Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du Labo des Couples. Aujourd'hui, c'est notre dernier épisode au format habituel, avant une petite parenthèse estivale que j'ai hâte de partager avec toi, mais je t'en reparle juste à la fin de l'épisode. Pour l'instant, j'aimerais qu'on s'intéresse à un sujet qui concerne presque tous les couples un jour ou l'autre, les ex. Est-ce que tu connais le prénom du ou de la première personne que ton partenaire a vraiment aimé ? Est-ce que tu sais combien de temps a duré sa plus longue relation ? Est-ce que tu connais les raisons de ces anciennes séparations ? Ou au contraire, est-ce que tu préfères ne rien savoir du tout ? Les ex occupent une place un peu particulière dans nos relations. Ils appartiennent au passé et pourtant, ils peuvent parfois s'inviter dans notre présent. Une photo retrouvée par hasard, un prénom qui revient dans une conversation. Un ancien partenaire qui apparaît sur les réseaux sociaux, ou même simplement cette petite question qui surgit parfois dans un coin de notre tête, « Et si cette personne était mieux que moi ? » Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui concerne vraiment énormément de couples. Faut-il parler de ces anciennes relations, tout raconter, garder certaines choses pour soi ? Peut-on rester amis avec un ex ? Et surtout, comment éviter que le passé ne vienne perturber ce que l'on construit aujourd'hui, dans le présent ? Et comme toujours, reste bien jusqu'à la fin de cet épisode parce que je te propose un petit challenge à faire avec ton partenaire. Bienvenue dans le labo des couples ! L'amour ne s'explique pas, il se ressent. Ton couple n'est pas quelque chose que tu possèdes, c'est C'est une histoire que tu écris. Bienvenue dans le Labo des couples, le podcast qui analyse, questionne et décortique les relations amoureuses d'aujourd'hui. Ici, on parle vrai, on parle de vulnérabilité, d'attachement, de désir, d'engagement et de liberté. On parle de ce qui te relie à l'autre et de ce qui vient parfois compliquer les choses. Bref, on explore tout ce qui fait qu'un couple tient ou vacille. Parce qu'aimer, ça ne s'apprend pas dans les livres. Ça se vit, ça se traverse, ça se construit et ça se cultive. Alors, ose regarder ton couple autrement et entre dans le labo. Alors pourquoi les ex prennent-ils autant de place ? Quand on y réfléchit, c'est assez étrange. On n'est généralement pas jaloux des anciens collègues de notre partenaire, ni des anciens voisins, ni des anciens camarades de classe, ni même de ses anciens amis. Mais les ex, c'est un peu différent. Le simple fait d'entendre leur prénom peut parfois provoquer une réaction. Une petite pointe de curiosité, d'inquiétude. Parfois même de jalousie. Et pourtant, dans la plupart des cas, ces personnes appartiennent au passé. Alors pourquoi prennent-elles autant de place dans nos esprits ? Je crois que c'est parce qu'elles représentent quelque chose de très particulier. Un ex, ce n'est pas juste quelqu'un que notre partenaire a connu, c'est quelqu'un qu'il a aimé. Quelqu'un avec qui il a partagé des projets, des souvenirs, des vacances, des habitudes, parfois même plusieurs années de vie. Et forcément, ça peut venir toucher quelque chose de sensible chez vous. La thérapeute de couple Esther Perel explique souvent que lorsqu'un ex nous dérange, le sujet n'est pas toujours l'ex lui-même. Ce qu'il réveille en nous est parfois beaucoup plus important. Parce que derrière la jalousie, il y a souvent une peur. La peur de ne pas être assez. Pas assez intéressant, pas assez séduisant, pas assez drôle, pas assez aimé, pas assez unique. Et finalement, quand on regarde bien, beaucoup de questions qu'on se pose sur les ex parlent davantage de nous que de eux. Si on prend un exemple, imagine que ton partenaire te raconte qu'il est resté 8 ans avec quelqu'un avant toi. 8 ans. Rien que ce chiffre peut déjà faire travailler ton imagination. Parce que 8 ans, c'est long, très long. Alors ton cerveau commence à remplir les blancs. Tu imagines cette personne, tu te demandes à quoi elle ressemblait, tu te demandes si elle était belle ou beau, bien sûr, si elle était plus drôle que toi, plus spontanée, plus cultivée, plus aventurière, plus passionnée, peut-être même meilleure au lit. Et le problème, c'est qu'à ce moment-là, ton cerveau est en train de construire un personnage. un personnage dont tu connais pourtant presque rien. Tu ignores les disputes, tu ignores les frustrations, tu ignores les déceptions, tu ignores les incompatibilités, tu ignores les raisons de la séparation. Et malgré tout, tu es parfois capable de... de transformer cette personne en concurrent idéal. Et c'est là que beaucoup de souffrance commence. Parce qu'on ne compare pas deux réalités, on compare notre vie réelle à une fiction. Et c'est un combat qu'on ne peut absolument jamais gagner, parce que cette version imaginaire de