- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'émission La Clé de Voute. Je suis Audrey Karsalad, coach, autrice et femme médecine. J'aide les entrepreneurs du Nouveau Monde à développer leur business, les pieds dans la terre et la tête connectée aux étoiles.
- Speaker #1
Un lundi sur deux,
- Speaker #0
seul ou accompagné d'un invité, nous parcourons des chemins de vie puissants et singuliers, des réflexions vers une nouvelle vision du mot entreprendre en participant à l'éveil des consciences. La Clé de Voute, le trait d'union. entre le monde visible et invisible de l'entrepreneur conscient de ses actions et à l'écoute de son intuition.
- Speaker #1
Bonjour à tous, cette semaine j'avais envie de vous parler du syndrome du perfectionnisme. Dans l'absolu, être perfectionniste permet bien des accomplissements, le dépassement de soi, meilleure qualité de travail, une motivation et un engagement fort avec un désir puissant d'atteindre des normes. élevé. C'est complètement vrai. Ce qui est vrai également, c'est son côté obscur, son côté sombre. Les auto-jugements, l'insatisfaction permanente, car on peut toujours mieux faire en fait, stress, anxiété et bien sûr, la fameuse procrastination, c'est-à-dire que je ne fais plus rien au final. Alors, quand le perfectionnisme nous amène à avoir des plaques d'eczéma, des insomnies, une exigence envers nous-mêmes et les autres, qui dégradent les relations, alors oui, peut-être qu'il est temps d'en finir, en tout cas d'en prendre déjà conscience. J'ai quelques questions pour vous. Arrivez-vous à être fier de ce que vous créez ou est-ce que vous vous dites régulièrement que ça pourrait être mieux ? Si un travail n'est pas à la hauteur de vos exigences, de vos critères, est-ce que cela vous procure des jugements, voire carrément des insomnies ? Comparez-vous régulièrement votre travail à celui des autres en vous disant qu'eux y font certainement et ils font beaucoup mieux que vous. Vous arrive-t-il carrément de procrastiner parce que vous ne sentez pas à la hauteur de la tâche ? Bonus, vous avez l'impression d'être entouré par des incompétents et vous trouvez toujours quelque chose ou presque à redire à leur travail. Je vais tout de suite vous mettre à l'aise. Moi, le syndrome du perfectionnisme, il était particulièrement bien, bien, bien présent dans ma vie. Mettez-moi 13 ans dans une entreprise de luxe avec le souci du détail comme exigence. Ajoutez-y, pardon, une directrice qui avait un syndrome du perfectionnisme propre. proche d'une étude de cas et cela donne une ultra perfectionniste évidemment. C'est l'expérience qui m'a fait évoluer. Soyons clairs, lorsque vous démarrez, vous êtes à votre compte et il est rare d'avoir déjà 10 personnes à vos côtés. Alors oui, bien entendu, vous ne pouvez pas créer aussi rapidement, vous ne pouvez pas avoir le même rendu qu'une personne dont c'est le métier. Par exemple, le graphisme. Moi, c'est un exemple, ce que j'ai démarré qui m'a vite calmée, c'est ce fameux premier e-book dont j'ai déjà parlé, que j'ai payé tellement cher entre guillemets. la graphiste qu'il m'a fallu un an pour le rentabiliser. Cet e-book, je l'avais mis à 19 euros. Et si vous payez une personne 1 500 euros, je vous laisse faire le calcul, il a fallu que j'en vende 200 pour commencer à dégager une marge, alors que je démarrais en tant que naturopathe. Et j'ai donc, après coup, revu ma copie, veillant à ce que les prochains lancements, accompagnements ou programmes soient bien présentés et aussi rentables. Donc ça, ça a été des expériences qui m'ont vraiment aidé à me dire Ok, d'accord, tu as une exigence, mais tu vas quand même te rappeler que tu n'as pas 50 personnes, tu peux... pas en fait la même chose. Donc tu fais de ton mieux, tu veux des choses pro parce que tu as été habitué à avoir quelque chose de