Speaker #0Ah ! La Louvre respire. Tantra, désir et sexualité sacrée. Un podcast intime et initiatique autour du tantra, de la spiritualité incarnée et du féminin sauvage. Bienvenue, je m'appelle Louvre et je suis réalisatrice et thérapeute. J'ai réalisé le documentaire « Le sang de nos lunes » , un rituel qui sublime nos cycles menstruels et nos corps de femmes. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes à se reconnecter à leur part sauvage, à leur sensualité, à leur rage sacrée et à leur puissance créatrice. Dans ce podcast, je te raconte des épisodes de mon histoire en lien avec le tantra et la spiritualité, ces univers dans lesquels j'ai pénétré il y a quelques années. J'y parle de mon expérience, de mon vécu à un moment T. C'est une vérité qui m'appartient et qui, comme moi, est un chemin, muable, en évolution permanente. Alors merci de l'écouter avec bienveillance, comme quelqu'une qui offrirait sa vulnérabilité de l'instant au monde, et non pas comme une réalité absolue. Avec joie de découvrir les échos que ces expériences évoqueront en toi, dans ces univers. Bonne écoute. Dans ce premier épisode, j'ai envie de te raconter comment la Louvre est née et ma rencontre avec le Tantra. A l'époque, j'ai 31 ans. Une amie me parle de massage tantrique. C'est un moment de ma vie où j'ai eu beaucoup d'histoires, beaucoup de coups d'un soir. Je me rends compte aujourd'hui que je cherchais l'amour dans mes relations sexuelles et que j'en ai souvent souffert parce que je me concentrais plus sur le désir de l'autre et comment le séduire plutôt que de me concentrer sur ce que... Moi j'avais envie de vivre. Bon, le sujet de l'amour et de la sexualité ça fait un bac que je m'y intéresse. Et je me doute que si tu m'écoutes, c'est que ce sujet te concerne un peu aussi. En fait, c'était limite mon objectif de vie de trouver un mec et de découvrir ma sexualité quand j'étais plus jeune. J'en parlais beaucoup avec mes copines, évidemment, et notamment avec mes copines journalistes, Mathilde et Clotilde, coucou. Et d'ailleurs, en 2015, Maywen nous a interviewées toutes les deux pour parler de notre rapport aux applications de rencontres. et notamment à Tinder, qui était le supermarché de la rencontre naissant à cette époque. Le podcast s'appelait Tinder Surprise sur Arte Radio et ça a fait un carton. A tel point que Maywen nous a embarqués sur un nouveau projet à elle qui s'appelait Truc de Meuf. Et là, c'était un projet où les femmes parlaient de leur sexualité. Cette fois-ci, on allait plus loin, on parlait de poils, on parlait de plan cul de première fois. Et pareil, elle nous a interviewées. Et ça a tellement bien fonctionné qu'il y a eu une version belge qui a été initiée, avec une production de la RTBF. Et comme moi j'avais vécu à Bruxelles pendant plusieurs années, Maïwenn m'a proposé de l'accompagner sur la production, pour l'assister côté casting et logistique. Ça a été évidemment une expérience de dingue, et surtout, il y a eu l'ouverture d'un épisode réservé aux hommes, qui était absolument merveilleux, d'être une petite souris dans un cercle d'hommes qui abordent la sexualité. Voilà, j'avais envie de vous raconter ces petits épisodes, parce que ça fait vraiment un moment que j'ai les pieds dans ces thématiques. Et que c'est de là où je viens aussi, de ces interrogations quant à ma sexualité, quant à mon désir, au sujet de la masturbation, le sujet des poils, tout ce qui peut concerner la sexualité. D'ailleurs, je me souviens que pendant le confinement, j'avais commencé à initier un projet sur les poils, qui n'a pas encore vu le jour, et peut-être qui ne le verra jamais. Mais c'est un autre sujet. Bref, je reviens où j'en étais. On est le mardi 29 juin 2021, j'ai 31 ans et je réalise mon premier massage tantrique. C'est mon amie Sandra qui m'a parlé de cette masseuse et j'avais besoin de me reconnecter à ma sensualité et à mon corps à travers le massage d'une femme. Cette