- Speaker #0
Le cercle violet. Le cercle violet. Le cercle violet. Bienvenue dans le cercle.
- Speaker #1
Fin de vingtaine, début ou fin de trentaine, à ce stade, en majorité, on a déjà connu une relation amoureuse long terme et surtout la fin de cette relation. J'ai hâte de vous en parler, de cette transition couple au célibat, ce que c'est de se retrouver sur le marché du cul, sans réelle expérience. Mais aujourd'hui, on va d'abord parler du moche. On va parler de la fin des relations. Qui sommes-nous réellement en dehors du couple ? Comment sait-on que c'est la fin ? Peut-on partir en bons termes ? Qu'est-ce que la rupture fait à notre estime de soi ? Aujourd'hui, j'accueille Léa dans le cercle.
- Speaker #0
Hello ! Coucou tout le monde !
- Speaker #1
Salut, merci, bienvenue Léa. Léa est la fondatrice de Sensé Paris, qui est une marque de lingerie fabriquée en France et en Lens. Léa anime régulièrement des tables rondes sur les sujets de santé à Paris, et puis surtout, elle a lancé récemment son podcast qui s'appelle Le Coeur Rouge, que je vous invite évidemment à aller écouter. Toi et moi, Léa, on se connaît depuis un moment déjà et surtout, on a un parcours de vie très, très similaire. On a eu les deux une relation amoureuse très longue qui a un peu marqué notre vingtaine et j'aimerais en parler aujourd'hui. Si tu peux nous en dire quelques mots pour commencer.
- Speaker #0
Effectivement, écoute, comme toi, longue relation amoureuse où on croit que c'est le bon, que la fusion est là, que la compréhension est là. Et c'est vrai que plus au fur et à mesure, on se dit est-ce que c'est l'amour de ma vie ? Et plus le temps passe, je me suis rendu compte que c'était quelqu'un qui n'était pas forcément l'amour de ma vie. Au contraire, quelqu'un qui me poussait dans des zones qui n'étaient pas forcément très agréables, mais qui au final m'a appris plein de leçons, mais je ne vais pas tout dire tout de suite.
- Speaker #1
Ça marche. Cette relation a duré combien de temps ?
- Speaker #0
Cinq ans au total.
- Speaker #1
Ok, cinq ans. de mon côté j'ai une relation qui a duré 8 ans et demi donc ça fait un peu long ouais ça fait un peu long et du coup forcément ça donne forme un petit peu à qui tu es d'une certaine façon j'ai pas de regrets sur cette relation je pense qu'une intime partie de moi est convaincue que c'est aussi encore et toujours l'amour de ma vie mais je pense qu'on en a plusieurs donc c'est pour ça qu'il y a envie d'aborder cette problématique aujourd'hui Merci. j'aimerais te demander à quel moment tu as su que la relation ne fonctionnait plus et si le moment où tu t'es rendu compte que ça fonctionne pas, tu es parti ou si tu es resté et tu es parti ensuite, ou si au final c'est pas toi qui est parti, c'est lui qui est parti racontez un petit peu cette fin, tu vois, mais cette fin qui souvent on dit les femmes elles quittent les hommes avant de partir pour de vrai à voir si c'est vrai, si c'est faux Mais je trouve qu'il y a une rupture mentale avant d'avoir une rupture matérielle du couple. Et du coup, si tu peux un peu nous en parler.
- Speaker #0
Bah ouais, carrément. Enfin moi, en tout cas, je ne suis pas partie tout de suite. J'ai laissé beaucoup, beaucoup de... J'ai mis beaucoup d'énergie et d'espoir dans cette relation. Parce que, clairement, c'était l'homme de ma vie. Après, je ne lis pas dans l'avenir, mais c'était l'homme de ma vie parce qu'on était sortis quelques mois ensemble quand on avait 14 ans. et qu'on s'est retrouvés quand on en avait 24, je crois. Et c'est vrai que quand ça a commencé à aller mal, je me sentais moins écoutée, je pense que lui se sentait moins aimé. Et au final, on a nourri une sorte de compétition, on a nourri une sorte de jalousie, de « je fais plus que toi, je m'investis plus que toi » . Et au final, on n'a pas travaillé en équipe. Et moi, je me suis quand même battue. J'ai proposé quelques solutions. Il en a proposé d'autres, mais je pense que les soufflements, j'ai bien mis un an et demi avant de me résigner. Je pense que tu vois, sur les cinq ans, il y a dû y avoir quand même un an, un an et demi où ça n'allait pas. Mais je restais quand même.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un événement qui te marque où tu t'es dit putain, mais ça est n'importe quoi, mais tu es quand même restée et tu te dis ah putain, vraiment pas ouf, genre.
- Speaker #0
Ouais en vrai, quand j'y repense aujourd'hui, parce que moi je ne fais pas spoil mais aujourd'hui je suis dans une nouvelle relation, mais quand une fois j'ai voulu parler pour aller boire un verre et il m'avait répondu, c'est horrible mais, il m'avait répondu pourquoi tu veux qu'on aille boire un verre et parler, on vit déjà ensemble. Et ça m'avait marqué, je me suis dit mais c'est pas parce qu'on vit ensemble qu'il ne faut pas qu'on se regarde droit dans les yeux pour régler nos problèmes en fait. Ça, ça m'a resté en tête.
- Speaker #1
Et toi ? Ah ouais, c'est dur. Écoute, moi, c'était une Saint-Valentin où je m'étais préparée. Je me souviens, j'avais un espèce de body noir, une jupe noire en satin patineuse. J'avais mis des talons, je m'étais dessinée des petits cœurs sur le visage. et voilà moi je suis très romantique donc j'adore ce genre de choses j'aime beaucoup fêter j'adore les surprises et c'était pas du tout son truc et je me souviens il était un peu saoulé de tout ce que je faisais pour la Saint Valentin, il était un peu en mode c'est un peu too much on va juste au resto et ça m'avait hyper blessée en vrai je me suis dit putain je voulais juste me faire belle donc vas-y, déjà t'apprécies pas ça et puis euh... Et j'avais envie de nous célébrer, nous, et de célébrer l'amour, tu vois, et ça n'avait pas été pris en compte. Et je sais qu'il n'y a pas forcément de choses négatives ou c'est pas négatif pour lui de me le dire, et il n'y avait pas de sentiments négatifs non plus à son égard. Mais c'est vrai que ça m'avait fait mal au cœur et je m'étais dit « putain, je peux même pas juste... » Enfin, même quand je suis contente, c'est pas bien, tu vois. Et là, je me suis dit « waouh, je sais pas si on est compatibles là tout de suite maintenant, quoi. »
- Speaker #0
Ah oui, enfin, tu vois, temporalité, ouais, de timing.
