Speaker #1Le projet de la réfection des fauteuils du pôle 11, c'est parti d'un constat où on jetait énormément de fauteuils dont la mécanique était encore utilisable. Les techniciens de pôle essentiellement passaient régulièrement devant la benne et voyaient des fauteuils de l'établissement qui n'étaient pas forcément nécessairement du pôle 11 et un jour on s'est posé la question... Pourquoi ne pas essayer de trouver une solution pour restaurer les fauteuils ? Globalement, au niveau du pôle, on a 250 lits. Nous avons aussi des activités d'hôpitaux de jour qui nécessitent la mise en place, l'installation de fauteuils pour accueillir les patients. On peut estimer à peu près le parc à 260 fauteuils, qualifiés fauteuils de chambre. Si on voit que le fauteuil a quelques difficultés, À être déplacé pour les soignants, c'est assez compliqué en fait, de déplacer un fauteuil avec un patient sur le fauteuil si la mécanique ne fonctionne pas. C'est-à-dire, ça peut être la mécanique, les roues, ça peut être la mécanique au niveau du levage pour ceux qui sont électriques. Le plus visuel, le plus flagrant, ça reste l'esthétique, c'est-à-dire si le fauteuil est éventré, ni plus ni moins, ou l'assise abîmée. Tous nos fauteuils sont en vinyle. Ils sont très sollicités. Les fauteuils sont éventrés. Et d'un point de vue esthétique, ça n'est pas acceptable. Mais d'un point de vue hygiène, c'est rédhibitoire. C'est un fauteuil qui doit sortir du parc. Un patient infecté qui va s'asseoir sur un fauteuil, bien que les soignants veillent à l'entretien et au nettoyage du fauteuil pour le patient suivant, les risques ne sont pas écartés. Puisque la mousse est apparente, si la mousse est apparente... Le virus, le micro, peu importe, se retrouve dans la mousse et ça n'est pas acceptable. Donc avec les roues récupérées, la mécanique était réparable. Où la mécanique fonctionnait encore, mais esthétiquement et d'un point de vue hygiène, le fauteuil devait sortir du parc, on a essayé de trouver une solution. Donc je me suis mise à la recherche de ce fournisseur que j'ai trouvé sur Valenciennes parce que dans mon esprit, il fallait que la démarche soit complète. A partir du moment où on ciblait que le fauteuil était à restaurer, jusqu'au moment où on le récupérait dans le service. Il y a eu différentes étapes, donc la première ça a été évidemment de chercher ce fournisseur. Je l'ai interrogé, je lui ai posé des questions au niveau du prix, pour voir si la restauration ne va pas non plus nous coûter plus cher finalement que l'achat. On a beaucoup échangé sur le sujet, il m'a fait la proposition du vinyle, tout simplement, comme il est déjà utilisé un peu partout, décoloré. J'ai dit ok, très bien, mais maintenant il faut qu'on se pose nous la question de savoir comment on va fonctionner. On ne peut pas dire à un service de soins, on va vous prendre vos 15 fauteuils, si on a ciblé 15 fauteuils, et laisser en fait les chambres sans fauteuil. Donc ça, ce n'était pas possible. On a mis 5 fauteuils de côté pour nous servir d'épanage le temps que le fauteuil du service en question soit restauré. On a laissé le choix au cadre des coloris pour essayer de donner un petit peu... Je voulais dire de guetter dans les chambres et ne pas avoir ce coloris gris standardisé quasiment dans tout l'établissement. Et ensuite, j'ai discuté avec le fournisseur en lui disant « Mais vous, vous pouvez me prendre combien de fauteuils en même temps ? » Parce que l'idée, c'était que je ne pouvais pas lui en donner beaucoup. Mais lui, quelle était sa limite ? C'est un artisan qui travaille seul ou avec une petite équipe. À vrai dire, je ne l'ai même jamais physiquement rencontré. On a beaucoup échangé par mail, par téléphone. Les techniciens de Paul le connaissent bien puisque c'est lui qui fait les livraisons. Il m'a dit, moi j'ai un véhicule qui me permet de prendre 5 fauteuils maximum. Bon, et financièrement, il