- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutre. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot « entreprendre » en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voutre, le trait d'union.
- Speaker #1
entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition.
- Speaker #0
Et bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Je suis Audrey Karsalat, créatrice de la méthode L'Axe du Leader. J'accompagne les femmes de pouvoir apporter une ambition avec clarté, puissance et impact. Je suis ravie de vous annoncer la reprise des interviews dans ce podcast. Et cette semaine, j'accueille ma coach et mentor Olivia Victoria Sotero. Au cœur des volcans d'Auvergne où elle réside, Olivia incarne une autre manière d'entreprendre, de réussir et de vivre. Elle révolutionne l'entrepreneuriat féminin avec une vision libre, audacieuse et profondément assumée. Avec elle, les mots liberté, vision mégalo, succès et indécence prennent une toute autre dimension. Vivre au milieu de la nature, choisir l'école à la maison pour son fils, avoir un mari à la retraite depuis déjà 4 ans et générer un business multimillionnaire, voyager partout dans le monde, oui, c'est possible. Si j'ai vraiment souhaité vous présenter Olivia, c'est que cette femme, aujourd'hui, elle représente pour moi un véritable ovni dans le monde du business. Un ovni de simplicité, d'authenticité, d'audace. Une femme qui ouvre le champ du... tout possible. Olivia bouscule les codes de l'entrepreneuriat, impose sa vision et rayonne comme un véritable leader de mouvement. Bienvenue à toi Olivia, quelle joie de t'accueillir. Bienvenue Olivia, je suis ravie de t'accueillir.
- Speaker #1
Audrey, je suis tellement heureuse d'être là, merci pour ton accueil.
- Speaker #0
Je t'ai demandé de choisir un livre, est-ce que tu peux nous le présenter rapidement et me dire ce qu'il symbolise pour toi ?
- Speaker #1
Wow. Ouais. Ça a été difficile de choisir un seul livre, mais voilà, j'ai choisi The Secret of the Millionaire's Mind, donc le secret de l'état d'esprit du millionnaire. C'est un livre que j'ai lu en 2020 et c'est le moment où, justement, j'ai décidé d'ouvrir tous les possibles. Je pense que c'est le genre de livre, enfin, si tu vois la couverture, tu as l'impression un peu que c'est un fake. Je pense que c'est le genre de livre que je regardais avec un peu d'édain en disant « mais est-ce que ces choses, ça marche vraiment ? Est-ce que vraiment on peut devenir millionnaire ? » Et en fait, je pense que j'ai ouvert mon cœur, j'ai décidé d'arrêter de juger. Et je me suis dit « écoute, il n'est pas très grand, je vais le lire » . Et c'est un livre qui a clairement changé ma vie, qui a aussi changé ma relation au « tout est possible » et qui a permis aussi de voir que j'étais avec un mari qui n'aimait pas du tout les millionnaires, qui m'a regardée justement avec beaucoup de jugement quand je lui ai dit « I have the millionaire's mind » , donc j'ai l'état d'esprit du millionnaire, parce que dans ce livre, il y a un peu des mécanismes de talk à réaliser pour que ça marche. Et voilà, donc j'ai choisi ce livre parce qu'il y avait ce côté de moi un peu spirituel qui jugeait toutes ces choses-là. et en même temps qui a profondément changé ma vie et qui est assez simple, très pratico-pratique en fait.
- Speaker #0
D'accord, merci beaucoup. Olivia, quel genre de petite fille étais-tu et sous quel filtre tu voyais la vie ?
- Speaker #1
J'étais une fée. J'étais une fée, j'habitais dans un petit village. Moi, je disais que j'habitais dans le village des Bisounours, donc à Étiole dans le 91. Et je pense que j'ai eu une maman qui m'a beaucoup protégée, on va dire, du monde. Donc, j'étais dans un petit village, dans une petite école primaire où un peu tout le monde se connaissait. Et un peu à la campagne, même si c'est en banlieue, mais dans un village de pierres. Et il y avait ce côté, on pouvait sortir. Je jouais dans la rue avec mon meilleur ami. Je pouvais sortir, même à l'école primaire, j'allais à l'école à pied toute seule. Donc, il y avait vraiment ce côté insouciance. et dans la courbe cours de récréation, j'étais aussi peut-être, oui, cette fée qui jouait avec à la corde à sauter, au saut à l'élastique, Ausha et à la souris, enfin voilà, quelque chose de très insouciant et Et ça me touche parce que je pense que des fois, ça a été jalousé aussi, cette insouciance, cette facilité de la vie. Ça a été une de mes blessures aussi quand j'étais adulte. Mais je pense qu'en fait, c'est vraiment qui je suis. Ce côté, tout est possible, allons-y. Et ce n'était pas que je n'étais pas au courant des drames qui pouvaient arriver sur Terre ou dans notre famille, mais c'est plutôt en fait un choix. un choix de continuer d'être dans cette insouciance et parfois cette naïveté.
