Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalan, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union. entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, quelle joie de vous retrouver. Aujourd'hui, j'ai envie d'aborder avec vous, avec toi, un sujet dont je trouve qu'on parle encore trop peu, un sujet qui pourtant change profondément la manière dont on habite son ambition, la joie. Pas celle que l'on affiche sur les réseaux sociaux, pas celle que l'on se force à avoir dans un sourire, mais celle que l'on ressent pleinement, celle qui circule librement en nous et autour de nous. Cette joie qui rend tout plus fluide, plus simple, dans nos décisions, dans notre corps, dans notre rapport à la vie, aux autres et bien sûr dans l'entreprenariat. Sans rien enlever à l'exigence ni à l'ambition. Pourtant, on le sait, en grandissant, en prenant des responsabilités, en développant une entreprise, on a appris à structurer, organiser, optimiser. On a renforcé notre posture, on a élargi notre champ de responsabilité, on s'est formé, etc. Mais sans toujours voir ce que cela venait aussi créer en nous, une forme de rigidité plus subtile et plus silencieuse. Et peu à peu, on en oublie ou on en oublierait presque une chose essentielle. rester connectée à la vie, rester vivante dans ce que l'on crée, dans ce que l'on porte, dans notre vision. La joie révèle la qualité de notre discours intérieur. Et lorsqu'elle est nourrie, cultivée avec justesse, alors oui, mesdames et messieurs, elle devient un véritable levier de leadership. Dans cet épisode, j'ai envie de t'amener ailleurs, pour comprendre ce qu'est réellement la joie au-delà des clichés et des déjà-vus. voir pourquoi en tant que femme de pouvoir, peu à peu, on a tendance à se couper d'elle et surtout en quoi elle peut transformer ta manière, notre manière de décider de porter l'ambition et d'incarner son leadership. C'est parti ! Parce qu'au fond, finalement, qu'est-ce que la joie ? Ici, je ne vais pas te parler d'un état ponctuel, ni d'un état euphorique lié à une bonne nouvelle que nous connaissons tous, ni même à cette satisfaction brève que l'on ressent quand un résultat positif tombe enfin. Ici, j'aimerais t'apporter une lecture plus fine. La joie comme un état intérieur d'expansion. Un état dans lequel quelque chose circule librement en toi. La vie, l'énergie, l'élan, la sensation d'être reliée. Et c'est bien pour cela qu'elle ne peut dépendre directement de conditions extérieures, sinon elle serait éphémère. Alors bien sûr, un événement peut parfois la réveiller, mais pour être durable, la source, elle, elle doit être plus profonde. La joie apparaît à l'intérieur de toi quand il y a... assez d'espace, assez de vérité, assez de cohérence pour que la vie puisse circuler librement en toi. Et ça, tu le connais déjà. C'est le moment où tout est là, mais sans cette tension perpétuelle intérieure. Ce moment où tu vas prendre une décision importante, mais sans que tu sois tiraillé. Ce moment où tu avances sans avoir besoin de tout pousser autour de toi. Elle n'est pas une simple émotion passagère, elle est un signe, une énergie. Le signe que ton être n'est pas en train de se réduire ni de s'étouffer. Le signe que ta puissance n'est pas en train de se replier, de se recroqueviller sur elle-même. Le signe que quelque chose en toi est ouvert, accordé, aligné et respire plus grand. Et c'est là que ça devient un vrai sujet passionnant lorsqu'on vient l'intégrer dans le leadership. Parce que la joie ne dit pas seulement « ok, tu vas bien » . Elle dit que tu es en lien, pleinement connecté à toi, avec ce que tu portes. avec ce que tu es en train de créer, avec ta vision et avec la vie qui cherche à circuler et à passer à travers toi. Autrement dit, la joie n'est pas un supplément d'âme ni même un bonus. Elle est un véritable indicateur et même un indicateur extrêmement précis. Elle révèle si ton ambition est encore pleinement vivante à l'intérieur de toi ou si elle est devenue essentiellement dirigée