femme c'est Nora. Et avant de vous raconter un peu plus en détail comment s'est passé ce massage pour moi, en préparant ce podcast, j'ai retrouvé le texto que j'ai écrit à mon amie Sandra après avoir vécu ce massage. Et j'ai écrit Et en fait c'est ça. Pendant ce massage tantrique, La chose qui m'a le plus touchée et marquée, c'est tout l'espace de consentement et de dialogue qu'on pose avec la thérapeute avant de rentrer dans le massage et la rencontre du corps. C'est le prendre soin de ce qui est bon pour moi, qui a été fait avec un grand amour et une grande bienveillance par cette masseuse Nora dont je vous parle. Je me souviens que je crois que c'est la première fois que quelqu'un prenait autant de soin. à me mettre à l'aise et à me rappeler qu'à chaque instant, c'était moi qui étais souveraine du toucher que j'avais envie de recevoir. Et c'était tellement incroyable que ça m'a fait prendre conscience que j'ai jamais vécu une telle qualité de présence à moi-même avec une autre personne dans le cadre de la sexualité. Donc en fait, j'ai passé la première demi-heure à pleurer de... rencontrer cet espace d'amour et de possible où on m'explique que c'est moi qui vais pouvoir poser mes limites à chaque instant. Le massage que j'ai vécu ensuite était très doux. Je pense qu'aujourd'hui, avec beaucoup de recul, j'étais quand même dans un espace tellement abîmé par des années de non-consentement et de violences sexuelles, dont je vous reparlerai à un autre moment, que j'ai pas forcément... compris ce qui se passait pour moi. Sur le moment, j'ai eu l'impression de recevoir un massage très doux, d'amour, et très agréable à vivre. Et des années plus tard, je pense que je réalise comment je pouvais être dans des états de dissociation quand il s'agissait de ma sexualité. Et comment je me coupais de moi, en fait. Mais bon, ça c'est un sujet sur lequel je vais revenir. Mais j'avais déjà envie de vous poser ce premier massage tantrique en 2021 pour moi, ce premier espace que je me suis offert. dans ma sexualité, dans ma rencontre avec moi-même, à travers la présence bienveillante d'une masse ostentrique. Et quelques mois plus tard, j'ai une amie, Sophie, que j'avais rencontrée dans le cadre d'un atelier autour de l'Arcassala et de l'association Éclore, qui avait vu mon documentaire « Les voix du féminin, l'illusion de nos rivalités » et qui m'avait contactée pour m'aider à le porter. en co-créant un espace, un cercle de femmes avec de la danse et avec un cercle de paroles. Et comme on a passé beaucoup de temps à se rencontrer dans nos vulnérabilités, qu'elle m'a beaucoup partagé son cheminement dans sa formation de tantra et sa rencontre avec son amoureux comme une évidence et qu'il y avait vraiment une sororité et une amitié qui étaient nées entre nous. Quand elle m'a parlé de ce premier stage de tantra qu'elle organisait avec son amoureux pour la Saint-Valentin, qui s'appelait « La fête de l'amour » , ça a été une évidence pour moi de dire que j'allais y aller. Et je ne sais pas si j'aurais rencontré le tantra aussi rapidement dans ma vie et dans des espaces collectifs, si ça n'avait pas été elle, parce qu'il faut sacrément du courage pour plonger dans ces espaces. Ça a été une exploration absolument détonnante, et c'est surtout aussi... à ce moment-là que la Louvre est née pour moi, et que j'ai commencé à me faire appeler Louvre. En fait, je me souviens que pendant ce stage, qui était donc avec une approche très artistique, et qui me plaisait beaucoup, parce qu'en fait c'était hyper doux pour rentrer dans l'espace du Tantra, il n'y avait pas forcément de nudité obligatoire, il y avait un cadre extrêmement enveloppant, doux et créatif, qui correspondait à ma vibration. qui raisonnait avec l'artiste que je suis, avec une proposition assez douce du tantra. C'était tout niveau confondu, il n'y avait pas forcément besoin d'avoir beaucoup d'expérience en tantra, donc les débutants, entre