- Speaker #1
parce que le romantisme n'y était pas ou en tout cas n'y était plus et moi c'est une partie importante de ma vie j'aime bien comme dit sur internet romantiser ma vie apprécier les petites choses en faire des grandes choses j'aime bien célébrer en fait toutes les choses qu'on vit qu'elles soient surtout les choses positives tu vois je me dis j'ai des émotions de manière tellement intense négative que les petites choses positives, je suis contente quand mes amis veulent en faire des pâtes à caisse. Je me dis, OK, cool. Ils veulent faire des pâtes à caisse, parce que j'ai du mal à célébrer mes victoires et j'ai du mal à célébrer les choses positives. Pour moi, les choses positives, c'est juste, OK, bien.
- Speaker #0
C'est normal. C'est quoi la suite ?
- Speaker #1
C'est ça, c'est quoi la suite et tout. J'ai du mal à juste baigner dans le positif et à me dire, je suis fière de moi, je suis contente, j'aime bien. donc en termes de temporalité là je me suis dit oh il y a incompatibilité parce que t'as pas envie de fêter ces petits trucs là et moi j'en ai besoin pour survivre tu vois ?
- Speaker #0
un contraste, un décalage en vrai sur les événements comme ça surtout célébrer l'amour en vrai c'est vraiment un terreau je trouve si tu l'alimentes pas ça se voit direct je trouve ça, les semaines à venir les nuits, les rapports les couchers sont vraiment pas pareils quand il y en a un qui, pas qu'il décroche mais qui alimente moins que l'autre et qu'il s'éloigne un peu, ça se sent direct, je trouve.
- Speaker #1
Ouais, et puis au-delà, je pense qu'il y a un truc du... On n'est pas obligé d'être à la même énergie tout le temps, mais c'est bien que ça se renouvelle et que, OK, moi, je ne suis pas à 100 % aujourd'hui, mais je suis à 10, et tu célèbres aussi le 10. Mais en fait, quand il y en a un qui est à zéro, et ça dure dans le temps, parce qu'à nouveau, je pense que c'est OK d'être à zéro. Mais quand ça ne remonte jamais...
- Speaker #0
Ça casse. Grave. C'est bon.
- Speaker #1
En tout cas, voilà. Mais du coup, j'aimerais te demander pourquoi tu n'es pas partie quand tu t'es rendue compte de ce genre de choses. Qu'est-ce qui a fait que tu es un peu restée ? Et si tu peux nous raconter un petit peu comment ça s'est passé quand ça s'est fini.
- Speaker #0
Pourquoi je suis restée ? Parce que j'étais attachée à lui et à la relation. Et je trouve que dans notre génération... Il y a beaucoup de préjugés sur le fait qu'on abandonne vite, qu'on lâche vite les relations, qu'on change beaucoup, qu'on ne se bat pas. Et c'est vrai que je n'avais pas envie de confirmer cette idée-là qu'à la moindre difficulté, il fallait partir ou il fallait abandonner. Et je n'ai pas ce caractère-là d'abandonner. Du coup, je voulais comprendre pourquoi ça ne marchait plus. Je voulais m'instruire, je voulais qu'on trouve des solutions. Parce qu'on le méritait. Je trouve que l'histoire le méritait. Et vu que ça restait dans ma tête toujours l'homme de ma vie, je ne vois pas d'autre issue que de rester là et de me battre. Donc il fallait que je reste, tout simplement.
- Speaker #1
Je comprends ce que tu veux dire. Pour le coup, je ne suis pas partie parce que, comme toi, je pense qu'il y a cette croyance profonde qu'on est censé être ensemble et c'est toi ma personne, donc on va rester jusqu'au bout. En plus, de mon côté, j'ai ce traumatisme et cette peur de l'abandon. Du coup, je n'abandonne pas les gens. J'attends qu'ils me quittent, en fait. C'est ce qui est arrivé, pour le coup. Donc voilà. Enfin, on s'est quittés. On s'est mutuellement quittés, mais bon, plutôt du sien que du mien. Et je pense qu'il a eu raison, parce que moi, je ne l'aurais jamais fait, même si c'était nécessaire. Mais je ne l'aurais jamais fait de par mes traumas aussi, tu vois. Du fait que même si je vois que ce n'est pas bien, je reste dedans, tu vois. Donc je pense que c'est ça qui a fait que je suis restée longtemps, c'est parce que j'ai du mal à juste quitter les gens, même quand ça ne va plus en fait, tu vois. Et encore plus dans cette relation qui a duré super longtemps. et qui au final t'a défini dans certaines choses je pense qu'il y a une partie de moi qui pour bien la connaître il faut le connaître lui aussi parce que forcément on s'est apporté tellement pendant presque une décennie que c'est obligatoire donc voilà mais je me demandais du coup est-ce que la rupture est-ce qu'elle a été dans les cris et les larmes est-ce que ça a été progressif Merci. plusieurs fois, est-ce que vous êtes revenu, remis le couvert ? Comment ça se passe une fin de relation ?
- Speaker #0
Cette fin de relation, elle a été saccadée. À une période, je suis sûre de moi, ça sert à rien, on arrête. Lui, dans l'incompréhension, volonté de se battre et d'arranger les choses, un peu de drama. Mais moi, en mode tête haute, je pars, je marche droit, je veux avancer. Et deux semaines après, hyper fébrile, je crois que c'est pas une bonne décision, je t'aime encore. Viens, on reste ensemble, on se bat. Donc en fait, je crois qu'on s'est séparés vers la fin deux fois. Et on s'est remis ensemble deux fois à nouveau. Parce qu'on voulait se battre, parce qu'on avait trouvé des petits tips, tu vois, faire des listes de ce qu'on aimait chez l'autre ou ce qu'on voulait améliorer. On initiait plein de choses comme ça. Et là où ça a marqué, et encore ça avait marqué, soi-disant un point d'honneur, mais je viens pas retomber dedans à un moment. Mais comment ça s'est terminé, c'était en fin d'année. Ça allait être le nouvel an, et du coup tu te dis, bon allez, nouvel an, nouvelle année, nouveaux objectifs, allez. Et en fait, on s'est revus pour reparler. On a eu beaucoup de tendresse, beaucoup de dialogue, mais on avait réussi à se dire tous les deux droit dans les yeux. On ne s'apporte pas que du bon et beaucoup plus de mauvais. je pense qu'on est allé au bout, on s'est bien battu. Et il y a eu des larmes, il n'y a pas eu vraiment de cris, mais c'était très... Il y a eu beaucoup de pudeur en fait, et de résilience à se dire, bon bah voilà, ça y est, je crois qu'on a atteint le bout. Donc, pas simple, pas simple parce qu'au final, moi j'ai mis au final un an et demi avant de me remettre avec quelqu'un, et j'ai eu une belle période de... Je veux pas être en couple... Je préfère être seule, par peur de souffrir, en fait.
