- Speaker #0
Merci
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voutes. Je suis Audrey Carsalade, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Un lundi sur deux, seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voutes. Le trait d'union entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition. Bonjour à tous, cette semaine dans la Clé de Voutes, je suis ravie d'accueillir Milena. Milena, elle est coach en productivité et elle est experte de notion. Souvent, l'organisation ou la productivité, c'est vu comme quelque chose d'assez ennuyant, de contraignant et pas toujours très fun. Justement, Milena, elle est là pour remettre du fun, pour remettre de l'expertise, pour reprendre le contrôle sur sa vie. Et nous, ici, ça nous intéresse parce qu'on cherche à avoir un équilibre entre notre vie perso et notre vie pro. Réaliser son business, ses passions. et également profiter de sa vie perso, trouver ce juste équilibre pour dire oui à tout dans sa vie. Parce qu'on a beau être organisé, on a souvent envie d'être hyper productif pour gagner du temps, mais parfois on s'en mêle les pinceaux et au final ça devient contre-productif et on se retrouve avec une to-do list à rallonge. Donc bienvenue à toi Milena et on a hâte d'entendre tes conseils. Bonjour et bienvenue Milena. Merci.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Milena, tu es la reine pour optimiser l'organisation et la productivité. Avant d'entrer dans le vif du sujet, j'avais envie de savoir ce qui t'a poussé ou ce qui t'a tout simplement donné envie de te lancer dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
En soi, ce qui m'a poussé vraiment, il y a plusieurs choses en fait. Je pense qu'on a toutes un petit peu le pourquoi pour nous, le pourquoi pour les autres. Moi, à la base, au départ, j'ai un bagueur d'ingénieur. Je travaillais en finance d'entreprise dans un grand groupe. J'ai travaillé pas mal d'années là-dedans. Et en fait, j'ai commencé au départ à lancer un. Un blog, tout simplement, sur l'organisation, la productivité, à côté de mon travail. Et en fait, au fur et à mesure, ça a pris de plus en plus d'ampleur. Et surtout, ça m'a fait réaliser que je pouvais vraiment aider des gens. Ce que j'écrivais, ce que je partageais, ça avait un vrai impact sur les autres, contrairement à mon job salarié, même si en soi, j'aimais bien ce que je faisais. Il y avait un côté où moi je travaillais dans une direction financière, globalement j'analysais des fichiers Excel et je faisais des PowerPoints avec plein de chiffres dedans et plein d'analyses qui étaient lues par la personne au-dessus de moi, ma manager, qui allait le transmettre à la limite ma boss, voire la boss de ma boss. Mais globalement ça s'arrêtait là en termes d'impact, je ne me sentais pas non plus très très utile dans la société.
- Speaker #1
Donc il y avait une notion de 4-200, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Et après il y avait la notion de liberté aussi, parce que le côté très... Ce côté très cadré, en fait, et encore, parce que j'avais quand même un statut de cadre, donc j'étais quand même assez flexible dans mes horaires, dans ce que je faisais, comment je m'organisais, etc. Mais il y avait ce côté d'être obligée, d'être au bureau, quand on a décidé qu'il fallait être au bureau, avec des règles très fixes. Le côté horaire, tu es quand même obligée d'être présente, même si finalement tu n'es pas du tout efficace ce jour-là ou à ce moment-là de la journée. Enfin, voilà, il y avait plein de choses comme ça dans le monde du salariat qui... qu'on venait pas trop. Plus le fait que, en plus, je savais très bien qu'à continuer dans des grandes boîtes comme ça, je pouvais globalement être que sur des grandes villes. Voilà, j'ai travaillé à Hong Kong, à Paris, à New York. J'aspirais un petit peu plus de verdure, un peu moins de milieu urbain.
- Speaker #1
Et du coup, tu vis où maintenant ?
- Speaker #0
Alors là, aujourd'hui, maintenant, je suis revenue dans le sud de la France. Là-bas, je suis originaire de là, vers Montpellier. Mais les deux dernières années, j'étais en vadrouille avec ma valise. principalement en Asie du Sud-Est. J'ai fait pas mal de pays par là-bas.
- Speaker #1
D'accord. Et pourquoi l'Asie du Sud-Est d'ailleurs ?
- Speaker #0
Parce que c'est un endroit que... Alors, j'aime bien la chaleur, clairement. J'aime bien la chaleur, j'aime bien la plage, j'aime bien la plongée. J'ai passé beaucoup de temps notamment en Indonésie, et plus particulièrement à Bali, parce qu'en gros, il y avait à la fois, en termes de cadre de vie, sachant qu'il y avait quand même les conditions, il y a plein d'endroits où on peut travailler, puisque j'ai quand même passé deux ans, je n'étais pas juste en voyage, en mode vacances. J'ai développé mon business à côté, donc je travaillais aussi. Donc il faut aussi avoir les conditions en termes de connexion Internet, etc. Et parce que moi j'adore aussi, enfin même toute la culture asiatique, c'est quelque chose qui me parle beaucoup, et c'était vraiment une zone que j'avais aussi envie d'explorer.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui te parle d'ailleurs dans la culture asiatique ? Du coup, je fouille un peu.
- Speaker #0
J'aime beaucoup la vision qu'ils ont de toutes les courants. Je trouve que c'est très ouvert. Ils ont eu beaucoup de tolérance, même de façon générale, comme c'est beaucoup des religions quand même très polythéistes. Donc, il y a quand même un côté où il y a beaucoup d'acceptation des autres et des autres religions et des autres dieux. Un côté très calme, très posé et très pensé. Au niveau communauté, je trouve qu'ils ont une vision très communautaire. L'espace extérieur, par exemple, c'est à tout le monde, donc c'est à moi aussi. C'est pas genre c'est à tout le monde, donc c'est à personne, donc je m'en fous. Globalement, il y a une vision quand même beaucoup moins individualiste que nous au niveau de société occidentale. Et je trouve qu'il y a beaucoup d'entraide, les gens sont adorables, il y a vraiment dans leur culture, et Bali c'est encore plus particulier, puisque l'hindouisme baliné c'est vraiment une religion à part, mais c'est pareil, ils arrivent à mixer je trouve, toutes ces religions, toutes ces traditions, avec aussi le côté très moderne, notamment dans certaines grandes, énormes villes en Asie. Et je trouve ça assez intéressant, comment ils arrivent à faire ça.
