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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Musique Musique Musique Musique Bienvenue dans La tête et les mains Le podcast pour les femmes actives Les hommes sont les bienvenus aussi, ne t'inquiète pas Donc les femmes actives qui passent leur journée à réfléchir, à décider à organiser, soigner enseigner, manager Je suis Stéphanie Moi aussi j'ai une vie bien active, j'ai un métier exigeant, une tête toujours en action. Et ici je t'invite simplement à appuyer sur pause, juste le temps d'un épisode, pour écouter celles et ceux qui ont fait un pas de côté, qui ont choisi de travailler autrement, avec leurs mains, leur corps, leur intuition. Artisans, boulangers, couturiers, couturières, potiers, libraires, brodeurs, éleveurs, Des parcours à la fois. inspirant, concret, vraiment loin du tulumut, du cadre parisien stressé. Une respiration pour toi, un espace pour rêver à d'autres gestes, d'autres rythmes, d'autres possibles. Merci Stéphanie de nous accorder ce petit moment. Alors il faut dire qu'on est bien établis.
Je ne sais pas si on dit tout ou... Si, si, si, il faut tout dire, il faut donner envie aux gens.
Alors déjà, on peut citer, on est le parcellaire. Le parcellaire. Là, c'est là ou le parcellaire ? Le parcellaire. Le parcellaire, qui est la petite sœur de la parcelle.
Exactement.
C'est ça ce qu'on t'a expliqué. Donc c'est un bar à vin, un méniaque. La bulle d'alcool est dangereuse pour la santé.
Bien sûr. On n'en consomme pas trop. C'est pour ça qu'on est très raisonnable, non ?
Tout à fait. Un tout petit verre.
Un tout petit verre.
Un tout petit verre. Bon, bulleur...
C'est un peu bizarre,
mais bon. C'était ton choix. C'est vrai.
J'avoue, c'est ma faute. Mais à coup de pas. Mais tout le monde a l'air content.
En plus, on enregistre en public. On verra qui et qui. J'en perds un mot, mais au savon. J'ai goûté, j'ai bu deux gorgées, ça y est, c'est terminé. Le blanc. Mais si le petit blanc à 10h, ça fait bien un pité de comptoir. Non, il n'est pas 10h, il est 17h43. C'est très raisonnable de boire un verre. Il n'y a pas d'heure.
C'est le plaisir qui fait foi toujours à ces conditions.
Et en plus, tu nous as conseillé un truc à grignoter, ça l'a été vraiment.
Exactement.
Et un peu dans la thématique, parce que c'est de la brioche.
Oui, tout à fait.
Avec du jambon, du fromage et de la truffe. Oui, ça me parle. J'adore faire la brioche. J'adore faire du pain viennois, en fait. C'est ce que je préfère faire. Je fais plein de choses avec le pain viennois. Bref. Stéphanie, on est là parce que tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée... à me projeter dans une reconversion professionnelle que je n'arrivais absolument pas à assumer. C'était très difficile pour moi. On t'a repris tes notes. J'ai beaucoup pleuré avec Stéphanie. C'est possible que je pleure encore ? Oui, c'est possible que je pleure encore parce que j'ai enregistré un épisode avec quelqu'un qui a fait une reconversion de physicien médical dans la tenue de chambre d'hôte.
D'accord.
qui est passée au moment où notre épisode serait diffusé. Elle s'est livrée de façon très spontanée. Et j'avoue qu'à un moment donné, j'ai été submergée dans l'épisode. Je pense que cette série, ce podcast, va me faire ressurgir plein de choses. Bref, tu m'as accompagnée dans ma reconversion professionnelle. Et je trouvais ça hyper intéressant de t'avoir à ce micro pour que tu nous éclaires, que tu nous aides sur... Ton expérience sur le parcours de la reconversion et peut-être la reconversion métier de bouche, parce que par le poste aussi que tu occupes aujourd'hui, c'était intéressant. Avant les ploies, est-ce que je peux te demander de te présenter comme tu as envie ? Comment tu te présenterais à quelqu'un qui ne te connaît pas ?
Moi, je suis Stéphanie, je suis 47 ans et je travaille dans une école d'art sucré où j'accompagne aujourd'hui beaucoup de jeunes dans leurs projets. mais également des gens en reconversion qui ont choisi des métiers de boulanger, pâtissier ou glacier. Et voilà, mon cœur quand même de métier, ce qui me parle le plus, c'est l'accompagnement des personnes effectivement en reconversion, des adultes, sur leur projet de vie. Parce qu'il y a plein d'histoires différentes et c'est ce que je trouve un petit peu passionnant dans le métier. Donc le coaching est aussi lié en fait à l'hypnose et un peu d'énergie éthique également. D'accord,
tu t'es formée à tout ça et les gens que tu accompagnes, tu as tout ça, hypnose, énergétique, coaching ? Oui,
et coaching. Aujourd'hui j'ai un peu diversifié la pratique, c'est que je trouvais qu'il me manquait un outil. Le coaching c'était bien pour la parole, il manquait un peu tout ce qui était zone. d'ombre à faire émerger, des fois c'est difficile pour les personnes qui ne savent pas eux-mêmes. L'hypnose, ça a été hyper intéressante parce que ça permettait justement de faire émerger ces choses-là. Tout ce qui est énergétique, oui, parce que ça passe par le corps. Et en fait, j'ai trouvé un sens dans ces trois activités. Donc en fonction de l'accompagnement de la personne, de ses besoins, je vais aller piocher un peu, dans le coaching on appelle ça un peu une mallette à outils. Bon, mais voilà, moi je l'ai mis à ma façon et à ce qui me ressemblait aussi.
d'accord alors quand on sait Connu quand on a été réunis ensemble, tu n'avais que le coaching. J'avais que le coaching, c'est par la suite. Et qu'est-ce que tu entends par énergétique ? C'est quoi ? C'est une technique ?
Alors c'est une technique, ça va être simplement faire reposer la personne, un petit peu comme dans un état méditatif comme en hypnose, mais un petit peu moins profonde. Et ça va devenir travailler sur les blocages du corps. poser ses mains ou à poser ses mains aux endroits où il y a des nœuds ou des douleurs aussi. Des fois, on a des douleurs physiques. Enfin, quand on dit j'ai mal au dos ou j'en ai plein le dos, ça, c'est des choses qui sont importantes, qu'on ramène en coaching, par exemple, par la parole. Mais la personne ne va pas savoir forcément vraiment sur quoi mettre le point et on va lever des blocages énergétiques par rapport à ça. Donc, j'ai trouvé ça intéressant. Ça allait plus vite comme ça dans l'accompagnement.
D'accord. Et tu t'es formée coach Parce que tu savais que tu voulais accompagner des gens dans une reconversion, ou tu nous expliqueras aussi ce que tu fais peut-être avec les jeunes, ou alors tu t'es formée coach parce que ça t'a attirée, et puis tu t'es dit, après dans les personnes qui sont venues à toi, peut-être naturellement que t'as attiré les gens que t'as rencontrés, tu vois dans quel sens ça s'est fait ?
Alors ça a évolué en fait, à la base quand je voulais accompagner les gens, j'avais eu diverses expériences en fait dans des entreprises où je me rendais compte qu'il y avait un mal-être des salariés. Donc c'est parti en fait de là, je me dis c'est pas possible, il doit exister un métier pour accompagner ces gens à aller mieux, ou la hiérarchie, ou... Parce que tu faisais comme métier à l'époque,
donc c'est une reconversion de toi ?
Je travaillais au château Pape Clémentien, d'ailleurs dans le vin, mais je m'occupais de tous les événements privés du château, mais j'avais déjà fait quelques entreprises avant dans tout ce qui était tourisme ou événementiel, et j'avais constaté ça. Et en fait, je me suis dit, je fais de l'événementiel, quelque part j'ai envie que les gens soient contents, je les accompagne sur des événements de vie. Et là, j'avais envie que ça soit beaucoup plus profond, en fait, un accompagnement qui avait plus de sens pour moi. Voilà, il me manquait du sens. Et en fait, c'est parti de ça. Ensuite, j'ai cherché une école et j'étais à une conférence. C'était sur la psychologie et le coaching. En fait, c'est parti de ça. Je me suis dit, bon, un peu bizarre et tout. Et en fait, j'ai juste hyper vibré pendant cette conférence que j'ai trouvée passionnante. Et je me suis dit, OK, c'est bon, tu te formes. Donc ça a démarré sur ça. Donc on part sur tous les types de coaching, c'est coaching en développement personnel, coaching de vie ce qu'on appelle. Par la suite, j'ai envie de dire, c'est plus les personnes que j'ai eues, que j'ai accompagnées, ça a été beaucoup dans le professionnel, c'est vrai. Après il y en a eu aussi sur le personnel, mais de fait oui j'ai plus une appétence je pense sur ces changements de vie, puisque moi-même je suis passée par ce changement de vie professionnel et que ça demande effectivement de passer certains paliers.
C'est à parler. et finalement... Alors quand on s'est rencontré, c'était au salon professionnel à Bordeaux. Et effectivement, tu vois, quand tu parles de conférences qui vibrent, en tout cas qui résonnent en toi. Alors je ne me rappelle pas, je crois que c'est Pascal, son prénom de l'atelier des coachs. Oui, c'est ça, Pascal. Et donc j'étais moi en train de me poser beaucoup de questions quant à ma reconversion professionnelle. Et en fait, elle nous a fait un atelier, elle était juste là. Et je lui ai dit, mais tout ce qu'elle dit, mais Et du coup je suis allée la voir à la fin Je lui ai dit mais est-ce que vous avez quelque chose pour accompagner Juste pour que j'arrive à avoir une vision claire Un peu de ce que je vais faire Et elle s'est retournée et elle m'a dit ah bah Stéphanie C'est vrai exactement Il y a une Stéphanie pour toi et c'est comme ça qu'on avait t'y mis en relation Et donc là toi t'étais en
Formation à cette époque là Là j'avais fini ma formation de coach Et elle m'avait demandé si ça m'intéressait De venir, c'était le salon Elle Je crois pour les femmes, dédié aux femmes Oui c'est d'ailleurs
C'est pas sur une aile ? Oui, profession, à post-off. Oui, c'était à la mairie. Oui, c'est toujours. Je n'ai jamais pu y aller, mais il retournait. Mais c'est un super salon.
Oui, tout à fait. Et du coup, elle m'avait demandé si je voulais participer, l'aider à tenir le stand. Et puis, comme c'est une petite famille, l'atelier des coachs, je me suis dit, pourquoi pas, ça va me faire du bien. Mais j'avais déjà fini, effectivement. J'avais déjà ma certification de coach. Et ça devait être un an après, je pense, à peu près.
À ce moment-là, tu faisais du coaching à temps plein ? À ce moment-là,
j'ai toujours gardé mon emploi, mais j'étais sur un emploi réduit et j'avais à peu près deux jours par semaine sur le coaching.
Aujourd'hui, tu fais quoi ? Comment tu répartis ton temps ?
Aujourd'hui, j'ai un emploi du temps déjà un peu plus aménagé. En général, j'ai toujours un jour pour moi et je fais beaucoup, soit comme je finis pas très tard en fin de journée, ce qui en général correspond pas mal aussi aux gens, ou le samedi matin, ça m'arrive de temps en temps aussi. Quand j'aménage comme ça.
Ok, donc là on se voit en fin de journée, après ta journée. C'est fatiguant quand même, non ?
J'étais super contente de venir, ça me permet de... De boire un coup, de se retrouver. D'être en bonne compagnie, de se retrouver. Et puis, oui, de reparler, parler de la reconversion, ça fait toujours un effet miroir aussi par rapport à soi et son parcours. On est en train de reparler d'un parcours d'il y a cinq ans, donc c'est toujours intéressant aussi. de voir comment on a évolué et dans sa pratique et dans son professionnel.
Et oui, forcément, oui. Et oui ? Oui, oui, je vois... En miroir, effectivement. Moi, je me suis lancée dans la formation il y a quatre ans et fortement, je ne forme plus du tout de la façon dont je formais il y a quatre ans. Mais j'imagine que toi, en coaching, tu as évolué, tu as grandi, tu fais les choses différemment peut-être ?
Exactement, oui, tout à fait. C'est une évoluation constante. Et puis, je pense que même pour les personnes qui sont dans cette démarche-là, c'est quelque chose qui est un mouvement constant aussi. Et c'est bien des fois d'en avoir conscience que rien n'est stabilisé dans sa vie à jamais.
Je me rappelle que moi, ça avait été un gros blocage. J'avais l'impression d'être bloquée et de jamais pouvoir faire autre chose. De ne pas arriver à sortir du poste et du métier que j'avais à l'époque. Et de me dire, on parlait de l'étape des 40 ans tout à l'heure, juste avant de commencer à enregistrer. Je me rappelle vraiment être à mon bureau et de me dire, Stéphanie, c'est maintenant, soit tu fais le choix, tu bouges, soit tu dis, c'est jusqu'à la retraite, tu fais ça. Mais la retraite, quand on a 40 ans, c'est encore... Ça paraît loin. Mais je suis passée par des phases où je me suis dit, ok, je reste là, je ne bouge pas. Et c'est horrible. Rien que repenser à ce sentiment, ce que je ressentais physiquement, c'était horrible.
Et ne pas choisir, c'est faire un choix aussi. Donc souvent, c'est ça qui est intéressant, parce que ça, c'est quelque chose qui est important à comprendre dans la démarche de coaching, c'est qu'un coach ne viendra pas accompagner quelqu'un non plus qui n'a pas encore fait ce... swift là, même si c'est difficile, mais de se dire, c'est bon, je vais quand même bouger. Parce qu'il faut avoir envie quand même de se mettre en action, quelle que soit l'issue, ou quelle que soit la faisabilité, ou quelle que soit la suite du parcours, en fait. Et ça, c'est la première chose effectivement qu'on a à l'esprit, c'est qu'est-ce que je fais ? Je reste ou j'enclenche quelque chose.
Mais tu peux quand même aider à prendre la décision.
Bien sûr, mais ce n'est pas la personne qui va prendre la décision soi-même. Oui, tu ne vas pas lui faire prendre la décision. Non, après le but, c'est aussi le principe du coaching, c'est d'amener quelqu'un d'un point A à un point B qui sera le plus positif pour lui et de lui donner cette force-là, de lui impulser, parce que des fois, on ne l'a plus pour plein de raisons. Ou à ne pas bouger d'ailleurs, ou à rester quand on doute. Ça pourrait être de rester au même endroit finalement. Exactement, mais que ça soit quelque chose qui soit vraiment conscientisé. et qui l'amène à faire un choix délibéré.
D'accord, ok. Ouais, non mais ça me rappelle...
Moi aussi, du coup, je revois nos échanges et tout.
La vie défile. Mais oui, la vie défile. Et en plus, c'est vrai que... C'est très rigolo que tu travailles maintenant, comment tu m'as dit, dans une école ?
Une école d'art sucré.
D'art sucré. C'est très beau, c'est très joli comme nom. Et c'est vrai que mon premier projet de reconversion professionnelle... Celui que je mène maintenant, c'est un an après, parce qu'il y a eu une autre conversion professionnelle entre temps, mais qui durera. Ça a été le lancement dans la boulangerie. Et c'était horrible pour moi. Je n'arrivais pas à dire aux gens, je suis ingénieure. C'est terrible, c'est terrible. Mais ça m'a servi pour mes enfants. Je n'arrivais pas à dire, mais que ce soit à ma famille, à mes amis, à mes collègues, je n'arrivais pas à dire. Je suis en train de passer mon CAP boulanger, je veux me reconvertir et ouvrir une boulangerie. C'est un truc, ça me dépassait et j'étais prise de panique. Et je lançais des petites pistes, des indices. Et le dire, c'est grâce au travail qu'on a fait ensemble.
C'est pour ça que j'ai pleuré.
Quand on fait des caps.
Et quand on lève des blocages aussi.
Et ce qui est très rigolo, c'est que quand je l'ai dit, les gens étaient super contents pour moi, hyper encourageants. Même cinq ans après, alors je suis partie, j'ai bifurqué du faux de chose finalement. Mais cinq ans après, les gens me disent, la boulangerie, ils en sont où ? Et c'est rigolo, je ne sais pas pourquoi, c'est quelque chose qui nous fait vibrer. Qu'est-ce qui fait qu'on n'arrive pas à passer à... Je généralise, je dis on, c'est moi, mais j'imagine que je ne suis pas toute seule dans ce cas-là.
Non, effectivement, je pense que vraiment la première des choses, c'est les peurs en fait. C'est les peurs qui sont bloquantes. Alors, il y a des peurs qui sont positives parce qu'elles nous aident à nous dépasser, mais il y a des peurs qui sont bloquantes. Et nous, à l'époque d'ailleurs, on avait travaillé sur ça, sur tes peurs.
Tu te réveilles ?
Je me rappelle et j'ai tout relu juste avant de venir sur...
Tu peux les lire, je ne m'en rappelle plus. Je ne sais pas si tu veux qu'on dise... Je pense que maintenant je parle trop. Peut-être que c'est l'inverse. Je n'ai plus aucun secret.
Ça m'a fait quelque chose, parce qu'effectivement, en relisant, même après cinq ans, justement, je voyais toutes tes peurs qui étaient bloquantes. Et en fait, on a fait la différence entre ce qui était des peurs réelles ou des peurs abstraites. Et de tes peurs réelles, il y avait neuf peurs en tout. Il n'y en a que deux qui étaient vraiment réelles, qui étaient surtout un souci financier.
D'accord, mais ça, c'est resté, en fait. Et ça,
voilà.
C'est vrai.
Et les autres, en fait, tu t'es rendu compte que c'était simplement toi. qui te mettaient des obstacles. Il y avait notamment le syndrome de l'imposteur aussi derrière, qui ressortait beaucoup.
Je ne suis pas sûre que celui-là soit tout à fait guéri. Mais en même temps, je crois que je commence à en faire une force de ce syndrome de l'imposteur que je ne ressemble... J'ai toujours l'impression d'être à côté du modèle générique dans ce que je fais. Très jeune, je faisais du chantier, j'étais la seule fille jeune sur le chantier. À l'époque, c'était une peur et c'était difficile. Lancer sa boîte à 50 ans, je ne connais pas grand monde qui l'a fait. Et puis en fait, maintenant, j'en rigole et c'est bien. Et être physicienne et boulangère, c'est rigolo aussi en même temps. D'accord, oui, mais son nom, il est toujours là, celui-là.
Des fois, ça se travaille toute une vie, mais ils évoluent en tout cas. Et voilà, il y avait ces blocages-là. Et ensuite, ce qui arrive souvent aussi, quand on a peur justement de se lancer dans une reconversion, C'est aussi de l'éducation qu'on a reçue. Donc, on vient travailler aussi un peu sur ça, sur la famille. Qu'est-ce qu'on nous a éduqué ? Que ce soit, des fois, ça peut être religieusement parlant, parce qu'il y a des codes, mais ça peut être aussi dans la manière de faire. Et ensuite, il y a ce qu'on est soi. Toi, tu avais ce qu'on appelle un driver. Je ne sais pas si tu t'en rappelles. Fais plaisir. Et c'est pour ça que tu avais du mal à dire à ta famille aussi, parce qu'il fallait faire plaisir à tout le monde. Et on a travaillé beaucoup sur ça, sur comment je fais plaisir, mais sans m'oublier moi. Parce que souvent, ce type de personnalité-là a tendance à ne pas savoir dire non, ou à ne pas oser dire non, ou à penser beaucoup à la famille, aux autres, et plus à soi en fait.
D'accord. Bon, mais c'est toujours vrai en fait. Non, non, mais c'était un très bon diagnostic, c'est vrai. le faire... Oui, alors, pour la petite anecdote... J'ai deux frères et soeurs, enfin j'ai un frère et une soeur, et tous les trois on est ingénieurs. Et ça a été une grande fierté de mes parents, qui écouteront peut-être ou pas, mais bon, c'est pas un secret. Et c'est vrai que je pense, moi étant l'aînée, que j'avais la peur, voilà, rétrogradée, et je mets des gros guillemets quand je dis ça parce que c'est pas le cas, mais de dire je passe en CAP boulanger. Bon voilà, c'est curieux. Alors pour la petite anecdote, mon petit frère qui est beaucoup plus jeune que moi, on a 13 ans d'écart, il a 37 maintenant. a lui-même passé son CAP boulanger il y a 5 ans et il est boulanger actuellement à Paris. Donc il y a un truc à creuser avec la boulangerie. Alors dans l'histoire de famille, ça m'intéresse. Oui, je pense qu'il va falloir que je creuse quelque chose comme ça. Et je sais que lui aussi a eu cette peur. Enfin, cette peur. En fait, ce n'est pas une peur, c'est la... Oui, je ne sais pas si pour lui c'était une peur, mais c'était important d'avoir l'aval de la famille par rapport à cette reconversion lui aussi.
