Speaker #0Bonjour, j'ai envie de partager ici mes réflexions, mon vécu, mes prises de conscience concernant le choix de vivre une grossesse sauvage, un enfancement libre et autonome. En quelque sorte, de choisir une grossesse dans laquelle on est hors médical, dans laquelle on choisit de sortir du chemin prédéfini et préétabli par le médical et de revenir à un état de choix total. de nous-mêmes, de ce qu'on sent juste pour nous et pour notre bébé et de reprise de notre pouvoir et de notre autonomie. J'ai fait ce choix personnellement à ma quatrième grossesse. Ça avait déjà cheminé dans ma tête et je sentais que c'était la voie pour moi qui était juste. Je sentais que d'aller dans le milieu médical, de suivre les rendez-vous... tous les mois, les prises de sang etc. C'était quelque chose qui me faisait sortir de ma bulle, qui engendrait pour moi du stress, de l'anxiété, sans raison, parce que je savais que tout allait bien en fait, je le sentais. Alors à ce moment-là, j'ai pas eu totalement le cran d'aller jusqu'au bout de ma démarche, j'avais encore ce truc de j'ose pas y aller, j'ose pas assumer, j'ose pas dire du coup aux gens autour de moi je n'ai pas de suivi de médical, je ne vois pas de sage-femme. Par contre j'ai accouché à la maison, ça c'était quelque chose de défini puisque j'avais déjà accouché à la maison pour mes deux grands avant donc c'était évident que de toute façon tout le monde savait que j'accoucherais à la maison. Mais moi j'avais déjà l'idée que ça se ferait sans la présence de la sage-femme. Et c'est ce qui s'est produit, même si à ce moment-là, ça s'est fait presque à mon insu, parce que bébé est né avant que la sage-femme arrive, et ils n'étaient pas vraiment conscients de ma part. Ça n'a pas été volontaire d'appeler la sage-femme trop tard. Ça s'est présenté comme ça, c'est tout. Et quand j'ai été enceinte de mon cinquième, là ça a dit que j'étais prête. J'étais prête. à pouvoir le vivre du début à la fin, c'est-à-dire dès l'annonce de la grossesse, de pouvoir, tout simplement, ne pas aller voir de sages-femmes. Et d'être juste avec moi-même dans mon écoute, mon écoute physique, de qu'est-ce qui se passe dans mon corps, quels sont les signes physiques, comment moi je me sens émotionnellement et comment je sens mon bébé. Je me laissais néanmoins... totalement la possibilité de voir une sage-femme ou tout autre professionnel si j'en sentais le besoin. Voilà, j'avais aucune envie non plus de m'enfermer dans un dogme, une vision, comme si je devais réussir quelque chose. Non, juste je suivais le chemin qui pour moi était totalement juste et totalement aligné et sécuritaire pour moi à cet instant-là. Donc à part les trois échos et une prise de sang, je n'ai rien fait d'autre. Et bébé est né à la maison, sans la présence de sage-femme. avec son papa et sa grande soeur. Et pour moi tout ce chemin a été vraiment initiatique et a fait remonter beaucoup de choses. A mon sens c'est pas un choix du tout anodin et c'est pas non plus le choix de la facilité ni de l'irresponsabilité de la part de la femme. Tout simplement parce qu'on est déjà dans une société qui fait en sorte que dès le plus jeune âge on rentre dans un moule, qu'on soit docile, notamment nous les femmes, qu'on respecte ce qu'on nous dit et qu'on ait peur, qu'on ait peur de nos maîtres, qu'on ait peur des hommes, qu'on puisse être une bonne femme, une bonne épouse, une bonne mère. Et pour ça il faut rentrer dans des cases et il ne faut pas en sortir. Et donc on perd notre indépendance. Même si on a l'impression de lutter pour être indépendante, pour avoir un travail, gagner de l'argent, pour être l'égal de l'homme, au final on fait en sorte, tout est fait pour qu'on soit infantilisé dès le plus jeune âge et jusqu'à l'âge adulte. Vraiment qu'à aucun moment on soit vraiment libre, libre de choisir, libre d'entreprendre, puisque dès qu'on fait des choix en fait hors