- Speaker #1
Ce que tu dis et qui est intéressant, c'est lorsqu'on parle de quête de sens, c'est de donner effectivement un sens à son travail, à ce qu'on fait, à pourquoi on le fait et pas être le N-500 et ne pas savoir où va terminer son tableau Excel. Et ça, effectivement, l'investissement des employés dans le résultat final et dans le pourquoi, le fameux pourquoi je fais ça. J'ai un épisode qui est complètement consacré au big why, justement. Et je crois que c'est... La quête de sens, lorsqu'on a un big why, un pourquoi important, du coup ça décuple. Et donc l'absence de big why va potentiellement créer la quête de sens. Mais aussi tu soulèves un autre point. Dans cette quête de sens, il y a aussi cette notion de qu'est-ce que je fais ici, au milieu de tout le monde. Et finalement, avec une société qui pousse à l'extrême, nous individualise dans notre façon de penser, dans notre façon d'être. Et finalement, effectivement, tu as raison, la forêt n'appartient à personne. Elle a tout le monde, mais finalement, je laisse mes trucs parce que c'est à personne. Alors que si je vois ça comme la chance que j'ai d'avoir cet espace qui m'appartient aussi, alors tout d'un coup, je change ma vision et je me mets à en prendre soin. Parce que c'est aussi... Mon jardin, aussi mon espace. Et je crois que dans la quête de sens, il y a ce double... le côté pile et le côté face c'est moi, moi-même effectivement c'est quoi ma vie, pourquoi je suis là, dans quelle étagère je me rentre et surtout on est aussi des êtres qui ont besoin de communication et lorsque je suis coincée dans un bureau coincée dans un espace où il y a un manque d'élan communautaire du coup le coeur il commence à flétrir un petit peu et ça participe à la recherche de cette fameuse quête de sens selon moi bien sûr et pourquoi tu t'es ouvert un blog et du coup tu t'es spécialisé dans l'organisation et la productivité ?
- Speaker #0
Alors, parce que moi, c'est des sujets qui m'intéressent depuis déjà très longtemps. Ça fait plus de dix ans, enfin, depuis que j'ai commencé à travailler, en fait. À partir du moment où j'ai commencé à travailler, au début, j'étais en audit financier. Je bossais globalement à peu près 70 heures par semaine. Et j'aurais pu bosser beaucoup plus parce qu'il y avait quand même clairement de quoi faire plus. Donc, en fait, quand on bosse 70 heures par semaine, on commence à s'intéresser assez vite à l'organisation, la productivité, l'efficacité, tout ça. C'est sûr. Parce qu'à un moment donné, on veut dormir, quoi, globalement. Donc c'est des sujets qui m'intéressent énormément depuis que j'ai commencé à travailler. J'ai lu énormément sur le sujet, j'ai testé plein de choses, parce que moi j'avais le besoin pour arriver à avoir une vie perso à côté, pour arriver à avoir du temps pour dormir et tout ça, à bien gérer mon temps, bien gérer mon énergie. Et en fait, parce que pour moi l'organisation en soi c'est un moyen, c'est un outil l'organisation, c'est un outil pour être capable, pour gérer ce qu'ils sont.
- Speaker #1
d'après moi en tout cas les deux ressources les plus précieuses qu'on ait notre temps et notre énergie et du coup justement dans l'entrepreneuriat on a vite fait d'empiéter et de plus vraiment faire la ligne ou délimiter le pro et le perso surtout si on bosse chez soi on a vite fait à se retrouver comme moi je me suis réinstallée un bureau parce que finalement je me rendais compte que ma table de salon elle n'était jamais complètement rangée et qu'il y avait toujours un ordinateur, une feuille qui traînait et du coup il y a vraiment une quête dans le bien-être et dans justement le fait de profiter de cette vie, de trouver un équilibre entre le pro et le perso et de bien arriver à les segmenter Qu'est-ce que tu observes le plus chez tes clientes ? C'est quoi finalement les mauvaises habitudes ? Après, tu vas nous donner plein de conseils. Et du coup, les conséquences ? Qu'est-ce que tu observes en termes d'empiétement entre les deux ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, c'est vrai que, clairement, en tant qu'entrepreneur, je pense que le fait de vouloir absolument couper complètement les deux, diviser, je pense qu'il faut arriver à trouver vraiment, comme tu dis, un équilibre, une certaine harmonie, en fait, qui va aussi varier suivant les périodes. Je pense que le côté, voilà, c'est illusoire de juste se dire c'est 50-50 et ça ne va jamais déborder dans un sens comme dans l'autre. parce qu'à un moment donné, la vie, quoi. Et que même au niveau d'un business, forcément, on a des phases qui vont être très fluctuantes aussi. Après, je pense que ce que j'observe le plus, c'est vraiment le fait, justement, de ne pas avoir de cadre du tout fixe de travail. Donc, notamment, comme tu dis, par exemple, le fait de ne pas avoir d'espace dédié, ça peut jouer aussi. Même le fait de ne pas avoir d'horaire, quand même, à peu près, des choses en tête, de limites. Et en fait, moi, c'est ça que je vois aussi beaucoup chez les personnes que j'accompagne, chez mes clientes, chez mes élèves. C'est vraiment ce côté, beaucoup de mal à poser ses limites aussi. D'autant plus quand on démarre et même après. Parce que finalement, on n'a plus de patron. Mais globalement, c'est du coup nos clients, nos patrons. Et encore plus en tant que femme, que c'est quelque chose qu'on voit beaucoup plus chez les femmes que chez les hommes, la difficulté en fait à poser ses limites. À poser ses limites et dans un sens comme dans l'autre, au niveau pro comme perso. Et ce qui fait qu'en fait, il y a toujours une espèce de... En fait, il y a une culpabilité constante qui est de... Quand je travaille, je culpabilise parce que je ne suis pas avec mes enfants ou je ne suis pas en train de m'occuper de ci, de ça pour la maison, alors que finalement, je suis à la maison. Et dans l'autre sens, quand je ne travaille pas, je culpabilise de ne pas travailler alors que j'ai plein de choses à faire, j'ai plein d'idées, j'ai plein de projets, j'ai plein de choses que je pourrais avancer. Et du coup, il y a cette espèce de culpabilité constante, en fait, de par le fait qu'on n'a pas posé forcément de cadre en se disant Là, c'est bon, je travaille et je suis concentrée et je m'occupe de ça. Et là, je déconnecte et c'est OK, c'est normal et je ne travaille pas.