l'ex sera toujours plus parfaite que la réalité. D'ailleurs, est-ce que tu as remarqué une chose ? Quand on se compare à un ex, On ne se compare presque jamais sur les aspects négatifs. On ne se demande pas est-ce qu'il ou elle était plus têtu que moi ? Est-ce qu'il ou elle communiquait moins bien que moi ? Est-ce qu'il ou elle rendait la relation plus compliquée que moi ? Non. En fait, notre cerveau sélectionne généralement tout ce qui nous met en difficulté. Comme s'il cherchait volontairement Les éléments capables de fragiliser notre propre confiance. Et aujourd'hui, les réseaux sociaux amplifient encore plus ce phénomène. Parce qu'avant, lorsqu'une relation se terminait, les souvenirs finissaient souvent dans une boîte au fond d'un placard, quelques photos, quelques lettres, et puis en fait la vie continuait après. Aujourd'hui, le passé reste parfois accessible en permanence. Il suffit de quelques clics, on regarde une photo, puis une autre. Puis un profil entier, puis les vacances, puis les commentaires, les anciennes publications, et sans même qu'on s'en rende compte, on commence à construire une histoire dans notre tête. Une histoire qui ne repose pourtant que sur quelques images soigneusement choisies, si je peux dire. Parce qu'il ne faut jamais oublier une chose, les réseaux sociaux montrent rarement les disputes du dimanche soir. Les pleurs, les déceptions, les moments de solitude. Il montre les anniversaires, les couchers de soleil, les voyages, les sourires, les rires. Autrement dit, le meilleur de l'histoire. Et lorsqu'on compare notre quotidien au meilleur souvenir de quelqu'un d'autre, le résultat est presque toujours injuste. Mais il y a encore quelque chose de plus intéressant. Parce que... On ne réagit pas tous de la même façon face aux ex. Certaines personnes n'accordent quasiment aucune importance au passé amoureux de leur partenaire. Pour elles, ce qui compte c'est le présent. Le passé est terminé, point final. Et elles ont parfois du mal à comprendre pourquoi d'autres peuvent être autant perturbées par ce sujet. A l'inverse, certaines personnes ressentent un besoin presque naturel de comprendre. Elles veulent connaître les grandes lignes, savoir ce qui a marqué leur partenaire, comprendre ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné, parfois même savoir qui a quitté qui. et très souvent ces deux Sensibilité se rencontre dans un même couple. L'un ne voit aucun intérêt à parler des ex, l'autre ressent le besoin d'en parler pour se sentir rassuré, et chacun pense souvent que sa manière de fonctionner est la plus logique. Le premier se dit « pourquoi remuer le passé ? » , le second se dit « pourquoi éviter le sujet ? » . Alors qu'en réalité, aucun des deux n'a forcément tort. Ils ont simplement des besoins différents. Et je pense que c'est important de le rappeler. Parce que beaucoup de conflits naissent justement de cette incompréhension. On croit parler de ses ex, alors qu'en réalité on parle souvent de sécurité émotionnelle. On parle de confiance, on parle de besoin d'être assuré. ou du besoin d'être respecté dans son intimité. Et lorsque l'on regarde les choses sous cet angle, la conversation devient souvent beaucoup plus intéressante. Au fond, la vraie question n'est peut-être pas qui était cette personne. La vraie question est souvent pourquoi ai-je besoin de savoir ? Ou parfois, pourquoi ai-je si peur de savoir ? Et c'est probablement là que commence la réflexion la plus intéressante sur les ex. Alors, une fois qu'on commence à parler des ex, une question finit presque toujours par arriver sur la table. Faut-il tout raconter de son passé amoureux ? Et je vais peut-être te décevoir, mais je ne crois pas qu'il existe une réponse universelle. Parce que comme beaucoup de sujets dans le couple, tout dépend des personnes concernées, de leur histoire, de ce dont elles ont besoin pour se sentir bien dans la relation. En revanche, je pense qu'il existe un piège dans lequel beaucoup de couples tombent. Le piège du tout ou rien. D'un côté, certains pensent qu'il faut absolument... tout dire, chaque relation, chaque expérience, chaque détail, comme si l'honnêteté consistait à ouvrir entièrement les archives de sa vie sentimentale. De l'autre, certains refusent complètement le sujet. Ils répondent par des phrases comme « ça appartient au passé » , « ça te regarde pas » , « ce qui compte c'est aujourd'hui » . Et parfois cette fermeture peut être vécu comme un rejet par le partenaire en face. À mon sens, aucune de ces deux extrêmes n'est idéale parce qu'il y a une différence entre l'honnêteté et la transparence totale. Si on prend un exemple, une femme demande à son compagnon combien il a eu de relations sérieuses avant elle. Il va répondre, puis... Elle demande combien de temps elles ont duré, puis elle veut savoir les prénoms, puis elle demande laquelle a été la plus importante, puis celle qui