- Speaker #1
Oui, évidemment. Évidemment, évidemment. Je pense que c'est toujours un peu moche, les ruptures. Enfin, c'est jamais très beau, quoi. Mais tu vois, ça me fait penser aussi du côté des proches, tu vois, quand t'es longtemps avec quelqu'un. Et il y a des conséquences matérielles et sociales à se séparer, tu vois. Moi, j'ai eu du mal à réaliser que... que ça allait changer complètement ma vie. Et j'ai trouvé ça un peu violent, en vrai. Parce que, bon, on vivait ensemble, donc tu dois changer d'appartement, trouver un appart solo, machin. Et puis, il faut l'annoncer à ton cercle d'amis, il faut l'annoncer à tes parents. Et je trouve qu'il y a un truc un peu... Enfin, moi, j'avais ressenti de la honte à l'époque. Parce que, je sais pas, je pense que c'est la fin de quelque chose. Et puis, t'as l'impression que t'as échoué, je pense. quand tu annonces une rupture, en tout cas moi j'avais ce sentiment de dire j'ai échoué mon couple ou j'ai échoué quelque chose de dire que c'est terminé et puis ouais il y avait ce truc de putain faut que je l'annonce à mes potes parce que tous mes potes en dix ans savent que je suis avec x y ma mère enfin et puis il faut que je trouve un appart faut que économiquement ma vie change parce que ben j'ai plus la force économique du couple en fait simplement donc Et ça, j'ai trouvé ça un peu violent. Est-ce que de ton côté, ça a été un peu plus simple ?
- Speaker #0
Un peu, je pense, parce qu'on ne vivait plus ensemble. Donc déjà, j'avais mon indépendance et lui aussi. Donc il n'y avait pas ce sujet de... On avait vécu ensemble pendant les cinq ans, mais à ce moment-là, on ne vivait plus ensemble. Donc je pense que ça a pas mal aidé et ça nous a aussi desservi, tu vois, in fine. Je pense que ne pas être proche physiquement quand tu essaies de solutionner des problèmes de couple, c'est encore plus dur. Parce que tu dors pas avec tout le temps, tu peux pas vraiment te rapprocher, faire plein d'activités. Ça nécessitait une orga de dingue. Donc matériellement, je l'ai pas trop ressenti. Par contre, effectivement, moi, c'était plus la pression sociale, amicale, familiale, de te dire, t'avais dit que cette fois, ce serait la bonne et ça l'est toujours pas. Ou alors... Bah c'est ta relation la plus longue, que tu disais à tout le monde que tu te projetais vraiment long terme et là bah du coup c'est plus le cas. Faut que t'explique pourquoi mais pas trop en détail. Donc moi la rigueur ce qui me gênait c'était plus qu'aller dire les gens, qu'aller dire ma famille parce que j'avais dit ouais c'est l'homme de ma vie et au final... plus vraiment quoi.
- Speaker #1
Ouais ouais je comprends totalement je trouve qu'il y a un peu une pression par rapport à ça et puis en plus moi je me dis la rupture est arrivée en fin de vingtaine et en fin de vingtaine toutes mes copines elles sont en couple dans des relations long terme donc moi je me retrouve le seul champignon là de la forêt qui est tout seul tu vois et ça c'était un peu dur à vivre parce que Parce que les meufs, enfin mes copines en tout cas, à nouveau, elles étaient dans des relations long terme. Il y avait quelques potes célibataires évidemment, mais soit on ne vivait pas le célibat de la même façon, soit elles n'étaient pas célibataires à ce moment-là. Donc du coup, c'était un sentiment plutôt de profonde solitude aussi, tu vois.
- Speaker #0
Ok. Ah ouais, tu as eu de la solitude là-dessus ? Moi, je comprends en vrai. En vrai, parce qu'en plus, personne ne peut vraiment comprendre. je trouve que c'est hyper dur de... Même de demander de l'aide pour son couple, parce que même si les gens, après, ils essayent de rabibocher ou de te dire, faire voir le bon côté des choses, les gens sont pas à l'intérieur. Donc, en final, t'es toi avec tes états, avec tes idées, avec tes... Avec ton petit paquet, comme ça, le résultat de cette rupture. Et tu sais pas trop quoi en faire. Mais ça... En tout cas, j'étais le deuxième champignon à côté de toi dans la forêt. C'est bien !
- Speaker #1
à se trouver à ce moment là mais totalement mais c'est ça tu vois tu es là tu parles à tes copines et en fait moi pour le coup je découvrais le célibat parce que mon couple avait commencé j'avais 18 ans donc en fait je me retrouve à 27 je crois et je suis en mode mais frère je sais pas draguer moi la dernière fois que j'ai dragué est-ce que j'avais des poils même tu vois c'est le truc du mais qu'est-ce qu'il se passe Merci. entre temps on drague plus trop pareil, je connais pas les codes, je sais pas quoi faire Et puis ouais la dernière fois que j'avais une vie sentimentale on va dire débordante j'étais une gamine en fait, j'étais au lycée et maintenant je suis une adulte et c'est compliqué à conjuguer tu vois qu'est ce que tu fais comment enfin je me souviens que la première fois que voilà j'ai vu quelqu'un d'autre, bah déjà t'as ce sentiment bizarre, t'as l'impression de tromper ton ex tu vois et puis le temps que ça m'a pris pour remarquer que cette personne me draguait, c'est insane. Ah ouais ? Tu vois ? Bah ouais, j'ai pas remarqué. Je me suis dit, je... Enfin, non. Je sais pas,
- Speaker #0
qui me fait des attentions et tout,
- Speaker #1
mais... Non, même pas, je me suis dit, je sais pas, ouais, ouais, c'est un mec sympa, on a de bons délires. J'ai pas compris qu'il y avait un truc romantique ou sexuel derrière, parce que j'avais pas d'expérience, en fait. Tu vois ? et c'est là où tu te confrontes à ça c'est que tu te confrontes au fait que ah je suis pas du tout expérimentée dans le truc alors que dans un sens évidemment tu l'es parce que t'as une relation longue donc tu sais ce que c'est le relationnel, tu sais ce que c'est l'humain tu sais ce que c'est la sexualité mais t'arrives quand même sur un marché bien rodé quoi c'est clair surtout quand tu vois sur les réseaux toutes les évolutions année après année sur les
- Speaker #0
relations de couple genre euh... En ce moment, c'est hyper dur de trouver quelqu'un pour x et y raison. Et puis en ce moment, les générations 90-2000, soit ils sont mariés, soit ils courent des marathons. Et toi, t'es en mode, c'est quoi l'état des lieux, de ce qui se passe dans l'amour, parce que je comprends rien. Pareil, moi j'étais complètement... Bon après, j'ai vite appris les codes, je pense. Mais au final, franchement, c'est vrai que tu sors d'une bulle quand tu sors d'une longue relation, en fait. C'est ça.