cadre... Tout de suite on est catégorisés comme soit irresponsables, soit comme on sort trop du cadre, on est dans l'anarchie et on met en danger. Et ça ce truc de l'argument de waouh mais c'est dangereux ce que tu fais pour la naissance c'est quelque chose de très prononcé. où tout de suite on vient nous mettre les peurs de mais le choix que tu fais, tu te mets en danger et tu mets en danger ton bébé Alors que quand on connaît la physiologie, on sait très bien que c'est pas du tout vrai. Au contraire, que c'est vraiment un gros mensonge de dire ça. Mais ça j'y reviendrai plus tard, parce qu'il y a vraiment beaucoup de choses à dire sur le sujet. Donc quand on choisit la naissance souveraine, la grossesse et la naissance souveraine, on choisit forcément le chemin vers la reprise de son propre pouvoir. Ça veut dire qu'on fait des choix par nous-mêmes, qu'on les assume, même si on ne va pas le crier sur tous les toits, forcément on les assume. Et qu'on doit affronter les peurs qui sont à l'intérieur de nous, parce que forcément on n'est pas vierge de peur, on doit... aller voir les mémoires qui sont engrammées et toutes les croyances qu'on porte, qui nous sont transmises et léguées, transmises par la société, transmises par nos familles, par nos mères, par nos grands-mères, par nos voisines, nos cousines, nos sœurs. Tout ça, on en est chargé. Et du coup, il faut, tout au long du chemin, voir ce qui se passe, accueillir, transmuter. comprendre, se renseigner pour avoir pleine conscience et pleine connaissance de ce qui est réellement pour pouvoir détricoter ce qui se joue à l'intérieur de nous pour qu'arrivée le jour J, moment de la naissance, on puisse être totalement prête à lâcher, à s'ouvrir et à accueillir notre bébé. Et ça c'est un chemin initiatique très très très puissant pour lequel après on n'est plus du tout la même femme. C'est une évidence déjà d'enfanter chez soi. avec une sage-femme, pour l'avoir fait trois fois, déjà un accouchement, un enfantement, c'est un passage initiatique, quoi qu'il en soit. Un enfantement à domicile avec sage-femme, c'est encore un autre passage initiatique parce que là, on est dans notre puissance. Parce qu'il n'y a pas de pyrédurale, il n'y a pas de médicament qui fait que ça vient inhiber notre présence et notre puissance. Là, on sent totalement qu'on est traversé par la naissance. C'est très très puissant. Et en plus, quand on est dans une grossesse et un enfantement souverain, libre, autonome, vraiment quelque chose qui se libère à l'intérieur, en tout cas ça c'est mon vécu à moi, et où on en revient totalement libéré de gros poids de limitation personnelle. Et moi je crois que c'est pas pour rien. qu'on diabolise ce choix-là et qu'on diabolise les femmes qui le choisissent. Parce que j'ai beau ne pas être historienne, j'ai beau ne pas être une grande scientifique, un médecin qui a étudié le sujet, je suis persuadée que c'est pas pour rien qu'on a enfermé les femmes dans les maisons, qu'on les ait cantonnées. un rôle, qu'on les ait voilés, qu'on ait posé vraiment des limites, des limitations, des enfermements très clairs, l'interdiction par exemple avant de divorcer, d'avoir un compte en banque, enfin voilà, pour le coup vraiment l'infantilisation elle était immense et ça on le porte encore à l'intérieur de nous. Pour moi, ça ne s'est pas pour rien. C'est parce qu'on sait que la femme, elle est ultra puissante. Pourquoi est-ce qu'on a fait la chasse aux sorcières ? Enfin, une question de sorcière, c'est parce que la femme, elle a des savoirs qu'on n'avait pas envie qu'elle l'utilise, parce que c'est très puissant. Et dans ce chemin d'autonomie, de revenir dans notre propre présence pour porter la vie et la mettre au monde, il y a la réappropriation de toute cette puissance, de toute cette sagesse, de toute cette connaissance. Pour moi c'est vraiment quelque chose qui dépasse juste notre état de femme à nous