- Speaker #0
Les voix de l'écho, les voix de l'écho,
- Speaker #1
les voix de l'écho, les voix de l'écho, go,
- Speaker #0
Et oui, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans les voix de l'écho du mercredi 29. 9 avril 2026. Aujourd'hui, on va parler de ce que l'on voit, mais aussi surtout de ce que l'on ressent. Parce qu'une œuvre, ce n'est jamais juste une image, c'est une matière, une intention, une trace. C'est quelque chose qui nous échappe parfois et qui pourtant vient nous toucher là où on ne l'attend pas. Et mon invité du jour évolue dans cet espace-là. Entre le visible et le sensible, entre le geste et l'émotion, mon invité explore, transforme et questionne. Et pour m'accompagner dans l'émission du jour, la coach Akashic, Anne Texero. Bonjour Anne, de quoi allez-vous nous parler aujourd'hui ?
- Speaker #2
Bonjour à tous, le sujet m'a inspirée et je vais vous parler d'art et d'artistes.
- Speaker #0
Très intéressant, on vous retrouve dans une dizaine de minutes. minutes, à peu près. Et nous avons également une nouvelle chroniqueuse aujourd'hui en la personne de Lauriane Fortin. Bonjour Lauriane, de quoi allez-vous nous parler aujourd'hui ?
- Speaker #2
Aujourd'hui, je vais parler de la visibilité sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Intéressant, on va voir ça en deuxième partie d'émission. Lorsque l'on est artiste, on ne cherche pas forcément à donner des réponses, mais plutôt à ouvrir des portes, à provoquer une réaction, un ressenti, et c'est ça qui est super passionnant. Alors, pendant ces 50 minutes, on va prendre le temps de comprendre le parcours de mon invité, son approche, sa manière de créer, mais aussi ce qui l'anime. profondément, ce qui fait sens dans son travail d'artiste. Chers auditeurs et auditrices, prenez vos pinceaux, nous allons mettre de la couleur aujourd'hui dans l'émission des Voix de l'Éco.
- Speaker #1
Les Voix de l'Éco, une émission présentée par Yves Maguin.
- Speaker #0
je reçois aujourd'hui donc l'artiste peintre et plasticienne armelle gh de son nom d'artiste bienvenue armelle dans le studio de radio g merci beaucoup yves et gentil de m'avoir invité avec grand grand plaisir pour commencer c'est très très simple est ce que vous pouvez nous raconter un peu votre parcours et ce qui vous a amené on va dire vers les arts plastiques si je puis dire
- Speaker #3
Eh bien, je dirais que ça commence très jeune, parce que c'est vrai que j'aimais beaucoup me promener dans la nature, mais toujours avec un papier et un crayon, ou même en dessinant sur la terre avec des morceaux de bois. Et je me suis aperçue à l'école qu'effectivement, j'avais peut-être quelque chose que tout le monde n'avait pas. Quand on est jeune, on pense que tout le monde sait dessiner, que tout le monde aime ça. Je pense que tous les enfants aiment dessiner, mais moi, je me suis aperçue à l'école en voyant... Mais mes camarades venir vers moi quand je faisais un dessin, qui faisaient des waouh, qui appelaient la maîtresse, je me dis, ah, il doit se passer quelque chose. Il y a peut-être un petit truc que j'ai que les autres n'ont pas. Et ça a commencé comme ça. Et puis, je me suis aperçue que c'était vraiment quelque chose d'important pour moi. C'était même un refuge, c'était un exutoire. Enfin, je le sentais pas forcément comme ça, mais je me suis aperçue en vieillissant que c'était vraiment quelque chose dont j'avais absolument besoin. Après, Après, on s'est dit, avec mes parents, il faudra faire quelque chose qui puisse être un métier dont tu pourrais vivre. Ça a été les arts appliqués qui m'ont permis de rentrer dans la pub au départ. Il y a quand même un côté créativité qui m'a énormément plu. J'ai d'abord été graphiste, après j'ai été directrice artistique en agence de com. Les aléas font que changement de direction, etc. Je me suis posé beaucoup de questions. J'avais