lui a fait le plus de peine, puis celle avec laquelle il a vécu les meilleurs moments. Et elle continue pour savoir celle qu'il a le plus aimée. Quelques semaines plus tard, elle se surprend à penser régulièrement à l'une de ses anciennes partenaires, à lui. Une personne qu'elle n'a pourtant absolument jamais rencontrée. Une personne qui n'existe plus dans la vie de son compagnon en plus. Mais qui occupe quand même, maintenant, une place dans son esprit. Et c'est là qu'une question intéressante apparaît. Pourquoi voulait-elle savoir tout ça ? Parce que parfois, derrière certaines questions, il y a simplement de la curiosité, mais parfois il y a aussi autre chose, une inquiétude, une peur. Comme si on cherchait une réponse capable de nous rassurer définitivement. Comme si on espérait entendre « tu n'as aucune raison de t'inquiéter » . Le problème, c'est qu'il existe rarement une information capable de calmer durablement une insécurité. Parce qu'une fois qu'une question obtient sa réponse, une autre arrive souvent derrière. Puis une autre, puis encore une autre. Et au final, on se retrouve parfois à enquêter sur une relation qui n'existe plus depuis des années. Je pense que beaucoup de couples se reconnaîtront dans cette situation. Au départ, on pose une question anodine, puis une deuxième, puis une troisième. Et sans vraiment s'en rendre compte, on se retrouve à comparer. Comparer les durées de relation, les voyages, les souvenirs, les habitudes, les projets réalisés ensemble. Comme si on cherchait à savoir si on est mieux ou moins bien que les personnes qui nous ont précédées. Mais cette comparaison est souvent impossible. Parce que chaque relation est différente. On ne vit pas la même histoire à 20 ans qu'à 40 ans. C'est pas la même... On n'est pas la même personne, on n'a pas les mêmes attentes, on n'a pas les mêmes priorités. Et surtout, c'est pas parce qu'une relation a duré longtemps qu'elle était heureuse. Combien de couples restent ensemble pendant des années tout en étant profondément malheureux ? Combien de personnes restent par habitude, par peur du changement, par peur de solitude ? A l'inverse, certaines relations très courtes ont parfois été extrêmement importantes. La durée ne dit pas tout et c'est souvent là que les comparaisons deviennent trompeuses. Mais il y a un autre sujet dont on parle peu, c'est la différence entre les informations utiles et les informations inutiles. Par exemple, savoir que ton partenaire a déjà vécu une relation longue peut t'aider à mieux comprendre son parcours. Savoir qu'il a déjà été trompé peut expliquer certaines peurs actuelles. Savoir qu'il a vécu une rupture particulièrement difficile peut éclairer certaines réactions. Ces informations permettent... parfois de mieux comprendre la personne qu'on aime. En revanche, certains détails n'apportent pas grand-chose à la relation actuelle et peuvent même parfois créer des images mentales difficiles à oublier et inutiles. Je pense notamment aux comparaisons physiques, aux détails très intimes, aux classements, à toutes ces questions auxquelles il est finalement impossible de répondre sans créer une forme de compétition. Parce qu'au fond, quel est l'intérêt de savoir avec qui ton partenaire a vécu son plus beau voyage ? Ou qui embrassait le mieux ? Ou avec qui il a vécu sa meilleure Saint-Valentin ? Très souvent, ces réponses n'apportent rien au couple. Elles nourrissent... simplement des scénarios. Et ces scénarios peuvent parfois devenir envahissants. Alors, comment trouver le bon équilibre ? Je pense qu'une question peut nous aider. Avant de partager une information ou avant d'en demander une, on peut se demander à nous-mêmes est-ce que cette information va nous rapprocher ? Ou est-ce qu'elle risque souvent de nourrir des comparaisons inutiles ? Parce qu'il y a une différence entre construire la confiance et nourrir l'anxiété. Et parfois, ce qu'on présente comme un besoin de transparence est en réalité un besoin de réassurance. C'est pas exactement la même chose. D'ailleurs, il arrive aussi que certaines personnes veuillent pas parler de leurs anciennes relations du tout. Et ça signifie pas forcément qu'elles cachent quelque chose. Parfois, elles considèrent simplement que cette période appartient au passé. Merci. Parfois, certaines histoires ont été douloureuses. Parfois, elles ont simplement tourné la page. Là encore, tout est une question d'équilibre. Le but, c'est pas de transformer son partenaire en livre ouvert. Le but, c'est de construire un espace dans lequel chacun se sent respecté. Respecté dans son besoin de comprendre, mais aussi respecté dans son droit à garder certaines choses pour lui. Parce qu'au fond, la confiance ne repose pas sur le fait de tout savoir. Elle repose sur le fait de croire que l'autre nous dit ce qui est important pour la relation. Et ça, c'est très différent. Mais même lorsqu'on trouve cet