individuels, c'est quelque chose de beaucoup plus grand. Et quand on vient porter son bébé et le mettre au monde par nous-mêmes, on vient guérir vraiment très profondément toutes les lignées de femmes. On fait naître un monde nouveau dans lequel la femme a une place toute autre, un rayonnement tout autre, et une connaissance, une sagesse qui vient rayonner de nouveau et qui vient imprégner le monde. On est dans une société d'élevage depuis déjà très longtemps. A partir du moment où on a commencé à élever les animaux, on les a enfermés et on a revu aussi notre vision de l'animal et on est venu comme opposé d'animal sauvage, de l'animal domestique, avec en quelque sorte l'animal sauvage, l'animal libre, dangereux, incontrôlable, dont il faut se méfier, qu'il faut même aller chasser pour vaincre, pour limiter les dégâts. contre l'animal domestique, docile, qu'on peut approcher, qu'on peut caresser, qui est mignon, mais qu'on peut aussi contrôler, exploiter. Et pour moi, c'est très clair qu'on voit la naissance exactement de la même façon. On a enfermé les femmes, on les a vues, on les a mises dans la catégorie animaux d'élevage. Donc, le contrôle, la docilité... Elle est bien mignonne, elle est bien gentille, on lui fait des petits papouilles, mais elle fait bien comme on lui dit, quand on lui dit, de la manière qu'on lui dit, c'est nous qu'on décide et c'est nous qu'on fait à la place. Et la femme qui choisit la naissance libre et autonome, elle passe dans la catégorie animal sauvage, parce que là elle est dans sa pleine puissance, dans la reprise de... la reconnexion profonde avec son état naturel mammifère. Et là, elle est d'une puissance incroyable. Là, on est dans le féminin sauvage total. Et waouh, c'est tellement puissant que bien sûr, ça peut faire peur à tous ceux qui veulent contrôler. Mais là, on n'est pas dans le contrôle, au contraire. Là, on est dans la vie totalement. On est dans le flux de la vie. C'est-à-dire que là, c'est la vie qui se péquie. grandit et quand c'est le moment pour elle, elle va se mettre au monde. Et nous, en tant que femmes, on porte cette vie-là. dans notre ventre, cette graine de vie. Elle germe, on est juste là pour la nourrir, pour la tenir au chaud. Et puis elle germe toute seule, cette graine de vie. Et quand c'est le moment, notre rôle de femme, c'est de nous laisser, nous ouvrir, pour laisser l'énergie de vie et la vie naître, traverser, notre bébé naître, venir au monde, et puis le cueillir dans nos mains, et ensuite le nourrir, le garder au chaud contre nous. Donc il n'y a pas de contrôle à avoir. On ne peut pas être dans le contrôle. Sinon, on vient parasiter quelque chose. Une plante, si on essaye absolument de la faire pousser droit, de lui mettre un tuteur, etc., peut-être qu'elle va suivre le tuteur, la direction, et qu'elle va être dans une certaine droiture, mais elle va avoir souffert. Et peut-être aussi qu'elle va casser. Parce que elle, son truc à elle... Dans sa programmation, ce n'était pas d'aller droit. Dans son mouvement naturel, physiologique, pour avoir le meilleur de la lumière, le meilleur des potentiels pour pousser, il fallait qu'elle prenne une direction, qu'elle se torde un petit peu. Et ça, si nous on a voulu contrôler ça, on contrôle la force de vie et on la limite. Et on risque de la blesser. La naissance, c'est pareil. Si on essaye de la contrôler, on la limite et on risque de... faire l'inverse de ce qu'on avait désiré au départ, donc de paralyser totalement le processus. Tout ça pour dire que la femme libre qui enfante par elle-même, elle fait peur parce qu'elle est incontrôlable et parce qu'elle est ultra puissante. Et pourtant, et ben c'est bien ça en fait. Elle a bien raison d'être comme ça, c'est ça la justesse des choses pour pouvoir mettre au monde son bébé. Mais là on part de... dizaines, centaines d'années où on a voulu contrôler les femmes entièrement sur tous les points