par le mental. Elle révèle si ta posture est pleinement habitée ou si intérieurement elle commence à se rigidifier. Elle révèle si ton leadership s'appuie sur une circulation intérieure vivante ou sur un effort de maintien. Et c'est pour cela qu'on ne peut pas réduire la joie à quelque chose de léger, de naïf ou même d'accessoire. On ne peut pas non plus faire l'impasse sur elle. Parce qu'elle touche à la qualité de ta présence, à la qualité de ton incarnation, à la qualité du lien entre ton axe intérieur et la posture que tu souhaites déployer dans ce monde. Dans cette perspective, La joie n'est pas opposée ni à l'exigence, ni à l'ambition, ni même à la puissance, bien au contraire. Parce qu'une joie profonde n'affaiblit jamais ton leadership. Elle ne te rend pas moins exigeante, elle ne te rend pas moins ambitieuse, elle ne te rend pas moins solide. Elle vient simplement déplacer l'endroit depuis lequel tu fonctionnes ou tu as pris l'habitude de fonctionner. Ton exigence n'est plus portée. Et à partir de là, on commence à comprendre que la vraie question n'est pas seulement de savoir si tu ressens encore cette joie à l'intérieur de toi, mais plutôt, qu'est-ce qui, dans ta manière de vivre ? de penser, de porter ton entreprise, ton leadership et ton ambition, vient progressivement te couper de cet accès au vivant qui circule en toi. Et à partir de là, on peut affiner et regarder quelque chose qui peut être beaucoup plus concret. La joie ne disparaît pas du jour au lendemain. Alors oui, bien sûr, il peut y avoir des épreuves qui viennent la couper net, mais ce n'est pas le sujet du jour. Moi, je te parle plutôt de cette joie qui progressivement reculent et prennent de moins en moins de place. Et j'ai choisi pour te l'expliquer trois mécanismes très concrets qui, moi, bien évidemment, me parlent également. Tout devient ou doit être utile. Avec le temps, tout devient beaucoup plus orienté. Ce que tu fais, ce que tu penses, ce que tu choisis. Tout doit avoir un sens, une utilité et un impact. Et c'est bien normal, puisqu'on cherche à faire grandir son business et à optimiser les process. Mais sans s'en rendre compte, on enlève une place à tout ce qui ne fonctionne pas de façon immédiate. Explorer sans objectif précis, pour nourrir sa créativité, nourrir les idées. Faire sans rentabilité directe, ressentir sans chercher à optimiser. Et c'est là où ça va venir se jouer. Parce que la joie ne naît pas dans l'utile, elle naît dans un espace qu'on lui laisse et qu'on lui octroie. Et ça, moi je le vois très concrètement chez mes clientes. Au début, il y a beaucoup plus d'espace pour tester, pour explorer, sans un cadre rigide. Et avec les années, chaque action devient plus stratégique. On veut gagner du temps, donc c'est plus cadré, plus orienté résultat. Et ce déplacement, même si bien évidemment il est nécessaire, il peut, si on ne laisse pas la place à la joie, il peut réduire justement la joie à l'intérieur de ton entreprise. Deuxième mécanisme, tu passes en mode gestionnaire. Tu deviens ultra performante. Idem, ça part d'un vrai souci de rentabilité, de gagner du temps, de gagner aussi de l'espace pour ta vie personnelle. Tu sais analyser, tu sais gérer, décider. Tu as du recul de l'expérience et une vraie solidité intérieure. Mais en parallèle, tu as mis ta casquette de gestionnaire. Donc, tu gères les émotions, tu gères les situations, tu gères les enjeux, tu gardes. Et du coup, au final, tu te coupes peu à peu et tu ressens moins. Et ça, mes clientes, elles me le partagent souvent. Elles vivent des réussites importantes, un nouveau cap, un nouveau contrat. Mais en fait, la joie, elle est tellement devenue éphémère. Parce que très vite, on rebascule l'intention sur « ok, maintenant, il va falloir que je livre » . Toutes les anticipations, tout ce qu'il faut gérer pour la suite, voire le prochain palier. Résultat, tu vis l'événement, mais tu ne le ressens pas pleinement et il ne vient pas te nourrir. La joie devient un instant, un éclair, puis elle