équilibre, le passé peut parfois continuer à s'inviter dans notre quotidien. Et c'est justement ce dont j'aimerais te parler maintenant. Parce que parfois, le problème n'est pas ce qui s'est passé autrefois. le problème et ce que l'on continue à faire vivre aujourd'hui. Parfois, le problème... n'est pas ce qui s'est passé, je le répète. Le problème est ce qu'on continue à faire vivre dans le présent. Parce qu'au fond, les ex ne peuvent avoir d'influence sur notre couple actuel que si, d'une manière ou d'une autre, ils occupent encore une place dans nos pensées, dans nos conversations ou dans nos inquiétudes. Les psychologues parlent parfois de jalousie rétroactive. C'est un terme un peu compliqué pour décrire quelque chose de finalement assez simple, La jalousie rétroactrice. active, c'est lorsqu'on souffre davantage du passé de son partenaire que de son présent. La personne ne craint pas forcément une infidélité actuelle. Elle ne pense pas nécessairement que son partenaire va retourner avec son ex, mais elle souffre à l'idée que quelqu'un ait occupé cette place avant elle. Elle souffre parfois de ne pas avoir été là, de ne pas avoir vécu certaines expériences, de ne pas avoir partagé certains souvenirs. Et ça peut prendre des formes très différentes. Certaines personnes vont poser énormément de questions, d'autres vont comparer, d'autres encore vont imaginer des scénarios dans leur tête. Et parfois ces scénarios deviennent presque plus réels que la réalité elle-même. Imagine par exemple qu'un soir ton partenaire te raconte une anecdote de jeunesse. Au détour de l'histoire, il mentionne simplement qu'il était avec son ex à ce moment-là. L'information est anodine. Elle n'a aucune importance particulière. Mais voilà, ton cerveau s'en empare. Tu commences à imaginer la scène, puis la relation, puis les souvenirs qu'ils ont pu partager, puis les moments heureux. Et avant même de t'en rendre compte, t'es en train de construire tout un film. Un film dont tu connais pourtant ni le scénario complet, ni la fin. Et c'est là que la jalousie rétroactive devient particulièrement piégeuse. Parce qu'elle ne repose pas sur des faits actuels, elle repose sur des suppositions, sur des images mentales, sur des interprétations. Et il est extrêmement difficile de lutter contre quelque chose qui se passe principalement dans notre imagination. D'ailleurs... Je ne sais pas si tu as remarqué à quel point notre cerveau adore combler les vides. Lorsqu'il manque des informations, il les invente. Et malheureusement, il les invente rarement à notre avantage. Il ne construit pas une version banale de l'ex. Il construit souvent une version impressionnante, une version idéaliste, une version qui nous met nous-mêmes en difficulté. Comme si notre cerveau... voulait volontairement nous rappeler tout ce qui pourrait nous faire douter. Et aujourd'hui, les réseaux sociaux rendent ce phénomène encore plus puissant. Parce qu'avant, lorsqu'une relation se terminait, le passé s'éloignait progressivement. Les souvenirs restaient dans les albums photos, dans les cartons, dans les tiroirs, et puis la vie avançait, la vie continuait. Aujourd'hui, le passé reste parfois à portée de clic. Tu connais peut-être cette situation, t'es tranquillement sur Instagram, puis tu vois apparaître l'ex de ton partenaire dans les suggestions. Tu regardes une photo, puis une autre, puis tout le profil, puis les anciennes publications, puis les photos de vacances, et les commentaires, et les amis en commun. Et en fait, 30 minutes plus tard, ton humeur a changé, sans que tu t'en rendes compte. Tu te sens moins bien, moins sûr de toi. Plus inquiet, alors qu'en réalité, il ne s'est rien passé dans ton couple. Absolument rien. Ton couple est exactement dans la même situation qu'une demi-heure plus tôt. Mais ton cerveau, lui, a eu le temps de fabriquer tout un récit. Et ce récit influence maintenant tes émotions. Le plus troublant, c'est que les réseaux sociaux donnent souvent l'impression d'avoir accès à la réalité. Alors qu'en fait, ils montrent essentiellement une vitrine. Si on prend un exemple pour y réfléchir. Quand quelqu'un publie ses photos de vacances, il montre généralement les meilleurs moments. Quand quelqu'un publie une photo de couple, il ne publie pas la dispute qui a eu lieu la veille. Quand quelqu'un partage un anniversaire, il partage pas forcément les difficultés du quotidien. On regarde donc souvent la version la plus flatteuse de la vie des autres. Puis, on la compare à notre quotidien réel. Forcément, la comparaison est faussée dès le départ, en fait. Et c'est exactement la même chose lorsque l'on observe l'ex de son partenaire. On ne voit qu'une petite partie de l'histoire. Mais notre cerveau... Agit comme s'il avait accès à l'ensemble, il remplit les trous, il complète les blancs et il construit parfois une réalité qui n'existe pas. Alors, que faire lorsque l'on se surprend