- Speaker #0
Complètement, je suis tellement d'accord avec toi. On peut choisir en fait. Et ça, c'est merveilleux. Alors effectivement, je pense que quand les gens, c'est toujours la même chose, qu'on rêve d'atteindre quelque chose, mais qu'on n'y arrive pas, il y a une forme de rejet, de jalousie, de choses comme ça qui se met en place, plutôt que... Tu sais, je regardais quelqu'un qui disait « the weak mind » . ou the strong mind. Donc là, vraiment la mentalité faible, entre guillemets, et la mentalité forte. Et la mentalité forte, c'est de venir observer quelqu'un qui a quelque chose qu'on n'a pas, pour venir comprendre et adopter la même attitude vu qu'elle nous séduit, vu qu'elle nous attire, et vu que quelque chose nous manque et qu'on a envie de, finalement, le développer en nous. Et la weak mind, c'est d'aller comparer, jalouser. essayer parfois d'aller éteindre l'autre parce qu'on n'a pas cette puissance intérieure d'aller plonger là-dedans. Donc, c'est très intéressant. Et c'est vrai qu'il y a tellement de choses qui sont passionnantes de cultiver en nous parce que ça fait notre singularité, ça fait notre force, notre puissance. Et c'est aussi une de tes caractéristiques. C'est aussi pour ça que les gens viennent à toi. C'est ce côté solaire qui a un côté un peu naïf. mature, je le mets direct dedans parce qu'il y a beaucoup de puissance mais en même temps ce désir du tout possible qui est tellement solaire parce que oui le monde, on peut le regarder des deux facettes mais on peut choisir justement d'aller au fond pour en sortir quelque chose de beau et ça c'est un vrai choix de maturité intérieure, donc merci beaucoup pour ça
- Speaker #1
Oui, ce que je peux rajouter, c'est que je pense que très tôt, j'ai compris aussi ce qu'on attendait de moi. Tu vois, à l'école, j'ai rapidement compris le système scolaire. Donc, je savais comment me conformer à ça. J'ai compris aussi que les enfants étaient influencés par leurs parents, à la fois moi-même, mais aussi les autres enfants. Donc, je savais que les autres enfants interagissaient avec moi, avec le prisme de leurs parents. Et donc du coup, en fait, ça m'a permis d'avoir cette sorte de compréhension de à la fois qui j'étais, mais aussi l'impact que j'avais sur les autres ou parfois l'impact matériel. Tu vois, mon père, il avait une superbe voiture. Je savais que ça avait un impact sur comment les gens nous voyaient. Et ça a impacté, moi, mon passé parce que souvent, j'ai voulu me cacher après du matériel que j'avais. Donc cacher la maison dans laquelle j'habitais, cacher... La voiture cachait les habits. Et pour faire un lien avec le lycée, tu vois, au lycée, je faisais exprès de m'habiller avec des vêtements qui étaient troués parce que je ne voulais pas qu'on voit que mes parents avaient une aisance matérielle. Et ça, ça m'a suivi aussi toute ma vie jusqu'à ce livre-là et jusqu'à 2020 en disant « Non, en fait, je vais assumer cette richesse intérieure et aussi cette richesse extérieure. »
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que ça reflète aussi l'importance de l'entourage. Moi, je viens d'une famille où effectivement, ma mère avait aussi une belle voiture. J'avais une belle maison et j'avais des amis qui à aucun moment, j'ai senti en fait, je voyais bien que la voiture de ma mère était plus sympa que la voiture de leur mère à eux potentiellement. Mais à aucun moment, j'ai senti ça. Jamais. Et ça a été très porteur parce que peu importe. Ce qui nous fédérait, c'était autre chose. Donc, je te remercie pour ça, parce que c'est une lecture intéressante. Moi, je n'ai jamais vécu ça. Alors que je suis issue d'un milieu privilégié, et mes amis ne l'avaient pas forcément. Et pour autant, jamais, à aucun moment, j'ai senti que ça posait le moindre problème, le moindre jugement. Tu vois ? Oui. C'est marrant comme on peut tous avoir une base un peu commune et vivre des expériences tellement différentes qui vont après aussi forger nos clés de compréhension.
- Speaker #1
Complètement, oui.
- Speaker #0
Justement, quels adjectifs tu utiliserais pour décrire ton passage dans l'adolescence et qu'est-ce que tu en gardes comme souvenir ?
- Speaker #1
Wow, l'adolescence était chaud parce que mes parents ne s'entendaient pas du tout. Donc, il y avait beaucoup justement de tristesse, de colère, d'engueulade. Moi, j'ai vécu... Alors voilà, j'adore mes parents. Enfin voilà, aujourd'hui, j'ai une relation exceptionnelle avec mes parents. Mais cette période-là, elle était dure parce que mon grand frère n'allait pas bien. Mes parents ne s'entendaient pas et se gueulaient dessus. Vraiment, c'est l'image que j'ai. Et donc, il y avait ce côté en fait où moi, je pouvais avoir ce côté solaire justement. Et en même temps, à la maison, c'était compliqué alors qu'on était dans une belle maison. Donc, tu vois, c'est aussi ça que j'ai compris. C'est que l'argent, les apparences, ce n'est pas ce qui est le plus important. C'est ce qui est à l'intérieur de la maison. Et c'est ça aujourd'hui aussi que j'ai construit avec Loïc et Helouine. Et donc, je pense qu'il y avait cette dualité entre eux. Voilà. Mais en même temps, je le... Je le vivais bien parce qu'en fait, je comprenais que ça fait partie du monde. Enfin, tu vois, je pense que j'ai été élevée dans ce côté bisounours, mais je voyais bien en fait que parfois les adultes mentaient aussi, se mentaient à eux-mêmes. Je pense que c'est ça. Et après, l'entrée dans l'adolescence, ça a été plus de responsabilité en fait. C'est notamment le moment où j'ai commencé à fumer. Donc voilà, à partir de 13 ans, j'ai fumé très rapidement et beaucoup, tu vois, un paquet de cigarettes par jour. Donc il y avait vraiment aussi ce côté, tu peux être responsable à la fois de ton bonheur, mais aussi de ta destruction. Et je pense que j'avais besoin de passer dans ce côté aussi, à me détruire d'une certaine manière, un peu à me grimer aussi, comme je le mentionnais juste avant. Et ça m'a permis de voir en fait, qui est-ce qu'on peut devenir ? En fait, on peut devenir n'importe qui. Et en fait, qui est-ce que je choisis ? Et je sais que j'avais un côté très rebelle. Parce que je savais que parfois, j'allais fumer exprès devant mes parents parce qu'ils n'étaient pas contents, ça leur faisait du mal. Et en même temps, ils ne pouvaient rien me dire parce qu'ils étaient en plein divorce. Donc, tu vois, c'était complexe. Et je pense aussi que ce qui me... En fonction de nos échanges aujourd'hui, ce que je remarque, c'est que peut-être que parfois, mes amis ne voyaient pas tout ce qui se passait chez moi parce que je ne le racontais pas forcément. J'ai un côté, alors oui, je suis sur les réseaux, je suis présente tous les jours, mais j'ai un côté très pudique aussi. Et je pense qu'avec le recul, j'ai certains amis qui n'ont pas compris en fait toute la souffrance que je vivais à la maison parce que je n'en parlais pas. Donc voilà, c'est intéressant de le mettre en perspective quand on est adulte, puisqu'aujourd'hui, j'ai 41 ans. Et voilà.