- Speaker #0
Mais comment ça va René ? Très bien et toi mon Jeannot ? Ça va, on est parti pour la rentrée des BSP ? Ça y est, c'est la rentrée des BSP. PAYE !
- Speaker #1
VOS ENPAISES J'EN... Le bon temps paysan ! Avec René et Jean !
- Speaker #0
Bon comment ça va ? Parce que la dernière fois c'était une petite rentrée on va dire.
- Speaker #2
Alors c'était une petite rentrée et sache que j'ai eu des feedbacks par rapport à cet épisode de rentrée où on m'a fait comprendre qu'on a trouvé René en dedans. On m'a trouvé pas très bon, ma communauté m'a fait savoir. Alors je sais pas qui dans la communauté, certainement des gens peut-être un peu des haters. mais on m'a fait comprendre que j'étais pas dedans j'étais pas dans le match on m'a dit aussi que t'étais pas au niveau non je plaisante mais c'est possible c'est possible alors je vais faire j'ai pris un peu de recul par rapport à ça parce que j'écoute ce qu'on me dit et c'est vrai que je me suis rendu compte que la rentrée c'était pas évident c'était difficile pour moi de m'en mettre dedans en sortie de piscine pas facile alors que là maintenant je me sens bien j'ai une perspective je vois un nouveau petit toboggan au loin petite échelle qui commence à arriver donc là je me sens mieux donc je vais me remettre à niveau et puis surtout qu'en plus on a une petite surprise aujourd'hui on vous en parle pas tout de suite Bon tu veux réintroduire un peu les BSP et le principe ? Bah écoute oui on rappelle les BSP donc BSP pour bon sens paysan on n'est pas plus intelligent que les autres mais on n'est pas plus con non plus donc on a préparé quelques petits sujets d'actualité qu'on va se soumettre et puis on va en discuter ensemble pour voir qu'est-ce qu'on en pense toujours sous l'angle du bon sens paysan Parfait et est-ce que tu penses qu'il y avait des points sur lesquels il fallait revenir parfois on fact-check j'ai l'impression qu'on était pas mal Alors on m'a fait remarquer mon cher Jean, que par rapport à tes vacances, où tu remarquais qu'il y avait un manque de mixité sociale, ethnique, etc. Et on m'a juste fait remarquer que t'allais juste dans des endroits pour privilégier. C'est juste toi qui étais déconnecté et hors sol. Voilà la remarque qu'on m'a faite.
- Speaker #0
Oui, mais alors ces gens-là pensent quoi ? Que les privilégiés sont tous blancs.
- Speaker #2
Eh bien, écoute, c'est peut-être la conclusion qu'ils en ont tirée. Je te donne juste la remarque qui m'a été...
- Speaker #0
J'ai une vision parisienne, on va dire, qui me fait penser que non. tous les privilégiés ne sont pas blancs en majorité oui on va dire on va pas se voiler la face bien entendu mais non voilà c'est là dessus oui j'étais dans des endroits privilégiés bien entendu donc on a une surprise et on a une très belle surprise t'es venu avec une belle surprise oui je suis venu avec une belle surprise et cette belle surprise elle s'appelle Robert bonsoir Robert bonsoir public c'est Robert et alors sachez qu'hier il y avait un match de foot c'était l'OM qui jouait contre Paris et est-ce que Robert est à jamais le premier Oui.
- Speaker #3
Je suis à jamais le premier en featuring des BSP. Exactement, c'est pour ça,
- Speaker #0
à jamais le premier ce soir et c'est pour ça que c'est un grand honneur.
- Speaker #3
Pour moi aussi, merci pour l'invitation.
- Speaker #2
En tout cas, sache qu'on est ravis de t'avoir Robert. On va un peu te challenger, on sait que tu as préparé ton émission, tu as préparé tes sujets. Donc on peut le dire, Jean et moi on a préparé des sujets en commun. C'est la première fois qu'on prépare des sujets en commun qu'on va pouvoir te soumettre. Et toi également, tu t'es...
- Speaker #3
Je suis attaqué par un couple quand même à part. Voilà,
- Speaker #2
exactement, tu es pris en sandwich, en tonail.
- Speaker #0
Par contre, je pense qu'aujourd'hui, la communauté commence à connaître René et Jean.
- Speaker #2
Surtout, cette communauté est florissante.
- Speaker #0
Mais cette communauté se demande qui est Robert. Alors, on ne va pas le dévoiler complètement. Je pense qu'il faut situer Robert quand même.
- Speaker #2
Situons-le.
- Speaker #0
Alors, Robert, j'ai quelques questions pour qu'on comprenne qui tu es.
- Speaker #3
Vas-y.
- Speaker #0
Alors déjà, Robert, avec ce prénom, tu es trentenaire, quadra, quinca ?
- Speaker #3
Je suis quadra, mais dans la tête, sans doute quinca. Ah,
- Speaker #0
ok. Moi,
- Speaker #3
je pense que Robert est jeune dans sa tête.
- Speaker #0
Deuxièmement, est-ce que tu es urbain ou rural ?
- Speaker #3
Compliqué cette question, on va dire Rural dans ma jeunesse et urbain depuis ma trentaine
- Speaker #2
Robert est rural
- Speaker #3
Ça a été beau c'est ça non ? Non non c'est spontané Il est dans le match, c'est bon il est de retour
- Speaker #0
Ensuite un métier quoi ? Plutôt tertiaire, plutôt manuel ?
- Speaker #3
Plutôt tertiaire, plutôt les chiffres On va dire les choses, on est plutôt sur du CSP+.
- Speaker #0
Dernière question, celle-là elle va t'engager Parce qu'ici on n'a pas de langue de bois On y va et tu seras forcément clivant à un moment donné pain au chocolat ou chocolatine ?
- Speaker #2
pain au chocolat déjà Robert a le droit de rester avec nous je ne sais pas si tu as terminé ton introduction par Robert on comprend mieux déjà je voudrais quand même dire à Robert pourquoi est-ce qu'on l'a choisi parce qu'en tant que premier featuring on avait vraiment besoin d'une personnalité importante et j'ai cherché comment est-ce qu'il était possible de qualifier Robert et finalement c'est assez simple Robert c'est une main
- Speaker #0
Une main de fer dans un gant de velours, c'est ça que tu veux faire ?
- Speaker #2
Robert ? Robert ?
- Speaker #0
Bon, vous aurez compris, c'est une main de fer, je l'ai fait, c'est une main de fer dans un gant de velours.
- Speaker #2
Non, Robert ? Moi je te regarde,
- Speaker #3
je regarde tout. Attends,
- Speaker #2
on va la couper, je la prends bien pour te la dire, viens, tu la couperas.
- Speaker #0
On peut le garder,
- Speaker #2
moi je trouve ça drôle.
- Speaker #3
Ça va faire trop lourd après là.
- Speaker #0
Je ne sais pas dans quoi va être cette main, mais ça ne va pas être très propre, je crois.
- Speaker #3
Je me suis fait bien trop dur.
- Speaker #2
C'est une main qui tranche dans un gant de nuance. Une main qui tranche dans un gant de nuance.
- Speaker #0
Je vais la laisser parce que tout ça pour ça, quand même.
- Speaker #2
Mais là, ça met la pression. Voilà.
- Speaker #3
Je suis moins fait de l'activité que vous, je pense, mais je vais essayer de me balader. Serein,
- Speaker #0
Robert, ne t'inquiète pas.
- Speaker #2
Sois serein. Alors, je vous propose qu'on démarre et comme on considère que tu es l'invité, tu as le choix. du service. Est-ce que tu préfères commencer par nos sujets ou est-ce que tu commences qu'on choisisse un de tes sujets ?
- Speaker #3
Un de mes sujets.
- Speaker #2
Parfait. Alors, on les découvre. On découvre les sujets.
- Speaker #0
Sachant que Robert a bien fait les choses. Il a fait deux versions pour faire chacun la liste.
- Speaker #2
On voit que c'est quelqu'un qui a bien bossé, c'est BSP. Excellent. Je peux vous dire que Robert a très bien préparé ses sujets. Écoute, je te laisse choisir Jean, qu'est-ce que tu préfères ?
- Speaker #0
Je te laisse choisir.
- Speaker #2
Alors, moi, j'ai envie de... Là où c'est vraiment intéressant, tu verras, on a des sujets, pas en commun, mais des sujets forcément qui sont sur les mêmes thématiques puisqu'on est dans l'actualité et que je pense qu'on se plaît à plein de... Après, on a des sujets sur lesquels on se retrouve. Écoute, démarrons par un sujet qu'on a adressé, comme ça c'est fait. On ne l'a pas adressé de cette manière-là, mais peut-être qu'on pourra dire la manière dont on l'a formulé. Donc, tu as choisi France Inter, y aura-t-il un sapin pour Noël ? Et je vais te dire... Le sujet qu'on avait choisi nous-mêmes, puisqu'on était un sujet sur cette thématique-là et ça nous permettra d'élargir, le cas Charles Sapin à France Inter et Sonia Mabrouk à BFM TV, le pluralisme dans les médias est-il en danger ?
- Speaker #0
En tout cas, je trouve que les questions sont parfaitement écrites, très belles.
- Speaker #2
On voit qu'on a choisi la bonne personne. Alors dis-nous Robert, pourquoi est-ce que tu as choisi ce sujet-là avant qu'on puisse s'enbrayer dessus ? Explique-nous.
- Speaker #3
Après, peu importe ce qu'on en pense, les réalisateurs, je trouve que c'est un sujet un peu général de rentrée. On a toujours notre petite marotte de la rentrée Donc là la petite marotte c'est Le service public, Charles Alloncle, nos amis, est-ce que c'est bien représenter la pluralité dans les chaînes publiques ? Avec le grand argumentaire qui peut être, nous on paye pas pour financer que la gauche, on veut que nos impôts financent la pluralité. Bon, ça c'est le principe de base, je pense que personne peut être contre ça. Mais après, on va se dire qu'il y a le fond de la situation. Est-ce que toutes les idées se valent ? Est-ce que tout doit être défendu ? Est-ce que tout doit être mis en avant ? C'est un peu ça la question de fond. Et moi, on va me dire que je suis un peu entre les deux mondes.