Parce que peut-être aussi ça portait une image dans votre famille que c'était un métier plus ouvrier et pas intellectuel.
Je pense, oui.
Et que du coup, c'est ça des fois qui est difficile à...
Oui, sûrement. Et ma famille vient de la campagne, donc je pense que finir ingénieur, c'est une progression de génération en génération et c'est important. Même si mes parents sont ravis et hyper contents des parcours qu'on a maintenant. Mon petit frère Boulanger, ils sont très fiers de lui et de ce qu'il fait. D'ailleurs, il passe dans la meilleure boulangerie, alors ça sera passé, mais ça passe demain, le jour où on enregistre le podcast. C'est l'émission du 13 mars 2025, si vous voulez voir mon petit frère. On va regarder. Il ne gagne pas.
Parce que tu as déjà les résultats.
Oui, il m'a dit. Par contre, ils font du très bon pain sur le 20.
C'est intéressant du coup, quand même le parallélisme, mine de rien. Je pense qu'il y a quelque chose à creuser dans l'histoire du pain.
Mais le pain, c'est faire plaisir aussi. Quand tu fais des brioches, moi j'adore. Quand je loupe, je suis désespérée. Bon, ça se mange quand même en général. Ok, mais non, c'est super intéressant parce que c'est toujours, même cinq ans après, c'est des choses qu'on a pu dépasser, mais en fait, c'est toujours valable. Bien sûr. Je me reconnais dans ce que tu dis. Ok, donc tu as toujours ces exercices-là où tu travailles sur les peurs.
Oui. il y a des choses qui ont besoin d'être levées, que ce soit les peurs ou les croyances. Je ne suis pas capable. Souvent, dans la reconversion, on a ça aussi. Ce fameux syndrome de l'imposteur, mais il y a aussi je ne suis pas capable ou je ne suis pas assez douée ou je n'y arriverai jamais. Et ça, en fait, c'est vraiment le rôle aussi de l'accompagnement, d'aller lever ça. Parce que n'importe quelle personne dans sa vie, que ce soit le domaine professionnel ou personnel, peut avoir des choix et peut changer à n'importe quel âge, à n'importe quel moment, etc. Il y a toujours des choses qui viennent bloquer et sur lesquelles on peut travailler si on a envie de travailler dessus.
D'accord. Ces blocages et ces peurs, c'est vraiment quelque chose que tu retrouves de commun à toutes les personnes que tu accompagnes ?
Oui. En fait, on a tous, tous, tous, tous sur nos parcours de vie eu des blocages ou des fois des traumatismes aussi qui sont à lever. qui ont été éduqués d'une certaine façon, qui ont des croyances positives ou négatives. Et en fait, on vient effectivement travailler sur ça et à travers aussi des exercices qu'on réalise dans l'espace pour bouger le corps. Il y a plein de petites techniques comme ça qui sont super intéressantes.
Tu m'avais fait faire une échelle, non ? Il y avait un exercice où on est debout en avance et je ne sais plus où on visualise les choses. Et après, on recule. Exactement.
C'est un exercice de PNL que je trouve super intéressant parce qu'il a toujours du sens. Et on vient effectivement au fur et à mesure du temps, dans le présent jusqu'au futur, visualiser quelque chose de plus haut et de plus grand que soi, et ensuite on vient le ramener dans le présent. Et ça, ça permet en fait de se booster effectivement, soit sur justement des peurs à dépasser, mais on est plus dans, on est quasi dans l'inconscient justement d'ailleurs, parce que si on arrive à rentrer vraiment dans le jeu. Là, le conscient lâche l'affaire et c'est l'inconscient qui prend le relais. Et puis, on peut imaginer tout ce qu'on veut. Et en général, ça débloque aussi des choses ou des situations ou des relations. On est en plein de domaines de vie.
Ok. Moi, j'aime bien tous ces trucs-là. Je pense que tu es une bonne cliente.
On va en parler pendant longtemps.
Ok. Les jeunes que tu accompagnes aujourd'hui, ce n'est pas forcément eux une reconversion, c'est pourquoi tu les accompagnes ?
Alors eux, ça va être sur des problématiques un petit peu différentes. On va accompagner plus sur la confiance en soi. Donc ça, c'est surtout, je trouve qu'on a une génération de jeunes. Donc moi, ils arrivent, ils ont entre 18 et 20 ans. La plupart, ils vont manquer vraiment de... Oui, ils vont douter sur eux. Ils se connaissent mal aussi. Donc ils ont du mal à se projeter des fois sur un travail, en plus on est dans un milieu, quand ils sont dans la pâtisserie avec des fois des chefs qui sont durs, des fois ils ont été couvés par la famille, ils se retrouvent dans un environnement qui pour eux est hostile, mais ça va être de venir justement travailler un peu sur cette maturité, les faire évoluer de ce côté-là. Et c'est surtout confiance en soi, estime de soi. On a beaucoup de jeunes qui ont des problématiques, on en parlait un petit peu tout à l'heure, mais justement de TDAH, c'est pour ça que ça me parlait aussi. aussi de bipolarité ou de plus en plus. Et maintenant qu'on arrive un petit peu à mettre des noms dessus, on vient voir aussi comment on peut travailler ça sans que ça soit pour eux un handicap dans leur vie professionnelle. Et après, plus basiquement, on va travailler sur des techniques de recherche d'emploi, mais sur une façon de se présenter. Moi, je leur parle beaucoup du non-verbal aussi, tout ce qui sort du corps, comment se positionner. Et ça, ça leur permet d'aider et de retrouver aussi un peu d'estime de soi aussi.
Finalement, aujourd'hui, ton job de salarié reprend tes compétences, tout ce que tu as développé, tu as appris.
L'important pour moi, c'était vraiment de garder toujours ce lien, de pouvoir accompagner d'une manière ou d'une autre. Ça me permet de faire des choses un peu diversifiées, parce que j'en ai besoin et que le milieu des jeunes m'interrogeait. J'avais accompagné juste avant des jeunes qui avaient des grosses problématiques de retour à l'emploi aussi. Et donc, on venait lever tous ces freins un petit peu à travers le coaching et parfois l'hypnose. Voilà pourquoi petit à petit, on fait, on agrémente sa pratique.
Qui c'est qui t'a accompagnée, toi ? Ou peut-être que personne ne t'accompagne dans ta reconversion. Alors, ce n'est pas, j'imagine, ce n'est pas un passage obligé. Moi, j'en ai eu besoin. Ça m'a vraiment aidée à passer le cap. Est-ce que toi, tu as été accompagnée ?
Non, non, je n'ai pas été accompagnée. Après, le fait de faire la formation de coaching, elle est quand même sur un an. Elle nous fait travailler sur nous. Et de fait, ça fait beaucoup bouger les choses aussi. Donc ça m'a permis de mieux me connaître aussi. Mais je n'ai pas eu d'accompagnement, parce que je ne connaissais pas ce milieu. Je ne savais pas qu'on pouvait accompagner les gens dans son professionnel ou dans sa vie personnelle.
Donc on t'a trouvé ce poste en cherchant, te l'a proposé, on est venu vers toi. Oui, en cherchant.
Tout à fait, en cherchant. J'aime bien fouiner, regarder. Je n'ai pas eu le choix de passer du temps, mais je trouve. Voilà, exactement.
Oui, en même temps, travailler dans une école de boulangerie, pâtisserie, glacier.
Mais ça, c'était... Après, c'était un peu le hasard. J'avais envie de travailler dans une école où je pouvais accompagner les gens. J'avais travaillé sur les jeunes de 20 à 30 ans juste avant. Et je trouvais ça sympa. Mais quand j'ai vu pâtisserie, glacier, ça m'a parlé parce que je trouve que c'est des beaux métiers. Et que du coup, pour moi, il y a un intérêt aussi pour eux quand ils veulent faire cette formation, à les accompagner justement sur ça ou à détecter si ce n'est pas fait pour eux. Voilà, ça fait aussi partie de mon travail en amont de les questionner un petit peu.
Sur les entretiens de recrutement, tu veux dire ? Oui,
sur les entretiens de recrutement, c'est ce qu'on va venir un petit peu chercher. Est-ce que c'est vraiment un projet ou est-ce que ce n'est pas papa, maman qui pousse ? Mais c'est vrai que c'est rare du coup.
Dans ce type de... Oui,
alors j'ai au contraire beaucoup de personnes, alors c'est ça qui est rigolo parce que sur les reconversions aussi, quasiment 80% des discours, c'est « moi, quand j'étais jeune, j'avais envie de faire ça, mes parents m'ont dit non, tu feras médecin, physicien, enfin voilà, on était un peu sur ce modèle-là. » Et ils ont fait des parcours avec des très belles carrières et à un moment, ils arrivent, alors les reconversions, nous, c'est entre 40 ans et 60 ans. Et à un moment, ils arrivent et ils ont dit, non, en fait, aujourd'hui, je m'affranchis de ça et je veux faire ce métier-là. Et ils arrivent comme ça. Et ça, c'est intéressant. Donc, les jeunes, on les prend un peu en amont en essayant un petit peu de regarder si oui, c'est eux ou est-ce qu'ils viennent là un petit peu par hasard. Il y en a ça aussi. Ah, j'aime bien Philippe Conticini, j'adore ce qu'il fait. Cyril Lignac, c'est super. D'accord, OK, mais quoi d'autre ?
Mais faire soi-même, ce n'est pas pareil.
Oui, parce qu'ils regardent beaucoup. Internet, les jeunes, ils ont l'impression aussi que la pâtisserie, c'est ce qu'ils voient sur TikTok ou autre. Mais le métier, il est bien différent de ça. Ça demande une exigence, une personnalité, une persévérance. Et donc, c'est ça qu'on vient regarder un petit peu chez eux pour éviter qu'ils se trompent de parcours, tout simplement.
D'accord. Et du coup, les adultes que tu as en reconversion dans l'école ? Oui. tu les accompagnes ? Parce qu'eux, ils ont déjà fait ce cap, enfin ce shift, ce changement. Tu les accompagnes comment ?
Alors eux, j'ai moins besoin de les accompagner, mais ça va être plus de l'accompagnement, on va dire, un peu protecteur, c'est-à-dire que pendant la formation, c'est dur pour eux. Ils sont en pratique intensive, 7 heures par jour en laboratoire. Les familles sont loin, souvent, parce qu'ils viennent de toute la France. Donc il y a les enfants, le mari ou un versement qui n'est pas là. Et des fois, il y a un petit peu, forcément, du craquage. Donc ça va être plus de remobiliser la personne sur ses forces, sur pourquoi elle fait cette formation-là, quel est son but pour pouvoir la tenir dans la formation.
Ok. Tu as des belles histoires à nous raconter, ou des moins jolies. Tu as des souvenirs marquants de personnes que tu as accompagnées ?
Je n'ai pas une personne en souvenirs marquants dans le côté positif, parce que pour moi ce qui est important, c'est qu'il y ait toujours une avancée sur la suite du coaching. Qu'est-ce que ça leur a apporté à eux, ou qu'est-ce que ça ne leur a pas apporté ? En général, même si ça ne leur a pas apporté, ça leur a apporté autre chose, mais ils le sauront peut-être des années plus tard. donc moi ce qui... Ce qui surtout me touche, c'est quand je vois une libération, quelle qu'elle soit, et qu'il y a une réflexion qui se met en marche et surtout qu'il y a une action qui est posée derrière. Puisque c'est quand même bien le but du coaching, c'est que des actions soient posées. Donc là, je me dis que quelque part, la personne a réussi, à travers son accompagnement, à atteindre son objectif. Après, on se venait remarquant, c'était plutôt dans le contraire. Une fois, j'espère qu'elle ne m'écoutera pas, qu'elle ne se reconnaîtra pas.
Non, elle se reconnaîtra peut-être, mais on ne donne pas de nom et tu anonymises l'histoire.
J'ai accompagné une personne qui avait une problématique un petit peu tout. Tout était mélangé. Donc, le but, c'était déjà de trouver un axe sur lequel elle voulait travailler, parce qu'on ne peut pas travailler sur tous les axes en même temps. Donc, on a avancé. Tout était hyper positif sur sa problématique. Par exemple, j'étais hyper contente. Je me suis dit, mais c'est super, elle a fait un super travail, etc. Et je ne sais pas, 48 heures après, renversement de situation, elle me dit « c'est pire qu'avant, c'est horrible, j'ai passé une nuit horrible, etc. » Et donc là, heureusement, nous, on est aussi accompagnés en tant que coach, on prend conseil auprès d'un superviseur. Et donc j'ai revu cette personne-là, et ça m'a servi un petit peu de leçon. Elle avait une problématique finalement psychiatrique grave. Ce qui a fait que, quand je l'ai revu, la séance s'est transformée en quelque chose de pas possible. Et j'ai dû lui dire, on arrête là. En fait, c'est pas moi qui va pouvoir vous aider sur ce sujet-là. Il va falloir s'adresser. Voilà. Ça fait partie aussi du rôle de coach, des fois, de détecter qu'on ne peut pas accompagner des profils psychotiques ou autres en coaching. Non, non, ça, ça m'a laissé un souvenir. Mais c'est quelque chose qui est finalement important aussi dans la pratique, parce qu'assez rapidement, ça m'a permis de détecter un petit peu plus. Quand la personne avait plus besoin médicalement d'une assistance, et qu'elle ne confronte pas avec le coaching, parce qu'on n'est pas des professions médicales, ni d'accompagnement.
Et tu arrives à les détecter parce que c'est l'expérience, ou il y a un petit peu de formation ?
Il n'y avait pas de formation, après je me suis un petit peu auto-formée sur toutes les maladies psychotiques qui pouvaient exister. notamment surtout que par exemple quand on fait l'hypnose des personnes qui ont des décompensations ou des doubles personnalités etc ça on ne le voit pas tout de suite mais en hypnose on peut vite se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche et on peut pas accompagner ces gens là surtout en hypnose parce que ça peut faire des dégâts pour la personne. Exactement débloquer des choses qui ne nous appartiennent pas. Donc ça c'était quelque chose de nouveau que j'ai appris voilà un peu à mes risques et périls mais ça m'a servi toujours à avoir un petit En fait, c'est qu'on a des veilleuses qui s'allument parfois. Et ça, je pense que c'est les ressentis propres qui font dire, tiens, là, on se note un truc. Et puis, deuxième rendez-vous, on va peut-être retravailler d'une façon différente et voir s'il y a une problématique de ce côté.
Ça te permet de valider éventuellement ou d'invalider une question que tu te poses, un diagnostic. Et donc, tu disais que toi-même, tu es supervisée, c'est-à-dire que tu es suivie par un coach.
Oui, on a des superviseurs. Voilà, exactement. Il y a des gens qui sont... Des coachs aussi, mais qui supervisent, qui ont cette fonction-là, en fait, et qu'on peut contacter, effectivement, en cas de besoin aussi, et en cas de suivi d'une personne, pour être sûr que... Soit nous proposer d'autres solutions si on est bloqué, ou pour être sûr qu'on a le bon accompagnement et toujours la bonne posture, en fait, avec les personnes. Ok,
ça marche. Donc, par rapport à une reconversion...
Oui.
Si les gens se posent des questions, est-ce que tu valides le fait que c'est important ? Je ne sais pas, mais en tout cas, ça peut être une solution de rencontrer un coach, toi ou un de tes collègues. Au moins pour se poser la question, est-ce que c'est de l'ordre du rêve ? Est-ce que c'est quelque chose que je fantasme ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose dont on a envie ? Pour valider ce passage à l'acte-là, ce changement de vie qui parfois peut être assez radical. Oui, tout à fait. Pour toi, c'est un bon truc de commencer par refaire l'état des lieux de la situation avec un coach. Exactement.
Moi, je trouve ça bien parce que surtout quand on est dans cette démarche-là, on est quand même des fois un petit peu dans le flou. On a tellement de choses justement à penser, et la famille, et la situation, et la reconversion, et la formation. Et en fait, ça permet de mettre au clair ses idées et d'avancer certainement de façon plus sereine dans sa démarche. Qu'elle soit possible au final ou qu'elle ne soit pas possible, mais au moins, ça acte une validation. On a beaucoup aussi de personnes, par exemple, qui ont fait des burn-out. Alors ça, c'est de plus en plus aussi. Donc, qui n'ont des fois pas travaillé pendant deux ans suite à ces burn-out, qui ont des peurs, du coup, très fortes. Ils veulent faire autre chose parce qu'ils ne peuvent plus retourner dans leur domaine d'origine, mais ils ne savent pas par où commencer. Et ça, cet accompagnement-là aussi, il va être important parce qu'on va aider à ce que la personne sache vers quel domaine se diriger, qu'est-ce qui peut être important pour elle. Et ça, ça peut être intéressant aussi de ce côté-là. Mais je trouve que oui, c'est un booster. La seule chose, c'est le fait d'en avoir envie. Si on se sent forcé ou parce que quelqu'un a dit « tu devrais te faire accompagner et que la personne est là » , oui, non, ça ne servira à rien. Il faut avoir une volonté, en tout cas, d'avancer.
Je rencontre beaucoup de gens qui râlent. C'est le terme de leur situation actuelle. Et c'est vrai qu'au début, quand je me suis mise en action, ça a été un tel révélateur pour moi. Je me revois à 4h du matin sur ma bicyclette pour aller faire le stage à la boulangerie de Super U. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à ce moment-là. C'est de la mise en action et à partir du moment où tu retrouves de la joie à faire des choses, c'est exponentiel. Quand je rencontre des gens, des anciens collègues qui râlent, je dis « bougez, il y a une vie ! » « T'as raison, j'arrête maintenant, je les écoute, ils râlent. » Mais c'est leur choix, c'est à eux de faire cette démarche-là. Tu ne peux pas le faire à la place des autres.
On peut essayer de leur dire, mais si, il fait quelque chose. Mais finalement, il y en a qui aiment rester dans leur zone de confort. Ça leur fait trop peur. Et râler, c'est un mode de fonctionnement aussi pour sortir les choses.
Mais voilà,
il ne faut pas s'épuiser. Effectivement, l'idée, il faut que ça vienne vraiment de soi, en fait, comme démarche. C'est comme ça qu'elle sera le plus efficace dans tous les cas. OK.
Bon, merci. Tu vois autre chose dont on n'aurait pas discuté ? Quelque chose que tu voudrais rajouter ?
Non, non. Juste, voilà, c'est que c'est important. Pour les gens qui ont cette démarche-là, c'est quelque chose, je trouve, émotionnellement qui est difficile. Et voilà, quand on entame cette démarche, en tout cas, il ne peut rester que du positif. Soit se rassurer, soit avancer sur autre chose, soit peut-être rester dans son domaine, mais de façon plus positive et voir les choses différemment. Et voilà, je trouve ça bien, en tout cas, de réfléchir à ça.
Mais que tout soit un choix, en fait. Que tout soit un choix. Et pas subi.
Et pas subi. Déjà, c'est commencé par ça, exactement.
Est-ce qu'on peut te retrouver, Stéphanie ?
Moi, j'ai un site internet qui s'appelle hypnocoach.fr où en tapant Stéphanie Rappi sur le Google, ça ressort aussi.
Donc Rappi, R-A-P.
P comme papa,
Y.
J'en ai marre de dire à chaque fois.
Le P, on ne le reconnaît pas. Le P, on ne le reconnaît pas. Donc je dis P comme papa. En général, tout le monde comprend comme ça. Stéphanie Rappi avec un P comme papa.
et un Y à la fin exactement et puis de toute façon il faut savoir qu'on a toujours un premier entretien ça serait que je ne l'ai pas dit mais c'est important où justement on vient voir si ça peut matcher ou pas pour valider la démarche et peut-être matcher entre les personnes et matcher entre les personnes c'est très important il y a des fois il y a des coachings qui ne vont pas marcher avec certaines personnes mais qui vont marcher avec une autre et en fait ça c'est l'alchimie et ça fait 70% du job en général.
Entre tout, ça avait bien marché.
Ça avait bien marché.
Merci.
La preuve, 5 ans après.
Mais oui, 5 ans après, on boit du vin rouge et on mange des croque-monsieur à la truche. Exactement.
En tout cas, merci beaucoup. Ça me fait très plaisir d'avoir pu participer à ça et puis de te revoir. Merci.