- Speaker #1
Que tu sors d'une bulle et évidemment, on a vite appris les codes, mais tu n'as aussi pas envie de te retrouver en couple, tu en parlais un petit peu au début. Tu as envie de te poser pour toi.
- Speaker #0
Oui, clairement. J'ai l'impression que c'est souvent, ou alors je ne suis pas biaisée, mais j'ai l'impression que c'est souvent le cas. Dans les séparations, j'ai l'impression que tu as soit un qui... ou qui un peu se révèle après une rupture, ou tu as celui qui stagne. ou qui est dans la peine. Et j'ai vraiment l'impression que t'as souvent cette personne qui redécouvre le fait de sortir, de voir ses copains, copines, de partir plein de fois en voyage, de manger ce qu'il veut, de faire le sport qu'il veut, qu'elle veut. C'est tout le temps... Et il y a souvent quelqu'un qui peut... Je sais pas, j'ai l'impression, tu me donneras ton avis, mais qu'il y en a un qui se révèle et t'en as un qui est encore un peu dans l'attente de soit on se remet ensemble. Soit j'attends d'évoluer, mais moins vite. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #1
Je vois ce que tu veux dire. Je pense que c'est pas tant l'attente d'on se remettre ensemble, je pense que c'est l'attente d'évolution. Tu as commencé à l'aborder, je pense que c'est l'attente de soi. De, ok, qu'est-ce que je deviens maintenant ? Parce qu'en vrai, post-rupture, il y a plein de choses à se questionner. Moi, je te dis, j'ai re-questionné évidemment mon estime de moi. Je posais la question au début de l'épisode, mais ce truc de, oh là là, est-ce que je suis bankable ? sur le marché du cul est-ce que je plais, est-ce que je plais pas moi dans mon cas je cherchais pas à plaire j'étais dans une relation monogame exclusive, je cherchais pas à plaire aux autres donc moi j'ai surtout cherché à me plaire à moi, ce qui est très bien mais le fait, je me suis dit, oh mon dieu est-ce que je plais est-ce que ouais, tu vois et du coup t'as toute cette remise en question je pense et t'as l'autre Je pense qu'on a tous les deux les deux parties, mais je pense que t'en as qui vont chercher des réponses et t'en as qui les attendent.
- Speaker #0
Ah oui, effectivement. Ah oui, mais c'est vrai qu'on en avait parlé une fois au téléphone ou je ne sais plus quand. Et c'est vrai qu'on avait parlé de... Je continue à avancer et les réponses vont venir à moi, bonnes ou mauvaises. Mais du coup, il faut que j'avance pour les trouver. Si je reste au même endroit, je ne les trouverai pas. Et on en avait parlé de ça. C'est marrant. En fait,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
C'est ça. Je pense que... Je pense typiquement que, voilà, toi et moi, on est des personnes qui vont chercher les réponses. On n'aime pas être restées stagnantes, en fait. Ça nous embête d'attendre, tu vois. Moi, je sais que je suis... Quelque chose qui me caractérise en tant que personne, c'est que je suis impatiente. Donc, il faut que j'aille chercher les réponses. Il faut que j'aille... Je suis hyper curieuse, en plus, du monde, de la vie en général. Il faut que j'aille savoir. Donc, je vais aller chercher ces réponses. je vais aller me mettre dans des positions inconfortables pour les trouver mais Mais je pense qu'il y a des gens qui attendent. Et puis, il y a aussi ce truc de... Il faut digérer. Il faut faire le deuil. Il faut faire le deuil des potentiels. Il faut faire le deuil de tout ce que tu avais rêvé. Il faut faire le deuil de la version de toi qui était avec cette personne. Tu vois ? Et de toutes les versions de toi qui ne deviendront pas parce que tu n'es plus avec cette personne. Et puis, il faut faire le deuil aussi de ce que tu attendais d'une relation et de ce que tu n'attends plus. Moi je me dis j'ai changé le mode de relation que j'avais envie, je me dis j'aimerais réavoir ça mais j'aimerais ne pas avoir ça, j'aimerais ci, j'aimerais ça et j'ai commencé à affiner ce que je veux dans la vie. Mais du coup il y a quand même le deuil de tout ce que je voulais avant.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Tu vois ? Je me dis ça prend du temps. Donc on a peut-être l'impression qu'il y a une personne dans l'action mais une moins. Mais je me dis c'est aussi peut-être d'autres façons de gérer ses émotions quoi.
- Speaker #0
Ouais. Ah ouais carrément. C'est clairement une autre façon de... Dégérer ses émotions, je pense aussi. Parce qu'au final, même si oui, on était dans la quête de réponses, solutions, ou même d'avancer et de ne pas vouloir stagner, le travail, il se fait inconsciemment. Et mine de rien, ça aide à... Je trouve que sortir un peu la tête de l'eau, ça aide aussi à savoir, comme tu disais, un peu ce qu'on veut, ce qu'on ne veut plus, à mettre des mots dessus et à le réaliser. Et dire, ah purée, c'est vrai que là, en rencontrant ci, en discutant de ça et en testant ci, je me rends compte que ça, je pensais que ça allait me plaire, mais ça ne me plaît pas. Ou au contraire, ça, je pensais que ça n'allait pas me plaire, mais ça me plaît. Et putain, j'avais des croyances qui ont changé. Et au moins, tu tires des... Pas des enseignements, je ne sais pas si c'est des enseignements, mais tu tires des idées, des croyances, de tout ça. C'est pas mal, je trouve.
- Speaker #1
Exactement. C'est pas ce que je voulais dire. Ouais, mais je me dis, à quel moment tu réalises, tu vois, en fait... Et puis, il y a une question intéressante. À quel moment... tu te dis, oh, j'ai guéri.
- Speaker #0
Je ne sais pas si de mon côté, j'ai pu aborder tous les sujets qui concernaient cette relation et que tous les sujets potentiellement conscients ont été résolus. Je pense que dans tous les cas, ils ont été à minima acceptés. Je pense que le temps fait beaucoup là-dedans. Parce que mine de rien, avec le temps... Avec le temps, ça apaise, mais en tout cas, moi, je pense que j'ai vraiment eu ce déclic. Et ça a été un bon timing, mais j'ai eu ce moment dans ma tête où je me suis dit, OK, j'ai pris soin de moi, j'ai même retenté des choses avec mon ex, parce que je voulais peut-être retenter l'aventure. J'ai eu l'idée, elle a germé, je me suis dit, non, je ne vais pas l'enterrer, je vais vraiment la remettre sur la table. Ça n'a pas pris et j'ai envie de vous dire tant mieux. Mais du coup, je me suis vraiment dit dans ma tête, là, j'ai l'impression que je suis prête à redonner de l'amour à quelqu'un. Et ça m'a pris un an et demi. Donc, j'ai réexploré des choses, j'ai lu des bouquins et j'ai rencontré du monde. Et au bout d'un an et demi, je me suis dit, bon, moi qui étais très bloquée, pas envie de s'offrir l'amour, dans tous les cas, tu t'investis et après, ça ne marche pas. Bon, moi, je me suis dit, allez, j'ai envie de donner de l'amour et l'amour m'est tombée dessus.
