Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutre. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot « entreprendre » en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voutre, le trait d'union. entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous, quelle joie de vous retrouver, j'espère que vous allez bien. Je ne sais pas chez vous, mais ici, il y a comme une odeur de printemps. Et avec elle, cette sensation profonde qu'un basculement intérieur est possible, voire parfois nécessaire. Le printemps ramène souvent avec lui une envie d'autrui, de renouveau, de mouvement. L'envie de remettre de l'or, de réajuster ce qui ne convient plus, de faire de la place à quelque chose de plus vivant. Et si cela peut se sentir dans nos placards avec le fameux grand ménage de printemps, cette sensation s'élargit à l'ensemble de notre vie souvent. Notre entreprise, notre rythme, notre manière de travailler, et même notre posture de leader. Je suis Audrey Karsalad, j'accompagne les femmes de pouvoir incarner un leadership puissant et habité. pour porter une ambition élevée et construire un impact durable grâce à la méthode de l'axe du leader. Dans cet épisode, j'ai envie de t'inviter à regarder la vie qui circule ou non en toi, mais aussi de façon plus subtile dans ton entreprise et dans ta posture de leader. Alors si tu sens que ton entreprise stagne, que ta motivation a besoin d'un nouveau souffle, qu'il est temps de remettre de la joie, de l'élan, de la spontanéité, de la clarté et du sens, voir des objectifs qui t'excitent vraiment, alors tu es au bon endroit. Dans cet épisode, je vais t'accompagner à faire un vrai nettoyage de printemps, non seulement au sein de ton entreprise, mais aussi dans ta posture de leader. Et tu vas voir à quel point cela impacte directement ton élan, ta clarté, ta joie et ta capacité à remettre du vivant là où peut-être c'est devenu plus lourd, plus figé et avec une forme de tension. Parce qu'il y a des saisons, des moments dans la vie On ne ressent pas seulement le besoin de remettre de l'ordre autour de soi, mais aussi en soi, dans son entreprise et dans sa posture. Et je crois vraiment que l'énergie du printemps vient nous parler exactement de cela. Il y a quelque chose que je trouve très intéressant avec le printemps. Souvent, on réduit à une saison agréable, légère, presque décorative, le soleil de retour, oh sympa, des fleurs, d'une énergie beaucoup plus joyeuse. Mais en réalité, le printemps donne aussi la possibilité de vivre bien plus que cela. Il est là pour révéler. Il révèle. Il révèle ce qui a stagné un peu au fil des mois, voire des années. Il révèle ce qui s'est alourdi dans la gestion, le management, dans la posture, dans ton quotidien. Il révèle plus largement ce qui, silencieusement, arrive en fin de cycle. Et surtout, il offre une occasion de ramener avec lui l'énergie de la vie et du renouveau. Et cette énergie, lorsqu'on dirige une entreprise, lorsqu'on porte une vision, Lorsqu'on est une femme de pouvoir, ça peut être profondément une énergie transformatrice. Parce que bien souvent, ce n'est pas la structure extérieure qui sature en premier, c'est le lien vivant entre toi, ton entreprise, ta vision et ta posture de leader. Autrement dit, ce n'est pas toujours l'entreprise qui dysfonctionne, c'est parfois la femme qui la dirige, qui s'est progressivement laissée absorber par l'opérationnel. Je sais que ça va vous parler, les urgences, la charge mentale, l'input. la gestion du quotidien au détriment de son axe intérieur et de sa posture de leader. Et c'est là que le printemps devient particulièrement intéressant, parce qu'avec lui arrive une nouvelle énergie, une forme de légèreté et surtout la possibilité d'éclairer l'écart entre ce que ton entreprise demande aujourd'hui et la manière dont, au fond, tu désires désormais la diriger. L'énergie du printemps vient montrer ce qui a pris un peu la poussière et demande du renouveau. Une offre peut... encore fonctionner et ne plus vraiment te nourrir. Une stratégie peut encore produire des résultats, mais plus