à tomber dans ce piège ? Je pense qu'une première étape consiste simplement à prendre conscience du mécanisme, à se rappeler que penser quelque chose ne signifie pas forcément que c'est vrai, à se rappeler que ressentir une peur ne signifie pas forcément qu'il existe un danger. Et surtout à se rappeler que les émotions ne sont pas toujours des preuves. Elles sont parfois simplement des signaux, des signaux qui méritent d'être écoutés mais pas forcément crus aveuglément. Dans certains cas, il peut être intéressant de faire une expérience. Pendant plusieurs semaines, par exemple, ne pas consulter le profil de l'ex, ne pas chercher son nom, ne pas regarder ses publications, ne pas demander d'informations supplémentaires. Et observer ce qui se passe, observer son niveau de stress, observer ses pensées, observer son humeur. Parce que parfois, ce n'est pas l'ex qui nourrit notre malaise, c'est l'attention constante qu'on lui accorde. Plus on nourrit une obsession, plus elle grandit, plus on nourrit une comparaison, plus elle prend de la place. Et inversement, ce à quoi on cesse de donner de l'énergie finit souvent par perdre de son importance. Mais j'aimerais aussi évoquer quelque chose de plus subtil, parce que derrière certaines inquiétudes liées aux ex, se cache parfois une autre réalité. Parfois, ce n'est pas l'ex qui nous fait peur, c'est ce qui le représente. On va prendre un exemple. Imagine que ton partenaire soit resté 15 ans avec quelqu'un avant toi. Ce qui te fait souffrir, ce n'est peut-être pas cette personne. Ce qui te fait souffrir, c'est peut-être la question suivante. Comment est-ce que je peux rivaliser avec 15 ans d'histoire ? Ou encore, comment... Pourrais-je compter autant que quelqu'un qui a partagé une si grande partie de sa vie ? Et là, on touche à quelque chose de beaucoup plus profond. Parce qu'on ne parle plus vraiment de l'ex, on parle de sa propre valeur, de sa propre place dans la relation, de son besoin de se sentir choisi, aimé, important. Et c'est précisément pour ça que les ex... peuvent parfois réveiller autant d'émotions, parce qu'ils viennent toucher à des questions très humaines. La peur de ne pas être à la hauteur, la peur d'être remplacé, la peur de ne pas compter suffisamment. En fait, ces peurs existent parfois, même lorsque l'ex a disparu depuis des années. C'est pour ça que la solution ne consiste pas toujours à en savoir davantage sur le passé. Parfois, la véritable solution consiste plutôt à renforcer ce qui existe aujourd'hui, la confiance, la communication, la sécurité émotionnelle. Parce qu'au fond, lorsqu'un couple se sent solide, les ex perdent souvent beaucoup plus de leur pouvoir. Et ça nous amène naturellement à une autre question que beaucoup de couples se posent. Peut-on réellement rester ami avec son ex sans que cela pose de problème ? Voilà probablement une des questions les plus sensibles lorsqu'on parle de ses ex. Et c'est aussi l'une des questions qui crée le plus de débats. Il suffit d'ailleurs d'observer les réactions lorsqu'on aborde le sujet. Certaines personnes répondent immédiatement. Bien sûr que c'est possible ! D'autres réagissent tout aussi vite. Ah non, jamais de la vie ! Et bien souvent, chacun est persuadé d'avoir raison. Pourtant... Comme souvent dans les relations humaines, la réalité est beaucoup plus nuancée que ça. Parce qu'entre le toujours et le jamais, il existe une multitude de situations différentes. On va encore prendre un exemple. Deux personnes ont partagé dix ans de vie commune. Elles ont eu des enfants. Leur histoire d'amour est terminée depuis longtemps. Aujourd'hui, elles échangent essentiellement pour organiser les vacances, les anniversaires ou la vie des enfants. Le nouveau partenaire est au courant. Les échanges sont transparents. Personne ne cache rien. Dans ce contexte, maintenir une relation cordiale semble parfaitement logique et c'est même souhaitable. Parce qu'au fond, il ne s'agit plus vraiment d'une ancienne histoire d'amour, il s'agit aussi d'une relation de coparentalité. Maintenant, si on prend une autre situation, deux personnes qui se sont séparées il y a quelques mois seulement. Les émotions sont encore très présentes. Très présente, pardon. Les messages continuent, les appels aussi. On se raconte sa journée, on se confie, on se demande conseils, même parfois. On garde certaines habitudes. Et lorsque le nouveau partenaire exprime un malaise, on lui répond T'as pas du tout à t'inquiéter. Tu remarqueras que c'est pas du tout la même situation, parce qu'ici, la question n'est plus seulement peut-on rester ami avec son ex, la question devient quelle place cet ex occupe-t-il encore dans ma vie aujourd'hui ? Et c'est souvent là que se situe la vraie réflexion parce que toutes les amitiés avec un ex ne se ressemblent pas. Parfois il s'agit d'une relation apaisée, parfois il s'agit simplement d'une rupture qui n'est pas