Description
2 femmes, Corina et Dorothée nous raconte leur expérience et leur reconversion.
Track: Make It Happen
Music by https://www.fiftysounds.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.




Description
2 femmes, Corina et Dorothée nous raconte leur expérience et leur reconversion.
Track: Make It Happen
Music by https://www.fiftysounds.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Après 45 ans, je déclare haut et fort que tout est possible pour qui le décide. Suivez l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui ont changé leur destin, amélioré leur vie, sublimé leur quotidien. 5, 4, 3, 2, 1, votre vie peut commencer ! Bonjour mes amis, le soleil est revenu, ça fait du bien hein ? Alors aujourd'hui, je n'ai pas une invitée, mais deux invités pour deux témoignages inspirants. Ce sont deux femmes que vous allez écouter nous raconter leur histoire. Ce sont deux femmes qui ont vu leur vie basculer, comme 60 000 femmes chaque année, parce qu'elles découvrent qu'elles ont un cancer du sein. Alors après une mammographie, c'est souvent un parcours du combattant qui s'annonce et elles vont nous raconter le choc que ça a pu être pour elles, mais aussi derrière la guérison bien sûr, et puis ce que ça a changé pour elles. Aussi, je voulais absolument qu'elles viennent, parce que c'est un témoignage inspirant et c'est un témoignage d'espoir. Il y a une issue identique pour elles deux, parce qu'après des mois de combat, elles ont vaincu enfin ce vilain crabe. Ce qui va particulièrement nous intéresser, c'est l'après-maladie, ce qu'elles ont modifié dans leur quotidien, qu'est-ce que cette épreuve leur a apporté et pourquoi elles ont eu besoin de changer de mode de vie. Alors, nous allons commencer aujourd'hui, maintenant, là tout de suite, par Dorothée, qui est une magnifique brune, brune un peu claire, j'attends en tous les cas, aux yeux verts. Je dis ça, je dis rien. Donc bonjour Dorothée.
Bonjour Isabelle.
Alors Dorothée, est-ce que tu peux te présenter ?
Bien sûr, je m'appelle Dorothée, j'ai 59 ans. Je suis architecte d'intérieur et dans mon parcours de vie, je suis veuve, j'ai perdu mon mari il y a 10 ans et mère de deux grands-enfants qui ont quitté le nid depuis un certain temps.
D'accord. Alors en fait, il y a combien de temps que tu as découvert malheureusement que tu avais fait cette découverte d'avoir un cancer du sein ? C'est à quelle occasion ?
J'ai découvert il y a environ 7-8 ans en me palpant le sein. parce que moi j'ai pas mal de cancers du sein autour de moi dans ma famille, j'ai découvert une petite boule, je le faisais très régulièrement.
Tu te palpais le sein très régulièrement ?
Oui, quand on a un risque dans sa famille, c'est vraiment conseillé, et je faisais aussi des mammos chaque année depuis très longtemps.
D'accord, donc tu découvres une petite boule, et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?
À ce moment-là, j'ai évidemment un déclic, à la fois effondré, mais en même temps une envie d'aller très vite. Donc j'enchaîne mâmeau, biopsie, rendez-vous chez l'oncologue, tout ça dans un...
Enchaîné.
J'ai enchaîné, j'ai enchaîné, j'ai enchaîné. Comme une furie.
T'es parti au combat direct. Au combat, direct. Pourtant t'as dit que t'as eu peur.
Ah ben bien sûr, bien sûr. Mais en même temps je voulais pas garder ce crabe. Ah oui.
Tu m'as dit que tu voulais évacuer cette saloperie tout de suite de ton corps. Tout de
Donc j'ai fait un choix stratégique très différent de la plupart du... des gens.
Ah oui, j'aimerais que tu en parles de ça parce que tu vas voir tout de suite, tu fais le parcours là, rapide, et dès que tu vois le médecin, tu décides de faire un choix traumatique finalement.
traumatique, mais il faut mettre dans la balance que j'ai demandé une mastectomie totale, c'est-à-dire qu'on m'enlève le sein totalement, c'est-à-dire la glande mammaire, ainsi que le téton, avec une reconstruction en deux temps, mais en même temps, j'avais 80% de chance de ne pas avoir de chimio et de radiothérapie, mais une semaine après mon opération, donc moins d'un mois et demi après ma première biopsie, je savais que je n'avais rien, enfin rien. que j'avais des opérations de reconstruction mais heureusement pour moi pas de chimio,
pas de radiothérapie c'était ça le plus important pour toi finalement ?
le plus important oui parce que j'ai vécu avec le cancer du sein de ma soeur donc je savais par quoi elle était passée donc j'ai vu le traitement long et difficile que c'était alors c'est peut-être une amputation pour certains mais moi j'avais pas de traitement un soulagement quelque part malgré tout malgré tout ce que j'avais vécu
À ce moment-là, on t'enlève le sein. Et combien de temps après, tu as eu une reconstruction ?
Quasi immédiatement. En fait, on m'a mis une prothèse provisoire. Et entre ma biopsie et ma dernière opération, j'ai eu deux opérations de reconstruction. Il s'est passé six mois.
Tu ne t'es pas vue sans sein ? Finalement.
Si, quand même.
Tu appelais ton sein le sein cabossé ?
Je l'appelais mon sein cabossé parce qu'il était très vilain au début. Et très vite, il a repris forme. Et puis, la dernière intervention, 7-8 mois après, ça a été un tatouage. Et je dis qu'il a donné un joli visage à mon sein. Un petit regard. Et voilà, il faut le prendre en rigolant.
Tu as fait un tatouage en 3D, tu m'as dit.
Tatouage du téton en 3D Waouh !
Je ne savais pas que ça existait
Ecoute c'est pas mal Je ne le montrerai pas à l'antenne Je pourrais presque
Donc voilà, toute cette partie, on voit bien que tu passes par tout un tas d'étapes douloureuses et difficiles. Mais à ce moment-là, tu m'as dit que tu avais fait un autre parcours en même temps.
Alors ça, c'est le parcours médical. Et en fait, mon corps clignotait. Mon corps me dit, il se passe quelque chose chez toi. Et je me suis rendu compte, j'ai mis beaucoup de temps, je ne dis pas que c'est rapide, qu'il fallait que je fasse quelque chose d'autre. Donc je me suis lancé dans une psychothérapie. assez courte,
qui a duré combien de temps ?
Ça a duré huit mois, qui était un peu liée aussi...
Intense, je crois.
Intense, avec pas mal de choses que j'ai faites, on n'en parlera pas là, avec une approche pour dire, essayer de comprendre pourquoi j'avais eu un cancer du sein, parce que le médical, c'est bien gentil, et c'est vrai qu'il y avait une part liée à mon deuil, le sein, on parle souvent de mon mari, que j'avais perdu dix ans avant.
Qu'est-ce que... Comment tu vivais après ce deuil ? D'ailleurs, tu m'en as parlé.
Je vivais en mettant des barrières avec beaucoup, beaucoup de monde, en fait. À force de vouloir respecter finalement ce que j'avais vécu avec lui, parce que j'ai vécu 25 ans extraordinaires avec lui, je mettais des barrières avec tout le monde. C'est plus facile de ne pas s'engager que de s'engager et avoir peur d'être triste, finalement. Et aujourd'hui, j'ai, je pense, lâché une partie de ces barrières, même si le deuil n'est pas forcément toujours fini. mais je pense avoir terriblement avancé. Et cette psychothérapie, comme dans beaucoup de... conseil, on vous demande d'essayer de vous recentrer sur vous.
Oui, tu t'es recentrée.
Alors, il faut trouver aussi dans son parcours personnel une manière de se recentrer. Moi, comme je l'ai dit, je suis architecte d'intérieur, j'adore dessiner. Oui. Attends, ça c'est autre chose.
C'est moi qui vais te poser la question. Parce qu'on a dit que c'était moi qui te posais la question, justement. En fait, oui, je crois que ta psychothérapeute t'a conseillé de faire un dessin.
Du dessin ! Non, non. Une bonne psy, elle ne conseille pas.
Ah, pardon !
Une bonne psy te fait réagir et prendre des décisions. C'est-à-dire qu'elle te fait parler et elle te fait avancer. Et grâce à ce qu'elle m'a dit, grâce à la compréhension de pas mal de choses dans ma vie, j'ai compris qu'il fallait essayer de se recentrer. Ce mot est revenu plusieurs fois. Donc chacun sa manière de se recentrer.
Et à ce moment-là, tu as fait quoi ? Pour te recentrer,
elle m'a dit est-ce que vous avez une passion dans votre vie ? et je suis revenue à quelque chose d'ancestral du dessin qui a toujours fait partie de ma vie. Mais ça faisait 40 ans que je n'avais pas touché une aquarelle. Je me suis remise à dessiner, mais elle m'a dit, faites pas du coloriage, vous vous remettez à dessiner vraiment.
D'accord, donc à partir de là, tu as commencé à emmener ton carnet de dessin et tes aquarelles un petit peu partout en France. Et donc actuellement, ça donne quoi ? Qu'est-ce que tu fais avec ton carnet de dessin et tes aquarelles ?
Alors, de partir à droite à gauche, je suis partie effectivement en France et sur le trajet, j'ai rencontré pas mal de gens et j'ai proposé de dessiner la maison des gens sous forme d'aquarelle que je leur laisse encadrer. Et c'est vrai qu'on a un petit peu comme autrefois, on faisait souvent ça comme cadeau. J'ai fait beaucoup de cadeaux aux gens que j'ai croisés. on m'a beaucoup encouragée et j'ai eu envie d'en faire plus, d'exposer. Et entre une petite expo et des aquarelles que j'ai dessinées pour les gens, j'ai lancé quelque chose.
Il te passionne ?
Il me passionne.
Il te plaît énormément ? C'est une deuxième... C'est une reconversion, là ?
Voilà, c'est une reconversion entre allier deux passions, le dessin, le voyage, les rencontres, et j'arrive... Aujourd'hui, je croise les doigts à être très encouragée et tout le monde me pousse à continuer.
Et là, tu parles de la France, mais tu as un projet qui est à l'étranger.
Alors oui, j'ai un projet que j'ai appelé la route de l'or. C'est une route qui existe au Brésil. Donc j'avais l'idée de partir un mois au Brésil, dans l'intérieur des terres, sur la trace des chercheurs d'or. L'or, c'est aussi une quête d'un trésor. Et on peut aussi une quête de soi. C'est une manière de se retrouver aussi et de faire un carnet de voyage à travers tous ces... Et je ne connais pas du tout le Brésil. Donc ce sera vraiment une vraie découverte. d'un pays, mais peut-être aussi d'un... Un petit peu moins.