vraiment t'inspirer. Une façon de travailler peut encore fonctionner et pourtant ne plus soutenir ni ta joie, ni ta créativité, ni ton ambition élevée. Et pour moi, c'est là le vrai sujet d'un leadership puissant et habité. Parce qu'à ce stade, la problématique n'est plus seulement de savoir comment mieux faire, mieux optimiser. La vraie question devient plutôt depuis quel endroit en toi Continues-tu et souhaites-tu ? désormais dirigée, depuis la tension, depuis l'accumulation, depuis un système nerveux saturé par les urgences, la charge mentale et la réaction permanente, ou depuis un axe intérieur suffisamment clair, vivant et nourri pour soutenir ta vision. Et c'est cela que l'énergie de printemps met en lumière avec beaucoup de justesse. Non pas pour te faire croire que tu as tout acheté à la poubelle, mais pour t'inviter à discerner ce qui a fait son temps, ce qui a perdu en vitalité, ce qui demande maintenant plus d'espace, plus d'air, plus de vie pour refleurir. Et c'est là aussi que certaines femmes viennent se leurrer. Elles attendent souvent qu'il soit presque trop tard pour s'autoriser à bouger. Comme s'il fallait une fatigue extrême, une chute de motivation flagrante, un ras-le-bol mais massif, ou une crise intérieure pour reconnaître qu'un réajustement est devenu nécessaire. Et parfois ça va même plus loin. Certaines femmes finissent même par fermer une entreprise pourtant rentable, solide, parfois même valorisable, non pas parce qu'elles n'avaient plus de potentiel, mais parce qu'elles n'avaient plus la force intérieure pour continuer à la porter. Non pas parce qu'elles sont instables, excessives ou incapables de tenir, mais parce qu'elles ont dirigé pendant trop longtemps avec l'énergie de la preuve, de la suradaptation, du défi, souvent seules et sans être véritablement accompagnées dans l'évolution de leur posture de leader. à la mesure que leur entreprise grandissait. Elles ont investi dans la stratégie, dans la structure, dans l'équipe, dans la croissance, mais beaucoup plus rarement dans le sens, dans la joie, dans la qualité de leur axe intérieur, dans la manière dont leur leadership devait lui aussi évoluer avec leur niveau d'ambition. Et c'est là que le sujet devient essentiel. Parce qu'une entreprise ne s'effondre pas toujours faute de marché, de valeur ou de rentabilité. Elle peut aussi devenir étouffante, voire... C'est invivable pour la femme qui la dirige lorsque sa posture intérieure n'a pas grandi au même rythme que la structure extérieure, donc que son entreprise. Et la bonne nouvelle, c'est que ça se réaligne. Cela se nettoie, cela se réouvre. Cela peut même devenir une formidable occasion de remettre de la joie, de l'élan, de la clarté du vivant dans ce que tu portes. Parce qu'un vrai nettoyage de printemps ne consiste pas seulement à enlever ce qui encombre. Il consiste à redonner de l'espace à ceux qui veulent refleurir. Et c'est cela que j'ai envie de t'amener à regarder dans trois niveaux essentiels. Trois niveaux à travers lesquels tu peux ramener plus de légèreté, plus de respiration, plus de désir et plus de vie dans ton entreprise comme dans ta posture de leader. Allez, c'est parti pour les trois niveaux de nettoyage de ton business. Le premier niveau, on va être pratico-pratique, c'est l'entreprise elle-même. Parce que oui, parfois le renouveau aussi commence par des choses très... pas concrète, pas regarder avec honnêteté ce qui dans ton entreprise s'est alourdi au fil du temps, ce qui s'est empilé, ce qui s'est rigidifié, ce qui fonctionne peut-être encore, mais ne fait plus vraiment circuler ni la joie, ni l'élan, ni la créativité. Et je crois qu'il y a quelque chose de très important à comprendre ici. Tout ce qui existe dans ton entreprise n'a pas vocation à rester simplement parce que cela était utile à un moment donné. Certaines offres ont accompagné une étape. certaines manières de ventre ont soutenu un cycle, certains collaborateurs ont eu une vraie place dans ta croissance, certaines façons de travailler ont été précieuses pour structurer, rassurer, stabiliser, permettre