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'est très intéressant. Effectivement, ça fait plein d'effets de miroir. Moi, je n'ai pas atterri dans l'événementiel. Donc, dans un peu les RP pour rien, tu vois, parce qu'il y a aussi ce côté où est-ce que, quand tu as l'adolescence, un vrai sujet, tu as envie de rentrer un peu dans un groupe. Complètement. Et donc, est-ce que tu as envie d'étaler ta vie privée ou est-ce que tu as envie de la protéger ? Et donc, finalement, on ferme une forme même de dissociation entre qui tu as à l'extérieur de ton cocon et qui tu as à l'intérieur. Donc, merci beaucoup, ça me parle pas mal. Je pense que ça parlera à pas mal de monde aussi. Et comment ça s'est passé, ton passage en tant qu'adulte, en tant que jeune adulte ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Moi, je voulais prouver. Je pense que, tu vois, je suis passée justement la rebelle. Après, je voulais prouver. Donc, prouver que j'y arrive, prouver que j'étais la meilleure, prouver que moi, j'y arrivais un peu ce côté « je sais » , enfin voilà, avec beaucoup d'égo. Je pense que ça a été tout le début de ma vingtaine. Et en même temps, il y avait aussi toujours ce côté tout est possible parce que j'ai fait une école de commerce. J'y suis arrivée un petit peu par hasard. J'ai adoré le côté très concret de l'école de commerce, du marketing, des études de cas, etc. Et assez rapidement, je suis partie en finance, qui n'a rien à voir avec le marketing, parce que justement, j'avais rencontré quelqu'un et je me suis dit, mais en fait, c'est ça que je veux faire. Et assez rapidement, je suis partie en Chine. Donc, j'ai laissé tomber mon job en CDD à BNP Paribas. Donc, un job un peu de rêve pour partir en Chine. Parce qu'en fait, moi, ma hantise, c'était d'arriver à 27 ans et de regretter ma vie. Quand j'étais ado, je voyais toujours les gens regretter leur vie. Et notamment à 30 ans, dire « mince, j'aurais dû faire ça, j'aurais dû faire ça » . Et moi, j'avais ce feu intérieur de dire en fait, à 27 ans, si je dois mourir à 27 ans, je veux que ma vie soit pleinement vécue. Donc c'est ça qui m'a donné envie d'aller étudier et travailler en Chine. Et aussi de lâcher le confort. Donc je pense que j'ai cette capacité à lâcher le confort. Et à me dire, en fait, let's go, on y va, en fait. Mais il y avait vraiment un peu ce côté guerrière intérieur qui m'a driveée. Et ce qui est intéressant sur cette période, c'est que mon frère n'allait pas bien aussi. Et quand je suis revenue en France, donc en 2007, mon frère s'est suicidé. Donc du coup, ça a remis aussi un peu le côté très terre-à-terre de la vie. Et qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Et j'ai décidé de repartir chez BNP Paribas parce qu'il y avait une sorte de cocon, quelque chose que je connaissais, quelque chose qui me faisait du bien. Donc, je pense qu'il y avait ce côté « ok, tout est possible » et en même temps, la vie peut être un drame. Et je pense que c'est toute la beauté de la vie. À la fois, on peut choisir le tout est possible et en même temps vivre les drames. Donc, là, c'était plutôt une période d'humilité aussi, de dire « qu'est-ce que je veux vraiment ? » De trauma aussi, d'avoir découvert son frère qui s'est ôté la vie. C'est quelque chose qui est dur. Et après, de laisser revenir la vie en soi. Je suis partie en Égypte avec ma maman. Ça a été un voyage initiatique magnifique pour toutes les deux, après le décès de mon frère. Et c'est là où j'ai rencontré encore plus l'art. C'est ça qui m'a donné envie d'étudier l'histoire de l'art. Je suis repartie dans une toute autre carrière. Et ce qui me drivait à ce moment-là, c'est vraiment tout est possible, vas-y. en fait le plus important c'est que tu sois heureuse, que tu aies des étoiles dans les yeux. Et je pense que ça, ça caractérise plutôt la deuxième partie de ma vingtaine, de se dire en fait, tout est possible.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Moi, ce qui me frappe, c'est justement cet entre-deux. J'ai vécu sept ans de crise d'angoisse, donc pendant sept ans, je ne pouvais pas sortir de chez moi. Pour x, y raisons, où j'ai dû démêler la pelote de laine que je m'étais auto-emmêlée toute seule comme une grande, à vouloir rentrer dans des cases. Et ce que j'en ai gardé, on me dit souvent, tu vois, ah mais t'es positive, ah mais machin, ah mais t'es solaire. Et en même temps, t'as vécu des choses. Mais en fait, on a tous vécu des choses. Mais oui, je suis solaire parce que je crois qu'effectivement, on a le choix dans toutes les expériences de voir comment on peut en fait, qu'est-ce qu'on peut en faire. Si ça intéresse les gens qui écoutent, je vous invite à aussi écouter le podcast de Beata. C'est la personne qui m'a formée en chamanisme. qui est une personne ultra, ultra joyeuse et qui explique comment elle a fait le deuil de son enfant à naître. Et c'est magnifique, en fait, de puissance intérieure, de « qu'est-ce que je choisis ? » Et je crois que lorsqu'on choisit la vie, lorsqu'on choisit la joie, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des traces, mais ça veut dire que comment j'arrive à transformer ça pour venir me nourrir intérieurement et du coup participer à une forme de deuil. qui est complète ou incomplète, peu importe, mais qui devient un élan et une joie intérieure plutôt qu'un frein. Et je te remercie parce que c'est très beau ce que tu partages. Donc merci beaucoup, Olivia.
