Speaker #0Bonjour et bienvenue pour ce premier podcast. Je suis Nolwenn, je suis psychothérapeute, praticienne en soins énergétiques et en rituels chamaniques. Je fais ce premier podcast dont la thématique est le retour de l'âme. Alors j'appelle ça la crise du retour de l'âme, là où certains appellent ça un peu la crise de la quarantaine. Donc je t'explique. Ici je partage ma vision et... L'expérience et le grand nombre de personnes que je reçois en consultation finalement ont deux communs et traversent très régulièrement cette phase un petit peu chaotique et perturbante qui arrive au moment du milieu de la vie, en règle générale. Donc cette crise, cette fameuse crise de retour de l'âme, c'est le moment où dans l'existence... régulièrement autour des 30, 35, 40, 45 ans, on va dire dans cette grosse dizaine 35-45 ans. C'est souvent une période où on peut se sentir affaibli, on peut avoir l'impression d'avoir une perte de repère. En tout cas, c'est les motifs de consultation de nombreuses personnes qui viennent ici au cabinet et qui me disent tout va bien, normalement tout irait bien dans ma vie, j'ai un mari formidable, un travail que j'adore. Deux enfants merveilleux, une maison, un chien, une voiture, je schématise, mais c'est régulièrement, grosso modo, j'ai construit tout ce qui me faisait envie, tout ce qui me faisait plaisir, et puis malgré ça, je ne suis pas heureux ou heureuse. Alors ça, c'est ce que moi j'appelle la crise du retour de l'âme. Et donc je t'explique un peu comment ça se passe avant pour en arriver à cette période-là. Donc avant... Il y a toute cette période d'enfance, à partir de la naissance ou sur les trois premières années, nos parents répondent à la quasi-totalité de nos besoins. Et ici, je vais tout de suite ponctuer mon propos en disant que je ne prends que des généralités les plus heureuses, parce que, heureusement pour nous tous, la majorité des gens sont quand même élevés, éduqués, dans un cadre serein, qui ne veut pas dire parfait, mais en tout cas dans un cadre relativement harmonieux. avec une réponse aux besoins primaires tout à fait correcte. Donc je grandis, je viens à naître avec un bagage déjà, je le souligne et je le traiterai dans un autre podcast, avec un bagage que la science appelle l'épigénétique, c'est-à-dire en plus des gènes concordants de mes deux parents, je viens ici avec un bagage génétique qui vient de mes ancêtres, de mes aïeuls. dans lequel il y a finalement tous ces chemins de vie qui ont amené l'être humain, qui font partie de ma lignée familiale, à s'adapter. Et on sait maintenant, la science a prouvé que par exemple de grands traumas pouvaient modifier l'ADN et je le souhaite de grande joie et de grand bonheur et des vies limpides et radieuses également sont favorables en termes de bagages génétiques. Donc ça je le traiterai une autre fois. Donc j'arrive ici chez des parents qui répondent à mes besoins primordiaux. Et donc ma primaire construction, ces premières années, sont faites de leur propre choix en matière d'éducation, en matière relationnelle, le choix de garde. Est-ce qu'ils ont une profession ou est-ce que c'est un des deux parents qui s'occupe de moi ? Est-ce que je vais chez la nounou ou pas ? Est-ce que j'ai des frères et sœurs ? Bien sûr, tout ça compte, mais grosso modo, tout. tout se construit dans le cercle intrafamilial. Il y a l'arrivée en maternelle, qui est une grande étape, et qui est ce que j'appelle l'étape sociale numéro un, puisque là, je rentre dans un groupe, dans une petite communauté, où les règles sont encore à mi-chemin, entre une souplesse que je pourrais avoir chez moi, et puis finalement, un début d'apprentissage académique. Ici, je comprends, à ce moment-là de la vie, je commence à comprendre et à me positionner face aux autres. Donc je regarde les autres et j'en comprends un peu plus sur moi-même. On est dans une mécanique de miroir. Je vois dans l'autre un peu de moi-même. Et donc je copie, on est beaucoup dans le mimétisme dans ces premières années de vie. Et donc je copie et je prends des habitudes, des gestuels, des comportements et des manières en fonction de tout cet environnement-là. Il y a la primaire, évidemment. Donc là, on est en dessous de 10 ans, jusqu'à grosso modo 11 ans. On est dans une modalité un peu d'alternance entre les moments à la maison, les moments à l'école, l'apprentissage académique, l'apprentissage social. Et tout ce qui se joue dans ces premières années, les premiers copains, les premiers peut-être loisirs extrascolaires, etc. Mais là encore, je prends... Je me construis à partir des autres et à partir de ce qu'on me donne