la croissance. Et c'est souvent là que la lourdeur s'installe, non pas parce que tu te trompes, que tu fais des erreurs, mais parce que tu as évolué. Ton expérience a grandi, ton expertise s'est affinée, ta maturité s'est approfondie. Ta compréhension intérieure n'est plus la même. Et le feu des débuts, souvent porté par l'envie de révolutionner, de prouver, de réussir, lui aussi s'est déplacé. Du coup, tu continues parfois de porter des formes, des fonctionnements, des rôles, des liens qui appartiennent à une phase précédente de ton entreprise. Une offre peut encore fonctionner, pourtant, tant liser intérieurement. Tu as la sensation de redire toujours les mêmes choses, de répondre aux mêmes questions, de rejouer la même partition. Tu hésites à la faire. évoluer parce qu'elle reste une sécurité de rentabilité. Une stratégie, un modèle de communication peuvent encore produire des résultats, mais ne plus te faire sentir vivante et te donner des pannes d'inspiration. Des collaborateurs peuvent avoir beaucoup apporté, mais pourtant ne sont plus du tout alignés avec l'étape suivante qui t'attend. Et tu hésites à faire bouger les choses par loyauté, par affect, par habitude, ou parce que cette personne a compté dans ta croissance. Une organisation peut sembler cohérente sur le papier et assécher peu à peu ton désir. Et pourtant, tu n'y touches pas par peur de tout déstabiliser, de tout casser. et d'ouvrir un changement que tu ne te sens pas encore prête à traverser. Et c'est subtil, parce qu'on peut très facilement se raconter que puisque cela marche, il ne faudrait surtout pas y toucher. Parce que si c'est rentable, il faut continuer. Que puisque cela a participé à la croissance, il faut rester loyal à l'existence, qui fonctionne déjà. Alors qu'en réalité, vouloir plus de vie, plus de joie, plus de simplicité, plus d'espace, ce n'est pas être instable. C'est parfois au contraire. un vrai signe de maturité. Parce qu'une entreprise n'est pas faite seulement pour tourner. Elle est aussi faite pour être habitée, pour être un lieu d'expression de ta vision, un lieu où ton ambition élevée peut respirer, un lieu où ton impact peut se déployer sans que tout repose sur la crispation, le contrôle, la saturation ou la compensation. Et quand ce n'est plus le cas, il y a souvent un premier tri à faire, pas forcément un grand ménage spectaculaire, pas forcément tout changer ou tout jeter à la poubelle. Mais commencez à regarder, qu'est-ce qui me nourrit encore vraiment ? Oui, je sais, ça demande beaucoup de courage, beaucoup de résilience et beaucoup d'humilité. Mais honnêtement, qu'est-ce qui me nourrit encore vraiment ? Qu'est-ce qui fonctionne encore mais ne me ressemble plus tout à fait ? Et quelle direction pourrait être pertinente pour faire évoluer l'ensemble ? Qu'est-ce qui prend de la place dans mon entreprise sans ramener de la lumière, parfois même plus de chiffre d'affaires mais on le garde par habitude ? Qu'est-ce qui mérite d'être simplifié, allégé, réajusté pour que mon entreprise devienne et redevienne un espace encore plus vivant ? Qu'est-ce qui a au contraire besoin d'être nourri parce que ça m'apporte de la vie ? Et si mon expertise a grandi, quel client, quel format, quel nouvel accompagnement serait aujourd'hui adapté pour nourrir d'autres offres ? L'idée ici, ce n'est pas forcément dans un premier temps en tout cas de tout remettre en question de manière brutale. tout vouloir, de claquer la porte, de tout vouloir révolutionner. C'est déjà de regarder comment ton entreprise peut évoluer avec toi, accompagner ta croissance et devenir le reflet plus juste de la femme et de la leader que tu es devenu aujourd'hui. Parce que parfois le premier souffle du printemps dans une entreprise ce n'est pas d'ajouter encore quelque chose, c'est d'oser moduler ce qui étouffe. Et cela peut être très concret. Un format devenu trop lourd une offre que tu maintiens davantage par habitude que par désir et qui parfois s'effrite avec le temps en termes de rentabilité parce que tu n'es plus nourri lorsque tu en parles, un