- Speaker #1
Ouais, avec joie.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, comment tu te décrirais ?
- Speaker #1
Oh là là ! Aujourd'hui, je pense que je me décrirais vraiment comme ce tout est possible, comme cette sérénité, cette ambition. Je pense que la notion d'ambition est revenue très forte ces dernières années, mais comme un hommage à la vie. Je pense qu'on oublie que la vie est précieuse, on oublie que c'est un miracle. Et en fait, il y a cette sorte de dévotion intérieure, de rechoisir le tout est possible au quotidien. On a déménagé avec mon mari en Auvergne, avant on était à Mantes-la-Jolie, donc en banlieue parisienne. On a un petit garçon auquel on fait l'école à la maison, donc pareil, on a dû assumer des choix. Donc je pense qu'aujourd'hui, je me définirais vraiment comme quelqu'un qui ouvre les possibles. Et le challenge, c'est vraiment de le faire pour moi, pas justement pour prouver, pas pour être aimé, pas pour être reconnu, mais vraiment puiser en moi. On parlait des désirs aussi en coulisses. Voilà, c'est désir intérieur, mais vraiment de la plus pure manière énergétique, en fait. Et aujourd'hui, moi, ce qui me passionne, c'est vraiment d'ouvrir les possibles dans l'entrepreneuriat féminin. Mais au-delà de ça, c'est la relation aussi à l'argent. C'est pour ça que j'ai choisi ce livre. La posture de la femme, la posture de l'homme. En fait, je pense que je suis quelqu'un de profondément humaniste, qui a foi en l'humanité. Et de se dire, qu'est-ce que nous, on a envie ? Et c'est tellement facile de regarder le monde et de dire « putain, c'est la merde » . Ben oui, c'est vrai, c'est la merde. Mais justement, plutôt que de perdre notre énergie à dire « c'est la merde » , eh bien, revenir à l'intérieur de soi et de dire « mais moi, qu'est-ce que j'ai envie d'apporter ? » . Et donc, moi, c'était la sérénité, notamment. Ok, est-ce que tu es sereine avec Halloween ? C'est compliqué. Est-ce que tu es sereine quand tu n'es pas d'accord avec Loïc ? Est-ce que tu es sereine avec tes clientes ? Est-ce que tu es sereine avec ton équipe ? Donc, ça m'a demandé, en fait. Un alignement intérieur que j'ai choisi, mais qui m'a montré aussi toutes mes ombres. Enfin voilà, je sais que c'est un sujet que tu adores aborder et c'est ce que tu fais avec tes clientes. En fait, c'est vraiment d'avoir le courage de voir mes ombres. Et je pense qu'aujourd'hui, je me vois pleinement avec mes ombres, mes lumières. Et c'est ce qui me permet de voir l'autre, l'humanité, avec aussi ses ombres, ses lumières. Et de me dire, en fait, qu'est-ce que moi, je veux apporter dans ce monde ? Donc, il y a quelque chose de très simple de, ok, je suis en vie. Et qu'est-ce que j'ai envie d'apporter aujourd'hui dans le monde ?
- Speaker #0
Ok, donc deux questions. Si une personne se demande, tiens, et moi, ce serait quoi ma contribution au monde ? Qu'est-ce que j'ai envie d'apporter ? On va parler de ça et des désirs. Parce que tu es exceptionnelle là-dedans. Mais moi, en fait, allez, c'est parti. Moi, j'ai mis très longtemps à avoir une passion. C'est-à-dire que j'ai grandi sans passion. Donc, ma passion, c'était mes amis. J'avais un énorme groupe d'amis. J'ai adoré faire du volet. Bon, voilà, il y avait des trucs qui me plaisaient, mais je n'avais pas de passion. Et je regardais les gens, notamment mon petit ami de l'époque, qui avait une passion et qui était capable à chaque fois de découvrir une nouvelle passion et d'être à fond là-dedans. Et moi, j'avais un peu l'impression, tu sais, d'être sur le banc de touche. J'avais l'impression, tu vois, je n'ai pas de passion. Ça ne voulait pas dire que je n'étais pas ambitieuse. Ça ne voulait pas dire que je n'étais pas audacieuse. Ça ne veut pas dire que je n'avais pas l'avis en moi, mais je n'avais pas trouvé. Qu'est-ce qui, selon toi, permet de trouver ce qui nous drive intérieurement ?