n'était pas en capacité non plus de prendre un véhicule plus important. Comme mon idée de toute façon, c'était justement de limiter la quantité, j'ai dit très bien, on va mettre en place un système que nous, on a appelé plein vide. Je me suis dit, pourquoi ne pas imaginer, il vient une fois à vide, forcément, puisqu'il est obligé de faire son premier déplacement. Et puis, on détermine ensemble une fréquence pour la restauration des fauteuils, pour lui laisser le temps de le faire correctement. Donc la première fois il est venu, il a pris 5 fauteuils et après il est toujours reparti à plein. Il a pris les 5 fauteuils, il est revenu avec les 5 fauteuils restaurés, il est reparti avec 5 autres fauteuils à restaurer. Dans notre organisation, c'est le meilleur des fonctionnements parce que sinon il faudrait acheter un grand nombre de fauteuils et avoir un local dédié justement à ce stock de fauteuils pour assurer une rotation dans les unités. Actuellement, On est tous à la recherche de locaux, et on n'a pas de locaux qui permettent ça, et on n'a pas les financements non plus pour avoir un stock dormant. On a ajusté en fait la prestation, parce que moi j'avais remarqué que l'assise par exemple, le vinyle était trop court, à mon sens, avec l'usure, les agrafes allaient sauter forcément. Il a réajusté, dès la livraison suivante j'ai vu que les bords en fait étaient beaucoup plus larges, et on est parti sur ce système-là, donc dès 2019. Enfin, on a commencé en 2019. Et ça s'est arrêté. On a relancé l'opération et là on a eu un recensement qui a montré qu'il fallait restaurer beaucoup plus de fauteuils. Donc on est toujours resté sur le même système avec un engagement auprès du fournisseur évidemment bien désinfecter complètement les fauteuils avant de les remettre. Et ils étaient désinfectés également à l'arrivée pour assurer un matériel conforme pour nos services qui étaient encore en plein Covid. Le technicien de Paul venait en disant que j'ai récupéré les cinq fauteuils, c'est impeccable, j'ai rien à dire, les coloris étaient bons. Je récupérais le soir même ou le lendemain la facture du fournisseur. Je la dépose à ma gestionnaire de Paul, ce qui me prend deux minutes. La gestionnaire de Paul avait fait le bon de commande initial sur lequel pouvoir se baser, donc elle liquidait directement sur ce bon de commande. Ça partait via l'informatique directement. dans le PC de la collègue au niveau de la direction des affaires financières, un petit coup de fil de la gestionnaire de pôle en disant « Est-ce que tu peux me mandater la facture de tel fournisseur ? » rattachement marché, etc. Tout était OK. C'était mandaté et le trésor après faisait le virement sur le compte du fournisseur. C'est une chaîne administrative un peu longue, mais ça c'est la règle. Et on n'est pas non plus sur un gros volume. Évidemment, si j'avais appelé en disant est-ce que tu peux mandater un million d'euros, je pense que ça n'aurait pas été le même sujet. Là, on était sur des factures aux alentours de 600, 700 euros. En termes de trésorerie, c'est entendable. Je voulais pas... Que ça dépasse le 10% finalement de l'achat d'un fauteuil. Quand il m'a fait sa première proposition, on a négocié un petit peu parce que je lui ai dit écoutez, il y a quand même du volume. Donc il a légèrement diminué sa prestation en me disant que lui ne pouvait pas descendre en dessous. Ça me paraissait très correct au niveau du tarif. Donc après, on n'a jamais dépassé le mois pour la liquidation et le virement sur le compte du fournisseur. L'idée c'était qu'il puisse aussi avoir lui la ressource pour racheter du vinyle. Parce que le vinyle, ça a un coût et lui ne pouvait pas non plus surstocker. Donc à chaque fois, il rachetait du vinyle au fur et à mesure.