Merci d'avoir écouté La tête et les mains. Alors, si cet épisode t'a plu, t'as parlé, partage-le à une femme de ton entourage qui pense trop ou qui a juste besoin d'un peu de douceur, d'une petite pause. Alors, tu peux aussi me retrouver sur Instagram pour suivre le quotidien, les coulisses et ces moments suspendus entre boulange, choix de vie et temps pour soi. Alors, à très vite pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prends soin de ta tête.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Musique Musique Musique Musique Bienvenue dans La tête et les mains Le podcast pour les femmes actives Les hommes sont les bienvenus aussi, ne t'inquiète pas Donc les femmes actives qui passent leur journée à réfléchir, à décider à organiser, soigner enseigner, manager Je suis Stéphanie Moi aussi j'ai une vie bien active, j'ai un métier exigeant, une tête toujours en action. Et ici je t'invite simplement à appuyer sur pause, juste le temps d'un épisode, pour écouter celles et ceux qui ont fait un pas de côté, qui ont choisi de travailler autrement, avec leurs mains, leur corps, leur intuition. Artisans, boulangers, couturiers, couturières, potiers, libraires, brodeurs, éleveurs, Des parcours à la fois. inspirant, concret, vraiment loin du tulumut, du cadre parisien stressé. Une respiration pour toi, un espace pour rêver à d'autres gestes, d'autres rythmes, d'autres possibles. Merci Stéphanie de nous accorder ce petit moment. Alors il faut dire qu'on est bien établis.
Je ne sais pas si on dit tout ou... Si, si, si, il faut tout dire, il faut donner envie aux gens.
Alors déjà, on peut citer, on est le parcellaire. Le parcellaire. Là, c'est là ou le parcellaire ? Le parcellaire. Le parcellaire, qui est la petite sœur de la parcelle.
Exactement.
C'est ça ce qu'on t'a expliqué. Donc c'est un bar à vin, un méniaque. La bulle d'alcool est dangereuse pour la santé.
Bien sûr. On n'en consomme pas trop. C'est pour ça qu'on est très raisonnable, non ?
Tout à fait. Un tout petit verre.
Un tout petit verre.
Un tout petit verre. Bon, bulleur...
C'est un peu bizarre,
mais bon. C'était ton choix. C'est vrai.
J'avoue, c'est ma faute. Mais à coup de pas. Mais tout le monde a l'air content.
En plus, on enregistre en public. On verra qui et qui. J'en perds un mot, mais au savon. J'ai goûté, j'ai bu deux gorgées, ça y est, c'est terminé. Le blanc. Mais si le petit blanc à 10h, ça fait bien un pité de comptoir. Non, il n'est pas 10h, il est 17h43. C'est très raisonnable de boire un verre. Il n'y a pas d'heure.
C'est le plaisir qui fait foi toujours à ces conditions.
Et en plus, tu nous as conseillé un truc à grignoter, ça l'a été vraiment.
Exactement.
Et un peu dans la thématique, parce que c'est de la brioche.
Oui, tout à fait.
Avec du jambon, du fromage et de la truffe. Oui, ça me parle. J'adore faire la brioche. J'adore faire du pain viennois, en fait. C'est ce que je préfère faire. Je fais plein de choses avec le pain viennois. Bref. Stéphanie, on est là parce que tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée... à me projeter dans une reconversion professionnelle que je n'arrivais absolument pas à assumer. C'était très difficile pour moi. On t'a repris tes notes. J'ai beaucoup pleuré avec Stéphanie. C'est possible que je pleure encore ? Oui, c'est possible que je pleure encore parce que j'ai enregistré un épisode avec quelqu'un qui a fait une reconversion de physicien médical dans la tenue de chambre d'hôte.
D'accord.
qui est passée au moment où notre épisode serait diffusé. Elle s'est livrée de façon très spontanée. Et j'avoue qu'à un moment donné, j'ai été submergée dans l'épisode. Je pense que cette série, ce podcast, va me faire ressurgir plein de choses. Bref, tu m'as accompagnée dans ma reconversion professionnelle. Et je trouvais ça hyper intéressant de t'avoir à ce micro pour que tu nous éclaires, que tu nous aides sur... Ton expérience sur le parcours de la reconversion et peut-être la reconversion métier de bouche, parce que par le poste aussi que tu occupes aujourd'hui, c'était intéressant. Avant les ploies, est-ce que je peux te demander de te présenter comme tu as envie ? Comment tu te présenterais à quelqu'un qui ne te connaît pas ?
Moi, je suis Stéphanie, je suis 47 ans et je travaille dans une école d'art sucré où j'accompagne aujourd'hui beaucoup de jeunes dans leurs projets. mais également des gens en reconversion qui ont choisi des métiers de boulanger, pâtissier ou glacier. Et voilà, mon cœur quand même de métier, ce qui me parle le plus, c'est l'accompagnement des personnes effectivement en reconversion, des adultes, sur leur projet de vie. Parce qu'il y a plein d'histoires différentes et c'est ce que je trouve un petit peu passionnant dans le métier. Donc le coaching est aussi lié en fait à l'hypnose et un peu d'énergie éthique également. D'accord,
tu t'es formée à tout ça et les gens que tu accompagnes, tu as tout ça, hypnose, énergétique, coaching ? Oui,
et coaching. Aujourd'hui j'ai un peu diversifié la pratique, c'est que je trouvais qu'il me manquait un outil. Le coaching c'était bien pour la parole, il manquait un peu tout ce qui était zone. d'ombre à faire émerger, des fois c'est difficile pour les personnes qui ne savent pas eux-mêmes. L'hypnose, ça a été hyper intéressante parce que ça permettait justement de faire émerger ces choses-là. Tout ce qui est énergétique, oui, parce que ça passe par le corps. Et en fait, j'ai trouvé un sens dans ces trois activités. Donc en fonction de l'accompagnement de la personne, de ses besoins, je vais aller piocher un peu, dans le coaching on appelle ça un peu une mallette à outils. Bon, mais voilà, moi je l'ai mis à ma façon et à ce qui me ressemblait aussi.
d'accord alors quand on sait Connu quand on a été réunis ensemble, tu n'avais que le coaching. J'avais que le coaching, c'est par la suite. Et qu'est-ce que tu entends par énergétique ? C'est quoi ? C'est une technique ?
Alors c'est une technique, ça va être simplement faire reposer la personne, un petit peu comme dans un état méditatif comme en hypnose, mais un petit peu moins profonde. Et ça va devenir travailler sur les blocages du corps. poser ses mains ou à poser ses mains aux endroits où il y a des nœuds ou des douleurs aussi. Des fois, on a des douleurs physiques. Enfin, quand on dit j'ai mal au dos ou j'en ai plein le dos, ça, c'est des choses qui sont importantes, qu'on ramène en coaching, par exemple, par la parole. Mais la personne ne va pas savoir forcément vraiment sur quoi mettre le point et on va lever des blocages énergétiques par rapport à ça. Donc, j'ai trouvé ça intéressant. Ça allait plus vite comme ça dans l'accompagnement.
D'accord. Et tu t'es formée coach Parce que tu savais que tu voulais accompagner des gens dans une reconversion, ou tu nous expliqueras aussi ce que tu fais peut-être avec les jeunes, ou alors tu t'es formée coach parce que ça t'a attirée, et puis tu t'es dit, après dans les personnes qui sont venues à toi, peut-être naturellement que t'as attiré les gens que t'as rencontrés, tu vois dans quel sens ça s'est fait ?
Alors ça a évolué en fait, à la base quand je voulais accompagner les gens, j'avais eu diverses expériences en fait dans des entreprises où je me rendais compte qu'il y avait un mal-être des salariés. Donc c'est parti en fait de là, je me dis c'est pas possible, il doit exister un métier pour accompagner ces gens à aller mieux, ou la hiérarchie, ou... Parce que tu faisais comme métier à l'époque,
donc c'est une reconversion de toi ?
Je travaillais au château Pape Clémentien, d'ailleurs dans le vin, mais je m'occupais de tous les événements privés du château, mais j'avais déjà fait quelques entreprises avant dans tout ce qui était tourisme ou événementiel, et j'avais constaté ça. Et en fait, je me suis dit, je fais de l'événementiel, quelque part j'ai envie que les gens soient contents, je les accompagne sur des événements de vie. Et là, j'avais envie que ça soit beaucoup plus profond, en fait, un accompagnement qui avait plus de sens pour moi. Voilà, il me manquait du sens. Et en fait, c'est parti de ça. Ensuite, j'ai cherché une école et j'étais à une conférence. C'était sur la psychologie et le coaching. En fait, c'est parti de ça. Je me suis dit, bon, un peu bizarre et tout. Et en fait, j'ai juste hyper vibré pendant cette conférence que j'ai trouvée passionnante. Et je me suis dit, OK, c'est bon, tu te formes. Donc ça a démarré sur ça. Donc on part sur tous les types de coaching, c'est coaching en développement personnel, coaching de vie ce qu'on appelle. Par la suite, j'ai envie de dire, c'est plus les personnes que j'ai eues, que j'ai accompagnées, ça a été beaucoup dans le professionnel, c'est vrai. Après il y en a eu aussi sur le personnel, mais de fait oui j'ai plus une appétence je pense sur ces changements de vie, puisque moi-même je suis passée par ce changement de vie professionnel et que ça demande effectivement de passer certains paliers.
C'est à parler. et finalement... Alors quand on s'est rencontré, c'était au salon professionnel à Bordeaux. Et effectivement, tu vois, quand tu parles de conférences qui vibrent, en tout cas qui résonnent en toi. Alors je ne me rappelle pas, je crois que c'est Pascal, son prénom de l'atelier des coachs. Oui, c'est ça, Pascal. Et donc j'étais moi en train de me poser beaucoup de questions quant à ma reconversion professionnelle. Et en fait, elle nous a fait un atelier, elle était juste là. Et je lui ai dit, mais tout ce qu'elle dit, mais Et du coup je suis allée la voir à la fin Je lui ai dit mais est-ce que vous avez quelque chose pour accompagner Juste pour que j'arrive à avoir une vision claire Un peu de ce que je vais faire Et elle s'est retournée et elle m'a dit ah bah Stéphanie C'est vrai exactement Il y a une Stéphanie pour toi et c'est comme ça qu'on avait t'y mis en relation Et donc là toi t'étais en
Formation à cette époque là Là j'avais fini ma formation de coach Et elle m'avait demandé si ça m'intéressait De venir, c'était le salon Elle Je crois pour les femmes, dédié aux femmes Oui c'est d'ailleurs
C'est pas sur une aile ? Oui, profession, à post-off. Oui, c'était à la mairie. Oui, c'est toujours. Je n'ai jamais pu y aller, mais il retournait. Mais c'est un super salon.
Oui, tout à fait. Et du coup, elle m'avait demandé si je voulais participer, l'aider à tenir le stand. Et puis, comme c'est une petite famille, l'atelier des coachs, je me suis dit, pourquoi pas, ça va me faire du bien. Mais j'avais déjà fini, effectivement. J'avais déjà ma certification de coach. Et ça devait être un an après, je pense, à peu près.
À ce moment-là, tu faisais du coaching à temps plein ? À ce moment-là,
j'ai toujours gardé mon emploi, mais j'étais sur un emploi réduit et j'avais à peu près deux jours par semaine sur le coaching.
Aujourd'hui, tu fais quoi ? Comment tu répartis ton temps ?
Aujourd'hui, j'ai un emploi du temps déjà un peu plus aménagé. En général, j'ai toujours un jour pour moi et je fais beaucoup, soit comme je finis pas très tard en fin de journée, ce qui en général correspond pas mal aussi aux gens, ou le samedi matin, ça m'arrive de temps en temps aussi. Quand j'aménage comme ça.
Ok, donc là on se voit en fin de journée, après ta journée. C'est fatiguant quand même, non ?
J'étais super contente de venir, ça me permet de... De boire un coup, de se retrouver. D'être en bonne compagnie, de se retrouver. Et puis, oui, de reparler, parler de la reconversion, ça fait toujours un effet miroir aussi par rapport à soi et son parcours. On est en train de reparler d'un parcours d'il y a cinq ans, donc c'est toujours intéressant aussi. de voir comment on a évolué et dans sa pratique et dans son professionnel.
Et oui, forcément, oui. Et oui ? Oui, oui, je vois... En miroir, effectivement. Moi, je me suis lancée dans la formation il y a quatre ans et fortement, je ne forme plus du tout de la façon dont je formais il y a quatre ans. Mais j'imagine que toi, en coaching, tu as évolué, tu as grandi, tu fais les choses différemment peut-être ?
Exactement, oui, tout à fait. C'est une évoluation constante. Et puis, je pense que même pour les personnes qui sont dans cette démarche-là, c'est quelque chose qui est un mouvement constant aussi. Et c'est bien des fois d'en avoir conscience que rien n'est stabilisé dans sa vie à jamais.
Je me rappelle que moi, ça avait été un gros blocage. J'avais l'impression d'être bloquée et de jamais pouvoir faire autre chose. De ne pas arriver à sortir du poste et du métier que j'avais à l'époque. Et de me dire, on parlait de l'étape des 40 ans tout à l'heure, juste avant de commencer à enregistrer. Je me rappelle vraiment être à mon bureau et de me dire, Stéphanie, c'est maintenant, soit tu fais le choix, tu bouges, soit tu dis, c'est jusqu'à la retraite, tu fais ça. Mais la retraite, quand on a 40 ans, c'est encore... Ça paraît loin. Mais je suis passée par des phases où je me suis dit, ok, je reste là, je ne bouge pas. Et c'est horrible. Rien que repenser à ce sentiment, ce que je ressentais physiquement, c'était horrible.
Et ne pas choisir, c'est faire un choix aussi. Donc souvent, c'est ça qui est intéressant, parce que ça, c'est quelque chose qui est important à comprendre dans la démarche de coaching, c'est qu'un coach ne viendra pas accompagner quelqu'un non plus qui n'a pas encore fait ce... swift là, même si c'est difficile, mais de se dire, c'est bon, je vais quand même bouger. Parce qu'il faut avoir envie quand même de se mettre en action, quelle que soit l'issue, ou quelle que soit la faisabilité, ou quelle que soit la suite du parcours, en fait. Et ça, c'est la première chose effectivement qu'on a à l'esprit, c'est qu'est-ce que je fais ? Je reste ou j'enclenche quelque chose.
Mais tu peux quand même aider à prendre la décision.
Bien sûr, mais ce n'est pas la personne qui va prendre la décision soi-même. Oui, tu ne vas pas lui faire prendre la décision. Non, après le but, c'est aussi le principe du coaching, c'est d'amener quelqu'un d'un point A à un point B qui sera le plus positif pour lui et de lui donner cette force-là, de lui impulser, parce que des fois, on ne l'a plus pour plein de raisons. Ou à ne pas bouger d'ailleurs, ou à rester quand on doute. Ça pourrait être de rester au même endroit finalement. Exactement, mais que ça soit quelque chose qui soit vraiment conscientisé. et qui l'amène à faire un choix délibéré.
D'accord, ok. Ouais, non mais ça me rappelle...
Moi aussi, du coup, je revois nos échanges et tout.
La vie défile. Mais oui, la vie défile. Et en plus, c'est vrai que... C'est très rigolo que tu travailles maintenant, comment tu m'as dit, dans une école ?
Une école d'art sucré.
D'art sucré. C'est très beau, c'est très joli comme nom. Et c'est vrai que mon premier projet de reconversion professionnelle... Celui que je mène maintenant, c'est un an après, parce qu'il y a eu une autre conversion professionnelle entre temps, mais qui durera. Ça a été le lancement dans la boulangerie. Et c'était horrible pour moi. Je n'arrivais pas à dire aux gens, je suis ingénieure. C'est terrible, c'est terrible. Mais ça m'a servi pour mes enfants. Je n'arrivais pas à dire, mais que ce soit à ma famille, à mes amis, à mes collègues, je n'arrivais pas à dire. Je suis en train de passer mon CAP boulanger, je veux me reconvertir et ouvrir une boulangerie. C'est un truc, ça me dépassait et j'étais prise de panique. Et je lançais des petites pistes, des indices. Et le dire, c'est grâce au travail qu'on a fait ensemble.
C'est pour ça que j'ai pleuré.
Quand on fait des caps.
Et quand on lève des blocages aussi.
Et ce qui est très rigolo, c'est que quand je l'ai dit, les gens étaient super contents pour moi, hyper encourageants. Même cinq ans après, alors je suis partie, j'ai bifurqué du faux de chose finalement. Mais cinq ans après, les gens me disent, la boulangerie, ils en sont où ? Et c'est rigolo, je ne sais pas pourquoi, c'est quelque chose qui nous fait vibrer. Qu'est-ce qui fait qu'on n'arrive pas à passer à... Je généralise, je dis on, c'est moi, mais j'imagine que je ne suis pas toute seule dans ce cas-là.
Non, effectivement, je pense que vraiment la première des choses, c'est les peurs en fait. C'est les peurs qui sont bloquantes. Alors, il y a des peurs qui sont positives parce qu'elles nous aident à nous dépasser, mais il y a des peurs qui sont bloquantes. Et nous, à l'époque d'ailleurs, on avait travaillé sur ça, sur tes peurs.
Tu te réveilles ?
Je me rappelle et j'ai tout relu juste avant de venir sur...
Tu peux les lire, je ne m'en rappelle plus. Je ne sais pas si tu veux qu'on dise... Je pense que maintenant je parle trop. Peut-être que c'est l'inverse. Je n'ai plus aucun secret.
Ça m'a fait quelque chose, parce qu'effectivement, en relisant, même après cinq ans, justement, je voyais toutes tes peurs qui étaient bloquantes. Et en fait, on a fait la différence entre ce qui était des peurs réelles ou des peurs abstraites. Et de tes peurs réelles, il y avait neuf peurs en tout. Il n'y en a que deux qui étaient vraiment réelles, qui étaient surtout un souci financier.
D'accord, mais ça, c'est resté, en fait. Et ça,
voilà.
C'est vrai.
Et les autres, en fait, tu t'es rendu compte que c'était simplement toi. qui te mettaient des obstacles. Il y avait notamment le syndrome de l'imposteur aussi derrière, qui ressortait beaucoup.
Je ne suis pas sûre que celui-là soit tout à fait guéri. Mais en même temps, je crois que je commence à en faire une force de ce syndrome de l'imposteur que je ne ressemble... J'ai toujours l'impression d'être à côté du modèle générique dans ce que je fais. Très jeune, je faisais du chantier, j'étais la seule fille jeune sur le chantier. À l'époque, c'était une peur et c'était difficile. Lancer sa boîte à 50 ans, je ne connais pas grand monde qui l'a fait. Et puis en fait, maintenant, j'en rigole et c'est bien. Et être physicienne et boulangère, c'est rigolo aussi en même temps. D'accord, oui, mais son nom, il est toujours là, celui-là.
Des fois, ça se travaille toute une vie, mais ils évoluent en tout cas. Et voilà, il y avait ces blocages-là. Et ensuite, ce qui arrive souvent aussi, quand on a peur justement de se lancer dans une reconversion, C'est aussi de l'éducation qu'on a reçue. Donc, on vient travailler aussi un peu sur ça, sur la famille. Qu'est-ce qu'on nous a éduqué ? Que ce soit, des fois, ça peut être religieusement parlant, parce qu'il y a des codes, mais ça peut être aussi dans la manière de faire. Et ensuite, il y a ce qu'on est soi. Toi, tu avais ce qu'on appelle un driver. Je ne sais pas si tu t'en rappelles. Fais plaisir. Et c'est pour ça que tu avais du mal à dire à ta famille aussi, parce qu'il fallait faire plaisir à tout le monde. Et on a travaillé beaucoup sur ça, sur comment je fais plaisir, mais sans m'oublier moi. Parce que souvent, ce type de personnalité-là a tendance à ne pas savoir dire non, ou à ne pas oser dire non, ou à penser beaucoup à la famille, aux autres, et plus à soi en fait.
D'accord. Bon, mais c'est toujours vrai en fait. Non, non, mais c'était un très bon diagnostic, c'est vrai. le faire... Oui, alors, pour la petite anecdote... J'ai deux frères et soeurs, enfin j'ai un frère et une soeur, et tous les trois on est ingénieurs. Et ça a été une grande fierté de mes parents, qui écouteront peut-être ou pas, mais bon, c'est pas un secret. Et c'est vrai que je pense, moi étant l'aînée, que j'avais la peur, voilà, rétrogradée, et je mets des gros guillemets quand je dis ça parce que c'est pas le cas, mais de dire je passe en CAP boulanger. Bon voilà, c'est curieux. Alors pour la petite anecdote, mon petit frère qui est beaucoup plus jeune que moi, on a 13 ans d'écart, il a 37 maintenant. a lui-même passé son CAP boulanger il y a 5 ans et il est boulanger actuellement à Paris. Donc il y a un truc à creuser avec la boulangerie. Alors dans l'histoire de famille, ça m'intéresse. Oui, je pense qu'il va falloir que je creuse quelque chose comme ça. Et je sais que lui aussi a eu cette peur. Enfin, cette peur. En fait, ce n'est pas une peur, c'est la... Oui, je ne sais pas si pour lui c'était une peur, mais c'était important d'avoir l'aval de la famille par rapport à cette reconversion lui aussi.