- Speaker #1
Je pense que c'est de ne pas avoir de jugement sur ce qui peut nous driver. Tu vois, en fonction de nos parents, de la société, de l'école, de nos amis. Tu parlais de l'environnement tout à l'heure. En fait, c'est vraiment de laisser notre corps revenir à ce qui me drive et sans jugement. Et quand je parlais du livre que j'ai choisi pour aujourd'hui, justement, ça a été de moi lâcher le jugement de ce que je pouvais avoir sur ce genre de livre. Et pour moi, c'est toujours revenir au corps. Donc, un exercice que je fais souvent, c'est vraiment d'avoir deux fruits sur la table ou plusieurs fruits ou même au supermarché et vraiment de laisser notre corps choisir quel va être le fruit qui résonne avec moi et d'apprendre ça. Donc, ça, c'est quelque chose que j'ai appris notamment avec Irène Grosjean. et qui a vraiment changé ma manière de voir la vie aussi parce qu'il y a cette simplicité de « qu'est-ce qui m'appelle ? » Mais souvent, ce qui bloque, ce qui nous appelle, ça va être le jugement déjà de nous-mêmes. « Non, je ne vais pas aller là. Non, je ne vais pas faire ça. Non, je ne vais pas faire telle activité. Non, je ne vais pas faire tel livre. » Et en fait, de se dire que notre passion peut avoir plein de formes différentes et peut-être que toi, à l'époque, ta passion, c'était peut-être les relations, d'être en lien, d'être en connexion. Mais on n'appelle peut-être pas ça une passion. Et donc, du coup, vu qu'on veut mettre aussi des labels, vu qu'on veut mettre des noms un peu partout, on se dit, ben non, ma passion, c'est d'être différent. Tu vois, par exemple, en ce moment, Elwin, il est passionné de Brawl Stars. Et en fait, on l'écoute. Donc, on passe beaucoup de temps à l'écouter. Et ce matin, justement, je me faisais la réflexion de, ça serait tellement facile de dire, non, mais ce n'est pas une passion qui est importante. Ça serait tellement facile, moi, en tant que parent, de juger la passion de mon fils. Et moi, en tant que parent, lui ouvrir les possibles, donc continuer d'ouvrir, d'aller faire des ateliers de poterie, dans les musées, de maquettes, etc. Mais de ne pas porter un jugement sur la passion des autres. Et je pense que quand on a ce jeu intérieur de j'arrête de juger les autres, ça nous permet aussi, à nous, de se dire qu'est-ce qui me drive en fait.
- Speaker #0
Ça et aussi l'autorisation à la curiosité. Moi, c'est ça. Aujourd'hui, je suis ultra passionnée. C'est cette autorisation à un moment à m'arrêter et à commencer, quand je me suis intéressée à la naturopathie, avant de me reconvertir et après faire aussi confiance aux synchronicités de la vie et de nos buts. Mais il y avait vraiment ce truc de « Ok, je vais déjà commencer à prendre soin de moi » . Et je passais des heures, en fait, à faire des recherches. J'ai passé des heures et des journées entières. Donc, j'étais en année sabbatique. J'avais le temps. Et j'ai passé des heures à faire des recherches. C'est là où j'ai découvert des coachings, des health coachs, donc des coachs de vie, ça n'existait absolument pas en France, parce que j'ai pris le temps, et en fait j'ai tiré un fil, et j'ai tiré, tiré, tiré, tiré, jusqu'à temps que je trouve quelque chose qui m'emmène à la naturopathie, au coaching de vie. Et après, à partir de là, je me suis laissée porter, parce que j'étais nourrie par la passion. mais effectivement je trouve ça intéressant le jugement moi j'essaye de ma fille a décidé qu'elle allait développer un business j'ai entendu ça je me suis dit merde et en fait tu sais tu peux acheter de l'argile et donc elle a fait des petits trucs et elle vend et donc elle a vendu Et donc là, elle a vendu un truc à une de ses copines. Et moi, en fait, je lui dis, tu ne vas pas vendre ça à ta copine. Et je me suis arrêtée. Je me dis, mais si, Audrey, en fait, elle vient faire un business. Donc, évidemment qu'il faut qu'elle vende, en fait. Arrête de juger. Et après, elle m'a dit, tiens, j'ai une première commande. Elle avait mis 3, 4 jouets à elle. Et je regarde le truc. Elle me dit, ça, je lui dis, mais tu le vends combien ? 2 euros. Je lui dis, mais à l'intérieur, il y en a pour 4, quoi. Donc, j'essaye de lui apprendre. Et je me suis surprise à dire, mais en fait, non. Ça, ce n'est pas... On ne vend pas à ses amis. Alors qu'en fait, il y a deux trucs. C'est un, tu fais tout gratos à tes amis. C'est un, la version du business. Et l'autre version, c'est non, tes potes payent double. Parce qu'ils encouragent ton business.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Tu vois ?