vraiment de plus en plus envie de créer et pour cela je me suis dit je pense qu'il faut que je me lance. Donc je me suis lancée en freelance en tant que graphiste et du coup ça m'a permis de redonner vraiment de la visibilité, enfin du temps plutôt à mon art et j'ai commencé à repeindre, redessiner beaucoup plus régulièrement. Il s'avère que j'ai rencontré quelques artistes dans le Saumurois à l'époque et puis on a fait un petit collectif. J'ai après rapidement fait des expos en solo. J'ai fait des salons et je me suis aperçue que mon travail évoluait aussi. J'ai vraiment, sur une bonne dizaine d'années, trouvé un style, ce qui n'était pas forcément toujours le cas au départ. Je me suis un peu cherchée, beaucoup même, même si on se cherche toujours un peu. Là, je pense être dans quelque chose d'un peu plus affirmé, dans lequel je me sens vraiment bien. Donc qui part d'une technique et qui permet vraiment d'exprimer ce que j'ai envie d'exprimer, de mettre des émotions, de créer aussi, faire en sorte que les autres aient des émotions par rapport à mon travail, le plus positif possible, parce que ça pour moi c'est très important. Et puis c'est un grand pas cette année, puisque j'ai vraiment abandonné la partie graphisme pour me consacrer à 100%, j'ai même... tendance à dire à 200% à mon art. Voilà. Donc, tout le monde me dit je ne suis pas sûre que ce soit le bon moment, la conjoncture est, voilà, machin. Mais en même temps, moi, j'étais prête, il fallait que je le fasse. Donc, je produis beaucoup depuis cette année, vraiment. Parce que justement, je m'apercevais que j'avais des idées, des envies en fonction des gens que je rencontrais, etc. Et qui n'étaient pas... réaliser tout de suite et finalement quand je m'y remettais, c'était parti j'avais plus vraiment la puissance de la chose, du sujet que j'avais envie d'exprimer et le fait d'être à 100% artiste me permet vraiment de me poser et d'être à l'écoute justement de ce que j'ai envie de faire à l'instant T et ça c'est vraiment c'est vraiment jouissif voilà en tout cas,
- Speaker #0
il n'y a jamais de bon ou de mauvais moment Le meilleur moment, c'est toujours aujourd'hui. Quand on a envie de le faire et quand on a une impulsion, quand on ressent quelque chose, il faut le faire. Je pense que vous avez tout à fait raison. En tout cas, comment définiriez-vous aujourd'hui votre univers artistique ?
- Speaker #3
Déjà, j'ai besoin de positivité. C'est vrai que les artistes ont souvent des façons différentes d'exprimer leur vie, d'exprimer les actualités. Moi je sais que j'ai besoin de voir du positif, de ressentir des choses qui me font du bien. Donc la nature est vraiment une source d'inspiration énorme. Ça a été longtemps un refuge dans ma jeunesse, mais ça l'est encore en tant qu'adulte. Et de voir la résilience de la nature justement par rapport aux événements. Là on a eu droit à des inondations, à tout un tas de choses. On voit que les oiseaux... refont leur nid, même si ça a été inondé. Enfin, je veux dire, la vie repart. Enfin, le printemps est tout à fait quelque chose qui, à la limite, correspond à mon instinct de travail. Ce côté, quel que soit ce qui est arrivé, il va se passer, la vie est là, l'amour est là, et il faut le montrer, et c'est comme ça. Moi, je me raccroche à ça. Et j'essaie de mettre tout ça dans mon art pour que ça fasse du bien, en fait, tout simplement.
- Speaker #0
C'est génial. Est-ce que vous avez des... Des influences artistiques ou visuelles ?
- Speaker #3
Il y a un artiste qui me touche toujours énormément, même si c'est très différent de ce que je fais, c'est Miro. Il travaille beaucoup d'instincts. Pour avoir vu ses grandes œuvres, à Beaubourg en l'occurrence, en vrai, et même ce que je vois en visuel, ça me touche toujours. C'est vraiment quelque chose... C'est vraiment un artiste que j'aurais aimé rencontrer.