joli, mais bien entendu ne t'attends pas à avoir le même résultat qu'une graphiste. Il y a plein de choses qui ont encore évolué et j'ai aussi appris à communiquer auprès de mes prestataires. Je me suis bien rendu compte qu'ils n'étaient pas dans ma tête et que si je voulais un certain rendu, il fallait que je puisse leur expliquer, leur faire reformuler pour être certaine qu'ils avaient bien compris. J'ai appris aussi à être fière de moi, à m'encourager, à me célébrer, à célébrer mes ventes, chaque retour positif de mes clientes. Tout ceci justement pour comprendre que ce que je faisais était déjà extraordinaire, suffisant, d'excellente qualité et que oui, mes accompagnements valaient de l'or. Comment pourrait-on rester motivé sans encouragement ? Les nôtres en premier lieu, comment pourrait-on sortir de la tentation de se comparer si nous sommes perpétuellement déçus par ce que l'on fait ou par nous-mêmes ? Comment continuer et ne pas procrastiner si l'on pense que notre travail est moyen et même lorsqu'on a des retours positifs de nos clients ? Vous savez le fameux oh non c'est trop parce que nous sommes dans l'incapacité de recevoir le compliment. Du coup, fort de toutes ces expériences, là je vous en ai cité deux, mais j'en ai eu bien évidemment un certain nombre, je pensais sincèrement à avoir, loin d'avoir complètement terminé avec ce syndrome, je l'avais en tout cas fortement, voire très fortement diminué. Et cet été, j'ai pris une claque. Je me suis rendu compte à quel point j'étais encore tellement exigeante vis-à-vis de moi-même. Vous savez, si vous me suivez sur les réseaux, je prône souvent cette expression marcher sa parole Et je me suis rendu compte à quel point elle m'avait étouffée. Car oui, il n'y a rien de plus dur que d'aligner en permanence vos croyances, vos pensées, vos mots et vos actions. Pourquoi ? Parce que nous sommes humains, parce qu'il se peut qu'on ait mal dormi, que nous les femmes on ait nos règles, nos bouffées de chaleur selon l'âge, nos crampes, pour peu qu'on ait une mauvaise nouvelle, pour peu qu'il y ait des peurs qui remontent, il nous arrive et il continuera de nous arriver à ce que nos mots, nos actions ne soient pas pleinement alignés avec notre façon de voir la vie ou avec nos valeurs. Doit-on s'auto-flageller ? Je prends un exemple pour illustrer ce propos. J'aime beaucoup parler de cet extrémisme écologique. Vous savez, vous triez vos déchets, vous achetez en vrac, en tout cas vous essayez autant que faire se peut, vous ramassez les papiers, vous essayez de manger bio et l'on vous juge parce que vous prenez l'avion. Résultat, vous n'avez plus trop envie de faire quoi que ce soit, ça dégoûte les gens tout court. Moi je me souviens quand j'étais naturopathe en exerçant mon métier, j'ai eu une période qui était vegan par amour des animaux. J'ai vraiment essayé au maximum d'avoir un comportement vegan. Est-ce que je parlais d'alternative à la viande sur les réseaux ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que je mettais en valeur des marques véganes ? Bien entendu. Est-ce que je me prenais le bec avec des fans de barbecue ? Ou est-ce que je faisais culpabiliser sur Instagram ? Mais n'importe quoi, certainement pas. Tout simplement pourquoi, quand on m'avait fait ça, j'envoyais les gens bouler en... Avec cette expression, non mais pour qui tu te prends en fait ? Je crois à la pédagogie, je crois à l'explication et je ne crois pas à l'obligation. Et bien dans notre vie, tous les jours, c'est pareil. Faisons de notre mieux et foutons-nous la paix. Et cet été pour la... La première fois, j'ai ressenti un apaisement extatique. Je cesse de vouloir être parfaite au profit de m'aimer pleinement. Et toi, qui t'imagines que je suis, que ton coach, ton mentor, ton psy, tes parents sont parfaits, sache que j'ai une très bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que bien évidemment, non, ils ne sont pas parfaits. La bonne nouvelle, c'est que tu vas pouvoir arrêter de projeter tes propres fantasmes, tes attentes sur les autres et de commencer à te reconnaître. et à reconnaître toutes les pépites qui sommeillent en toi. Projeter, fantasmer sur l'autre, c'est prendre le risque d'être déçu d'un côté, de celui qui est en pleine admiration, et de décevoir de l'autre, celui qui essaye de continuer à y mettre ses paillettes. Car essayer d'être parfait, c'est s'infliger quotidiennement une exigence intenable et castratrice. C'est aussi parce que l'on sait qu'on n'est pas parfait et qu'on continue quand même. Vous savez, tel un cercle vicieux, Je sais que le costume est trop grand, mais je continue de donner l'illusion tout en sachant que je ne suis pas cette personne. Moi, j'essayais vraiment d'être dans ce syndrome de je marche ma parole Sauf que je me rendais compte que lorsque ma parole, lorsque mes actes, lorsque mes pensées n'étaient pas pleinement alignées, je me jugeais, c'était comme une espèce de raideur à l'intérieur de moi. Et du coup, je rectifiais le tir, et du coup, je m'infligeais des choses. Alors, évidemment, du domaine inconscient, je ne réalisais pas à quel point. Finalement, j'étais comme... cloisonner. S'autoriser l'imperfection, c'est s'autoriser à faire de son mieux et à s'aimer quoi qu'il arrive. C'est la liberté. La liberté de se tromper, la liberté de s'affranchir de ses propres jugements et du regard des autres. Vous n'aimez pas tout le monde, les autres ne vous aiment pas tous, tout le monde ne vous aimera pas et c'est ok en fait, c'est pour ça qu'on est Des milliards d'individus sur Terre, qu'on a des gens avec qui on va avoir une infinité. C'est comme ça qu'on crée des communautés. Mais vouloir, et notamment sur les réseaux sociaux, plaire à tout le monde, c'est avoir un discours qui potentiellement va se fondre dans la masse. Je vois trop de gens qui au bout d'un moment, parce que justement ils arrivent à avoir une énorme communauté, tout d'un coup ils se sentent étriqués sur leur compte parce que dès qu'ils disent quelque chose, il y a toujours 20 commentaires négatifs. Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Vous ne plairez pas à tout le monde. et tout le monde ne vous plaira pas. Moi, j'aime vraiment cette notion et c'est l'énergie que j'ai retrouvée. C'est cette notion de me dire, ah ben ouais, ok, je ne suis pas parfaite, mais je suis libre. Je suis libre d'être moi. J'ose davantage, je reconnais mes talents, je m'autorise à rater et surtout, je m'autorise à réussir. Et c'est vraiment ce que je vous souhaite. se rendre compte que le syndrome de l'imperfection nous étrique et nous empêche de voguer vers nos rêves. Il nous étrique dans une énergie et dans un cercle vicieux du je dois, il faut, est-ce que c'est à mon niveau, est-ce que je suis en train de me décevoir ou pas ? Et qu'est-ce que je m'inflige à moi-même au final ? Alors que lorsque je suis dans cette liberté de me tromper, d'échouer, de parfois être malunée, je m'autorise comme une espèce d'énergie bien plus vaste et qui peut être solaire et qui va du coup inviter encore plus de monde à vous rejoindre et éliminer définitivement certaines personnes pour qui votre parole, votre façon de penser, votre vision et votre imperfection, ou qui ont peut-être d'ailleurs le syndrome de cette perfection, avec qui ça ne résonnera pas. Mais peu importe. S'autoriser la perfection, c'est s'autoriser à faire de son mieux et à s'aimer quoi qu'il arrive. C'est la liberté de se tromper. c'est aussi surtout s'autoriser à rater et à réussir. Je vous souhaite une magnifique fin de journée, matinée, après-midi. À très bientôt.
- Speaker #0
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