- Speaker #0
Et donc, ça m'a ramenée dans cette lecture de... Bon, alors je veux que ma fille, elle soit bien élevée, mais en même temps, non, mais là, elle me parle de business. OK, là, disons, c'est parti, quoi. Tu vois ? Mais donc, du coup, j'ai trouvé ça hyper intéressant. Et je me suis observée en train de juger ça. Et comment j'ai fait machine arrière, tu vois. Parce que quand on est parent, c'est aussi, tu vois, le truc qui peut nous arriver. Je ne veux pas dans les réseaux, dans les machins, dans les bidules, mais à quel moment, en fait, je protège mon enfant, mais en même temps, je le laisse complètement libre de s'épanouir et de tester différente et de faire des expériences qui vont lui permettre aussi d'amener une passion.
- Speaker #1
Oui, oui, complètement.
- Speaker #0
Cette notion de désir, de trouver sa voie, c'est vraiment aussi, étant parlé de... Faire un moment, péter un peu les croyances qu'on a pu avoir jeune pour se dire, au fait, j'ai jamais exploré toutes ces sphères-là. Je les juge. Est-ce que je les juge parce que c'est vraiment contraire à mes valeurs ou est-ce que je les juge parce qu'on m'a appris à les juger ? Mais finalement, je trouverais un grand kiff à l'intérieur de ça.
- Speaker #1
Oui, et ce qui me vient aussi, c'est que l'astrologie m'a beaucoup aidée pour péter les barrières parce que notamment, moi, j'ai ma Vénus et Mars en bélier, donc clairement reliées au corps. au désir et au sport et en fait juste que quelqu'un d'extérieur nous dise bah en fait oui toi le sport va t'aider à canaliser ton énergie, juste en fait que quelqu'un nous analyse même si c'est vrai ou pas sur le moment si ça nous parle ça va nous guider quelque part et voilà je sais aussi que toi tu utilises notamment le human design, enfin tu utilises d'autres d'autres outils mais pour moi c'est vraiment à un moment donné aussi être au contact de l'autre Donc, être accompagné par quelqu'un d'autre qui va avoir un autre regard sur nous-mêmes.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Juste pour avoir aussi une vue des angles morts. Parce qu'on a beau se connaître, on a beau ouvrir les possibles, en fait, on a des putains d'angles morts. Et c'est pour ça que ça s'appelle des angles morts, parce qu'en fait, on ne peut pas les voir. Et c'est ce que tu fais aussi avec tes clientes, de dire, en fait, viens dans un espace de sécurité pour voir tes angles morts. Et ce qu'on a partagé au début sur mon adolescence et... Et mon côté jeune adulte, les espaces que tu crées permettent d'ouvrir son cœur et de dire en fait je sais que tu me vois dans ma puissance et en même temps je vais pouvoir être vulnérable. Et pour moi ce sont dans ces espaces-là que nos désirs peuvent pleinement revenir, notre vision peut pleinement revenir parce que toi dans ton rôle, tu n'es pas là pour juger l'autre, tu es plutôt là pour créer un espace de sécurité. Et là il y a toutes justement les armures qu'on met. Moi, j'ai un tatouage en forme d'armure. Les armures qu'on se met, c'est là où on enlève en fait tous les blocs et de se dire « Oui, Audrey, vois-moi en fait. Vois-moi dans toute ma vulnérabilité, mon humanité, ma puissance. » Et je trouve que c'est beau et c'est ça que tu permets.
- Speaker #0
Complètement, moi, ça a été un chemin. Mais entre le bouddhisme, le human design qui effectivement m'a donné des clés, pareil sur cette lecture. Alors moi, j'aime beaucoup le fait de jamais se laisser enfermer dans un seul outil. C'est-à-dire que, et on avait eu cette discussion aussi par rapport au human design, c'est que j'adore les outils. Mais à partir du moment où ils ne m'enferment pas, ils ne me privent pas de liberté ou ils ne me sectorisent pas quelque part. Donc, il y a eu le bouddhisme qui m'a apporté énormément de paix quand j'étais en changement de vie. J'ai trouvé les enseignements hyper pertinents et surtout la liberté. Ne me crois pas sur parole, expérimente par toi-même. Donc ça, ça a été génial pour moi. Le coaching, bien évidemment, pour arriver, tu vois, à aller plus profondément. Il y a des Byron Katie, des gens comme ça qui ont créé des outils qui sont absolument fabuleux. Parce qu'effectivement, nous n'avons pas accès à nous. Déjà, il faut savoir avoir la notion de part d'ombre. Ce que je vois en toi, elle refait de moi-même, etc. Il faut avoir cette notion, on ne nous le transmet pas. Et deuxièmement, on n'a pas accès à des angles morts parce que notre système de protection a mis en place quelque chose de tellement solide qu'on n'y a pas accès naturellement et donc on ne le voit pas. Et effectivement, moi quand je parle d'axe du leader, c'est de revenir à soi pour mieux se comprendre, mieux intégrer, venir mettre une