et de ce qu'on me propose. La rentrée dans l'adolescence est un moment fragile de vulnérabilité puisqu'il y a beaucoup d'enjeux internes, il y a un grand jeu hormonal à l'intérieur de chaque être humain. Et je suis grosso modo dans un modèle d'extériorisation, j'ai envie de laisser un peu de côté les modèles imposés par l'éducation scolaire, académique, et puis par l'éducation à la maison. Je suis dans l'envie de me comparer aux autres. pour devenir quelqu'un, ce qu'on appelle l'individuation. Je crée mon indépendance intellectuelle, affective, comportementale. Et donc, je suis en train de dresser les grandes lignes de ma personnalité et de mon caractère. Ces poussées hormonales, évidemment, peuvent créer des tensions. Et puis, puisqu'il y a des fluctuations tout à fait physiologiques qui viennent jouer sur l'humeur. La fatigue, l'envie de manger ou pas, etc. Donc là, c'est un peu les chaises musicales. Je me lève de bonne humeur et deux heures après, je suis irascible. Je le dis avec humour, mais on est vraiment dans ces grandes variations hormonales qui jouent sur le tempérament. Ce qu'on est en train de construire, c'est le tempérament qu'on va avoir plus tard. On est dans des jeux de rôle, des jeux de pouvoir, des jeux de séduction et on est en train de découvrir au travers des autres. Et au travers de ce qui nous est proposé, mais aussi au travers de nos propres recherches, puisqu'il n'est pas rare qu'à cet âge-là, il y ait un regard vers l'extérieur, libre, évidemment je parle d'Internet, mais je parle des médias, de la presse, etc. Et donc on commence, on voit ce qu'on a eu jusqu'à maintenant dans le cercle intrafamilial, on voit ce que l'école nous apporte, on voit les camarades et la vie qu'ils ont, et on voit d'ailleurs qu'à ce moment-là, que tout le monde ne vit pas comme nous, et on commence à avoir des conversations. qui sont des conversations avec nos amis sur qui vit quoi, et on se rend compte que la vie n'est pas la même pour tout le monde. Et c'est important ça aussi, puisque ça peut être déterminant dans des prises de conscience de schémas normaux, anormaux, chez nous ou chez les autres. Et ça, c'est important. Et il y a tout ce regard tourné vers l'extérieur, grâce ou à cause, je ne sais pas comment il faut le dire, puisque rien n'est jamais noir, ou tout noir ou tout blanc. En tout cas, j'ai ce regard tourné vers l'extérieur grâce principalement à Internet. Il y a cette période d'études supérieures, de lycées. Donc là, on est dans la fin de l'individuation. On est dans la cristallisation de schémas comportementaux et psycho-affectifs. C'est-à-dire, je rigidifie ce qui, jusqu'à maintenant, était très souple et très malélable en fonction de l'environnement et des autres. Je suis en train de le cristalliser, de le rigidifier pour me préparer à la vie d'adulte. Donc je fixe ma personnalité et il n'est pas rare qu'un très jeune adulte, on va dire vers 18 ans à peu près, qu'on soit capable de dire de lui, il a tel caractère, il est comme ci, il est comme ça, il est soupolé, il a beaucoup d'humour, il est très à l'aise en communication, il est très timide, il est renfermé. En tout cas, on est capable de déterminer de façon assez certaine le caractère que l'on a, nous, et puis le caractère de nos camarades. On a besoin, c'est vraiment un moment dans la vie où on a besoin d'autonomisation, on recherche des espaces de liberté pour s'exprimer individuellement, mais en même temps on a besoin d'appartenir à un groupe. Alors souvent c'est des groupes qui nous permettent cette liberté individuelle, qui nous permettent d'exprimer nos spécificités, et donc souvent c'est un sport commun, un loisir commun, un groupe de musique préféré, etc. Mais on commence à se rassembler. Par affinité et non plus par obligation, ce qui est le cas quand même dans les petites années. On arrive à notre période de jeunes adultes. Et c'est là où il n'est pas rare qu'on enferme et qu'on passe sous silence des choses qui étaient venues nous chatouiller un petit peu quand on était jeunes. Par exemple, si vous repensez à vos jeunes années, moi très fréquemment j'ai des gens qui viennent ici et qui me disent « Ben oui, quand j'étais jeune, peut-être... » Parfois même, aux alentours de la dizaine ou de la préadolescence, je m'interrogeais plus exactement sur la religion, je me demandais ce que c'était, je me suis posé des questions sur la vie et la mort, etc. Et donc c'était des périodes où, en se construisant et en ayant ce regard vers les autres, vers les adultes, en étant un peu le miroir tout le temps, en train de prendre de façon plus ou moins obligatoire, en pleine