Parce que peut-être aussi ça portait une image dans votre famille que c'était un métier plus ouvrier et pas intellectuel.
Je pense, oui.
Et que du coup, c'est ça des fois qui est difficile à...
Oui, sûrement. Et ma famille vient de la campagne, donc je pense que finir ingénieur, c'est une progression de génération en génération et c'est important. Même si mes parents sont ravis et hyper contents des parcours qu'on a maintenant. Mon petit frère Boulanger, ils sont très fiers de lui et de ce qu'il fait. D'ailleurs, il passe dans la meilleure boulangerie, alors ça sera passé, mais ça passe demain, le jour où on enregistre le podcast. C'est l'émission du 13 mars 2025, si vous voulez voir mon petit frère. On va regarder. Il ne gagne pas.
Parce que tu as déjà les résultats.
Oui, il m'a dit. Par contre, ils font du très bon pain sur le 20.
C'est intéressant du coup, quand même le parallélisme, mine de rien. Je pense qu'il y a quelque chose à creuser dans l'histoire du pain.
Mais le pain, c'est faire plaisir aussi. Quand tu fais des brioches, moi j'adore. Quand je loupe, je suis désespérée. Bon, ça se mange quand même en général. Ok, mais non, c'est super intéressant parce que c'est toujours, même cinq ans après, c'est des choses qu'on a pu dépasser, mais en fait, c'est toujours valable. Bien sûr. Je me reconnais dans ce que tu dis. Ok, donc tu as toujours ces exercices-là où tu travailles sur les peurs.
Oui. il y a des choses qui ont besoin d'être levées, que ce soit les peurs ou les croyances. Je ne suis pas capable. Souvent, dans la reconversion, on a ça aussi. Ce fameux syndrome de l'imposteur, mais il y a aussi je ne suis pas capable ou je ne suis pas assez douée ou je n'y arriverai jamais. Et ça, en fait, c'est vraiment le rôle aussi de l'accompagnement, d'aller lever ça. Parce que n'importe quelle personne dans sa vie, que ce soit le domaine professionnel ou personnel, peut avoir des choix et peut changer à n'importe quel âge, à n'importe quel moment, etc. Il y a toujours des choses qui viennent bloquer et sur lesquelles on peut travailler si on a envie de travailler dessus.
D'accord. Ces blocages et ces peurs, c'est vraiment quelque chose que tu retrouves de commun à toutes les personnes que tu accompagnes ?
Oui. En fait, on a tous, tous, tous, tous sur nos parcours de vie eu des blocages ou des fois des traumatismes aussi qui sont à lever. qui ont été éduqués d'une certaine façon, qui ont des croyances positives ou négatives. Et en fait, on vient effectivement travailler sur ça et à travers aussi des exercices qu'on réalise dans l'espace pour bouger le corps. Il y a plein de petites techniques comme ça qui sont super intéressantes.
Tu m'avais fait faire une échelle, non ? Il y avait un exercice où on est debout en avance et je ne sais plus où on visualise les choses. Et après, on recule. Exactement.
C'est un exercice de PNL que je trouve super intéressant parce qu'il a toujours du sens. Et on vient effectivement au fur et à mesure du temps, dans le présent jusqu'au futur, visualiser quelque chose de plus haut et de plus grand que soi, et ensuite on vient le ramener dans le présent. Et ça, ça permet en fait de se booster effectivement, soit sur justement des peurs à dépasser, mais on est plus dans, on est quasi dans l'inconscient justement d'ailleurs, parce que si on arrive à rentrer vraiment dans le jeu. Là, le conscient lâche l'affaire et c'est l'inconscient qui prend le relais. Et puis, on peut imaginer tout ce qu'on veut. Et en général, ça débloque aussi des choses ou des situations ou des relations. On est en plein de domaines de vie.
Ok. Moi, j'aime bien tous ces trucs-là. Je pense que tu es une bonne cliente.
On va en parler pendant longtemps.
Ok. Les jeunes que tu accompagnes aujourd'hui, ce n'est pas forcément eux une reconversion, c'est pourquoi tu les accompagnes ?
Alors eux, ça va être sur des problématiques un petit peu différentes. On va accompagner plus sur la confiance en soi. Donc ça, c'est surtout, je trouve qu'on a une génération de jeunes. Donc moi, ils arrivent, ils ont entre 18 et 20 ans. La plupart, ils vont manquer vraiment de... Oui, ils vont douter sur eux. Ils se connaissent mal aussi. Donc ils ont du mal à se projeter des fois sur un travail, en plus on est dans un milieu, quand ils sont dans la pâtisserie avec des fois des chefs qui sont durs, des fois ils ont été couvés par la famille, ils se retrouvent dans un environnement qui pour eux est hostile, mais ça va être de venir justement travailler un peu sur cette maturité, les faire évoluer de ce côté-là. Et c'est surtout confiance en soi, estime de soi. On a beaucoup de jeunes qui ont des problématiques, on en parlait un petit peu tout à l'heure, mais justement de TDAH, c'est pour ça que ça me parlait aussi. aussi de bipolarité ou de plus en plus. Et maintenant qu'on arrive un petit peu à mettre des noms dessus, on vient voir aussi comment on peut travailler ça sans que ça soit pour eux un handicap dans leur vie professionnelle. Et après, plus basiquement, on va travailler sur des techniques de recherche d'emploi, mais sur une façon de se présenter. Moi, je leur parle beaucoup du non-verbal aussi, tout ce qui sort du corps, comment se positionner. Et ça, ça leur permet d'aider et de retrouver aussi un peu d'estime de soi aussi.
Finalement, aujourd'hui, ton job de salarié reprend tes compétences, tout ce que tu as développé, tu as appris.
L'important pour moi, c'était vraiment de garder toujours ce lien, de pouvoir accompagner d'une manière ou d'une autre. Ça me permet de faire des choses un peu diversifiées, parce que j'en ai besoin et que le milieu des jeunes m'interrogeait. J'avais accompagné juste avant des jeunes qui avaient des grosses problématiques de retour à l'emploi aussi. Et donc, on venait lever tous ces freins un petit peu à travers le coaching et parfois l'hypnose. Voilà pourquoi petit à petit, on fait, on agrémente sa pratique.
Qui c'est qui t'a accompagnée, toi ? Ou peut-être que personne ne t'accompagne dans ta reconversion. Alors, ce n'est pas, j'imagine, ce n'est pas un passage obligé. Moi, j'en ai eu besoin. Ça m'a vraiment aidée à passer le cap. Est-ce que toi, tu as été accompagnée ?
Non, non, je n'ai pas été accompagnée. Après, le fait de faire la formation de coaching, elle est quand même sur un an. Elle nous fait travailler sur nous. Et de fait, ça fait beaucoup bouger les choses aussi. Donc ça m'a permis de mieux me connaître aussi. Mais je n'ai pas eu d'accompagnement, parce que je ne connaissais pas ce milieu. Je ne savais pas qu'on pouvait accompagner les gens dans son professionnel ou dans sa vie personnelle.
Donc on t'a trouvé ce poste en cherchant, te l'a proposé, on est venu vers toi. Oui, en cherchant.
Tout à fait, en cherchant. J'aime bien fouiner, regarder. Je n'ai pas eu le choix de passer du temps, mais je trouve. Voilà, exactement.
Oui, en même temps, travailler dans une école de boulangerie, pâtisserie, glacier.
Mais ça, c'était... Après, c'était un peu le hasard. J'avais envie de travailler dans une école où je pouvais accompagner les gens. J'avais travaillé sur les jeunes de 20 à 30 ans juste avant. Et je trouvais ça sympa. Mais quand j'ai vu pâtisserie, glacier, ça m'a parlé parce que je trouve que c'est des beaux métiers. Et que du coup, pour moi, il y a un intérêt aussi pour eux quand ils veulent faire cette formation, à les accompagner justement sur ça ou à détecter si ce n'est pas fait pour eux. Voilà, ça fait aussi partie de mon travail en amont de les questionner un petit peu.
Sur les entretiens de recrutement, tu veux dire ? Oui,
sur les entretiens de recrutement, c'est ce qu'on va venir un petit peu chercher. Est-ce que c'est vraiment un projet ou est-ce que ce n'est pas papa, maman qui pousse ? Mais c'est vrai que c'est rare du coup.
Dans ce type de... Oui,
alors j'ai au contraire beaucoup de personnes, alors c'est ça qui est rigolo parce que sur les reconversions aussi, quasiment 80% des discours, c'est « moi, quand j'étais jeune, j'avais envie de faire ça, mes parents m'ont dit non, tu feras médecin, physicien, enfin voilà, on était un peu sur ce modèle-là. » Et ils ont fait des parcours avec des très belles carrières et à un moment, ils arrivent, alors les reconversions, nous, c'est entre 40 ans et 60 ans. Et à un moment, ils arrivent et ils ont dit, non, en fait, aujourd'hui, je m'affranchis de ça et je veux faire ce métier-là. Et ils arrivent comme ça. Et ça, c'est intéressant. Donc, les jeunes, on les prend un peu en amont en essayant un petit peu de regarder si oui, c'est eux ou est-ce qu'ils viennent là un petit peu par hasard. Il y en a ça aussi. Ah, j'aime bien Philippe Conticini, j'adore ce qu'il fait. Cyril Lignac, c'est super. D'accord, OK, mais quoi d'autre ?
Mais faire soi-même, ce n'est pas pareil.
Oui, parce qu'ils regardent beaucoup. Internet, les jeunes, ils ont l'impression aussi que la pâtisserie, c'est ce qu'ils voient sur TikTok ou autre. Mais le métier, il est bien différent de ça. Ça demande une exigence, une personnalité, une persévérance. Et donc, c'est ça qu'on vient regarder un petit peu chez eux pour éviter qu'ils se trompent de parcours, tout simplement.
D'accord. Et du coup, les adultes que tu as en reconversion dans l'école ? Oui. tu les accompagnes ? Parce qu'eux, ils ont déjà fait ce cap, enfin ce shift, ce changement. Tu les accompagnes comment ?
Alors eux, j'ai moins besoin de les accompagner, mais ça va être plus de l'accompagnement, on va dire, un peu protecteur, c'est-à-dire que pendant la formation, c'est dur pour eux. Ils sont en pratique intensive, 7 heures par jour en laboratoire. Les familles sont loin, souvent, parce qu'ils viennent de toute la France. Donc il y a les enfants, le mari ou un versement qui n'est pas là. Et des fois, il y a un petit peu, forcément, du craquage. Donc ça va être plus de remobiliser la personne sur ses forces, sur pourquoi elle fait cette formation-là, quel est son but pour pouvoir la tenir dans la formation.
Ok. Tu as des belles histoires à nous raconter, ou des moins jolies. Tu as des souvenirs marquants de personnes que tu as accompagnées ?
Je n'ai pas une personne en souvenirs marquants dans le côté positif, parce que pour moi ce qui est important, c'est qu'il y ait toujours une avancée sur la suite du coaching. Qu'est-ce que ça leur a apporté à eux, ou qu'est-ce que ça ne leur a pas apporté ? En général, même si ça ne leur a pas apporté, ça leur a apporté autre chose, mais ils le sauront peut-être des années plus tard. donc moi ce qui... Ce qui surtout me touche, c'est quand je vois une libération, quelle qu'elle soit, et qu'il y a une réflexion qui se met en marche et surtout qu'il y a une action qui est posée derrière. Puisque c'est quand même bien le but du coaching, c'est que des actions soient posées. Donc là, je me dis que quelque part, la personne a réussi, à travers son accompagnement, à atteindre son objectif. Après, on se venait remarquant, c'était plutôt dans le contraire. Une fois, j'espère qu'elle ne m'écoutera pas, qu'elle ne se reconnaîtra pas.
Non, elle se reconnaîtra peut-être, mais on ne donne pas de nom et tu anonymises l'histoire.
J'ai accompagné une personne qui avait une problématique un petit peu tout. Tout était mélangé. Donc, le but, c'était déjà de trouver un axe sur lequel elle voulait travailler, parce qu'on ne peut pas travailler sur tous les axes en même temps. Donc, on a avancé. Tout était hyper positif sur sa problématique. Par exemple, j'étais hyper contente. Je me suis dit, mais c'est super, elle a fait un super travail, etc. Et je ne sais pas, 48 heures après, renversement de situation, elle me dit « c'est pire qu'avant, c'est horrible, j'ai passé une nuit horrible, etc. » Et donc là, heureusement, nous, on est aussi accompagnés en tant que coach, on prend conseil auprès d'un superviseur. Et donc j'ai revu cette personne-là, et ça m'a servi un petit peu de leçon. Elle avait une problématique finalement psychiatrique grave. Ce qui a fait que, quand je l'ai revu, la séance s'est transformée en quelque chose de pas possible. Et j'ai dû lui dire, on arrête là. En fait, c'est pas moi qui va pouvoir vous aider sur ce sujet-là. Il va falloir s'adresser. Voilà. Ça fait partie aussi du rôle de coach, des fois, de détecter qu'on ne peut pas accompagner des profils psychotiques ou autres en coaching. Non, non, ça, ça m'a laissé un souvenir. Mais c'est quelque chose qui est finalement important aussi dans la pratique, parce qu'assez rapidement, ça m'a permis de détecter un petit peu plus. Quand la personne avait plus besoin médicalement d'une assistance, et qu'elle ne confronte pas avec le coaching, parce qu'on n'est pas des professions médicales, ni d'accompagnement.
Et tu arrives à les détecter parce que c'est l'expérience, ou il y a un petit peu de formation ?
Il n'y avait pas de formation, après je me suis un petit peu auto-formée sur toutes les maladies psychotiques qui pouvaient exister. notamment surtout que par exemple quand on fait l'hypnose des personnes qui ont des décompensations ou des doubles personnalités etc ça on ne le voit pas tout de suite mais en hypnose on peut vite se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche et on peut pas accompagner ces gens là surtout en hypnose parce que ça peut faire des dégâts pour la personne. Exactement débloquer des choses qui ne nous appartiennent pas. Donc ça c'était quelque chose de nouveau que j'ai appris voilà un peu à mes risques et périls mais ça m'a servi toujours à avoir un petit En fait, c'est qu'on a des veilleuses qui s'allument parfois. Et ça, je pense que c'est les ressentis propres qui font dire, tiens, là, on se note un truc. Et puis, deuxième rendez-vous, on va peut-être retravailler d'une façon différente et voir s'il y a une problématique de ce côté.
Ça te permet de valider éventuellement ou d'invalider une question que tu te poses, un diagnostic. Et donc, tu disais que toi-même, tu es supervisée, c'est-à-dire que tu es suivie par un coach.
Oui, on a des superviseurs. Voilà, exactement. Il y a des gens qui sont... Des coachs aussi, mais qui supervisent, qui ont cette fonction-là, en fait, et qu'on peut contacter, effectivement, en cas de besoin aussi, et en cas de suivi d'une personne, pour être sûr que... Soit nous proposer d'autres solutions si on est bloqué, ou pour être sûr qu'on a le bon accompagnement et toujours la bonne posture, en fait, avec les personnes. Ok,
ça marche. Donc, par rapport à une reconversion...
Oui.
Si les gens se posent des questions, est-ce que tu valides le fait que c'est important ? Je ne sais pas, mais en tout cas, ça peut être une solution de rencontrer un coach, toi ou un de tes collègues. Au moins pour se poser la question, est-ce que c'est de l'ordre du rêve ? Est-ce que c'est quelque chose que je fantasme ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose dont on a envie ? Pour valider ce passage à l'acte-là, ce changement de vie qui parfois peut être assez radical. Oui, tout à fait. Pour toi, c'est un bon truc de commencer par refaire l'état des lieux de la situation avec un coach. Exactement.
Moi, je trouve ça bien parce que surtout quand on est dans cette démarche-là, on est quand même des fois un petit peu dans le flou. On a tellement de choses justement à penser, et la famille, et la situation, et la reconversion, et la formation. Et en fait, ça permet de mettre au clair ses idées et d'avancer certainement de façon plus sereine dans sa démarche. Qu'elle soit possible au final ou qu'elle ne soit pas possible, mais au moins, ça acte une validation. On a beaucoup aussi de personnes, par exemple, qui ont fait des burn-out. Alors ça, c'est de plus en plus aussi. Donc, qui n'ont des fois pas travaillé pendant deux ans suite à ces burn-out, qui ont des peurs, du coup, très fortes. Ils veulent faire autre chose parce qu'ils ne peuvent plus retourner dans leur domaine d'origine, mais ils ne savent pas par où commencer. Et ça, cet accompagnement-là aussi, il va être important parce qu'on va aider à ce que la personne sache vers quel domaine se diriger, qu'est-ce qui peut être important pour elle. Et ça, ça peut être intéressant aussi de ce côté-là. Mais je trouve que oui, c'est un booster. La seule chose, c'est le fait d'en avoir envie. Si on se sent forcé ou parce que quelqu'un a dit « tu devrais te faire accompagner et que la personne est là » , oui, non, ça ne servira à rien. Il faut avoir une volonté, en tout cas, d'avancer.
Je rencontre beaucoup de gens qui râlent. C'est le terme de leur situation actuelle. Et c'est vrai qu'au début, quand je me suis mise en action, ça a été un tel révélateur pour moi. Je me revois à 4h du matin sur ma bicyclette pour aller faire le stage à la boulangerie de Super U. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à ce moment-là. C'est de la mise en action et à partir du moment où tu retrouves de la joie à faire des choses, c'est exponentiel. Quand je rencontre des gens, des anciens collègues qui râlent, je dis « bougez, il y a une vie ! » « T'as raison, j'arrête maintenant, je les écoute, ils râlent. » Mais c'est leur choix, c'est à eux de faire cette démarche-là. Tu ne peux pas le faire à la place des autres.
On peut essayer de leur dire, mais si, il fait quelque chose. Mais finalement, il y en a qui aiment rester dans leur zone de confort. Ça leur fait trop peur. Et râler, c'est un mode de fonctionnement aussi pour sortir les choses.
Mais voilà,
il ne faut pas s'épuiser. Effectivement, l'idée, il faut que ça vienne vraiment de soi, en fait, comme démarche. C'est comme ça qu'elle sera le plus efficace dans tous les cas. OK.
Bon, merci. Tu vois autre chose dont on n'aurait pas discuté ? Quelque chose que tu voudrais rajouter ?
Non, non. Juste, voilà, c'est que c'est important. Pour les gens qui ont cette démarche-là, c'est quelque chose, je trouve, émotionnellement qui est difficile. Et voilà, quand on entame cette démarche, en tout cas, il ne peut rester que du positif. Soit se rassurer, soit avancer sur autre chose, soit peut-être rester dans son domaine, mais de façon plus positive et voir les choses différemment. Et voilà, je trouve ça bien, en tout cas, de réfléchir à ça.
Mais que tout soit un choix, en fait. Que tout soit un choix. Et pas subi.
Et pas subi. Déjà, c'est commencé par ça, exactement.
Est-ce qu'on peut te retrouver, Stéphanie ?
Moi, j'ai un site internet qui s'appelle hypnocoach.fr où en tapant Stéphanie Rappi sur le Google, ça ressort aussi.
Donc Rappi, R-A-P.
P comme papa,
Y.
J'en ai marre de dire à chaque fois.
Le P, on ne le reconnaît pas. Le P, on ne le reconnaît pas. Donc je dis P comme papa. En général, tout le monde comprend comme ça. Stéphanie Rappi avec un P comme papa.
et un Y à la fin exactement et puis de toute façon il faut savoir qu'on a toujours un premier entretien ça serait que je ne l'ai pas dit mais c'est important où justement on vient voir si ça peut matcher ou pas pour valider la démarche et peut-être matcher entre les personnes et matcher entre les personnes c'est très important il y a des fois il y a des coachings qui ne vont pas marcher avec certaines personnes mais qui vont marcher avec une autre et en fait ça c'est l'alchimie et ça fait 70% du job en général.
Entre tout, ça avait bien marché.
Ça avait bien marché.
Merci.
La preuve, 5 ans après.
Mais oui, 5 ans après, on boit du vin rouge et on mange des croque-monsieur à la truche. Exactement.
En tout cas, merci beaucoup. Ça me fait très plaisir d'avoir pu participer à ça et puis de te revoir. Merci.
Merci d'avoir écouté La tête et les mains. Alors, si cet épisode t'a plu, t'as parlé, partage-le à une femme de ton entourage qui pense trop ou qui a juste besoin d'un peu de douceur, d'une petite pause. Alors, tu peux aussi me retrouver sur Instagram pour suivre le quotidien, les coulisses et ces moments suspendus entre boulange, choix de vie et temps pour soi. Alors, à très vite pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prends soin de ta tête.