- Speaker #1
Et du coup, toi, qu'est-ce que tu donnerais comme conseil ? Et surtout... comme tu es un peu spécialisée depuis hyper longtemps même avec ton blog etc ça fait combien de temps que tu fais ça du coup ? 2019 que j'ai commencé le blog ça fait 5 ans donc ça fait 5 ans c'est quoi finalement les meilleurs conseils que tu pourrais donner aux gens pour segmenter arriver enfin la finalité étant de garder du temps pour sa vie perso pour s'éclater dans ses projets pour avoir du temps aussi parfois pour créer des projets parce que ça prend du temps lorsqu'on veut créer un accompagnement un programme on a besoin d'une forme d'oisiveté, de créativité. Et qu'est-ce que tu donnerais comme conseil aux gens qui, justement, cherchent à avoir cette espèce de flow, moi j'appelle ça le flow, c'est-à-dire, finalement, tout s'harmonise, à harmoniser les deux pendants, vie pro et vie perso. Toi, en observant ton expérience et l'expérience des outils que tu as pu utiliser, qu'est-ce que, ce serait quoi les meilleurs conseils que tu pourrais donner ?
- Speaker #0
Alors déjà, je dirais qu'une des premières choses, c'est d'arriver à poser un cadre. Je trouve que quelque chose qui est intéressant à faire comme exercice, c'est de se fixer des non négociables. Des non négociables pour soi, il n'y a pas besoin que ce soit parce que c'est illusoire de se dire tous les jours je ne vais bosser que de 9h à 18h et je ne vais jamais dépasser, je ne vais jamais penser au business en dehors de ces 9h à 18h. Notre cerveau ne fonctionne pas comme ça. Mais au moins avoir quelques règles non négociables sur des choses qui nous font du bien à nous et qui restent en accord avec ce qu'on peut faire au niveau du business, au niveau des contraintes personnelles qu'on a. Puisque ça dépend aussi de la situation de chacun et de chacune. Mais ça peut être par exemple de se dire, par contre, le dimanche, par exemple, où à partir de telle heure, je ne touche plus mon ordinateur, je ne touche plus mon téléphone. Maintenant, en plus, on a des outils. On peut utiliser certains outils. On peut bloquer complètement les notifications. On peut avoir deux téléphones séparés, par exemple, si on en ressent le besoin pour se dire, ça, c'est mon téléphone pro. Et à partir de telle heure, il est dans mon sac, il est dans mon bureau, je n'y touche plus. Arriver vraiment à poser comme ça un cadre, certaines limites qu'on est capable de respecter. Ça peut être de se dire, tous les mardis soirs, c'est mon cours dedans, c'est un non négociable et j'y vais dans tous les cas. Quoi qu'il arrive, s'il y a le feu chez moi, peut-être que je vais déroger la règle, mais on va dire sauf urgence absolue. C'est arriver à mettre comme ça quelques piliers, des règles qu'on s'engage à respecter sur des choses qui vont nous permettre d'avoir des moments de déconnexion, de s'obliger à couper. Et après, parce qu'en fait, si on n'a pas de règles fixes et claires dans notre tête, on ne peut pas les communiquer non plus à nos clients.
- Speaker #1
Je trouve ça hyper intéressant parce que du coup, on peut même remonter d'un cran plus haut. C'est quels sont mes noms négociables ? Qu'est-ce qui fait que je suis heureuse et c'est quoi mes noms négociables ? Et donc moi, en tant que naturopathe, il y avait une notion où mon alimentation, c'est bon, c'est géré. Mon niveau de stress grâce au chamanisme et tout le travail que j'ai pu faire aussi en def perso, franchement, ça se gère plutôt bien, mais je ne faisais plus de sport. Et on ne va pas se mentir, moi j'ai un métier où je suis beaucoup assise. Et donc, je voulais bien vieillir. Et donc, une des choses non négociables, c'était le fait de bien vieillir. Et donc, ça s'est concrétisé par deux fois par semaine, qu'il vende, qu'il pleuve, sauf si vraiment je suis fatiguée ou je suis en syndrome prémenstruel qui me clôt. Mais pareil avec la naturopathie, je trouve qu'en général, ça s'harmonise plutôt pas mal. J'y vais. j'y vais et donc ça veut dire que c'est bloqué toutes les semaines dans mon agenda. J'ai aussi effectivement Marina, graphiste, qui à un moment, et elle remercie finalement cette cliente, a eu une cliente ultra intrusive qui lui envoyait des messages, ou moi, qui lui envoyait des messages quand j'y pensais avec quand même l'instruction de les regarder que le lendemain matin, mais on a le WhatsApp, donc je lui envoie les messages quand j'y pense et pour moi, pareil, quand elle me les envoie, je les regarde parfois que le lendemain matin. Elle a choisi de faire deux téléphones et ça lui a enlevé cette fameuse charge mentale. Donc effectivement, je trouve que c'est très intéressant de dire, ok, je me pose, je profite peut-être des vacances. Qu'est-ce qui me manque dans ma vie pour être heureuse ? Et qu'est-ce qui finalement me rend heureuse ? Et si me rendre heureuse, c'est par exemple aller regarder, moi j'habite face à la mer le coucher de soleil, donc en hiver c'est 4h30. Si vraiment c'est ça, alors que je peux me dire qu'à 4h30, j'ai une pause obligatoire pour aller regarder le coucher de soleil. Mais des choses qui vont effectivement... nous permettre de mettre un minimum de cadre. Parce que là où je te rejoins, c'est qu'il y a toujours des trucs à faire.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Il y a toujours un truc à faire, des analyses, regarder ce qui se passe chez les autres, comment je peux optimiser mon Insta, mon site Internet, mon machin. Il y aura toujours des choses à faire. Et je rappelle aussi que si on cherche justement à avoir de la créativité, souvent les gens manquent de créativité, c'est parce qu'on n'est pas nourri. Donc aller faire des cours de céramique, aller lire un livre. Moi d'ailleurs, ça va être un de mes prochains non négociables, je n'arrive plus à lire. vraiment de se le mettre parce que c'est comme ça que la créativité revient. Moi, quand je rentre de vacances, quand je me fais une semaine de retraite chamanique, j'ai toujours au moins un ou deux programmes qui sortent du chapeau, minimum.