figure, les autres, leurs croyances, leurs schémas et tout ça, il n'est pas rare qu'enfants se soient déjà interrogés un peu sur des questions un peu profondes et un peu spirituelles. Mais là, à la période du jeune adulte qui s'est autonomisé et individualisé, on n'est plus dans ces questions-là. On met tout ça de côté. Parce qu'on est en train de se lancer dans la vie soi-même. On quitte bien souvent le cocon familial à ce moment-là. Et donc là, on est dans une recherche et une nécessité. Et là, si vous connaissez les travaux de Maslow et de la pyramide de Maslow, des besoins primordiaux de l'être humain, eh bien évidemment, on a besoin de combler soi-même ce qui était fait avant par nos parents. Donc, se trouver un appart, se trouver un boulot, pouvoir avoir une voiture, assurer cette voiture. subvenir à ses besoins primordiaux. Et puis, on va, dans ces années-là aussi, dans les strates supérieures, on va aller construire la sphère relationnelle. On va peut-être faire du sport en salle, on a un groupe de meilleurs amis avec lesquels on sort, on a des loisirs extérieurs, et puis on rencontre parfois, et souvent, et tant mieux, le grand amour, ou en tout cas celui qui nous permet d'attirer cette vie d'adulte. dans laquelle on va être en recherche de construction. Et puis souvent, en tout cas dans ces âges-là, dans ces moments-là, on va décider de fonder soi-même une famille. Et donc là, on a mis sous silence, on est sous la nécessité absolue de se trouver un boulot, de finir ses études, d'habiter avec le copain ou la copine, de commencer la vie d'adulte, de s'assumer financièrement. Et Dieu sait qu'aujourd'hui, pour nos jeunes, ce n'est pas simple. de payer sa voiture, de se déplacer, d'essayer de faire carrière, de gravir les échelons dans l'entreprise dans laquelle on est, ou pourquoi pas de se créer sa propre entreprise, etc. Donc là, on n'a plus tellement le temps et c'est assez normal en réalité. En tout cas, on est plein d'énergie et on focalise cette énergie sur ses besoins matériels. Sauf qu'une fois tout ça... Tout ça, une fois qu'on l'a, pardon, c'est là où souvent intervient, donc on est entre 35 et 45, intervient cette grande crise du retour de l'âme. Et là, qu'est-ce qui se passe ? On se retrouve d'un seul coup à être pas si bien que ça dans une vie que pourtant on a décidé, voulu, choisi, etc. Donc là, il y a deux choses. Soit on se rend compte, on met le doigt sur quelque chose de profond. Ça fait 20 ans que je suis avec mon compagnon, je ne suis pas heureuse, je décide de tout plaquer, de le quitter. J'ai toujours rêvé de vivre en Inde, je plaque tout, je pars vivre en Inde. J'ai envie, mon boulot me saoule depuis des années, je plaque tout, je change de boulot. J'ai toujours rêvé d'être à mon compte, et bien je me mets à mon compte, etc. Donc là, dans cette période-là, il n'est pas rare. Il y a deux types de comportements. Ceux qui vont mettre le doigt sur des choses préexistantes du schéma qu'ils ont établi et qui vont renverser la donne parce que finalement ça ne leur va pas. Parfois pour un motif tout à fait valable, comme je viens de dire, mais parfois, attention, il faut se méfier quand même des impulsivités et des grands bouleversements radicaux comme ça, parce que parfois c'est un moyen de fuir. C'est-à-dire que ce n'est pas revenu tout à fait à la conscience, ça se joue dans l'inconscient. Cette espèce d'inconfort, et donc on refuse un peu ce retour aux questions primordiales et aux questions spirituelles. Et puis il y a ceux qui prennent l'autre tournant et qui commencent à s'interroger sur le sens de la vie et qui commencent en règle générale à partir dans des projets, dans des programmes de développement personnel, qui sont à la recherche de bien-être et qui se posent des questions sur la spiritualité. Il faut noter aussi qu'à cette période-là, on est pleinement dans la vie d'adulte et donc on regarde vers l'avenir, un avenir qui se compte en moins d'années finalement que quand on était tout petit. Et donc on est au milieu, ou un petit peu avant, le milieu de la vie. Et donc ça veut dire que nos aînés, on connaît les premiers deuils, peut-être nos grands-parents si on a la chance de les avoir eu jusque-là. Nos parents, malheureusement, à un moment donné, on perd des gens. Et donc, on côtoie le deuil à ce moment-là. Et le deuil est souvent une porte d'entrée à la spiritualité. Qu'est-ce qui se passe après ? Qu'est-ce qui se passe après la mort ? Où est-ce qu'on va ? Mais finalement, du coup, si on va là, d'où on vient, etc. Donc, cette crise du retour de l'âme, c'est un moment qui peut être soit très bien accueilli en