Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voute, le trait d'union. entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous et bienvenue ! Il y a un mantra que je vais souvent vous répéter, que vous allez souvent entendre, c'est « je décide depuis mon axe » . Et cet épisode en est vraiment la parfaite illustration. Dans la vie, il est presque impossible de ne jamais avoir de regrets. Même si l'on fait au mieux pour éviter ce sentiment, il y a toujours quelque part un « j'aurais dû » , « ah si j'avais su » , « j'aurais peut-être pas dû faire ça » , « je n'ai pas assez profité » . Et plus nous avançons dans la vie, plus ces pensées peuvent prendre de la place et de l'ampleur. Mais il existe une autre forme de regret dont on parle très peu. Et c'est celui-là dont je vais te parler aujourd'hui. Ce n'est pas un regret dramatique ni le regret émotionnel. celui-ci ne fait pas de bruit, il ne s'exprime pas dans un flot de larmes ou dans des longs discours. Je te parle de celui qui s'installe dans la posture, celui qui est presque invisible. Chez la femme de pouvoir, le regret, il ne se voit pas ou très peu. Il se contracte dans le regard, dans l'exigence et dans cette petite voix intérieure qui murmure « T'aurais dû savoir, t'aurais pu et dû mieux faire. » À ce niveau-là, franchement, tu ne peux plus te le permettre. Souvent, ce discours, il est balayé par l'action. On se remet en mouvement, on se remet en selle, on restructure, on avance, on décide. La femme de pouvoir, elle, elle rebondit toujours. Mais le regret, lui, ne disparaît pas pour autant. Il descend en sourdine. Il vient durcir le regard. Il met de l'exigence plus tranchante. Il installe un leadership sous tension moins incarné. Et c'est là que l'axe intérieur perd en netteté. La décision ne part plus d'un centre stable, mais d'une volonté de réparation. Pour bien comprendre, il existe deux types de regrets. Le regret qu'on appelle le regret dit stratégique, celui qui concerne une décision. Ça peut être un mauvais timing, un recrutement trop rapide, un partenariat mal calibré, une opportunité ratée ou refusée. Ce type de regret appartient au champ de la compétence. Donc il se travaille, il s'analyse et bien évidemment, il s'ajuste. Il ne remet pas en cause ton identité. Il affine ton discernement, ta posture et te fait grandir en tant qu'entrepreneur ou dirigeante. Un leadership puissant et habité sait regarder un regret stratégique sans se juger. Il en extrait une information, il avance, il mûrit et affine sa posture. Mais il existe un autre type de regret, le regret qu'on appelle identitaire et lui, il est plus subtil et plus perfide. Il ne concerne pas ce que tu as fait, il concerne... qui tu as été. Il juge ton comportement, il peut juger ta prise de parole, ton positionnement. Bref, il te juge toi. Je n'ai pas été assez courageuse, je ne me suis pas positionnée. J'ai accepté ça, mais tellement trop longtemps. J'aurais dû voir ça arriver beaucoup plus tôt. À ce niveau-là, je devrais être au-dessus de ce genre de choses. Ce regret ne dit pas j'ai mal décidé, il dit je n'ai pas été à la hauteur de celle que je pensais être. Et ce genre de conversation intérieure impacte directement ta posture. Parce qu'à partir de ce moment-là, tu ne décides plus pour construire, tu décides pour réparer une image intérieure. Tu travailles plus, tu refuses de ralentir, tu t'imposes des standards plus durs, tu ouvres la porte à la comparaison et parfois même à la dépréciation. Non pas par ambition portée, mais par exigence blessée. Et ce type de regard, lui, il est franchement ultra délétère. C'est là que le leadership sous tension s'installe. Tu vois la différence ? Il y a le regret stratégique qui est affine, le regret identitaire, lui, il rigidifie. Et l'erreur que font beaucoup de femmes de pouvoir, c'est de traiter le regret identitaire comme s'il était stratégique, alors qu'il demande une intégration et non une correction. Et si j'aborde ce sujet-là aujourd'hui avec toi, ce n'est pas pour développer une simple théorie. C'est parce que, bien évidemment, je l'ai déjà traversé, et c'est... exactement