mode de fonctionnement qui te demande trop d'énergie, un niveau de disponibilité qui n'est plus soutenable, une collaboration qui te draine, t'es crevé quand tu sors de la réunion, une manière de vendre qui donne des résultats mais qui te coupe de ta joie, de ta vérité. Faire ce tri ne veut pas dire casser, cela veut dire affiner. Cela veut dire remettre de la cohérence entre la femme que tu es aujourd'hui, parce que oui, tu as évolué, la vision que tu portes et la manière dont ton entreprise est structurée pour la servir. Parce qu'au fond, ton entreprise n'est pas seulement là pour te faire tenir, elle est aussi là pour soutenir ta vie, ton expansion et la femme que tu deviens. Elle doit te permettre de respirer, de créer, d'avoir du plaisir à porter ce que tu portes, l'ambition, ta vision. Et c'est là souvent qu'il y a un vrai nettoyage qui commence, quand tu arrêtes de te demander seulement ce qui fonctionne et que tu commences à regarder ce qui est encore vivant. Et si ce premier tri concerne directement l'entreprise, le tri suivant nous emmène à un endroit encore plus central. Parce qu'après avoir regardé ce qui s'est alourdi dans la structure, maintenant ce serait intéressant aussi de regarder ce qui s'est tendu, durci ou contracté dans ta posture de leader. Et c'est là souvent que je vois beaucoup d'entrepreneuses peiner à mettre des mots sur ce qu'elles vivent. Elles parlent d'un besoin d'alignement, d'un besoin de légèreté, du poids des responsabilités, de la difficulté de se mettre en mouvement, d'une perte de sens, d'un décalage qui grandit entre ce qu'elles portent et la manière dont elles le vivent. Mais sans toujours comprendre où cela se joue réellement, ni comment accompagner l'évolution de leur posture de CEO, de leader, d'entrepreneuse, à mesure que leur entreprise grandit. Parce que oui, une entreprise peut sembler bien organisée, bien huilée à l'extérieur, alors même qu'intérieurement, celle qui la dirige commence à se sentir plus lourde, plus dans le contrôle, encore plus sous pression et parfois avec une solitude et un sentiment de solitude extrême. Et au fond, ce n'est pas seulement une question d'organisation de stratégie ou de charge de travail. C'est souvent une question de posture intérieure. Et c'est précisément là que le deuxième nettoyage commence. Parce qu'un vrai nettoyage de printemps ne consiste pas seulement à trier ce qui est visible. Il consiste aussi à regarder ce qui, avec le temps, a pris trop de place à l'intérieur. Ce qui s'est installé progressivement, ce qui s'est accumulé sans faire de bruit, ce qui finit par devenir normal alors que ça alourdit profondément ta manière, la manière de diriger. Dans la posture de leader, j'en ai déjà parlé, mais ça peut prendre des formes très discrètes. Une vigilance devenue permanente, un rapport plus serré au contrôle, une difficulté croissante à déléguer pleinement, une sensation de porter beaucoup, parfois trop, sans toujours savoir comment. desserrer les taux. Une manière d'habiter la responsabilité qui peu à peu laisse de moins en moins de place à la respiration, au mouvement, au désir. Et c'est souvent là que le sujet mérite d'être affiné. Parce que changer de posture ne veut pas simplement dire devenir plus solide, plus performante ou plus organisée. Cela signifie aussi regarder ce qui, dans ta manière actuelle de diriger, s'est peut-être rigidifié au point de freiner, d'étouffer le vivant. Et au fond, c'est un peu comme dans un couple. Moi, j'adore faire ce genre d'image parce que ça permet de sortir de la structure de ton entreprise et de dire, « Ok, ça se passe comme ça, alors comment ça se passe dans mon entreprise ? » Et quand tu regardes dans un couple d'extérieur, au début, il y a l'élan, la vie, le désir, la spontanéité. Et puis, la vie se construit. Potentiellement, il y a une maison, il y a parfois des enfants, des engagements, des crédits, l'organisation, les responsabilités. Et sans même qu'il y ait eu vraiment un problème majeur, quelque chose se déplace avec le temps. La structure de vie prend plus de