- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutre. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du nouveau monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot « entreprendre » en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Cette semaine, je suis ravie d'accueillir et de vous présenter Charlotte de Silgui, initiatrice en métamorphose lumineuse. Charlotte a démarré avec un master en institut des langues et civilisation. orientale où elle s'est spécialisée pour la langue et la culture chinoise, la géopolitique et l'économie asiatique. Elle a œuvré pendant 26 ans pour EDF en Chine, en France et dans le domaine des ressources humaines et de l'écologie. En parallèle, sa quête de comprendre le sens de la vie et le sens des épreuves lui a fait explorer de nombreuses spiritualités ancestrales comme par exemple le taoïsme, l'alchimie ou les traditions amérindiennes. Ces expériences lui ont permis notamment de déployer la méditation auprès de plus de 3000 collaborateurs. Les points communs qu'elle a découverts au fil des années lui ont permis d'élaborer une méthodologie structurée permettant de percevoir au sein de nos soucis des indices fondamentaux de notre juste place, comprendre notre domaine d'accomplissement, de bien-être, d'élévation de conscience et d'abondance. D'ailleurs, si les sujets vous intéressent, elle a écrit deux livres, « L'effet Chrysalide » en 2014 et « Transformer ce qui vous plombe en trésor » en 2022. Charlotte est également certifiée par l'International Coaching Federation et elle accompagne depuis plus de 10 ans des coachs, des thérapeutes, des entreprises et des particuliers. Enfin, depuis 2018, Charlotte a accompagné plus d'une centaine de coachs à sa propre méthode. Bienvenue à toi Charlotte ! Bonjour et bienvenue à toi Charlotte !
- Speaker #1
Bonjour Audrey, merci de ton invitation.
- Speaker #0
Je t'ai demandé de choisir un livre. Est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et nous dire ce qui symbolise pour toi et pourquoi tu l'as choisi ?
- Speaker #1
J'ai choisi Le serpent cosmique, qui est un livre écrit par un anthropologue merveilleux qui s'appelle Jérémy Narbi. C'est un livre que j'ai lu il y a une trentaine d'années quand il est sorti, sur le chamanisme d'un point de vue anthropologique et d'un point de vue scientifique. Il m'a particulièrement enthousiasmée quand je l'ai lu il y a presque 30 ans, et je suis en train de le relire aujourd'hui, parce qu'il fait le pont entre la science et la conscience. Et que j'adore quand des choses éminemment impalpables, intangibles, qui parlent de spiritualité, qui parlent de transcendance de notre conscience, sont corroborées ou même expliquées par des choses plus rationnelles et scientifiques. Quand les deux se rejoignent, je suis en trance et enthousiaste.
- Speaker #0
Ça me fait penser, moi, quand j'avais démarré il y a dix ans la méditation, j'avais besoin de comprendre scientifiquement le pouvoir de la méditation et j'avais acheté le cerveau de Bouddha et le cerveau de Bouddha pareil c'est la méditation expliquée mais d'un point de vue scientifique et donc sur nos cerveaux un peu européens qui ont besoin tu vois intellectuels qui ont besoin de comprendre je trouve que c'est assez intéressant parce que voilà tu comprends en fait d'un point de vue rationnel même si toi après quand tu vis l'expérience c'est encore autre chose les bienfaits, les dits bienfaits de la méditation et là ça pourrait être les dits bienfaits finalement du chamanisme et c'est effectivement, moi je l'ai pas lu donc je t'ai remercié pour ça. Effectivement ça peut être une belle porte d'entrée pour la curiosité de nos auditeurs. Quel genre de petite fille étais-tu et sous quel filtre tu voyais la vie ?
- Speaker #1
J'étais une petite fille très sage. qui faisait systématiquement ce qu'on lui disait, très obéissante, à la maison, à l'école, et en même temps pas du tout sûre d'elle, et qui trouvait la vie très étrange, qui regardait la vie avec des yeux à la fois émerveillés sur ses beautés et complètement horrifiés par les difficultés, les horreurs, les choses compliquées, les maladies. Donc j'avais un regard particulièrement interrogateur sur... ce qu'est la vie, à quoi ça sert de vivre. Très tôt, je me suis posé des questions très tôt. À quoi ça sert de vivre ? Pourquoi il y a des épreuves ? Pourquoi il y a des méchants ? Pourquoi il y a des gens qui meurent de faim ? Évidemment, je pense que tous les enfants se posent ce genre de questions, et puis même après, quand on grandit. Mais moi, c'était une quête incessante. Je voulais comprendre pourquoi il y avait des malheurs, pourquoi il y avait des choses terribles dans la vie, et à quoi ça servait de vivre sur cette planète. Je pensais que je m'étais trompée de planète, d'ailleurs. Je pensais que je n'avais rien à faire là, et que j'étais un peu... Alors, c'est un peu mégalomane ce que je vais dire, mais... J'avais, je crois, à peu près 10-12 ans quand Superman est sorti. J'avais le syndrome de Superman. C'est-à-dire que je me disais, on m'a envoyée sur cette planète. Je ne sais pas qui je suis. Peut-être que je suis, j'ai plein de puissance, de super pouvoir, mais je ne les connais pas. Et je suis enfermée dans quelque chose qui me dépasse. Et je pense que mes parents se sont débarrassés, mes vrais parents cosmiques se sont débarrassés de moi. ou m'envoyer faire je ne sais quoi sur terre, mais je n'ai pas réussi à trouver quoi.
