Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutes. Je suis Audrey Karsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie. puissant et singulier des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La clé de voûte, le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Et bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On dit souvent de moi et peut-être aussi de vous que je suis. lumineuse, solaire, positive. Et pendant longtemps, j'avoue que je ne savais pas trop quoi faire de cette phrase, ni comment l'expliquer. Alors bien entendu, je comprenais potentiellement ce que je pouvais renvoyer comme image. Je voyais bien que ma manière de regarder la vie était parfois radicalement différente. Oui, les mots que j'utilisais, les discussions que j'avais, les sujets qui m'animaient n'étaient pas toujours les mêmes que ceux des personnes qui étaient autour de moi. Mais lorsqu'on me demandait comment tu fais, Qu'est-ce qui te rend lumineuse ? J'avoue que je ne savais pas trop quoi répondre. J'avais des brides de réponses bien sûr, des intuitions, des moments de vérité, mais pas forcément une clé ou des clés concrètes. Parce que quand je regarde ma vie, je ne peux pas dire que j'étais spécialement épargnée. Comme beaucoup de femmes, j'ai traversé des expériences difficiles, des passages douloureux, des moments où j'ai clairement perdu pied et des périodes qui avec le recul ressemblaient à une forme de dépression. J'ai bien entendu aussi vécu des moments de... Pur bonheur, des moments de grâce suspendus, des instants de joie immenses, des expériences où je me suis sentie profondément vivante et alignée. Mais alors au fond, qu'est-ce qui rend une femme lumineuse ? Je ne crois pas que c'est l'absence d'ombre, que c'est forcément une personnalité facile, ou encore que c'est des personnes qui sont forcément toujours joyeuses de nature. Je crois vraiment que c'est une manière de choisir et d'habiter la vie. Si tu me découvres ici, je suis... Audrey Carsalade et j'accompagne les femmes à retrouver leur axe, leur puissance personnelle, une ambition vivante sans se durcir ni se perdre en chemin. Et aujourd'hui on va parler justement de qu'est-ce qui rend une femme lumineuse. Parce qu'au fond les femmes lumineuses ne sont bien entendu pas des femmes naïves. Ce sont des femmes qui choisissent en conscience de vivre une expérience de vie ambitieuse, optimiste et habitée. Je me suis donc posée pour identifier ce qui au fond m'accompagne depuis des années. Et j'ai identifié pour vous cinq clés. La première des clés, c'est mon rapport au regret. Je me rends compte avec le recul que je vis très très peu dans le regret. Je peux être nostalgique, je peux repenser à certaines périodes de ma vie avec beaucoup d'émotions. La naissance de ma fille, la décision de quitter mon CDI, la première sortie de mon livre, pourquoi pas mes années lycées. Je peux ressentir une infinie tendresse pour ce qui a été, sans pour autant être dans le regret. Et je crois que si aujourd'hui je suis si peu dans le regret, c'est justement parce que je l'ai profondément connu. Ça va vous parler, mais bien entendu que j'ai connu cette sensation, ne pas avoir osé dire les choses, me positionner, d'avoir un peu raté ce coche, d'être passé à côté de quelque chose, de ne pas avoir pleinement profité d'un moment qui, avec le recul, était une période tellement exceptionnelle. Parce que souvent, oui, c'est quand les choses s'arrêtent qu'on mesure bien entendu toute leur portée. Les périodes de construction, les passages, inconfortable bien évidemment aussi. C'est justement parce que j'ai connu le regret que j'ai appris à écouter ce qu'il avait à me dire. Pour moi, le regret il naît de deux endroits. Le premier, c'est le manque d'audace. Derrière le manque d'audace, il y a bien entendu souvent de la peur. La peur de se tromper, de décevoir, de ne pas être capable, de ne pas avoir les ressources nécessaires. Et c'est cette fameuse peur qui nous aide à trouver un nombre incalculable d'excuses pour dire je le ferai plus tard. Sauf que souvent le plus tard devient un jour une forme de regret. Le