Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalan, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot « entreprendre » en participant à l'éveil des consciences. la clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous et bienvenue, je suis ravie de vous retrouver. Si tu me découvres au travers de ce podcast, je suis Audrey Karsalade. J'accompagne les femmes de pouvoir à incarner un leadership puissant et habité. Pour porter une ambition élevée et construire... un impact durable, un leg. Entreprendre sans s'épuiser, est-ce que c'est possible lorsqu'on est une femme de pouvoir ? C'est la question à laquelle je vais te répondre aujourd'hui. Quand on est une femme de pouvoir, les responsabilités, clairement, ça ne nous fait pas peur. On en mange deux au petit déjeuner. Bien au contraire, elles nous mettent en mouvement et donnent forme et vie à notre vision. On connaît notre métier, on connaît bien évidemment la valeur que l'on apporte, on prend des décisions, des positions et ce depuis des années. Ce qui reste... plus difficile à éviter, c'est le poids du doute. Surtout la manière dont il peut nous épuiser à moyen et long terme. Pas parce que nous ne savons pas, mais parce que parfois l'extérieur renvoie un doute qui vient s'installer et qui vient troubler ce que l'on sait profondément déjà. Je t'explique. Quand tout va bien, quand les chiffres sont bons, quand l'organisation fonctionne, quand nos formations, nos retraites ou nos carnets de rendez-vous affichent complet, le leadership semble... Beaucoup plus fluide, constant et presque évident. Mais que se passe-t-il quand l'extérieur ne vient plus confirmer ? Quand un contrat n'aboutit pas alors qu'il semblait aligné ? Quand une décision est contestée ? Quand la valeur que nous savons juste cesse d'être reconnue ? C'est là que le leadership des femmes de pouvoir devient réellement visible. Alors que certaines s'épuisent dans une lutte intérieure silencieuse, d'autres choisissent de revenir à leur point d'appui intérieur. cet axe dont je te parle autant. Dans cet épisode, c'est ce sujet dont j'ai vraiment envie de te parler. De ce qui épuise vraiment, à ce niveau de leadership, de la place que prend le doute quand il persiste et il s'immisce, lorsque l'axe n'est plus vraiment soutenu. Et de ce qui permet de se réaxer sans se durcir, sans se couper de ses émotions, sans renoncer à son ambition. Parce que non, il n'est pas question d'être une super-héroïne qui ne flanche jamais. Ce qui compte... c'est cette capacité à retrouver rapidement notre point d'appui intérieur, notre clarté, et cette confiance si précieuse dans notre vision, celle depuis laquelle nous pouvons de nouveau décider. Nous sommes des femmes de pouvoir et aujourd'hui le pouvoir ne se joue plus dans le contrôle, mais dans la justesse de l'axe depuis lequel nous avançons. C'est parti ! Ce qui épuise vraiment, ce n'est pas de douter, c'est ces allers-retours permanents entre ces deux espaces intérieurs. Entre l'espace de la certitude, je sais, et celui de, oh mince, et si j'avais tout faux. Tenir cet espace-là, l'entre-deux, coûte énormément d'énergie, parce qu'il ne laisse aucune place au repos intérieur. Le je sais coûte cher quand il est tenu comme une obligation, une obligation d'avoir raison, une obligation de ne pas se tromper, de ne pas avoir le droit à l'erreur, comme si cette erreur justement était un signe de faiblesse. Comme si une décision imparfaite pouvait remettre en cause toute la trajectoire de l'entreprise et cette sensation parfois pesante que tout repose sur nous. Alors on tient, on bombe le torse, on fait mine d'être sûr, mais en back-office, on vérifie, on repasse les scénarios, on anticipe les réactions. On lutte parfois aussi contre le mental, on vient même utiliser des mantras dans « ça va le faire » et on essaie de sécuriser l'extérieur le plus rationnellement possible. au lieu de sécuriser notre point d'appui intérieur. Et pourtant, on oublie parfois que nous savons déjà une chose essentielle et qui est à notre disposition, notre capacité à ressentir et à rebondir