Speaker #1Quelque part la limite aussi de la restauration, c'est-à-dire qu'à un moment, bien qu'on ait vérifié la mécanique, changé des pièces, on restaure le fauteuil et deux ans après, on voit que la mécanique est cassée et finalement on doit sortir. Et là, c'est un regret, on se dit qu'il a tenu deux ans de plus, certes, mais ce n'est pas... C'est pas à notre sens, c'était pas suffisant. Là, cette année, j'ai vu qu'on avait quand même sorti pas mal de fauteuils qui avaient été restaurés sur 2020. Donc on est quand même à 5 ans, puisque c'était plutôt le bilan de l'année dernière. 5 ans, c'est bien de rallonger la durée de vie d'un fauteuil de 5 ans, je pense. Chaque année, on doit établir un plan pluriannuel d'investissement. L'idée, c'est d'étendre la charge au maximum pour avoir toujours un fonds de roulement et du matériel correct. dans toutes les unités, pour avoir des gros coûts d'achat ou sur un exercice en particulier. Et sur ce matériel-là, c'est un peu plus facile, même si quelque part la massification des achats permet finalement de diminuer un peu les coûts. Mais bon, avec la règle des marchés, le tarif reste uniforme et unique pendant quelques années. On a aussi beaucoup de fauteuils de bureau. qui sont en revêtement vinyle, notamment dans les unités de soins. J'ai un service en particulier qui me demandait de racheter une douzaine de fauteuils. On a vérifié la mécanique et on s'est dit pourquoi pas demander au fournisseur. S'il n'est pas possible de faire quelque chose, on a fait changer 11 assises de fauteuils. Ce qui nous a permis de faire des choses. D'éviter d'acheter du neuf, puisque la mécanique fonctionnait très bien. L'assise, pour du personnel administratif un peu plus statique, ça s'use. On a choisi cette option-là pour les fauteuils de bureau. On s'interroge aussi pour les tabourets de soins. Et plutôt que de laisser un tabouret éventré alors que l'assise fonctionne bien, parce que ça coûte quand même assez cher tous ces matériels-là, ils nous demandent à peu près 45-50 euros pour refaire l'assise. sur les tables d'examen. impact aussi, parce qu'une table d'examen, ça coûte très cher, et c'est du vinyle aussi. Donc ça peut être intéressant de passer par une restauration plutôt que de le jeter. Quand on a emménagé ici, donc dans les locaux, le fait d'avoir des techniciens de proximité, ça a un intérêt pour l'établissement, je trouve. C'est un bureau qui a été acheté en 2008 d'un service de soins, les pièces n'étaient plus adaptées. Nous, on l'a récupéré, moi j'ai échangé, en fait, on a fait du troc. Mon bureau était peut-être trop petit, ou la pièce Merci. c'était suffisamment grande pour accueillir celui-là, donc je l'ai pris. Ce caisson-là, ça a été de la récupération d'un matériel qui devait être jeté à la benne. Ma collègue qui a le même bureau, mais n'a pas suffisamment de place, ils ont récupéré un caisson qui était jeté à la benne, ils ont récupéré le plateau pour faire une extension de son bureau. Et puis moi, ça ne se voit pas. C'est très bien fait. C'est une fibre naturelle chez eux. J'ai un bon duo, ils s'entendent bien. On partage en fait les mêmes idées, c'est ça. À partir du moment où on partage tous les mêmes idées, C'est beaucoup plus facile pour travailler, beaucoup plus fluide pour monter des projets de ce genre-là. L'idée finalement, c'est d'une discussion avec eux qu'elle a émergée. Je me suis dit, tiens, et si on ne faisait pas ça ? Ils m'ont dit, oui, on y va, on est partant. Donc eux étaient partants. Je me suis dit, allez, je vais réfléchir vraiment au circuit le plus court pour que ce soit gagnant-gagnant. L'idée, c'était que... que tout le monde y gagne. Eux, ça les changeait aussi de leur quotidien. L'essentiel de leur activité, c'est d'aller déboucher des lavabos, les toilettes, évidemment, s'assurer que les prises électriques soient conformes dans les différents services, faire de la peinture ici ou là, mais ça les changeait en fait dans leur quotidien et puis l'idée finalement, c'est d'une discussion avec eux qu'elle a émergée.