deuxième endroit, c'est le manque de présence. Ce sont souvent ces moments qu'on vit sans vraiment les habiter. Parce qu'on est déjà pris dans le tourbillon de nos pensées, on est fatigué, on est sous pression. Parce qu'on traverse une période intense et qu'on ne réalise pas que ce que l'on vit là ne reviendra plus jamais exactement de cette manière. Et c'est là que j'ai profondément compris ce que les bouddhistes nous enseignent. La vie est impermanente. Ce que tu vis aujourd'hui, là, tout de suite maintenant, n'existera plus jamais exactement comme ça. La relation que tu vis aujourd'hui avec ton enfant... ta famille, tes amis, tes clients, ton conjoint, peu importe, demain n'existera plus de la même façon. L'énergie que tu as aujourd'hui dans ton corps ne sera plus exactement la même demain. Cette saison de ton business, même si aujourd'hui elle est inconfortable, même si elle est floue, même si elle te challenge, n'existera plus exactement comme ça demain. Et quand tu comprends ça, pas seulement dans ta tête, mais dans ton corps, dans ta manière de vivre, alors il y a quelque chose qui change. D'un coup, tu ne regardes plus tes choix de la même façon. Tu passes de « Ah non, mais là, j'ai pas le temps, je le ferai plus tard » à « Je choisis de ne pas prioriser maintenant ce sujet-là pour telle et telle raison » ou au contraire, arrêt sur image un an là, en fait, c'est hyper essentiel pour moi. Donc, je le remets en top de ma priorité. Et ça, ça change tout parce que tu cesses de subir et tu recommences à choisir. Je te donne des exemples pour illustrer. Depuis mes 40 ans, une grande partie de ma vie est guidée par cette question, ces cadeaux. Est-ce que je suis en train de créer une vie que je pourrais regarder avec paix plus tard ? Pas une vie parfaite, pas une vie sans erreurs, pas une vie sans contradictions, mais une vie où je peux me dire vraiment, j'ai choisi, j'ai essayé, j'étais présente du mieux que je pouvais, j'ai fait avec l'énergie, la conscience, les ressources que j'avais à ce moment-là. Lorsque j'ai accouché de ma fille, j'avais presque 40 ans. J'avais pleinement conscience, au moment où je vivais cette expérience, que c'était probablement une expérience que je ne vivrais qu'une seule fois. que je ne revivrai jamais cet instant de cette manière, que cette rencontre-là, que ce passage-là, ce moment-là était unique. Et parce que j'en avais conscience, j'étais tellement et pleinement là. Pas dans une présence parfaite, pas dans une image idéalisée, mais j'étais dans une présence réelle. Je voulais vivre cet instant. Je ne voulais pas en manquer une miette. Je voulais l'habiter, je voulais le sentir. Je voulais m'en souvenir. Pas seulement comme d'un événement, mais d'une expérience. profondément vécue. Et aujourd'hui, bien entendu, que ça m'apporte une paix immense. J'ai lancé mon business et quasiment au même moment, j'ai appris que j'étais enceinte. Je me suis retrouvée maman solo alors qu'elle n'avait que 18 mois. Autant vous dire que les 5 premières années, elles ont dû vraiment être guidées par deux choses, la présence et la décision. J'avais profondément envie de profiter de ma fille et en même temps, j'avais une ambition très forte de bien vivre de mon activité, de développer mon entreprise et de créer quelque chose qui me ressemble. Et j'ai vraiment à chaque instant essayé de faire des choix en conscience. J'ai aménagé mon emploi du temps, je travaillais pendant qu'elle était à la crèche, le soir au coucher. J'ai aussi parfois reporté des lancements, j'ai accepté d'aller moins vite que d'autres, j'ai accepté de gagner moins d'argent, mais j'ai aussi parfois choisi de prioriser ma vie professionnelle. Je n'ai jamais renoncé à mon ambition, mais j'ai toujours été très au clair avec mes priorités. Est-ce que tout était parfait ? Non, mais ça s'appelle la vie. Mais je peux te dire avec honnêteté que j'assume et que je ne regrette rien. La deuxième clé qui m'a sincèrement profondément aidée, c'est de faire la paix avec la femme que j'ai pu être. Parce que souvent, on parle de faire la paix avec son passé, mais parfois, ce n'est pas