Aussi encore ? À l'issue de ce moment. Écoute, merci beaucoup pour ce témoignage. Et maintenant, nous allons entendre Corina, une magnifique blonde aux yeux bleus. Oui, vous avez deux magnifiques femmes cet après-midi pour vous, mes amis. Donc, Corina, est-ce que tu veux bien te présenter ?
Oui, bien sûr. Bonjour Isabelle. Et merci. J'adore.
Bonjour Isabelle.
Isabelle. Je m'appelle Corina, Corinalice. Je suis... Je suis mariée, j'ai deux enfants et je suis aujourd'hui professeure de yoga et naturopathe.
Exactement, et tu ne l'as pas toujours été, c'est ce que tu vas nous raconter.
Exactement.
Et d'ailleurs, tu as un joli accent qui vient d'où ?
Ah, mon accent, je suis Argentine. Waouh ! Voilà, j'habite en France depuis 30 ans, mais l'accent... Ah, reste avec moi. Voilà, l'accent de l'Argentine. Merci.
Alors, on va... Je vais te poser la question, en fait, c'est pas une question très très drôle, mais néanmoins, on est là pour raconter votre histoire. Alors... Depuis combien de temps tu as découvert que tu as eu un cancer et c'est passé à quelle occasion ?
En fait, c'était en mars 2020, j'ai découvert un tumeur dans mon sein gauche. Et c'était pendant un stage de formation de yoga à l'époque, après un après-midi d'un exercice très exigeant au niveau des respirations, que je me palpais dans la poitrine et dans les seins parce que j'avais vraiment mal. Et j'ai découvert une petite boule.
Tu te palpais toi comme Dorothée ou pas ?
Non, je ne me palpais pas à l'époque. Non, ce que je faisais, c'était des mammographies toutes les années.
À tous les ans ?
Tous les ans, oui.
Tu vas me dire que tu faisais une mammographie tous les ans et que tu découvres une boule. Ça veut dire que la boule, elle s'est faite dans l'intervalle.
Exactement. Justement, je me demandais la même chose parce que je devais faire une mammographie dans le mois d'avril et je m'avais fait un an avant. Et ce qu'ils m'ont expliqué, c'est que cette tumeur, elle était propagée en 4-6 mois. C'est allé très vite. Oui, incroyable.
Donc vous entendez, mesdames, il faut faire des mammographies tous les ans.
Exactement.
Et ça s'appelle comment d'ailleurs cette tumeur ?
En fait, cette tumeur, c'était avec une cellule qui s'appelle HER2. Et qui, en fait, se copie assez vite. et que le risque c'est de faire des métastases dans tous les cas.
Mais tu as dû avoir très peur quand tu as appris ça.
Oui, oui, oui, j'ai eu peur. Oui,
tu m'as dit que tu étais totalement déstabilisé.
Exactement, j'étais déstabilisé, je me sentais assez seul aussi face à ces protocoles qui me sont annoncés à suivre.
Alors attends, pour le protocole, tu m'as dit que tu as été voir plusieurs personnes d'ailleurs.
Oui.
Et tu as vu combien d'hôpitaux ?
En fait, j'ai vu trois hôpitaux différents.
C'est incroyable ça ! Oui. Et pourquoi tu as fait ça ?
En fait, j'ai fait ça parce que j'étais prête à faire un traitement, mais j'avais besoin de comprendre et j'avais besoin aussi d'être protagoniste de ma guérison. Dès le début, j'avais décidé que j'allais me guérir, mais le traitement que j'allais suivre, il fallait que je me sente bien. qui me sont bien dans l'endroit et assurés aussi par rapport à la protocole que les différents hôpitaux m'ont proposé. D'accord.
Et d'ailleurs, il y a une personne qui t'a conseillé, que j'ai reçue ici aussi. Tu peux le dire ?
En fait, mon dernier rendez-vous, c'était avec le docteur Toledano dans l'hôpital à l'évaluer où il travaille. Et dans notre conversation, il a confirmé un des protocoles qui m'a été conseillé et que j'ai suivi. Oh, à l'époque.
Tu peux expliquer ce qu'est ce protocole ? Parce que quand tu m'en avais parlé à l'époque, moi j'avais été très étonnée.
En fait, par rapport à cette cellule HER2, il m'était conseillé de faire d'abord la chimiothérapie opérée radio et un protocole d'immunothérapie. A l'inverse, avant, on faisait directement l'opération après la chimiothérapie et la radiothérapie. C'était à l'inverse. Pourquoi ? parce que de cette façon-là, quand on retirait la tumeur, on pouvait voir si le traitement avait fait effet ou pas par rapport à tous ces traitements-là.
Oui, parce que sinon, avant, on enlevait effectivement la tumeur et on faisait une chimiothérapie, seulement on ne voyait pas du tout ce qui se passait. Et donc là, au moins, faire la chimio, ça permet de faire réduire la tumeur et ensuite, on voit si le traitement fonctionne. Et d'ailleurs, j'aimerais à ce moment-là te dire, tu as exactement suivi ce protocole, toi, tu as fait de la chimio. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ?
Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ? Justement parce que c'est pour ne pas avoir de récidive. Justement, quand on m'a donné la tumeur, la tumeur n'a pas disparu totalement avec les chimios que j'avais fait. Ça veut dire qu'après la radio, j'ai dû refaire une chimiothérapie des 18 sciences des chimios que ça a perduré pendant un an.
Tu as dû vraiment être abattue à ce moment-là.
J'étais très abattue parce que, voilà, quand on est dans un traitement tellement intense comme celui-là, On a envie que ça s'arrête aussi.
Tu as perdu tes cheveux, tout ça, ça devait être très dur.
Oui, j'ai perdu mes cheveux, on est beaucoup plus fragile, la mémoire aussi n'est pas trop présente. Il y a beaucoup de symptômes associés.
Comment tu as fait pour traverser tout ça ? Tu m'as parlé d'ailleurs de l'Institut Raphaël et des personnes qui étaient dans l'Institut Raphaël qui t'ont aidée.
En fait, oui, j'ai eu la chance d'être prise à ce moment-là à l'Institut Raphaël. J'ai fait un parcours pendant six mois, un mois de juillet. Et oui, j'ai rencontré des personnes merveilleuses qui me sont accompagnées à ce moment-là, autant des sophrologues, hypnothérapeutes, des massages, acupunctures et surtout... J'ai travaillé beaucoup, c'est ce qu'on parle tout le temps, être protagoniste de ma déclaration, aller là-bas et travailler, échanger avec eux, prendre en main pour toute cette thérapie de bien-être que l'a lancée tout à l'heure à l'État. et ailleurs aussi parce que je suis aussi j'ai vu des gens qui me sont aidés avec la Reiki des gens aussi t'as fait plein de choses holistiques exactement j'ai changé toute mon alimentation aussi mon alimentation a été totalement changée et
à ce moment là tu m'as dit que c'est là où t'as décidé vraiment de changer de métier, parce que avant tu faisais quoi ?
En fait avant j'étais styliste et directrice créative tu travaillais dans le mode exactement pendant 25 ans Et justement, en commençant après le confinement, j'ai commencé à faire différentes formations et études de naturopathe et yoga. Mais c'était à ce moment-là, pendant la maladie, que j'ai pris une direction totalement différente par rapport à ma profession et par rapport à ma réconversion. Oui, ma réconversion professionnelle.
D'accord. Et en même temps, tu m'as aussi dit, c'est important de le dire à nos auditeurs, et auditrice, que tu as beaucoup accompagné ta maladie par des intentions de guérison.
Oui, c'est vrai parce que je méditais tous les jours à ce moment-là aussi. J'ai pratiqué beaucoup de yoga et dans la méditation, j'ai travaillé énormément de visualisation.
La visualisation de ta guérison.
Même pendant la chimiothérapie, j'ai visualisé que... que le liquide qui est entré dans mon corps allait me guérir. J'imaginais des couleurs, des couleurs de guérison. Oui, c'était...
C'est très beau ce que tu dis. Tu m'as même dit aussi que tu étais très entourée avec plein de petites fées qui t'ont bercée par leur amour.
Exactement, je te dis ça parce que j'ai eu la chance, justement c'est un de mes guides qui me sont conseillés de faire ça aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui me sont beaucoup aidés, beaucoup accompagnés, avec beaucoup d'amour, que je les appelle des petits fées. Des gens que je connaissais d'avant et qui sont allés là d'une façon très intense pendant ce temps-là et on a beaucoup, beaucoup besoin. et des gens aussi que j'ai connus pendant toutes mes formations qui sont vraiment... Qui t'ont accompagné. Énormément.
Est-ce que tu voudrais nous dire une petite dernière phrase et ensuite ce sera Dorothée qui finira avec une petite dernière phrase. Tu m'as dit que la maladie, elle est là souvent pour...
La maladie, elle est là pour guérir. Exactement, la maladie, elle apparaît, c'est ça que je l'ai interprété à ce moment-là. Elle est venue me dire quelque chose que moi je n'arrivais pas à comprendre. Avant, peut-être dans mon corps émotionnel, dans mon corps, voilà, et qui s'exprimait à travers de mon corps physique. Maladie, moi j'ai appris que c'est mal à dire, voilà, et elle vient là pour nous guérir, et c'est ça aussi qui m'accompagnait tout ce temps, trois ans de traitement.
Merci beaucoup Marina et donc toi aussi tu as quelque chose à dire pour la fin de cette émission une petite anecdote qui me vient de ma petite enfance où on dit c'est en tombant qu'on apprend à se relever et en fait on se rend compte que c'est valable dans beaucoup de choses dans la vie, que ce soit dans le travail, dans les relations personnelles dans la maladie et qu'effectivement il faut essayer de se... c'est une forme de résilience quoi, de trouver un... derrière la chute, il faut retrouver pied et remonter. Et voilà, moi, je suis de nature à remonter, à donner un coup de pied dans le fond de la piscine et revenir.
Vous l'avez fait toutes les deux.
Et puis la vie est tellement belle que franchement, il faut y aller.
Merci beaucoup, Corina. Merci beaucoup, Dorothée, d'être venue nous parler de quelque chose d'extrêmement personnel et difficile même pour les femmes, de dire voilà, moi, j'ai eu un cancer du sein. Il m'est arrivé ça. Je suis vraiment très émue de vous avoir reçu et je vous souhaite le meilleur pour toutes les deux. Et puis, je vous dis à la semaine prochaine, mes chers auditeurs.