- Speaker #0
Même à Barcelone, le musée est génial. Oui, tout à fait,
- Speaker #3
j'y suis allée aussi. C'est un univers qui me transporte complètement.
- Speaker #0
Ok, stop. Je vous propose de faire un premier jeu dans l'émission. Allez, c'est parti.
- Speaker #2
Here we go !
- Speaker #0
Alors nous allons commencer par la boussole métier. 5 questions pour comprendre votre parcours artistique. Est-ce que vous êtes prête Armel ?
- Speaker #3
Je ne sais pas.
- Speaker #0
Ça va le faire, ne vous inquiétez pas. Si vous deviez résumer votre métier en une seule phrase aujourd'hui, ce serait quoi ?
- Speaker #3
À partir d'une introspection, créer du positif.
- Speaker #0
D'accord. Qu'est-ce qui vous anime le plus dans votre pratique artistique au quotidien ?
- Speaker #3
Donner de la joie, donner du bonheur, donner de la positivité.
- Speaker #0
À l'inverse, qu'est-ce qui est le plus difficile et le plus exigeant dans votre métier ?
- Speaker #3
Vendre son travail.
- Speaker #0
On pourra en reparler tout à l'heure, effectivement. Quelle compétence ou qualité est indispensable pour durer ? en tant qu'artiste, à votre avis ?
- Speaker #3
Alors ça c'est une bonne question, je pense qu'il faut être vrai, faire les choses pour soi, et puis se dire que ce qui nous apporte, ce qui nous importe, nous, peut importer d'autres personnes, et que petit à petit, il y a un bouche à oreille qui va se faire, de gens auxquels on a pu faire du bien, enfin en tout cas dans mon cas, et que, voilà, je me dis que il faut être vrai, peut-être tout simplement.
- Speaker #0
Et dernière question pour ce mini-jeu, à quel moment vous vous dites c'est pour ça que je fais ce métier ?
- Speaker #3
Je vais essayer de ne pas partir dans l'émotion parce que ça, ça me touche. Disons qu'il y a des gens qui reviennent vers moi et qui me témoignent à quel point ce que j'aurais fait leur a fait du bien.
- Speaker #0
Merci beaucoup Armelle pour ces réponses. Lorsque l'on crée une œuvre, on capte des émotions, on peut dire qu'il y a une part de spirituel ou même de connexion qui s'opère. Notre coach Akashic s'est justement laissé inspirer pour nous parler d'art. et d'artistes, c'est le moment d'écouter la chronique d'Anne Texero.
- Speaker #1
Je sème donc je suis, une chronique de la coach Anne Texero.
- Speaker #2
Savez-vous que nous sommes tous des artistes en herbe ? Plus précisément, que pour chacun d'entre nous sommeille une âme d'artiste ? Tout d'abord, certains humains reçoivent une dotation extraordinaire du ciel sur Terre. dotation d'inspiration et de créativité. Je parle ici des génies tels que Van Gogh, Picasso, Mozart ou encore Molière. Mais en vérité, nous naissons tous avec une graine artistique et cette graine demande à croître pour se révéler au monde. Une légende rapporte que le poète Orphée avait reçu du dieu Apollon une lyre à sept cordes au pouvoir magique. Lorsqu'il chantait en s'accompagnant de cette lyre, et que vous pouvez vous en servir. Il tenait sous son charme les dieux et les hommes, apprivoisait les bêtes sauvages, et pouvait même émouvoir les rochers. En réalité, cette lyre à cette corde, qui a tellement fait rêver les musiciens et les poètes, nous la possédons. Et si nous la possédons, c'est que chacun de nous est lui-même cette lyre. Les sept cordes sont nos sept corps. Imaginez que nous sommes tels des poupées russes. Nous avons plusieurs corps d'énergie, un corps physique, un corps éthérique, un corps émotionnel, un corps mental, causal, bouddhique et atmique. Chaque corps possède sa propre vibration et quand chacun de nos corps s'ajuste et se syntonise alors, nous pouvons jouer notre plus belle harmonique. Pour clarifier mon propos, si nous avons par exemple des pensées négatives, alors nous