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Musique Musique Musique Musique Bienvenue dans La tête et les mains Le podcast pour les femmes actives Les hommes sont les bienvenus aussi, ne t'inquiète pas Donc les femmes actives qui passent leur journée à réfléchir, à décider à organiser, soigner enseigner, manager Je suis Stéphanie Moi aussi j'ai une vie bien active, j'ai un métier exigeant, une tête toujours en action. Et ici je t'invite simplement à appuyer sur pause, juste le temps d'un épisode, pour écouter celles et ceux qui ont fait un pas de côté, qui ont choisi de travailler autrement, avec leurs mains, leur corps, leur intuition. Artisans, boulangers, couturiers, couturières, potiers, libraires, brodeurs, éleveurs, Des parcours à la fois. inspirant, concret, vraiment loin du tulumut, du cadre parisien stressé. Une respiration pour toi, un espace pour rêver à d'autres gestes, d'autres rythmes, d'autres possibles. Merci Stéphanie de nous accorder ce petit moment. Alors il faut dire qu'on est bien établis.
Je ne sais pas si on dit tout ou... Si, si, si, il faut tout dire, il faut donner envie aux gens.
Alors déjà, on peut citer, on est le parcellaire. Le parcellaire. Là, c'est là ou le parcellaire ? Le parcellaire. Le parcellaire, qui est la petite sœur de la parcelle.
Exactement.
C'est ça ce qu'on t'a expliqué. Donc c'est un bar à vin, un méniaque. La bulle d'alcool est dangereuse pour la santé.
Bien sûr. On n'en consomme pas trop. C'est pour ça qu'on est très raisonnable, non ?
Tout à fait. Un tout petit verre.
Un tout petit verre.
Un tout petit verre. Bon, bulleur...
C'est un peu bizarre,
mais bon. C'était ton choix. C'est vrai.
J'avoue, c'est ma faute. Mais à coup de pas. Mais tout le monde a l'air content.
En plus, on enregistre en public. On verra qui et qui. J'en perds un mot, mais au savon. J'ai goûté, j'ai bu deux gorgées, ça y est, c'est terminé. Le blanc. Mais si le petit blanc à 10h, ça fait bien un pité de comptoir. Non, il n'est pas 10h, il est 17h43. C'est très raisonnable de boire un verre. Il n'y a pas d'heure.
C'est le plaisir qui fait foi toujours à ces conditions.
Et en plus, tu nous as conseillé un truc à grignoter, ça l'a été vraiment.
Exactement.
Et un peu dans la thématique, parce que c'est de la brioche.
Oui, tout à fait.
Avec du jambon, du fromage et de la truffe. Oui, ça me parle. J'adore faire la brioche. J'adore faire du pain viennois, en fait. C'est ce que je préfère faire. Je fais plein de choses avec le pain viennois. Bref. Stéphanie, on est là parce que tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée... à me projeter dans une reconversion professionnelle que je n'arrivais absolument pas à assumer. C'était très difficile pour moi. On t'a repris tes notes. J'ai beaucoup pleuré avec Stéphanie. C'est possible que je pleure encore ? Oui, c'est possible que je pleure encore parce que j'ai enregistré un épisode avec quelqu'un qui a fait une reconversion de physicien médical dans la tenue de chambre d'hôte.
D'accord.
qui est passée au moment où notre épisode serait diffusé. Elle s'est livrée de façon très spontanée. Et j'avoue qu'à un moment donné, j'ai été submergée dans l'épisode. Je pense que cette série, ce podcast, va me faire ressurgir plein de choses. Bref, tu m'as accompagnée dans ma reconversion professionnelle. Et je trouvais ça hyper intéressant de t'avoir à ce micro pour que tu nous éclaires, que tu nous aides sur... Ton expérience sur le parcours de la reconversion et peut-être la reconversion métier de bouche, parce que par le poste aussi que tu occupes aujourd'hui, c'était intéressant. Avant les ploies, est-ce que je peux te demander de te présenter comme tu as envie ? Comment tu te présenterais à quelqu'un qui ne te connaît pas ?
Moi, je suis Stéphanie, je suis 47 ans et je travaille dans une école d'art sucré où j'accompagne aujourd'hui beaucoup de jeunes dans leurs projets. mais également des gens en reconversion qui ont choisi des métiers de boulanger, pâtissier ou glacier. Et voilà, mon cœur quand même de métier, ce qui me parle le plus, c'est l'accompagnement des personnes effectivement en reconversion, des adultes, sur leur projet de vie. Parce qu'il y a plein d'histoires différentes et c'est ce que je trouve un petit peu passionnant dans le métier. Donc le coaching est aussi lié en fait à l'hypnose et un peu d'énergie éthique également. D'accord,
tu t'es formée à tout ça et les gens que tu accompagnes, tu as tout ça, hypnose, énergétique, coaching ? Oui,
et coaching. Aujourd'hui j'ai un peu diversifié la pratique, c'est que je trouvais qu'il me manquait un outil. Le coaching c'était bien pour la parole, il manquait un peu tout ce qui était zone. d'ombre à faire émerger, des fois c'est difficile pour les personnes qui ne savent pas eux-mêmes. L'hypnose, ça a été hyper intéressante parce que ça permettait justement de faire émerger ces choses-là. Tout ce qui est énergétique, oui, parce que ça passe par le corps. Et en fait, j'ai trouvé un sens dans ces trois activités. Donc en fonction de l'accompagnement de la personne, de ses besoins, je vais aller piocher un peu, dans le coaching on appelle ça un peu une mallette à outils. Bon, mais voilà, moi je l'ai mis à ma façon et à ce qui me ressemblait aussi.
d'accord alors quand on sait Connu quand on a été réunis ensemble, tu n'avais que le coaching. J'avais que le coaching, c'est par la suite. Et qu'est-ce que tu entends par énergétique ? C'est quoi ? C'est une technique ?
Alors c'est une technique, ça va être simplement faire reposer la personne, un petit peu comme dans un état méditatif comme en hypnose, mais un petit peu moins profonde. Et ça va devenir travailler sur les blocages du corps. poser ses mains ou à poser ses mains aux endroits où il y a des nœuds ou des douleurs aussi. Des fois, on a des douleurs physiques. Enfin, quand on dit j'ai mal au dos ou j'en ai plein le dos, ça, c'est des choses qui sont importantes, qu'on ramène en coaching, par exemple, par la parole. Mais la personne ne va pas savoir forcément vraiment sur quoi mettre le point et on va lever des blocages énergétiques par rapport à ça. Donc, j'ai trouvé ça intéressant. Ça allait plus vite comme ça dans l'accompagnement.
D'accord. Et tu t'es formée coach Parce que tu savais que tu voulais accompagner des gens dans une reconversion, ou tu nous expliqueras aussi ce que tu fais peut-être avec les jeunes, ou alors tu t'es formée coach parce que ça t'a attirée, et puis tu t'es dit, après dans les personnes qui sont venues à toi, peut-être naturellement que t'as attiré les gens que t'as rencontrés, tu vois dans quel sens ça s'est fait ?
Alors ça a évolué en fait, à la base quand je voulais accompagner les gens, j'avais eu diverses expériences en fait dans des entreprises où je me rendais compte qu'il y avait un mal-être des salariés. Donc c'est parti en fait de là, je me dis c'est pas possible, il doit exister un métier pour accompagner ces gens à aller mieux, ou la hiérarchie, ou... Parce que tu faisais comme métier à l'époque,
donc c'est une reconversion de toi ?
Je travaillais au château Pape Clémentien, d'ailleurs dans le vin, mais je m'occupais de tous les événements privés du château, mais j'avais déjà fait quelques entreprises avant dans tout ce qui était tourisme ou événementiel, et j'avais constaté ça. Et en fait, je me suis dit, je fais de l'événementiel, quelque part j'ai envie que les gens soient contents, je les accompagne sur des événements de vie. Et là, j'avais envie que ça soit beaucoup plus profond, en fait, un accompagnement qui avait plus de sens pour moi. Voilà, il me manquait du sens. Et en fait, c'est parti de ça. Ensuite, j'ai cherché une école et j'étais à une conférence. C'était sur la psychologie et le coaching. En fait, c'est parti de ça. Je me suis dit, bon, un peu bizarre et tout. Et en fait, j'ai juste hyper vibré pendant cette conférence que j'ai trouvée passionnante. Et je me suis dit, OK, c'est bon, tu te formes. Donc ça a démarré sur ça. Donc on part sur tous les types de coaching, c'est coaching en développement personnel, coaching de vie ce qu'on appelle. Par la suite, j'ai envie de dire, c'est plus les personnes que j'ai eues, que j'ai accompagnées, ça a été beaucoup dans le professionnel, c'est vrai. Après il y en a eu aussi sur le personnel, mais de fait oui j'ai plus une appétence je pense sur ces changements de vie, puisque moi-même je suis passée par ce changement de vie professionnel et que ça demande effectivement de passer certains paliers.
C'est à parler. et finalement... Alors quand on s'est rencontré, c'était au salon professionnel à Bordeaux. Et effectivement, tu vois, quand tu parles de conférences qui vibrent, en tout cas qui résonnent en toi. Alors je ne me rappelle pas, je crois que c'est Pascal, son prénom de l'atelier des coachs. Oui, c'est ça, Pascal. Et donc j'étais moi en train de me poser beaucoup de questions quant à ma reconversion professionnelle. Et en fait, elle nous a fait un atelier, elle était juste là. Et je lui ai dit, mais tout ce qu'elle dit, mais Et du coup je suis allée la voir à la fin Je lui ai dit mais est-ce que vous avez quelque chose pour accompagner Juste pour que j'arrive à avoir une vision claire Un peu de ce que je vais faire Et elle s'est retournée et elle m'a dit ah bah Stéphanie C'est vrai exactement Il y a une Stéphanie pour toi et c'est comme ça qu'on avait t'y mis en relation Et donc là toi t'étais en
Formation à cette époque là Là j'avais fini ma formation de coach Et elle m'avait demandé si ça m'intéressait De venir, c'était le salon Elle Je crois pour les femmes, dédié aux femmes Oui c'est d'ailleurs
C'est pas sur une aile ? Oui, profession, à post-off. Oui, c'était à la mairie. Oui, c'est toujours. Je n'ai jamais pu y aller, mais il retournait. Mais c'est un super salon.
Oui, tout à fait. Et du coup, elle m'avait demandé si je voulais participer, l'aider à tenir le stand. Et puis, comme c'est une petite famille, l'atelier des coachs, je me suis dit, pourquoi pas, ça va me faire du bien. Mais j'avais déjà fini, effectivement. J'avais déjà ma certification de coach. Et ça devait être un an après, je pense, à peu près.
À ce moment-là, tu faisais du coaching à temps plein ? À ce moment-là,
j'ai toujours gardé mon emploi, mais j'étais sur un emploi réduit et j'avais à peu près deux jours par semaine sur le coaching.
Aujourd'hui, tu fais quoi ? Comment tu répartis ton temps ?
Aujourd'hui, j'ai un emploi du temps déjà un peu plus aménagé. En général, j'ai toujours un jour pour moi et je fais beaucoup, soit comme je finis pas très tard en fin de journée, ce qui en général correspond pas mal aussi aux gens, ou le samedi matin, ça m'arrive de temps en temps aussi. Quand j'aménage comme ça.
Ok, donc là on se voit en fin de journée, après ta journée. C'est fatiguant quand même, non ?
J'étais super contente de venir, ça me permet de... De boire un coup, de se retrouver. D'être en bonne compagnie, de se retrouver. Et puis, oui, de reparler, parler de la reconversion, ça fait toujours un effet miroir aussi par rapport à soi et son parcours. On est en train de reparler d'un parcours d'il y a cinq ans, donc c'est toujours intéressant aussi. de voir comment on a évolué et dans sa pratique et dans son professionnel.
Et oui, forcément, oui. Et oui ? Oui, oui, je vois... En miroir, effectivement. Moi, je me suis lancée dans la formation il y a quatre ans et fortement, je ne forme plus du tout de la façon dont je formais il y a quatre ans. Mais j'imagine que toi, en coaching, tu as évolué, tu as grandi, tu fais les choses différemment peut-être ?
Exactement, oui, tout à fait. C'est une évoluation constante. Et puis, je pense que même pour les personnes qui sont dans cette démarche-là, c'est quelque chose qui est un mouvement constant aussi. Et c'est bien des fois d'en avoir conscience que rien n'est stabilisé dans sa vie à jamais.
Je me rappelle que moi, ça avait été un gros blocage. J'avais l'impression d'être bloquée et de jamais pouvoir faire autre chose. De ne pas arriver à sortir du poste et du métier que j'avais à l'époque. Et de me dire, on parlait de l'étape des 40 ans tout à l'heure, juste avant de commencer à enregistrer. Je me rappelle vraiment être à mon bureau et de me dire, Stéphanie, c'est maintenant, soit tu fais le choix, tu bouges, soit tu dis, c'est jusqu'à la retraite, tu fais ça. Mais la retraite, quand on a 40 ans, c'est encore... Ça paraît loin. Mais je suis passée par des phases où je me suis dit, ok, je reste là, je ne bouge pas. Et c'est horrible. Rien que repenser à ce sentiment, ce que je ressentais physiquement, c'était horrible.
Et ne pas choisir, c'est faire un choix aussi. Donc souvent, c'est ça qui est intéressant, parce que ça, c'est quelque chose qui est important à comprendre dans la démarche de coaching, c'est qu'un coach ne viendra pas accompagner quelqu'un non plus qui n'a pas encore fait ce... swift là, même si c'est difficile, mais de se dire, c'est bon, je vais quand même bouger. Parce qu'il faut avoir envie quand même de se mettre en action, quelle que soit l'issue, ou quelle que soit la faisabilité, ou quelle que soit la suite du parcours, en fait. Et ça, c'est la première chose effectivement qu'on a à l'esprit, c'est qu'est-ce que je fais ? Je reste ou j'enclenche quelque chose.
Mais tu peux quand même aider à prendre la décision.
Bien sûr, mais ce n'est pas la personne qui va prendre la décision soi-même. Oui, tu ne vas pas lui faire prendre la décision. Non, après le but, c'est aussi le principe du coaching, c'est d'amener quelqu'un d'un point A à un point B qui sera le plus positif pour lui et de lui donner cette force-là, de lui impulser, parce que des fois, on ne l'a plus pour plein de raisons. Ou à ne pas bouger d'ailleurs, ou à rester quand on doute. Ça pourrait être de rester au même endroit finalement. Exactement, mais que ça soit quelque chose qui soit vraiment conscientisé. et qui l'amène à faire un choix délibéré.
D'accord, ok. Ouais, non mais ça me rappelle...
Moi aussi, du coup, je revois nos échanges et tout.
La vie défile. Mais oui, la vie défile. Et en plus, c'est vrai que... C'est très rigolo que tu travailles maintenant, comment tu m'as dit, dans une école ?
Une école d'art sucré.
D'art sucré. C'est très beau, c'est très joli comme nom. Et c'est vrai que mon premier projet de reconversion professionnelle... Celui que je mène maintenant, c'est un an après, parce qu'il y a eu une autre conversion professionnelle entre temps, mais qui durera. Ça a été le lancement dans la boulangerie. Et c'était horrible pour moi. Je n'arrivais pas à dire aux gens, je suis ingénieure. C'est terrible, c'est terrible. Mais ça m'a servi pour mes enfants. Je n'arrivais pas à dire, mais que ce soit à ma famille, à mes amis, à mes collègues, je n'arrivais pas à dire. Je suis en train de passer mon CAP boulanger, je veux me reconvertir et ouvrir une boulangerie. C'est un truc, ça me dépassait et j'étais prise de panique. Et je lançais des petites pistes, des indices. Et le dire, c'est grâce au travail qu'on a fait ensemble.
C'est pour ça que j'ai pleuré.
Quand on fait des caps.
Et quand on lève des blocages aussi.
Et ce qui est très rigolo, c'est que quand je l'ai dit, les gens étaient super contents pour moi, hyper encourageants. Même cinq ans après, alors je suis partie, j'ai bifurqué du faux de chose finalement. Mais cinq ans après, les gens me disent, la boulangerie, ils en sont où ? Et c'est rigolo, je ne sais pas pourquoi, c'est quelque chose qui nous fait vibrer. Qu'est-ce qui fait qu'on n'arrive pas à passer à... Je généralise, je dis on, c'est moi, mais j'imagine que je ne suis pas toute seule dans ce cas-là.
Non, effectivement, je pense que vraiment la première des choses, c'est les peurs en fait. C'est les peurs qui sont bloquantes. Alors, il y a des peurs qui sont positives parce qu'elles nous aident à nous dépasser, mais il y a des peurs qui sont bloquantes. Et nous, à l'époque d'ailleurs, on avait travaillé sur ça, sur tes peurs.
Tu te réveilles ?
Je me rappelle et j'ai tout relu juste avant de venir sur...
Tu peux les lire, je ne m'en rappelle plus. Je ne sais pas si tu veux qu'on dise... Je pense que maintenant je parle trop. Peut-être que c'est l'inverse. Je n'ai plus aucun secret.
Ça m'a fait quelque chose, parce qu'effectivement, en relisant, même après cinq ans, justement, je voyais toutes tes peurs qui étaient bloquantes. Et en fait, on a fait la différence entre ce qui était des peurs réelles ou des peurs abstraites. Et de tes peurs réelles, il y avait neuf peurs en tout. Il n'y en a que deux qui étaient vraiment réelles, qui étaient surtout un souci financier.
D'accord, mais ça, c'est resté, en fait. Et ça,
voilà.
C'est vrai.
Et les autres, en fait, tu t'es rendu compte que c'était simplement toi. qui te mettaient des obstacles. Il y avait notamment le syndrome de l'imposteur aussi derrière, qui ressortait beaucoup.
Je ne suis pas sûre que celui-là soit tout à fait guéri. Mais en même temps, je crois que je commence à en faire une force de ce syndrome de l'imposteur que je ne ressemble... J'ai toujours l'impression d'être à côté du modèle générique dans ce que je fais. Très jeune, je faisais du chantier, j'étais la seule fille jeune sur le chantier. À l'époque, c'était une peur et c'était difficile. Lancer sa boîte à 50 ans, je ne connais pas grand monde qui l'a fait. Et puis en fait, maintenant, j'en rigole et c'est bien. Et être physicienne et boulangère, c'est rigolo aussi en même temps. D'accord, oui, mais son nom, il est toujours là, celui-là.
Des fois, ça se travaille toute une vie, mais ils évoluent en tout cas. Et voilà, il y avait ces blocages-là. Et ensuite, ce qui arrive souvent aussi, quand on a peur justement de se lancer dans une reconversion, C'est aussi de l'éducation qu'on a reçue. Donc, on vient travailler aussi un peu sur ça, sur la famille. Qu'est-ce qu'on nous a éduqué ? Que ce soit, des fois, ça peut être religieusement parlant, parce qu'il y a des codes, mais ça peut être aussi dans la manière de faire. Et ensuite, il y a ce qu'on est soi. Toi, tu avais ce qu'on appelle un driver. Je ne sais pas si tu t'en rappelles. Fais plaisir. Et c'est pour ça que tu avais du mal à dire à ta famille aussi, parce qu'il fallait faire plaisir à tout le monde. Et on a travaillé beaucoup sur ça, sur comment je fais plaisir, mais sans m'oublier moi. Parce que souvent, ce type de personnalité-là a tendance à ne pas savoir dire non, ou à ne pas oser dire non, ou à penser beaucoup à la famille, aux autres, et plus à soi en fait.
D'accord. Bon, mais c'est toujours vrai en fait. Non, non, mais c'était un très bon diagnostic, c'est vrai. le faire... Oui, alors, pour la petite anecdote... J'ai deux frères et soeurs, enfin j'ai un frère et une soeur, et tous les trois on est ingénieurs. Et ça a été une grande fierté de mes parents, qui écouteront peut-être ou pas, mais bon, c'est pas un secret. Et c'est vrai que je pense, moi étant l'aînée, que j'avais la peur, voilà, rétrogradée, et je mets des gros guillemets quand je dis ça parce que c'est pas le cas, mais de dire je passe en CAP boulanger. Bon voilà, c'est curieux. Alors pour la petite anecdote, mon petit frère qui est beaucoup plus jeune que moi, on a 13 ans d'écart, il a 37 maintenant. a lui-même passé son CAP boulanger il y a 5 ans et il est boulanger actuellement à Paris. Donc il y a un truc à creuser avec la boulangerie. Alors dans l'histoire de famille, ça m'intéresse. Oui, je pense qu'il va falloir que je creuse quelque chose comme ça. Et je sais que lui aussi a eu cette peur. Enfin, cette peur. En fait, ce n'est pas une peur, c'est la... Oui, je ne sais pas si pour lui c'était une peur, mais c'était important d'avoir l'aval de la famille par rapport à cette reconversion lui aussi.