- Speaker #0
Ça me parle beaucoup, c'est vrai que tu as toujours ces formes, enfin je ne sais pas, mais en tout cas ça me parle, d'interrogation de qu'est-ce que tu fais là en fait. Je ne sais pas si on parle effectivement de ce lien avec les vies antérieures que tu n'as pas conscientisé, mais ce truc où par moment tu es là et tu te sens en décalage en fait. Et je crois qu'il y a beaucoup de gens, et de plus en plus de gens, qui se sentent en décalage avec ce qui est proposé. Et donc, parler de ça, c'est intéressant, parce que ça va permettre à d'autres personnes de se reconnaître par rapport à ce décalage possible, en fait. Et de se dire, OK, donc je ne suis pas anormale. Il y a pas mal de personnes qui se sentent en décalage avec ce qui se passe, en fait, et les incohérences de ce monde. Et qui se demandent si elles sont rangées dans la bonne étagère, si on ne s'est pas trompées à la base, quoi.
- Speaker #1
Oui, après, j'ai... Bon, peut-être que j'en parlais tout à l'heure, mais... J'ai transmuté la chose parce que ça fait partie du processus de se sentir en décalage. Et si on veut faire avancer les choses, il y a besoin d'être en décalage pour avoir une vision globale, un décalage réel, physique, pour avoir une vision globale de ce qui se passe et rendre compte des perturbations d'un système. Et c'est Krishnamurti qui le dit très bien, ce n'est pas un signe de bonne santé mentale que d'être adapté à une société profondément malade. Donc on a besoin d'avoir l'expertise.
- Speaker #0
de ce décalage pour pouvoir faire avancer les lignes quelque part vers quelque chose qui a un peu plus de sens c'est un peu un peu ça quand on parle de visionnaires de leaders en tout cas c'est un potentiellement des gens qui font aussi un pas en arrière par rapport à ces incohérences et qui les remettent en question et c'est aussi comme ça qu'on bat qu'on avance aussi qu'on qu'on va aussi créer sa propre enfin qu'on va peut sortir de la matrice moi c'est ce qui m'a toujours intéressé c'est les incohérences mais c'est moi qui je suis au milieu de tout ça et comment je transforme tout ça pour que ma vie, mon œuvre, mon héritage, ma participation soit quelque chose qui puisse, un, moi me permettre de me sentir à ma place et deux, comment je peux œuvrer aussi pour plus grand. Et voilà quoi, je trouve que c'est quelque chose de super intéressant.
- Speaker #1
L'idée, c'est, je vais encore faire une citation du Dalai Lama, qui est en même temps un magnifique symbole que je trouve très alchimique. Il dit « Certains regardent la vase au fond de l'étang, et d'autres regardent le lotus qui pousse à la surface, à partir de la vase, évidemment, qui est au fond. Question de choix. On peut avoir, tout en étant objectif, on peut être pessimiste, on passe son temps à regarder ce qui ne va pas, et à s'en lamenter. Et puis on peut aussi se dire, ok, il y a ça qui ne va pas, mais qu'est-ce que ça génère ? Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Il n'y a pas que des ombres sur la planète, si on se contente de les regarder, il y a de quoi. Largement déprimés, il y a aussi beaucoup de beauté, et il y a beaucoup de beauté qui proviennent justement de ces ombres-là.
- Speaker #0
C'est tout le pouvoir aussi de la transformation de l'expérience. Lorsqu'on vit une expérience, on peut... Il y a l'accueil de tout ce qui a pu se passer, mais c'est derrière comment finalement on vient le transmuter pour que nous, déjà, ça nous apaise, et également comment on peut le transformer en diamant brut, en trésor, en or, pour aussi avancer dans la vie et que ça puisse nous transformer. Moi, j'adore parler, du coup, on est déjà parti dans le sujet, mais c'est ça qui est génial avec ce podcast, c'est qu'il était très libre. C'est comment je transforme le plomb en or, en fait. Et moi, je reste persuadée que, et ça c'est, moi je parle beaucoup de légende personnelle, c'est pas moi, c'est Coelho, c'est que l'univers conspire en fait à la réussite de ta légende personnelle quand tu es sur ce chemin. Et donc, qui tu deviens lorsque ces expériences se transforment en apprentissage et pas forcément en quelque chose qui te maintient dans un état négatif et qui finalement, où ton mental continue de tourner en roue. libre sur un fait qui s'est passé et qui a grandi. Moi, j'aime bien parler aussi de l'effet ricochet. Tu jettes une pierre et c'est le fait en fait. Et derrière tout ce qui va se mettre autour, c'est toutes ces déflagrations, c'est tout le mental en fait qui agit et qui élargit le cercle et qui peut t'emmener dans un tourbillon et à un moment effectivement on a le choix en étant accompagné, enfin voilà il y a plein de choses, de choisir en fait l'histoire, comment elle évolue.