place, la logistique devient beaucoup plus présente, le cadre devient plus dense. Et si l'on ne prend pas garde, ce qui est censé soutenir la relation finit parfois par étouffer une part du désir. L'entreprise, c'est un peu la même chose. Au départ, il y a une vision, une intuition, un feu intérieur, une envie de créer. Puis viennent les offres, les process, les responsabilités, parfois les équipes, le chiffre, la régularité, les décisions à tenir. le chiffre d'affaires à maintenir. Tout ça, évidemment, est ultra juste et ça fait partie de la construction. Mais si la posture de leader n'évolue pas en conscience, la structure peut finir par prendre tellement de place qu'elle assèche peu à peu le lien vivant à ce qui avait donné naissance à ton entreprise. C'est pour cela que pour moi, nettoyer sa posture de leader, ce n'est pas simplement enlever du stress, faire de la méditation. C'est un tri beaucoup plus subtil. C'est discerner ce qui, dans ta posture actuelle, soutient encore ta vision et inversement ce qui commence à l'alourdir. Ce qui relève d'une responsabilité mature et ce qui relève d'une tension devenue habituelle. Ce qui relève d'une vraie exigence de leader et ce qui relève d'un surcroît de contrôle qui finit par te coûter tellement cher intérieurement. Ce qui te permet de construire ton entreprise avec lucidité. et discernement est ce qui t'amène à l'inverse, à administrer l'existant en perdant peu à peu l'envie, l'élan de créer. Parce que oui, à un certain stade de maturité dans ton entreprise, le rôle d'un leader n'est pas seulement de faire fonctionner l'existant. Son rôle est aussi de préserver sa capacité à ouvrir la suite, c'est-à-dire cette capacité à être connecté. à sa vision future, à là où il emmène son équipe, son entreprise pour les années suivantes. Avoir un coup d'avance sur le marché, oui. Sentir les mutations, les attentes, les besoins qui évoluent, of course. Mais aussi continuer à construire une vision suffisamment désirable pour toi pour avoir envie de la porter tout simplement. Et cela change profondément la lecture. Le sujet n'est plus seulement de comment mieux tenir, comment faire perdurer, évoluer son entreprise. Le sujet devient comment diriger, évoluer, accompagner son entreprise sans laisser la structure éteindre le désir. Parce qu'une posture de leader qui mûrit au fur et à mesure que son entreprise grandit, ne choisit pas entre structure et vivant. Elle apprend à faire en sorte que la structure soutienne le vivant au lieu de l'écraser. Et peut-être que le vrai nettoyage commence ici avec quelques questions très simples. Qu'est-ce qui... dans ma manière aujourd'hui de diriger, me tend, me crispe au quotidien ? Qu'est-ce qui m'enferme dans toujours plus de contrôle au détriment de ma vision ? Qu'est-ce que j'ai la sensation de continuer à porter d'une façon qui est devenue tellement trop lourde pour moi ? Qu'est-ce qui, dans ma posture actuelle, protège encore ma croissance ? Et qu'est-ce qui, au contraire, empêche l'élan ? la respiration et le désir de circuler, la créativité aussi. Parce qu'au fond, nettoyer sa posture de leader, c'est aussi peut-être ça. Retirer ce qui encombre la qualité de présence avec laquelle tu diriges pour retrouver une manière plus juste, plus alignée, plus ample, plus vivante pour habiter cette posture. Et lorsque le nettoyage commence à se faire au sein de la posture, une autre évidence apparaît souvent et j'ai déjà commencé un petit peu à l'évoquer. Car une fois que l'on a retiré ce surplus de contrôle, de tension, et qu'on sent la vie qui circule et un peu plus de légèreté intérieurement, la vraie question n'est plus seulement de qu'est-ce que je dois alléger, mais elle devient aussi qu'est-ce qui doit revenir au centre pour redonner du souffle, du désir et du mouvement à ce que je construis. Parce qu'au fond, un nettoyage de printemps ne consiste pas, encore une fois, seulement à enlever ce qui encombre. Il consiste aussi, en tout cas, c'est l'occasion de redonner de l'espace à ce qui est prêt pour refleurir. Et dans une entreprise, c'est un