Parce que peut-être aussi ça portait une image dans votre famille que c'était un métier plus ouvrier et pas intellectuel.
Je pense, oui.
Et que du coup, c'est ça des fois qui est difficile à...
Oui, sûrement. Et ma famille vient de la campagne, donc je pense que finir ingénieur, c'est une progression de génération en génération et c'est important. Même si mes parents sont ravis et hyper contents des parcours qu'on a maintenant. Mon petit frère Boulanger, ils sont très fiers de lui et de ce qu'il fait. D'ailleurs, il passe dans la meilleure boulangerie, alors ça sera passé, mais ça passe demain, le jour où on enregistre le podcast. C'est l'émission du 13 mars 2025, si vous voulez voir mon petit frère. On va regarder. Il ne gagne pas.
Parce que tu as déjà les résultats.
Oui, il m'a dit. Par contre, ils font du très bon pain sur le 20.
C'est intéressant du coup, quand même le parallélisme, mine de rien. Je pense qu'il y a quelque chose à creuser dans l'histoire du pain.
Mais le pain, c'est faire plaisir aussi. Quand tu fais des brioches, moi j'adore. Quand je loupe, je suis désespérée. Bon, ça se mange quand même en général. Ok, mais non, c'est super intéressant parce que c'est toujours, même cinq ans après, c'est des choses qu'on a pu dépasser, mais en fait, c'est toujours valable. Bien sûr. Je me reconnais dans ce que tu dis. Ok, donc tu as toujours ces exercices-là où tu travailles sur les peurs.
Oui. il y a des choses qui ont besoin d'être levées, que ce soit les peurs ou les croyances. Je ne suis pas capable. Souvent, dans la reconversion, on a ça aussi. Ce fameux syndrome de l'imposteur, mais il y a aussi je ne suis pas capable ou je ne suis pas assez douée ou je n'y arriverai jamais. Et ça, en fait, c'est vraiment le rôle aussi de l'accompagnement, d'aller lever ça. Parce que n'importe quelle personne dans sa vie, que ce soit le domaine professionnel ou personnel, peut avoir des choix et peut changer à n'importe quel âge, à n'importe quel moment, etc. Il y a toujours des choses qui viennent bloquer et sur lesquelles on peut travailler si on a envie de travailler dessus.
D'accord. Ces blocages et ces peurs, c'est vraiment quelque chose que tu retrouves de commun à toutes les personnes que tu accompagnes ?
Oui. En fait, on a tous, tous, tous, tous sur nos parcours de vie eu des blocages ou des fois des traumatismes aussi qui sont à lever. qui ont été éduqués d'une certaine façon, qui ont des croyances positives ou négatives. Et en fait, on vient effectivement travailler sur ça et à travers aussi des exercices qu'on réalise dans l'espace pour bouger le corps. Il y a plein de petites techniques comme ça qui sont super intéressantes.
Tu m'avais fait faire une échelle, non ? Il y avait un exercice où on est debout en avance et je ne sais plus où on visualise les choses. Et après, on recule. Exactement.
C'est un exercice de PNL que je trouve super intéressant parce qu'il a toujours du sens. Et on vient effectivement au fur et à mesure du temps, dans le présent jusqu'au futur, visualiser quelque chose de plus haut et de plus grand que soi, et ensuite on vient le ramener dans le présent. Et ça, ça permet en fait de se booster effectivement, soit sur justement des peurs à dépasser, mais on est plus dans, on est quasi dans l'inconscient justement d'ailleurs, parce que si on arrive à rentrer vraiment dans le jeu. Là, le conscient lâche l'affaire et c'est l'inconscient qui prend le relais. Et puis, on peut imaginer tout ce qu'on veut. Et en général, ça débloque aussi des choses ou des situations ou des relations. On est en plein de domaines de vie.
Ok. Moi, j'aime bien tous ces trucs-là. Je pense que tu es une bonne cliente.
On va en parler pendant longtemps.
Ok. Les jeunes que tu accompagnes aujourd'hui, ce n'est pas forcément eux une reconversion, c'est pourquoi tu les accompagnes ?
Alors eux, ça va être sur des problématiques un petit peu différentes. On va accompagner plus sur la confiance en soi. Donc ça, c'est surtout, je trouve qu'on a une génération de jeunes. Donc moi, ils arrivent, ils ont entre 18 et 20 ans. La plupart, ils vont manquer vraiment de... Oui, ils vont douter sur eux. Ils se connaissent mal aussi. Donc ils ont du mal à se projeter des fois sur un travail, en plus on est dans un milieu, quand ils sont dans la pâtisserie avec des fois des chefs qui sont durs, des fois ils ont été couvés par la famille, ils se retrouvent dans un environnement qui pour eux est hostile, mais ça va être de venir justement travailler un peu sur cette maturité, les faire évoluer de ce côté-là. Et c'est surtout confiance en soi, estime de soi. On a beaucoup de jeunes qui ont des problématiques, on en parlait un petit peu tout à l'heure, mais justement de TDAH, c'est pour ça que ça me parlait aussi. aussi de bipolarité ou de plus en plus. Et maintenant qu'on arrive un petit peu à mettre des noms dessus, on vient voir aussi comment on peut travailler ça sans que ça soit pour eux un handicap dans leur vie professionnelle. Et après, plus basiquement, on va travailler sur des techniques de recherche d'emploi, mais sur une façon de se présenter. Moi, je leur parle beaucoup du non-verbal aussi, tout ce qui sort du corps, comment se positionner. Et ça, ça leur permet d'aider et de retrouver aussi un peu d'estime de soi aussi.
Finalement, aujourd'hui, ton job de salarié reprend tes compétences, tout ce que tu as développé, tu as appris.
L'important pour moi, c'était vraiment de garder toujours ce lien, de pouvoir accompagner d'une manière ou d'une autre. Ça me permet de faire des choses un peu diversifiées, parce que j'en ai besoin et que le milieu des jeunes m'interrogeait. J'avais accompagné juste avant des jeunes qui avaient des grosses problématiques de retour à l'emploi aussi. Et donc, on venait lever tous ces freins un petit peu à travers le coaching et parfois l'hypnose. Voilà pourquoi petit à petit, on fait, on agrémente sa pratique.
Qui c'est qui t'a accompagnée, toi ? Ou peut-être que personne ne t'accompagne dans ta reconversion. Alors, ce n'est pas, j'imagine, ce n'est pas un passage obligé. Moi, j'en ai eu besoin. Ça m'a vraiment aidée à passer le cap. Est-ce que toi, tu as été accompagnée ?
Non, non, je n'ai pas été accompagnée. Après, le fait de faire la formation de coaching, elle est quand même sur un an. Elle nous fait travailler sur nous. Et de fait, ça fait beaucoup bouger les choses aussi. Donc ça m'a permis de mieux me connaître aussi. Mais je n'ai pas eu d'accompagnement, parce que je ne connaissais pas ce milieu. Je ne savais pas qu'on pouvait accompagner les gens dans son professionnel ou dans sa vie personnelle.
Donc on t'a trouvé ce poste en cherchant, te l'a proposé, on est venu vers toi. Oui, en cherchant.
Tout à fait, en cherchant. J'aime bien fouiner, regarder. Je n'ai pas eu le choix de passer du temps, mais je trouve. Voilà, exactement.
Oui, en même temps, travailler dans une école de boulangerie, pâtisserie, glacier.
Mais ça, c'était... Après, c'était un peu le hasard. J'avais envie de travailler dans une école où je pouvais accompagner les gens. J'avais travaillé sur les jeunes de 20 à 30 ans juste avant. Et je trouvais ça sympa. Mais quand j'ai vu pâtisserie, glacier, ça m'a parlé parce que je trouve que c'est des beaux métiers. Et que du coup, pour moi, il y a un intérêt aussi pour eux quand ils veulent faire cette formation, à les accompagner justement sur ça ou à détecter si ce n'est pas fait pour eux. Voilà, ça fait aussi partie de mon travail en amont de les questionner un petit peu.
Sur les entretiens de recrutement, tu veux dire ? Oui,
sur les entretiens de recrutement, c'est ce qu'on va venir un petit peu chercher. Est-ce que c'est vraiment un projet ou est-ce que ce n'est pas papa, maman qui pousse ? Mais c'est vrai que c'est rare du coup.
Dans ce type de... Oui,
alors j'ai au contraire beaucoup de personnes, alors c'est ça qui est rigolo parce que sur les reconversions aussi, quasiment 80% des discours, c'est « moi, quand j'étais jeune, j'avais envie de faire ça, mes parents m'ont dit non, tu feras médecin, physicien, enfin voilà, on était un peu sur ce modèle-là. » Et ils ont fait des parcours avec des très belles carrières et à un moment, ils arrivent, alors les reconversions, nous, c'est entre 40 ans et 60 ans. Et à un moment, ils arrivent et ils ont dit, non, en fait, aujourd'hui, je m'affranchis de ça et je veux faire ce métier-là. Et ils arrivent comme ça. Et ça, c'est intéressant. Donc, les jeunes, on les prend un peu en amont en essayant un petit peu de regarder si oui, c'est eux ou est-ce qu'ils viennent là un petit peu par hasard. Il y en a ça aussi. Ah, j'aime bien Philippe Conticini, j'adore ce qu'il fait. Cyril Lignac, c'est super. D'accord, OK, mais quoi d'autre ?
Mais faire soi-même, ce n'est pas pareil.
Oui, parce qu'ils regardent beaucoup. Internet, les jeunes, ils ont l'impression aussi que la pâtisserie, c'est ce qu'ils voient sur TikTok ou autre. Mais le métier, il est bien différent de ça. Ça demande une exigence, une personnalité, une persévérance. Et donc, c'est ça qu'on vient regarder un petit peu chez eux pour éviter qu'ils se trompent de parcours, tout simplement.
D'accord. Et du coup, les adultes que tu as en reconversion dans l'école ? Oui. tu les accompagnes ? Parce qu'eux, ils ont déjà fait ce cap, enfin ce shift, ce changement. Tu les accompagnes comment ?
Alors eux, j'ai moins besoin de les accompagner, mais ça va être plus de l'accompagnement, on va dire, un peu protecteur, c'est-à-dire que pendant la formation, c'est dur pour eux. Ils sont en pratique intensive, 7 heures par jour en laboratoire. Les familles sont loin, souvent, parce qu'ils viennent de toute la France. Donc il y a les enfants, le mari ou un versement qui n'est pas là. Et des fois, il y a un petit peu, forcément, du craquage. Donc ça va être plus de remobiliser la personne sur ses forces, sur pourquoi elle fait cette formation-là, quel est son but pour pouvoir la tenir dans la formation.
Ok. Tu as des belles histoires à nous raconter, ou des moins jolies. Tu as des souvenirs marquants de personnes que tu as accompagnées ?
Je n'ai pas une personne en souvenirs marquants dans le côté positif, parce que pour moi ce qui est important, c'est qu'il y ait toujours une avancée sur la suite du coaching. Qu'est-ce que ça leur a apporté à eux, ou qu'est-ce que ça ne leur a pas apporté ? En général, même si ça ne leur a pas apporté, ça leur a apporté autre chose, mais ils le sauront peut-être des années plus tard. donc moi ce qui... Ce qui surtout me touche, c'est quand je vois une libération, quelle qu'elle soit, et qu'il y a une réflexion qui se met en marche et surtout qu'il y a une action qui est posée derrière. Puisque c'est quand même bien le but du coaching, c'est que des actions soient posées. Donc là, je me dis que quelque part, la personne a réussi, à travers son accompagnement, à atteindre son objectif. Après, on se venait remarquant, c'était plutôt dans le contraire. Une fois, j'espère qu'elle ne m'écoutera pas, qu'elle ne se reconnaîtra pas.
Non, elle se reconnaîtra peut-être, mais on ne donne pas de nom et tu anonymises l'histoire.
J'ai accompagné une personne qui avait une problématique un petit peu tout. Tout était mélangé. Donc, le but, c'était déjà de trouver un axe sur lequel elle voulait travailler, parce qu'on ne peut pas travailler sur tous les axes en même temps. Donc, on a avancé. Tout était hyper positif sur sa problématique. Par exemple, j'étais hyper contente. Je me suis dit, mais c'est super, elle a fait un super travail, etc. Et je ne sais pas, 48 heures après, renversement de situation, elle me dit « c'est pire qu'avant, c'est horrible, j'ai passé une nuit horrible, etc. » Et donc là, heureusement, nous, on est aussi accompagnés en tant que coach, on prend conseil auprès d'un superviseur. Et donc j'ai revu cette personne-là, et ça m'a servi un petit peu de leçon. Elle avait une problématique finalement psychiatrique grave. Ce qui a fait que, quand je l'ai revu, la séance s'est transformée en quelque chose de pas possible. Et j'ai dû lui dire, on arrête là. En fait, c'est pas moi qui va pouvoir vous aider sur ce sujet-là. Il va falloir s'adresser. Voilà. Ça fait partie aussi du rôle de coach, des fois, de détecter qu'on ne peut pas accompagner des profils psychotiques ou autres en coaching. Non, non, ça, ça m'a laissé un souvenir. Mais c'est quelque chose qui est finalement important aussi dans la pratique, parce qu'assez rapidement, ça m'a permis de détecter un petit peu plus. Quand la personne avait plus besoin médicalement d'une assistance, et qu'elle ne confronte pas avec le coaching, parce qu'on n'est pas des professions médicales, ni d'accompagnement.
Et tu arrives à les détecter parce que c'est l'expérience, ou il y a un petit peu de formation ?
Il n'y avait pas de formation, après je me suis un petit peu auto-formée sur toutes les maladies psychotiques qui pouvaient exister. notamment surtout que par exemple quand on fait l'hypnose des personnes qui ont des décompensations ou des doubles personnalités etc ça on ne le voit pas tout de suite mais en hypnose on peut vite se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche et on peut pas accompagner ces gens là surtout en hypnose parce que ça peut faire des dégâts pour la personne. Exactement débloquer des choses qui ne nous appartiennent pas. Donc ça c'était quelque chose de nouveau que j'ai appris voilà un peu à mes risques et périls mais ça m'a servi toujours à avoir un petit En fait, c'est qu'on a des veilleuses qui s'allument parfois. Et ça, je pense que c'est les ressentis propres qui font dire, tiens, là, on se note un truc. Et puis, deuxième rendez-vous, on va peut-être retravailler d'une façon différente et voir s'il y a une problématique de ce côté.
Ça te permet de valider éventuellement ou d'invalider une question que tu te poses, un diagnostic. Et donc, tu disais que toi-même, tu es supervisée, c'est-à-dire que tu es suivie par un coach.
Oui, on a des superviseurs. Voilà, exactement. Il y a des gens qui sont... Des coachs aussi, mais qui supervisent, qui ont cette fonction-là, en fait, et qu'on peut contacter, effectivement, en cas de besoin aussi, et en cas de suivi d'une personne, pour être sûr que... Soit nous proposer d'autres solutions si on est bloqué, ou pour être sûr qu'on a le bon accompagnement et toujours la bonne posture, en fait, avec les personnes. Ok,
ça marche. Donc, par rapport à une reconversion...
Oui.
Si les gens se posent des questions, est-ce que tu valides le fait que c'est important ? Je ne sais pas, mais en tout cas, ça peut être une solution de rencontrer un coach, toi ou un de tes collègues. Au moins pour se poser la question, est-ce que c'est de l'ordre du rêve ? Est-ce que c'est quelque chose que je fantasme ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose dont on a envie ? Pour valider ce passage à l'acte-là, ce changement de vie qui parfois peut être assez radical. Oui, tout à fait. Pour toi, c'est un bon truc de commencer par refaire l'état des lieux de la situation avec un coach. Exactement.
Moi, je trouve ça bien parce que surtout quand on est dans cette démarche-là, on est quand même des fois un petit peu dans le flou. On a tellement de choses justement à penser, et la famille, et la situation, et la reconversion, et la formation. Et en fait, ça permet de mettre au clair ses idées et d'avancer certainement de façon plus sereine dans sa démarche. Qu'elle soit possible au final ou qu'elle ne soit pas possible, mais au moins, ça acte une validation. On a beaucoup aussi de personnes, par exemple, qui ont fait des burn-out. Alors ça, c'est de plus en plus aussi. Donc, qui n'ont des fois pas travaillé pendant deux ans suite à ces burn-out, qui ont des peurs, du coup, très fortes. Ils veulent faire autre chose parce qu'ils ne peuvent plus retourner dans leur domaine d'origine, mais ils ne savent pas par où commencer. Et ça, cet accompagnement-là aussi, il va être important parce qu'on va aider à ce que la personne sache vers quel domaine se diriger, qu'est-ce qui peut être important pour elle. Et ça, ça peut être intéressant aussi de ce côté-là. Mais je trouve que oui, c'est un booster. La seule chose, c'est le fait d'en avoir envie. Si on se sent forcé ou parce que quelqu'un a dit « tu devrais te faire accompagner et que la personne est là » , oui, non, ça ne servira à rien. Il faut avoir une volonté, en tout cas, d'avancer.
Je rencontre beaucoup de gens qui râlent. C'est le terme de leur situation actuelle. Et c'est vrai qu'au début, quand je me suis mise en action, ça a été un tel révélateur pour moi. Je me revois à 4h du matin sur ma bicyclette pour aller faire le stage à la boulangerie de Super U. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à ce moment-là. C'est de la mise en action et à partir du moment où tu retrouves de la joie à faire des choses, c'est exponentiel. Quand je rencontre des gens, des anciens collègues qui râlent, je dis « bougez, il y a une vie ! » « T'as raison, j'arrête maintenant, je les écoute, ils râlent. » Mais c'est leur choix, c'est à eux de faire cette démarche-là. Tu ne peux pas le faire à la place des autres.
On peut essayer de leur dire, mais si, il fait quelque chose. Mais finalement, il y en a qui aiment rester dans leur zone de confort. Ça leur fait trop peur. Et râler, c'est un mode de fonctionnement aussi pour sortir les choses.
Mais voilà,
il ne faut pas s'épuiser. Effectivement, l'idée, il faut que ça vienne vraiment de soi, en fait, comme démarche. C'est comme ça qu'elle sera le plus efficace dans tous les cas. OK.
Bon, merci. Tu vois autre chose dont on n'aurait pas discuté ? Quelque chose que tu voudrais rajouter ?
Non, non. Juste, voilà, c'est que c'est important. Pour les gens qui ont cette démarche-là, c'est quelque chose, je trouve, émotionnellement qui est difficile. Et voilà, quand on entame cette démarche, en tout cas, il ne peut rester que du positif. Soit se rassurer, soit avancer sur autre chose, soit peut-être rester dans son domaine, mais de façon plus positive et voir les choses différemment. Et voilà, je trouve ça bien, en tout cas, de réfléchir à ça.
Mais que tout soit un choix, en fait. Que tout soit un choix. Et pas subi.
Et pas subi. Déjà, c'est commencé par ça, exactement.
Est-ce qu'on peut te retrouver, Stéphanie ?
Moi, j'ai un site internet qui s'appelle hypnocoach.fr où en tapant Stéphanie Rappi sur le Google, ça ressort aussi.
Donc Rappi, R-A-P.
P comme papa,
Y.
J'en ai marre de dire à chaque fois.
Le P, on ne le reconnaît pas. Le P, on ne le reconnaît pas. Donc je dis P comme papa. En général, tout le monde comprend comme ça. Stéphanie Rappi avec un P comme papa.
et un Y à la fin exactement et puis de toute façon il faut savoir qu'on a toujours un premier entretien ça serait que je ne l'ai pas dit mais c'est important où justement on vient voir si ça peut matcher ou pas pour valider la démarche et peut-être matcher entre les personnes et matcher entre les personnes c'est très important il y a des fois il y a des coachings qui ne vont pas marcher avec certaines personnes mais qui vont marcher avec une autre et en fait ça c'est l'alchimie et ça fait 70% du job en général.
Entre tout, ça avait bien marché.
Ça avait bien marché.
Merci.
La preuve, 5 ans après.
Mais oui, 5 ans après, on boit du vin rouge et on mange des croque-monsieur à la truche. Exactement.
En tout cas, merci beaucoup. Ça me fait très plaisir d'avoir pu participer à ça et puis de te revoir. Merci.