- Speaker #0
C'est se nourrir et c'est aussi se laisser de l'espace. Moi, j'en parle énormément dans mes contenus. L'importance aussi de faire des pauses régulièrement et donc d'avoir des moments comme ça de déconnexion parce que notre cerveau, c'est pas quand on est sur notre ordinateur en train de penser et qu'on fait appel du coup à la partie, le cortex préfrontal, la partie très logique, cartésienne, cognitive de notre cerveau, que ce n'est pas à ce moment-là qu'on génère des idées. On génère des idées quand justement on laisse de la place, quand on va faire autre chose, quand on va se balader, quand on est sous la douche, quand on laisse en fait nos pensées un peu diviaguer. Donc c'est essentiel d'avoir ces moments-là aussi, ces espaces un peu de déconnexion et de vide, justement pour laisser notre cerveau en fait avoir des idées. Et ça c'est vrai que c'est pour ça que souvent on a des idées quand on... Voilà. Quand on part en vacances, quand on fait autre chose, quand on déconnecte, quand on est sous la douche. Tout un sujet aussi par rapport au fait avec la mise en mouvement aussi, ça favorise la créativité. Mais c'est vrai que du coup, c'est d'autant plus quand on est entrepreneur et que du coup, on a besoin d'être créatif dans les stratégies qu'on utilise, dans notre business, dans ce qu'on fait, dans ce qu'on propose. Voilà, parce que c'est important aussi d'être tout le temps un peu proactif par rapport à ça. Et on a besoin du coup de laisser de l'espace à notre cerveau. D'autant plus quand on a des métiers comme ça, très intellectuels et qui demandent de la créativité, de la stratégie, plein de choses.
- Speaker #1
Et puis il faut de l'énergie aussi pour mettre en mouvement.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Parce qu'on est fatigué, on n'a pas d'énergie.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Est-ce que tu aurais d'autres conseils comme ça, où tu as vu vraiment la différence pour toi, ou la différence pour tes clientes quand ça a été mis en place ?
- Speaker #0
Ouais. Alors un des trucs sur lesquels je me bats, c'est la tendance qu'on a, mais de façon tout à fait naturelle, et je vois à peu près tout le monde qui fait cette erreur-là. Donc comme tu disais, il y a toujours des choses à faire. Notre tout doux en tant qu'entrepreneur, elle est illimitée, elle est infinie. C'est simple, on a un nombre infini de choses possibles qu'on peut faire et on a un temps qui est limité, 24 heures par jour. Donc forcément, l'infini, ça ne rentre pas dans le fini, mécaniquement. Donc de toute façon, il y aura toujours des choses à faire. Et du coup, ça veut dire quoi ? Ça veut dire aussi qu'on doit faire des choix, on doit prioriser. Et on doit arrêter de surcharger ça tout doux. Ça, c'est vraiment la pire chose que je vois et je le vois vraiment l'impact que ça a, moi pour moi et même pour toutes mes clientes quand elles décident de le mettre en place. C'est d'arrêter, parce qu'on a tendance à se faire des tout-doigts-rallonges, où c'est contre-productif parce que notre cerveau sait très bien, on ne va pas le leurrer, il sait très bien que quand il y a 50 tâches écrites dans la tout-do du jour, il ne va pas réussir à faire les 50 tâches. Du coup, mécaniquement, comme il aime bien la dopamine de je raye une tâche il va essayer de faire les plus rapides pour pouvoir en rayer le maximum. Généralement, les trucs les plus rapides, ce n'est pas ceux qui ont le plus d'impact sur notre business, donc ce qui fait que ça, on les repousse jusqu'à la fin de la journée où on n'a plus d'énergie, justement. Du coup, on se retrouve à procrastiner et à les repousser encore des jours et des jours. Alors que finalement, si on se concentre et qu'on se fait vraiment une liste de tâches, une to-do, moi je fonctionne beaucoup avec le principe de trois priorités par jour maximum. C'est un maximum, il peut y en avoir moins, mais trois priorités, c'est tout. Et j'estime le temps que ça va prendre, que ça rentre quand même dans une journée. Et en fait, le fait d'avoir une to-do avec juste quelques tâches, mais on sait que ça c'est important, ça c'est ce qu'il faut que je fasse vraiment aujourd'hui pour avancer dans mes projets, pour avancer dans mes objectifs. Et ça veut dire que déjà on sait que c'est atteignable. On sait exactement sur quoi on doit se concentrer, on perd pas de temps à s'éparpiller sur 50 000 trucs, et à la fin de la journée... La satisfaction de se dire j'ai fait les choses qui étaient importantes. Plutôt que de se dire c'est cool j'ai coché 10 tâches sur les 50 que j'avais prévues, il m'en reste encore 40 et donc généralement en plus du coup on culpabilise, enfin voilà, baisse de confiance en soi aussi parce qu'on se dit j'ai rien fait, j'ai pas avancé, tout ça. Et alors que dans l'autre sens, juste de se dire ok en fait je sais que j'ai ce temps-là pour bosser aujourd'hui, je peux faire ça, ça, ça et ça c'est le plus important. et une fois qu'on l'a fait après c'est que du bonus et surtout c'est tellement gratifiant et ça motive encore plus pour la suite moi j'ai créé des espaces de ce que j'appelle les petites merdes,
- Speaker #1
les petites merdes administratives donc je peux répondre à des trucs ultra rapides quand c'est mon équipe parce qu'elles bossent pas que pour moi et que quand elles sont dessus je peux m'arrêter et répondre par contre si je suis dans un espace créatif de concentration je coupe tout et tant pis hum Donc je peux dédier deux heures dans la journée pour ça. Je ne fais que mes petites merdes. Et je le fais en fonction de mon énergie. Donc c'est soit le matin, parce que je sens que même avec le café, c'est une énergie de dingue. Donc voilà, les petits trucs, les impôts, les machins, ça c'est facile. et je me souviens quand j'écrivais mon livre enfin un de mes livres je me barrais des journées entières pourquoi ? et je parle aussi pour des programmes parce que derrière ça on va avoir du mal à créer un programme rarement on crée un programme avec si on fait des brochures à l'intérieur du contenu etc. on peut avoir la trame tout de suite et puis après il faut le remplir à l'intérieur un livre c'est pareil, on peut avoir le sommaire mais après il faut l'écrire et le temps de revenir dedans, si je