point absolument essentiel. Car il ne suffit pas d'avoir simplement une structure plus claire, ni même une posture plus juste. Même si déjà, si tu fais ces deux points, ça va t'apporter tellement de clarté, tellement de paix, tellement aussi de légèreté, en tout cas beaucoup plus de légèreté intérieure. Mais ça ne saurait suffire si en parallèle tu n'es pas en train de construire quelque chose qui te met réellement en mouvement, qui te provoque du désir, du vivant, donc ton quotidien de leader. Et on arrive au troisième niveau de nettoyage, le plus subtil peut-être. Il concerne aussi ce qui en toi demande à être nourri de nouveau, un besoin d'un nouveau souffle, un besoin d'élan, de beauté, de désir, de perspective. Un besoin de sentir qu'il existe encore devant toi un futur réellement désirable. Et honnêtement, oui, c'est un point majeur. Parce qu'une entreprise peut être super saine, rentable, bien pensée, structurée, et pourtant ne plus avoir un espace suffisamment vivant pour celle qui la dirige. Alors oui, bien sûr, elle peut fonctionner, mais ne plus la nourrir. Et c'est valable lorsque ça fait des années qu'on est sur le même poste. Elle peut tourner, mais ne plus nous inspirer. Elle peut répondre à un besoin. mais ne plus réveiller un véritable désir de création. Or, là, à ce stade, lorsque ça vous arrive, oui ça devient un vrai sujet de leadership. Parce qu'un leader ne peut pas porter durablement une ambition élevée uniquement par la discipline, par le sens du devoir et de responsabilité. Oui, il s'éteint à l'intérieur. À un moment donné, il faut aussi que ce qu'il construit lui donne l'envie de continuer à ouvrir, Ah ! accélérer sa vision et à se sentir vivant. Et c'est là que la question du désir devient centrale. Pas le désir comme un caprice, pas le désir comme une pulsion passagère, mais le désir comme un indicateur de vie, comme un signal stratégique, comme information précieuse sur la qualité du lien entre toi, ta vision et ton entreprise. Reprenons l'exemple du couple. On sait très bien qu'une relation, elle reste rarement vivante simplement parce qu'elle est solide, organisée ou fiable. À un moment, on a envie de continuer à vibrer et donc c'est là où c'est important de recréer de la présence, de l'espace, du lien ou du désir. Dans une entreprise, c'est la même chose au fond. Tu construis une structure pour servir une vision. Tu mets en place des offres, un positionnement, des process, des responsabilités et parfois même des équipes. Tout cela, évidemment, est cohérent, nécessaire et porteur. Car oui, ça participe à la solidité du projet de ton entreprise. Sauf qu'à un moment donné, si tu ne t'interroges pas sur la qualité du lien vivant entre toi et ce que tu as construit, la structure, elle, elle peut continuer à fonctionner tout en t'asséchant peu à peu et en asséchant le désir de la porter. Tu ne peux pas soutenir longtemps une vision uniquement parce qu'elle est cohérente. Tu ne peux pas porter une offre seulement parce qu'elle fonctionne. Tu ne peux pas continuer à grandir uniquement parce que c'est la suite logique. Enfin, si bien sûr que tu peux, on peut toujours, mais à quel prix ? Alors que renouer avec le désir est tellement plus léger, joyeux, porteur et visionnaire. Sentir que quelque chose t'appelle, t'excite encore. Quelque chose qui t'inspire, quelque chose qui te donne envie de te lever le matin pour ça. Quelque chose qui ne soit pas seulement viable ou pertinent, mais qui intérieurement te rend vivant. Et c'est peut-être ça aussi que beaucoup de leaders d'entrepreneurs oublient. Moi, la première, je l'ai vécu, c'est pour ça que j'en parle aussi bien. À force de penser stratégie, résultat, croissance, adaptation au marché, on en finit parfois par ne plus se demander si ce qu'on fait nous nourrit profondément et nous donne profondément envie de créer. Et si cet épisode résonne en toi, c'est que ce questionnement doit devenir central dans ton leadership. Parce qu'un leader mature ne se contente pas uniquement de préserver ce qui fonctionne, il veille aussi à la qualité de la