de la vie et du coup ça demande forcément que ça vient tendre les hommes avec un grand H, le corps médical qui lui il est là en fait pour Pour qu'on rentre dans le cadre, qu'on respecte des protocoles. C'est ça en fait le milieu médical, il a des protocoles, il doit suivre des protocoles. Il n'est pas dans l'écoute de la femme, de ce qui se passe. Et du coup en fonction de ce que chacune dit, de ce que chacune exprime, il va aller chercher la bonne réponse, la solution, la bonne mise en place. Non, le corps médical il a un protocole, donc une case, tu rentres dans la case et c'est tout, point. Et en fonction... de ce que tu coches comme ce que tu exprimes, tu viens cocher une case et en fonction de la cache que tu causes, que tu caches, que tu coches pardon, et bien ça engendre une réaction. C'est tout. Sauf que on est un être multiple, il n'y a pas juste une cache à causer, il y a à cocher, pardon décidément, il y a plusieurs éléments à en prendre en compte. pour pouvoir prendre une décision. S'il y a une décision à prendre. Parce que bien souvent, il n'y a pas de décision à prendre en fait. A l'extérieur, il n'y a rien à faire. C'est juste la maman et son bébé. A mon sens, c'est une vision qui est très très importante à prendre en compte et à avoir et à changer, à transmuter à l'intérieur de nous. Une vision à... à intégrer parce que quand on vient guérir vraiment quelque chose de bien plus grand que nous. Et ça induit totalement la suite de la naissance. Tant qu'on n'aura pas intégré cette vision-là, tant qu'on n'aura pas compris la nécessité de laisser à la femme le choix. Le choix de sa grossesse, le choix de la naissance qu'elle veut donner à son enfant. Et qu'elle a le droit de faire ça. Et que c'est son droit le plus triple. le plus naturel et qu'elle a raison parce qu'en fait d'un point de vue totalement physiologique C'est ça la justesse. Tant qu'on n'aura pas ce regard là comme étant le premier regard, comme étant l'évidence, on viendra parasiter la naissance. On devrait, au lieu de se dire, ok là la femme elle est enceinte donc il faut faire tel pouce de sang, tel examen médical, telle échographie etc. Juste se dire, ah ok ! elle est enceinte, super ! Parlez-en faire le processus. Et s'il y a besoin, tu viens. S'il y a besoin, on fait un examen. S'il y a besoin, on fait une prise de sang. Mais qu'on ne revoie pas cet accompagnement-là, cette vision, forcément, on ne pourra pas permettre au bébé de naître de façon physiologique. Et donc, on va créer des difficultés, là où il ne devrait pas y en avoir. Voilà, ce regard-là, cette crise de conscience, elle est beaucoup plus grande que juste la grossesse et l'enfantement. Elle est pour la mise... Voilà, ce regard, cette nouvelle vision. On doit intégrer au plus profond de notre cellule. Il est très important pour la naissance de nos bébés, mais aussi pour la naissance des mères, pour la naissance des femmes nouvelles qui naissent avec leur enfant. Et pour le monde, pour la nouvelle société qui naît à chaque fois qu'un bébé naît. Ce monde qui se fait à chaque naissance. Pour un monde beaucoup plus... libre, beaucoup plus facile parce qu'on enlève les limitations, les cloisonnements et des êtres libres. Ça permet une société beaucoup plus fluide où les interactions sont beaucoup plus fluides parce que les gens sont beaucoup plus heureux, parce qu'ils sont en meilleure santé, parce que les relations entre les uns et les autres sont beaucoup plus saines, parce qu'il n'y a pas de tension à l'intérieur, de frustration de ne pas pouvoir faire. ce qu'on a envie et ce qu'on sent juste de faire donc pour moi c'est vraiment quelque chose qui vient de loin et qui permet quelque chose de beaucoup plus grand que seulement la femme et son bébé voilà les quelques mots que j'avais envie de poser à ce sujet là il y a encore plein de choses à dire je vous souhaite une très belle journée et puis A tout bientôt.