- Speaker #1
Je vois ce que tu veux dire. C'est des grosses réflexions qui arrivent tout doucement. Je suis en train de voir les petites questions que m'ont posées les auditeurs sur la fin des relations. Et une question qui est intéressante, c'est de parler de la période post-breakup, comment ne pas se blâmer et lyncher l'ancienne version de nous-mêmes, et juste l'accueillir, tu vois, cette ancienne version. Parce que, je ne sais pas si ça t'a fait ça, mais après la rupture, tu te dis, oh mon Dieu, comment j'ai pu accepter ça, tu vois. oh là là, purée, maintenant que je me rends compte que j'aime ci, j'aime ça, comment j'ai pu vivre ça, tu vois ? Et comment ne pas s'en vouloir, en fait, d'avoir été dans cette position ?
- Speaker #0
Bah, en vrai, si tu veux répondre d'abord, tu peux.
- Speaker #1
Bah, je pense que c'est... En vrai, moi, je vous dirais toujours thérapie, thérapie, thérapie, thérapie. Moi, c'est... C'est ma croix et ma bannière. Mais au-delà de ça, je pense qu'il faut avoir de l'empathie pour soi-même parce qu'en fait, on donne toujours la meilleure version de nous-mêmes au moment T. En fait, on fait avec ce qu'on a sur le moment T. Donc, on a fait le maximum qu'on pouvait sur le moment avec les cartes qu'on avait. Il y a une certaine indulgence à avoir envers soi-même et une certaine bienveillance parce qu'on ne peut pas trop demander à une ancienne version de nous qui a vécu plein de choses et qui n'a pas guéri certaines choses non plus. Donc je pense qu'il faut le voir de façon assez extérieure et distancée. Ça c'était moi, qui avait cette blessure-là, et puis qui avait besoin de certaines choses aussi que l'autre personne nous apportait sur le moment, tu vois. Je pense qu'il faut pas nier toutes ces choses, faut pas voir l'ex avec le regard qui pétille et voir que les points positifs. Je pense qu'il faut essayer de jauger le truc, mais il y avait des points positifs potentiellement. Évidemment je parle pas de si on est dans une relation... abusive ou maltraitante mais je parle juste des couples qui fonctionne pas ou qui ont pas fonctionné il ya eu du positif et la personne nous a apporté des choses dont on avait besoin sur le moment t et ce ou bien c'était le seul endroit où on pouvait retrouver ça donc
- Speaker #0
je pense que c'est comme ça qu'il faut le voir pour ne pas s'en vouloir je pense qu'on de mon côté je pense que on s'en veut forcément parce que tu as souvent des Moi, c'était souvent avant de dormir, je réfléchissais à ce que j'aurais pu faire différemment, ce que j'aurais pu dire, ce que j'aurais pu tenter pour sauver le couple. Mais au final, tu te dis oui, d'accord, avec X années, X méthodes, X volontés, plein d'énergie, tu peux faire plein de choses. Et puis, si tu étais différente, il se passerait autre chose. Et puis, s'il était différent. Mais au final, effectivement, comme tu dis, tu arrives à un moment où tu dis que tu as fait de ton mieux et que si jamais tu fais du travail sur toi, il ou elle fait du travail sur lui ou elle, ça s'améliore, tant mieux, mais pour l'instant, ça ne marche pas. Donc, autant avancer, autant se pardonner si on le peut, ou vivre avec si on ne peut pas tout de suite se pardonner. Mais je trouve ça vraiment intéressant de, comme tu dis, faire de son mieux. Et la thérapie, effectivement, ça aide. Ça aide. C'est un très bon outil. Mais non, franchement, je dirais que... C'est un peu pas obligatoire, mais j'ai l'impression que ça fait partie du parcours de s'en vouloir un peu. Parce qu'on a l'impression que c'est d'abord la faute de l'autre, puis après c'est notre faute, puis c'est à tous les deux. Puis au final, non, on s'aime, viens, on se remet ensemble. Moi, j'ai eu ces phases-là, au final, à répétition. Et bon, tu te dis, je me suis quand même battue. Je pense que pour y arriver, peut-être, il faut regarder factuellement qu'est-ce que j'ai fait pour que ça s'améliore. et tu listes, je pense, tu peux te faire une petite liste bah j'ai tenté ci, j'ai tenté ça Et du coup, tu peux pas... C'est pas biaisé. Tu vois factuellement que t'as été investi, mais ça a peut-être pas suffi, c'est tout.
- Speaker #1
bah je pense qu'il faut aussi se dire que c'est ok que ça suffise pas
- Speaker #0
et il y avait une question intéressante c'est quels sont les signes avant-coureurs et puis le fait de légitimer la rupture légitimer la rupture dans le sens où parfois, tu vois, je pense que dans nos cas en plus précisément, tu vois ça se termine pas parce qu'il y a eu tromperie, ça se termine pas dans les larmes et le sang parce qu'il y a quelqu'un qui a trahi quelqu'un ou il y a de la colère ou quoi que ce soit ça se termine plutôt dans l'apaisement et avec même beaucoup d'amour Bon. et du coup il y a plein de gens qui se disent ma raison de c'est fini c'est pas une vraie raison mais je pense qu'on a pas besoin de vraie raison pour terminer une relation où on est pas bien si cette relation elle t'apporte pas ce que t'as envie je pense que c'est juste ok de se dire ça me convient pas et je ressens pas tous les sentiments que j'ai envie de ressentir non plus et c'est ok dans ce sens là Donc, je pense que toutes les « raisons » sont bonnes dès le moment où il y a un confort et dès le moment où on n'est pas bien là où on est avec la personne.
- Speaker #1
Carrément. Au final, c'est comme un lieu de vie ou un métier ou ce genre de choses, en fait. Il n'y a pas de bonne raison ou de mauvaise raison de partir ou de rester. C'est qu'est-ce que tu veux, qu'est-ce qui te rend heureuse, qu'est-ce qui t'attire, qu'est-ce qui te ferait plaisir, qu'est-ce qui te nourrit aussi. Et pourquoi je reste ? Parce qu'on se dit, ouais, pourquoi je devrais partir ? Oui, d'accord, mais pourquoi tu restes aussi ? Et de se dire, pourquoi tu restes ? De se dire, pourquoi je partirais pas, en fait ? Parce que... Moi, on m'a déjà posé la question, pourquoi tu restes ? Et le jour où on m'a dit ça, je me suis dit, putain, mais merde ! Pourquoi je reste, en fait ?