disparaît dans le fil du gestionnaire. Troisième mécanisme, ton expérience intérieure, elle se réduit. Au fil du temps, tu as développé une stabilité et un ancrage puissant. Et cette stabilité, évidemment qu'elle est précieuse. Mais elle a aussi un prix si le bouton est trop fort. Oui, tu te protèges davantage, tu te contiens davantage, tu laisses moins passer. Pas volontairement, mais parce que tu veux être claire, solide et constante. Et ce que tu viens gagner en stabilité, potentiellement, vient réduire aussi l'intensité. La palette intérieure d'émotion se réduit. Tu es moins touché, moins impacté, moins traversé. Et la joie, elle, elle a besoin de ça, elle a besoin de vie. Je ne te parle pas de chaos, mais de mouvement intérieur. La joie ne disparaît pas parce que ta vie, elle est moins belle. Elle disparaît parce que tu ressens moins ce que tu vis. Et quand tu comprends cela, tu comprends aussi que la question n'est plus uniquement de « Ok, comment je peux retrouver la joie ? » mais plutôt « Qu'est-ce qui, dans ma manière de fonctionner au quotidien, vient réduire cet espace intérieur ? Qu'est-ce qui fait que je vis, mais finalement je suis moins connecté à mes ressentis ? » Et c'est exactement là que la joie devient un vrai sujet de leadership. Parce que quand tu te rends compte de ça, la joie, elle change de place. Elle ne devient plus quelque chose que tu cherches à retrouver, elle devient à elle seule un... point d'appui. Un point d'appui dans ta manière de vivre, mais aussi dans ta manière de diriger. Parce que la joie, en réalité, c'est pas juste une émotion agréable, c'est une qualité de présence, une manière d'être au monde, une manière d'habiter ce que tu fais. Et ça, franchement, ça change absolument tout. Parce qu'une femme qui est connectée à sa joie, elle ne fonctionne plus dans le même état intérieur. Elle n'a pas le même prisme, elle voit différemment, elle ressent différemment, elle agit bien évidemment différemment. Et forcément, ça se ressent dans son leadership puisque lui aussi va être différent. Il y a quelque chose de plus ouvert, de plus vivant, de plus fluide. Et oui, bien entendu, ça a un impact très concret. Les opportunités circulent autrement, les clients se sentent attirés et en confiance, les relations sont plus simples et plus apaisées. Pas parce que tu es en train de prouver, mais parce que tu es, tu es en train d'être. Et ça, franchement, c'est profondément magnétique. Mais surtout... la joie te donne quelque chose qu'on sous-estime énormément aussi, c'est le courage. Pas un courage qui force, mais un courage qui vient pour soutenir. Le courage de continuer, le courage d'oser, le courage de rester ouverte. L'eau d'aux rêves, même quand il y a des doutes, même quand c'est inconfortable. Parce que la joie, elle ne supprime pas les doutes, bien évidemment, mais elle t'empêche simplement de t'y enfermer. Elle te permet de garder un espace à l'intérieur de toi pour respirer. pour te permettre de voir plus large, de ne pas réduire le monde à ce moment difficile. Et c'est exactement ça qui soutient ton élan. Parce que sans joie, l'élan, lui, il s'épuise. Et on peut me dire tout ce qu'on veut, quand il n'y a plus de joie connectée, plus de désir, l'élan, oui, il s'épuise. Tout devient plus lourd, plus mental, plus mécanique. Alors qu'avec la joie, même les choses exigeantes restent vivantes. Et c'est ça la clé pour moi dans le leadership. Parce qu'une femme de pouvoir n'a pas seulement besoin de stratégie, elle a besoin d'un état intérieur qui lui permet de soutenir ce qu'elle porte. Et c'est là que la joie devient une force. Une force quand les autres s'effondrent sous la charge mentale, une force quand les doutes prennent toute la place, une force pour continuer à créer, à décider, à rêver, à avancer sans se refermer. Parce que non, la joie n'est pas plus disponible chez certaines personnes. En revanche, elle n'est plus cultivée. Naturellement, on le sait, notre système nerveux cherche à réduire, à normaliser, à sécuriser. Donc