme. Pourquoi le bouddhisme ? Parce que justement, c'est une spiritualité, une philosophie qui est libre. Et moi, j'adore la liberté. Donc, elle dit d'expérimenter, mais de jamais croire sur parole. Donc, pour des gens qui sont un peu rebelles, c'est parfait. Et après, j'ai continué ce chemin. Et pour moi, la spiritualité, ce qu'elle a de génial, c'est qu'elle est très personnelle. Contrairement à une religion où il y a des dogmes, s'il y a une religion qui vous convient parfaitement, banco. Sinon, n'hésitez pas à laisser deux, trois trucs sur le côté et continuez cette religion. Ou alors, de vous ouvrir à quelque chose. En fait, pour moi, on est venu expérimenter. vie et on a peut-être tout simplement tous envie d'être heureux et d'expérimenter dans la joie et l'harmonie. Et je crois vraiment que notre monde a besoin d'énergie féminine. C'est pour moi une urgence pour retrouver cet équilibre et justement, ça va permettre aussi d'arrêter, parce que la femme, elle est beaucoup plus subtile, pardon, mais d'arrêter de mettre des gens dans des cases et de se dire ok, donc il y a Il y a des façons de penser, de vivre autrement. Et pour faire le lien entre le chamanisme et la nature, le chamanisme est une spiritualité ultra ancrée et connectée à la terre. Et c'est quand vous vivez l'expérience de traverser une forêt, mais finalement d'avoir l'impression de ne faire qu'un avec elle, de potentiellement échanger avec la sagesse de la forêt, que ça vous ramène à votre propre nature et ça vous ramène une paix incroyable, mais également que vous voyez. le reste différemment. Et du coup, ça vous permet d'être peut-être plus sympa avec les autres, plus compréhensif, et que même si vous ne comprenez pas, parce que vous n'êtes pas vous-même dans une forme autistique, d'accepter l'autre tel qu'il est, puisque c'est le sujet du jour, et de vraiment aussi se trouver une paix en soi. Et je pense que quand on n'est plus dans la peur, alors on se met à être plus en accord avec soi-même, on se met aussi à davantage respecter les autres, la nature, etc. Pour moi, c'est une vraie philosophie de vie. Et je crois que le leadership conscient féminin est cette voie. direct.
- Speaker #1
Et tout à l'heure tu parlais des sectes et ça m'a rappelé une petite histoire il y a comme cinq ans quelque chose comme ça ma mère m'avait dit ah tu vas dans ta secte ce week-end et pour le coup j'ai dit oui je vais dans ma secte ce week-end et deux mois après j'ai dit tu peux me garder les enfants ah bon pourquoi mais je vais dans ma secte et en fait moi j'ai pris ça avec amusement Ce n'est pas parce qu'elle n'était pas en conscience éveillée qu'elle n'avait pas le droit de penser ça ou j'étais d'accord avec sa perception depuis là où elle le regarde. Ce que ça vous demande, en fait, que ce soit la spiritualité, le chamanisme, la neurodiversité, peu importe, ce que ça vous demande à toutes, d'abord, c'est de l'assumer vous-même. Et pour vous dire que les gens prennent le temps que ça leur prend pour cheminer, ma mère sera à Toulouse les 27, 28 et 29 juin parce qu'elle me dit depuis... Mais tu t'es rapporté les enfants la dernière fois dans ton immersion et ils sont vachement chouettes les gens qui sont là.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me parler d'ailleurs deux secondes, même deux, trois minutes de cette immersion qui aura lieu à Toulouse ? Parce que je pense que ça peut potentiellement parler à des gens qui auront envie de te découvrir et de comprendre ce que tu vas proposer. Donc je sais que ce n'est pas un congrès, je sais que ce n'est pas un sommet, tu n'aimes pas les cases, donc tu vas nous dire ce que c'est.
- Speaker #1
C'est une expérience Cap Impulsion. C'est quoi le concept ? c'est qu'il n'y a pas de concept. C'est quoi le programme ? C'est qu'il n'y a pas de programme, c'est une expérience. Parce qu'en fait, ce dont tout le monde a besoin aujourd'hui, c'est des autorisations. Alors oui, c'est un concept quand même un peu particulier puisque chaque personne qui prend sa place a pour elle deux sièges. Moi, j'aime bien quand je vais dans un événement avoir un siège pour mes fesses et un siège pour mon sac et le siège de à ma gauche pour mon coude pour m'installer confortablement pour pour être pas dans la pollution énergétique des voisins parce que je suis serrée comme dans une boîte de sardines. Donc il y a deux, trois petits trucs quand même qui vont être très particuliers. Et c'est pour ça que je ne peux pas l'appeler événement, sommet ou conférence. Parce que si je dois me raccrocher à des mots, ça va être un show conférence, éventuellement. Ça va être surtout un maximum d'autorisation. Ça va être beaucoup de temps privilégié de questions-réponses. Mais pas le truc, tu sais, où tu as un gars qui prend le micro, il raconte sa vie, il met dix jours à poser sa question et on se fait chier. Non, pas du tout. C'est vraiment... Moi, je suis une femme d'action. J'aime beaucoup la dynamique et ça rejoint un petit peu ce que tu partageais tout à l'heure, que tu crois dans l'essence du féminin et dans la qualité d'être, etc. Et moi, je reviens toujours à cette histoire de balance. C'est que oui, j'ai connecté à la spiritualité. Oui, j'ai plein d'ouvertures. Oui, je canalise. Je reçois énormément d'informations. Mais en fait, si je commence à dire le masculin, le patriarcat, etc., eh bien, ça veut dire que je rejette le masculin en moi.
- Speaker #0
Et j'ai les deux.
- Speaker #1
Et le deal, c'est vraiment de venir s'accorder avec les deux. Et comme je disais tout à l'heure, de faire vraiment dans cet espace où je suis dans mon plein alignement. C'est pour ça que l'expérience de Toulouse, les 27, 28 et 29 juin, je réponds volontiers aux questions. Mais je ne dis pas le contenu parce que je le créerai sur place, en fait. Et parce que je veux vous mettre dans une position d'autorisation où vous n'êtes pas spectateur. Parce que dans votre vie, vous n'êtes pas spectateur. acteur. Alors vous faire vivre l'autorisation en tant que spectateur, c'est un non-sens pour moi. Donc moi, pour ma solidité intérieure, vous venez en tant qu'acteur pour vivre des expériences d'autorisation.
- Speaker #0
Et je crois qu'on a assez d'obligations comme ça. Donc c'est parfait. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Avec plaisir, ma belle.
- Speaker #0
J'ai deux dernières questions. Que répondrais-tu si on te disait que tu es perché ou que tu es bizarre ?
- Speaker #1
Je dirais oui, c'est le cas.
- Speaker #0
J'adore. Et je vais te laisser le mot de la fin.
- Speaker #1
Aime-toi très fort, tu es parfaite.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Audrey.
- Speaker #2
J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent, elles aussi, créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode, ainsi que sur mon site audrey-carsalade.com. N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela,
- Speaker #0
rien de plus simple,
- Speaker #2
filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Audrey Karsalade et à l'adresse compacte at audreykarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'études podcast. préférées pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous ! Et merci de votre écoute.