sonnons faux, tel un instrument de musique. De même, si nous avons des émotions basses et sombres, à nouveau, nous créons un déséquilibre, une sorte de dissonance. dans notre corps émotionnel. Mais alors, comment rééquilibrer nos corps pour retrouver de l'harmonie ? Tout se joue au niveau de nos corps d'énergie, vous avez bien compris. Et il existe de nombreux moyens pour renforcer nos corps. Souvenez-vous que tout est énergie. Nos corps sont liés à toutes les forces de la nature, la terre, l'eau, l'air, le feu, le soleil. Il est donc très sensible à la chaleur, à la lumière, à l'électricité, au magnétisme. Si par exemple vous vous exposez consciemment au rayon du soleil, en particulier le matin, ou si vous faites des exercices de respiration consciente, votre corps éthérique se renforce et agit favorablement sur votre corps physique. Ou encore, si vous éprouvez une douleur physique, concentrez votre pensée sur votre corps éthérique et projetez sur lui toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il établira alors une communication entre la terre et le ciel, comme le font les plantes. et cela permettra d'apaiser votre douleur. Notre bras, par exemple, est pénétré par un double éthérique qui déborde la limite des doigts. Alors si un musicien, un violoniste, a appris comment introduire par la pensée son bras éthérique dans son instrument, il en imprègne le bois et les cordes, de telle sorte que son violon vibre différemment. En gros, son instrument porte son empreinte, et quand il pince les cordes, c'est comme s'il y avait... de nouveaux sons, plus sensibles. J'ai un autre exemple en tête. Je me souviens être entrée dans une galerie de photos artistiques. Il s'agissait de photos de la nature, de la mer déchaînée. Une personne, une dame, se trouvait à côté de moi à observer avec attention une photo toute particulière. Et à la vue de celle-ci, très contrastée, cette personne s'est mise à fondre en larmes sans trop savoir pourquoi. Je pense que l'artiste... a touché la corde sensible de cette visiteuse, quelque chose de profond qui a touché l'âme de la personne. La même loi se vérifie à l'écoute d'une voix, par exemple un chanteur, peut-être d'opéra, qui par son chant produit une certaine vibration et qui va nous émouvoir. Voilà la signature de l'artiste inspiré. C'est tout un chemin que de faire éclore notre graine d'artiste. Quel a été le vôtre ? Vous nous en avez parlé, alors je vais peut-être vous poser une autre question, parce que la préparation de ma réponse, de ma question, pardon. Peut-être comment ma chronique résonne avec votre inspiration artistique ?
- Speaker #3
Peut-être, certainement, oui. Quand je vous entends, je me dis qu'effectivement, vous êtes à l'écoute de certaines choses que moi je n'identifie pas forcément, mais que je ressens. Donc c'est certainement beaucoup plus instinctif. et je n'ai pas l'habitude de le verbaliser mais effectivement je pense qu'il y a quelque chose j'entends bien tout ce que vous dites ça me parle complètement oui merci parce que quand je fais mes chroniques j'aime
- Speaker #2
verbaliser c'est comme si les concepts me parlent et j'ai envie de les partager au plus grand nombre à vous entendre vous êtes passionnante T'es...
- Speaker #3
Je pense que je vais vous suivre un peu plus.
- Speaker #2
Merci à vous. Je vous connais. Je vais regarder tout votre art aussi. Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Anne, pour cette magnifique chronique.
- Speaker #2
Les voix de l'écho,
- Speaker #1
une émission présentée par Yves Maguin.
- Speaker #0
Alors, Armelle, je voulais maintenant qu'on parle un peu plus de processus, de création et un peu de matière, justement. Quelle place occupe un peu l'expérimentation dans votre travail ?