- Speaker #1
Oui c'est à dire que en fait de part neutre éducation et puis par réflexe logique aussi, j'ai envie de dire que quand on a traversé des coups durs, quand on a des blessures, quand on se sent empêché, quand on a des croyances limitantes, quand on a eu des traumas, etc., eh bien, notre réflexe, c'est de se victimiser.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Pour la plupart des gens. Donc, on n'a pas de chance, on est victime, etc. Et en plus, on a une sorte de croyance que Merci. Si on ne va pas bien, on aura l'attention des autres qui viendront nous cajoler ou nous montrer leur affection. Et donc, on reste dans un système où il fait bon être victime.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Et ce faisant, on reste dans le cercle vicieux de la victimisation qui attire des bourreaux et qui attire des raisons d'être victime. Alors que si on se dit, ok, j'ai été victime de ça, un peu comme... une chenille passe dans une chrysalide avant de venir à Papillon, on sait que c'est pas agréable, mais que c'est un terreau qui va faire pousser, quelque part, les ailes du papillon. Et moi, j'aime bien, comme j'aime bien la transmutation des mots M-A-U-X, mais des mots aussi M-O-T-S, j'aime bien la proposition de reconnaître qu'on a été victime, parce qu'il ne s'agit pas de le nier non plus, on a été vraiment victime de choses vraiment pas sympas, voire très dures. Et ok, on reconnaît, on a été victime, mais on n'y reste pas. On peut passer à la victime, c'est-à-dire à la victory time. Et c'est le processus de toute façon de l'humanité, c'est de passer d'abord dans les ombres, un peu comme un moule, pour accéder à la lumière comme on générerait un gâteau. Le gâteau ne va pas rester dans le moule ou se lamenter du moule en permanence, alors que c'est lui qui l'a façonné et qui l'a construit. On peut le laisser à un moment donné derrière. C'est vraiment un gros enjeu, en particulier pour les femmes et en particulier pour les thérapeutes, qui nécessairement, les thérapeutes ou les accompagnants au sens très large, qui nécessairement au début de leur vie ont traversé un certain nombre de traumas et de blessures pour être en mesure d'accompagner d'autres derrière. Et il y a beaucoup de coachs et de thérapeutes, d'accompagnants, de psychothérapeutes divers et variés. en ce moment qui sont pas mal challengés, avec des blessures répétitives qui reviennent alors qu'ils ont déjà travaillé dessus depuis 50 ans, 20 ans, 30 ans, justement pour avoir l'audace de « mon paquet, maintenant je le lâche » . Et puis je vais en faire un moteur, un élan au service de ma propre évolution et au service de l'évolution évidemment de ceux que j'accompagne aussi.
- Speaker #0
C'est aussi ça la magie, c'est finalement, moi ce que j'ai appris, alors j'ai transmuté des blessures, il y en a encore d'autres, toute notre vie il y a des nouvelles croyances à chaque étape, et puis il y a des blessures qui reviennent à chaque niveau aussi. Moi j'adore parler de leadership, etc. Et tu vois, mes clientes, quand je parle avec elles, me disent « mais toi tu t'en fiches, qu'est-ce qu'on pense de toi ? » etc. Et tu te rends compte qu'à chaque niveau, Quand tu grimpes, il y a toujours ce truc qui est là, qui revient. Et c'est comment tu l'accueilles et comment tu le transmutes. Mais je ne sais pas si on peut complètement guérir de blessures, d'abandon. Est-ce que ça ne revient pas toujours à différents niveaux ? C'est ça qui est génial. C'est pour ça que j'adore accompagner aussi les gens qui entreprennent. C'est qu'ils sont dans cet élan. Mais est-ce que vraiment, on parle des cinq blessures, est-ce que vraiment elle... elles disparaissent définitivement ou elles trouvent une zone d'apaisement et on arrive plus facilement à les apaiser quel que soit le niveau. Tu vois, je me pose vraiment cette question parce que je trouve que finalement, tu es là à dire « wow, yeah, ça y est ma blessure d'abandon, de rejet » . Mais en fait, moi je les sens en fait dans des petits moments et c'est là où je viens me repositionner en disant « ok, je te reconnais » . Et ok, je respire, je sais que tu es là. on va y aller ensemble, et qui je choisis d'être dans cet espace-là. Est-ce que je choisis de suivre cette blessure ou est-ce que je choisis de la lâcher ? Et donc, qui je m'autorise à être ? Tu vois, c'est un peu ma question, ça m'intéresse ton point de vue. Est-ce que vraiment, on peut en finir toute sa vie avec ses blessures, ou on peut les atténuer ? Même en chamanisme, on parle de recouvrement d'âme. Donc pour ceux qui nous écoutent, c'est des parties d'âme qui sont parties parce qu'il y a eu un trauma tellement important, ça se passe en général entre 0 et 7, mais ça peut se passer plus tard. Il y a eu un trauma tellement important qu'il y a eu comme une dissociation. Et donc... Il y a un morceau d'âme qui est parti. On pourrait prendre l'exemple adulte. J'ai eu un accident, je me souviens des phares du camion, et après je me réveillais à l'hôpital. Et l'entre-deux, en fait, est tellement violent qu'il est parti et qu'il a été oublié. Et donc en chamanisme, également avec de la thérapie, etc., on vient récupérer ces morceaux d'âme pour être de nouveau entier. Mais ma question vraiment, c'est ce que tu crois ? qu'on peut en finir vraiment avec ces cinq blessures ? Ou est-ce qu'elles seront toujours un peu parsemées, et on arrivera simplement à composer beaucoup plus facilement avec elles ?