Merci d'avoir écouté La tête et les mains. Alors, si cet épisode t'a plu, t'as parlé, partage-le à une femme de ton entourage qui pense trop ou qui a juste besoin d'un peu de douceur, d'une petite pause. Alors, tu peux aussi me retrouver sur Instagram pour suivre le quotidien, les coulisses et ces moments suspendus entre boulange, choix de vie et temps pour soi. Alors, à très vite pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prends soin de ta tête.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Musique Musique Musique Musique Bienvenue dans La tête et les mains Le podcast pour les femmes actives Les hommes sont les bienvenus aussi, ne t'inquiète pas Donc les femmes actives qui passent leur journée à réfléchir, à décider à organiser, soigner enseigner, manager Je suis Stéphanie Moi aussi j'ai une vie bien active, j'ai un métier exigeant, une tête toujours en action. Et ici je t'invite simplement à appuyer sur pause, juste le temps d'un épisode, pour écouter celles et ceux qui ont fait un pas de côté, qui ont choisi de travailler autrement, avec leurs mains, leur corps, leur intuition. Artisans, boulangers, couturiers, couturières, potiers, libraires, brodeurs, éleveurs, Des parcours à la fois. inspirant, concret, vraiment loin du tulumut, du cadre parisien stressé. Une respiration pour toi, un espace pour rêver à d'autres gestes, d'autres rythmes, d'autres possibles. Merci Stéphanie de nous accorder ce petit moment. Alors il faut dire qu'on est bien établis.
Je ne sais pas si on dit tout ou... Si, si, si, il faut tout dire, il faut donner envie aux gens.
Alors déjà, on peut citer, on est le parcellaire. Le parcellaire. Là, c'est là ou le parcellaire ? Le parcellaire. Le parcellaire, qui est la petite sœur de la parcelle.
Exactement.
C'est ça ce qu'on t'a expliqué. Donc c'est un bar à vin, un méniaque. La bulle d'alcool est dangereuse pour la santé.
Bien sûr. On n'en consomme pas trop. C'est pour ça qu'on est très raisonnable, non ?
Tout à fait. Un tout petit verre.
Un tout petit verre.
Un tout petit verre. Bon, bulleur...
C'est un peu bizarre,
mais bon. C'était ton choix. C'est vrai.
J'avoue, c'est ma faute. Mais à coup de pas. Mais tout le monde a l'air content.
En plus, on enregistre en public. On verra qui et qui. J'en perds un mot, mais au savon. J'ai goûté, j'ai bu deux gorgées, ça y est, c'est terminé. Le blanc. Mais si le petit blanc à 10h, ça fait bien un pité de comptoir. Non, il n'est pas 10h, il est 17h43. C'est très raisonnable de boire un verre. Il n'y a pas d'heure.
C'est le plaisir qui fait foi toujours à ces conditions.
Et en plus, tu nous as conseillé un truc à grignoter, ça l'a été vraiment.
Exactement.
Et un peu dans la thématique, parce que c'est de la brioche.
Oui, tout à fait.
Avec du jambon, du fromage et de la truffe. Oui, ça me parle. J'adore faire la brioche. J'adore faire du pain viennois, en fait. C'est ce que je préfère faire. Je fais plein de choses avec le pain viennois. Bref. Stéphanie, on est là parce que tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée il y a quelques temps. Tu m'as accompagnée... à me projeter dans une reconversion professionnelle que je n'arrivais absolument pas à assumer. C'était très difficile pour moi. On t'a repris tes notes. J'ai beaucoup pleuré avec Stéphanie. C'est possible que je pleure encore ? Oui, c'est possible que je pleure encore parce que j'ai enregistré un épisode avec quelqu'un qui a fait une reconversion de physicien médical dans la tenue de chambre d'hôte.
D'accord.
qui est passée au moment où notre épisode serait diffusé. Elle s'est livrée de façon très spontanée. Et j'avoue qu'à un moment donné, j'ai été submergée dans l'épisode. Je pense que cette série, ce podcast, va me faire ressurgir plein de choses. Bref, tu m'as accompagnée dans ma reconversion professionnelle. Et je trouvais ça hyper intéressant de t'avoir à ce micro pour que tu nous éclaires, que tu nous aides sur... Ton expérience sur le parcours de la reconversion et peut-être la reconversion métier de bouche, parce que par le poste aussi que tu occupes aujourd'hui, c'était intéressant. Avant les ploies, est-ce que je peux te demander de te présenter comme tu as envie ? Comment tu te présenterais à quelqu'un qui ne te connaît pas ?
Moi, je suis Stéphanie, je suis 47 ans et je travaille dans une école d'art sucré où j'accompagne aujourd'hui beaucoup de jeunes dans leurs projets. mais également des gens en reconversion qui ont choisi des métiers de boulanger, pâtissier ou glacier. Et voilà, mon cœur quand même de métier, ce qui me parle le plus, c'est l'accompagnement des personnes effectivement en reconversion, des adultes, sur leur projet de vie. Parce qu'il y a plein d'histoires différentes et c'est ce que je trouve un petit peu passionnant dans le métier. Donc le coaching est aussi lié en fait à l'hypnose et un peu d'énergie éthique également. D'accord,
tu t'es formée à tout ça et les gens que tu accompagnes, tu as tout ça, hypnose, énergétique, coaching ? Oui,
et coaching. Aujourd'hui j'ai un peu diversifié la pratique, c'est que je trouvais qu'il me manquait un outil. Le coaching c'était bien pour la parole, il manquait un peu tout ce qui était zone. d'ombre à faire émerger, des fois c'est difficile pour les personnes qui ne savent pas eux-mêmes. L'hypnose, ça a été hyper intéressante parce que ça permettait justement de faire émerger ces choses-là. Tout ce qui est énergétique, oui, parce que ça passe par le corps. Et en fait, j'ai trouvé un sens dans ces trois activités. Donc en fonction de l'accompagnement de la personne, de ses besoins, je vais aller piocher un peu, dans le coaching on appelle ça un peu une mallette à outils. Bon, mais voilà, moi je l'ai mis à ma façon et à ce qui me ressemblait aussi.
d'accord alors quand on sait Connu quand on a été réunis ensemble, tu n'avais que le coaching. J'avais que le coaching, c'est par la suite. Et qu'est-ce que tu entends par énergétique ? C'est quoi ? C'est une technique ?
Alors c'est une technique, ça va être simplement faire reposer la personne, un petit peu comme dans un état méditatif comme en hypnose, mais un petit peu moins profonde. Et ça va devenir travailler sur les blocages du corps. poser ses mains ou à poser ses mains aux endroits où il y a des nœuds ou des douleurs aussi. Des fois, on a des douleurs physiques. Enfin, quand on dit j'ai mal au dos ou j'en ai plein le dos, ça, c'est des choses qui sont importantes, qu'on ramène en coaching, par exemple, par la parole. Mais la personne ne va pas savoir forcément vraiment sur quoi mettre le point et on va lever des blocages énergétiques par rapport à ça. Donc, j'ai trouvé ça intéressant. Ça allait plus vite comme ça dans l'accompagnement.
D'accord. Et tu t'es formée coach Parce que tu savais que tu voulais accompagner des gens dans une reconversion, ou tu nous expliqueras aussi ce que tu fais peut-être avec les jeunes, ou alors tu t'es formée coach parce que ça t'a attirée, et puis tu t'es dit, après dans les personnes qui sont venues à toi, peut-être naturellement que t'as attiré les gens que t'as rencontrés, tu vois dans quel sens ça s'est fait ?
Alors ça a évolué en fait, à la base quand je voulais accompagner les gens, j'avais eu diverses expériences en fait dans des entreprises où je me rendais compte qu'il y avait un mal-être des salariés. Donc c'est parti en fait de là, je me dis c'est pas possible, il doit exister un métier pour accompagner ces gens à aller mieux, ou la hiérarchie, ou... Parce que tu faisais comme métier à l'époque,
donc c'est une reconversion de toi ?
Je travaillais au château Pape Clémentien, d'ailleurs dans le vin, mais je m'occupais de tous les événements privés du château, mais j'avais déjà fait quelques entreprises avant dans tout ce qui était tourisme ou événementiel, et j'avais constaté ça. Et en fait, je me suis dit, je fais de l'événementiel, quelque part j'ai envie que les gens soient contents, je les accompagne sur des événements de vie. Et là, j'avais envie que ça soit beaucoup plus profond, en fait, un accompagnement qui avait plus de sens pour moi. Voilà, il me manquait du sens. Et en fait, c'est parti de ça. Ensuite, j'ai cherché une école et j'étais à une conférence. C'était sur la psychologie et le coaching. En fait, c'est parti de ça. Je me suis dit, bon, un peu bizarre et tout. Et en fait, j'ai juste hyper vibré pendant cette conférence que j'ai trouvée passionnante. Et je me suis dit, OK, c'est bon, tu te formes. Donc ça a démarré sur ça. Donc on part sur tous les types de coaching, c'est coaching en développement personnel, coaching de vie ce qu'on appelle. Par la suite, j'ai envie de dire, c'est plus les personnes que j'ai eues, que j'ai accompagnées, ça a été beaucoup dans le professionnel, c'est vrai. Après il y en a eu aussi sur le personnel, mais de fait oui j'ai plus une appétence je pense sur ces changements de vie, puisque moi-même je suis passée par ce changement de vie professionnel et que ça demande effectivement de passer certains paliers.
C'est à parler. et finalement... Alors quand on s'est rencontré, c'était au salon professionnel à Bordeaux. Et effectivement, tu vois, quand tu parles de conférences qui vibrent, en tout cas qui résonnent en toi. Alors je ne me rappelle pas, je crois que c'est Pascal, son prénom de l'atelier des coachs. Oui, c'est ça, Pascal. Et donc j'étais moi en train de me poser beaucoup de questions quant à ma reconversion professionnelle. Et en fait, elle nous a fait un atelier, elle était juste là. Et je lui ai dit, mais tout ce qu'elle dit, mais Et du coup je suis allée la voir à la fin Je lui ai dit mais est-ce que vous avez quelque chose pour accompagner Juste pour que j'arrive à avoir une vision claire Un peu de ce que je vais faire Et elle s'est retournée et elle m'a dit ah bah Stéphanie C'est vrai exactement Il y a une Stéphanie pour toi et c'est comme ça qu'on avait t'y mis en relation Et donc là toi t'étais en
Formation à cette époque là Là j'avais fini ma formation de coach Et elle m'avait demandé si ça m'intéressait De venir, c'était le salon Elle Je crois pour les femmes, dédié aux femmes Oui c'est d'ailleurs
C'est pas sur une aile ? Oui, profession, à post-off. Oui, c'était à la mairie. Oui, c'est toujours. Je n'ai jamais pu y aller, mais il retournait. Mais c'est un super salon.
Oui, tout à fait. Et du coup, elle m'avait demandé si je voulais participer, l'aider à tenir le stand. Et puis, comme c'est une petite famille, l'atelier des coachs, je me suis dit, pourquoi pas, ça va me faire du bien. Mais j'avais déjà fini, effectivement. J'avais déjà ma certification de coach. Et ça devait être un an après, je pense, à peu près.
À ce moment-là, tu faisais du coaching à temps plein ? À ce moment-là,
j'ai toujours gardé mon emploi, mais j'étais sur un emploi réduit et j'avais à peu près deux jours par semaine sur le coaching.
Aujourd'hui, tu fais quoi ? Comment tu répartis ton temps ?
Aujourd'hui, j'ai un emploi du temps déjà un peu plus aménagé. En général, j'ai toujours un jour pour moi et je fais beaucoup, soit comme je finis pas très tard en fin de journée, ce qui en général correspond pas mal aussi aux gens, ou le samedi matin, ça m'arrive de temps en temps aussi. Quand j'aménage comme ça.
Ok, donc là on se voit en fin de journée, après ta journée. C'est fatiguant quand même, non ?
J'étais super contente de venir, ça me permet de... De boire un coup, de se retrouver. D'être en bonne compagnie, de se retrouver. Et puis, oui, de reparler, parler de la reconversion, ça fait toujours un effet miroir aussi par rapport à soi et son parcours. On est en train de reparler d'un parcours d'il y a cinq ans, donc c'est toujours intéressant aussi. de voir comment on a évolué et dans sa pratique et dans son professionnel.
Et oui, forcément, oui. Et oui ? Oui, oui, je vois... En miroir, effectivement. Moi, je me suis lancée dans la formation il y a quatre ans et fortement, je ne forme plus du tout de la façon dont je formais il y a quatre ans. Mais j'imagine que toi, en coaching, tu as évolué, tu as grandi, tu fais les choses différemment peut-être ?
Exactement, oui, tout à fait. C'est une évoluation constante. Et puis, je pense que même pour les personnes qui sont dans cette démarche-là, c'est quelque chose qui est un mouvement constant aussi. Et c'est bien des fois d'en avoir conscience que rien n'est stabilisé dans sa vie à jamais.
Je me rappelle que moi, ça avait été un gros blocage. J'avais l'impression d'être bloquée et de jamais pouvoir faire autre chose. De ne pas arriver à sortir du poste et du métier que j'avais à l'époque. Et de me dire, on parlait de l'étape des 40 ans tout à l'heure, juste avant de commencer à enregistrer. Je me rappelle vraiment être à mon bureau et de me dire, Stéphanie, c'est maintenant, soit tu fais le choix, tu bouges, soit tu dis, c'est jusqu'à la retraite, tu fais ça. Mais la retraite, quand on a 40 ans, c'est encore... Ça paraît loin. Mais je suis passée par des phases où je me suis dit, ok, je reste là, je ne bouge pas. Et c'est horrible. Rien que repenser à ce sentiment, ce que je ressentais physiquement, c'était horrible.
Et ne pas choisir, c'est faire un choix aussi. Donc souvent, c'est ça qui est intéressant, parce que ça, c'est quelque chose qui est important à comprendre dans la démarche de coaching, c'est qu'un coach ne viendra pas accompagner quelqu'un non plus qui n'a pas encore fait ce... swift là, même si c'est difficile, mais de se dire, c'est bon, je vais quand même bouger. Parce qu'il faut avoir envie quand même de se mettre en action, quelle que soit l'issue, ou quelle que soit la faisabilité, ou quelle que soit la suite du parcours, en fait. Et ça, c'est la première chose effectivement qu'on a à l'esprit, c'est qu'est-ce que je fais ? Je reste ou j'enclenche quelque chose.
Mais tu peux quand même aider à prendre la décision.
Bien sûr, mais ce n'est pas la personne qui va prendre la décision soi-même. Oui, tu ne vas pas lui faire prendre la décision. Non, après le but, c'est aussi le principe du coaching, c'est d'amener quelqu'un d'un point A à un point B qui sera le plus positif pour lui et de lui donner cette force-là, de lui impulser, parce que des fois, on ne l'a plus pour plein de raisons. Ou à ne pas bouger d'ailleurs, ou à rester quand on doute. Ça pourrait être de rester au même endroit finalement. Exactement, mais que ça soit quelque chose qui soit vraiment conscientisé. et qui l'amène à faire un choix délibéré.
D'accord, ok. Ouais, non mais ça me rappelle...
Moi aussi, du coup, je revois nos échanges et tout.
La vie défile. Mais oui, la vie défile. Et en plus, c'est vrai que... C'est très rigolo que tu travailles maintenant, comment tu m'as dit, dans une école ?
Une école d'art sucré.
D'art sucré. C'est très beau, c'est très joli comme nom. Et c'est vrai que mon premier projet de reconversion professionnelle... Celui que je mène maintenant, c'est un an après, parce qu'il y a eu une autre conversion professionnelle entre temps, mais qui durera. Ça a été le lancement dans la boulangerie. Et c'était horrible pour moi. Je n'arrivais pas à dire aux gens, je suis ingénieure. C'est terrible, c'est terrible. Mais ça m'a servi pour mes enfants. Je n'arrivais pas à dire, mais que ce soit à ma famille, à mes amis, à mes collègues, je n'arrivais pas à dire. Je suis en train de passer mon CAP boulanger, je veux me reconvertir et ouvrir une boulangerie. C'est un truc, ça me dépassait et j'étais prise de panique. Et je lançais des petites pistes, des indices. Et le dire, c'est grâce au travail qu'on a fait ensemble.
C'est pour ça que j'ai pleuré.
Quand on fait des caps.
Et quand on lève des blocages aussi.
Et ce qui est très rigolo, c'est que quand je l'ai dit, les gens étaient super contents pour moi, hyper encourageants. Même cinq ans après, alors je suis partie, j'ai bifurqué du faux de chose finalement. Mais cinq ans après, les gens me disent, la boulangerie, ils en sont où ? Et c'est rigolo, je ne sais pas pourquoi, c'est quelque chose qui nous fait vibrer. Qu'est-ce qui fait qu'on n'arrive pas à passer à... Je généralise, je dis on, c'est moi, mais j'imagine que je ne suis pas toute seule dans ce cas-là.
Non, effectivement, je pense que vraiment la première des choses, c'est les peurs en fait. C'est les peurs qui sont bloquantes. Alors, il y a des peurs qui sont positives parce qu'elles nous aident à nous dépasser, mais il y a des peurs qui sont bloquantes. Et nous, à l'époque d'ailleurs, on avait travaillé sur ça, sur tes peurs.
Tu te réveilles ?
Je me rappelle et j'ai tout relu juste avant de venir sur...
Tu peux les lire, je ne m'en rappelle plus. Je ne sais pas si tu veux qu'on dise... Je pense que maintenant je parle trop. Peut-être que c'est l'inverse. Je n'ai plus aucun secret.
Ça m'a fait quelque chose, parce qu'effectivement, en relisant, même après cinq ans, justement, je voyais toutes tes peurs qui étaient bloquantes. Et en fait, on a fait la différence entre ce qui était des peurs réelles ou des peurs abstraites. Et de tes peurs réelles, il y avait neuf peurs en tout. Il n'y en a que deux qui étaient vraiment réelles, qui étaient surtout un souci financier.
D'accord, mais ça, c'est resté, en fait. Et ça,
voilà.
C'est vrai.
Et les autres, en fait, tu t'es rendu compte que c'était simplement toi. qui te mettaient des obstacles. Il y avait notamment le syndrome de l'imposteur aussi derrière, qui ressortait beaucoup.
Je ne suis pas sûre que celui-là soit tout à fait guéri. Mais en même temps, je crois que je commence à en faire une force de ce syndrome de l'imposteur que je ne ressemble... J'ai toujours l'impression d'être à côté du modèle générique dans ce que je fais. Très jeune, je faisais du chantier, j'étais la seule fille jeune sur le chantier. À l'époque, c'était une peur et c'était difficile. Lancer sa boîte à 50 ans, je ne connais pas grand monde qui l'a fait. Et puis en fait, maintenant, j'en rigole et c'est bien. Et être physicienne et boulangère, c'est rigolo aussi en même temps. D'accord, oui, mais son nom, il est toujours là, celui-là.
Des fois, ça se travaille toute une vie, mais ils évoluent en tout cas. Et voilà, il y avait ces blocages-là. Et ensuite, ce qui arrive souvent aussi, quand on a peur justement de se lancer dans une reconversion, C'est aussi de l'éducation qu'on a reçue. Donc, on vient travailler aussi un peu sur ça, sur la famille. Qu'est-ce qu'on nous a éduqué ? Que ce soit, des fois, ça peut être religieusement parlant, parce qu'il y a des codes, mais ça peut être aussi dans la manière de faire. Et ensuite, il y a ce qu'on est soi. Toi, tu avais ce qu'on appelle un driver. Je ne sais pas si tu t'en rappelles. Fais plaisir. Et c'est pour ça que tu avais du mal à dire à ta famille aussi, parce qu'il fallait faire plaisir à tout le monde. Et on a travaillé beaucoup sur ça, sur comment je fais plaisir, mais sans m'oublier moi. Parce que souvent, ce type de personnalité-là a tendance à ne pas savoir dire non, ou à ne pas oser dire non, ou à penser beaucoup à la famille, aux autres, et plus à soi en fait.
D'accord. Bon, mais c'est toujours vrai en fait. Non, non, mais c'était un très bon diagnostic, c'est vrai. le faire... Oui, alors, pour la petite anecdote... J'ai deux frères et soeurs, enfin j'ai un frère et une soeur, et tous les trois on est ingénieurs. Et ça a été une grande fierté de mes parents, qui écouteront peut-être ou pas, mais bon, c'est pas un secret. Et c'est vrai que je pense, moi étant l'aînée, que j'avais la peur, voilà, rétrogradée, et je mets des gros guillemets quand je dis ça parce que c'est pas le cas, mais de dire je passe en CAP boulanger. Bon voilà, c'est curieux. Alors pour la petite anecdote, mon petit frère qui est beaucoup plus jeune que moi, on a 13 ans d'écart, il a 37 maintenant. a lui-même passé son CAP boulanger il y a 5 ans et il est boulanger actuellement à Paris. Donc il y a un truc à creuser avec la boulangerie. Alors dans l'histoire de famille, ça m'intéresse. Oui, je pense qu'il va falloir que je creuse quelque chose comme ça. Et je sais que lui aussi a eu cette peur. Enfin, cette peur. En fait, ce n'est pas une peur, c'est la... Oui, je ne sais pas si pour lui c'était une peur, mais c'était important d'avoir l'aval de la famille par rapport à cette reconversion lui aussi.