vie intérieure depuis laquelle il est. il continue à construire et à porter sa vision. Autrement dit, l'entrepreneuse, elle ne doit pas seulement se demander si ça tourne, si ça vend et si ça tient un bout de bras. Elle est aussi invitée à se demander est-ce que c'est encore vivant ? Est-ce que c'est en train de s'essouffler ? Est-ce que c'est encore habité ? Est-ce que ça mérite encore pleinement mon énergie ? Est-ce que ce que je construis ouvre encore un futur désirable pour moi ? Ou suis-je simplement en train de maintenir avec sérieux les rails de quelque chose qui ne me met plus réellement en mouvement ? Et de s'interroger justement, avant d'être dans une situation où on n'a plus envie de se mettre en mouvement, sur qu'est-ce qui pourrait continuer à nourrir ma vision de leader, mon désir, et continuer à nourrir la vision de mon entreprise. pour la faire fructifier, la faire monter en puissance. Parce qu'au fond, une entreprise, bien sûr, elle peut survivre longtemps sur sa cohérence, mais elle rayonne rarement longtemps sans désir. Et c'est là que ce troisième niveau, ce niveau de nettoyage sur le désir, devient plus exigeant. Il ne va pas te demander simplement de retirer ce qui encombre, il te demande de discerner ce qui, dans ton entreprise, a besoin d'être réinvesti, réhabité, réanimé, pour que la suite reste vivante à porter. Alors peut-être que les vraies questions ici pour commencer à t'accompagner seraient de te demander qu'est-ce qui, dans ce que je construis au quotidien dans mon entreprise, est encore pleinement vivant pour moi ? Bien sûr, tu peux aussi te poser la question globalement dans ta vie perso, dans ta vie tout court, car le vivant s'implante, se nourrit dans la continuité. Deuxième question, qu'est-ce qui fonctionne certes, mais n'est plus vraiment habité ? Je sens bien que c'est en train de s'essouffler, que c'est tellement lourd. Qu'est-ce qui mérite du coup d'être réinventé avec plus de présence, plus de souffle, plus de désir ? Qu'est-ce qui aussi avec objectivité arrive en fin de cycle ? Non pas parce que c'est mauvais, mais parce que la forme n'est plus juste pour accompagner vers la suite mon entreprise. Quelle vision serait aujourd'hui assez vivante, assez juste, assez désirable pour mériter pleinement mon énergie ? Bien sûr, ces questions sont une mise en bouche. Dans mes accompagnements individuels ou en groupe, nous allons bien plus en profondeur. Parce qu'au fond, finalement, il n'est pas juste question de changer ici au gré du vent, ni de remettre en question son cap au moindre essoufflement. Le sujet n'est pas un manque d'ancrage, le sujet n'est pas non plus de l'instabilité, le sujet n'est pas non plus de confondre une baisse d'énergie avec le besoin de changer quelque chose en profondeur. Le sujet est ici un discernement beaucoup plus mature. Sentir ce qui révèle une fatigue ponctuelle de ce qui révèle au contraire un vrai déplacement intérieur et un profond besoin de réalignement. Reconnaître ce qui a simplement besoin d'être reposé, de ce qui demande à être revu en profondeur pour apporter un nouveau souffle de vie. Voir ce qui tient encore la route, mais ne suffit plus à porter la femme, l'ambition, la vision de qui tu es en train de devenir. Et c'est là pour moi qu'un leader entre dans une nouvelle phase de maturité, quand il ne se contente plus de préserver l'existant, ce qui fonctionne mais lorsqu'il décide depuis une vision plus vivante pour lui, pour son entreprise, et prend des décisions à partir de cette vision. Car un entrepreneur mature, un entrepreneur qui dure, ne peut pas seulement penser en termes de marché de croissance ou d'efficacité, il doit aussi être capable de créer un futur pour qu'il ait encore profondément envie de servir. Pas seulement lire le marché, pas seulement anticiper les besoins, pas seulement préserver ce qui fonctionne, mais sentir ce qui mérite. encore d'être investi, ce qui mérite d'être réhabité, ce qui mérite aussi parfois d'être laissé derrière, ce qui cherche à émerger pour que son entreprise ne soit plus seulement