complètement terminée émotionnellement. Et les deux situations n'ont évidemment pas les mêmes conséquences. mais... Il y a aussi toutes ces situations où la théorie rencontre la réalité, parce que dans la vraie vie, les ex ne disparaissent pas toujours complètement. Parfois il y a des enfants, parfois il y a un groupe d'amis commun, parfois il y a un travail partagé, parfois on habite dans la même ville, parfois même dans les petites villes, tout le monde se connaît. On peut croiser un ex au supermarché, à une fête, à un mariage, à la sortie de l'école. ou même dans un événement associatif, et dans ces situations, la question n'est plus vraiment « faut-il couper les ponts ? » , la question devient « comment gère-t-on ça avec respect et transparence ? » Parce qu'au fond, ce n'est pas toujours le contact qui pose problème, ce sont souvent les secrets qui l'entourent. Le fait de cacher certaines conversations, d'effacer certains messages, d'éviter certains sujets, ou de donner l'impression que quelque chose... se passe dans notre dos. Je pense qu'il est important de rappeler une chose. La confiance ne se construit pas en supprimant toutes les situations potentiellement inconfortables. La confiance se construit lorsqu'on traverse ces situations ensemble, lorsqu'on peut en parler, lorsqu'on peut exprimer ses inquiétudes sans être ridiculisé, et lorsqu'on peut rassurer l'autre sans avoir l'impression de perdre sa liberté. D'ailleurs... On va imaginer une situation très concrète, son partenaire reçoit un message d'un ex après plusieurs années sans contact. Un simple « Salut, j'espère que tu vas bien » . Qu'est-ce qu'on fait avec ça ? Certaines personnes répondront naturellement, d'autres préféreront ignorer complètement le message, d'autres encore... se sentiront obligés de le cacher pour éviter une dispute. Et c'est précisément là que les choses deviennent intéressantes. Parce que dans beaucoup de couples, ce n'est pas le message qui crée le problème, c'est le fait de ne pas savoir comment le gérer ensemble. Le secret crée souvent plus de méfiance que le message lui-même. C'est aussi pour ça que je pense que les couples gagnent à parler de leurs limites avant que les situations se présentent. Parce que lorsqu'on attend qu'un problème apparaisse pour en discuter, les émotions sont déjà là en fait. Alors que lorsqu'on échange calmement en amont, on comprend mieux les besoins de chacun. Par exemple. Qu'est-ce qui te semblerait respectueux ? Qu'est-ce qui te semblerait déplacé ? Y a-t-il certaines situations qui te mettraient mal à l'aise ? Y a-t-il des comportements qui te rassureraient ? Ce sont des discussions simples, mais étonnamment, beaucoup de couples ne les ont jamais. Et pourtant, elles permettent souvent d'éviter de nombreux conflits. Mais même lorsqu'il n'y a aucun contact avec l'ex, il arrive parfois que celui-ci Ici, il continue malgré tout à occuper une place dans la relation. Non pas parce qu'il est présent, mais parce qu'il revient régulièrement dans les conversations. Parler de son ex, c'est normal. On a tous une histoire. On a tous vécu des choses avant notre relation actuelle. Il serait finalement assez étrange de faire comme si rien de tout ça n'était arrivé en fait. Rien de tout ça n'avait existé. Le problème, c'est donc pas... de mentionner un ex de temps en temps. Le problème apparaît lorsque cette présence devient récurrente. Par exemple, tu racontes un souvenir de vacances et ton partenaire répond « Ça me rappelle quand j'étais partie en Italie avec mon ex. » Quelques jours plus tard, « Mon ex adorait ce restaurant. » Puis, Mon ex faisait pareil. Et encore, mon ex détestait ça. Individuellement, ces remarques sont absolument anodines. Mais répétées régulièrement, elles peuvent donner l'impression qu'une troisième personne s'invite constamment dans la conversation. Et à force, ça peut devenir pesant pour l'autre. Parce qu'on a parfois le sentiment d'être comparé. Même lorsque ce n'est pas l'intention de l'autre. Ou pire encore, on peut avoir l'impression... que l'ancien couple continue d'occuper beaucoup de place dans l'esprit de son partenaire. Et c'est là qu'un malentendu apparaît souvent. Parce que dans certains cas, la personne qui parle de son ex ne s'en rend même pas compte. Elle ne parle pas de son ex parce qu'elle regrette cette relation. Elle en parle simplement parce que cette personne faisait partie de sa vie à une époque. C'est un peu comme lorsqu'on raconte un souvenir d'enfance. L'intention, c'est pas de comparer. L'intention est simplement de raconter un événement. Mais de l'autre côté, l'effet produit peut être différent. C'est pour ça qu'il est souvent utile d'en parler, pas sous forme d'accusation, pas avec un « tu parles toujours de ton ex » , mais plutôt avec quelque chose comme « quand ton ex revient souvent dans nos conversations, je me sens parfois mis de côté » . J'aimerais comprendre