seulement avec les événements qu'il faut faire la paix. C'est surtout en premier lieu avec soi. Se pardonner. Pardonner à celle qui n'a pas su, celle qui n'a pas osé, celle qui est restée bien trop longtemps, celle qui a trop donné, pas assez, qui n'a pas posé ses limites, qui s'est complètement oubliée, qui a absolument voulu prouver. Et pendant longtemps, on peut continuer de regarder cette ancienne version de soi avec beaucoup de dureté. Pourquoi je n'ai pas compris plus tôt en fait ? Pourquoi je suis restée si longtemps ? Pourquoi je n'ai pas posé mes limites ? Mais avec le temps, on comprend quelque chose qui est tellement essentiel. Je ne peux pas demander à la femme que j'étais il y a 10 ou 15 ans d'avoir la même conscience, la même maturité que j'ai aujourd'hui. Évidemment qu'elle n'avait pas la même lecture. Évidemment qu'elle n'avait pas vécu les mêmes expériences. Et donc, elle n'avait pas la même maturité. Pas les mêmes ressources, pas le même rapport avec sa puissance personnelle, à son corps, à son ambition, à sa valeur. Donc elle faisait en fonction des croyances qu'elle avait à l'époque. Et elle faisait avec ce qu'elle savait, ce qu'elle comprenait, ce qu'elle pouvait avec ses croyances, avec qui elle était. Et comprendre ça, ça m'a tellement apaisée. C'est regarder son passé avec vérité, transparence, mais sans jamais le condamner. Je regarde, je comprends, j'apprends, je mûris. Et j'arrête de me punir pour des choses que je ne savais pas encore. Parce qu'une femme qui passe son temps à se juger perd une partie de sa lumière. Bien sûr qu'elle peut être compétente, ambitieuse, solide. Mais si à l'intérieur, elle continue de se traiter avec une dureté extrême, il y a quelque chose à l'intérieur qui se contracte tellement. Et je vois beaucoup de femmes encore être dans cet espace-là. Elles ne portent pas seulement les responsabilités actuelles, elles portent aussi le poids de toutes les anciennes versions d'elles-mêmes à qui elles n'ont pas encore pardonné. À cette femme qui aurait dû... faire autrement à cette mère qui aurait dû agir autrement, à cette entrepreneuse, à cet cadre qui n'a pas su saisir certaines opportunités, à cette leader qui juge d'avoir trop attendu, trop donné, trop contrôlé, trop forcé. Et tant que ces versions restent condamnées à l'intérieur de toi, une partie de ta puissance reste aussi coincée dans ton passé. Faire la paix avec la femme que j'ai été, c'est pas devenir complaisante avec moi-même, c'est arrêter de confondre lucidité et condamnation. Et c'est de pouvoir me dire, ok, j'ai été cette femme-là parce que j'ai vécu aussi ça. J'ai compris certaines choses, mais bien plus tard. Et aujourd'hui, ça fait partie de mon expérience. Exemple concret, je suis restée 13 ans en CDI dans une entreprise. Ça faisait déjà 5-6 ans que j'avais envie de partir. Et longtemps, je me suis jugée en me disant, mais mince Audrey, t'as perdu 5-6 ans. Moi, j'ai fait ma reconversion professionnelle, j'avais 36 ans. et longtemps. J'ai été nourrie à la fois par cette chance que je me suis donnée, mais également cette petite voix intérieure qui me dit « Tu t'es pris un peu tard ! » En fait, non. J'étais remplie de peur. J'étais issue d'une famille où on faisait un CDI et on ne bougeait pas. Donc, il m'a fallu déplacer des montagnes de croyances pour arriver à faire cette extraordinaire transition à une époque, je rappelle que je suis précurseur, où très peu de gens se lançaient dans l'entrepreneuriat. Très peu de gens claquaient la porte à un CDI. surtout dans une maison luxe, mais peu importe. Personne, en fait, ne partait autour de moi, j'en entendais jamais parler. Donc je me suis créée cette propre identité sans avoir aucune référence autour de moi. J'ai donc appris à me pardonner pour les erreurs, à me reconnaître pour qui j'étais et à faire la paix avec mon passé et avec la femme que j'ai pu être. Et j'ai ainsi pu laisser la rancœur, la rancune, la culpabilité pour habiter ma lumière. La troisième clé, c'est d'avoir appris à me reconnaître et à m'aimer vraiment. Pas me comparer pour me sentir supérieure, pas me raconter que je