Merci.
Merci, Isa.
Description
2 femmes, Corina et Dorothée nous raconte leur expérience et leur reconversion.
Track: Make It Happen
Music by https://www.fiftysounds.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Après 45 ans, je déclare haut et fort que tout est possible pour qui le décide. Suivez l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui ont changé leur destin, amélioré leur vie, sublimé leur quotidien. 5, 4, 3, 2, 1, votre vie peut commencer ! Bonjour mes amis, le soleil est revenu, ça fait du bien hein ? Alors aujourd'hui, je n'ai pas une invitée, mais deux invités pour deux témoignages inspirants. Ce sont deux femmes que vous allez écouter nous raconter leur histoire. Ce sont deux femmes qui ont vu leur vie basculer, comme 60 000 femmes chaque année, parce qu'elles découvrent qu'elles ont un cancer du sein. Alors après une mammographie, c'est souvent un parcours du combattant qui s'annonce et elles vont nous raconter le choc que ça a pu être pour elles, mais aussi derrière la guérison bien sûr, et puis ce que ça a changé pour elles. Aussi, je voulais absolument qu'elles viennent, parce que c'est un témoignage inspirant et c'est un témoignage d'espoir. Il y a une issue identique pour elles deux, parce qu'après des mois de combat, elles ont vaincu enfin ce vilain crabe. Ce qui va particulièrement nous intéresser, c'est l'après-maladie, ce qu'elles ont modifié dans leur quotidien, qu'est-ce que cette épreuve leur a apporté et pourquoi elles ont eu besoin de changer de mode de vie. Alors, nous allons commencer aujourd'hui, maintenant, là tout de suite, par Dorothée, qui est une magnifique brune, brune un peu claire, j'attends en tous les cas, aux yeux verts. Je dis ça, je dis rien. Donc bonjour Dorothée.
Bonjour Isabelle.
Alors Dorothée, est-ce que tu peux te présenter ?
Bien sûr, je m'appelle Dorothée, j'ai 59 ans. Je suis architecte d'intérieur et dans mon parcours de vie, je suis veuve, j'ai perdu mon mari il y a 10 ans et mère de deux grands-enfants qui ont quitté le nid depuis un certain temps.
D'accord. Alors en fait, il y a combien de temps que tu as découvert malheureusement que tu avais fait cette découverte d'avoir un cancer du sein ? C'est à quelle occasion ?
J'ai découvert il y a environ 7-8 ans en me palpant le sein. parce que moi j'ai pas mal de cancers du sein autour de moi dans ma famille, j'ai découvert une petite boule, je le faisais très régulièrement.
Tu te palpais le sein très régulièrement ?
Oui, quand on a un risque dans sa famille, c'est vraiment conseillé, et je faisais aussi des mammos chaque année depuis très longtemps.
D'accord, donc tu découvres une petite boule, et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?
À ce moment-là, j'ai évidemment un déclic, à la fois effondré, mais en même temps une envie d'aller très vite. Donc j'enchaîne mâmeau, biopsie, rendez-vous chez l'oncologue, tout ça dans un...
Enchaîné.
J'ai enchaîné, j'ai enchaîné, j'ai enchaîné. Comme une furie.
T'es parti au combat direct. Au combat, direct. Pourtant t'as dit que t'as eu peur.
Ah ben bien sûr, bien sûr. Mais en même temps je voulais pas garder ce crabe. Ah oui.
Tu m'as dit que tu voulais évacuer cette saloperie tout de suite de ton corps. Tout de
Donc j'ai fait un choix stratégique très différent de la plupart du... des gens.
Ah oui, j'aimerais que tu en parles de ça parce que tu vas voir tout de suite, tu fais le parcours là, rapide, et dès que tu vois le médecin, tu décides de faire un choix traumatique finalement.
traumatique, mais il faut mettre dans la balance que j'ai demandé une mastectomie totale, c'est-à-dire qu'on m'enlève le sein totalement, c'est-à-dire la glande mammaire, ainsi que le téton, avec une reconstruction en deux temps, mais en même temps, j'avais 80% de chance de ne pas avoir de chimio et de radiothérapie, mais une semaine après mon opération, donc moins d'un mois et demi après ma première biopsie, je savais que je n'avais rien, enfin rien. que j'avais des opérations de reconstruction mais heureusement pour moi pas de chimio,
pas de radiothérapie c'était ça le plus important pour toi finalement ?
le plus important oui parce que j'ai vécu avec le cancer du sein de ma soeur donc je savais par quoi elle était passée donc j'ai vu le traitement long et difficile que c'était alors c'est peut-être une amputation pour certains mais moi j'avais pas de traitement un soulagement quelque part malgré tout malgré tout ce que j'avais vécu
À ce moment-là, on t'enlève le sein. Et combien de temps après, tu as eu une reconstruction ?
Quasi immédiatement. En fait, on m'a mis une prothèse provisoire. Et entre ma biopsie et ma dernière opération, j'ai eu deux opérations de reconstruction. Il s'est passé six mois.
Tu ne t'es pas vue sans sein ? Finalement.
Si, quand même.
Tu appelais ton sein le sein cabossé ?
Je l'appelais mon sein cabossé parce qu'il était très vilain au début. Et très vite, il a repris forme. Et puis, la dernière intervention, 7-8 mois après, ça a été un tatouage. Et je dis qu'il a donné un joli visage à mon sein. Un petit regard. Et voilà, il faut le prendre en rigolant.
Tu as fait un tatouage en 3D, tu m'as dit.
Tatouage du téton en 3D Waouh !
Je ne savais pas que ça existait
Ecoute c'est pas mal Je ne le montrerai pas à l'antenne Je pourrais presque
Donc voilà, toute cette partie, on voit bien que tu passes par tout un tas d'étapes douloureuses et difficiles. Mais à ce moment-là, tu m'as dit que tu avais fait un autre parcours en même temps.
Alors ça, c'est le parcours médical. Et en fait, mon corps clignotait. Mon corps me dit, il se passe quelque chose chez toi. Et je me suis rendu compte, j'ai mis beaucoup de temps, je ne dis pas que c'est rapide, qu'il fallait que je fasse quelque chose d'autre. Donc je me suis lancé dans une psychothérapie. assez courte,
qui a duré combien de temps ?
Ça a duré huit mois, qui était un peu liée aussi...
Intense, je crois.
Intense, avec pas mal de choses que j'ai faites, on n'en parlera pas là, avec une approche pour dire, essayer de comprendre pourquoi j'avais eu un cancer du sein, parce que le médical, c'est bien gentil, et c'est vrai qu'il y avait une part liée à mon deuil, le sein, on parle souvent de mon mari, que j'avais perdu dix ans avant.
Qu'est-ce que... Comment tu vivais après ce deuil ? D'ailleurs, tu m'en as parlé.
Je vivais en mettant des barrières avec beaucoup, beaucoup de monde, en fait. À force de vouloir respecter finalement ce que j'avais vécu avec lui, parce que j'ai vécu 25 ans extraordinaires avec lui, je mettais des barrières avec tout le monde. C'est plus facile de ne pas s'engager que de s'engager et avoir peur d'être triste, finalement. Et aujourd'hui, j'ai, je pense, lâché une partie de ces barrières, même si le deuil n'est pas forcément toujours fini. mais je pense avoir terriblement avancé. Et cette psychothérapie, comme dans beaucoup de... conseil, on vous demande d'essayer de vous recentrer sur vous.
Oui, tu t'es recentrée.
Alors, il faut trouver aussi dans son parcours personnel une manière de se recentrer. Moi, comme je l'ai dit, je suis architecte d'intérieur, j'adore dessiner. Oui. Attends, ça c'est autre chose.
C'est moi qui vais te poser la question. Parce qu'on a dit que c'était moi qui te posais la question, justement. En fait, oui, je crois que ta psychothérapeute t'a conseillé de faire un dessin.
Du dessin ! Non, non. Une bonne psy, elle ne conseille pas.
Ah, pardon !
Une bonne psy te fait réagir et prendre des décisions. C'est-à-dire qu'elle te fait parler et elle te fait avancer. Et grâce à ce qu'elle m'a dit, grâce à la compréhension de pas mal de choses dans ma vie, j'ai compris qu'il fallait essayer de se recentrer. Ce mot est revenu plusieurs fois. Donc chacun sa manière de se recentrer.
Et à ce moment-là, tu as fait quoi ? Pour te recentrer,
elle m'a dit est-ce que vous avez une passion dans votre vie ? et je suis revenue à quelque chose d'ancestral du dessin qui a toujours fait partie de ma vie. Mais ça faisait 40 ans que je n'avais pas touché une aquarelle. Je me suis remise à dessiner, mais elle m'a dit, faites pas du coloriage, vous vous remettez à dessiner vraiment.
D'accord, donc à partir de là, tu as commencé à emmener ton carnet de dessin et tes aquarelles un petit peu partout en France. Et donc actuellement, ça donne quoi ? Qu'est-ce que tu fais avec ton carnet de dessin et tes aquarelles ?
Alors, de partir à droite à gauche, je suis partie effectivement en France et sur le trajet, j'ai rencontré pas mal de gens et j'ai proposé de dessiner la maison des gens sous forme d'aquarelle que je leur laisse encadrer. Et c'est vrai qu'on a un petit peu comme autrefois, on faisait souvent ça comme cadeau. J'ai fait beaucoup de cadeaux aux gens que j'ai croisés. on m'a beaucoup encouragée et j'ai eu envie d'en faire plus, d'exposer. Et entre une petite expo et des aquarelles que j'ai dessinées pour les gens, j'ai lancé quelque chose.
Il te passionne ?
Il me passionne.
Il te plaît énormément ? C'est une deuxième... C'est une reconversion, là ?
Voilà, c'est une reconversion entre allier deux passions, le dessin, le voyage, les rencontres, et j'arrive... Aujourd'hui, je croise les doigts à être très encouragée et tout le monde me pousse à continuer.
Et là, tu parles de la France, mais tu as un projet qui est à l'étranger.
Alors oui, j'ai un projet que j'ai appelé la route de l'or. C'est une route qui existe au Brésil. Donc j'avais l'idée de partir un mois au Brésil, dans l'intérieur des terres, sur la trace des chercheurs d'or. L'or, c'est aussi une quête d'un trésor. Et on peut aussi une quête de soi. C'est une manière de se retrouver aussi et de faire un carnet de voyage à travers tous ces... Et je ne connais pas du tout le Brésil. Donc ce sera vraiment une vraie découverte. d'un pays, mais peut-être aussi d'un... Un petit peu moins.