ce que ça représente pour toi. Cette phrase ouvre une simple discussion. L'accusation, elle, ferme généralement la porte. Et parfois, cette simple conversation permet de découvrir quelque chose de très rassurant. Que l'autre ne pensait absolument pas à mal. Qu'il n'avait même pas conscience de la fréquence de ses références. Ou qu'il parlait davantage d'une période de sa vie que de la personne en elle-même. Et c'est souvent à ce moment-là que les tensions commencent à diminuer parce qu'on passe enfin des suppositions à la compréhension. Mais finalement, peut-être que la question la plus intéressante n'est pas de savoir quelle place les ex occupaient autrefois. Peut-être que la vraie question est de savoir ce qu'ils peuvent encore nous apprendre aujourd'hui. Après tout ce qu'on vient de se dire, j'aimerais te proposer un changement de perspective. Parce que jusqu'à présent, on a beaucoup parlé des peurs que les ex peuvent réveiller, des comparaisons, des inquiétudes, des tensions. Mais si on regardait les choses sous un autre angle, on a souvent tendance à voir les ex comme des concurrents, on l'a déjà dit, comme des menaces, comme des personnes auxquelles on risque d'être comparé, et c'est compréhensible. Parce que lorsque quelqu'un a partagé plusieurs années de la vie, De notre partenaire, il est difficile de jamais se poser de questions, c'est normal. Mais finalement, si on prend un peu de recul, les ex sont aussi autre chose. Ils font partie du parcours, ils font partie de l'histoire et surtout ils ont souvent participé à construire la personne que l'on aime aujourd'hui. Imagine que ton partenaire te dise « Mon ancienne relation m'a appris à mieux communiquer » ou Elle m'a appris à exprimer mes besoins au lieu de tout garder pour moi. Ou encore, j'ai compris à quel point les petites attentions sont importantes au quotidien. Dans ce cas, l'ex n'est plus du tout un rival. Il devient simplement une étape du parcours. Une expérience qui a contribué à façonner certaines qualités que tu apprécies aujourd'hui chez ton partenaire. Et lorsqu'on y réfléchit ? C'est finalement vrai pour chacun d'entre nous. On a tous appris grâce à nos relations passées. Même lorsque nos relations se sont mal terminées. Parfois, on apprend ce qu'on veut. Parfois, on apprend ce que l'on ne veut plus. Parfois, on découvre ses besoins. Parfois, ses limites. Parfois, ses erreurs. Et toutes ces expériences nous accompagnent Ensuite, Ensuite, dans les relations suivantes. D'ailleurs, si on prend un instant pour faire un exercice, imagine que toutes les anciennes relations de ton partenaire disparaissent soudainement. Toutes ! Les bonnes comme les mauvaises, les longues comme les courtes, les heureuses comme les douloureuses. Qu'est-ce qui resterait ? Bien sûr, il resterait la personne que tu aimes. Mais cette personne serait-elle exactement la même ? Bah probablement pas. Parce que chaque expérience laisse une trace. Chaque rencontre nous transforme un peu. Chaque relation nous apprend quelque chose sur nous-mêmes. Et ça vaut également pour toi. Peut-être qu'une ancienne relation t'a appris l'importance de la communication. Peut-être qu'elle t'a appris à te poser ou à poser des limites. Peut-être qu'elle t'a appris à reconnaître certains comportements que tu ne souhaites plus accepter. Et peut-être même qu'elle t'a appris, qu'elle t'a permis de comprendre ce dont tu avais réellement besoin pour être heureux. Finalement, nos anciennes histoires participent à écrire la personne que nous devenons. Et c'est là qu'une autre réflexion me semble intéressante. Parce que parfois, les ex nous enseignent davantage sur notre couple actuel que sur le passé. Je m'explique. Imaginons qu'un ex soit parti depuis... Disons, il n'y a plus aucun contact, aucune discussion, aucune interaction, et pourtant sa simple existence continue de provoquer beaucoup d'angoisse. Dans ce cas, une question mérite peut-être d'être posée. Le problème est-il réellement cet ex ? Ou est-ce qu'il révèle quelque chose qui manque aujourd'hui ? Un manque de confiance, un manque de sécurité affective, un manque de communication. Parce que parfois... Ce qu'on croit être un problème lié au passé est en réalité un signal envoyé par le présent. Et je trouve que cette idée est particulièrement importante, parce qu'elle nous redonne du pouvoir. On ne peut pas modifier le passé, on ne peut pas effacer les anciennes relations, on ne peut pas réécrire l'histoire. En revanche, on peut agir sur ce qui se passe aujourd'hui, on peut renforcer la confiance, on peut améliorer la communication, on peut exprimer davantage ses besoins, on peut créer davantage de sécurité émotionnelle dans son couple. Et lorsque ces fondations deviennent solides, les ex perdent souvent beaucoup de leur importance. Parce qu'au fond, lorsqu'on se sent aimé, choisi et en sécurité dans la relation, le passé devient beaucoup moins