- Speaker #0
Ouais, t'as pas de... En fait, je pense que c'est hyper pertinent ce que tu dis. Il y a plein de raisons de partir, mais c'est quoi les raisons qui... où ça restait, est-ce qu'elles sont pertinentes, est-ce qu'elles sont intéressantes, tu vois. Et j'aimerais bien qu'on revienne sur c'est quoi les signes, tu vois, genre c'est quoi les signes si on devait conseiller une nana, c'est quoi le signe que c'est le moment de partir ?
- Speaker #1
Bah, je pense c'est quand tu... Je pense qu'il faut être thérapeute de couple pour avoir des bonnes réponses. Bah, je pense que... quand tu ne penses plus forcément à faire plaisir à l'autre et que tu ressens que bah tant pis pour lui. Enfin moi, il y a un côté, enfin, tant pis pour elle. Et en fait, de ne plus avoir assez d'énergie, de motivation, peut-être d'amour à faire plaisir à l'autre. Peu importe comment, si c'est cuisine, sexe, surprise, attention, massage, je ne sais pas quoi. Mais en fait, son plaisir, tant pis pour lui. Moi, je trouve que ça, à partir du moment où il y a un peu se lâcher... Parce que moi, je l'ai eu, c'était un peu de l'essoufflement, de se dire, plus d'idées, plus de jus, plus d'énergie, à quoi bon ? Et en fait, le peu d'énergie que j'avais, je voulais me le donner. Et en fait, je me suis dit, oh là là, mais quand je me le suis donné à moi, c'était trop bien, et ça m'a donné encore plus envie de le faire. Et du coup, ça nourrit des passions, ça nourrit des amitiés, des projets. Et les projets, les passions, les amitiés ont pris un peu plus de place, puis un peu plus de place, et la personne prenait un peu moins de place. Donc en fait, ça s'est fait un peu... Je pense que ça, ça m'a mis la puce à l'oreille et ça a préalimenté mes choix. C'est bien ce que j'ai dit, mais...
- Speaker #0
Oui, oui, oui, le tant pis pour lui, je pense que c'est pas mal, tu vois. Moi, je racontais cette anecdote de la Saint-Valentin et je m'étais dit, ah bah, tant pis pour lui. Tu vois, genre, si tu vois pas que je suis incroyable, tant pis pour lui. pour toi, ou je me suis dit, bon bah, la prochaine fois, bah tant pis, je ferai pas je ferai pas l'effort, ou je ferai pas le machin parce que tant pis, tu vois, genre j'en ai marre, je suis essoufflée, je suis fatiguée et comme j'ai pas de reconnaissance en face, et ben, tant pis tu vois, donc je pense que c'est un très bon conseil que tu viens de donner moi je me dirais c'est le moment où t'es plus Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm où t'es plus assez content de toi. C'est le moment où tu... Pas que tu te reconnais plus, parce que je pense qu'on se reconnaît toujours, parce qu'on est dans soi-même, donc on a cette conscience de nous. Mais je pense que c'est le moment où t'es plus hyper fière de toi. Tu vois, moi, je me suis dit à nouveau, je reviens sur une anecdote de la Saint-Valentin, parce que j'ai l'impression que c'est un exemple concret et imagé, où je me suis dit, si j'arrête d'en faire autant, entre guillemets, si j'arrête de m'apprêter autant, j'aime pas trop cette personne-là. Tu vois ? Genre j'aime bien la partie de moi qui s'apprête de fou, qui fait des make-up un peu extravagant, qui met des talons pour aller je ne sais où. J'aime bien cette partie de moi, tu vois ? En tout cas, j'aime bien cette partie chez les autres. Tu vois, j'adore voir des meufs qui s'habillent de ouf pour aller au cinéma ou pour aller faire leurs courses. Je trouve ça génial. Tu vois, ça m'apporte du plaisir de voir ça. Je me dis, ah putain, j'aime bien les gens qui vivent la vie à fond comme ça et qui se font plaisir. Et si je ne retrouve plus ça chez moi et que c'est provoqué un peu par un comportement de l'autre, c'est peut-être le moment de partir.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ah ouais. Tu vois, parce que ça transforme une partie de toi que t'aimais bien, tu vois. Une partie de toi qui t'alimentait. donc ça va, en fait je trouve que dès l'heure où ça commence à toucher à l'estime de toi à ta confiance en toi, faut peut-être soit te poser la question du ok, il y a un truc qui va pas et faut qu'on aille en thérapie de couple, faut qu'on en parle faut qu'on voit les choses ensemble, parce que c'est possible c'est peut-être pas la fin des haricots mais si ça fait longtemps que ça arrive et que t'as perdu plein de petits bouts de toi faut peut-être se poser la question je sais pas si t'avais vu Grey's Anatomy il y avait un épisode où Christina se marie avec le docteur Burke et au final il se marie pas je vous spoil mais bon c'est une vieille série donc j'espère que vous l'avez vu depuis et elle dit un truc en mode oui sa mère elle m'a volé mes sourcils ou il m'a volé ci, il m'a volé ça et en fait cet homme lui a volé plein de parties d'elle tu vois, où elle se reconnait pas en fait, et elle se reconnait pas et elle allait se marier quand même tu vois mais elle se reconnaissait plus en fait et toutes les parties d'elle qu'elle aimait bien était plus là. Ok.
- Speaker #1
Ouais, tu vois. C'est parlant de fou. C'est parlant de fou. En vrai, euh... Ouais, est-ce que la personne que t'es avec, elle te plaît, elle te correspond, et elle est heureuse, en fait, de... de ce qu'elle fait, de ce qu'elle décide, de ce qu'elle porte, de ce qu'elle... de ce qu'elle... de ce qu'elle dit ?