Aussi encore ? À l'issue de ce moment. Écoute, merci beaucoup pour ce témoignage. Et maintenant, nous allons entendre Corina, une magnifique blonde aux yeux bleus. Oui, vous avez deux magnifiques femmes cet après-midi pour vous, mes amis. Donc, Corina, est-ce que tu veux bien te présenter ?
Oui, bien sûr. Bonjour Isabelle. Et merci. J'adore.
Bonjour Isabelle.
Isabelle. Je m'appelle Corina, Corinalice. Je suis... Je suis mariée, j'ai deux enfants et je suis aujourd'hui professeure de yoga et naturopathe.
Exactement, et tu ne l'as pas toujours été, c'est ce que tu vas nous raconter.
Exactement.
Et d'ailleurs, tu as un joli accent qui vient d'où ?
Ah, mon accent, je suis Argentine. Waouh ! Voilà, j'habite en France depuis 30 ans, mais l'accent... Ah, reste avec moi. Voilà, l'accent de l'Argentine. Merci.
Alors, on va... Je vais te poser la question, en fait, c'est pas une question très très drôle, mais néanmoins, on est là pour raconter votre histoire. Alors... Depuis combien de temps tu as découvert que tu as eu un cancer et c'est passé à quelle occasion ?
En fait, c'était en mars 2020, j'ai découvert un tumeur dans mon sein gauche. Et c'était pendant un stage de formation de yoga à l'époque, après un après-midi d'un exercice très exigeant au niveau des respirations, que je me palpais dans la poitrine et dans les seins parce que j'avais vraiment mal. Et j'ai découvert une petite boule.
Tu te palpais toi comme Dorothée ou pas ?
Non, je ne me palpais pas à l'époque. Non, ce que je faisais, c'était des mammographies toutes les années.
À tous les ans ?
Tous les ans, oui.
Tu vas me dire que tu faisais une mammographie tous les ans et que tu découvres une boule. Ça veut dire que la boule, elle s'est faite dans l'intervalle.
Exactement. Justement, je me demandais la même chose parce que je devais faire une mammographie dans le mois d'avril et je m'avais fait un an avant. Et ce qu'ils m'ont expliqué, c'est que cette tumeur, elle était propagée en 4-6 mois. C'est allé très vite. Oui, incroyable.
Donc vous entendez, mesdames, il faut faire des mammographies tous les ans.
Exactement.
Et ça s'appelle comment d'ailleurs cette tumeur ?
En fait, cette tumeur, c'était avec une cellule qui s'appelle HER2. Et qui, en fait, se copie assez vite. et que le risque c'est de faire des métastases dans tous les cas.
Mais tu as dû avoir très peur quand tu as appris ça.
Oui, oui, oui, j'ai eu peur. Oui,
tu m'as dit que tu étais totalement déstabilisé.
Exactement, j'étais déstabilisé, je me sentais assez seul aussi face à ces protocoles qui me sont annoncés à suivre.
Alors attends, pour le protocole, tu m'as dit que tu as été voir plusieurs personnes d'ailleurs.
Oui.
Et tu as vu combien d'hôpitaux ?
En fait, j'ai vu trois hôpitaux différents.
C'est incroyable ça ! Oui. Et pourquoi tu as fait ça ?
En fait, j'ai fait ça parce que j'étais prête à faire un traitement, mais j'avais besoin de comprendre et j'avais besoin aussi d'être protagoniste de ma guérison. Dès le début, j'avais décidé que j'allais me guérir, mais le traitement que j'allais suivre, il fallait que je me sente bien. qui me sont bien dans l'endroit et assurés aussi par rapport à la protocole que les différents hôpitaux m'ont proposé. D'accord.
Et d'ailleurs, il y a une personne qui t'a conseillé, que j'ai reçue ici aussi. Tu peux le dire ?
En fait, mon dernier rendez-vous, c'était avec le docteur Toledano dans l'hôpital à l'évaluer où il travaille. Et dans notre conversation, il a confirmé un des protocoles qui m'a été conseillé et que j'ai suivi. Oh, à l'époque.
Tu peux expliquer ce qu'est ce protocole ? Parce que quand tu m'en avais parlé à l'époque, moi j'avais été très étonnée.
En fait, par rapport à cette cellule HER2, il m'était conseillé de faire d'abord la chimiothérapie opérée radio et un protocole d'immunothérapie. A l'inverse, avant, on faisait directement l'opération après la chimiothérapie et la radiothérapie. C'était à l'inverse. Pourquoi ? parce que de cette façon-là, quand on retirait la tumeur, on pouvait voir si le traitement avait fait effet ou pas par rapport à tous ces traitements-là.
Oui, parce que sinon, avant, on enlevait effectivement la tumeur et on faisait une chimiothérapie, seulement on ne voyait pas du tout ce qui se passait. Et donc là, au moins, faire la chimio, ça permet de faire réduire la tumeur et ensuite, on voit si le traitement fonctionne. Et d'ailleurs, j'aimerais à ce moment-là te dire, tu as exactement suivi ce protocole, toi, tu as fait de la chimio. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ?
Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ? Justement parce que c'est pour ne pas avoir de récidive. Justement, quand on m'a donné la tumeur, la tumeur n'a pas disparu totalement avec les chimios que j'avais fait. Ça veut dire qu'après la radio, j'ai dû refaire une chimiothérapie des 18 sciences des chimios que ça a perduré pendant un an.
Tu as dû vraiment être abattue à ce moment-là.
J'étais très abattue parce que, voilà, quand on est dans un traitement tellement intense comme celui-là, On a envie que ça s'arrête aussi.
Tu as perdu tes cheveux, tout ça, ça devait être très dur.
Oui, j'ai perdu mes cheveux, on est beaucoup plus fragile, la mémoire aussi n'est pas trop présente. Il y a beaucoup de symptômes associés.
Comment tu as fait pour traverser tout ça ? Tu m'as parlé d'ailleurs de l'Institut Raphaël et des personnes qui étaient dans l'Institut Raphaël qui t'ont aidée.
En fait, oui, j'ai eu la chance d'être prise à ce moment-là à l'Institut Raphaël. J'ai fait un parcours pendant six mois, un mois de juillet. Et oui, j'ai rencontré des personnes merveilleuses qui me sont accompagnées à ce moment-là, autant des sophrologues, hypnothérapeutes, des massages, acupunctures et surtout... J'ai travaillé beaucoup, c'est ce qu'on parle tout le temps, être protagoniste de ma déclaration, aller là-bas et travailler, échanger avec eux, prendre en main pour toute cette thérapie de bien-être que l'a lancée tout à l'heure à l'État. et ailleurs aussi parce que je suis aussi j'ai vu des gens qui me sont aidés avec la Reiki des gens aussi t'as fait plein de choses holistiques exactement j'ai changé toute mon alimentation aussi mon alimentation a été totalement changée et
à ce moment là tu m'as dit que c'est là où t'as décidé vraiment de changer de métier, parce que avant tu faisais quoi ?
En fait avant j'étais styliste et directrice créative tu travaillais dans le mode exactement pendant 25 ans Et justement, en commençant après le confinement, j'ai commencé à faire différentes formations et études de naturopathe et yoga. Mais c'était à ce moment-là, pendant la maladie, que j'ai pris une direction totalement différente par rapport à ma profession et par rapport à ma réconversion. Oui, ma réconversion professionnelle.
D'accord. Et en même temps, tu m'as aussi dit, c'est important de le dire à nos auditeurs, et auditrice, que tu as beaucoup accompagné ta maladie par des intentions de guérison.
Oui, c'est vrai parce que je méditais tous les jours à ce moment-là aussi. J'ai pratiqué beaucoup de yoga et dans la méditation, j'ai travaillé énormément de visualisation.
La visualisation de ta guérison.
Même pendant la chimiothérapie, j'ai visualisé que... que le liquide qui est entré dans mon corps allait me guérir. J'imaginais des couleurs, des couleurs de guérison. Oui, c'était...
C'est très beau ce que tu dis. Tu m'as même dit aussi que tu étais très entourée avec plein de petites fées qui t'ont bercée par leur amour.
Exactement, je te dis ça parce que j'ai eu la chance, justement c'est un de mes guides qui me sont conseillés de faire ça aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui me sont beaucoup aidés, beaucoup accompagnés, avec beaucoup d'amour, que je les appelle des petits fées. Des gens que je connaissais d'avant et qui sont allés là d'une façon très intense pendant ce temps-là et on a beaucoup, beaucoup besoin. et des gens aussi que j'ai connus pendant toutes mes formations qui sont vraiment... Qui t'ont accompagné. Énormément.
Est-ce que tu voudrais nous dire une petite dernière phrase et ensuite ce sera Dorothée qui finira avec une petite dernière phrase. Tu m'as dit que la maladie, elle est là souvent pour...
La maladie, elle est là pour guérir. Exactement, la maladie, elle apparaît, c'est ça que je l'ai interprété à ce moment-là. Elle est venue me dire quelque chose que moi je n'arrivais pas à comprendre. Avant, peut-être dans mon corps émotionnel, dans mon corps, voilà, et qui s'exprimait à travers de mon corps physique. Maladie, moi j'ai appris que c'est mal à dire, voilà, et elle vient là pour nous guérir, et c'est ça aussi qui m'accompagnait tout ce temps, trois ans de traitement.
Merci beaucoup Marina et donc toi aussi tu as quelque chose à dire pour la fin de cette émission une petite anecdote qui me vient de ma petite enfance où on dit c'est en tombant qu'on apprend à se relever et en fait on se rend compte que c'est valable dans beaucoup de choses dans la vie, que ce soit dans le travail, dans les relations personnelles dans la maladie et qu'effectivement il faut essayer de se... c'est une forme de résilience quoi, de trouver un... derrière la chute, il faut retrouver pied et remonter. Et voilà, moi, je suis de nature à remonter, à donner un coup de pied dans le fond de la piscine et revenir.
Vous l'avez fait toutes les deux.
Et puis la vie est tellement belle que franchement, il faut y aller.
Merci beaucoup, Corina. Merci beaucoup, Dorothée, d'être venue nous parler de quelque chose d'extrêmement personnel et difficile même pour les femmes, de dire voilà, moi, j'ai eu un cancer du sein. Il m'est arrivé ça. Je suis vraiment très émue de vous avoir reçu et je vous souhaite le meilleur pour toutes les deux. Et puis, je vous dis à la semaine prochaine, mes chers auditeurs.
Merci.
Merci, Isa.