se disant « Ok, j'y vais, j'y vais, je vais dans le développement personnel. » Souvent, on démarre par là, ça fait moins peur. Je vais dans le développement personnel et puis ça, ça va me pousser à me questionner sur mon bien-être, ma qualité de vie. Je vais parfois entamer des parcours de guérison ou de soins parce que dès que je mets le pied dans ce chemin-là, de toute manière, par nécessité, je vais revisiter toute mon histoire. Alors, c'est fait accompagné d'un thérapeute ou pas, mais en tout cas, très régulièrement, on a la nécessité de revisiter ses premières années de vie, son modèle éducatif, et puis qu'est-ce qui nous a amené, à un moment donné, à cette situation un peu inconfortable, un peu déstabilisante. C'est les grandes variations émotionnelles. Je suis bien, mais je ne suis pas bien. J'ai tout ce que je veux, mais ça manque de sens, etc. Donc, ici, on perd un peu nos repères et nos certitudes. Et donc, on va les re-questionner, donc développement personnel, je l'ai dit, cheminement vers le bien-être, pratique de soins, etc., pratique thérapeutique, suivi thérapeutique et spiritualité. Et donc, ce chemin-là amène vers trois éléments fondamentaux qui sont la spécification de nos aspirations profondes, c'est-à-dire qu'on accepte de se reconnecter. On appelle ça parfois notre... En tout cas, ça fait partie de la solution. Notre enfant intérieur. On revisite, mais finalement, qu'est-ce que j'aime dans la vie ? Qu'est-ce que j'ai toujours voulu faire ? Qu'est-ce que j'ai toujours aimé et que je n'ai pas pu mettre en place parce qu'il n'y avait pas le temps, il y avait les enfants, la maison, le travail ? Donc, mes aspirations profondes, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Le deuxième critère, c'est ma mission sur Terre. Très régulièrement, on me consulte en me disant « Je ne sais pas ce que je suis venue faire ici. C'est quoi ma mission de vie ? » Et donc, ma mission de vie... Ça fera l'objet d'une autre thématique, puisque dans mes croyances et celles de beaucoup, en fait, on l'a décidé avant d'arriver. On a décidé un peu auprès de la source, avant d'arriver dans l'incarnation, de qu'est-ce qu'on venait expérimenter dans cette vie-là. Et donc, ma mission de vie, c'est aussi le moment de se questionner, de dire, moi, j'ai fait tout ça, et comment maintenant je contribue au monde, à mon tour ? Comment je contribue sur Terre, et quelle mission je suis venue réaliser pour le bien commun ? pour le bien de l'humanité, le mien, mais celui des autres. Et puis, la troisième strata, qui est mon évolution intérieure, ma transformation intérieure, je sors de ma chrysalide pour m'épanouir en acceptant un chemin spirituel dans lequel je vais laisser déposer des fardeaux, des couches, des choses qui ne me servent plus aujourd'hui pour aller à la quête de moi-même, à la transformation de moi-même. vers quelque chose de plus aligné, de plus authentique, et qui me correspond et qui m'apporte plus de bien-être. En gros, je vais lâcher les conditionnements qui ne me correspondent plus et qui ont eu pourtant leur usage et leur nécessité à un moment donné, pour devenir moi-même. Je vais me libérer, c'est un parcours de libération pour mon évolution personnelle. Donc voilà de quoi est fait, voilà ce que j'avais envie de vous dire aujourd'hui sur ce grand retour de l'âme. Donc il faut à la fois l'accueillir, pas trop s'en inquiéter, sauf quand on sent que c'est trop très perturbant et qu'on a plus de phase de down que de phase d'espérance, parce que dans cette phase du retour de l'âme, quand je vous parle de trouver sa mission, de spécification de ses aspirations profondes et d'évolution de transformation intérieure, c'est quelque chose qui peut être vécu avec beaucoup de positivité. et beaucoup d'énergie, et qui, en fait, ça rallume une flamme intérieure qu'on avait un tout petit peu éteinte, ou en tout cas un tout petit peu baissée, pour rentrer dans le moule de nos aspirations purement matérielles et purement, je vais dire, terrestres, qui sont essentielles. C'est mon propos. Donc voilà. Donc écoutez, c'est ce que j'avais envie de vous dire aujourd'hui. J'espère que ça peut... Améliorer la perception que certaines personnes peuvent avoir sur cette grande période de la vie où on quitte le conditionnement pour essayer d'atteindre une aspiration un peu plus spirituelle et un peu plus profonde. J'en finis par vous dire que je consulte sur rendez-vous à mon cabinet qui se situe à Ryscl dans le Gers. Ou en distanciel, voilà. Vous pouvez me suivre sur Facebook ou sur mon site internet nolongimenez.fr. Je vous dis à bientôt et merci de votre écoute.