- Speaker #0
Des nuancés. Voilà,
- Speaker #3
mais attention, ça tranche. On espère que l'échange qu'on va avoir ensemble va nous permettre de trancher. Après là, il se trouve que l'histoire de Charles Sapin est un petit peu atypique, ce que je crois comprendre qu'il a été un peu dans les journaux. ou mainstream de droite, on va dire.
- Speaker #2
Il était directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
- Speaker #3
Oui, donc là, j'ai dit mainstream de droite. René ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Donc là, est-ce qu'on est dans le journal mainstream de droite de Valeurs Actuelles ? Je ne suis pas forcément convaincu. En tout cas, je ne suis pas certain. Donc, il a peut-être fait une sorte de translation. Et donc, c'est au moment où il fait cette translation qu'on le propose comme éditorialiste sur France Inter. Est-ce que le sens de l'histoire, le sens du timing, qui parfois est très important, parfois plus que le fond, est bon ici ? J'en suis pas sûr. D'accord.
- Speaker #2
Jean, tu veux réagir ?
- Speaker #0
Je réagis déjà. Ta question, elle est vite répondue. Si on regarde bien... J'ai un entrepreneur. Exactement, puisque tu dis, y a-t-il un sympa pour Noël ? Déjà, oui, on sait déjà que non.
- Speaker #2
On sait que ce sapin-là... On est au mois de septembre. On sait que ce sapin-là, il est terminé en tout cas. Il a déjà été coupé.
- Speaker #0
Il est terminé puisqu'il a été coupé. Donc c'est fini, il ne fera plus. Donc ça, on le sait. Donc ensuite, effectivement, ta question, je comprends la nuance et ainsi de suite. Alors déjà, est-ce que vous, vous connaissez Charles Sapin ?
- Speaker #2
Moi, je ne connaissais pas Charles Sapin avant. D'accord. Moi, je ne le connaissais pas. Moi,
- Speaker #3
je l'avais entendu en interview.
- Speaker #0
Alors, tu vas pouvoir... Parce que moi, j'ai écouté... Je n'ai pas fait long. J'ai écouté deux, trois interviews. Alors, bien entendu, on le situe tout de suite sur les chiquiers politiques. Maintenant, je n'ai pas trouvé qu'il avait un discours virulent ou scandaleux. Non. Alors,
- Speaker #3
tu confirmes ça par rapport à ce que j'ai entendu ?
- Speaker #0
C'est ça. Moi aussi.
- Speaker #3
Mais parfois, son choix, on vote avec ses pieds, parfois.
- Speaker #0
Ce qui me pose la question, dans ce cadre-là, c'est-à-dire une grève et ainsi de suite, sans avoir entendu, en fait. Sans avoir vu ou quoi que ce soit. On imagine qu'il va dire quelque chose. Donc moi, ça me pose question.
- Speaker #2
Alors moi, je vais vous dire les choses. Là, on est très nuancé. Là, on est dans une discussion bien élevée. Moi, j'ai trouvé ce cas absolument hallucinant pour plusieurs raisons. Déjà, la première, la tribune, je ne sais pas si vous l'avez lu, la manière dont elle est formulée, c'est absolument exceptionnel. La tribune, elle t'explique que oui au pluralisme, mais tant que ça reste dans mes idées. Déjà, le débat est posé. Ensuite, qu'on puisse dire que Valeurs Actuelles est un journal raciste, il a été condamné, très bien, je veux bien. Mais Charles Sapin, il n'a jamais été condamné à rien. On peut peut-être déjà le laisser s'exprimer et en fonction de ce qu'il va dire, on va pouvoir juger. Ensuite, comme on s'attendait à ce sujet-là et puis nous-mêmes on l'avait préparé, j'ai écouté, il a eu le temps de faire deux chroniques. Déjà les chroniques, je rappelle qu'on parle de 3 minutes le dimanche matin. Donc il a eu le temps de faire deux chroniques de 3 minutes le dimanche matin.
- Speaker #3
Que je conseille de ne pas avoir entendu.
- Speaker #2
Et moi je les ai écoutées. En gros, les chroniques qu'il a faites, très sincèrement, c'est absolument impossible de trouver comment il se positionne d'un point de vue politique parce qu'on est vraiment sur des choses qui sont très très...
- Speaker #3
Est-ce que c'est peut-être parce que justement il y a eu cette polémique ?
- Speaker #2
Je pense que de toute façon, l'ami Charlie, il avait les deux pieds sur le frein, en arrivant sur ces chroniques, très clairement. Mais ce que je trouve hallucinant, c'est qu'il y a eu un tel lever de bouclier, qu'il y a eu une grève qui soit mise en place, parce que quelqu'un qui ne pensait pas comme eux, avait une chronique de trois minutes par semaine, en sachant que ce qu'il condamnait, c'était Valeurs Actuelles, journal qui venait de rejoindre, et que lui-même, il a été condamné à rien. Donc là, moi, ça me semble... hallucinant. Après, je peux comprendre qu'on soit contre ce qui... Moi, le concernant,
- Speaker #0
c'est le seul argument que j'ai entendu, c'est Valeurs Actuelles. C'était l'atout maître des gens qui étaient contre, et c'était uniquement ça. Alors, effectivement, il y a eu des choses scandales... Valeurs Actuelles, pareil, je ne connais pas plus que ça, je crois que je n'ai jamais lu ce magazine. Maintenant, pour moi, il y a un effet minority report, c'est-à-dire on sait qui va le faire, donc on arrête, c'est décidé. En tout cas,
- Speaker #2
il y a vraiment eu l'impression que côté France Inter, on a sorti les barricades et il ne faut surtout pas faire rentrer la peste à l'intérieur de la grande maison.
- Speaker #3
Est-ce que vous ne croyez pas que c'était potentiellement aussi une forme de piège qui était voulue par la démarche justement de savoir qu'il y aurait cette orientation ? Le fait, toute l'histoire justement de les auditions parlementaires autour de ça, etc.
- Speaker #2
Tu penses que c'est un piège qui a été tendu et dans laquelle la direction de France Inter est tombée ou peut-être que c'est la direction de France Inter qui l'a tendu à ses syndicats ?
- Speaker #3
Je pense qu'il y a quelque chose d'assez binaire au hippie. pouvait quand même connaître un peu la zone de chalandise dans la radio et savoir comment ça allait réagir.
- Speaker #0
Après, il y a le calendrier qui nous offre aussi l'épisode Sonia Mabrouk. Et quand même, là, on est dans le privé. C'est complètement autre chose. C'est quoi ? C'est parce qu'elle vient de CNews ? C'est parce qu'elle vient de CNews,
- Speaker #2
tout à fait. Elle a la rédaction de BFM TV sur le dos.
- Speaker #3
Partie seulement, parce que j'ai entendu, par exemple, Maxime Switek et...
- Speaker #2
Ses petits collègues la défendent, quand même. Mais je pense que dans le cas de Sonia Mabrouk, ce qu'il lui reprochait en plus, c'est que là, il s'appuyait sur le fait qu'elle ait invité pas mal de personnes plutôt de droite sur son démarrage. Donc, un, elle vient de CNews, et en plus, elle commence par venir avec des gens de droite. Donc, je pense que c'est effectivement ça qui lui a été reproché. Mais là encore, j'ai quand même l'impression que la réaction est un peu disproportionnée, et en l'occurrence, vu qu'effectivement, côté BFM, on n'est pas chez France Inter, elle a pour le moment réussi à éteindre la polémique, mais je pense que c'est quand même un avertissement pour elle, où on lui explique qu'elle est sous surveillance.
- Speaker #0
En tout cas, interdire un discours avant même qu'il ait été fait... émis. C'est quand même perso, quel que soit le sujet, je trouve ça un peu inquiétant malgré tout, si j'en reviens à France Inter.
- Speaker #2
En tout cas, si c'était effectivement un piège qui était tendu au syndicat, ils sont tombés à deux pieds.
- Speaker #3
Pas forcément le piège au syndicat, peut-être qu'on est dans une phase de clivage fort où j'ai l'impression qu'il n'y a plus de place pour la nuance justement. Il faut avoir les gentils d'un côté qui se sentent gentils face aux méchants, et les méchants qui, de leur côté, se sentent gentils de droite. pas forcément justement chacun est dans ses études et avance dans son couloir de nage il n'y a plus de place pour échanger c'est même pas pour discuter,
- Speaker #0
on est bien d'accord et après, moi si on en vient à ceux qui ont lutté contre l'arrivée de Charles Sapin je pense qu'ils vont obtenir l'effet inverse de ce qu'ils voulaient, c'est l'effet on en parlait des démocrates aux Etats-Unis soutenus par les artistes où finalement ça fait que renforcer le camp adverse et là je pense que personne se félicite de ça à droite je vois pas ce que va gagner politiquement la gauche et après si on se dit les choses,
- Speaker #3
là on est sur le BSP mais je suis pas sûr que ça intéresse non plus beaucoup plus loin que le périph'
- Speaker #2
ce dont on est en train de discuter sur le sujet de la discussion peut-être que c'est possible, sauf que comme France Inter est quand même la radio la plus écoutée de France la première matinale de France et que c'est très écouté, on a déjà eu cette petite échange où on s'est moqué de France Culture, on s'est rendu compte qu'il faisait plusieurs millions d'auditeurs
- Speaker #3
Mais après peut-être que la catégorie socio-professionnelle des auditeurs est assez concentrée.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #3
Et ils votent peut-être, quand on est concentré au niveau de la catégorie socio-professionnelle, parfois on vote un peu la même chose, donc il y a peut-être déjà un vote qui est...
- Speaker #2
Il y a certainement... Après, je sais que là, il y a à nouveau ces... Je ne sais plus quel journal qui l'avait ressorti, mais il y a une étude qui a été réalisée pour justement analyser quelles étaient les idées défendues par France Inter, en tout cas comment elles se situaient sur l'échiquier politique, et factuellement montrer que ça penchait très clairement à gauche en termes de temps de parole. Ce qui n'est pas surprenant, et moi ça ne me dérange pas.
- Speaker #0
ce qui m'embête c'est d'interdire un discours avant même qu'il ait été s'il dit des énormités bon bah là peut-être que tu peux le sanctionner mais même 3 minutes le dimanche matin une énormité pour quelqu'un ça va être ça pour
- Speaker #2
moi l'énormité c'est la loi en tout cas on a compris comment Robert se situait sur un premier sujet très clivant et sur lequel on a pu comprendre comment est-ce qu'il se positionnait et c'est bien pour ça qu'on t'a fait venir Robert merci pour ça
- Speaker #0
On te laisse découvrir nos sujets ?