Parce que peut-être aussi ça portait une image dans votre famille que c'était un métier plus ouvrier et pas intellectuel.
Je pense, oui.
Et que du coup, c'est ça des fois qui est difficile à...
Oui, sûrement. Et ma famille vient de la campagne, donc je pense que finir ingénieur, c'est une progression de génération en génération et c'est important. Même si mes parents sont ravis et hyper contents des parcours qu'on a maintenant. Mon petit frère Boulanger, ils sont très fiers de lui et de ce qu'il fait. D'ailleurs, il passe dans la meilleure boulangerie, alors ça sera passé, mais ça passe demain, le jour où on enregistre le podcast. C'est l'émission du 13 mars 2025, si vous voulez voir mon petit frère. On va regarder. Il ne gagne pas.
Parce que tu as déjà les résultats.
Oui, il m'a dit. Par contre, ils font du très bon pain sur le 20.
C'est intéressant du coup, quand même le parallélisme, mine de rien. Je pense qu'il y a quelque chose à creuser dans l'histoire du pain.
Mais le pain, c'est faire plaisir aussi. Quand tu fais des brioches, moi j'adore. Quand je loupe, je suis désespérée. Bon, ça se mange quand même en général. Ok, mais non, c'est super intéressant parce que c'est toujours, même cinq ans après, c'est des choses qu'on a pu dépasser, mais en fait, c'est toujours valable. Bien sûr. Je me reconnais dans ce que tu dis. Ok, donc tu as toujours ces exercices-là où tu travailles sur les peurs.
Oui. il y a des choses qui ont besoin d'être levées, que ce soit les peurs ou les croyances. Je ne suis pas capable. Souvent, dans la reconversion, on a ça aussi. Ce fameux syndrome de l'imposteur, mais il y a aussi je ne suis pas capable ou je ne suis pas assez douée ou je n'y arriverai jamais. Et ça, en fait, c'est vraiment le rôle aussi de l'accompagnement, d'aller lever ça. Parce que n'importe quelle personne dans sa vie, que ce soit le domaine professionnel ou personnel, peut avoir des choix et peut changer à n'importe quel âge, à n'importe quel moment, etc. Il y a toujours des choses qui viennent bloquer et sur lesquelles on peut travailler si on a envie de travailler dessus.
D'accord. Ces blocages et ces peurs, c'est vraiment quelque chose que tu retrouves de commun à toutes les personnes que tu accompagnes ?
Oui. En fait, on a tous, tous, tous, tous sur nos parcours de vie eu des blocages ou des fois des traumatismes aussi qui sont à lever. qui ont été éduqués d'une certaine façon, qui ont des croyances positives ou négatives. Et en fait, on vient effectivement travailler sur ça et à travers aussi des exercices qu'on réalise dans l'espace pour bouger le corps. Il y a plein de petites techniques comme ça qui sont super intéressantes.
Tu m'avais fait faire une échelle, non ? Il y avait un exercice où on est debout en avance et je ne sais plus où on visualise les choses. Et après, on recule. Exactement.
C'est un exercice de PNL que je trouve super intéressant parce qu'il a toujours du sens. Et on vient effectivement au fur et à mesure du temps, dans le présent jusqu'au futur, visualiser quelque chose de plus haut et de plus grand que soi, et ensuite on vient le ramener dans le présent. Et ça, ça permet en fait de se booster effectivement, soit sur justement des peurs à dépasser, mais on est plus dans, on est quasi dans l'inconscient justement d'ailleurs, parce que si on arrive à rentrer vraiment dans le jeu. Là, le conscient lâche l'affaire et c'est l'inconscient qui prend le relais. Et puis, on peut imaginer tout ce qu'on veut. Et en général, ça débloque aussi des choses ou des situations ou des relations. On est en plein de domaines de vie.
Ok. Moi, j'aime bien tous ces trucs-là. Je pense que tu es une bonne cliente.
On va en parler pendant longtemps.
Ok. Les jeunes que tu accompagnes aujourd'hui, ce n'est pas forcément eux une reconversion, c'est pourquoi tu les accompagnes ?
Alors eux, ça va être sur des problématiques un petit peu différentes. On va accompagner plus sur la confiance en soi. Donc ça, c'est surtout, je trouve qu'on a une génération de jeunes. Donc moi, ils arrivent, ils ont entre 18 et 20 ans. La plupart, ils vont manquer vraiment de... Oui, ils vont douter sur eux. Ils se connaissent mal aussi. Donc ils ont du mal à se projeter des fois sur un travail, en plus on est dans un milieu, quand ils sont dans la pâtisserie avec des fois des chefs qui sont durs, des fois ils ont été couvés par la famille, ils se retrouvent dans un environnement qui pour eux est hostile, mais ça va être de venir justement travailler un peu sur cette maturité, les faire évoluer de ce côté-là. Et c'est surtout confiance en soi, estime de soi. On a beaucoup de jeunes qui ont des problématiques, on en parlait un petit peu tout à l'heure, mais justement de TDAH, c'est pour ça que ça me parlait aussi. aussi de bipolarité ou de plus en plus. Et maintenant qu'on arrive un petit peu à mettre des noms dessus, on vient voir aussi comment on peut travailler ça sans que ça soit pour eux un handicap dans leur vie professionnelle. Et après, plus basiquement, on va travailler sur des techniques de recherche d'emploi, mais sur une façon de se présenter. Moi, je leur parle beaucoup du non-verbal aussi, tout ce qui sort du corps, comment se positionner. Et ça, ça leur permet d'aider et de retrouver aussi un peu d'estime de soi aussi.
Finalement, aujourd'hui, ton job de salarié reprend tes compétences, tout ce que tu as développé, tu as appris.
L'important pour moi, c'était vraiment de garder toujours ce lien, de pouvoir accompagner d'une manière ou d'une autre. Ça me permet de faire des choses un peu diversifiées, parce que j'en ai besoin et que le milieu des jeunes m'interrogeait. J'avais accompagné juste avant des jeunes qui avaient des grosses problématiques de retour à l'emploi aussi. Et donc, on venait lever tous ces freins un petit peu à travers le coaching et parfois l'hypnose. Voilà pourquoi petit à petit, on fait, on agrémente sa pratique.
Qui c'est qui t'a accompagnée, toi ? Ou peut-être que personne ne t'accompagne dans ta reconversion. Alors, ce n'est pas, j'imagine, ce n'est pas un passage obligé. Moi, j'en ai eu besoin. Ça m'a vraiment aidée à passer le cap. Est-ce que toi, tu as été accompagnée ?
Non, non, je n'ai pas été accompagnée. Après, le fait de faire la formation de coaching, elle est quand même sur un an. Elle nous fait travailler sur nous. Et de fait, ça fait beaucoup bouger les choses aussi. Donc ça m'a permis de mieux me connaître aussi. Mais je n'ai pas eu d'accompagnement, parce que je ne connaissais pas ce milieu. Je ne savais pas qu'on pouvait accompagner les gens dans son professionnel ou dans sa vie personnelle.
Donc on t'a trouvé ce poste en cherchant, te l'a proposé, on est venu vers toi. Oui, en cherchant.
Tout à fait, en cherchant. J'aime bien fouiner, regarder. Je n'ai pas eu le choix de passer du temps, mais je trouve. Voilà, exactement.
Oui, en même temps, travailler dans une école de boulangerie, pâtisserie, glacier.
Mais ça, c'était... Après, c'était un peu le hasard. J'avais envie de travailler dans une école où je pouvais accompagner les gens. J'avais travaillé sur les jeunes de 20 à 30 ans juste avant. Et je trouvais ça sympa. Mais quand j'ai vu pâtisserie, glacier, ça m'a parlé parce que je trouve que c'est des beaux métiers. Et que du coup, pour moi, il y a un intérêt aussi pour eux quand ils veulent faire cette formation, à les accompagner justement sur ça ou à détecter si ce n'est pas fait pour eux. Voilà, ça fait aussi partie de mon travail en amont de les questionner un petit peu.
Sur les entretiens de recrutement, tu veux dire ? Oui,
sur les entretiens de recrutement, c'est ce qu'on va venir un petit peu chercher. Est-ce que c'est vraiment un projet ou est-ce que ce n'est pas papa, maman qui pousse ? Mais c'est vrai que c'est rare du coup.
Dans ce type de... Oui,
alors j'ai au contraire beaucoup de personnes, alors c'est ça qui est rigolo parce que sur les reconversions aussi, quasiment 80% des discours, c'est « moi, quand j'étais jeune, j'avais envie de faire ça, mes parents m'ont dit non, tu feras médecin, physicien, enfin voilà, on était un peu sur ce modèle-là. » Et ils ont fait des parcours avec des très belles carrières et à un moment, ils arrivent, alors les reconversions, nous, c'est entre 40 ans et 60 ans. Et à un moment, ils arrivent et ils ont dit, non, en fait, aujourd'hui, je m'affranchis de ça et je veux faire ce métier-là. Et ils arrivent comme ça. Et ça, c'est intéressant. Donc, les jeunes, on les prend un peu en amont en essayant un petit peu de regarder si oui, c'est eux ou est-ce qu'ils viennent là un petit peu par hasard. Il y en a ça aussi. Ah, j'aime bien Philippe Conticini, j'adore ce qu'il fait. Cyril Lignac, c'est super. D'accord, OK, mais quoi d'autre ?
Mais faire soi-même, ce n'est pas pareil.
Oui, parce qu'ils regardent beaucoup. Internet, les jeunes, ils ont l'impression aussi que la pâtisserie, c'est ce qu'ils voient sur TikTok ou autre. Mais le métier, il est bien différent de ça. Ça demande une exigence, une personnalité, une persévérance. Et donc, c'est ça qu'on vient regarder un petit peu chez eux pour éviter qu'ils se trompent de parcours, tout simplement.
D'accord. Et du coup, les adultes que tu as en reconversion dans l'école ? Oui. tu les accompagnes ? Parce qu'eux, ils ont déjà fait ce cap, enfin ce shift, ce changement. Tu les accompagnes comment ?
Alors eux, j'ai moins besoin de les accompagner, mais ça va être plus de l'accompagnement, on va dire, un peu protecteur, c'est-à-dire que pendant la formation, c'est dur pour eux. Ils sont en pratique intensive, 7 heures par jour en laboratoire. Les familles sont loin, souvent, parce qu'ils viennent de toute la France. Donc il y a les enfants, le mari ou un versement qui n'est pas là. Et des fois, il y a un petit peu, forcément, du craquage. Donc ça va être plus de remobiliser la personne sur ses forces, sur pourquoi elle fait cette formation-là, quel est son but pour pouvoir la tenir dans la formation.
Ok. Tu as des belles histoires à nous raconter, ou des moins jolies. Tu as des souvenirs marquants de personnes que tu as accompagnées ?
Je n'ai pas une personne en souvenirs marquants dans le côté positif, parce que pour moi ce qui est important, c'est qu'il y ait toujours une avancée sur la suite du coaching. Qu'est-ce que ça leur a apporté à eux, ou qu'est-ce que ça ne leur a pas apporté ? En général, même si ça ne leur a pas apporté, ça leur a apporté autre chose, mais ils le sauront peut-être des années plus tard. donc moi ce qui... Ce qui surtout me touche, c'est quand je vois une libération, quelle qu'elle soit, et qu'il y a une réflexion qui se met en marche et surtout qu'il y a une action qui est posée derrière. Puisque c'est quand même bien le but du coaching, c'est que des actions soient posées. Donc là, je me dis que quelque part, la personne a réussi, à travers son accompagnement, à atteindre son objectif. Après, on se venait remarquant, c'était plutôt dans le contraire. Une fois, j'espère qu'elle ne m'écoutera pas, qu'elle ne se reconnaîtra pas.
Non, elle se reconnaîtra peut-être, mais on ne donne pas de nom et tu anonymises l'histoire.
J'ai accompagné une personne qui avait une problématique un petit peu tout. Tout était mélangé. Donc, le but, c'était déjà de trouver un axe sur lequel elle voulait travailler, parce qu'on ne peut pas travailler sur tous les axes en même temps. Donc, on a avancé. Tout était hyper positif sur sa problématique. Par exemple, j'étais hyper contente. Je me suis dit, mais c'est super, elle a fait un super travail, etc. Et je ne sais pas, 48 heures après, renversement de situation, elle me dit « c'est pire qu'avant, c'est horrible, j'ai passé une nuit horrible, etc. » Et donc là, heureusement, nous, on est aussi accompagnés en tant que coach, on prend conseil auprès d'un superviseur. Et donc j'ai revu cette personne-là, et ça m'a servi un petit peu de leçon. Elle avait une problématique finalement psychiatrique grave. Ce qui a fait que, quand je l'ai revu, la séance s'est transformée en quelque chose de pas possible. Et j'ai dû lui dire, on arrête là. En fait, c'est pas moi qui va pouvoir vous aider sur ce sujet-là. Il va falloir s'adresser. Voilà. Ça fait partie aussi du rôle de coach, des fois, de détecter qu'on ne peut pas accompagner des profils psychotiques ou autres en coaching. Non, non, ça, ça m'a laissé un souvenir. Mais c'est quelque chose qui est finalement important aussi dans la pratique, parce qu'assez rapidement, ça m'a permis de détecter un petit peu plus. Quand la personne avait plus besoin médicalement d'une assistance, et qu'elle ne confronte pas avec le coaching, parce qu'on n'est pas des professions médicales, ni d'accompagnement.
Et tu arrives à les détecter parce que c'est l'expérience, ou il y a un petit peu de formation ?
Il n'y avait pas de formation, après je me suis un petit peu auto-formée sur toutes les maladies psychotiques qui pouvaient exister. notamment surtout que par exemple quand on fait l'hypnose des personnes qui ont des décompensations ou des doubles personnalités etc ça on ne le voit pas tout de suite mais en hypnose on peut vite se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche et on peut pas accompagner ces gens là surtout en hypnose parce que ça peut faire des dégâts pour la personne. Exactement débloquer des choses qui ne nous appartiennent pas. Donc ça c'était quelque chose de nouveau que j'ai appris voilà un peu à mes risques et périls mais ça m'a servi toujours à avoir un petit En fait, c'est qu'on a des veilleuses qui s'allument parfois. Et ça, je pense que c'est les ressentis propres qui font dire, tiens, là, on se note un truc. Et puis, deuxième rendez-vous, on va peut-être retravailler d'une façon différente et voir s'il y a une problématique de ce côté.
Ça te permet de valider éventuellement ou d'invalider une question que tu te poses, un diagnostic. Et donc, tu disais que toi-même, tu es supervisée, c'est-à-dire que tu es suivie par un coach.
Oui, on a des superviseurs. Voilà, exactement. Il y a des gens qui sont... Des coachs aussi, mais qui supervisent, qui ont cette fonction-là, en fait, et qu'on peut contacter, effectivement, en cas de besoin aussi, et en cas de suivi d'une personne, pour être sûr que... Soit nous proposer d'autres solutions si on est bloqué, ou pour être sûr qu'on a le bon accompagnement et toujours la bonne posture, en fait, avec les personnes. Ok,
ça marche. Donc, par rapport à une reconversion...
Oui.
Si les gens se posent des questions, est-ce que tu valides le fait que c'est important ? Je ne sais pas, mais en tout cas, ça peut être une solution de rencontrer un coach, toi ou un de tes collègues. Au moins pour se poser la question, est-ce que c'est de l'ordre du rêve ? Est-ce que c'est quelque chose que je fantasme ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose dont on a envie ? Pour valider ce passage à l'acte-là, ce changement de vie qui parfois peut être assez radical. Oui, tout à fait. Pour toi, c'est un bon truc de commencer par refaire l'état des lieux de la situation avec un coach. Exactement.
Moi, je trouve ça bien parce que surtout quand on est dans cette démarche-là, on est quand même des fois un petit peu dans le flou. On a tellement de choses justement à penser, et la famille, et la situation, et la reconversion, et la formation. Et en fait, ça permet de mettre au clair ses idées et d'avancer certainement de façon plus sereine dans sa démarche. Qu'elle soit possible au final ou qu'elle ne soit pas possible, mais au moins, ça acte une validation. On a beaucoup aussi de personnes, par exemple, qui ont fait des burn-out. Alors ça, c'est de plus en plus aussi. Donc, qui n'ont des fois pas travaillé pendant deux ans suite à ces burn-out, qui ont des peurs, du coup, très fortes. Ils veulent faire autre chose parce qu'ils ne peuvent plus retourner dans leur domaine d'origine, mais ils ne savent pas par où commencer. Et ça, cet accompagnement-là aussi, il va être important parce qu'on va aider à ce que la personne sache vers quel domaine se diriger, qu'est-ce qui peut être important pour elle. Et ça, ça peut être intéressant aussi de ce côté-là. Mais je trouve que oui, c'est un booster. La seule chose, c'est le fait d'en avoir envie. Si on se sent forcé ou parce que quelqu'un a dit « tu devrais te faire accompagner et que la personne est là » , oui, non, ça ne servira à rien. Il faut avoir une volonté, en tout cas, d'avancer.
Je rencontre beaucoup de gens qui râlent. C'est le terme de leur situation actuelle. Et c'est vrai qu'au début, quand je me suis mise en action, ça a été un tel révélateur pour moi. Je me revois à 4h du matin sur ma bicyclette pour aller faire le stage à la boulangerie de Super U. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à ce moment-là. C'est de la mise en action et à partir du moment où tu retrouves de la joie à faire des choses, c'est exponentiel. Quand je rencontre des gens, des anciens collègues qui râlent, je dis « bougez, il y a une vie ! » « T'as raison, j'arrête maintenant, je les écoute, ils râlent. » Mais c'est leur choix, c'est à eux de faire cette démarche-là. Tu ne peux pas le faire à la place des autres.
On peut essayer de leur dire, mais si, il fait quelque chose. Mais finalement, il y en a qui aiment rester dans leur zone de confort. Ça leur fait trop peur. Et râler, c'est un mode de fonctionnement aussi pour sortir les choses.
Mais voilà,
il ne faut pas s'épuiser. Effectivement, l'idée, il faut que ça vienne vraiment de soi, en fait, comme démarche. C'est comme ça qu'elle sera le plus efficace dans tous les cas. OK.
Bon, merci. Tu vois autre chose dont on n'aurait pas discuté ? Quelque chose que tu voudrais rajouter ?
Non, non. Juste, voilà, c'est que c'est important. Pour les gens qui ont cette démarche-là, c'est quelque chose, je trouve, émotionnellement qui est difficile. Et voilà, quand on entame cette démarche, en tout cas, il ne peut rester que du positif. Soit se rassurer, soit avancer sur autre chose, soit peut-être rester dans son domaine, mais de façon plus positive et voir les choses différemment. Et voilà, je trouve ça bien, en tout cas, de réfléchir à ça.
Mais que tout soit un choix, en fait. Que tout soit un choix. Et pas subi.
Et pas subi. Déjà, c'est commencé par ça, exactement.
Est-ce qu'on peut te retrouver, Stéphanie ?
Moi, j'ai un site internet qui s'appelle hypnocoach.fr où en tapant Stéphanie Rappi sur le Google, ça ressort aussi.
Donc Rappi, R-A-P.
P comme papa,
Y.
J'en ai marre de dire à chaque fois.
Le P, on ne le reconnaît pas. Le P, on ne le reconnaît pas. Donc je dis P comme papa. En général, tout le monde comprend comme ça. Stéphanie Rappi avec un P comme papa.
et un Y à la fin exactement et puis de toute façon il faut savoir qu'on a toujours un premier entretien ça serait que je ne l'ai pas dit mais c'est important où justement on vient voir si ça peut matcher ou pas pour valider la démarche et peut-être matcher entre les personnes et matcher entre les personnes c'est très important il y a des fois il y a des coachings qui ne vont pas marcher avec certaines personnes mais qui vont marcher avec une autre et en fait ça c'est l'alchimie et ça fait 70% du job en général.
Entre tout, ça avait bien marché.
Ça avait bien marché.
Merci.
La preuve, 5 ans après.
Mais oui, 5 ans après, on boit du vin rouge et on mange des croque-monsieur à la truche. Exactement.
En tout cas, merci beaucoup. Ça me fait très plaisir d'avoir pu participer à ça et puis de te revoir. Merci.
Merci d'avoir écouté La tête et les mains. Alors, si cet épisode t'a plu, t'as parlé, partage-le à une femme de ton entourage qui pense trop ou qui a juste besoin d'un peu de douceur, d'une petite pause. Alors, tu peux aussi me retrouver sur Instagram pour suivre le quotidien, les coulisses et ces moments suspendus entre boulange, choix de vie et temps pour soi. Alors, à très vite pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prends soin de ta tête.
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