- Speaker #0
Et euh... Et puis, est-ce que la personne que t'es, euh... et que t'aimes bien... parce qu'on sait qu'il y a des parties de nous qu'on aime pas est-ce que les parties de toi que t'aimes bien elles sont célébrées est-ce que le fait que j'adore me dessiner sur le visage il est célébré ou est-ce qu'il est moqué ou est-ce que la personne est indifférente il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse c'est ok si les gens sont indifférents mais est-ce que t'as envie d'être avec quelqu'un qui est indifférent à un truc qui te plaît chez toi c'est
- Speaker #1
une trop bonne question à se poser ça
- Speaker #0
Ouais, je dis avec le recul, c'est ça la question. Et je me dis les parties de moi que j'aime pas, à nouveau, est-ce qu'elles sont célébrées, est-ce que ça rend la personne indifférente, est-ce que l'autre personne l'aime pas non plus ? Moi j'avoue, égoïstement, j'ai envie d'être avec quelqu'un qui adore les parties de moi que j'aime pas.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
tu vois parce que moi ça me pousse à les aimer et à les voir différemment parce que tu célèbres une partie de moi que j'aime pas et toi tu l'adores et du coup je me dis bon bah c'est peut-être moi qu'il faut peut-être que je sois un peu plus douce avec moi même donc ça me pousse à accepter cette partie là et de la même manière si tu célèbres la partie de moi que j'adore bah tu sais t'es au top de toi quoi tu vois t'es au top de toi et puis je me dis est-ce que cette personne elle te traite aussi bien que tes amis évidemment il faut avoir un bon entourage attention trigger warning FYI il faut avoir un entourage solide mais j'estime que mes amis sont des personnes incroyables et je me dis Si la personne que je fais entrer dans ma vie, romantiquement, me traite pas aussi bien, voire mieux que mes amis, je pense que c'est pas la bonne. Parce que les dates, on en fait plein avec des copines, des dates resto où on s'habille bien et on se parle toute la soirée, les yeux dans les yeux. On en fait plein avec tes copines. Tu vas faire des massages, tu vas faire des ateliers peinture, tu vas faire plein de choses comme ça au quotidien. Enfin, nous, on s'envoie des messages de joyeux anniversaire qui te font chialer.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Désolée pour le bruit de ce long de cet épisode, mais du coup, je disais, mes copines, on a vraiment cette appréciation l'une de l'autre, où comme je disais, message quasi romantique à nos anniversaires, on part ensemble en voyage, on s'offre des cadeaux, on se fait des câlins. Enfin, je veux dire, il y a vraiment ce truc hyper fort de relation vitale, tu vois, à moi, à ma santé, à ma santé, à mon bien-être, parce qu'elles sont là quand je vais pas bien, elles sont là quand je vais bien. elles sont là pour me rappeler toutes ces parties de moi que je n'aime pas, où elles me disent « Non mais je ne te rends pas compte, c'est incroyable ce que tu fais. » Pour te rappeler que c'est incroyable ce que tu fais. Et du coup, est-ce que tu as un amoureux ou une amoureuse qui fait autant ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est une super question ça. C'est the question en vrai.
- Speaker #0
Ah bah je pense que c'est le début de la réflexion Je pense que c'est le début de la réflexion, parce que le standard auquel tu tiens les gens dans ta vie, quel qu'il soit, que ce soit ta famille ou tes amis, est-ce qu'il ne faut pas l'appliquer un peu partout ? Et puis, est-ce qu'il ne faut pas justement avoir un standard global pour tous les gens autour de toi ? Mais moi, je me dis, mes copines, elles m'offrent des fleurs, des bijoux, elles m'invitent au resto, je pars en vacances avec elles. Je veux dire, on a des superbes histoires d'amour. donc en fait si j'ai une histoire d'amour romantique, que ce soit avec une fille ou avec un garçon, il faut que ce soit au même niveau minimum. C'est ça le bare minimum. C'est ce que j'ai déjà. Parce que le bare minimum c'est pas un truc que j'invente de la comète ou quoi que ce soit, même s'il est tiré de ma précédente relation aussi qui a mis les standards très haut, cette longue relation. Mais elle est aussi factuelle. Mon minimum il est factuel, c'est ce que j'ai déjà dans ma vie. Mes amis qui me traitent de manière trop bien. Et ça, c'est comparable. Tu vas à un premier date et ça se passe pas bien, compare-le au date que t'as fait dernièrement avec ta pote. Tu vois ? Ouais.
- Speaker #1
Mais c'est hyper intéressant. Ça, ça mériterait de se pencher dessus encore et encore. Parce que tu vois, le côté... Et en plus, t'as les images en tête de ces moments hyper qualitatifs, en fait. Où l'ami t'écoute, où tu sors avec, où tu voyages avec, tu pleures, t'es vulnérable, t'es respectée, t'es encouragée dans tous tes rêves. Et c'est vrai qu'au final, putain, les deltas qu'on peut avoir entre certaines amitiés et certaines relations, des fois, pour lesquelles on se contente, mais non, en fait, on ne mérite pas ça. Enfin,
- Speaker #0
en tout cas,
- Speaker #1
franchement, non. Ah là là, mais c'est vrai que quand tu vois le niveau, moi, de mes amis, et je pense d'Étienne aussi, vu comment t'en parles, putain, il faut y aller pour ce niveau-là.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est bien. Mais c'est bien et c'est important, tu vois. Et notre relation, elle a aussi construit ce... Elle a aussi construit ça, tu vois. Donc, shout-out aux L5 si elles nous écoutent. Mais je veux dire, les relations qu'on a entre amis et entre femmes en particulier, elles sont fortes et elles sont puissantes. Et c'est sur ça que je me repose, en fait, pour construire mon socle de fondation de relation. Parce que, comme tu as dit, c'est très visuel dans ta tête, c'est très factuel. Tu sais, la dernière fois que tu as été au resto avec ta pote, ou que tu as été boire un verre, ou qu'elle t'a écouté, Parce que ça allait pas. Moi, en plus, je commence à avoir des amitiés hyper matures où quand ça va pas, on se le dit et on en parle et on grandit. Tu vois, avant, je faisais pas ça. Quand les amitiés, elles allaient pas bien, ça se terminait, tu vois. Et on prenait pas le temps, on avait pas la maturité émotionnelle, je sais pas, pour faire en sorte de réparer. Et maintenant, je répare, tu vois. Et du coup, pour moi, la réparation, c'était propre au romantisme, en fait. Au romantisme. Alors que là, je me dis, ah non. Maintenant, je le fais aussi dans mes amitiés. On se pose autour d'une table, on boit un verre et on dit « Quand tu as dit ça, ça m'a heurté. Moi aussi, ça m'a heurté quand tu m'as dit ça. Ok, tu sais, moi, je pensais ça. C'est pour ça qu'on a réagi comme ça. Ok, faisons différemment. » Maintenant que je fais ça dans mes amitiés, je me dis « Waouh ! Waouh ! »
- Speaker #1
Et tu vois, ça amène au sujet des relations de couple où des fois, tu répares, tu répares, mais au final, il y a des moments où ça ne suffit plus. et en amitié comme en amour. Tu sens que tu arrives à un point de séparation, de rupture avec une personne. Et même si ça reste quelqu'un de génial encore aujourd'hui, ce n'est pas quelqu'un qui t'apporte du positif et à qui t'apporte du positif. Mais on a essayé. Je pense que ça va au-delà de la... Je ne sais pas si on est obligé d'avoir essayé de réparer pour partir.