- Speaker #1
Alors déjà, pour moi, je tire mon chapeau à Lise Bourbeau, qui a vraiment apporté ce sujet-là, mais pour moi, il n'y a pas cinq blessures. Il y en a au moins 64. Dans ma pratique d'accompagnement alchimique, j'en ai recensé 64 parmi... les galères qui reviennent le plus souvent en fait et puis après on peut mettre en mots différents traumas chacun avec notre manière de les mettre en mots mais il y en a beaucoup plus que 5 des blessures donc ça c'est la première chose la deuxième chose tu as raison de dire que les blessures elles reviennent et on les regarde d'une manière différente elles n'ont pas forcément toujours la même signification un peu comme une spirale dynamique sur laquelle on revient et on revient encore. Et elle ne s'exprime pas forcément toujours de la même manière dans notre réel. Maintenant, ce que j'ai compris de ce qui m'a été transmis et de ce que j'ai expérimenté moi-même, mais en particulier de ce qui m'a été transmis pendant mes cérémonies chamaniques par mes guides, mes guidances, c'est qu'une blessure, elle est là pour une raison. C'est pas... un hasard, c'est pas un vilain karma qu'on doit expier, c'est pas qu'on est puni parce qu'on a fait une mauvaise action ou quoi ou qu'est-ce. Les blessures, elles sont stratégiquement choisies, sélectionnées par notre âme dans son processus d'incarnation, en lien avec son processus d'incarnation. Elles sont voulues, c'est ce que j'appelle une ombre, on peut l'appeler trauma, mémoire transgénérationnelle. mauvais agissements des parents ou maladresse, ce qu'on veut, mais en tout cas c'est choisi, notre âme elle choisit son moule de départ. J'aime bien cette métaphore du moule parce que tu vois il y a une anicroche qui va rester, donc on ne peut pas s'en débarrasser, on ne peut pas. La seule manière de faire en sorte, c'est ce qui m'a été transmis et que j'ai expérimenté, qu'elle ne vibre plus d'une manière douloureuse, c'est de la transmuter dans ses polarités. voulue par notre âme quand elle a cherché à la blessure correspondant à ce qu'elle avait à expérimenter dans son programme d'incarnation. Donc, si je prends par exemple la blessure d'abandon, qui est assez fréquente, ou de rejet, on peut l'apaiser, on peut la nettoyer, on peut faire tout ce qu'on veut en hypnose, en EMDR, en EFT, etc. Si on n'utilise pas l'énergie de l'abandon dans ses versions opposées et ... lumineuse, parce que c'est ça en fait la transmutation alchimique de la blessure, je vais chercher l'opposé de l'abandon et je vais utiliser la version noble et utilitaire de l'abandon, si je ne fais pas ça la blessure elle va se répéter elle va se réveiller, elle va vibrer pour mieux que je prenne conscience que j'ai cette énergie là en moi et que je la sous-exploite au regard de ce que j'ai à faire dans cette vie par rapport à la mission d'âme que j'ai choisie. Donc pour répondre à ta question ... Si une blessure se réveille, c'est le signe que soit on n'est pas allé au bout de la démarche et qu'on n'a pas transmuté, soit, parce qu'il ne s'agit absolument pas de culpabiliser de ne pas être au bout d'une démarche, mais la vie n'est pas linéaire, tu as remarqué, on a des sauts, on a des bifurcations, et qu'il y a des moments où la blessure va se réveiller pour qu'on l'utilise dans une autre version.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Voilà, et qu'on a encore cette... énergie-là qui doit se réveiller quelque part. Moi, j'aime bien dire... Alors, j'adore Columbo. Pour ceux qui seraient plus jeunes, c'est une des premières séries américaines avec un flic qui... On ne paye pas de mine et lui, il trouve toujours où est le coupable, en fait. Il trouve toujours le vrai coupable. Et en fait, j'ai compris pourquoi j'aime bien ce personnage. Je parle de culpabilité pour donner un exemple de comment on peut transmuter dans la vie de façon différente. Quand on a une blessure de culpabilité, soit parce qu'on nous a rendu coupables, soit parce qu'il y a des réelles culpabilités dans les lignées qui n'ont pas été assumées, etc. qu'on porte la culpabilité, mais ça veut dire qu'on a une expertise de la culpabilité et qu'on voit qui ou que sont les vrais coupables dans la vie, générant des problématiques variées, qu'on parle de comptabilité ou qu'on parle de blessures psychologiques. Et donc, j'aime bien dire que quand j'ai fait mes études d'acupuncture il y a 25 ans, j'étais surprise de voir à quel point il y avait... des ingénieurs informaticiens. Quand j'ai fait mes formations d'acupuncture et quand j'ai fait des formations en massage énergétique aussi. Et j'ai essayé, moi qui aime bien faire des liens, eh bien j'ai perçu qu'en fait, ils avaient un don pour identifier les bugs et ce qui était coupable des bugs, donc de savoir trouver les vrais coupables. Et après, ils pouvaient faire ça avec un corps humain. où est le nœud énergétique coupable de problèmes, par exemple, qu'on parle de magnétisme ou qu'on parle d'énergie traditionnelle chinoise. Et donc ces personnes, elles étaient dans leur juste voie, à un moment donné, en étant ingénieurs informaticiens, et avaient probablement la blessure de culpabilité qui vibrait pour mieux les faire utiliser cette énergie-là dans un autre domaine.
- Speaker #0
C'est ultra passionnant et je suis tellement d'accord avec toi. Moi, j'ai fait la paix avec le fait de me débarrasser, il y a quelque temps, de toutes mes blessures. Il y avait aussi ce syndrome, j'avais fait un épisode podcast là-dessus, de perfection. Et moi, j'ai complètement lâché ça. Et aujourd'hui, je trouve que cette énergie, elle est là pour me rappeler qui je suis, qui je m'autorise à être. Quand je le sens, tu vois, ça s'est passé il y a quelque temps, je l'ai senti. Et je dis, ok, qu'est-ce que ça me montre ? Et qu'est-ce que... Quelle opportunité qui s'ouvre ! Et je trouve ça magique. Et moi j'aime bien dire, je parle aussi beaucoup des parts d'ombre, des parts d'ombre du Chercheur de lumière, qui est un magnifique livre d'ailleurs. Et pour moi, tu ne peux pas juger la framboise, ou le goût de la framboise, si toi-même tu ne l'as pas goûté. Tu ne peux pas savoir que... Quand tu parles de quelqu'un et que tu le reproches, on parle du fameux effet miroir. Mais quand tu viens reprocher aux autres certaines choses, c'est que bien évidemment elles habitent en toi. Et que donc si tu as l'impression que quelqu'un prend le pouvoir, c'est où est ton autorisation ? Mais également c'est toi à quel moment aussi tu n'es pas ok avec ton propre pouvoir ? Il y a plein de choses hyper passionnantes sur ce sujet. Et merci d'ouvrir tout ce truc de « ok peut-être qu'on peut se foutre la paix à régler toutes ces blessures » et que même quand on les a réglées à cet instant T, elles peuvent revenir quand on passe finalement à un prochain niveau. Et du coup, on peut appeler cette énergie, au lieu de la voir comme quelque chose qui va venir nous plomber, au contraire, ça peut être une énergie qui vient nous nourrir et nous permettre de transmuter ce qui est en train de se passer. Et nous stimuler. Exactement. Et ça, j'adore. Je trouve ça canon. Question suivante. Aujourd'hui, tu es initiatrice métamorphose lumineuse. Comment est venu ce métier à toi ? Peut-être qu'on en a déjà un petit peu répondu, mais est-ce que tu peux dire concrètement ce que c'est, initiatrice métamorphique lumineuse ? Et qui tu accompagnes et comment ?