guillemets, étaient acceptés. Et puis il y avait un cadre enveloppant, extrêmement clair, du prendre soin de chacun et chacune, qui fait que je me suis sentie très vite à l'aise. Et puis lors du premier cercle, quand on se présente chacun, pourquoi on est là et est-ce qu'on a envie de vivre peut-être avec une intention, il y avait aussi la proposition de se faire appeler par un autre nom. Ça pouvait être un nom d'initiation, parce que dans le tantra, il y a beaucoup de personnes qui parfois ont reçu de leur maître tantrique ou spirituel des noms d'initiation, ou ça pouvait être d'autres noms. Et je me souviens qu'à ce stage-là, il y a une personne qui s'est fait appeler Arc-en-Ciel. Et j'ai trouvé ça... assez fou et assez jouissif et joyeux de pouvoir se faire appeler Arc-en-Ciel. Et en fait, en me connectant vraiment au nom qui résonnait pour moi, il y en avait un qui existait depuis très longtemps, mais que je ne m'étais jamais autorisée à expérimenter. C'est évidemment Louvre, qui est un animal qui m'est apparu très souvent en rêve quand j'étais petite. J'ai un monde... onérique dans l'invisible qui est très présent. Je fais beaucoup de rêves, beaucoup de cauchemars aussi. Et le plus vieux Ausha dont je me souvienne, c'est ce rêve où des loups encerclent la maison où je suis. Et je fais que grimper dans la chambre la plus haute, mais les loups sautent et me rattrapent et me retrouvent. Et même s'il y a une dimension de peur à ce moment-là, aujourd'hui je le vois comme un message de... tu ne pourras pas échapper à cette vérité. Tu ne pourras pas échapper à cette destinée. Ça me fait des frissons en vous le disant, ça me touche aussi de vous partager ça, parce que je n'ai jamais raconté vraiment ce rêve en fait. Il est resté dans mon jardin secret, et je sens qu'aujourd'hui ça a du sens de le nommer. Et donc à ce stage-là, j'ai décidé de poser l'ouvre dans le cercle. Et je me souviens que j'avais dit, je m'appelle Julie, Et si c'est plus facile pour vous, c'est ok. Mais quand vous m'appelez Louvre, ça me caresse le cœur. Et je crois que c'est encore très présent aujourd'hui. Ce nom de la Louvre, j'ai compris à quel point il venait réveiller mon âme. Julie, elle existe, je la renie pas. Elle est mon identité terrestre, indéniablement. Elle est aussi celle qui a porté le poids d'héritage, de loyauté familiale. Et la Louvre... Elles m'aident à me reconnecter à ma part instinctive, à mon essence profonde, à ce qui est plus juste pour moi. Là où Julie est très conditionnée, Louvre est libre. Alors voilà, je vous ai raconté cette histoire, je vous remercie de m'avoir écoutée. J'ai hâte de vous raconter un petit peu plus comment s'est passé ce premier stage, comment j'ai vécu cette première expérience parmi des personnes... plus expérimenté ou moins expérimenté ? Qu'est-ce que ça a généré en moi ? Qu'est-ce que ça a réveillé comme blessure ? Comment ça m'a fait prendre conscience de mon désir, du désir de l'autre, du regard des autres, de ma sensualité ? Et comment j'ai pu retomber amoureuse de moi-même ? Voilà, c'est la fin de ce premier épisode et je serais curieuse de savoir comment tu l'as vécu, comment tu l'as reçu. Est-ce que ça a fait des échos pour toi ? Est-ce qu'il y a un nom comme ça qui t'appelle depuis longtemps ? Est-ce que c'est un animal ou est-ce que c'est un autre prénom ? Est-ce que c'est un deuxième prénom ? Ou est-ce que c'est rien à voir ? Et si tu t'autorisais à te faire appeler comme ça, qu'est-ce que ça changerait dans ta vibration ? Je serais ravie de vous lire et d'avoir vos retours. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à laisser un commentaire ou une note sur Apple Podcasts, Spotify, YouTube ou quel que soit l'endroit où tu écoutes cet épisode. Tes mots, ta vibration soutiennent ce projet et aident le podcast à toucher d'autres personnes qui seront sensibles à ces thèmes. Je te remercie beaucoup pour ton soutien et ta présence et je te dis à bientôt.