vraie posture ancrée. qui va permettre après l'impact de mettre en place plein de stratégies que tu fais à merveille, mais de revenir à soi à l'intérieur pour apprendre à se connaître. Parce que lorsque je me connais, lorsque je connais, comme tu dis, mes parts de lumière autant que mes parts d'ombre, ça ne veut pas dire que je règle tout, ça veut dire que je me connais. Donc ça me permet d'assumer qui je suis et ça me permet d'intégrer cette posture. Ça me permet d'être à la fois très ancrée, très solide, peu importe les jugements extérieurs, parce que je les connais, je n'ai pas... Tu peux me dire que je suis ça, ça. Déjà, si tu le vois, c'est qu'il y a une partie en toi. Moi, je ne peux pas connaître le goût de la framboise si je ne l'ai pas goûtée. Tu peux me traiter de bitch, mais clairement... Il y a aussi Sophie Ausha, un jour, qui avait mis une publication. Elle souriait, elle dit... Cette personne est autant une nana géniale qu'une grosse salope. Tu mérites en face de toi. Et en fait... Et puis, il y a aussi cette part d'humour. On s'est... tout ce qu'on est dans une expérience humaine. Bien entendu que la perfection n'existe pas, mais quel moment on est tendre avec soi-même. Parfois, on va venir s'observer et se dire « Ok, ça, par contre, ça ne me plaît pas. » Parce qu'intérieurement, ça vient fragiliser ma posture. Je ne me sens pas ok avec cette version-là de moi. C'est là où on vient la travailler. Ça nous permet d'avoir une posture très claire, très stable, et en même temps d'être connecté. Alors moi, j'utilise le chamanisme à son âme, à son essence, parce que depuis cet espace, On peut se laisser guider, on peut être en sécurité, on peut aussi être à l'écoute de qui l'on est en profondeur. Et lorsqu'on parle de joie, de choisir, lorsque tu es connecté à ton âme, à qui tu es, c'est tellement plus facile de savoir où tu veux aller. C'est tellement plus facile d'avoir une posture incarnée parce que tu n'as plus besoin de jouer un rôle. C'est pleinement qui tu es. Et donc derrière, ça va te permettre d'avoir un impact, d'avoir une stratégie, et puis même quand tu veux être visible. d'être visible naturellement, en fait. Quand tu rentres dans une pièce, tu es visible naturellement, pas parce que tu fake it until you make it, mais parce que tu es et tu vibres ça. Et pour moi, c'est quelque chose de très précieux parce que, bien entendu, je l'ai cherché, parce que j'ai cherché à me protéger à un moment, j'ai cherché aussi à m'effacer, j'ai cherché à faire trop. Tu sais, je parle beaucoup de la posture de Pilate, quand tu cherches cette posture parfaite pour justement pas te péter le dos. Et t'es trop en avant, donc tu hurles, tu fais des roulades arrière, grand écart facial pour que tout le monde te voit. Ou au contraire, tu t'effaces parce que tu en es pris plein la tronche et que tu vas un break. Qu'est-ce qui va faire que tu vas pouvoir rester droite et que depuis cet espace, toi tu te reconnais, tu t'envoies plein d'amour, mais au quotidien. Et donc tu peux avancer depuis cet espace-là de sécurité intérieure. Et je crois que beaucoup de gens manquent d'ancrage et de sécurité intérieure. Et donc, on va être ce qui est souvent un driver lorsqu'on se lance dans l'entrepreneuriat. On se lance au-delà de la pression, mais aussi pour prouver. Se prouver à soi-même, se prouver aux autres. Et je ne crois pas que se prouver est viable sur le long terme. Il est viable, il y a plein de gens qui le font, mais à quel prix ? Et toi, tu as quelque chose que tu honores beaucoup, qui m'a beaucoup inspirée. C'est pour ça aussi, entre autres, que je t'ai choisi en tant que coach. C'est que tu as ce côté solaire, c'est-à-dire qu'on sent qu'il y a un feu intérieur. Il y a une puissance intérieure, mais également une joie. Et j'entendais toutes tes phrases, tout est possible, oui, on va tout déchirer. En fait, tu avais ce truc de tout est possible, je suis leader. Mais là, moi, ce que j'avais besoin de comprendre, c'est justement cette posture parfaite en pilates de OK, mais comment je le maintiens au quotidien sans que ce soit lourd, sans que je sois dans le doute, dans le fake it until you make it. Et ça, ça a été tellement précieux d'évoluer à tes côtés parce que je voulais comprendre avec mon intelligence cartésienne. Je dis, putain, j'ai compris en fait. Et je te remercie tellement pour ça. On a parlé de notion de désir qu'on a tendance à oublier dans l'entrepreneuriat parce qu'on est tellement dans des structures avec un chiffre d'affaires, avec de la pression, etc. qu'on oublie cette notion de désir et tu l'incarnes aussi à merveille. Et donc, ce sera ma deuxième question. c'est toi, comment tu maintiens ce désir en toi.