- Speaker #1
Alors, c'est l'initiatrice de métamorphose lumineuse. Et la métamorphose, c'est vraiment la transmutation de nos ombres en lumière. C'est-à-dire, comme tu l'as suggéré tout à l'heure, ce qui nous plombe, on va en faire un trésor. Nos blessures, elles sont là pour être transmuées en force motrice, en aptitude, en quête, en talent particulier. qui correspondent à notre mission d'âme, à notre domaine d'accomplissement, d'harmonie et d'abondance. D'abondance, abandon, abondance, parce que je transmute aussi les mots MOTS, on peut les transmuter aussi, parce que c'est des vibrations dont nous sommes composés. Bref, ce que nous avons à faire, c'est d'utiliser l'énergie de nos blessures d'une manière lumineuse. pour en faire quelque chose qui correspond à notre mission de vie, là où on va être doué et là où on va se faire plaisir. Donc la métamorphose, c'est là où on passe de la victime à la victime, ou de la blessure à je suis faite pour quoi, je suis douée pour quoi, et c'est quoi qui va m'amener le plaisir et l'abondance dans la vie. Et au début, j'ai surtout accompagné des dirigeants, des comités de direction. Et puis, finalement, ce qui est venu à moi le plus souvent, ce sont des accompagnants, des coachs, des thérapeutes de plusieurs formes, plus ou moins académiques. Et puis aussi même des médecins, des personnes qui vont à leur tour réveiller d'autres, éveiller d'autres à ce processus de transmutation. Mon activité principale aujourd'hui, c'est la formation. c'est de transmettre cette approche alchimique à celles et ceux qui se sentent attirés par cette idée, cette approche que nos blessures, elles sont là pour en faire quelque chose de précieux et qu'on n'a pas à les laisser de côté, on n'a même pas seulement à les nettoyer avec un peu d'hypnose pour se dire on abandonne ça. Non, c'est vraiment comment on utilise l'énergie puissante qui est générée par nos traumas dissonants. Je vais te donner un exemple récent qui montre bien comment ça marche. Parce que même quand on est un coach ou un thérapeute qui a 10, 20, 30 ans d'expérience, on a encore des choses à transmuer. Et c'est ce qui m'est arrivé récemment sur une blessure que je ne pensais pas avoir à traverser et qui n'est pas noble. C'est pas noble de le dire, tu vois, mais je le dis parce que justement ça peut avoir son utilité pour d'autres. J'ai compris justement dans une cérémonie chamanique, dans cet état élargi de conscience, ce que je ne voulais pas voir l'année dernière, à savoir que je portais en moi une colère énorme de la haine et de la jalousie. Ce n'est pas facile à dire, parce que quand on est dans une démarche de développement personnel, de développement spirituel, quand on accompagne des personnes, on a envie d'apparaître sous son plus joli jour. « Non, moi, j'ai beaucoup travaillé sur moi, je suis zen, tout va bien, etc. » Oui, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Et il est légitime et normal d'avoir en soi ces énergies de colère, de haine et de jalousie qui ne sont que des relents de ce qu'a pu ressentir un bébé. ou un enfant en basal qui, sans filtre, a le droit de ressentir ce genre de choses, qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Et au vu de son vécu, un bébé ou un tout jeune enfant, quand il a vécu des choses vraiment trash, ça peut être logique qu'il ressente de la haine, de la colère et de la jalousie vis-à-vis d'adultes en présence ou d'enfants en présence. On parle souvent des images parentales, mais on ne parle pas souvent de ce qui se passe avec les frères et soeurs qui peuvent vraiment générer des choses très très compliquées dans une psyché humaine, de jalousie justement et de haine, avec des quiproquos ou des maladresses des parents par exemple. Et donc j'ai dû assumer que je portais cette énergie-là en moi et qui se répertoriait dans ma vie personnelle et dans le monde. puisqu'on est un microcosme qui se reflète dans le microcosme, justement pour mieux comprendre conscience de nos dissonances. Et mes guides m'ont dit qu'il fallait que j'aille chercher la haine pour deux raisons. D'une part, parce que je ne pouvais pas pleinement goûter à l'amour si je ne vais pas traverser son opposé, encore ce jeu de dualité, mais aussi parce que la... colère, l'énergie de colère et de haine que je portais en moi elle tournait en basse-clos à l'intérieur parce que je ne lui donnais pas l'autorisation de sortir et c'est ça qui faisait le féminin toxique en fait, qui se répercute dans mon monde sous des formes diverses et variées et des croyances inconscientes qu'il ne faut pas aller trop dans le féminin et du coup il se fait abuser par le masculin c'est que cette colère, et bien mes guides m'ont montré comment la transmuter C'est-à-dire aller la chercher vibratoirement par la respiration et la régulogéter sous forme de...