- Speaker #3
Allons-y. Il y a des bonnes choses.
- Speaker #2
Merci. Merci, Robert.
- Speaker #3
Un peu de légèreté ?
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #2
Si ça te fait plaisir.
- Speaker #3
Le retour de Céline Dion est-il raté ?
- Speaker #2
Bien sûr. Répète-le bien fort pour que nos auditeurs l'entendent. Le retour de Céline Dion est-il raté ?
- Speaker #0
Alors déjà, je vais faire un retour d'expérience personnelle. Je ne suis pas allé au concert, mais je connais deux personnes, plus même, trois, quatre personnes qui y sont allées. Donc ça va être basé là-dessus, mon feedback.
- Speaker #2
Vous voyez déjà l'entourage de Jean, il y a du fric.
- Speaker #0
Tu connais quelqu'un ? Je connais une personne.
- Speaker #2
Une personne qui a été.
- Speaker #0
Assez proche ?
- Speaker #2
Une personne.
- Speaker #0
Une personne, très bien. Connais-tu des personnes qui sont allées ? Non. Ok, as-tu eu des feedbacks, des images ? Pas trop, pas trop.
- Speaker #3
Je sais que ça génère de l'oseille, mais...
- Speaker #2
Beaucoup.
- Speaker #0
Très bien. Je ne sais pas pourquoi j'anticipe que je ne vais pas être complètement d'accord avec René par exemple.
- Speaker #2
Bah vas-y.
- Speaker #0
Alors déjà, pourquoi on a posé cette question ?
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Bah pourquoi ?
- Speaker #2
Alors, la réponse est simple. C'est-à-dire que pour le moment, ce dont nous appreuvent les médias, la doxa, c'est que c'est formidable. Après le premier concert, vraiment une Céline. pleine d'émotions, un retour réussi.
- Speaker #3
C'est-à-dire qu'elle reste debout tout le long du compte.
- Speaker #2
Voilà, exactement. Elle tient la note. Elle a tenu la note. Tout le monde a eu des poils. Enfin, c'était absolument fabuleux. Alors, moi, je note quand même plusieurs choses. La première, c'est que Céline, elle a tenu la note, mais tout le monde s'attendait à ce qu'elle la tienne pas et tout le monde attend qu'elle trébuche quand même. Première chose.
- Speaker #3
Les fameux haters.
- Speaker #2
Les fameux haters. Ensuite, deuxième chose, le retour que j'en ai eu, c'est que globalement, on s'attendait à avoir des duos absolument grands. Quand on s'attendait alors peut-être pas à voir Jean-Jacques Goldman, mais en tout cas d'avoir un vrai show à l'américaine. Et je comprends que le show est extrêmement classique. Donc elle est là, elle déroule ses tubes, mais il n'y a pas une grande originalité. De ce que je comprends, le groupe est un petit peu en retrait. En termes de duo, il n'y a rien. Il n'y a que elle. Alors certes, c'est un événement qu'elle soit là, mais il y a peu de duo. Et des retours que j'ai sur l'ambiance, c'est qu'il semblerait que l'ambiance ne soit pas folle. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la manière de consommer les concerts font que les gens sont plus en train de regarder et filmer que d'être vraiment dans l'ambiance. On s'attendait à voir des gens hystériques lors du premier concert. A priori, avant, les gens étaient hystériques devant les caméras. Après, ils étaient hystériques. Mais pendant, ça semblait quand même assez plat. Il y avait de la déception par rapport à ça. Donc moi, je me dis que pour tout le raffut qu'on a fait sur le retour de la diva Céline, je le dis, vous l'avez compris, moi, je ne suis pas fan de cette musique-là, mais je peux comprendre qu'elle soit appréciée en tant que grande chanteuse à voix, etc. Mais je pense que déjà, les grandes chanteuses à voix, il y a un petit côté un peu désuet passé. En plus, Céline, je le dis, elle est rigarde, la pauvre. mais c'est pas grave et il cite le fan du rock des années 70 mais j'ai quand même l'impression que son retour même si elle est là en gros les gens sont contents parce qu'elle a réussi à survivre à ses premiers concerts mais que ça casse pas des briquettes sur le show est-ce que tu ne t'achètes pas juste le voyage vers tes souvenirs et ton enfance ou ton âge jeunesse quand tu fais ce concert là pour une petite expérience personnelle moi j'ai eu la chance d'aller l'année dernière avec ma chère épouse qui adorait Oasis c'était l'incarnation de sa jeunesse on est allé voir Oasis on était comme des dingues avant c'est vrai et sur le moment
- Speaker #3
on sait qu'ils déroulent qu'ils sont pros on sait qu'ils se détestent sans doute encore un peu et qu'ils jouent ensemble mais tu vas quelque part te reconnecter avec tes souvenirs ton enfance et c'est pas vraiment la performance du concert qui compte c'est de dire que t'es là enfin je pense après j'aurais aimé que ce soit un concert de fou etc j'imagine que ce que tu décris sur la performance en tant que telle est-ce que c'est ce que viennent chercher les gens je me pose la question il y a ça et je pense aussi t'as parlé de la manière dont on consomme les concerts aujourd'hui oui on a une chanteuse qui sait chanter
- Speaker #0
Pas besoin de 14 000 écrans avec des lumières dans tous les sens, des flashs qui t'éblouissent pour que tu kiffes le concert, ce que font la plupart des gens aujourd'hui. Donc je pense qu'il y a un retour comme ça à quelque chose de vrai.
- Speaker #2
Je te rejoins, mais alors là où ça me pose problème, c'est qu'un concert tel que tu le décris, dans une salle de 40 000 personnes, ça pose problème. Parce qu'une ambiance intimiste, c'est dans une petite salle. Bien sûr que Céline ne pouvait pas venir...
- Speaker #3
C'est la guerre de l'Européen,
- Speaker #2
quoi. Non, mais les meilleurs concerts sont dans les petites salles parce que c'est là que se trouve l'ambiance. Et mettre vraiment l'ambiance dans une très grande salle comme ça, ou en plus... tout le monde est assis c'est à dire qu'en fosse tout le monde était assis il y avait des fauteuils partout bon ça peut pas être la folie mais parce que le public était un public de mamans quarantenaire quinquagénaire voilà c'était un public de vieilles mamans moi j'ai entendu des personnes quand même plutôt contentes du concert effectivement pas en
- Speaker #0
extase par rapport à ce qu'on occupe mais quand même très contentes de l'avoir fait c'est bien quand tu t'es fait soulager de 250 balles il faut même que tu sois content en revanche je pense que le constat à mon avis qui fait que c'est un peu mitigé c'est je pense que tout le monde se rend compte que les chansons américaines de Céline Dion, personne ne les aime, personne ne les connaît. Et ça, en fait, comme elle en chante beaucoup pendant son concert, c'est ça aussi qui fait que... Ça, c'est ça, je ne savais pas. En fait, il n'y a pas mal... Elle chante bien sûr son répertoire français, mais bon, le concert, il dure deux heures et demie, je crois.
- Speaker #2
Je crois que par contre, oui, il y en a pour son argent. Elle chante vraiment longtemps.
- Speaker #0
Les chansons américaines que nous, on ne connaît pas trop en France, finalement, elle les chante. Alors moi, j'en ai entendu écouter quelques-unes, j'ai l'impression qu'elles se ressentent toutes. Et surtout, c'est ça, je pense que les fans français se rendent compte qu'il y a la moitié du répertoire de Céline qu'ils ne connaissent pas et qu'ils n'aiment pas.
- Speaker #2
C'est bien, s'il n'y a que la moitié du répertoire de Céline qui est pourri, c'est la première bonne nouvelle de la soirée. Le roi des bons mots,
- Speaker #3
le roi des bons mots.
- Speaker #2
Après, toi Robert, si tu avais eu l'occasion d'y aller, est-ce que tu y aurais été ?
- Speaker #3
Non, mais moi je ne suis pas... Moi je trouve que le souvenir est important, ce que tu as reconnu avec la chanson. Voilà, moi je n'ai pas de lien personnel. Je pense que c'est quand même, encore une fois, te reconnecter avec tes souvenirs. Non mais ça,
- Speaker #2
je comprends.
- Speaker #3
Voilà. Et toi, si tu avais pu y aller, j'ai l'impression que...
- Speaker #2
Non, je n'y aurais pas été. Je n'y aurais pas été. Après...
- Speaker #3
Et toi Jeannot ?
- Speaker #0
Si j'avais pu y aller, je ne sais pas. Mais c'est vrai que je n'ai aucune... aucun regret de ne pas avoir vu ce type de... Par exemple, je regrette de ne pas avoir vu Johnny Hallyday quand j'étais jeune, me dire, tiens, cette ambiance-là, qu'est-ce que ça aurait pu donner ?
- Speaker #2
D'où le tatouage tête de loup qui est sur ton pot. Exactement.
- Speaker #0
Mais je n'ai pas ce sentiment pour Céline.
- Speaker #2
Non, après, j'ai quand même l'impression que la déception... Si déception il y a de la part des gens qui y ont été, et encore une fois je suis volontairement provoquant, c'est l'impression qu'ils s'attendaient à avoir des duos. Ils s'attendaient à ce qu'il y ait des vrais guests, alors peut-être pas Jean-Jacques. Je pense que s'il y avait eu Jean-Jacques, là ça aurait été la folie. Mais je pense que les gens s'attendaient à avoir un vieux... Et peut-être d'autres, je pense que la déception vient aussi.
- Speaker #0
En fait, il ne s'est pas raté.
- Speaker #2
Écoute, c'était pour faire un bon mot, vous le savez bien, mais je me doute que les gens qui y ont été ont été contents, mais j'avoue que... On en fait quand même beaucoup. J'ai hâte de voir quand même si elle va tenir, parce que là on en est, là au moment où on enregistre, on en est qu'au début de sa tournée. J'ai hâte de savoir si elle va tenir la distance,
- Speaker #0
parce qu'elle est quand même un peu tapée. On pourra faire un point, si tu veux, en 2027, en saison 2, puisqu'elle revient en printemps. Parfait. Bon, on passe à un nouveau sujet de Robert, notre invité. Alors René, je vais choisir le sujet.