ce que j'ai vécu il y a quelques semaines. objectivement, il n'y avait rien de grave. Pas d'erreur stratégique majeure, pas de décision catastrophique, simplement une période très intense. Dix jours à brainstormer, à structurer, à revoir des axes en profondeur avec ma coach. Une semaine complète, dense, et puis le brouillard. Ma tête ne suivait plus, je me sentais épuisée, irritable et surtout moins brillante. Et ça, j'aime pas. Et immédiatement, le discours intérieur, lui, il est apparu. Tu ne peux pas être comme ça, tu dois être à ce niveau. Tu as investi, donc tu dois honorer. Parce que j'ai une règle interne très forte. Quand je m'engage, je suis présente. Quand j'investis financièrement, je suis là. Point. Pas de négociation intérieure. Et je juge souvent les personnes qui ne profitent pas pleinement de ce dans quoi elles ont investi. Alors évidemment, tu penses bien que je ne me suis pas loupée. Évidemment que je me suis jugée. Je traitais ma fatigue comme une faute. mon brouillard comme un manquement. Comme si c'était un regret stratégique. Alors que ce n'était pas une erreur. C'était un signal. Mais au lieu d'écouter ce signal, j'ai voulu à tout prix le corriger. J'ai forcé. Et c'est là que j'ai vu la bascule. Je ne travaillais plus pour construire, je travaillais pour réparer l'image de celle qui a toujours été au niveau. Toujours au top. Et ça, c'était clairement plus mon axe intérieur. Et c'est en m'en rendant compte que j'ai pu faire un pas en arrière. Et quelque chose est devenu évident. Je voulais maintenir l'image de celle qui tient toujours, celle qui est constante, celle qui ne flanche pas. Pas pour ma coach, pas pour les regards extérieurs, mais pour moi, mon propre regard intérieur, pour mon propre niveau d'exigence. Mais cette image de celle qui tient à tout prix est devenue plus importante que mon état intérieur, plus importante que ce que mon corps me signalait, plus importante que ma lucidité du moment. Et c'est précisément à cet instant que j'ai décidé de faire ce pas en arrière. et de revenir dans mon axe. Pas en analysant davantage, pas en forçant pour être encore plus concentrée, mais en m'arrêtant. Je suis sortie, j'ai pris l'air, j'ai déjeuné avec mon amoureux, j'ai lu et je me suis même fait masser. Vu de l'extérieur, ça peut sembler ultra banal, mais intérieurement, c'est un acte de posture. Je choisissais la femme que je voulais être plutôt que l'image que je voulais maintenir. Je choisissais la vie que je souhaite. pleinement incarnée plutôt que la performance que je voulais prouver. Je choisissais mon axe intérieur plutôt que mon exigence blessée. Et il y a vraiment quelque chose qui est venu s'apaiser et se réaligner. L'énergie est revenue, les idées sont revenues, la clarté est revenue, mais surtout ma posture de leader, elle, elle s'est pleinement détendue. Je n'étais plus en train de réparer, j'étais en train de construire. Et c'est là toute la différence. Un leadership puissant et habité ne se définit pas sur la capacité à tenir sous tension. Il se définit par la capacité à reconnaître quand l'axe intérieur demande un ajustement et à avoir le courage de l'honorer plutôt que de forcer à tout prix. Ce n'était pas un retard, c'était une incubation. Et ce que j'ai vécu ces dernières semaines, ce n'est pas nouveau. Ce mécanisme, je l'ai déjà traversé à une autre échelle. Pendant longtemps, je me suis jugée pour avoir changé de vie à 36 ans. 13 ans en CDI. 13 ans dans un système, un CDI, un cadre rassurant, un modèle où la trajectoire semblait déjà écrite. Se marier, rester. Même si j'ai toujours été rebelle et lucide, une partie de moi a vraiment, sincèrement essayé jusqu'à ne plus en pouvoir. Et moi, à 36 ans, j'ai dit non. La première année, lorsque je suis descendue sur la côte d'Azur, ça a été franchement intense. Une année de transition, de recherche, d'incertitude professionnelle. J'avais quitté un... cadre structuré et je ne savais pas encore exactement ce que j'allais bâtir. Il y avait cette immense gratitude, une gratitude profonde d'avoir osé, d'avoir eu le courage de me réinventer, d'avoir