n'ai pas ma journée le temps que je relise moi que c'était pour mon livre ou pour mon ancien programme alors là du coup la session 1 c'est ça la session 2 c'est ça et du coup je me remets dans l'énergie ça me prend parfois une demi-heure avant de me remettre dedans et de repartir dans l'énergie de cette création et pour les livres je me bloquais une journée complète pour écrire. Et du coup, j'avançais, je faisais des chapitres, des choses comme ça. J'essayais de choisir, mais bon, parfois c'était comme ça, mais j'essayais de choisir des moments où aussi je coupais tout, j'étais dans le calme, il n'y avait rien de spécial à faire, il n'y avait aucune urgence. Et du coup, je pouvais laisser venir cet espèce de flot. Et si ça ne venait pas, je pouvais partir en méditation, en visualisation pour justement calmer le mental. je suis d'accord pour dire qu'on a tendance à... Moi, quand j'ai des énormes to-do list, j'ai noté... Donc maintenant, j'ai deux to-do list. Après, tu vas nous expliquer un peu Notion quand même. Je ne te laisserai pas partir comme ça. Mais donc, je suis de la vieille école avec mon agenda papier et donc mes to-do list sur des vieilles feuilles que je plie, etc. J'ai une liste globale et j'ai une liste de la journée. parce qu'avant, je travaillais sur ma liste globale, je rayais, je la réécrivais le soir. Mais en fait, cette liste globale, elle, comme tu le dis, elle ne s'arrête jamais. Et quand on arrive sur cette to-do liste où il y a parfois 20 points, moi, ça me mettait des hauts le cœur et limite, j'avais une espèce de pression où je n'avais plus du tout envie d'y aller. Alors que si la veille, je prends trois points et où je relis le matin, mais je faisais plutôt ça la veille, on se met d'accord, je me mets d'accord avec moi-même, je prends trois points. et je mets bonus si j'ai le temps celui-là, au moins je sais que j'arrive, ma to-do liste elle est prête, à la fin effectivement je rail, et je suis contente, et je te rejoins à 200%, mais qu'on ait Notion ou pas Notion, des outils d'organisation, ou comme moi, des vieilles to-do listes, deux to-do listes différentes, pour moi c'est obligatoire pour ne pas stresser.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #1
c'est sûr que le fait de voir 50 trucs à faire d'un coup tu sais pas par où commencer déjà ça te crée une charge mentale de devoir choisir laquelle tu vas devoir prendre dans l'histoire moi je les priorise j'ai la 1 jusqu'à 20 et à chaque fois tous les soirs je repriorise donc je remonte les choses qui sont prioritaires donc même ça j'ai déjà le réflexe mais malgré ça de voir une liste avec 20 points quand tu démarres la journée et que tu sais que dans les 20 points t'en as qui vont te prendre 2 jours t'as plus envie en fait autre chose
- Speaker #0
autre chose ça serait alors après c'est pas forcément en termes d'équilibre vie pro vie perso mais par contre en termes de charge mentale du coup c'est quand même lié c'est de tout noter Se décharger le cerveau, notre cerveau n'est pas fait pour retenir l'information. Il est très très mauvais pour ça. C'est pour ça qu'on a commencé à écrire sur les murs des cavernes, puis après on a fait des papyrus, des disquettes, et puis maintenant on a des clouds, des drives et tout ça. Mais notre cerveau, il n'est pas bon là-dessus. Donc vraiment, à chaque fois qu'on s'oblige à retenir une information, c'est aussi une partie un peu de capacité cognitive qu'on utilise pour ça, quelque chose qui va rester un peu en arrière-plan. Les trois quarts du temps, on ne va jamais s'en souvenir au bon moment, parce qu'en vrai... C'est vrai quand on se dit, ah tiens, il faut que je pense à acheter du dentifrice. On ne se rappelle jamais qu'il faut qu'on achète du dentifrice quand on est en train de faire les courses devant le rayon dentifrice. Bien sûr que non. On va s'en rappeler avant, on va s'en rappeler après, quand on sort du magasin. On va s'en rappeler quand on sera dans notre salle de bain et qu'on va vouloir prendre le dentifrice et qu'il n'y en a plus. Mais on ne va jamais s'en rappeler au bon moment. Donc non, c'est pour ça qu'on fait de l'is des courses.
- Speaker #1
Moi d'ailleurs, j'ai... J'ai découvert un outil, parce que je ne connais pas toutes les capacités de mon iPhone, c'est que parfois j'ai des idées comme ça quand je suis en train de conduire. Je suis au feu rouge et je me dis Merde, tiens, il y a ça et tout. Et ça m'a gassée parce que je me suis dit Il faut que je m'en souvienne. Et tu as raison, les trois quarts du temps, je rentrais à la maison, j'étais énervée. Ah, c'est quoi, c'est quoi, c'est quoi ? Et j'ai découvert qu'on peut faire 10 séries, crée-moi une note, et on dit ce que c'est,
- Speaker #0
et on valide.
- Speaker #1
Et du coup, après, ça apparaît sur le téléphone. Alors moi, ce que je fais, c'est que tous les soirs, je vide cette liste. et que je la bascule sur ma to-do list parce que sinon je vais me retrouver avec 25 to-do list et là je suis morte et je ne sais plus où c'est mais ça j'ai découvert il y a très peu de temps donc je partage pour ceux qui ne sont pas geeks comme moi de leur iPhone ça m'a quand même changé un peu la vie alors que j'aimais pas trop j'ai du mal à avoir mon agenda parce que j'ai besoin de rayer enfin il y a un truc qui me manque avec l'agenda iPhone même si je sais qu'évidemment tout est coordonné et la problématique c'est que j'ai un agenda un gros organiseur très épais que je n'emmène évidemment jamais avec moi. Et donc, quand il faut prendre un rendez-vous, je le prends au pifomètre. Donc ça, j'ai bien compris que je n'étais pas au summum de mes optimisations. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas. Je crois que c'est aussi pour ça que j'aime tant les livres et pas les liseuses. Il y a un truc vraiment de touché qui vient me manquer. En revanche, mon équipe m'a fait passer sur Trello. qui est un système pour dissocier différentes tâches. Donc, on a Instagram, on a les plans de communication. J'ai aussi les podcasts, justement. Et du coup, ça permet de lister, de créer d'autres listes. Et l'avantage, c'est que mon papier, il est commun à tout le monde. Et ça, j'avoue que c'est quand même assez pratique. Voilà. Justement, alors Notion, c'est la vie ?