- Speaker #2
Allez, vas-y.
- Speaker #0
On va repartir sur quelque chose de léger.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Trump, Iran, Ukraine, Allemagne, Moyen-Orient avez-vous une bonne nouvelle à partager pour cette rentrée ? Moi,
- Speaker #2
je suis pas sûr écoute j'ai l'impression Robert que t'as mis le doigt sur quelque chose j'ai eu la chance ce week-end de partir en week-end ça m'arrive pas souvent et j'ai eu la chance de mettre de l'essence dans la voiture on est mal barré j'ai vu les choses par le petit bout de la lauriette mais effectivement tous ces sujets géopolitiques actuels sont quand même assez peu rassurants Voilà.
- Speaker #0
Alors pourquoi as-tu choisi ce sujet justement ?
- Speaker #3
Parce que j'avais besoin d'espoir et que je ne le trouvais pas dans mon fort intérieur. Donc je me suis dit potentiellement que René et Jean avaient peut-être des perspectives, des visions. En se posant la question, par exemple, parce que si aujourd'hui, je ne sais pas si je trahirais un secret, on disait qu'on est tous papas, si aujourd'hui on se posait la question d'être 15 ans plus jeune ou 20 ans plus jeune et de faire des enfants, est-ce que le sens du monde nous...
- Speaker #0
Alors, ça, c'est une bonne question. Ça pourrait être un sujet en tant que tel, et j'ai un avis là-dessus. En revanche, moi, je trouve que, bon, on est au mois de septembre, les températures baissent, je trouve que t'as quand même oublié la canicule.
- Speaker #2
Oui, elle est à nous.
- Speaker #0
L'IA qui va supprimer tous les emplois. Enfin bon, finalement, c'est une approche très légère.
- Speaker #2
L'IA va pas supprimer les emplois, elle va nous permettre d'avoir plus de temps libre.
- Speaker #0
Ah oui, j'avais oublié. Pour régler les conflits géopolitiques. Très bien. Parfait.
- Speaker #3
Je sais pas, après, c'est... Peut-être qu'on se reverrait en novembre-décembre et on est tributaire du court terme.
- Speaker #0
Forcément, il y a le court terme. Forcément, c'est un peu inquiétant. C'est marrant, je parlais de l'IA, mais pour moi, c'est lié un peu finalement à ça, cette inquiétude. C'est-à-dire que si tu as un Trump qui est dans son coin et qui s'agite et tout, ça ne me fait pas trop peur. Mais une fois que tout est relayé par la puissance des réseaux et que tout le monde, tu as l'impression, devient fou et ainsi de suite, là, ça m'inquiète plus. Après, c'est marrant, tu parlais sous l'angle de, est-ce que si on était plus jeune, dans un monde un peu anxiogène, on a envie de faire des enfants ? Bon déjà je suis pas sûr que notre monde il soit beaucoup plus anxiogène que le monde de générations passées.
- Speaker #2
On a vécu la guerre froide quand on était enfant Robert, je te rappelle.
- Speaker #0
Il y avait la guerre en Yougoslavie, c'était plus proche que l'Ukraine, enfin il y a eu plein de choses finalement. Donc j'aime bien resituer comme ça, je pense que surtout de notre point de vue en France, malgré tout, on s'en sort finalement pas plus mal. Donc j'ai envie de dire que malgré le contexte, il faut qu'on soit optimiste et que justement on se projette. pour construire ce monde. Parce que si on reste qu'entre pessimistes, ça ne va pas bien se passer.
- Speaker #3
C'est un optimiste.
- Speaker #2
Alors, c'est un grand optimiste, mais j'ai envie de dire un optimiste un peu naïf. Alors, si on revient sur la France... Merci beaucoup.
- Speaker #3
C'est un propos complètement respectueux.
- Speaker #2
Non, mais si on parle de la France, je vous rappelle quand même que d'un point de vue économique, c'est la catastrophe. La France est quand même extrêmement mal gérée et les élections présidentielles qui arrivent sont quand même assez peu réjouissantes. Si je reprends les sujets un par un, Trump, l'avantage avec Trump, c'est qu'on sait qu'il est là pour trois ans encore. Trois ans ? Non, deux ans ? Deux ans. De grosses années, on sait qu'il ne va pas changer.
- Speaker #0
Lui, il va prendre des décisions.
- Speaker #2
En revanche, si de veiller peut-être... Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais peut-être que les mid-terms, on va voir, est-ce que potentiellement, elles peuvent un peu le calmer ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #2
fake news. You are fake news. Donc ça, on va voir. Eating the dogs. Eating the cats. Donc, l'Iran... Bon, l'Iran, je ne suis pas très rassuré. Surtout que nos amis outis sont rentrés dans la danse. Ça, ce n'est pas très rassurant. Bon, l'Ukraine. Je pense, bon la guerre en Ukraine va durer encore un petit peu Enfin l'opération spéciale va durer encore un petit peu Je pense, parce que l'ami Vladimir A pas prévu que ça s'arrête La bonne nouvelle c'est peut-être, est-ce que nos amis polonais Vont rentrer dans la danse à un moment donné, je sais pas
- Speaker #0
Tu as entendu Tusk qui expliquait Je sais pas si c'est Tusk mais en gros
- Speaker #2
Ils avaient tous les moyens pour battre l'armée russe Très très rapidement Alors j'ai vu qu'ils avaient construit une espèce de ligne Maginot de plusieurs centaines de kilomètres C'est pas très rassurant ça En tout cas ça me rassure de savoir qu'il y a les polonais prêts à nous défendre Ah c'est... C'est bien que tu sois rassuré. Ça, c'est la bonne nouvelle. Ensuite, l'Allemagne. J'imagine que tu fais référence à l'élection des néo-nazis en Zax. Bon, ça, c'est vrai que c'est pas très, très rassurant. Et puis, Moyen-Orient, en général, on en a parlé. Donc, écoute, moi, je...
- Speaker #3
C'est des belles nouvelles.
- Speaker #2
Moi, Robert, je te rejoins.
- Speaker #3
Le futur peut être forcément mieux, peut-être. Alors, moi,
- Speaker #2
je pense qu'il n'y a aucune bonne nouvelle à attendre à cette rentrée. Parce que le résultat de tout ça, c'est que finalement, il va falloir continuer à augmenter notre budget de l'armée, qu'on n'a pas les moyens de le faire, que la France est en train de s'enliser dans le marasme économique. Donc je suis désolé, mais je ne vais pas vous remonter le moral. Je ne sais pas quoi dire de plus, mais je pense qu'il n'y a pas de bonnes nouvelles.
- Speaker #0
Alors faisons un exercice de pensée.
- Speaker #2
Je sais que tu aimes bien les exercices de pensée.
- Speaker #0
Admettons qu'il y ait une guerre ou quoi que ce soit. Déjà, est-ce que tu penses être mobilisé ? Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
- Speaker #3
Économiquement, ça ira beaucoup mieux. Parce qu'une bonne guerre,
- Speaker #2
c'est ça.
- Speaker #0
Non mais demain, je ne sais pas quelle est la vie des Ukrainiens aujourd'hui moi par exemple, c'est concrètement, ça me fait peur instinctivement.
- Speaker #2
Non, la vie des Ukrainiens elle n'est pas réjouissante.
- Speaker #0
Je me doute bien. Je ne sais pas quoi vous faire.
- Speaker #2
Ça veut dire que complètement quand t'habites à Kiev et qu'il y a potentiellement des bombardements à côté de chez toi, ce n'est pas rassurant, que potentiellement tes enfants vont être mobilisés, ce n'est pas rassurant.
- Speaker #0
L'Ukraine ce n'était peut-être pas le bon, mais par exemple, on n'arrête pas de nous expliquer que si un jour il y a un conflit avec la Russie... Il y a plein d'états tampons entre les deux, donc il va se passer des choses, peut-être avec les drones, des attaques cyber, ce qu'on veut, mais on n'aura pas les chars russes demain dans Paris.
- Speaker #3
Mais après on dit qu'il y a une solidarité quand même européenne, où apparemment c'est quand même le ciment de la construction qui a été faite, où on doit venir céder, s'entraîner.
- Speaker #0
Donc là c'est plus nos enfants malheureusement, je l'ai dit.
- Speaker #2
Écoute, nous on est périmés malheureusement, mais oui c'est nos enfants qu'on reste le droit.
- Speaker #3
Ce ne sont pas des bons combattants René Jean, vous pensez ? Trop vieux, bon pour la casse ?
- Speaker #2
Trop vieux, bon pour la casse, mais effectivement, est-ce qu'on aura envie que nos enfants aillent mourir pour l'Ukraine ? On peut tous se poser la question. Ou la Pologne, ou la Lettonie, ou l'Estonie. Je ne sais pas, très sincèrement, je ne sais pas.
- Speaker #3
Question ouverte. Mais le centre de l'histoire, c'est quand même qu'on soit prêt à le faire, j'imagine. Normalement, il faudrait qu'on soit prêt à le faire. Même le président-major français nous a préparé à ça, avec les discours qu'on revoit maintenant, qui ont été faits il y a un an, qui étaient peut-être prêts que nos enfants soient prêts à être sacrifiés, ou c'était peut-être pas ce mot-là, mais prêts à aller au combat. Ça avait fait un tollé, mais finalement, c'était peut-être une forme de préparation.
- Speaker #2
Et Robert-Jean, par exemple, pour... situer votre niveau de préparation. Vous avez fait votre petit kit ? Non, moi, je n'ai même pas de bouteille d'eau à la maison. Aucun kit ? Bon, ben voilà, on voit que vous n'êtes pas prêt.
- Speaker #3
T'es prêt, toi ?
- Speaker #2
Moi, je ne suis pas prêt non plus. Non, j'avoue que je ne suis pas prêt non plus. Il y a juste ce côté, effectivement, anxiogène qui fait qu'en tant que simple citoyen, on essaie de comprendre un peu ce qui se passe, mais on subit les choses. On n'a pas vraiment quoi que ce soit. Et c'est ça aussi qui rend le côté très anxiogène. C'est qu'on ne peut être que spectateur de ce qui se passe et le subir.