menaçant. J'aime beaucoup une idée qu'on retrouve chez Esther Perel. Elle explique que chaque relation est unique. Il n'existe pas de classement universel des histoires d'amour. On ne remplace pas... Une relation par une autre, comme on remplacerait un téléphone ou une voiture. Chaque histoire est différente. Chaque histoire répond à un moment particulier de notre vie. Chaque histoire nous fait grandir d'une manière différente. Et ça signifie quelque chose de très rassurant. Le fait que ton partenaire ait aimé avant toi ne diminue absolument pas la valeur de ce que vous construisez aujourd'hui. De la même manière... Que le fait d'avoir eu des amis avant une rencontre n'empêche pas de créer une nouvelle amitié forte. Ou que le fait d'avoir voyagé dans d'autres pays n'empêche pas d'apprécier pleinement une nouvelle destination. Le passé n'enlève rien au présent. Et parfois, il lui donne même davantage de profondeur. Alors, peut-être que la vraie question n'est pas quelle place les ex ont-ils occupé, mais plutôt quelle place Est-ce que je choisis de leur donner aujourd'hui ? Parce qu'au fond, les ex font partie de l'histoire, mais ils ne sont plus censés écrire les prochains chapitres, et c'est justement ce qui nous amène à la conclusion de cet épisode. Finalement, je crois que les ex ne sont ni des ennemis, ni des sujets tabous. Ils font partie de notre histoire, mais ils ne devraient pas diriger notre présent. Comme le rappelle le spécialiste des relations de couple John Gottman, la courbe de l'ex est une chose qui est très difficile à faire. La confiance ne se construit pas par le contrôle permanent. Elle se construit à travers les comportements qui permettent de se sentir en sécurité dans la relation. J'aime beaucoup cette idée. Parce qu'au fond, la confiance ne consiste pas à tout savoir sur ce qui s'est passé avant nous. La confiance consiste à croire en ce qui se construit aujourd'hui. On est souvent jaloux des chapitres précédents, pourtant quand on commence un roman, on ne demande jamais que les premiers chapitres soient supprimés, sans eux, l'histoire n'aurait aucun sens. Les ex font partie du récit, mais ils ne sont plus en train d'écrire la suite. Et maintenant, comme dans chaque épisode du Labo des couples, il est temps de passer à notre petit challenge de la semaine. Cette semaine, je te propose un exercice un peu différent. Prends quelques minutes avec ton partenaire et pose-lui simplement cette question. Quelle leçon importante as-tu apprise d'une ancienne relation et qui nous aide aujourd'hui dans notre couple ? Attention, l'objectif n'est pas de parler des ex pendant une heure. L'objectif n'est pas non plus de comparer ni de réouvrir de vieilles blessures. L'objectif est simplement de mieux comprendre ce que chacun a appris de son parcours amoureux. Parce que parfois, ce ne sont pas les anciennes histoires qui comptent, ce sont les leçons qu'elles ont laissées. Avant de se quitter, j'ai aussi une petite annonce à te faire. Comme je te l'ai glissé au début de cet épisode, le Labo des Couples va prendre ses quartiers d'été. Mais rassure-toi, cet été, je n'avais pas envie de te laisser avec des rames. rediffusion. Je t'ai préparé une série totalement inédite que j'ai hâte de partager avec toi. Je l'ai appelé les flashs de l'été. Des épisodes plus courts, plus légers, parfaits à écouter sur la route des vacances, pendant une balade, au bord de la piscine ou même pendant un moment de détente. A chaque fois, on partira d'une question simple. parfois plus profondes qu'elle en a l'air, et on prendra quelques minutes ensemble pour réfléchir à ce qu'elle dit de nos relations et de notre vie de couple. Cette série spéciale débutera dès le 1er juillet et se terminera le 26 août. Et pour l'occasion, petite nouveauté, contrairement au reste de l'année où on se retrouve tous les 15 jours, les Flashes de l'été seront publiés chaque mercredi. Un rendez-vous hebdomadaire tout au long de l'été. Autant dire que j'ai hâte de vivre cette aventure avec toi. Et surtout d'avoir tes retours. Merci encore d'avoir passé ce moment en ma compagnie. Que tu sois là depuis le tout premier épisode ou que tu aies rejoint l'aventure plus récemment. Merci d'être au rendez-vous épisode après épisode. Vous êtes de plus en plus nombreux à... à écouter ces épisodes et ça me va droit au coeur clairement et comme d'habitude si cet épisode t'a parlé pense à t'abonner pour ne manquer aucun épisode du Labo des Coupes tu peux aussi le partager à quelqu'un qui pourrait se reconnaître dans ce sujet et si tu fais le challenge comme d'habitude viens me raconter ce que cette discussion a donné j'adore lire vos retours et vos prises de conscience et les échanges que cet épisode provoque dans votre couple Je te retrouve dès le 1er juillet pour le tout premier flash de l'été. D'ici là, prends soin de toi et de ton couple et à très vite dans le Labo des Couples.