- Speaker #0
Tu peux nous expliquer pourquoi c'est si génial que ça Notion ? Alors pour des gens qui n'y connaissent potentiellement rien
- Speaker #1
Notion c'est la vie Je ne dirais pas que c'est la vie mais par contre c'est un super outil d'organisation Effectivement c'est l'outil que j'utilise maintenant depuis 4 ans à peu près J'en ai testé plein des outils d'organisation, très long j'ai testé Pendant longtemps j'ai eu un budget de journal aussi J'ai testé digital, papier, plein de choses Donc Notion en soi c'est un outil en fait ce qui est incroyable avec Notion c'est qu'en gros on part et d'un côté c'est incroyable et en même temps c'est le truc qui fait un petit peu peur parfois, c'est qu'on part d'une page blanche, c'est à dire qu'on arrive on a une page blanche et en fait c'est comme si on avait un monde de Lego on a plein de blocs, ça fonctionne avec un concept de blocs, donc on peut avoir des blocs avec des textes, des titres des images, des tableaux des liens, des PDF, tout ce qu'on veut et on peut assembler tous ces blocs là Pour faire plein de choses, des pages, des sous-pages, etc. Il y a vraiment pas mal de fonctionnalités. L'avantage, en fait, c'est que ça a justement ce côté un peu Lego, avec tous ces blocs qu'on peut bouger, modifier, transformer, créer, etc. Ça permet en fait de créer un système d'organisation où on va pouvoir tout mettre et tout gérer et tout centraliser. Et comme tu le disais, tu vois, quand tu enregistres tes notes, après tu vides ça et tu le remets sur ton agenda, parce que la clé aussi dans le fait de décharger son cerveau, c'est aussi de décharger son cerveau et de tout centraliser. pour pouvoir retrouver l'information. Parce que moi aussi, j'ai eu ma période avec plein de carnets. C'est bien, j'avais le carnet jaune pour les idées, machin, puis le carnet rose pour ça, puis le carnet rouge pour écrire, plus machin. Sauf que bon, quand tu cherches, tu te dis, ah oui, alors ça, je l'ai noté. Mais où ? Dans lequel ? Donc là, l'avantage, c'est vraiment, on peut tout centraliser, à la fois toutes les tâches qu'on a à faire, donc vraiment en termes d'organisation, avec des calendriers, des plannings, des listes de tâches, tout ça. On peut centraliser aussi toutes les informations qu'on peut lire, tous les contenus. Moi j'ai toute une base par exemple avec les livres que je lis, les notes que je prends dessus. Et on a du coup la magnifique fonction recherche, que nous n'avons pas sur les carnets papiers, qui est quand même vachement pratique, justement pour pouvoir faire ressortir les choses. Donc, il y a le côté un peu page blanche qui fait peur. L'avantage, c'est qu'on a une fonctionnalité qui est absolument incroyable, qui est le fait que les gens peuvent créer ce qu'on appelle des templates sur Notion. C'est-à-dire que moi, par exemple, j'en ai plusieurs que je propose, où j'ai déjà créé, on va dire, un système déjà un peu préconstruit. Et du coup, un clic, en fait, n'importe qui peut venir le dupliquer et du coup pouvoir après le personnaliser, le réutiliser, l'arranger à sa sauce ou juste l'utiliser tel quel, puisque du coup, il est prêt à l'emploi. Ça, ça permet d'éviter un peu le côté syndrome de la page blanche Et moi ce que j'adore après c'est aussi tout le côté qui est très personnalisable et du coup ça veut dire aussi qu'on peut adapter l'outil en fonction de soi, on peut le faire évoluer. C'est assez flexible et du coup nos besoins en termes d'organisation ils évoluent avec notre business aussi. Donc c'est important aussi que notre système d'organisation puisse évoluer. Et du coup ce côté flexible ça fait qu'on peut vraiment avoir un système qui nous correspond en fonction de notre logique de pensée, notre façon de travailler, notre business. Et c'est pas nous qui devons nous adapter à l'outil qui est déjà on va dire pré-construit.
- Speaker #0
Très lourd et plus limité. Il y a un système, tu ne peux pas du tout justement mettre de PDF. Moi, parce que j'avais du mal à comprendre, j'entends parler de Notion et surtout j'entends parler de formation limite obligatoire pour aller dedans. Alors que moi, très lourd, en trois minutes, on me l'a montré. Alors je ne dis pas que je connais bien évidemment toutes les fonctionnalités, mais voilà. Ce qui était nécessaire pour collaborer avec mon équipe a été mis en place. en revanche effectivement toi quand tu m'envoyais ton lien de présentation quand je clique j'ai tout j'ai la photo, j'ai le descriptif parce que souvent moi quand je suis sollicité on me demande une photo On va me demander une courte présentation, on va me demander potentiellement pourquoi pas une forme de CV, on va me demander des liens avec mes livres, on va me demander les liens avec les conférences que j'ai pu faire, on va me demander des photos peut-être en tout cas plus chamaniques, etc. Et du coup, toi, tu as tout centralisé et tu l'as fait une fois, alors que moi, je le fais à chaque fois, même si j'ai tendance à maintenant... me rappeler que je vais dans mon document, mes photos, et que je prends toujours deux, trois mèmes, et ça va me prendre deux, trois minutes. Alors que là, il suffit d'envoyer le lien, en fait. Oui.