- Speaker #3
Mais... on a quand même un espoir puisque l'élection présidentielle va quand même mobiliser beaucoup de choses en France, beaucoup d'espoir. On en parlait un petit peu là d'un côté politique avec France Inter, mais il va y avoir beaucoup de gens qui pensent beaucoup de choses différentes qui vont pouvoir un peu se confronter. Alors, on espère que ce sera une confrontation pacifiée et productive.
- Speaker #2
Alors là, je ne sais pas ce que tu en penses, Jean, mais là aussi, j'ai peur que ce soit la course à l'échalote pour celui qui va pousser dans le sens du vent et avoir l'opinion qui lui permettra le plus facilement d'être élu, je pense, sur ces sujets-là.
- Speaker #3
C'est peut-être un prochain sujet.
- Speaker #2
Les sujets,
- Speaker #0
ça va être effleuré, ça va être caricatural,
- Speaker #2
ça va être très dur.
- Speaker #0
Non mais je reviens juste sur cet angle de même s'il y a l'histoire du budget, ok, mais on est en France, quand tu vois le nombre de pays qui sont aussi en crise, qui ont aussi des dettes, qui sont aussi en guerre et ainsi de suite, bon bah essayons de garder, allez essayons, je dis bien, c'est pas facile de garder un peu le sourire, voilà on n'est pas dans la situation, on n'est pas encore en guerre, voilà c'est ça que je veux dire. Il y a des pays, le Japon, ils sont un peu dans la même situation. Il y a la Chine, il y a plein d'États, ils ont la dette, ils ont ainsi de suite. Et pourtant, tu n'imagines pas, même s'ils sont vieux et ainsi de suite, qu'ils sont tous dépressifs et qu'il faut arrêter de faire des enfants, même s'ils ont arrêté. Donc voilà, j'ai envie de me dire...
- Speaker #2
J'avais pas compris que le bien-être à la japonaise était vraiment un modèle, mais pourquoi pas.
- Speaker #0
Le zen, ils vivent plus longtemps.
- Speaker #3
C'était pour l'effort intellectuel de réflexion entre nous, bien sûr, qu'il faut garder des sources d'espoir. Bah écoutez, c'est bien. En revanche,
- Speaker #0
En revanche, à part peut-être effectivement nos parents Qui ont vécu des périodes un peu sympas Je ne pense pas que Toutes les générations passées Enfin précédentes, avaient des meilleures conditions Il y a eu Il y a 100 ans, il y avait eu La première guerre mondiale Ensuite on est allé joyeusement vers la deuxième Encore avant, il y avait la guerre de 70 Il y a eu des guerres tout le temps en fait, quelque part Et les gens ont fait des enfants Et les gens ont fait, et ainsi de suite Il y a eu du progrès technologique
- Speaker #3
Peut-être qu'on a une réflexion d'enfant gâté Merci. qui n'avons pas encore subi ces éléments-là ou ces confrontations.
- Speaker #2
Des réflexions de vieux réac aussi, peut-être.
- Speaker #0
Et effectivement, le bonheur, c'est peut-être d'être avec nos proches et ainsi de suite. Et peut-être qu'effectivement, on ne pourra plus voyager et aller je ne sais pas où, mais c'est que c'est ça le bonheur.
- Speaker #2
Bon, écoute, tournons la tête et jetons un voile pudique sur ce qui se passe. Non,
- Speaker #0
il faut le regarder, mais je pense qu'il faut essayer de lutter un peu contre, en plus, de manière... On n'a pas la main dessus. je veux dire on va pas aller régler tout ça c'est comme un peu l'éco-anxiété finalement on peut rien faire à sa petite échelle tu vois on vient de rajouter un petit sujet par dessus Robert, un peu d'éco-anxiété il faut prendre en main le sujet il faut essayer de communiquer et ainsi de suite mais essayer de le dépasser parce que sinon effectivement on ouvre le gaz et puis on finit l'épisode bon alors passons au sujet suivant
- Speaker #2
Parce que là, trop déprimant celui-ci.
- Speaker #3
Donc, il faut choisir chez vous.
- Speaker #2
Allez, Robert. Allez, Robert.
- Speaker #3
On a quand même un peu parlé de politique, on ne va pas recommencer tout de suite. Dans quel monde vit-on pour que l'interdiction des smartphones au lycée fasse polémique ?
- Speaker #2
Ah !
- Speaker #0
Alors ça, tu vois, ça fait écho à ce dont on vient de parler pour moi sur la campagne présidentielle à venir et sur le niveau des sujets. Parce que là, par exemple, c'est un sujet qu'on n'avait pas encore traité, mais dont on avait déjà un petit peu parlé. Pourquoi ce sujet, moi, je l'ai mis ? C'est parce qu'en fait, je ne comprends même pas qu'il y ait eu une polémique et qu'il y ait des gens qui aient défendu, qui se soient dit « Mais non, il faut qu'il y ait le téléphone, et ainsi de suite. » Est-ce qu'il y a eu vraiment une polémique ? Je n'ai pas suivi ça. Moi,
- Speaker #3
j'ai compris qu'il y avait une polémique sur la décision du Conseil constitutionnel.
- Speaker #0
Il y a eu dessus, mais il y a eu quand même écoute, Boyard, ainsi de suite, des gens de l'EFI et tout. Il y a certaines personnes qui t'ont dit « Non, non, non, mais on en a absolument besoin. » Parce que c'est liberticide, parce que les profs mettent les notes dessus, donc sinon les élèves vont être déconnectés. T, ceci, cela. Enfin voilà, il y a plein de gens qui ont défendu le fait que c'était pas possible de l'interdire en fait.
- Speaker #3
Et c'est juste dans l'enceinte du lycée la règle, c'est bien ça. C'est juste le moment pendant le temps de classe. Donc l'accès aux notes, ils l'ont après, avant. Moi dans l'exemple particulier de ma fille, ils n'ont même plus accès à leurs notes parce que justement on ne veut pas qu'il y ait une comparabilité ou que ce soit trop anxiogène, donc ils n'ont même plus accès à leurs notes.
- Speaker #0
Et moi je trouve ça très bien. On va prendre l'exemple, moi aussi ma fille, elle avait sa moyenne générale qui changeait chaque jour en fonction des notes qu'elle avait. Donc en fait, elle stressait parce que dès qu'elle baissait un petit peu, un trimestre, c'est fait pour que tu puisses commencer à travailler. Après,
- Speaker #3
il y a aussi le fait de voir ta progression ou pas. Moi, ça pouvait l'estimer. Donc je pense que ça dépend peut-être des enfants. Mais en effet, ça peut être anxieux. Mais le fait est, oui, en effet, quelle problématique est posée par le fait d'interdire un smartphone à l'école pendant le temps de l'école ? Je ne comprends pas non plus.
- Speaker #0
Sachant qu'on va quand même rappeler que les géants de la tech mettent leurs enfants dans des écoles déconnectés. et que nous, c'est en incertain qu'ils se battent pour qu'on les connecte.
- Speaker #3
Alors moi,
- Speaker #2
ce débat-là, je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites, mais je pense que ce débat-là, c'est moins celui des smartphones qui sont le moyen par lequel on accède aux réseaux sociaux. Pour moi, le sujet, il est là. C'est-à-dire qu'on peut discuter d'interdire les smartphones et les contester pour toutes les raisons que vous voulez, mais pour moi, on interdit les smartphones au sein de l'école parce que derrière, les enfants sont sur les réseaux. C'est ça qui pose problème.
- Speaker #3
Pendant le temps de classe ou en dehors ?
- Speaker #2
Pendant le temps de classe et également en dehors.
- Speaker #3
En considérant qu'ils vont prendre une habitude de ne pas consommer, donc poursuivre la non-consommation après ?
- Speaker #0
Prends l'exemple de ma fille, ils n'ont aucun téléphone au collège. Par contre, tous les gamins, dès qu'ils ont un pied dehors, la première chose qu'ils sortent, c'est leur smartphone et ils regardent.
- Speaker #2
C'est pour ça que pour moi, l'urgence, c'est moins l'interdiction du smartphone que l'interdiction des réseaux sociaux.
- Speaker #3
Au moins de 15 ans.
- Speaker #2
Au moins de 15 ans et surtout TikTok, cette aberration qui est TikTok pour les enfants. Tout le monde est d'accord, et quand je dis tout le monde, c'est tous les scientifiques qui sont un peu penchés sur le sujet, sont d'accord pour dire que c'est ça qui tue l'attention des enfants, que l'algorithme de TikTok c'est le pire de tous et qu'il est toxique, et que c'est ça qui fait que nos enfants ne sont plus capables de dire pendant 10 minutes ou être attentifs.
- Speaker #0
Dès que tu vas même en primaire déjà, tu as des gamins qui n'ont plus d'attention, et certains ont déjà accès à TikTok, mais pas tous. J'ai appris un truc intéressant sur les smartphones et tout, quand on dit pas d'écran avant 3 ans. Alors pourquoi 3 ans ? En fait les scientifiques normalement Ils préféraient pas d'écran avant 6, 8 ou 10 ans je crois C'est vraiment beaucoup plus haut Sauf qu'en fait il y avait le fait de bouclier De tous les géants de la tech Et des annonceurs aussi Et en fait c'est passé moins de 3 ans Parce qu'en fait t'as rien à annoncer à un gamin de moins de 3 ans T'as rien à vendre à quelqu'un qui est moins de 3 ans T'as rien à vendre à un gamin de moins de 3 ans Donc en fait ils se sont dit bon au moins ça ça passe Et au moins comme ça on arrive quand même à passer un message Qui indique que c'est nocif quand même le téléphone avant un certain âge Mais normalement ça devrait être bien plus tard
- Speaker #2
Donc c'est moins le téléphone que ce qu'on passe sur ce téléphone-là.
- Speaker #3
Est-ce que ce n'est pas nocif même à nos âges, le téléphone ? Bien sûr. On considère qu'on a le recul, l'analyse intellectuelle, ou en tout cas le fait de savoir où on veut nous emmener pour réagir ou pour savoir qu'on est manipulé, entre guillemets. Alors que là,
- Speaker #0
les enfants ne savent pas. Moi, je pense que je n'ai pas le recul. Je pense que quand je vois le nombre d'adultes, et moi j'en fais partie, qui se disent parfois « Oh là là, je viens de perdre 20 minutes quand même, c'est passé vite et j'ai regardé n'importe quoi » , c'est pour ça que je trouvais que je ne comprends pas que dans ce monde, il puisse y avoir même que les conseils d'État, ils aient pu aller contre cette loi au départ, parce que ne pas vouloir protéger les enfants de ce dont nous-mêmes on est victime, c'est juste incroyable.