performante mais aussi profondément vivante. Et peut-être au fond, c'est cela le vrai nettoyage que le printemps appelle dans ton business. Pas seulement retirer l'excès, ni simplement remettre un coup de propre en surface. Pas seulement alléger la charge, pas seulement assouplir la posture. Mais retrouver assez de clarté pour discerner ce qui doit être simplifié, ce qui doit être réajusté, ce qui doit être réanimé, pour que ton entreprise redevienne un espace de souffle, de projection et de désir. Parce que oui, bien sûr, une entreprise, elle est faite, elle a été créée pour tourner, perdurer, faire du chiffre d'affaires et se déployer. Mais pour les femmes que j'accompagne, ce n'est pas le seul pilier. Elle est aussi faite pour porter une vision, une ambition, une manière de contribuer, une manière d'habiter pleinement sa place. Et cette vision, pour continuer de grandir, elle a besoin d'être portée par une femme qui ne s'est pas oubliée en chemin. Pour conclure, je dirais que c'est peut-être ça l'opportunité que le printemps fait remonter. Si symboliquement la sève remonte dans les arbres, alors il y a aussi peut-être pour nous une invitation à laisser remonter plus de vie à l'intérieur de nous. Plus de souffle, plus d'envie, plus de joie, plus de désir, plus d'élan, plus de mouvement dans ce que nous portons, dans ce que nous créons, dans la manière dont nous dirigeons. Et peut-être aussi de refaire plus de lien avec notre propre légende personnelle, à ce que nous sommes venus porter, à la manière unique dont notre entreprise elle aussi peut devenir. un lieu d'expression de cette légende. Alors non, il ne sera pas nécessaire de tout changer forcément. Non, il n'y a pas un nouveau problème à régler. Mais il peut y avoir en revanche une vraie invitation à regarder avec honnêteté ce qui dans ton entreprise, dans ta posture, dans ta vision, mérite aujourd'hui d'être allégé, ajusté, réanimé pour que ça redevienne tellement plus pétillant et vivant pour toi. Parce qu'une entreprise, à mon sens, elle peut être tellement plus que juste être là pour fonctionner. Elle peut aussi te permettre de créer, de contribuer, d'exprimer ta vision, d'habiter pleinement ta place. Et d'une certaine manière, elle est aussi l'un des espaces où ta légende personnelle peut prendre corps. Et à mesure que l'on grandit, que l'on m'ouvrit, que l'on traverse des hauts, des bas dans l'entrepreneuriat, le vrai sujet, ce n'est pas seulement de continuer, c'est de continuer de manière qui te laisse de la place à la joie, au désir, au sens et à l'envie. À l'envie de construire, à l'envie d'ouvrir, à l'envie de servir. a l'envie de porter cette ambition non pas comme un poids, non pas comme un devoir, mais comme un endroit plus profond, plus vivant, plus pétillant, plus vrai, avec davantage de plaisir. Et si cet épisode résonne pour toi, prends simplement un instant pour sentir qu'est-ce qui aujourd'hui a besoin de retrouver du souffle dans ton entreprise, qu'est-ce qui aujourd'hui a besoin de légèreté, qu'est-ce qui aujourd'hui pourrait t'apporter plus de joie, qu'est-ce qui a besoin de redevenir désirable à porter. Et surtout, qu'est-ce que j'ai envie de voir refleurir maintenant ? Si tu me suis sur mes réseaux ou si tu es abonné à ma newsletter, sinon je t'invite à le faire, tu vas recevoir prochainement une invitation pour aller plus loin dans cette exploration. À travers un atelier que j'ai pensé pour t'aider justement à retrouver l'élan, à rouvrir ton expansion et à remettre encore plus de vivants au centre de ce que tu construis. Et pour les plus décidés, le lien est déjà dans le descriptif de cet épisode. Je te souhaite une magnifique matinée, un magnifique déjeuner, une magnifique après-midi, une belle soirée et je te dis à très bientôt. J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent, elles aussi, créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Audrey Karsalade et à l'adresse contacte at audreykarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être... informés de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.