- Speaker #1
Et les fonctionnalités de partage, les fonctionnalités de collaboration sur Notion sont hyper pratiques, parce qu'effectivement, tu peux vraiment partager une page, soit juste pour la partager, pour que les personnes puissent accéder aux informations qui sont dedans, soit pour que les personnes puissent, si elles ont un compte Notion, modifier. comment tu peux mettre des commentaires etc tu peux les partager à n'importe qui avec un lien ou de façon nominative et ça ça se fait vraiment en deux clics quoi et c'est vrai que c'est hyper pratique puisque voilà il ya des choses comme ça et puis même il ya plein de moi aujourd'hui dans nos chaînes il ya absolument tout que ce soit au niveau pro ou au niveau perso j'y Toutes les informations, mes scripts de podcast, ils sont dans Notion. Je suis capable de dire tous les contenus que... Enfin, je ne suis pas capable de te le dire, mais j'ai l'info. Tous les contenus que j'ai pu publier depuis 2020, que ce soit sur Instagram, sur mon podcast, sur mon blog, etc. J'ai les livres que je lis, les notes que je peux prendre dessus, les formations que je suis. Mais même au niveau perso, ma liste des courses, ma liste des repas. La page avec la liste des repas de la semaine, la liste des courses, c'est partagé avec mon chéri, comme ça. Moi je prépare les listes des repas et je prépare les listes des courses et puis lui il y a accès sur son téléphone quand il va faire les courses et il coche au fur et à mesure.
- Speaker #0
Et du coup il y a une application Notion sur son téléphone ? Oui.
- Speaker #1
Sur téléphone, tablette, ordinateur, navigateur. À partir du moment où tu as Internet, tu peux t'en servir. Donc il y a aussi ça. Dire que moi, par exemple, toutes les idées, dès que j'ai une idée, typiquement, comme on disait, ce n'est pas quand je suis devant mon ordinateur en train de me dire Tiens, maintenant, je vais réfléchir à avoir des idées. Ça, ça ne marche pas. Généralement, je vais aller me balader et puis je vais penser à un truc. Ah tiens, une idée de contenu. Je prends mon application, hop, et en un clic, j'ai rajouté l'idée dans ma base de données d'idées de contenu. Et je peux la retrouver après quand je veux.
- Speaker #0
Et tu l'écris ou tu la dictes ?
- Speaker #1
Alors moi généralement je l'écris. Je n'ai pas encore trop l'habitude d'utiliser les fonctions d'enregistrement vocal.
- Speaker #0
Ma fille est hyper bonne si tu veux. Elle a du temps, elle te l'apprend. Pour les textos, j'écris encore et je la vois dicter.
- Speaker #1
Moi j'arrive. Après, j'ai tellement l'habitude d'écrire, mais même après je suis beaucoup plus sur le format écrit. Si ce n'est le podcast, mais par exemple, je regarde assez peu de vidéos au final. Je vais plus écouter des podcasts. Je vais lire des articles de blog. Quand je cherche un truc aujourd'hui, je cherche toujours sur Google et je vais lire des articles de blog. Je préfère lire un article que regarder une vidéo YouTube.
- Speaker #0
Ça dépend de notre cerveau. D'accord. Sinon, on va parler un petit peu, mais on en a déjà parlé. On a déjà commencé à aborder le sujet avec Bali. Ce podcast, il aborde aussi beaucoup la notion de la spiritualité dans l'entrepreneuriat. Quels sont les sujets, toi, qui te passionnent ou qui te questionnent ? à propos de la spiritualité. Tu m'avais parlé du karma, du grand horloger. Est-ce que tu peux nous parler de tout ça ?
- Speaker #1
Le karma, je trouve que c'est... Effectivement, j'ai passé pas mal de temps, c'est de dernières années à Bali, donc forcément, on peut bénir là-dedans. Et c'est vrai que je trouve qu'il y a un côté... Je trouve qu'il y a un côté qui me paraît hyper logique. Après, moi, de base, j'ai quand même un côté très cartésien, logique, ingénieur. Je suis athée. Donc, je n'ai pas une croyance très forte dans un truc. Mais effectivement, il y a plein de choses qui me questionnent. Le karma, par exemple, je trouve que c'est très logique comme concept. Je trouve ça beau comme idée de, globalement, en fonction de ce que tu fais, il y a un espèce d'équilibre global qui est de, par rapport à si tu fais des choses bien, ça te sera, on va dire, re-rendu d'une manière ou d'une autre, et vice-versa. Je suis assez fascinée par la beauté du vivant. et du monde de façon générale. C'est incroyable comment c'est agencé, comment c'est bien pensé. Et du coup, ça me questionne beaucoup sur le... J'ai du mal à me dire que ça ne peut être que le fruit du hasard et d'une suite, on va dire, itérative d'évolutions et de choses complètement aléatoires, de processus aléatoires. Donc derrière... j'arrive pas forcément à mettre de mots dessus que l'idée de Pascal du grand horloger qui aurait de l'univers, je sais pas trop comment on peut appeler ça mais qui quand même un peu structurait la chose sans forcément derrière avoir de croyances de termes de religion, d'idéologie d'un dieu qui nous surveille et qui va nous dire ça c'est bien, ça c'est mal mais je trouve quand même ça assez fascinant le... la beauté dans la façon dont le monde il est fait.