- Speaker #2
Je pense que pour moi, on devrait le traiter de la même manière que l'alcool ou les cigarettes, c'est-à-dire qu'avant 18 ans, c'est interdit, et après t'es majeur, donc tu assumes le fait d'aller sur ces... sur ces outils-là. Mais je pense qu'effectivement, on devrait pouvoir l'interdire avant les...
- Speaker #3
Disons qu'il n'y a pas une manifestation physique de l'effet, comme la cigarette ou comme l'alcool. C'est ça qui est sans doute intellectuel. Mais c'est pas...
- Speaker #0
Après, il faudrait voir. Est-ce que le trouble de l'attention, c'est une manifestation physique ? Non. C'est cognitif.
- Speaker #3
En tout cas, c'est plus dur. Je pense que c'est moins impactant que de se dire, il a bu, un jeune de 16 ans a bu et il a eu un accident de voiture en volant une voiture de ses petits, n'importe quoi.
- Speaker #2
Non, mais t'as pas effectivement d'effet immédiat. Mais on sait que sur la diarrhée... Je pense qu'on est d'accord. C'est complètement nocif.
- Speaker #3
Surtout qu'on est dans des générations où on n'a pas encore le recul. Les smartphones, etc., ça arrivait quand dans nos vies ? Il y a 20 ans. Même pas. Peut-être dans 60, 70 ans, 100 ans, quand on a le recul de génération en génération. Mais là,
- Speaker #0
après, on a les lunettes métarches.
- Speaker #2
Vous savez tous qu'on a déjà des puces 5G dans le cou. Ah oui, moi, j'ai été vacciné. Non, mais là où ça me choque, c'est plus que d'un point de vue institutionnel que le Conseil constitutionnel ait trouvé des arguments. Après, il a fait son travail dans le sens où il l'a jugé en droit.
- Speaker #3
Quoique c'était pour l'interaction des moins de 15 ans. C'était pour les moins de 15 ans,
- Speaker #2
ce n'était pas pour les smartphones. Mais ça rejoint un petit peu la même problématique. On voit que c'est quand même extrêmement compliqué de réglementer l'accès au téléphone, l'accès à ces applications-là, là où il commençait à y avoir un consensus pour dire que c'est mauvais pour nos enfants, c'est mauvais pour l'attention. Et pourquoi est-ce que l'État n'arrive pas à canaliser ça ? Et ça, je pense que ça pose vraiment une grosse question, parce que l'État régalien devrait s'emparer de ces types de sujets-là et devrait pouvoir imposer ce type de décision.
- Speaker #0
En tout cas, j'ai appris récemment, René, que tu avais tenu très longtemps pour le smartphone de ton enfant. Je te félicite.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Ça ne doit pas être facile tous les jours.
- Speaker #2
Je ne pense pas qu'il nous remercie pour ça. Écoute, comme ça.
- Speaker #0
Bravo. Bravo. Un autre sujet ? On choisit chez toi ?
- Speaker #3
C'est à vous.
- Speaker #2
Allez,
- Speaker #0
c'est parti. Tu choisis ?
- Speaker #2
Bon, écoutez, là, je pense qu'on est bien lancé. Ça fait un petit moment qu'on parle. Je pense que Robert, il est dans sa zone de confort. Donc, on va pouvoir attaquer le gros morcif, à mon avis, de la soirée. Il faut qu'on y aille. Et je pense qu'il faut qu'on fasse un combo entre deux de nos sujets qui se rejoignent. Alors, le premier sujet, je vais citer le nôtre, qui est un peu plus généraliste, et puis après, il y a dans l'état du lien. Donc, le sujet qu'on avait choisi, Jean et moi, un second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections présidentielles 2027, est-il inéluctable ? Première question. Et Raphaël Glucksmann, un bon stagiaire pour la France. Donc, ça fait référence, bien évidemment, à l'attaque de Ségolène Royal sur Raphaël Glucksmann dans le cadre de la primaire.
- Speaker #3
Mais pas une attaque, d'après elle, elle est même une vérité concrète.
- Speaker #2
Oui, elle était une vérité concrète, enfin, une très très belle attaque en règle. Donc, moi je... Je te propose, Robert, qu'on adresse déjà le second tour. Est-ce que tu penses que ce Marine Jean-Luc, on ne va pas y couper ?
- Speaker #3
Moi, je pense qu'on va y couper.
- Speaker #2
On va y couper, d'accord. Alors, comment est-ce qu'on pourrait y couper ? Alors,
- Speaker #3
ça, c'est encore autre chose. Peut-être que c'est plus un acte de foi ou d'envie qu'une croyance fortement ancrée en moi.
- Speaker #2
Je ne te demande pas de la croyance. Je te demande factuellement comment est-ce qu'on y échappe.
- Speaker #3
Tu y échappes avec un, on va dire, on va aimer, pas aimer, avec un centre mou qui se met d'accord pour être représenté par une seule personne.
- Speaker #2
Alors qui tu mets dans ce centre-mou Déjà qui tu mets comme candidat dans ce centre-mou Ça va de Hollande à
- Speaker #3
Edouard Philippe je pense le centre-mou A l'intérieur tu vas avoir Du Glucksmann, du Attal Du Philippe Ce sera un de ceux-là je pense
- Speaker #0
Je veux bien, tu dis que c'est un de ceux-là Mais moi je ne sais pas un de ceux-là parce que c'est clairement impossible Que Attal soit en finale Pour moi face à un des deux A Mélenchon ou Coxeur Dans ceux que tu as cités il y en a je peux envisager Il y a une dynamique qui se construit derrière, mais Atal, j'ai du mal à l'imaginer. Glucksmann, il va se faire plomber.
- Speaker #3
Je ne suis pas sûr de ça. Il faut voir si Glucksmann, ça ne lui permet pas un peu de... Je ne sais pas. je sais pas si ça lui permet de lâcher les cheveux d'être un peu moins gendre idéal et d'un peu plus taper
- Speaker #0
Glucksmann je partage pas forcément toujours ce qu'il dit mais au moins c'est censé et ainsi de suite et je respecte plutôt la personne mais j'ai l'impression que politiquement parlant c'est impossible en fait c'est un mec de dossier qui va se faire éclater et qu'en face ils vont tirer un boulet rouge et c'est foutu pour lui je sais pas il est mon avis il reste du temps il y a une primaire de toute façon oui après il y a la primaire mais il y a Hollande qui a le sauveur en décembre si Glucksmann il est à 10%
- Speaker #3
c'est Hollande volontairement en armissue il y a pas une histoire de sondage c'était au lendemain Hollande qui passait au deuxième tour il y a une semaine.
- Speaker #2
Si, mais les sondages disent un peu tout en ce moment. On voit que c'est compliqué. Moi, je vais rebondir sur ce que vous disiez. Déjà, Robert, tu considérais que quelqu'un pouvait émerger du centre mou. Le problème, c'est qu'il y a deux centres mous, Robert. On a un centre mou à gauche et on a un centre mou à droite. Et le problème, c'est que ton centre mou à gauche va faire émerger quelqu'un. Moi, je dirais, si je prends Paris-Lat, et comme ça, ça nous permettra de nous faire fact-checker, je pense que le stagiaire va s'en sortir.
- Speaker #3
Moi aussi.
- Speaker #2
Je pense que le stagiaire va le faire. Donc, on a le stagiaire qui va émerger. Ensuite... on a un centre droit et là ce centre droit il va il y a quelqu'un qui va émerger je sais pas qui je sais pas déjà s'ils vont réussir à se mettre d'accord parce qu'à mon avis il n'y aura pas de primaire côté droit non il n'y aura pas il n'y aura pas de primaire mais c'est qui droite c'est de
- Speaker #3
Attal tu le mets plus de quel côté
- Speaker #2
Attal je le mets je le mets au centre gauche tu le mets où non je le mets centre gauche pour moi je vois un centre un centre qui va un bloc central qui va de Attal Philippe je mets Retailleau je mets Lysnard ça va aller jusque là mais donc on a des gens sur un centre droit très à droite Et à mon avis, je ne suis pas sûr que ces gens-là réussissent à se mettre d'accord. Je ne sais pas s'ils vont rester qu'un.
- Speaker #0
Tu sais quel est leur calcul à ces gens-là ?
- Speaker #2
Je ne sais pas s'ils vont.
- Speaker #0
C'est pour ça que ça ne va pas le faire. En fait, ils vont tous y aller. Parce qu'ils vont se dire, celui d'entre nous qui va s'en sortir, que ce soit face à Mélenchon ou face à Le Pen, il passera. Donc c'est la chance de ma vie.
- Speaker #3
Mais là, s'ils sont tous sur la ligne de départ, il n'y en a aucun qui va passer.
- Speaker #0
Mais c'est bien pour ça qu'on risque d'aller...
- Speaker #3
Le théorème, le séquence, ça s'appelle, ce n'est pas le dilemme du prisonnier. D'histoire où tu sais que si tu avoues le meurtre, que l'autre avoue le meurtre, Tu sors de prison ou pas, là c'est la même chose, à un moment ils vont devoir faire constater que ça fonctionne pas et que c'est peut-être des gens un peu intelligents.
- Speaker #0
Si c'est jusqu'au bout, ils vont croire ces gens-là.
- Speaker #2
Moi j'ai l'impression, alors toi tu utilisais Robert le dilemme du prisonnier, mais on voit que t'es d'un niveau intellectuel un peu super au nôtre. Moi je vois surtout 4 personnes qui sont sur ligne de départ et puis y'a plus qu'une voix, y'a un trécissement de voix, y'a plus qu'une voix au bout et tous ils se disent c'est moi qui vais rester là, c'est moi qui vais rester là. Et j'ai quand même l'impression qu'au final, au mieux, au mieux, il va rester effectivement quelqu'un à gauche. Au mieux, il va en rester un ou deux à mon avis à droite. Et ces gens-là, il va y avoir une dispersion d'ivoire. Et surtout, la dynamique aujourd'hui, elle est vraiment côté Jean-Luc.