bien évidemment. Nous avons appris à ajuster, à corriger une trajectoire, à transformer une erreur en expérience. Mais entre la lourdeur du poids des décisions et la tension palpable physiquement et nos nerfs qui sont... tellement agif parfois. Cette capacité-là, elle est mise parfois de côté comme si elle ne comptait plus. Ce qui épuise aussi, c'est de rester entre deux postures au milieu de Montagne Russe, entre celle qui a commencé, qui s'est adaptée, qui a appris à être polie, à bien faire, à ne pas déranger, et celle qui aujourd'hui a de l'expérience, une vision claire, une légitimité intérieure réelle. Quand ces deux postures cohabitent encore, l'énergie, elle se disperse. On sait ce qu'on veut, mais on explique encore trop. on se positionne mais on adoucit encore on affirme mais on attend malgré tout que l'autre comprenne valide et confirme non pas par manque de compétence et certainement pas par manque de courage mais parce que l'ancienne posture de la débutante n'a pas complètement encore lâché la place dans la relation et c'est précisément là que le leadership devient coûteux pas à l'extérieur mais à l'intérieur et pour étayer ce que je viens de te partager j'ai envie de te parler de deux situations concrètes que mes clientes, et toi aussi peut-être, ont vécues. Deux situations ordinaires en apparence, mais qui révèlent exactement comment le doute peut devenir énergivore quand l'axe n'est plus suffisamment soutenu. Premier exemple, je voudrais te parler d'une situation que plusieurs de mes clientes ont vécue. C'est des femmes reconnues, connues, publiées, invitées régulièrement à intervenir, à transmettre et à prendre la parole. Aujourd'hui, elles arrivent à un nouveau seuil, celui des conférences qui deviennent payantes. Et c'est tellement juste. Les nouveaux partenaires l'ont pleinement intégrée. Ils la contactent dans un cadre clair, un positionnement assumé, une reconnaissance alignée avec sa notoriété actuelle. C'est pas eux le problème. Des partenaires historiques qui continuent de lui proposer des collaborations dites « gagnantes-gagnantes » qui correspondaient à qui elle était avant, mais plus du tout à celle qu'elle est devenue. Factuellement, il n'y a rien de choquant. Ils rejouent une ancienne relation, un cadre qu'ils connaissent. Et pourtant, intérieurement, certaines de mes clientes le vivent mal. Elles s'offusquent, elles s'agacent et elles se sentent déconsidérées. Pas parce qu'elles doutent de leur valeur, ça elles la connaissent par cœur, mais parce qu'elles se trouvent exactement entre ces deux postures, celles qu'elles ont été et celles qu'elles sont en train d'assumer pleinement. Une partie d'elles est déjà claire, mes conférences sont dorénavant payantes. Et une autre partie attend encore que les anciens partenaires le voient d'eux-mêmes, sans qu'elles aient à le poser, sans qu'elles aient à le dire, et c'est là que l'énergie se perd. Pas dans la réponse à donner, mais dans cette lutte intérieure de reconnaissance. En coaching, on appelle ça « identity lag » . C'est un décalage entre l'identité intérieure qui a évolué et l'environnement relationnel qui n'a pas complètement suivi. Et ce décalage, il est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est de s'y épuiser. Parce que plus elle va attendre que l'extérieur s'ajuste spontanément et lise dans ses pensées, plus son mental s'emballe. Elle surinterprète, elle imagine des intentions, elle relie l'histoire, elle compare. Alors que tout se jouerait dans un geste beaucoup plus simple. Revenir à son point d'appui intérieur et poser la direction. Calmement, en étant alignée, sans justification, sans attaque, sans surmental et sans attente de validation. C'est un peu le cas dans nos relations amicales. Vous savez, les anciennes qui mettent parfois plus de temps à recalibrer qui nous sommes devenus. Le vrai coup ici, il n'est pas financier ni relationnel, il est intérieur. Et tant que la posture n'est pas pleinement assumée intérieurement, le leadership, il est fatigant. Et c'est précisément là que la posture se doit d'évoluer. Dans cet