si tu ne fais rien, tu ne vas pas faire un pas de plus vers la joie. Tu vas vers plus de neutralité. Et c'est pour ça que cultiver la joie est un vrai engagement au quotidien. Un engagement vis-à-vis de toi-même, un engagement vis-à-vis de ta vie. Pas pour aller bien. pas parce que tu dois aller bien, mais pour rester vivant, pour honorer la vie, pour honorer ce que tu vis et ce que tu construis. Et c'est exactement ça, la puissance de la joie dans le leadership. Et au fond, ce que je viens d'écrire, c'est pas juste une question de joie, c'est vraiment une question d'axe, cet axe du leader. Parce que quand ton axe intérieur est vivant, la joie, elle circule naturellement. Et quand il commence à se tendre, à se rigidifier, à se déconnecter, cette circulation devient plus difficile. C'est exactement ça, le passage d'un leadership sous tension à un vrai leadership habité. Un leadership où tu continues à décider, à structurer, à porter une ambition élevée, mais depuis un axe et un espace beaucoup plus stable, beaucoup plus vaste et beaucoup plus vivant en toi. Et au fond, tout le travail est là. Pas pour tout changer ce que tu as construit, pas pour déconstruire ce que tu as bâti, mais pour remettre du vivant dans ce que tu portes déjà. pour réouvrir cet espace pour que ça circule en toi. Un espace où ça respire, un espace où tu te sens de nouveau pleinement connecté à ce que tu vis. C'est exactement cette intention qui m'a guidée pour créer ce que je te propose aujourd'hui. Des espaces où tu viens pas ajouter plus, mais où tu viens te retrouver. Retrouver ton axe, l'axe du leader. Réouvrir cette qualité de présence qui change tout, dans ta manière de vivre, dans ta manière de diriger. Encore une fois, pas pour déconstruire ce que tu as mis des années à créer, mais pour l'habiter autrement. Et si en m'écoutant aujourd'hui, tu sens que quelque chose résonne, que ça t'appelle, que tu sais au fond de toi que cet espace te manque, alors je t'invite simplement à suivre cet élan. Peut-être en prenant un moment pour toi, peut-être en venant vivre une expérience plus profonde à mes côtés. Cet été, j'ouvre les portes pour venir me rejoindre à la retraite, se ressourcer en profondeur avec l'énergie du vivant. Et elle est exactement pensée dans ce sens-là. Un espace pour ralentir, respirer, ressentir. et laisser à nouveau circuler ce qui est en toi et ne demande qu'à vivre. La joie et la présence de chaque instant. Parce que oui, tu peux construire, réussir, entreprendre sans jamais te couper de ce qui te rend profondément vivante. Et peut-être même que c'est ça la vraie réussite, ne pas avoir à choisir entre les deux. Les informations de cette retraite sont dans le descriptif de cet épisode ou sur mon site internet www.audreycarsalade.com Et si tu devais repartir qu'avec une seule chose aujourd'hui, peut-être que ça pourrait être celle-ci. La joie n'est pas un luxe dans ton leadership. C'est ce qui permet de le soutenir dans le temps, de rester ouverte, de rester en mouvement, de rester vivante dans ce que tu construis. Parce qu'au fond, ce n'est pas seulement ce que tu fais qui compte, c'est depuis quel endroit tu le fais. Alors continue à avancer, continue à créer, continue à porter cette ambition qui est la tienne, mais n'oublie jamais de rester relié à ce qui, en toi, ne demande qu'à circuler. Parce que c'est exactement là que la vraie puissance que ton leadership se trouve. Je te souhaite une magnifique matinée, après-midi, fin de journée et je te dis à très bientôt. J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent, elles aussi, créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode ainsi que sur mon site. Audrey. carsalade.com. N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcast et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Audrey Carsalade et à l'adresse contact at AudreyCarsalade.com. N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'étoiles. podcast préféré pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.