- Speaker #3
Mais on est au mois de septembre. On reparle en février-mars de tout ça. Donc, s'il y a un centre gauche, un centre droit, on va dire. Le stagiaire d'un côté, Edouard Philippe de l'autre. Avec Retailleau. Je pense que si Retailleau laisse Philippe y aller, ce n'est pas le même dispositif. Mais mettons un Mélenchon, un Glucksmann, un Philippe et un Marine Le Pen. Moi, je pense que c'est... plutôt Philippe Le Pen que... Et dans ce cas-là, tu penses que ça finit sur un Philippe Le Pen ? Même Glucksmann, s'il fait une... Glucksmann est quand même très frontal avec LFI, plus que d'autres socialistes, donc peut-être que...
- Speaker #0
Tu crois pas que le LFI qui t'explique que dès que t'es pas LFI, t'es extrême droite, va pas réussir à corneriser n'importe quel candidat de gauche ?
- Speaker #3
Bah je suis pas sûr de... Je crois pas. Je crois pas. Moi, ça va dépendre du talent de Glucksmann. Parce que moi, j'ai vu... Il est quand même assez ferme.
- Speaker #0
plus que d'autres ouais mais j'ai vu des personnes qui étaient anti Mélenchon et finalement se rallier un peu à LFI parce que ce sont des personnes vraiment ancrées à gauche et qui ont l'impression que c'est le seul qui fera barrage à Le Pen et qui donc ne voteront pas pour le centre mou de gauche pour
- Speaker #3
justement dans une optique secondaire cette théorie là fonctionne mais quand tu regardes tous les sondages après ça reste les sondages un deuxième tour Le Pen-Mélenchon je pense c'est fessé non ? c'est fessé pour Mélenchon c'est pas 67 67-33 c'est quelque chose comme ça mais ce qu'il y a c'est qu'il y a quand même la dynamique côté Mélenchon c'est vrai mais là 17%
- Speaker #2
c'est beaucoup j'ai l'impression, moi l'impression quand même comme ça me donne c'est que Glucksmann et on le voit par l'attaque de Ségolène qui le traite de stagiaire j'ai quand même l'impression que Glucksmann il a un gros manque de charisme et c'est pas un politique surtout et j'ai peur qu'il explose en plein vol dans cette campagne parce qu'il sait pas y faire et qu'il est limite trop intellectuelle ou du moins il va trop intellectualiser sa campagne et je vois pas la rencontre.
- Speaker #3
C'est le plaisir de Macron un moment aussi, donc on sait pas ce que ça...
- Speaker #2
Ouais mais Macron, il a réussi à rencontrer ce peuple. On voit qu'il s'est engagé pendant ses meetings. Pendant ses meetings, écoute, regarde ses meetings, il a fait une très bonne campagne en meeting parce qu'il a su avoir cette proximité. Je le juge pas en tant que président. Pendant la campagne. Je sens que Glucksmann, c'est plus compliqué.
- Speaker #0
Partout où il va, on le rejette.
- Speaker #2
Et la force d'un Mélenchon, c'est après avoir été... complètement extrémiste à gauche, avec un discours très très polarisant, on voit que là, il est en train de recentrer, alors recentrer à son niveau, mais il est en train de se rendre beaucoup plus lisse qu'il ne l'était.
- Speaker #3
Fabien Rosset, c'est un homme de droite, c'est ça ?
- Speaker #2
Écoute, Jean-Luc, reste Jean-Luc.
- Speaker #3
Donc la réponse de René, c'est inéluctable ?
- Speaker #2
Moi, mon point de vue, à date, je pense qu'on y va tout droit et que... on ne va pas y couper.
- Speaker #0
Moi, je pense qu'on y va tout droit. Et c'est l'élément qui me met un coup de massue sur la tête par rapport à ta précédente question sur les bonnes nouvelles.
- Speaker #3
Rappelle-toi quand même qu'il y a des jolies choses. Voilà.
- Speaker #0
Je t'avoue que ça, parce que j'ai parlé de la canicule et de l'IA en plus, je t'avoue que je seconde tour le peine et les filles là. Oui, mais il n'est pas en 2026,
- Speaker #2
il est en 2027. Tu as le temps de te préparer.
- Speaker #0
D'ici là, j'espère qu'on aura des bonnes nouvelles, justement.
- Speaker #2
Mais en tout cas, on voit que l'on est effectivement dans un moment un peu charnière.
- Speaker #3
Je pense que c'est l'électeur inéluctable que vous. Je pense que c'est l'électeur.
- Speaker #2
Mais effectivement, A ton avis, à quel moment est-ce qu'il faut rouvrir ce sujet-là pour avoir un peu plus de recul et se mettre dans la dernière droite de la présidence ?
- Speaker #3
Deuxième quinzaine de février. Deuxième quinzaine de février.
- Speaker #2
Bon, bah, écoute, on se le note. On prend rendez-vous. On prend rendez-vous. Deuxième quinzaine de février. On réécoutera ce qu'on a dit là.
- Speaker #3
On saura déjà s'il y a le candidat sauveur de la France. François Hollande. On verra.
- Speaker #2
Ça va être extrêmement intéressant de savoir si... Non,
- Speaker #0
parce que vous avez oublié des candidats.
- Speaker #2
Le maire de Saint-Ouen,
- Speaker #0
aussi. qui peut jouer.
- Speaker #3
Il a dit qu'il voulait, je crois, de ce que j'ai lu entre eux, qu'il soutiendrait Hollande si Hollande se présentait. S'il revenait sur la déchance de Nationali.
- Speaker #2
Pour moi, on n'est pas sur des candidatures, on est sur des gens qui se positionnent pour la suite, mais ce n'est pas des vrais candidats. Tout ça, ça ne va pas au bout en termes de candidature.
- Speaker #3
Olivier Faure se va aller au bout.
- Speaker #2
Alors, Olivier Faure, à mon avis, pour le coup, là, je mets très bien un petit biais sur le fait qu'il ne survivra pas à la primaire socialiste Olivier Faure. Mais en tout cas... Je reconnais quelque chose, c'est le panache de Ségolène. C'est-à-dire, on peut en penser ce qu'elle veut, on voit quand même dans ces moments-là, on est quand même face à un animal politique, et elle est très forte.
- Speaker #0
C'est un animal politique, mais moi, elle m'inquiète, en fait. Comme elle a les énormités qu'elle sort.
- Speaker #2
Mais oui, mais parce qu'elle est en campagne.
- Speaker #0
Elle est en campagne. Je comprends pas, en fait. Elle dit des bêtises incroyables de temps en temps.
- Speaker #2
C'est parce que tu es misogyne,
- Speaker #0
Jean. Reviens-toi le discours sur les rodéos urbains. Ça la discrédite complètement, sur les activités, et ainsi de suite, que ça peut te manquer.
- Speaker #3
mais c'est pas possible et donc on voit personne émerger on est d'accord là on pense qu'on a le très clairement la dernière question ah non sans dire émerger mais
- Speaker #0
Il peut être nouveau pour le très grand public. René voyait Lysnard.
- Speaker #2
Je voyais Lysnard monter. Après, il y a quand même un paramètre qu'on n'a pas cité et on n'en parle plus. C'est le fait que Marine, elle doit se présenter mais il y a quand même une décision de justice qui doit arriver. Il y a un appel qui en... Non,
- Speaker #3
il y a eu la... Elle essaie de pourvoyer en cassation. Ce sera après l'élection.
- Speaker #2
On ne sait pas quand est-ce que ça aura lieu. On ne sait pas quand est-ce que ça aura lieu. Donc si effectivement le résultat du pourvoi en cassation a lieu avant, peut-être que ça peut faire quelque chose. et je note quand même que l'entrée en campagne de Marine on voit les dissensions avec Jordan peut-être que ça peut, pour le moment dans les sondages on voit que ça ne fait rien mais ça peut les faire vaciller en tout cas au niveau du parti puisqu'on voit que la cohésion n'est plus de plus je pense que ça fera rien du tout,
- Speaker #0
c'est comme Trump aujourd'hui ça glisse sur ces gens là et il se passera rien rendez-vous deuxième quinzaine de février merci,
- Speaker #3
on a de la chance entre on du ski et les autres on va échanger sur la présidence ça sera un bon moment
- Speaker #2
Il nous reste un sujet ? On a le temps encore de faire des sujets ? Eh ben oui, allez, encore un dernier sujet. Tu choisis un de nos sujets ? Oui,
- Speaker #3
je choisis un de vos sujets. Le sujet, le principal sujet de fond de ce soir.
- Speaker #2
Allez.
- Speaker #3
Sidney Sweeney était l'idiot utile des masculinistes.
- Speaker #2
Alors, qui nous rappelle déjà la polémique autour de Sidney Sweeney ?
- Speaker #3
On parle de la polémique de Sidney Sweeney qui a posé quasiment nu pour des sites de Paris Sportif. Tout à fait. Entre guillemets, disclaimer, dont elle est actionnaire. Dont elle est actionnaire.
- Speaker #2
C'est pas un disclaimer. Attention, ça a son importance. Oui,
- Speaker #3
donc c'est un disclaimer.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #3
Donc, elle pose nue ou moitié nue. Non, pas totalement nue. Des parties intimes.
- Speaker #2
Jean aurait bien aimé qu'elle pose totalement nue, mais elle n'était pas totalement nue.
- Speaker #3
Et donc, il y a eu des réactions, notamment de grands sportifs, qui disent que c'était désuet, irrespectueux du sport, que tous les efforts qu'elles ont faits pour un peu mettre au même niveau, qu'en tout cas, il n'y ait pas une discrimination sur la manière de pratiquer le sport, étaient mis à mal par ce type de posologie, si j'ose dire.
- Speaker #2
Est-ce que toi, ça t'a choqué, Robert ?
- Speaker #3
Je n'ai pas été choqué plus que ça, mais... on voit quand même que ça titille les instincts peut-être les plus primaires. Mais en même temps, qui est la zone de chalandise de ce site de Paris Sportif ? Je ne sais pas mener d'enquête. Vraiment,
- Speaker #2
son héros,
- Speaker #3
on n'est pas concerné.