déménagé, de vivre une vie tellement plus connectée à la nature, de me réveiller chaque jour face à la mer, de goûter la beauté, de me retrouver. Cette énergie-là, elle m'a portée, elle m'a tellement nourrie. Mais en parallèle, il y avait une autre voie qui existait. plus discrète. Je regardais celle qui avait osé plus jeune, celle qui semblait avoir plus d'avance, plus d'énergie. Et parfois, il y avait un jugement intérieur qui disait « C'est tard 36 ans pour commencer. Tu n'as plus l'élan et l'énergie de tes 20 ans. Tu aurais dû le faire avant. » Ce jugement, il n'a pas duré 5000 ans. Il a traversé cette période. Parce que toute transition vient avec une zone d'inconfort. Et c'est la méditation qui m'a permis de faire un choix fondamental. Choisir l'énergie que je voulais nourrir. Choisir la gratitude plutôt que la comparaison. Choisir la construction plutôt que la réparation. Et c'est là que mon axe intérieur s'est stabilisé tranquillement, doucement. Et ce jour-là, lors d'une méditation, une phrase m'est venue. Une phrase simple, sûrement celle de mes guides. C'est parce que j'ai vécu ces 36 ans que ma légende personnelle a autant de poids aujourd'hui. Ce n'est pas du retard, c'était une incubation. Je ne pouvais pas incarner la posture de leader que j'ai aujourd'hui sans avoir traversé ce système. Je ne pouvais pas avoir cette clarté sans avoir connu la confusion. Je ne pouvais pas poser des limites aussi nettes sans avoir un jour autorisé l'inacceptable. Dire non à un système entier, quand personne autour de toi ne le fait, demande une force que tu ne possèdes pas avant de l'avoir construite. Je l'ai fait quand j'étais prête, quand mes croyances avaient suffisamment évolué, quand ma capacité à gérer la peur avait grandi, quand mon axe intérieur était suffisamment stable. Pas avant. Et c'est là vraiment que j'ai compris une chose. essentielle. On regrette toujours depuis la femme que l'on est devenu. On juge le passé avec la maturité d'aujourd'hui. Mais le regret n'a pas de sens quand tu comprends que chaque étape a construit ta posture de leader, celle que tu es aujourd'hui. Et peut-être qu'en m'écoutant, tu te dis ok, très bien, je comprends la différence, je vois comment le regret vient me rigidifier à l'intérieur, mais quand il est là, quand il est déjà là, comment on le transforme ? Et surtout, est-ce que c'est possible aussi de l'atténuer, voir qu'il ne soit plus existant ? La vérité, c'est que le regret ne disparaît pas avec la simple volonté. Il disparaît avec la maturité. Et cette maturité ne vient pas d'une correction, elle vient d'un déplacement. Les trois points que je m'apprête à te partager sont les trois piliers de ma méthode Axe du Leader. Ces trois piliers sont précisément ceux qui transforment un leader sous tension à un leadership puissant et habité. Et dans ce cas précis du regret, voici comment il opère. Le regret ne disparaît pas parce que tu décides de ne plus y penser. Il disparaît quand ton axe intérieur devient plus solide que ton propre jugement. Quand le regret surgit, le réflexe premier, c'est de comprendre, d'analyser, d'optimiser, de corriger, voire de le mettre sous le tapis. Mais avant toute analyse, il y a une stabilisation. L'axe intérieur, ce tout premier pilier, te permet de revenir dans ton alignement. Il fait taire les espaces de jugement intérieur, il remet de la clarté là où le mental a tellement tendance à s'emballer. Il te connecte à qui tu es en profondeur, à ta vérité, à ton âme, à ton essence, à ta guidance intérieure, à cette part de toi qui sait. Et dans cet espace, les jugements cessent, non pas parce que tu les nies, mais parce que tu te rappelles qui tu es. Tu te rappelles de ce qui compte vraiment, pas seulement les résultats, pas seulement la performance, mais moi ce que j'appelle la grande picture de ta vie. La cohérence globale, ta légende personnelle dans son ensemble. Et c'est comme si tu avais le nez collé sur un détail et que ton axe te permettait de dézoomer, de reprendre de la hauteur, de revenir à toi. Il te permet de réguler ton système nerveux, il apaise la tension, il restaure le