- Speaker #0
fréquences sonores canalisées et qui correspondent aujourd'hui pour moi à des champs vibratoires qui peuvent être source de guérison ou plutôt qui peut pour d'autres être en soutien de leur propre processus de transmutation donc c'est des champs qui télécharge des codes grâce à la puissance phénoménale de la colère donc c'est pour ça aussi que j'avais besoin d'aller chercher cette colère pour être en posture d'accompagner, d'être en soutien des processus de transmutation d'autres personnes grâce à ces fréquences qui vont avoir une influence dans la vibration de leurs cellules pour leur permettre de transmuter à leur tour des choses. Donc voilà, tu vois, la transmutation de la colère, ça commence déjà, comme pour chaque blessure, même si ce n'est pas noble, parce que ça peut être noble de dire « ah, j'ai une blessure d'abandon » , tout ça, c'est un peu banal. Par contre, d'aller chercher la colère et la haine, ce n'est pas évident. Et ça a plein de vertus. Donc, j'ai envie de partager à toi et à ceux qui nous écoutent qu'il est légitime, logique et complètement naturel d'avoir en soi ces blessures ou ces dissonances vraiment pas nobles et en osant les reconnaître, aller les rechercher, les apaiser et surtout utiliser la force induite. La force motrice induite par ces blessures-là peut être absolument magnifique dans nos vies. D'une part, pour aller là où on doit aller, mais aussi parce que ça va estomper bien des difficultés dans nos vies qui étaient là pour nous montrer qu'on avait cette violence à l'intérieur de nous qui se manifeste dans nos vies à l'extérieur et partout sur la planète. Sous forme d'autorités ubuesques, de guerres, de conflits, de tensions diverses et variées qui nous montrent. qu'on a ces énergies-là à l'intérieur de nous individuellement.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant ce que tu dis. Moi, je l'avais partagé dans un épisode quand j'ai travaillé justement les parts d'ombre. Moi, j'ai été victime de jalousie et vraiment, sincèrement, que j'ai refusé de voir, mais que je me suis prise de plein fouet. Agressive, dès que je baissais un peu ma garde, donc j'avais une posture, et dès que je me montrais... Dans une forme de vulnérabilité, je me faisais pilonner, que ce soit clair. Donc ça, je l'ai vraiment vécu. Et quand j'entrais dans des endroits où je ne connaissais pas, pour faire des formations chamaniques, régulièrement, les femmes qui n'avaient pas géré leur puissance venaient me challenger. C'est-à-dire que j'étais vraiment, parce que je pense que je prenais la parole, je posais des questions, rien de particulier à mon sens. et que je me reconnaissais, ça venait vraiment attiser cette colère et cette haine. Donc ça a été un gros sujet pour moi, parce que la conséquence, c'est que je me suis complètement réenfermée, j'ai une garde rapprochée, que je ne faisais plus d'échanges, je ne faisais plus de partenariats, je ne faisais plus rien. J'ai vraiment monté un espèce de gros building autour de moi, que bien sûr, ça m'a déclenché de la colère, de l'incompréhension, etc. De la victimisation aussi. Et quand je suis tombée sur le livre, justement, des parts d'ombre, le gros challenge pour moi, ça a été d'aller chercher cette part d'ombre de jalousie. Parce que forcément, et ça a été un gros challenge juste d'accepter que je puisse être jalouse, parce que c'était une énergie qui m'horrifiait tellement que dès que je pouvais sentir la moindre jalousie envers quelqu'un, je la transmutais, je la cassais directement. Parce que ça avait été une zone de souffrance trop importante pour moi, en fait. Et donc, ça a été un challenge où justement, lors d'une retraite chamanique, j'ai fini par me dire « Ok, on va y aller » . Et donc, j'ai fait des cérémonies autour de ça. Et c'est vrai que ça a été ultra libérateur parce que j'entendais parler de la part de personne, mais la jalousie, en fait, c'est juste que la personne te montre ce que tu as envie d'avoir, ce que tu as envie d'être. Et là, ça ne m'a pas simplement parlé, j'ai incarné ou j'ai compris cette énergie. De dire, ok, maintenant, dès que je me sens que la jalousie me titille, je vais dans cette observation et je regarde, en fait. Et ça me permet d'accentuer ma vision, de l'affiner, etc. Et ça me permet de libérer et de souhaiter le plein bonheur à l'autre. Mais tu vois, ça a été vraiment un... J'en parle parce que ça a été... Parfois, les parts d'ombre, on est victime de quelque chose et on ne se rend pas compte aussi que si on le voit, c'est qu'on en est potentiellement porteur, parce qu'on est porteur de toutes les émotions, en fait. La colère, la haine... On est capable de tout. Il y a des gens qui expliquent qu'ils ont pété les plans. Ils ont complètement pété les plombs et qu'ils n'auraient jamais pensé pouvoir péter les plombs à ce moment-là, mais que les circonstances ont fait que ça a réveillé quelque chose en eux, en fait. Et donc, il y a un poème, alors ce n'est pas un poème, mais une citation amérindienne qui dit qu'en nous, il y a deux loups.
- Speaker #0
Le blanc et le noir.