vaux mieux que les autres, pas rentrer dans un espèce d'égo-trip, mais me reconnaître. Reconnaître mes valeurs, ma profondeur, mon intégrité, la qualité de mon engagement. Et paradoxalement, la comparaison m'a parfois aidée à le faire. On dit souvent qu'il ne faut pas se comparer. Et c'est vrai quand la comparaison nous écrase, nous jalouse, nous éloigne de nous-mêmes. Mais parfois la comparaison peut aussi devenir un miroir formidable. J'ai admiré certaines personnes, puis j'ai été pro... profondément déçue par l'écart entre ce qu'elles disaient et ce qu'elles incarnaient. Et au lieu de rester dans cette critique, je l'ai ramenée à moi. Je me suis dit, mais en fait, qu'est-ce que je suis dure avec moi-même ? Qu'est-ce que je suis exigeante ? Qu'est-ce que j'attends encore pour reconnaître ma valeur ? Parce que je voyais bien que je portais des choses fortes, des valeurs réelles, une cohérence, une sincérité, une manière d'être profondément engagée. Et pendant longtemps, je minimisais ça. Comme si reconnaître ma valeur allait forcément vouloir dire me croire au-dessus. Mais non en fait. Me reconnaître ne veut pas dire que je me pense au-dessus. Cela veut juste dire que j'arrête de me placer en dessous. C'est complètement différent. Et je crois que beaucoup de femmes ont besoin d'entendre ça. Reconnaître que tu es une femme précieuse, ce n'est pas écraser les autres. Dire je suis une femme de valeur, ce n'est pas manquer d'humilité. Sentir que c'est une chance d'être à tes côtés, ce n'est pas être arrogante. C'est arrêter d'attendre qu'un regard... extérieure te donne le droit d'habiter ta place. Parce qu'une femme qui ne reconnaît pas sa propre valeur finit par se réduire. Elle nuance tout, elle attend, elle baisse la voix, elle édulcore sa puissance, elle fait des compromis et limite elle s'excuse si elle existe un peu trop fort. Alors forcément, sa lumière, elle circule beaucoup moins bien. Pas parce qu'elle n'en a pas, mais parce qu'elle la retient. Et pour moi, me reconnaître a vraiment changé la donne. Ça m'a permis de me dire, mais en fait, je suis une super meuf ! Évidemment que j'ai des défauts, des contradictions, bien sûr que je peux et que je vais encore évoluer. Mais aussi je suis une femme profondément précieuse. C'est pas de l'ego, c'est de la justesse. C'est une posture intérieure. Et je crois qu'une femme devient plus lumineuse quand elle cesse de se demander en permanence si elle a le droit de prendre sa place. Un vaste sujet que j'adore aborder. Quand elle arrête de minimiser ce qu'elle sait, ce qu'elle sent, ce qu'elle porte, ce qu'elle incarne. et qu'elle peut dire « Je n'ai pas besoin d'être… » être parfaite pour reconnaître ma valeur. Je n'ai pas besoin d'être validée par tout le monde pour avancer. On te l'a déjà dit, mais je vais te le re-répéter parce que c'est tellement vrai. Je n'ai pas besoin de me diminuer pour rester aimable. Et il y a quelque chose à l'intérieur qui vient se rallumer. La présence revient, la parole devient plus claire, il y a une forme de sécurité intérieure qui vient se faire dans ton corps, et l'ambition, elle devient plus assumée, plus libre, et beaucoup moins jugeante d'ailleurs. Et la lumière cesse seulement d'être quelque chose que les autres peuvent. percevoir, elle devient quelque chose que tu t'autorises pleinement à incarner. La quatrième clé, c'est ma relation au vivant. Et sincèrement, c'est celle qui a le plus nourri et transformé ma lumière. Ma connexion à la nature, à mon intuition, aux signes, aux synchronicités, à mon âme, à mes guides, et à cette intelligence plus vaste que le mental seul. Pour moi, la spiritualité, ce n'est pas du tout une fuite du réel. C'est une manière d'habiter le réel avec bien plus de profondeur. C'est revenir à une forme d'écoute. Une écoute de son corps, une écoute de l'élan, une écoute de ce qui se ferme, de ce qui souffre, de ce qui appelle et de ce qui insiste. Le chamanisme dans ma vie a remis cette magie. Pas une magie décorative, pas une magie hors-sol, une vraie magie ancrée. La magie de sentir que la vie me parle, dans une rencontre, dans un oiseau, dans