discernement. Et quand cet axe est pleinement réaligné, alors seulement le deuxième pilier peut intervenir. La posture de leader. En effet, une fois que l'axe sera aligné, la question n'est plus de comment corriger, la question devient quelle posture je choisis d'incarner. Le regret identitaire cherche à réécrire l'histoire. J'aurais dû être plus courageux, j'aurais dû savoir avant, je n'ai pas été à la hauteur. La posture du leader, elle, elle fait l'inverse. Elle assume, elle ne nie pas, elle ne minimise pas, elle ne s'excuse pas, elle l'intègre. Et elle se dit, à cet instant-là, j'ai agi avec le niveau de conscience que j'avais. Avec les ressources que j'avais et la maturité que j'avais. Et cela était juste pour cette version de moi. La posture de leader cesse de juger rétroactivement. Elle comprend que chaque étape était cohérente avec son évolution. Et c'est là que l'énergie change. Tu n'es plus en train de réparer une image, tu es en train d'assumer pleinement ton parcours. Et quand tu assumes ton parcours, tu récupères ton autorité intérieure. Le leader sous tension veut prouver. La posture incarnée assume. Et cette différence, elle est immense. Quand la posture est assumée, quand tu ne te juges plus rétroactivement, quelque chose se détend profondément à l'intérieur de toi. Et tu récupères ton autorité intérieure. Mais il reste une étape. Parce qu'un leadership mature ne s'arrête pas simplement à l'acceptation de soi, même si c'est déjà beaucoup, il s'oriente. Et c'est là que la troisième étape, le troisième pilier intervient. Le regret te centre sur toi. sur ton image, sur ton erreur, sur ce que tu aurais dû être. Même intégré, il peut encore te maintenir dans une boucle centrée autour du me, myself, I, moi, Le troisième pilier déplace complètement cette énergie. Il te connecte à ton impact, à ce que tu veux construire, à la trace que tu veux inscrire. Et surtout, il te permet de diriger ton énergie sans détour. Quand ton axe intérieur est stable, ton énergie ne se disperse plus dans le jugement. Elle circule. Elle installe une posture stable et habitée. Et depuis cette posture, elle dirige tes actions. Ton énergie part de ton axe. Elle structure ta posture. Elle alimente ta stratégie. Elle amplifie ton impact. Il y a une boucle, une continuité. Plus de rupture intérieure, plus de compensation, la montée en puissance devient fluide. Quand tu es connecté à ta légende personnelle, le regret change de statut. Il ne disparaît pas, il devient matière. Il enrichit ton histoire, il donne du poids à ta parole, il nourrit ta profondeur et ta sagesse. Ce que tu as traversé n'est pas un retard, c'est une strade de maturité. Et à cet endroit, ton ambition n'est plus portée par la réparation, elle est portée par l'engagement. Un leadership puissant et habité ne cherche pas à effacer le passé. Il l'intègre pour servir plus grand que lui. Et c'est là que le regret cesse d'être une tension, il devient une force directionnelle. Pour conclure, je te dirais que le regret ne te rend pas faible, il te révèle. Il te montre l'écart entre celle que tu étais et celle que tu es en train de devenir. Mais si tu restes dans la posture de jugement, alors il te rigidifie à l'intérieur. Si tu reviens dans ton axe, intérieur, il te transforme. Tu te stabilises, tu assumes, tu diriges. Et à partir de là, ton énergie ne part plus dans la réparation, elle part dans la construction. Tu ne diriges plus pour prouver, tu diriges pour porter. Porter ton ambition, porter ton impact, porter ta légende personnelle. Et c'est exactement cela, incarner un leadership puissant et habité. Alors si aujourd'hui, un regret est encore présent, ne cherche pas à l'effacer. reviens à ton axe intègre, choisi et rappelle-toi ce mantra je décide depuis mon axe j'espère que cet épisode t'aura plu je te souhaite une magnifique journée matinée, après-midi et je te dis à très bientôt j'espère que cet épisode vous aura plu, n'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles vous retrouverez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. 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