exemple précis, le simple fait de la prise de conscience, mais oui, en fait, c'est vrai que j'attends encore que l'extérieur me valide. J'ai beau avoir des années d'expérience et d'expertise, j'attends encore que l'autre comprenne, me reconnaisse et me valide. Et c'est comme ça que je laisse finalement mon pouvoir à l'extérieur. Et tant que cette attente est là, l'énergie, votre énergie se disperse. À partir du moment où cette prise de conscience émerge, la posture peut évoluer. En ajustant la direction avec un « à partir de maintenant » , sans attendre que l'autre soit d'accord, sans me justifier, sans me défendre. Et ça, ça change tout. Le mental se calme simplement parce qu'il n'a plus besoin de compenser. Il n'y a plus cette tension intérieure entre « je sais » et « j'attends que l'autre me confirme » . Et à partir de là, l'épuisement induit entre ces deux postures commence à reculer. J'ai un autre exemple pour vous. Je voudrais maintenant te parler d'une autre situation qui est très différente en apparence, mais qui raconte exactement la même chose. Une femme dirigeante, un board, Une réunion stratégique. Et à un moment, il y a une personne qui est chahutée. La parole, elle est dure, pas justifiée pour ma cliente et elle le ressent immédiatement. Dans son corps, il y a quelque chose qui se crispe. Elle n'intervient pas. Sur le moment, elle se dit que ce n'est peut-être pas le bon timing, qu'il faut mieux laisser passer et qu'elle y reviendra plus tard, lorsqu'elle aura digéré, pris du recul. Elle n'a pas la répartie à l'instant présent, alors elle préfère ne rien dire. Sauf que plus tard, la pastille, elle ne passe pas. Entre ce moment-là et notre rendez-vous de coaching, elle rumine. Elle rejoue la scène. Elle se demande ce qu'elle aurait pu dire, faire ou ne pas dire. Tout ce qu'elle sait, c'est que le sentiment d'injustice est là et une forme de culpabilité aussi. Elles ne se sont plus alignées dans son axe. Ce n'est pas qu'elles ne savaient pas quoi penser, c'est qu'elles ne savaient plus depuis où se positionner. Une partie d'elles aurait voulu intervenir pour protéger, une autre ne voulait pas attaquer, et encore une autre voulait rester tout simplement à sa place. Et ce genre de non-alignement, de turbulence, nous arrive à toutes. Le mauvais timing, la mauvaise réponse, la non-réponse, peu importe le niveau de leadership ou de responsabilité. Soyons honnêtes, le nombre de réunions qui nous épuisent intérieurement est immense. Pas seulement à cause de leur longueur, mais à cause des tensions, des non-dits, des moments où notre leadership s'efface sans qu'on s'en rende vraiment compte. Ce qui l'a profondément fatiguée, ce n'est pas la réunion en elle-même, c'est ce qui s'est joué après à l'intérieur. Parce qu'elle s'est retrouvée coincée entre plusieurs rôles qui ne lui correspondent plus. Alors que ce qui était attendu d'elle à ce moment-là, c'était ni de venir sauver, ni venir s'opposer. Simplement de venir se... positionner, dire qu'elle n'était pas d'accord, dire que cette manière de parler ne semblait pas juste, sans pour autant faire de l'autre une victime, sans désigner un coupable, sans se positionner en héroïne. Et je vous invite, si le sujet vous intéresse, à aller plonger dans le triangle de Karpman, où comment nos situations, nos relations peuvent éternellement se jouer dans ce triangle, où tantôt je suis bourreau, tantôt je suis sauveur de l'autre, tantôt je suis la victime. Juste poser une parole. clair depuis sa posture de leader et son alignement. Et là encore, le coup, il n'est pas relationnel, il est intérieur. Parce que tant que ta posture n'est pas alignée, la parole retenue, elle, elle continue de travailler. Et le leadership, là aussi, il devient fatigant. Si tu regardes bien, ces deux situations semblent très différentes en apparence. Dans la première, il est question de reconnaissance, de valeur, d'argent. Dans la seconde, il est question de parole, de posture, de responsabilité relationnelle. Et pourtant, c'est exactement la même chose qui se joue. Dans les deux cas, la femme de