une forêt, dans une intuition qui revient, dans une synchronicité qui me confirme quelque chose que je savais déjà au fond de moi. Et je crois qu'il y a beaucoup de femmes ambitieuses qui ont perdu ce lien ou qui n'y croient pas complètement. Pas parce qu'elles ne sont pas sensibles, pas parce qu'elles ne sont pas intuitives ou spirituelles, mais parce qu'elles ont appris à tenir. à se durcir, à contrôler, à rester crédible et vraiment à rester solide. Et du coup, ça les coupe tellement de ce qui les rend vivantes. Elles vont tenir un leadership avec seulement le mental pour guide. Et peu à peu, leur leadership devient tellement tendu. Plus efficace peut-être, mais pas habité du tout. Pour moi, rester relié au vivant, c'est exactement l'inverse. Ce n'est pas laisser le mental devenir le seul pilote à bord. C'est garder un dialogue entre la clarté... liberté concrète et la profondeur intérieure. C'est pouvoir être ambitieuse, structurée, responsable et en même temps rester connectée à ce qui bouge en soi. Ce qui fait oui, ce qui fait non, ce qui se contracte, ce qui vient s'expanser, ce qui retrouve du souffle. Et je crois qu'une femme lumineuse c'est aussi ça. C'est une femme qui n'a pas fermé le canal du vivant. Elle peut être très lucide, très engagée, très ambitieuse, très ancrée dans le réel, mais elle garde cette capacité à s'émerveiller, à sentir, à recevoir, à écouter autrement. Moi ce lien, il a tout changé dans ma vie, il m'a rappelé tellement de choses. Parce qu'il a remis de la beauté dans mon quotidien, parce qu'il a remis de la confiance dans des passages flous. Je lâche parce que je sais qu'autre chose de bien plus spectaculaire, de mieux m'attend. Il remet de la présence là où tout pourrait devenir mécanique. Une femme reliée au vivant ne devient pas moins puissante, elle devient plus habité. Et souvent, c'est ça qu'on perçoit comme de la lumière. C'est pas seulement une énergie positive, un mantra positif, c'est une vraie présence. Une femme qui n'est pas seulement en train de fonctionner, mais qui est pleinement là, avec son corps, son intuition, son âme, son ambition, sa connexion, sa vérité. Et quand tout recommence à circuler ensemble, il y a quelque chose qui rayonne naturellement. Et la cinquième clé, c'est que je continue de désirer la vie. Et pour moi, c'est fondamental. Parce qu'une femme lumineuse, c'est pas une femme qui a renoncé, c'est une femme, au contraire, qui continue de désirer. Elle désire vivre, aimer, créer, transmettre, être libre, impacter, réussir, se sentir bien dans son corps et vivre encore des expériences qui la grandissent. Et chez moi, l'ambition fait partie très clairement de ce désir. Mais pas juste une ambition basée sur le professionnel. Ce n'est pas simplement relié à mon business, à mon chiffre d'affaires, à ma visibilité ou à mes projets. Mon ambition, c'est ma manière de rester en lien avec mon élan de vie. C'est ma manière à moi de dire, je suis là, j'ai encore envie de vivre tellement de choses, j'ai encore envie de créer, de transmettre, j'ai encore des expériences à rencontrer, j'ai encore une vision que je souhaite incarner. Et je crois que c'est très important, surtout chez les femmes, parce qu'on pourrait croire qu'à un certain âge, une femme, elle ne devient plus raisonnable. Mais moi, je ne me reconnais pas du tout là-dedans. À 50 ans, oui, mon corps a changé, mon énergie aussi et mon rythme change. Mais ce qui est surtout très clair pour moi, c'est que j'ai probablement déjà vécu plus de la moitié de ma vie. Et cette conscience-là pourrait être vécue comme une pression, comme un tic-tac, une urgence ou une forme de panique intérieure. Moi, je ne le vis pas du tout comme ça. Je crois que je le vis bien justement parce que je ne suis pas habitée par le regret. Quand je regarde ma vie aujourd'hui, je ressens beaucoup de gratitude. Je suis déjà tellement satisfaite de ce que j'ai créé. tellement fière de mes choix, tellement reconnaissante de ce que m'a apporté la vie, des expériences que j'ai vécues, des personnes que j'ai aimées, pour tout ce que j'ai traversé, construit, compris et