- Speaker #0
Je ne pense pas. Imaginons qu'il y a incompatibilité. Je me dis que si tes valeurs sont celles-ci et les miennes sont celles-là, elles ne sont pas compatibles. Je t'apprécie, merci pour tout, mais il vaut mieux qu'on s'arrête là. Et puis il y a aussi parfois, je pense, au-delà des valeurs incompatibles, parfois nos modes de communication ne fonctionnent pas et personne n'a envie de faire l'effort. Et je me dis que si on n'a pas envie de faire l'effort, c'est peut-être qu'on juge que cette relation ne vaut pas le coup non plus. tu vois donc je pense pas que toutes les ruptures soient mauvaises et je pense pas non plus que toutes les ruptures soient définitives je pense que c'est ok de se dire écoute là ça ne marche pas mais peut-être que dans un an deux ans, trois ans quand toi et moi on aura changé évolué, ça marchera à nouveau et je l'espère, j'ai des amitiés comme ça où on a arrêté de se parler 5-6 ans et là on recommence et je me dis ah putain je retrouve les points positifs qu'il y avait dans notre amitié plus les points négatifs qu'il y avait euh Et c'est trop bien, ça fait du bien. T'as l'impression de revenir dans ta maison de vacances que quand t'étais jeune. Tu vois ?
- Speaker #1
Ouais, d'ouf. Ah, j'ai pas ça. J'ai pas ça, c'est marrant. Mais moi, tu vois, j'ai plus le côté... Ça reste... On se donne des nouvelles hyper... Très occasionnellement, mais on reste en surface sur certaines amitiés, parce qu'il faut le faire. Mais au final, ça fait 2-3 ans qu'on nourrit plus rien, quoi. Mais on reste là pour la forme, ou parce qu'on est censés rester amis. Mais tu te dis, mais en fait, non, on n'est plus dans les mêmes valeurs, on n'a plus les mêmes notions de l'importance de l'amitié. Mais on reste. C'est marrant, hein ? Tu vois, il y en a qu'on a besoin de couper et moi, il y en a que j'arrive pas à couper. Ou alors, je veux pas, je sais pas. Ouais,
- Speaker #0
parce qu'il y a un peu de tout.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Il y a un peu de tout, mais... Mais ouais, je pense que, globalement, on a quelques petites idées de savoir quand terminer la relation. En tout cas, quand ça n'apporte plus. Et je pense que parfois, c'est le comment qui est difficile. comment embrayer le... Comment avoir la discussion de... Je crois que c'est fini.
- Speaker #1
Ah ouais, mais c'est trop dur, ça.
- Speaker #0
C'est trop dur. C'est jamais joyeux et je pense que c'est jamais facile. Mais il y a toujours de la lumière au bout du tunnel et je pense que c'est ce qu'on a tendance à oublier. Et puis surtout, moi j'y croyais pas trop jusqu'à ce que ça arrive, mais il y a toujours mieux ailleurs, en fait. On aime se dire, le jardin est plus vert, je suis le voisin, je sais pas c'est quoi l'expression. C'est ça. Et puis, je suis d'accord qu'il faut abreuver, nourrir d'engrais, je ne sais pas quoi, arroser son jardin. Mais je pense que c'est aussi bien de se dire on ne se correspond plus et je peux trouver quelqu'un qui me correspond mieux. Et puis, à nouveau, on n'est pas fermé à ce que en ce moment, les hibiscus ne poussent pas dans mon jardin, mais que peut-être quand la variété aura évolué, elle poussera à nouveau. Tu vois ? Je pense que il ne faut pas se raccrocher à cet espoir et ne pas avancer. Parce qu'on se dit, on va recommencer ensemble. Je pense que ce n'est pas pertinent. Mais ce qui est pertinent, c'est juste se dire, je vais faire pousser plein de plantes, je vais nourrir plein de relations. Je vais être heureuse. Et puis, les choses se feront toutes seules aussi à ce moment-là. Et si c'est l'ancien hibiscus, c'est trop bien. Si c'est un nouvel hibiscus, c'est trop bien. Et puis, si on a changé pour des géraniums, c'est aussi, tu vois.
- Speaker #1
Grave. Surtout les géraniums.
- Speaker #0
C'est trop beau le livre, c'est trop mignon. Bah tu vois, je me dis, c'est ça le truc. Je pense que les relations qu'on a, c'est un peu notre jardin. Et parfois, il faut couper les mauvaises herbes. Puis parfois, t'en fais d'autres choses. Enfin, voilà. Rien n'est entièrement définitif. Mais ce qui est sûr, c'est que ça évolue au fil des saisons.
- Speaker #1
C'est beau, putain, ce que tu dis.
- Speaker #0
Poète,
- Speaker #1
hein ?
- Speaker #0
Poète, hein ? Poète, hein ? Poète, bien sûr. j'adore est-ce que tu aurais un dernier petit conseil, un dernier truc à te dire à nos auditeurs sur ce sujet des ruptures,
- Speaker #1
des relations amoureuses et puis même des relations au-delà amoureuses on va dire d'amour en général tu vois bah oui j'ai un truc qui me vient qui est que tant qu'on n'a pas essayé on ne peut pas savoir Donc, que ce soit une méthode pour que ça aille mieux, une thérapie pour que ça aille mieux. Je pense que c'est important de se raccrocher à « j'ai essayé, ça a donné ça, qu'est-ce que je fais ensuite ? » et de ne pas trop supposer ou ne pas trop imaginer ou interpréter. Je pense qu'il faut... Pour moi, c'est important d'essayer quelque chose et de voir ensuite ce que ça donne et d'aviser plutôt que de projeter. Voilà, c'est clair.
- Speaker #0
parfait merci beaucoup merci pour ce conseil très sage merci beaucoup de mon côté je pense que je vais vous laisser en vous disant que faut se demander si vous aimez toujours la version de vous même à nouveau on en revient un peu à ce truc là mais est-ce qu'on aime la version de nous même qu'on est avec certaines personnes et si on adore cette version c'est qu'on est au bon endroit et si on est pas trop sûr de cette version c'est qu'on sort de sa zone de confort Et si on n'aime pas du tout cette version, c'est peut-être qu'on est au mauvais endroit. Donc réfléchir un peu sur ça. En tout cas, merci Léa d'être rentrée dans le cercle.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci pour ta venue. Comme je le dis tout le temps, une fois qu'on est rentrée dans le cercle, on y revient. Donc hâte de te revoir pour un prochain épisode. N'hésitez pas à aller écouter aussi le podcast de Léa, Le Coeur Rouge. Je mettrai toutes les informations en description et d'aller voir sa marque Sensé Paris. Et je vous dis... à la prochaine pour un nouvel épisode du Cercle Violet.
- Speaker #1
Bisous tout le monde, merci Hello !