pouvoir, elle sait. Elle sait la valeur de ce qu'elle propose, elle sait ce qui est juste pour elle, elle sent intérieurement ce qui devrait être posé. Mais elle se retrouve prise dans un espace intermédiaire. Un espace où une partie d'elle est déjà alignée avec cette posture actuelle de femme de pouvoir et où une autre continue d'attendre que l'extérieur s'ajuste de lui-même et l'autorise à prendre sa place. Dans le premier exemple, l'attente se porte sur la reconnaissance de cette nouvelle stature. Dans le second, l'enjeu est de se sentir pleinement libre, de prendre la parole sans trahir ou être jugé pour sa prise de position. Et dans les deux cas, c'est cette attente-là qui épuise. Pas la décision à prendre, pas la situation en elle-même, mais le temps passé à retenir une parole, à différer une position, à négocier intérieurement ce que tu sais déjà. Ces deux exemples. illustre clairement ce que l'épuisement engendre lorsqu'on doute de soi. Cette entre-deux posture. Et tant que cet espace reste flou, le leadership devient tellement coûteux. Parce que l'énergie n'est pas utilisée pour porter la vision, mais pour maintenir une entre-deux posture, une posture intermédiaire qui ne correspond plus à qui nous sommes devenus. Et ce que ces deux situations montrent, c'est que le doute n'est pas le seul espace énergivore quand on entreprend. Ce qui épuise également, c'est aussi de rester coincé entre ce que je sais et ce que je n'ose pas encore pleinement tenir. Pour conclure, si tu es passé dans l'un de mes espaces d'accompagnement ou par l'une de mes retraites, tu doutes que mon invitation ici n'est certainement pas de te couper de tes émotions, de faire comme si le doute n'existait pas ou de chercher à incarner une quelconque perfection. Ce type de leadership, on ne le connaît que trop bien et ce n'est pas l'espace des femmes de pouvoir. La femme de pouvoir, elle, elle est connectée à la vie. Elle sait que nous sommes dans une expérience humaine, avec nos moments de fatigue, des enjeux personnels, des journées où on se sent plus fragile que d'autres. Elle sait aussi que nos émotions donnent à cette expérience sa profondeur, sa nuance, sa couleur. L'axe intérieur ne disparaît pas parce qu'une émotion traverse. Il vacille parfois et c'est normal. Le sujet n'est pas d'éviter ces moments-là. Le sujet, c'est qu'est-ce qu'on en fait au final ? Est-ce que je me perds dedans ? Est-ce que je me dilue ? Ou est-ce que je sais revenir à un point d'appui intérieur quand je sens que quelque chose s'est déplacé ? Le leadership que je vois émerger aujourd'hui, ce n'est pas un leadership sans émotions. C'est un leadership capable de les ressentir, de les observer sans perdre sa posture, sans surjugement intérieur, sans surinterprétation. Et c'est là que la différence se fait. Et c'est pour ça que j'ai créé ma méthode l'axe intérieur du leader. Une méthode qui s'appuie sur trois piliers. Le premier, vous l'aurez deviné, c'est l'axe. Pour retrouver clarté, stabilité intérieure, mon point d'appui. La deuxième, c'est la posture du leader. Pour pouvoir me positionner dans une autorité naturelle et rayonner sans forcer, sans me durcir intérieurement. Et le troisième, c'est l'impact. Pour porter une ambition élevée et déployer son leg. Et c'est ce que nous explorons en profondeur dans mon mastermind et dans mes accompagnements confidentiels en one-to-one. Si tu sens que ton leadership te demande aujourd'hui plus d'énergie qu'il devrait et que cela impacte ta joie, ta sérénité, réduit ton ambition, alors la première question n'est peut-être pas de ce que tu fais, mais depuis où tu le fais. Les liens sont en description. Je te souhaite une magnifique journée, magnifique matinée, magnifique soirée. Et je te dis à très bientôt. J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi Créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode, ainsi que sur mon site audreycarsalade.com. N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées, ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. 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