- Speaker #0
Moi, je veux dire une chose, c'est que déjà, je ne peux pas être objectif. Je suis un homme hétéro-cytgen et j'ai vu la pub. Donc, j'ai perdu toute objectivité puisque j'ai vu la pub. Si vous l'avez vue... Je pense que vous êtes dans la même situation que moi.
- Speaker #2
Écoute, moi, j'ai vu de très jolies choses.
- Speaker #0
Exactement. Donc, à partir de là, c'est difficile d'être objectif parce que d'un côté, j'essaye de comprendre le discours et de l'autre, j'ai vu une pub, je ne l'ai vue qu'une fois, je dois avouer. Mais je n'ai pas détourné mon regard et c'était agréable. Alors, ça paraît bourrin ce que je dis, je vais passer pour un vieux parvers ou je n'en sais rien. Un vieux dégoûtant. Voilà, exactement.
- Speaker #3
C'était ça sa source d'espoir pour la décision de l'an 26.
- Speaker #0
Alors, par rapport aux critiques qu'elle a eues. Comment dire ? Déjà, effectivement, elle est actionnaire. Elle promeut son business.
- Speaker #3
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Non, mais elle promet son business. Ça,
- Speaker #3
c'est sa démarche. Après, c'est ce qu'on l'a jugé. Ah oui,
- Speaker #0
mais alors ça, après, c'est son business. Deuxièmement, je trouve ça super hypocrite, en fait, parce qu'en gros, on va lui reprocher d'avoir fait ça. Mais d'habitude, je ne sais pas, je n'ai pas vu des rugbywomen dans les précédentes pubs Betclic ou quoi que ce soit. Enfin, je veux dire, il faut arrêter la représentation de la femme dans les trucs de Paris Sportif. Les Paris Sportif, ils s'adressent aux jeunes hommes de quartier populaire. parce que ça a le vecteur de tu vas gagner de l'argent, réussite facile, c'est la cible. N'importe quel pub que tu regardes, c'est un jeune à casquette, et ainsi de suite.
- Speaker #2
Mais donc tu penses que ce public-là ne peut être adressé qu'avec une femme à poil ?
- Speaker #0
Je ne dis pas qu'il ne peut être adressé avec une femme à poil, je dis juste que c'est hypocrite de penser qu'on va s'adresser avec un discours de déconstruction pour vanter des paris sportifs. Donc c'est juste pour ça.
- Speaker #3
On va dire que ça stimule les instincts primaires de l'homme et que c'est juste... C'est cette logique-là qui est... Oui,
- Speaker #0
bien entendu. Après, ça reste les sportifs. Déjà, il y a des lois qui sont en préparation, qui n'ont pas encore été votées, déjà pour interdire les lois sur les paris sportifs. Les publicités ? Les publicités, pardon, pour les paris sportifs.
- Speaker #2
Mais là, c'est les publicités qu'aux Etats-Unis. Oui,
- Speaker #0
qu'aux Etats-Unis, mais il y a quand même des lois en France. Ils veulent aussi interdire, je crois à terme, que des vedettes, des stars, puissent faire la pub des paris sportifs. donc il y a bien un problème avec les paris sportifs donc de toute façon le sujet est sulfuré quoi qu'il arrive et ensuite vouloir faire en sorte que la communication des sites de paris sportifs soit vertueuse bon voilà c'est juste hypocrite c'est tout ce que je veux dire moi je remarque plusieurs choses déjà là où je trouve que la réaction est plutôt saine c'est qu'on voit qu'il y a une évolution par rapport à la publicité dans laquelle on met en avant le corps de la femme c'est à dire que pendant très longtemps il y a eu cette
- Speaker #2
tendance qu'on appelait le porno chic pour la publicité notamment des marques de luxe et c'est vrai que pendant des décennies ça ne gênait strictement personne de voir des femmes à poil vanter des produits de luxe ça posait aucun problème. Donc là de voir cette évolution c'est important. Après ce que je note c'est que c'est vrai que les réactions sont plutôt venues du monde des sportives. Et notamment on voit qu'il y a eu lors des derniers championnats d'Europe d'athlétisme il avait été décidé de les filmer sous un certain angle pour ne surtout pas sexualiser le corps de la femme et en gros on montre pas les fesses des sportives mais on montre la performance sportive en tant que telle.
- Speaker #0
C'est un autre sujet pour moi, là je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #2
C'est un autre sujet, mais le fait que ce soit les femmes sportives qui réagissent par rapport à ça, c'est intéressant. On a vu justement que si Nesson... Sweeney a répondu aux attaques en publiant les unes de Sports Illustrated et d'autres journaux de ce type-là, dans lesquels les femmes sportives posaient à moitié nues et faisaient...
- Speaker #3
Oui, après, il y a son personnage qui, forcément, à la base même, en tant qu'actrice d'Euphoria, etc.
- Speaker #0
Elle avait déjà fait l'année dernière des pubs où elle portait des jeans et il y avait un genou sur les jails, et ainsi de suite. Et ça avait déjà fait... Il y a un an, scandaleux.
- Speaker #2
C'est pour ça que je reviens... sur la formulation qu'on avait « était l'idiote utile des masculinistes » , ce qu'on reproche aussi à Sidney Sweeney, c'est effectivement de propager ce cliché de la femme objet et de la femme objet de cérébré également et soumise au bon vouloir de l'homme blanc dominateur et système patriarcal.
- Speaker #0
Dès qu'une femme joue cette carte-là, on la discrédite en disant qu'elle est l'idiote en fait, quelque part, et qu'elle ne comprend pas ce qu'elle fait. Moi, je pense qu'elle sait ce qu'elle fait.
- Speaker #3
Oui, de manière cynique ou pas.
- Speaker #0
Bien sûr, alors ça peut être tout à fait cynique, mais en tout cas, je ne pense pas qu'il faut forcément penser qu'elle est idiote.
- Speaker #2
Je pense que Sydney Sweeney, justement, assume ça, et le fait qu'elle soit actionnaire, qu'elle se mette directement en scène pour son business, et quand on voit tous les rôles qu'elle a joués, elle a quand même souvent joué ce rôle de femme fatale, en mettant en avant ses formes, peu habillée, etc. Par contre, une question que ça pose, c'est que ça fait réagir, mais si ça avait été une femme noire, obèse... qui avait fait cette publicité-là. Peut-être qu'un certain nombre de personnes qui reprochent cette publicité diraient « Regardez cette ode au body-positivisme, regardez, des femmes comme tout le monde peuvent se reconnaître dans cette publicité-là. » Je pense qu'à l'inverse, les personnes qui aujourd'hui ont surréagi auraient surréagi d'une autre manière si ça avait été un autre type de personne, je pense.
- Speaker #0
Je ne sais pas. J'avoue, de toute façon, je vous l'ai dit, je ne suis pas objectif.
- Speaker #3
Oui, toi, la publicité, tu la prends comme elle est. La publicité sexuelle qui est quelque chose de... En plus, il y a beaucoup d'érections américaines, où il y a l'hypocrisie à son maximum, justement, où tu vas avoir du sexe un peu partout, mais dont on dira qu'il ne faut pas qu'il y en ait.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai que c'est toujours la contradiction aux États-Unis, où on a un côté très puritain et l'autre côté très libéré, excessif, dans le voyeurisme. Moi, je trouve en tout cas que cette publicité, encore une fois, elle était assez représentative de l'époque dans laquelle on vit, qui est très polarisée, sans nuances, et où immédiatement... On est tout de suite pour ou contre cette publicité avec des points de vue très excessifs.
- Speaker #0
En tout cas, on parle de la pub et donc elle a réussi.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Mais je pense qu'elle a réussi, elle a parfaitement réussi.
- Speaker #0
Au-delà même des Etats-Unis, puisqu'on en parle en France, alors que je ne sais même pas si le site est accessible ici.
- Speaker #3
Je ne crois pas. Oui, les articles, on tourne autour de la réaction des sportifs surtout. Finalement, c'est la même chose. C'est quoi l'effet Barbaras-Treson, non ? C'est parce que les sportifs en parlent qu'on va aller regarder la pub. Alors peut-être que ce serait passé un peu... Mais sur le principe, elles ont envie de faire valoir leur point.
- Speaker #0
Bon, donc non, pas idiot utile.
- Speaker #2
mais je ne suis pas objectif encore une fois bon très bien parfait bon je crois qu'on est arrivé on est arrivé au terme de cette émission alors petit débris vite fait Robert comment tu t'es senti cette expérience ?
- Speaker #3
très bien très agréable c'est pas simple de trouver ces mots par moment mais ça vient au fur et à mesure de l'échange c'est une safe place je retiens qu'il faut quand même un peu potasser certains sujets pour pouvoir réagir la Sydney Swinney j'avais suivi de loin mais si on n'est pas vivre sur l'actualité il faut quand même bien suivre les choses safe place en effet c'est un des seuls endroits où on est peut-être moins polarisé justement on essaye de on est sans doute pas d'accord sur tout mais c'est vrai que le maître mot de l'échange là c'était on trouve que beaucoup trop de choses sont polarisées je pense exactement et
- Speaker #2
est-ce que tu as senti de la bienveillance autour de toi ?
- Speaker #3
pas forcément surtout tu m'en regardes mais je n'en demandais pas tu étais servi alors c'est à quoi je m'attendais pas
- Speaker #2
Bon, très bien. Et vous,
- Speaker #3
cette première, vous êtes convenu de se féturer ? Alors moi,
- Speaker #0
je te mets une très très bonne note. Je suis très content de cette ouverture des BSP avec toi, Robert. Je pense que ça sera à refaire.
- Speaker #2
Ça sera à refaire. Et puis surtout, on attend les retours de notre communauté parce que nous, on a passé un bon moment. On attend d'avoir les opinions de tous nos fidèles auditeurs et qu'ils nous disent ce qu'ils en ont pensé.
- Speaker #0
Moi, je pense que Robert va être publicité.
- Speaker #3
Merci à la communauté. On attend vos retours.
- Speaker #2
Merci Jean. Merci Robert.
- Speaker #0
A très vite. A bientôt.
- Speaker #3
A bientôt. Au revoir.
- Speaker #1
Peace for the peasant !
- Speaker #3
C'est Léa ça ?
- Speaker #2
Ça enregistre ? Ouais Robert Robert est un newbie Au revoir