Share
Embed
You may also like
Description
2 femmes, Corina et Dorothée nous raconte leur expérience et leur reconversion.
Track: Make It Happen
Music by https://www.fiftysounds.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Après 45 ans, je déclare haut et fort que tout est possible pour qui le décide. Suivez l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui ont changé leur destin, amélioré leur vie, sublimé leur quotidien. 5, 4, 3, 2, 1, votre vie peut commencer ! Bonjour mes amis, le soleil est revenu, ça fait du bien hein ? Alors aujourd'hui, je n'ai pas une invitée, mais deux invités pour deux témoignages inspirants. Ce sont deux femmes que vous allez écouter nous raconter leur histoire. Ce sont deux femmes qui ont vu leur vie basculer, comme 60 000 femmes chaque année, parce qu'elles découvrent qu'elles ont un cancer du sein. Alors après une mammographie, c'est souvent un parcours du combattant qui s'annonce et elles vont nous raconter le choc que ça a pu être pour elles, mais aussi derrière la guérison bien sûr, et puis ce que ça a changé pour elles. Aussi, je voulais absolument qu'elles viennent, parce que c'est un témoignage inspirant et c'est un témoignage d'espoir. Il y a une issue identique pour elles deux, parce qu'après des mois de combat, elles ont vaincu enfin ce vilain crabe. Ce qui va particulièrement nous intéresser, c'est l'après-maladie, ce qu'elles ont modifié dans leur quotidien, qu'est-ce que cette épreuve leur a apporté et pourquoi elles ont eu besoin de changer de mode de vie. Alors, nous allons commencer aujourd'hui, maintenant, là tout de suite, par Dorothée, qui est une magnifique brune, brune un peu claire, j'attends en tous les cas, aux yeux verts. Je dis ça, je dis rien. Donc bonjour Dorothée.
Bonjour Isabelle.
Alors Dorothée, est-ce que tu peux te présenter ?
Bien sûr, je m'appelle Dorothée, j'ai 59 ans. Je suis architecte d'intérieur et dans mon parcours de vie, je suis veuve, j'ai perdu mon mari il y a 10 ans et mère de deux grands-enfants qui ont quitté le nid depuis un certain temps.
D'accord. Alors en fait, il y a combien de temps que tu as découvert malheureusement que tu avais fait cette découverte d'avoir un cancer du sein ? C'est à quelle occasion ?
J'ai découvert il y a environ 7-8 ans en me palpant le sein. parce que moi j'ai pas mal de cancers du sein autour de moi dans ma famille, j'ai découvert une petite boule, je le faisais très régulièrement.
Tu te palpais le sein très régulièrement ?
Oui, quand on a un risque dans sa famille, c'est vraiment conseillé, et je faisais aussi des mammos chaque année depuis très longtemps.
D'accord, donc tu découvres une petite boule, et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?
À ce moment-là, j'ai évidemment un déclic, à la fois effondré, mais en même temps une envie d'aller très vite. Donc j'enchaîne mâmeau, biopsie, rendez-vous chez l'oncologue, tout ça dans un...
Enchaîné.
J'ai enchaîné, j'ai enchaîné, j'ai enchaîné. Comme une furie.
T'es parti au combat direct. Au combat, direct. Pourtant t'as dit que t'as eu peur.
Ah ben bien sûr, bien sûr. Mais en même temps je voulais pas garder ce crabe. Ah oui.
Tu m'as dit que tu voulais évacuer cette saloperie tout de suite de ton corps. Tout de
Donc j'ai fait un choix stratégique très différent de la plupart du... des gens.
Ah oui, j'aimerais que tu en parles de ça parce que tu vas voir tout de suite, tu fais le parcours là, rapide, et dès que tu vois le médecin, tu décides de faire un choix traumatique finalement.
traumatique, mais il faut mettre dans la balance que j'ai demandé une mastectomie totale, c'est-à-dire qu'on m'enlève le sein totalement, c'est-à-dire la glande mammaire, ainsi que le téton, avec une reconstruction en deux temps, mais en même temps, j'avais 80% de chance de ne pas avoir de chimio et de radiothérapie, mais une semaine après mon opération, donc moins d'un mois et demi après ma première biopsie, je savais que je n'avais rien, enfin rien. que j'avais des opérations de reconstruction mais heureusement pour moi pas de chimio,
pas de radiothérapie c'était ça le plus important pour toi finalement ?
le plus important oui parce que j'ai vécu avec le cancer du sein de ma soeur donc je savais par quoi elle était passée donc j'ai vu le traitement long et difficile que c'était alors c'est peut-être une amputation pour certains mais moi j'avais pas de traitement un soulagement quelque part malgré tout malgré tout ce que j'avais vécu
À ce moment-là, on t'enlève le sein. Et combien de temps après, tu as eu une reconstruction ?
Quasi immédiatement. En fait, on m'a mis une prothèse provisoire. Et entre ma biopsie et ma dernière opération, j'ai eu deux opérations de reconstruction. Il s'est passé six mois.
Tu ne t'es pas vue sans sein ? Finalement.
Si, quand même.
Tu appelais ton sein le sein cabossé ?
Je l'appelais mon sein cabossé parce qu'il était très vilain au début. Et très vite, il a repris forme. Et puis, la dernière intervention, 7-8 mois après, ça a été un tatouage. Et je dis qu'il a donné un joli visage à mon sein. Un petit regard. Et voilà, il faut le prendre en rigolant.
Tu as fait un tatouage en 3D, tu m'as dit.
Tatouage du téton en 3D Waouh !
Je ne savais pas que ça existait
Ecoute c'est pas mal Je ne le montrerai pas à l'antenne Je pourrais presque
Donc voilà, toute cette partie, on voit bien que tu passes par tout un tas d'étapes douloureuses et difficiles. Mais à ce moment-là, tu m'as dit que tu avais fait un autre parcours en même temps.
Alors ça, c'est le parcours médical. Et en fait, mon corps clignotait. Mon corps me dit, il se passe quelque chose chez toi. Et je me suis rendu compte, j'ai mis beaucoup de temps, je ne dis pas que c'est rapide, qu'il fallait que je fasse quelque chose d'autre. Donc je me suis lancé dans une psychothérapie. assez courte,
qui a duré combien de temps ?
Ça a duré huit mois, qui était un peu liée aussi...
Intense, je crois.
Intense, avec pas mal de choses que j'ai faites, on n'en parlera pas là, avec une approche pour dire, essayer de comprendre pourquoi j'avais eu un cancer du sein, parce que le médical, c'est bien gentil, et c'est vrai qu'il y avait une part liée à mon deuil, le sein, on parle souvent de mon mari, que j'avais perdu dix ans avant.
Qu'est-ce que... Comment tu vivais après ce deuil ? D'ailleurs, tu m'en as parlé.
Je vivais en mettant des barrières avec beaucoup, beaucoup de monde, en fait. À force de vouloir respecter finalement ce que j'avais vécu avec lui, parce que j'ai vécu 25 ans extraordinaires avec lui, je mettais des barrières avec tout le monde. C'est plus facile de ne pas s'engager que de s'engager et avoir peur d'être triste, finalement. Et aujourd'hui, j'ai, je pense, lâché une partie de ces barrières, même si le deuil n'est pas forcément toujours fini. mais je pense avoir terriblement avancé. Et cette psychothérapie, comme dans beaucoup de... conseil, on vous demande d'essayer de vous recentrer sur vous.
Oui, tu t'es recentrée.
Alors, il faut trouver aussi dans son parcours personnel une manière de se recentrer. Moi, comme je l'ai dit, je suis architecte d'intérieur, j'adore dessiner. Oui. Attends, ça c'est autre chose.
C'est moi qui vais te poser la question. Parce qu'on a dit que c'était moi qui te posais la question, justement. En fait, oui, je crois que ta psychothérapeute t'a conseillé de faire un dessin.
Du dessin ! Non, non. Une bonne psy, elle ne conseille pas.
Ah, pardon !
Une bonne psy te fait réagir et prendre des décisions. C'est-à-dire qu'elle te fait parler et elle te fait avancer. Et grâce à ce qu'elle m'a dit, grâce à la compréhension de pas mal de choses dans ma vie, j'ai compris qu'il fallait essayer de se recentrer. Ce mot est revenu plusieurs fois. Donc chacun sa manière de se recentrer.
Et à ce moment-là, tu as fait quoi ? Pour te recentrer,
elle m'a dit est-ce que vous avez une passion dans votre vie ? et je suis revenue à quelque chose d'ancestral du dessin qui a toujours fait partie de ma vie. Mais ça faisait 40 ans que je n'avais pas touché une aquarelle. Je me suis remise à dessiner, mais elle m'a dit, faites pas du coloriage, vous vous remettez à dessiner vraiment.
D'accord, donc à partir de là, tu as commencé à emmener ton carnet de dessin et tes aquarelles un petit peu partout en France. Et donc actuellement, ça donne quoi ? Qu'est-ce que tu fais avec ton carnet de dessin et tes aquarelles ?
Alors, de partir à droite à gauche, je suis partie effectivement en France et sur le trajet, j'ai rencontré pas mal de gens et j'ai proposé de dessiner la maison des gens sous forme d'aquarelle que je leur laisse encadrer. Et c'est vrai qu'on a un petit peu comme autrefois, on faisait souvent ça comme cadeau. J'ai fait beaucoup de cadeaux aux gens que j'ai croisés. on m'a beaucoup encouragée et j'ai eu envie d'en faire plus, d'exposer. Et entre une petite expo et des aquarelles que j'ai dessinées pour les gens, j'ai lancé quelque chose.
Il te passionne ?
Il me passionne.
Il te plaît énormément ? C'est une deuxième... C'est une reconversion, là ?
Voilà, c'est une reconversion entre allier deux passions, le dessin, le voyage, les rencontres, et j'arrive... Aujourd'hui, je croise les doigts à être très encouragée et tout le monde me pousse à continuer.
Et là, tu parles de la France, mais tu as un projet qui est à l'étranger.
Alors oui, j'ai un projet que j'ai appelé la route de l'or. C'est une route qui existe au Brésil. Donc j'avais l'idée de partir un mois au Brésil, dans l'intérieur des terres, sur la trace des chercheurs d'or. L'or, c'est aussi une quête d'un trésor. Et on peut aussi une quête de soi. C'est une manière de se retrouver aussi et de faire un carnet de voyage à travers tous ces... Et je ne connais pas du tout le Brésil. Donc ce sera vraiment une vraie découverte. d'un pays, mais peut-être aussi d'un... Un petit peu moins.