- Speaker #1
Je pense que tu la connais, voilà. Et il y en a un qui est... qu'on pourrait résumer à l'amour, la bienveillance, etc. Et à l'autre, celui de la colère, de la haine, de la peur, en fait, cette énergie de peur. Et c'est à nous, à chaque instant et chaque jour, de choisir quel loup on souhaite nourrir. Mais les deux coexistent. Et le plus tôt on fait la paix avec le fait que ces énergies coexistent en nous, parce qu'on fait une expérience humaine, plus ça permet aussi de retrouver cet alignement et la paix et la sérénité en soi.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Oui, c'est courageux ce que... ce que tu partages parce qu'effectivement on aimerait tous donner une image de perfection et moi je me suis rapidement déchargée de cette perfection parce que j'ai eu des clients qui sont venus vers moi en disant que, notamment lorsque je suis rentrée dans le chamanisme, que j'étais un peu leur guide spirituel, où il y avait vraiment ce truc et ça m'a vraiment challengée en fait. Je n'ai pas du tout pris au départ comme un compliment mais comme un truc de « ok mais alors qu'est-ce que je fais de tout ça ? » Et donc, c'est venu aussi, ça a été l'occasion pour moi de travailler sur ma non-perfection. Ok, si ce que je fais t'inspire, youpi, tant que tu gardes ton propre chemin, tant que ça te parle. Mais n'attends pas de moi que je sois parfaite parce que forcément tu seras déçue. Et c'est souvent dans les projections sur les stars qu'on ne connaît absolument pas, de tous les gens qui sont connus qu'on ne connaît absolument pas, qui donnent une image. Et tout d'un coup, ils refusent de signer un autographe. En fait, c'est des sales cons. Ça n'a rien à voir avec ça. Ils peuvent être ultra timides. Je challenge quiconque d'être harcelé en permanence et de pas à un moment dire, « Ben non, là, en fait, je ne suis pas maquillée. Je suis avec mon gosse. Je suis en train d'aller chercher mon croissant le matin. Je n'ai pas envie, en fait. » Et donc, d'observer un peu ce qu'on vient projeter sur les autres. Et plus rapidement, on devient inspirant pour que les autres viennent se nourrir, mais non pas pour créer un espèce d'égrégore idéal. de la personne, plus vite on vient se libérer de tout ça et on peut aussi asseoir son propre leadership. Je reconnais en toi ce qui m'inspire, je viens dans tes formations parce que j'ai envie d'être nourrie de cette énergie et j'ai envie aussi d'apprendre et de comprendre et après je le transmis pour moi. Mais en aucun cas je te mets sur quelque chose, sur une espèce d'estrade où tu deviens une icône et donc je projette sur toi un fantasme qui n'est pas la réalité parce que nous sommes tous humains.
- Speaker #0
C'est ça, c'est ce fameux piédestal qui fait que tour à tour, on se sent inférieur ou supérieur parce que l'un ne va pas sans l'autre. Le syndrome de sentiment d'infériorité va nécessairement de pair avec le syndrome de supériorité qui souvent est modélisé justement avec les collatéraux, c'est-à-dire la fratrie, qu'on en ait eu ou pas, qu'on en ait eu beaucoup ou peu. Mais notre rapport aux autres, il est modélisé évidemment avec les images parentales, ce qui nous font croire de ce qu'est le monde extérieur, mais aussi de nos collatéraux. Et c'est une idée géniale de se dire quand on est entre femmes, on se sent en sororité, quand on est entre frères, fraternité, sauf que si on va gratter derrière, qu'on n'a pas nettoyé. ses parts d'ombre justement de jalousie, d'iniquité, elle a plus l'amour que papa, que moi, etc. Il y a des choses qui vont gratter, se refléter dans notre monde, avec nos consoeurs, nos confrères, ce qui est autour de nous. Et donc avoir nettoyé ça pour se sentir en parfaite parité avec les autres, pour ne pas se sentir lésée ou pour ne pas regarder les autres d'une manière condescendante en se disant il n'a pas fait. Le travail qu'il faut encore, lui, il est tout petit, et risquer l'ego spirituel, en quelque sorte, ou le sentiment d'infériorité par rapport aux autres, ce qui nous empêche d'avancer. Donc, cette sensation de se sentir à parider avec les autres. Moi, j'ai réussi à peu près à le faire, grâce à cette métaphore, qui n'est pas une métaphore, mais qui correspond aux enseignements que j'ai eus et que j'ai retrouvés dans toutes les sagesses du monde. qui consiste à dire que nous sommes tous des particules de lumière, des pièces du puzzle de la conscience cosmique. On est tous ce fameux dieu pour lequel les gens se battent. On est tous ensemble, individuellement, on est des pixels de cette image globale. Et donc, il y a des pixels comme un arc-en-ciel, il y a des pixels bleus, il y a des pixels oranges, il y a des pixels mauves. Et l'idée, c'est qu'il n'y en ait pas un qui prenne l'ascendant sur l'autre et qui soit à sa juste place. Parce que s'il y a un pixel qui ne vibre pas à sa juste place, qui n'est pas en équité de place, on va dire par rapport aux autres. L'image globale, elle est éternée. On voit ce qui se passe dans le monde. Si chacun vibre à sa bonne fréquence, ni trop, ni trop peu. ça risque de... L'idée, c'est d'être vraiment en parité et de vibrer à sa juste place. Il y a une autre métaphore qui m'est venue, que j'aime beaucoup et qui répond à une question existentielle que j'ai eue pendant longtemps. Tu sais, c'est cette idée de, comme disait Gandhi, soit le changement que tu veux voir dans le monde. C'est-à-dire...
- Speaker #1
J'adore cette phrase.