- Speaker #0
Je crois que la notion de bien et de mal, elle passe par nos prismes. Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui est mal ? En fonction de notre éducation, en fonction de notre religion, en fonction de nos croyances, elle va être différente. Moi, ce que tu as partagé tout à l'heure, c'est pour ça que j'ai un petit peu approfondi, c'est que parfois on peut être très cartésienne. Moi, je suis une ancienne ultra-cartésienne. mais être dépassé par la magie énergétique de ce qui est en train de se passer. Et c'est un peu ce que tu décris à Bali, c'est-à-dire que tu décris, ouais c'est chouette, bon il y a la plongée, donc le truc très la technique d'ingénieur. C'est bien ce qu'il y a la plongée, les gens sont sympas, les paysages sont jolis et il y a le réseau internet. Mais derrière ça, il y a quand même autre chose qui s'y passe. Et c'est ça dont on parle. finalement cette forme de c'est un appel déjà à une forme de spiritualité la spiritualité c'est quelque chose qui va nous amener à trouver la paix intérieure et la sagesse et c'est ça que j'adore dans la spiritualité c'est qu'elle est comme Neuchâtel une personne fiable à l'infini en fonction de ce qui est ok pour nous de nos croyances et de là où on est prêt à aller. Mais finalement, Bali, tu parles quand même d'un truc très énergique, ce côté communautaire, etc., mais finalement, c'est de l'énergie dont tu parles. Totalement. C'est-à-dire que c'est le way of life, la façon d'être, de penser, de vivre, de coexister avec l'ensemble, donc avec la nature y compris, qui fait qu'on s'y sent si bien. C'est une façon d'être, une façon de vivre, une façon de voir la vie qui fait qu'on s'y sent si bien. c'est aussi intéressant parce que là juste avant j'accompagnais un groupe et je parlais de justement de nos voiles parce qu'aussi on parle de voiles karmiques, c'est à dire qu'à la base lorsque l'on est pour ceux qui y croient ou pas, donc on est neutre avec toute la beauté de qui l'on est, ce qu'on appelle le diamant pur moi j'appelle ça diamant pur mais en tout cas quelque chose de parfait, et puis il y a le karma ce qu'on est venu aussi expérimenter dans la vie ça on y croit ou on n'y croit pas mais voilà il y a ce qui fait qu'on ne va pas avoir la même vie que tout le monde et en tout cas pas les mêmes challenges et les voiles c'est nos croyances donc les voiles ils viennent de notre éducation ils viennent de nos expériences de vie parce que j'étais blessée trompée quand j'étais amoureuse il y a quelque chose où je vais avoir la peur d'être abandonnée, d'être trahie et donc il y a une espèce de voile qui vient se poser lorsque je fais quelque chose de mal, quand tu parles de bien ou de mal, mais que finalement je dis quelque chose ou que je fais quelque chose, même si je dis je m'en fous après tout, je m'auto-justifie, de moi avec moi-même, inconsciemment, je sais que ce n'était pas OK. Je sais que ce n'était pas chouette. Et donc, ça laisse une trace à l'intérieur de nous. et peu à peu ça vient un peu gangriner alors gangriner non parce que ça s'enlève et ça se remet pas mais ça vient un peu ternir le joyau qu'on a à l'intérieur de nous et je crois que ce que tu as senti à Bali c'est justement finalement cette pureté et cette reliance avec la nature et le chamanisme c'est au quai d'extérieur et parce que c'est beaucoup mis en avant on y voit des plumes, des tambours et parfois des gens un peu perchés alors dans certaines sociétés c'est vraiment les costumes traditionnels donc ils respectent ça mais au delà de ça le chamanisme c'est une pratique très ancrée et qui est très connectée à la terre c'est une pratique qui va utiliser tous les éléments pour purifier, nettoyer libérer donc elle va servir de l'eau, du vent de la pluie, du soleil du feu et donc c'est une pratique qui est ultra reliée à la nature et donc parce qu'elle continue dans ce sens là et parce qu'il y a une notion de respect profond de la nature il y a une notion de respect de tous les êtres visibles ou invisibles ça je vais un petit peu plus loin qui peuplent notre environnement mais je crois que peu importe ce que tu décris à Bali c'est quelque chose que tu as senti
- Speaker #1
Oui, parce que Bali, on y restait particulièrement longtemps, et on est quand même baladé dans pas mal de pays d'Asie. On est revenu à Bali l'année dernière, alors qu'au final, ce n'était pas prévu, parce que finalement... Et quand on est arrivé, clairement, il y a un côté où on était... Au moment où on est arrivé, on connaissait un peu plus, donc il y avait le côté un peu plus familier, mais il y avait quand même un truc de... Ouais, là, on est bien, tu vois. Et même par rapport à la Thaïlande, par rapport au Cambodge, par rapport à la Malaisie, au Vietnam, enfin, je veux dire, on a fait plusieurs pays, mais là, c'était... Il y avait quelque chose, clairement.
- Speaker #0
C'est ça. Et ça n'a peut-être pas besoin, la spiritualité, parfois, aussi. Et puis, on n'a déjà même pas besoin de mettre le mot spiritualité, c'est juste, en fait, nous reconnecter à notre cœur, et tout d'un coup, on se sent bien, on se sent un peu à la maison, on se sent accueilli. Et c'est ça, en fait. Vraiment, la... Lorsqu'on parle de spiritualité, parfois ça peut faire un petit peu peur, dire là ça y est elle est spirituelle, même que le mot parfois ça peut être limite un gros mot, mais je crois qu'on pourrait simplement dire que c'est une voie de reconnexion à notre cœur, simplement trouver notre sagesse, notre bonheur, notre joie, et d'être connecté à son cœur et simplement d'arrêter peut-être de se questionner, ce qui n'est pas possible pour des cartésiens et des hyper-cérébraux. Je suis aussi assez cérébrale, et simplement se dire en fait je suis bien ici. Merci beaucoup. Je vais te laisser le mot de la fin. Donc, je rappelle le titre. Optimiser son organisation pour séparer sa vie pro et sa vie perso avec et par Léna. Je te laisse le mot de la fin.
- Speaker #1
Le mot de la fin. Faites des pauses. Autorisez-vous. Moi, c'est le conseil le plus productif que j'ai à donner. Généralement, faire des pauses, parfois c'est la chose la plus productive qu'on puisse faire. Non, mais je pense que c'est aussi s'autoriser. S'autoriser à... S'autoriser à prendre du temps pour soi, s'autoriser à appuyer sur pause, s'autoriser à avoir des moments de déconnexion. Parce qu'il y a aussi ça, et je trouve que d'autant plus quand on est une femme, quand on est entrepreneur, il y a ce côté où on doit tout gérer sur tous les fronts. Être l'image un peu de la girlboss, de la maman parfaite, de la femme parfaite, de tout ça. En fait, juste s'autoriser à dire, en fait, là, j'ai juste envie de rien faire et de prendre du temps pour moi. Et c'est OK, c'est normal et on en a tout besoin.
- Speaker #0
Merci beaucoup. J'en profite pour rappeler qu'on vient à peine de fêter les 80 ans de notre droit de vote. Il reste encore un petit peu de chemin. Merci beaucoup à toi et à très bientôt. Merci beaucoup.
- Speaker #2
J'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à des personnes qui veulent elles aussi créer les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles. Retrouvez l'ensemble des informations et des liens dans la description de l'épisode, ainsi que sur mon site audreycarsalade.com N'hésitez pas non plus à laisser un commentaire si vous avez des suggestions, des idées, ou tout simplement si vous avez aimé cet épisode. Pour cela, rien de plus simple, filez sur Apple Podcasts et n'oubliez pas les petites étoiles. Retrouvez-moi aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Audrey Carsalade et... A l'adresse contact at audreycarsalade.com N'oubliez pas non plus de vous abonner à la clé de route sur votre plateforme d'écoute podcast préférée pour être informé de la sortie du prochain épisode. Bonne semaine à tous et merci de votre écoute.