Aussi encore ? À l'issue de ce moment. Écoute, merci beaucoup pour ce témoignage. Et maintenant, nous allons entendre Corina, une magnifique blonde aux yeux bleus. Oui, vous avez deux magnifiques femmes cet après-midi pour vous, mes amis. Donc, Corina, est-ce que tu veux bien te présenter ?
Oui, bien sûr. Bonjour Isabelle. Et merci. J'adore.
Bonjour Isabelle.
Isabelle. Je m'appelle Corina, Corinalice. Je suis... Je suis mariée, j'ai deux enfants et je suis aujourd'hui professeure de yoga et naturopathe.
Exactement, et tu ne l'as pas toujours été, c'est ce que tu vas nous raconter.
Exactement.
Et d'ailleurs, tu as un joli accent qui vient d'où ?
Ah, mon accent, je suis Argentine. Waouh ! Voilà, j'habite en France depuis 30 ans, mais l'accent... Ah, reste avec moi. Voilà, l'accent de l'Argentine. Merci.
Alors, on va... Je vais te poser la question, en fait, c'est pas une question très très drôle, mais néanmoins, on est là pour raconter votre histoire. Alors... Depuis combien de temps tu as découvert que tu as eu un cancer et c'est passé à quelle occasion ?
En fait, c'était en mars 2020, j'ai découvert un tumeur dans mon sein gauche. Et c'était pendant un stage de formation de yoga à l'époque, après un après-midi d'un exercice très exigeant au niveau des respirations, que je me palpais dans la poitrine et dans les seins parce que j'avais vraiment mal. Et j'ai découvert une petite boule.
Tu te palpais toi comme Dorothée ou pas ?
Non, je ne me palpais pas à l'époque. Non, ce que je faisais, c'était des mammographies toutes les années.
À tous les ans ?
Tous les ans, oui.
Tu vas me dire que tu faisais une mammographie tous les ans et que tu découvres une boule. Ça veut dire que la boule, elle s'est faite dans l'intervalle.
Exactement. Justement, je me demandais la même chose parce que je devais faire une mammographie dans le mois d'avril et je m'avais fait un an avant. Et ce qu'ils m'ont expliqué, c'est que cette tumeur, elle était propagée en 4-6 mois. C'est allé très vite. Oui, incroyable.
Donc vous entendez, mesdames, il faut faire des mammographies tous les ans.
Exactement.
Et ça s'appelle comment d'ailleurs cette tumeur ?
En fait, cette tumeur, c'était avec une cellule qui s'appelle HER2. Et qui, en fait, se copie assez vite. et que le risque c'est de faire des métastases dans tous les cas.
Mais tu as dû avoir très peur quand tu as appris ça.
Oui, oui, oui, j'ai eu peur. Oui,
tu m'as dit que tu étais totalement déstabilisé.
Exactement, j'étais déstabilisé, je me sentais assez seul aussi face à ces protocoles qui me sont annoncés à suivre.
Alors attends, pour le protocole, tu m'as dit que tu as été voir plusieurs personnes d'ailleurs.
Oui.
Et tu as vu combien d'hôpitaux ?
En fait, j'ai vu trois hôpitaux différents.
C'est incroyable ça ! Oui. Et pourquoi tu as fait ça ?
En fait, j'ai fait ça parce que j'étais prête à faire un traitement, mais j'avais besoin de comprendre et j'avais besoin aussi d'être protagoniste de ma guérison. Dès le début, j'avais décidé que j'allais me guérir, mais le traitement que j'allais suivre, il fallait que je me sente bien. qui me sont bien dans l'endroit et assurés aussi par rapport à la protocole que les différents hôpitaux m'ont proposé. D'accord.
Et d'ailleurs, il y a une personne qui t'a conseillé, que j'ai reçue ici aussi. Tu peux le dire ?
En fait, mon dernier rendez-vous, c'était avec le docteur Toledano dans l'hôpital à l'évaluer où il travaille. Et dans notre conversation, il a confirmé un des protocoles qui m'a été conseillé et que j'ai suivi. Oh, à l'époque.
Tu peux expliquer ce qu'est ce protocole ? Parce que quand tu m'en avais parlé à l'époque, moi j'avais été très étonnée.
En fait, par rapport à cette cellule HER2, il m'était conseillé de faire d'abord la chimiothérapie opérée radio et un protocole d'immunothérapie. A l'inverse, avant, on faisait directement l'opération après la chimiothérapie et la radiothérapie. C'était à l'inverse. Pourquoi ? parce que de cette façon-là, quand on retirait la tumeur, on pouvait voir si le traitement avait fait effet ou pas par rapport à tous ces traitements-là.
Oui, parce que sinon, avant, on enlevait effectivement la tumeur et on faisait une chimiothérapie, seulement on ne voyait pas du tout ce qui se passait. Et donc là, au moins, faire la chimio, ça permet de faire réduire la tumeur et ensuite, on voit si le traitement fonctionne. Et d'ailleurs, j'aimerais à ce moment-là te dire, tu as exactement suivi ce protocole, toi, tu as fait de la chimio. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ?
Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ? Justement parce que c'est pour ne pas avoir de récidive. Justement, quand on m'a donné la tumeur, la tumeur n'a pas disparu totalement avec les chimios que j'avais fait. Ça veut dire qu'après la radio, j'ai dû refaire une chimiothérapie des 18 sciences des chimios que ça a perduré pendant un an.
Tu as dû vraiment être abattue à ce moment-là.
J'étais très abattue parce que, voilà, quand on est dans un traitement tellement intense comme celui-là, On a envie que ça s'arrête aussi.
Tu as perdu tes cheveux, tout ça, ça devait être très dur.
Oui, j'ai perdu mes cheveux, on est beaucoup plus fragile, la mémoire aussi n'est pas trop présente. Il y a beaucoup de symptômes associés.
Comment tu as fait pour traverser tout ça ? Tu m'as parlé d'ailleurs de l'Institut Raphaël et des personnes qui étaient dans l'Institut Raphaël qui t'ont aidée.
En fait, oui, j'ai eu la chance d'être prise à ce moment-là à l'Institut Raphaël. J'ai fait un parcours pendant six mois, un mois de juillet. Et oui, j'ai rencontré des personnes merveilleuses qui me sont accompagnées à ce moment-là, autant des sophrologues, hypnothérapeutes, des massages, acupunctures et surtout... J'ai travaillé beaucoup, c'est ce qu'on parle tout le temps, être protagoniste de ma déclaration, aller là-bas et travailler, échanger avec eux, prendre en main pour toute cette thérapie de bien-être que l'a lancée tout à l'heure à l'État. et ailleurs aussi parce que je suis aussi j'ai vu des gens qui me sont aidés avec la Reiki des gens aussi t'as fait plein de choses holistiques exactement j'ai changé toute mon alimentation aussi mon alimentation a été totalement changée et
à ce moment là tu m'as dit que c'est là où t'as décidé vraiment de changer de métier, parce que avant tu faisais quoi ?
En fait avant j'étais styliste et directrice créative tu travaillais dans le mode exactement pendant 25 ans Et justement, en commençant après le confinement, j'ai commencé à faire différentes formations et études de naturopathe et yoga. Mais c'était à ce moment-là, pendant la maladie, que j'ai pris une direction totalement différente par rapport à ma profession et par rapport à ma réconversion. Oui, ma réconversion professionnelle.
D'accord. Et en même temps, tu m'as aussi dit, c'est important de le dire à nos auditeurs, et auditrice, que tu as beaucoup accompagné ta maladie par des intentions de guérison.
Oui, c'est vrai parce que je méditais tous les jours à ce moment-là aussi. J'ai pratiqué beaucoup de yoga et dans la méditation, j'ai travaillé énormément de visualisation.
La visualisation de ta guérison.
Même pendant la chimiothérapie, j'ai visualisé que... que le liquide qui est entré dans mon corps allait me guérir. J'imaginais des couleurs, des couleurs de guérison. Oui, c'était...
C'est très beau ce que tu dis. Tu m'as même dit aussi que tu étais très entourée avec plein de petites fées qui t'ont bercée par leur amour.
Exactement, je te dis ça parce que j'ai eu la chance, justement c'est un de mes guides qui me sont conseillés de faire ça aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui me sont beaucoup aidés, beaucoup accompagnés, avec beaucoup d'amour, que je les appelle des petits fées. Des gens que je connaissais d'avant et qui sont allés là d'une façon très intense pendant ce temps-là et on a beaucoup, beaucoup besoin. et des gens aussi que j'ai connus pendant toutes mes formations qui sont vraiment... Qui t'ont accompagné. Énormément.
Est-ce que tu voudrais nous dire une petite dernière phrase et ensuite ce sera Dorothée qui finira avec une petite dernière phrase. Tu m'as dit que la maladie, elle est là souvent pour...
La maladie, elle est là pour guérir. Exactement, la maladie, elle apparaît, c'est ça que je l'ai interprété à ce moment-là. Elle est venue me dire quelque chose que moi je n'arrivais pas à comprendre. Avant, peut-être dans mon corps émotionnel, dans mon corps, voilà, et qui s'exprimait à travers de mon corps physique. Maladie, moi j'ai appris que c'est mal à dire, voilà, et elle vient là pour nous guérir, et c'est ça aussi qui m'accompagnait tout ce temps, trois ans de traitement.
Merci beaucoup Marina et donc toi aussi tu as quelque chose à dire pour la fin de cette émission une petite anecdote qui me vient de ma petite enfance où on dit c'est en tombant qu'on apprend à se relever et en fait on se rend compte que c'est valable dans beaucoup de choses dans la vie, que ce soit dans le travail, dans les relations personnelles dans la maladie et qu'effectivement il faut essayer de se... c'est une forme de résilience quoi, de trouver un... derrière la chute, il faut retrouver pied et remonter. Et voilà, moi, je suis de nature à remonter, à donner un coup de pied dans le fond de la piscine et revenir.
Vous l'avez fait toutes les deux.
Et puis la vie est tellement belle que franchement, il faut y aller.
Merci beaucoup, Corina. Merci beaucoup, Dorothée, d'être venue nous parler de quelque chose d'extrêmement personnel et difficile même pour les femmes, de dire voilà, moi, j'ai eu un cancer du sein. Il m'est arrivé ça. Je suis vraiment très émue de vous avoir reçu et je vous souhaite le meilleur pour toutes les deux. Et puis, je vous dis à la semaine prochaine, mes chers auditeurs.
Merci.
Merci, Isa.