incarné. Et cette forme de gratitude m'apporte une forme d'apaisement profond. Pas un apaisement qui dit « ok, maintenant j'arrête » . Au contraire, c'est un apaisement qui ouvre une deuxième phase d'ambition. Une ambition moins inquiète, moins contractée. Une ambition plus sereine, plus paisible, qui n'est plus nourrie... par l'idée qu'il faudrait encore que je prouve quelque chose pour être valable. J'ai lâché en grande partie l'énergie de la preuve. Cette énergie qui dit « réussis pour montrer que t'en es capable, réussis pour être reconnu, légitime, et réussis pour prouver que t'avais raison de choisir cette voie » . réussis pour sentir que tu es assez. Et je ne juge absolument pas cette énergie parce qu'elle m'a tellement portée pendant des années. Elle m'a donné de la force, elle m'a permis d'oser, elle m'a permis de me dépasser. Mais aujourd'hui, je sens que je n'ai plus envie que mon ambition soit alimentée depuis cet endroit-là. Avant, l'ambition pouvait parfois signifier « je serai en paix quand j'aurai réussi » . Aujourd'hui, j'ai envie qu'elle me dise « je suis en paix » et depuis cette paix, je choisis de grandir encore. C'est une forme d'énergie qui pour moi a bien plus habité. Et c'est peut-être de là que vient cette lumière aussi. Du fait de ne pas courir après la vie comme s'il manquait quelque chose, mais de la regarder avec gratitude et de lui dire encore et toujours oui. Oui à l'expansion, oui à la beauté, oui à la réussite, oui à l'amour, oui à ce corps qui change, oui à l'âge qui avance, oui à l'ambition qui mûrit, oui à cette deuxième partie de vie que je veux vivre pleinement. Pas dans l'urgence, pas dans la peur. pas dans la preuve mais dans une forme de paix intérieure très puissante et jusqu'à mon dernier souffle. Alors, et pour conclure, qu'est-ce qui rend une femme lumineuse ? Je ne crois pas encore une fois que ce soit l'absence d'épreuve ou le fait de rester toujours positive ou d'avoir eu une vie plus simple que les autres. Pour moi, c'est une manière d'habiter et de voir la vie. C'est apprendre à ne pas laisser le regret décider à ta place et peut-être de choisir plus en conscience que tu veux vivre, aimer et prioriser. C'est faire la paix avec la femme que tu as été, sans juger avec la conscience de celle que tu es aujourd'hui. C'est reconnaître qui tu es, ta valeur et ta contribution au monde. C'est te relier au vivant, à ton corps, à ton intuition et à ce qui t'émerveille profondément. C'est de continuer de désirer la vie. Pas depuis le manque ou la preuve, mais depuis la gratitude, la paix intérieure, l'envie, le désir et l'expansion. Alors peut-être qu'au fond, une femme lumineuse, ce n'est pas forcément une femme à qui la vie a tout donné. C'est une femme qui a appris à ne pas tout abandonner d'elle en chemin. Ne pas abandonner sa joie, son désir, sa profondeur, son ambition, sa capacité d'émerveillement. Elle a changé, elle a mûri, elle a parfois eu mal, elle a parfois douté, elle a parfois aussi dû se reconstruire. Mais elle a continué de dire oui à la vie. Et c'est peut-être ça au fond la vraie lumière. Ce n'est pas de briller parce que tout est simple, c'est de continuer à être habité par la vie. même après ce qui aurait pu nous fermer et nous écraser. Et si ce sujet résonne pour toi, c'est exactement l'espace que j'ouvre cet été avec ma retraite se ressourcer en profondeur avec l'énergie du vivant. Une semaine en Ardèche pour revenir à ton axe, à ton énergie, à ta clarté, à cette part de toi qui sait encore désirer grand. Tu trouveras toutes les informations dans le lien associé à cet épisode et n'hésite pas à m'écrire si tu souhaites en savoir plus. Je te souhaite une magnifique matinée, après-midi, déjeuner, dîner. Je te dis à très bientôt. J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent, elles aussi, créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans le descriptif de l'épisode, ainsi que sur mon site audreycarsalade.com. N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées. ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. 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