- Speaker #1
Je pense que la première chose, c'est que je ne vais pas juger quand il n'y a plus de désir. En fait, je ne vais pas m'accrocher. Il faut absolument que je vive du désir. Et quand il y a des moments de vide, je pense que j'ai observé que plus je vais juger ces moments de vide, plus je vais juger que je devrais être autrement, plus je vais juger ce manque de désir. plus c'est la spirale.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Et en fait, voilà. Du coup, ça a été un apprentissage parce qu'aussi dans ces préceptes de tout est possible, il peut y avoir un côté un peu sectaire de dire tu dois penser que tout est possible alors qu'en fait, ton corps, il ne le ressent pas du tout. Donc, je pense que j'ai appris à dire à mon corps ah ok, tu n'as pas de désir, c'est ok. Et en fait, de vraiment revenir dans ah ok, intéressant, tu n'as pas de désir. Et je pense qu'après, c'est ce que tu as partagé, c'est la curiosité. Qu'est-ce qui me ferait plaisir ? maintenant. Pas ce qui m'a fait plaisir, parce qu'en fait, souvent, ce qui se passe, c'est qu'on se base sur ce qui nous a fait plaisir dans le passé. Sauf que voilà, on est des femmes, on est cycliques, on est des êtres vivants, on a appris, on a changé, on a aussi le cycle hormonal qui évolue. Et en fait, d'avoir ce courage de revenir dans le moment présent et juste de dire « Ah ben, en fait, ça, ça ne me procure plus de plaisir. » Et en fait, on va lâcher la pression, donc le Merci. La pression de la performance aussi du désir et plutôt de revenir dans qu'est-ce qui me fait plaisir. Donc en ce moment, ce qui me fait plaisir, c'est d'aller à la piscine, même si je n'ai clairement pas envie. Mais en fait, rien que d'imaginer mon corps dans l'eau et surtout l'après, je me dis mais j'ai tellement envie d'y aller. Et pourtant, par le passé, la piscine, ce n'est pas ce qui m'a fait du bien. Donc je pense que c'est vraiment en fait... retrouver, se mettre en danger. Moi, ce qui m'a beaucoup aidée ces dernières années, notamment en 2023, j'ai perdu justement mon désir, mon tout est possible. Ce qui m'a aidée, c'est de me remettre en danger avec mon corps, donc de reprendre des choses où je savais que je voulais en refaire, comme la course à pied, mais mon corps avait changé, j'avais mal aux genoux. Donc en fait, c'est aussi cette part d'humilité de réapprendre à se connaître. Et peut-être qu'il y a des choses qui étaient très faciles pour vous avant et qui maintenant le sont pas. Et il y a cette humilité de dire, ben en fait, j'y vais et je reprends à zéro. Et je le fais pour moi, je le fais pas pour les autres, je le fais pas pour mon mari, mes amis, mes enfants, mes parents. En fait, je le fais vraiment pour moi. Et c'est là où on reconnecte vraiment avec le désir et pas juste avec un pic émotionnel. Un peu comme on regarderait un film ou on écouterait quelqu'un ou un épisode de podcast. Et en fait, non, j'ai cette humilité de dire j'ai plus de désirs. Et donc, du coup, je peux repartir avec mes vrais désirs. Et les vrais désirs, pour moi, ça va être des choses simples. L'alimentation, le corps, la nature, quelque chose de durable aussi.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Ce podcast s'appelle La Clé de Wout et symbolise le trait d'union entre le monde visible et invisible. Comment arrives-tu ?
- Speaker #1
toi Olivia à garder les pieds sur terre et la tête connectée aux étoiles j'adore cette phrase déjà elle me fait du bien je pense que justement d'avoir fait le choix d'habiter en Auvergne je l'ai fait parce que je voulais voir les étoiles donc encore une fois c'est l'environnement quel environnement est-ce que je choisis la méditation j'ai allumé une neuvaine donc c'est une bougie catholique je l'ai allumé la semaine dernière Du coup, en fait, j'ai dans mon environnement des moments qui me reconnectent aussi à ce tout est possible. Et après, la connexion au corps, la connexion au cœur, c'est vraiment une pratique quotidienne. Donc, fermer les yeux, me connecter à mon cœur, me connecter aussi aux étoiles, les voir et à pratiquer, en fait. Je pense que c'est vraiment un choix, une dévotion de se dire, en fait, ça fait partie de qui je suis. comme je veux être spirituel mais plus en fait, je suis connectée. Je suis connectée. Et pour moi, c'est juste se rappeler qu'on est déjà toutes et tous connectées et que c'est un choix de mettre la prise en fait.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Qu'est-ce que tu répondrais aux gens qui te diraient mais t'es pas un peu perché, un peu bizarre toi ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
C'est moi.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Je pense que c'est une fierté aujourd'hui qu'on ne me comprenne pas, qu'on me voit comme différente, parce que je pense que c'est ça que je veux apporter dans le monde. Donc, tout le chemin finalement de mes 41 dernières années, c'est en fait, bah oui, je suis comme ça. Et en fait, et c'est pas grave que tu penses quelque chose de moi. C'est pas grave que tu aies un jugement sur moi. En fait, je trouve qu'aujourd'hui, notamment dans le monde dans lequel on vit, on a besoin de ça, on a besoin de cette légèreté, on a besoin de cet espoir dans le monde. Et en fait, bah oui. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Je te laisse le mot de la fin, Olivia.
- Speaker #1
Waouh !
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu aurais envie de nous partager ?
- Speaker #1
Déjà, merci, parce que ce tout est possible aujourd'hui, c'est grâce à notre rencontre qu'on a faite, je crois, en 2020. C'était magnifique. Et je pense que je remercie aussi le long terme. Et je pense que j'ai envie de vraiment inviter les personnes à observer tous les jugements qu'elles peuvent avoir sur des choses que peut-être d'autres vivent. des femmes ou des hommes qu'ils admirent et qu'il y a cette non-autorisation parce que on nous a appris que c'était pas bien etc. Et juste en fait de revenir se connecter à notre cœur et nous dire si moi j'ai vraiment envie de vivre quelque chose c'est possible et d'avoir ce courage aussi grâce à tous les podcasts que tu enregistres, grâce à tous les programmes les accompagnements que tu fais, de se dire let's go, j'y vais en fait et voilà, donc pour moi ça serait si tu ressens la vie, tout est possible et à et de célébrer pleinement.
- Speaker #0
Ah oh ! Merci beaucoup, Lucia.
- Speaker #1
Merci, Audrey.
- Speaker #0
J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent, elles aussi, créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées. ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Audrey Karsalad et à l'adresse contacte at audreykarsalad.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous ! Et merci de votre écoute.