Description
2 femmes, Corina et Dorothée nous raconte leur expérience et leur reconversion.
Track: Make It Happen
Music by https://www.fiftysounds.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Après 45 ans, je déclare haut et fort que tout est possible pour qui le décide. Suivez l'histoire de ces femmes et de ces hommes qui ont changé leur destin, amélioré leur vie, sublimé leur quotidien. 5, 4, 3, 2, 1, votre vie peut commencer ! Bonjour mes amis, le soleil est revenu, ça fait du bien hein ? Alors aujourd'hui, je n'ai pas une invitée, mais deux invités pour deux témoignages inspirants. Ce sont deux femmes que vous allez écouter nous raconter leur histoire. Ce sont deux femmes qui ont vu leur vie basculer, comme 60 000 femmes chaque année, parce qu'elles découvrent qu'elles ont un cancer du sein. Alors après une mammographie, c'est souvent un parcours du combattant qui s'annonce et elles vont nous raconter le choc que ça a pu être pour elles, mais aussi derrière la guérison bien sûr, et puis ce que ça a changé pour elles. Aussi, je voulais absolument qu'elles viennent, parce que c'est un témoignage inspirant et c'est un témoignage d'espoir. Il y a une issue identique pour elles deux, parce qu'après des mois de combat, elles ont vaincu enfin ce vilain crabe. Ce qui va particulièrement nous intéresser, c'est l'après-maladie, ce qu'elles ont modifié dans leur quotidien, qu'est-ce que cette épreuve leur a apporté et pourquoi elles ont eu besoin de changer de mode de vie. Alors, nous allons commencer aujourd'hui, maintenant, là tout de suite, par Dorothée, qui est une magnifique brune, brune un peu claire, j'attends en tous les cas, aux yeux verts. Je dis ça, je dis rien. Donc bonjour Dorothée.
Bonjour Isabelle.
Alors Dorothée, est-ce que tu peux te présenter ?
Bien sûr, je m'appelle Dorothée, j'ai 59 ans. Je suis architecte d'intérieur et dans mon parcours de vie, je suis veuve, j'ai perdu mon mari il y a 10 ans et mère de deux grands-enfants qui ont quitté le nid depuis un certain temps.
D'accord. Alors en fait, il y a combien de temps que tu as découvert malheureusement que tu avais fait cette découverte d'avoir un cancer du sein ? C'est à quelle occasion ?
J'ai découvert il y a environ 7-8 ans en me palpant le sein. parce que moi j'ai pas mal de cancers du sein autour de moi dans ma famille, j'ai découvert une petite boule, je le faisais très régulièrement.
Tu te palpais le sein très régulièrement ?
Oui, quand on a un risque dans sa famille, c'est vraiment conseillé, et je faisais aussi des mammos chaque année depuis très longtemps.
D'accord, donc tu découvres une petite boule, et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?
À ce moment-là, j'ai évidemment un déclic, à la fois effondré, mais en même temps une envie d'aller très vite. Donc j'enchaîne mâmeau, biopsie, rendez-vous chez l'oncologue, tout ça dans un...
Enchaîné.
J'ai enchaîné, j'ai enchaîné, j'ai enchaîné. Comme une furie.
T'es parti au combat direct. Au combat, direct. Pourtant t'as dit que t'as eu peur.
Ah ben bien sûr, bien sûr. Mais en même temps je voulais pas garder ce crabe. Ah oui.
Tu m'as dit que tu voulais évacuer cette saloperie tout de suite de ton corps. Tout de
Donc j'ai fait un choix stratégique très différent de la plupart du... des gens.
Ah oui, j'aimerais que tu en parles de ça parce que tu vas voir tout de suite, tu fais le parcours là, rapide, et dès que tu vois le médecin, tu décides de faire un choix traumatique finalement.
traumatique, mais il faut mettre dans la balance que j'ai demandé une mastectomie totale, c'est-à-dire qu'on m'enlève le sein totalement, c'est-à-dire la glande mammaire, ainsi que le téton, avec une reconstruction en deux temps, mais en même temps, j'avais 80% de chance de ne pas avoir de chimio et de radiothérapie, mais une semaine après mon opération, donc moins d'un mois et demi après ma première biopsie, je savais que je n'avais rien, enfin rien. que j'avais des opérations de reconstruction mais heureusement pour moi pas de chimio,
pas de radiothérapie c'était ça le plus important pour toi finalement ?
le plus important oui parce que j'ai vécu avec le cancer du sein de ma soeur donc je savais par quoi elle était passée donc j'ai vu le traitement long et difficile que c'était alors c'est peut-être une amputation pour certains mais moi j'avais pas de traitement un soulagement quelque part malgré tout malgré tout ce que j'avais vécu
À ce moment-là, on t'enlève le sein. Et combien de temps après, tu as eu une reconstruction ?
Quasi immédiatement. En fait, on m'a mis une prothèse provisoire. Et entre ma biopsie et ma dernière opération, j'ai eu deux opérations de reconstruction. Il s'est passé six mois.
Tu ne t'es pas vue sans sein ? Finalement.
Si, quand même.
Tu appelais ton sein le sein cabossé ?
Je l'appelais mon sein cabossé parce qu'il était très vilain au début. Et très vite, il a repris forme. Et puis, la dernière intervention, 7-8 mois après, ça a été un tatouage. Et je dis qu'il a donné un joli visage à mon sein. Un petit regard. Et voilà, il faut le prendre en rigolant.
Tu as fait un tatouage en 3D, tu m'as dit.
Tatouage du téton en 3D Waouh !
Je ne savais pas que ça existait
Ecoute c'est pas mal Je ne le montrerai pas à l'antenne Je pourrais presque
Donc voilà, toute cette partie, on voit bien que tu passes par tout un tas d'étapes douloureuses et difficiles. Mais à ce moment-là, tu m'as dit que tu avais fait un autre parcours en même temps.
Alors ça, c'est le parcours médical. Et en fait, mon corps clignotait. Mon corps me dit, il se passe quelque chose chez toi. Et je me suis rendu compte, j'ai mis beaucoup de temps, je ne dis pas que c'est rapide, qu'il fallait que je fasse quelque chose d'autre. Donc je me suis lancé dans une psychothérapie. assez courte,
qui a duré combien de temps ?
Ça a duré huit mois, qui était un peu liée aussi...
Intense, je crois.
Intense, avec pas mal de choses que j'ai faites, on n'en parlera pas là, avec une approche pour dire, essayer de comprendre pourquoi j'avais eu un cancer du sein, parce que le médical, c'est bien gentil, et c'est vrai qu'il y avait une part liée à mon deuil, le sein, on parle souvent de mon mari, que j'avais perdu dix ans avant.
Qu'est-ce que... Comment tu vivais après ce deuil ? D'ailleurs, tu m'en as parlé.
Je vivais en mettant des barrières avec beaucoup, beaucoup de monde, en fait. À force de vouloir respecter finalement ce que j'avais vécu avec lui, parce que j'ai vécu 25 ans extraordinaires avec lui, je mettais des barrières avec tout le monde. C'est plus facile de ne pas s'engager que de s'engager et avoir peur d'être triste, finalement. Et aujourd'hui, j'ai, je pense, lâché une partie de ces barrières, même si le deuil n'est pas forcément toujours fini. mais je pense avoir terriblement avancé. Et cette psychothérapie, comme dans beaucoup de... conseil, on vous demande d'essayer de vous recentrer sur vous.
Oui, tu t'es recentrée.
Alors, il faut trouver aussi dans son parcours personnel une manière de se recentrer. Moi, comme je l'ai dit, je suis architecte d'intérieur, j'adore dessiner. Oui. Attends, ça c'est autre chose.
C'est moi qui vais te poser la question. Parce qu'on a dit que c'était moi qui te posais la question, justement. En fait, oui, je crois que ta psychothérapeute t'a conseillé de faire un dessin.
Du dessin ! Non, non. Une bonne psy, elle ne conseille pas.
Ah, pardon !
Une bonne psy te fait réagir et prendre des décisions. C'est-à-dire qu'elle te fait parler et elle te fait avancer. Et grâce à ce qu'elle m'a dit, grâce à la compréhension de pas mal de choses dans ma vie, j'ai compris qu'il fallait essayer de se recentrer. Ce mot est revenu plusieurs fois. Donc chacun sa manière de se recentrer.
Et à ce moment-là, tu as fait quoi ? Pour te recentrer,
elle m'a dit est-ce que vous avez une passion dans votre vie ? et je suis revenue à quelque chose d'ancestral du dessin qui a toujours fait partie de ma vie. Mais ça faisait 40 ans que je n'avais pas touché une aquarelle. Je me suis remise à dessiner, mais elle m'a dit, faites pas du coloriage, vous vous remettez à dessiner vraiment.
D'accord, donc à partir de là, tu as commencé à emmener ton carnet de dessin et tes aquarelles un petit peu partout en France. Et donc actuellement, ça donne quoi ? Qu'est-ce que tu fais avec ton carnet de dessin et tes aquarelles ?
Alors, de partir à droite à gauche, je suis partie effectivement en France et sur le trajet, j'ai rencontré pas mal de gens et j'ai proposé de dessiner la maison des gens sous forme d'aquarelle que je leur laisse encadrer. Et c'est vrai qu'on a un petit peu comme autrefois, on faisait souvent ça comme cadeau. J'ai fait beaucoup de cadeaux aux gens que j'ai croisés. on m'a beaucoup encouragée et j'ai eu envie d'en faire plus, d'exposer. Et entre une petite expo et des aquarelles que j'ai dessinées pour les gens, j'ai lancé quelque chose.
Il te passionne ?
Il me passionne.
Il te plaît énormément ? C'est une deuxième... C'est une reconversion, là ?
Voilà, c'est une reconversion entre allier deux passions, le dessin, le voyage, les rencontres, et j'arrive... Aujourd'hui, je croise les doigts à être très encouragée et tout le monde me pousse à continuer.
Et là, tu parles de la France, mais tu as un projet qui est à l'étranger.
Alors oui, j'ai un projet que j'ai appelé la route de l'or. C'est une route qui existe au Brésil. Donc j'avais l'idée de partir un mois au Brésil, dans l'intérieur des terres, sur la trace des chercheurs d'or. L'or, c'est aussi une quête d'un trésor. Et on peut aussi une quête de soi. C'est une manière de se retrouver aussi et de faire un carnet de voyage à travers tous ces... Et je ne connais pas du tout le Brésil. Donc ce sera vraiment une vraie découverte. d'un pays, mais peut-être aussi d'un... Un petit peu moins.