- Speaker #0
C'est comme si toi... Si tu te vois d'un point de vue égocentré, pas égocentrique mais égocentré, tout le monde autour de toi te reflète qui tu es. Et donc moi je me suis dit à un moment donné, mais ça veut dire que tout le monde, ils sont des figurants pour moi dans ma vie, que j'apprenne à me connaître et à me transformer, etc. C'est quand même un peu comme dans un film avec, comment il s'appelle, Jim Carrey, qui s'appelle The Truman Show, je ne sais pas si tu... connaît ce film, je vous invite à le regarder, parce que c'est ça l'idée, c'est qu'il est le seul acteur et que tous les autres sur la planète sont à son service, au service de son expérience, en étant les reflets de lui-même. Et l'enseignement ou le message plutôt que j'ai reçu, qui m'a enchantée, ce qui montre, si jamais il y avait des doutes, qui montre le côté extrêmement high-tech et hyper intelligent de la vie sur Terre, c'est qu'en fait c'est comme si on était tous des reines et des rois sur notre jeu d'échec. Et que dans ce jeu d'échec, on est la pièce maîtresse. Et il y a des pièces qui vont avoir des rôles plus ou moins impactants dans nos vies. Il y a des simples pions, et puis il y a des cavaliers et tout ça. Mais le fin du fin... C'est que si moi je suis sur mon jeu d'échecs, la pièce maîtresse en étant la reine par exemple, je suis pour d'autres comme des pleins de parties de jeu d'échecs en simultané et en multidimensionnalité, je suis un pion pour certains ou rien du tout pour certains et je peux avoir un impact un peu plus conséquent pour d'autres. Et tout ça se synergise en fait, toutes ces parties d'échecs, on est tous... des pions ou des pièces maîtresses pour certains, en étant des miroirs pour ceux qui ont besoin de nous. Et c'est ça le truc juste fantastique du côté high-tech de comment fonctionnent en fait ces jeux de miroirs pour qu'on puisse prendre conscience de nos lumières et de nos ombres et pour mieux transmuter les ombres en lumière et évoluer sur cette drôle de planète.
- Speaker #1
En tout cas, je te remercie beaucoup. J'aime beaucoup cet effet de miroir parce qu'effectivement, Il y avait ce fameux trinque de Cartman de dire qu'on est tous un moment victime, bourreau, sauveur, etc. Et qu'on est dans la matrice de certaines personnes, l'élément essentiel, comme nobody, comme un pion parmi 5000 autres. Et donc j'aime beaucoup cette métaphore que tu proposes, parce que ça permet visuellement, parce qu'il y a des gens qui sont visuels, de voir un petit peu comment ça se... Ça s'ancre dans la matière. Moi, je sais qu'en tout cas, l'expérience que j'ai eue sur la jalousie m'a permis aussi de faire la paix avec qui j'étais et surtout d'installer un énorme leadership. Parce que du coup, j'ai switché ça de cette blessure de victime, de « ok, quand je me montre, ça me demande une énergie très masculine » parce que je sais, en fait, pour l'avoir vécu X fois et que ça se reproduit, qu'on m'attend au tournant. Et en fait, j'ai pu lâcher ça. Donc aujourd'hui, je ne me concentre plus, je ne suis plus focalisée, parce que ça devient à un moment une parano aussi, une obsession, sur ce que je peux représenter. Moi, je m'occupe de mon alignement, de mon leadership. Ça m'apporte une sérénité incroyable d'incarner mon âme, ma parole, et donc d'incarner ici cette matière. Je sais que je fais du mieux que je peux, je sais que je travaille avec alignement, je connais mes valeurs, etc. Et après le reste, je n'ai aucun problème à me remettre en question quand c'est juste. Mais après le reste, les projections des autres, je les laisse en fait et je cesse que ça devienne l'élément central de mon échiquier. Ça permet aussi, et puis ça m'a permis de travailler moi-même cette énergie dont j'avais tellement peur, qui était l'énergie de la jalousie. Mais ça peut être la colère, ça peut être, il y a tellement d'énergies qui nous font peur, parce que dans une société judéo-chrétienne, on nous apprend le bien et le mal, et donc il y a des jugements très lourds aussi autour de ça. Et donc ça permet aussi de venir récupérer des morceaux de nous-mêmes en étant plus indulgentes. et en venant comprendre ce que ça veut dire de nous, en fait, tout simplement, et comment surtout, et finalement, ça vient boucler cet épisode, comment on peut transmuter le plomb en or ou en trésor, qui est l'objet d'un de tes livres, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, transformer ce qui vous plombe en trésor.
- Speaker #1
Exactement. Je vais te laisser le mot de la fin, Charlotte. Qu'est-ce que tu auras envie de nous dire pour conclure ?
- Speaker #0
En rebond de ce que tu viens de dire, Et qui va un peu plus loin que ce que j'ai évoqué tout à l'heure où on passe de la victime à la responsabilité. Si on est victime, si on pense qu'on est victime de quelque chose, et objectivement on l'a été, on va parvenir là-dessus, mais si on reste dans ce truc, je suis victime de ma maladie, je suis victime des autres, je suis victime de... Je n'ai pas d'argent, je suis victime de que sais-je ? De mes blessures, de mes mémoires, de mes parents, etc. Mes patrons. C'est comme si on n'avait pas... de levier sur ce qui se passe. Alors que si on se sent responsable, non pas coupable, mais si on dit, mon âme, elle a choisi ça, c'est pas pour rien, c'est pas un vilain karma, je suis pas punie, mais elle a choisi stratégiquement quelque chose pour moi, je suis responsable de ce qui m'arrive. Là, on a un levier de changement. Si on est victime, on n'a pas de levier de changement. Si on se sent responsable, moi, c'est ça qui m'a fait switcher et passer de... du caliméro, du petit canard qui est toujours victime des autres et de l'adversité. A, je prends ma vie en main et j'ai rencontré l'homme de ma vie, j'ai pu faire des choses absolument géniales dans ma vie, me lancer, créer cette méthode et tout a changé dans ma vie du jour au lendemain où je me suis dit, ok, j'ai un levier de transformation, j'arrête d'être une victime. Tout. a changé. Rien que ça, s'il y avait un seul mot au-delà de la méthode de transmutation que je propose, dont j'ai livré quelques bribes, c'est votre posture intérieure. À partir du moment où vous prenez la responsabilité de ce qui vous arrive, tout peut changer pour le meilleur.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec plaisir, Audrey. Merci de ton invitation.
- Speaker #1
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