Aussi encore ? À l'issue de ce moment. Écoute, merci beaucoup pour ce témoignage. Et maintenant, nous allons entendre Corina, une magnifique blonde aux yeux bleus. Oui, vous avez deux magnifiques femmes cet après-midi pour vous, mes amis. Donc, Corina, est-ce que tu veux bien te présenter ?
Oui, bien sûr. Bonjour Isabelle. Et merci. J'adore.
Bonjour Isabelle.
Isabelle. Je m'appelle Corina, Corinalice. Je suis... Je suis mariée, j'ai deux enfants et je suis aujourd'hui professeure de yoga et naturopathe.
Exactement, et tu ne l'as pas toujours été, c'est ce que tu vas nous raconter.
Exactement.
Et d'ailleurs, tu as un joli accent qui vient d'où ?
Ah, mon accent, je suis Argentine. Waouh ! Voilà, j'habite en France depuis 30 ans, mais l'accent... Ah, reste avec moi. Voilà, l'accent de l'Argentine. Merci.
Alors, on va... Je vais te poser la question, en fait, c'est pas une question très très drôle, mais néanmoins, on est là pour raconter votre histoire. Alors... Depuis combien de temps tu as découvert que tu as eu un cancer et c'est passé à quelle occasion ?
En fait, c'était en mars 2020, j'ai découvert un tumeur dans mon sein gauche. Et c'était pendant un stage de formation de yoga à l'époque, après un après-midi d'un exercice très exigeant au niveau des respirations, que je me palpais dans la poitrine et dans les seins parce que j'avais vraiment mal. Et j'ai découvert une petite boule.
Tu te palpais toi comme Dorothée ou pas ?
Non, je ne me palpais pas à l'époque. Non, ce que je faisais, c'était des mammographies toutes les années.
À tous les ans ?
Tous les ans, oui.
Tu vas me dire que tu faisais une mammographie tous les ans et que tu découvres une boule. Ça veut dire que la boule, elle s'est faite dans l'intervalle.
Exactement. Justement, je me demandais la même chose parce que je devais faire une mammographie dans le mois d'avril et je m'avais fait un an avant. Et ce qu'ils m'ont expliqué, c'est que cette tumeur, elle était propagée en 4-6 mois. C'est allé très vite. Oui, incroyable.
Donc vous entendez, mesdames, il faut faire des mammographies tous les ans.
Exactement.
Et ça s'appelle comment d'ailleurs cette tumeur ?
En fait, cette tumeur, c'était avec une cellule qui s'appelle HER2. Et qui, en fait, se copie assez vite. et que le risque c'est de faire des métastases dans tous les cas.
Mais tu as dû avoir très peur quand tu as appris ça.
Oui, oui, oui, j'ai eu peur. Oui,
tu m'as dit que tu étais totalement déstabilisé.
Exactement, j'étais déstabilisé, je me sentais assez seul aussi face à ces protocoles qui me sont annoncés à suivre.
Alors attends, pour le protocole, tu m'as dit que tu as été voir plusieurs personnes d'ailleurs.
Oui.
Et tu as vu combien d'hôpitaux ?
En fait, j'ai vu trois hôpitaux différents.
C'est incroyable ça ! Oui. Et pourquoi tu as fait ça ?
En fait, j'ai fait ça parce que j'étais prête à faire un traitement, mais j'avais besoin de comprendre et j'avais besoin aussi d'être protagoniste de ma guérison. Dès le début, j'avais décidé que j'allais me guérir, mais le traitement que j'allais suivre, il fallait que je me sente bien. qui me sont bien dans l'endroit et assurés aussi par rapport à la protocole que les différents hôpitaux m'ont proposé. D'accord.
Et d'ailleurs, il y a une personne qui t'a conseillé, que j'ai reçue ici aussi. Tu peux le dire ?
En fait, mon dernier rendez-vous, c'était avec le docteur Toledano dans l'hôpital à l'évaluer où il travaille. Et dans notre conversation, il a confirmé un des protocoles qui m'a été conseillé et que j'ai suivi. Oh, à l'époque.
Tu peux expliquer ce qu'est ce protocole ? Parce que quand tu m'en avais parlé à l'époque, moi j'avais été très étonnée.
En fait, par rapport à cette cellule HER2, il m'était conseillé de faire d'abord la chimiothérapie opérée radio et un protocole d'immunothérapie. A l'inverse, avant, on faisait directement l'opération après la chimiothérapie et la radiothérapie. C'était à l'inverse. Pourquoi ? parce que de cette façon-là, quand on retirait la tumeur, on pouvait voir si le traitement avait fait effet ou pas par rapport à tous ces traitements-là.
Oui, parce que sinon, avant, on enlevait effectivement la tumeur et on faisait une chimiothérapie, seulement on ne voyait pas du tout ce qui se passait. Et donc là, au moins, faire la chimio, ça permet de faire réduire la tumeur et ensuite, on voit si le traitement fonctionne. Et d'ailleurs, j'aimerais à ce moment-là te dire, tu as exactement suivi ce protocole, toi, tu as fait de la chimio. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ?
Et à ce moment-là, qu'est-ce qui arrive ? Justement parce que c'est pour ne pas avoir de récidive. Justement, quand on m'a donné la tumeur, la tumeur n'a pas disparu totalement avec les chimios que j'avais fait. Ça veut dire qu'après la radio, j'ai dû refaire une chimiothérapie des 18 sciences des chimios que ça a perduré pendant un an.
Tu as dû vraiment être abattue à ce moment-là.
J'étais très abattue parce que, voilà, quand on est dans un traitement tellement intense comme celui-là, On a envie que ça s'arrête aussi.
Tu as perdu tes cheveux, tout ça, ça devait être très dur.
Oui, j'ai perdu mes cheveux, on est beaucoup plus fragile, la mémoire aussi n'est pas trop présente. Il y a beaucoup de symptômes associés.
Comment tu as fait pour traverser tout ça ? Tu m'as parlé d'ailleurs de l'Institut Raphaël et des personnes qui étaient dans l'Institut Raphaël qui t'ont aidée.
En fait, oui, j'ai eu la chance d'être prise à ce moment-là à l'Institut Raphaël. J'ai fait un parcours pendant six mois, un mois de juillet. Et oui, j'ai rencontré des personnes merveilleuses qui me sont accompagnées à ce moment-là, autant des sophrologues, hypnothérapeutes, des massages, acupunctures et surtout... J'ai travaillé beaucoup, c'est ce qu'on parle tout le temps, être protagoniste de ma déclaration, aller là-bas et travailler, échanger avec eux, prendre en main pour toute cette thérapie de bien-être que l'a lancée tout à l'heure à l'État. et ailleurs aussi parce que je suis aussi j'ai vu des gens qui me sont aidés avec la Reiki des gens aussi t'as fait plein de choses holistiques exactement j'ai changé toute mon alimentation aussi mon alimentation a été totalement changée et
à ce moment là tu m'as dit que c'est là où t'as décidé vraiment de changer de métier, parce que avant tu faisais quoi ?
En fait avant j'étais styliste et directrice créative tu travaillais dans le mode exactement pendant 25 ans Et justement, en commençant après le confinement, j'ai commencé à faire différentes formations et études de naturopathe et yoga. Mais c'était à ce moment-là, pendant la maladie, que j'ai pris une direction totalement différente par rapport à ma profession et par rapport à ma réconversion. Oui, ma réconversion professionnelle.
D'accord. Et en même temps, tu m'as aussi dit, c'est important de le dire à nos auditeurs, et auditrice, que tu as beaucoup accompagné ta maladie par des intentions de guérison.
Oui, c'est vrai parce que je méditais tous les jours à ce moment-là aussi. J'ai pratiqué beaucoup de yoga et dans la méditation, j'ai travaillé énormément de visualisation.
La visualisation de ta guérison.
Même pendant la chimiothérapie, j'ai visualisé que... que le liquide qui est entré dans mon corps allait me guérir. J'imaginais des couleurs, des couleurs de guérison. Oui, c'était...
C'est très beau ce que tu dis. Tu m'as même dit aussi que tu étais très entourée avec plein de petites fées qui t'ont bercée par leur amour.
Exactement, je te dis ça parce que j'ai eu la chance, justement c'est un de mes guides qui me sont conseillés de faire ça aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui me sont beaucoup aidés, beaucoup accompagnés, avec beaucoup d'amour, que je les appelle des petits fées. Des gens que je connaissais d'avant et qui sont allés là d'une façon très intense pendant ce temps-là et on a beaucoup, beaucoup besoin. et des gens aussi que j'ai connus pendant toutes mes formations qui sont vraiment... Qui t'ont accompagné. Énormément.
Est-ce que tu voudrais nous dire une petite dernière phrase et ensuite ce sera Dorothée qui finira avec une petite dernière phrase. Tu m'as dit que la maladie, elle est là souvent pour...
La maladie, elle est là pour guérir. Exactement, la maladie, elle apparaît, c'est ça que je l'ai interprété à ce moment-là. Elle est venue me dire quelque chose que moi je n'arrivais pas à comprendre. Avant, peut-être dans mon corps émotionnel, dans mon corps, voilà, et qui s'exprimait à travers de mon corps physique. Maladie, moi j'ai appris que c'est mal à dire, voilà, et elle vient là pour nous guérir, et c'est ça aussi qui m'accompagnait tout ce temps, trois ans de traitement.
Merci beaucoup Marina et donc toi aussi tu as quelque chose à dire pour la fin de cette émission une petite anecdote qui me vient de ma petite enfance où on dit c'est en tombant qu'on apprend à se relever et en fait on se rend compte que c'est valable dans beaucoup de choses dans la vie, que ce soit dans le travail, dans les relations personnelles dans la maladie et qu'effectivement il faut essayer de se... c'est une forme de résilience quoi, de trouver un... derrière la chute, il faut retrouver pied et remonter. Et voilà, moi, je suis de nature à remonter, à donner un coup de pied dans le fond de la piscine et revenir.
Vous l'avez fait toutes les deux.
Et puis la vie est tellement belle que franchement, il faut y aller.
Merci beaucoup, Corina. Merci beaucoup, Dorothée, d'être venue nous parler de quelque chose d'extrêmement personnel et difficile même pour les femmes, de dire voilà, moi, j'ai eu un cancer du sein. Il m'est arrivé ça. Je suis vraiment très émue de vous avoir reçu et je vous souhaite le meilleur pour toutes les deux. Et puis, je vous dis à la semaine prochaine, mes chers auditeurs.
Merci.
Merci, Isa.
Share
Embed
You may also like