- Speaker #3
Alors, l'expérimentation a été très, très importante. Elle l'est encore, mais là, comme je le disais précédemment, j'ai un peu plus affirmé un style dans lequel je m'épanouis pour le moment. Mais ça a été... Enfin, j'ai vraiment tout testé, quoi. Tous les produits, les matières, différents supports, voilà. Et là, j'en suis arrivée... Merci. Ayant fait les arts appliqués dans ma formation, on travaille le dessin académique, quelque chose de plus précis possible. Et quelque part, ça nous aide. C'est un vrai travail qui nous construit et en même temps, ça nous enferme. Et l'idée de cette technique actuelle que j'utilise, c'est de pouvoir me libérer de ce côté académique, justement, pour me donner plus de liberté. Donc, c'est très particulier. Je... pose quand même mon dessin au fusain. Quand l'idée est là, il faut quand même que j'organise à peu près mon sujet dans l'espace de ma toile. Et après, je la pose au sol et je travaille en dripping.
- Speaker #0
Alors c'est quoi le dripping justement ?
- Speaker #1
Alors c'est pas moi qui l'ai inventé, Jax Paul Pollock a fait découvrir cette technique le premier, mais de façon totalement différente de moi, puisqu'il était vraiment dans l'instinct total, sans chercher à représenter quoi que ce soit. Moi c'est le fait de... Donc on laisse couler, en fait dripping c'est la coulure, donc j'ai le... peau dans une main, j'ai mon outil dans l'autre je me suis fait un petit mélange acrylique et pigment noir et je plonge mon outil et je suis à 10 ou 20 cm de ma toile, je rentre à un endroit et je laisse couler en fait donc il y a une partie que je maîtrise à peu près et l'autre qui descend, qui coule par hasard selon si ça coule plus ou moins épais, si ça coule trop épais il faut que j'aille plus vite, plus dans l'énergie pour que le filet soit plus fin et c'est ce qui me plaît complètement dans cette technique c'est et C'est le côté hasard qui s'est créé. Une fois que cette partie-là, je dis stop. Il faut savoir s'arrêter au bon moment, ce qui n'est pas toujours facile. Je laisse poser et après, je reviens parfois une semaine ou quinze jours après et je fais une mise en couleur sur les intervalles qui se sont créés. J'aime bien mélanger les couleurs pastelles avec les couleurs vives, mais après, ça dépend de mon humeur, ça dépend du sujet. J'y vais de façon très méditative. Il y a cette première partie dans l'énergie, parce qu'il ne faut pas se louper. Et l'autre partie, c'est en méditation. C'est beaucoup de couches pour avoir de beaux aplats. C'est minutieux. Parfois, les intertices sont tout petits. Mais en même temps, ça me permet de penser à plein d'autres trucs. C'est super.
- Speaker #0
C'est-à-dire que vous vous peignez directement sur votre toile, que vous mettez sur un chevalet ? C'est ça ? Alors,
- Speaker #1
le dessin, je le fais sur chevalet. Et après, ma toile est tout seule pour faire toute la partie dripping.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et après, c'est sur table pour les mises en couleur. Ok.
- Speaker #0
Anne, vous avez une question ?
- Speaker #2
Oui, ça m'invite à une deuxième question. Je trouve ça extraordinaire, votre approche. Et la deuxième partie, en fait, est-ce encore du dripping, comme vous l'appelez ? Pas du tout. Non, là, c'est pinceau.
- Speaker #1
Ah voilà, c'est vraiment pinceau plutôt fin, il faut que je passe dans les intervalles et j'essaie de ne pas dépasser. Ça me retourne dans mes coloriages d'enfant, c'est très méditatif et ça fait un bien fou, je vous le conseille.
- Speaker #3
Merci.
- Speaker #0
Ça veut dire que vous êtes toujours surprise par cette méthode-là ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je pense que c'est ce qui me plaît le plus. c'est qu'une fois que c'est fait je dis ah Oui, effectivement, je pense que j'aime ce côté surprise, surtout que j'essaie de poser la toile et de ne la reprendre qu'un jour après, quand je suis sûre que c'est bien sec déjà, et d'avoir cette surprise de me dire, ok, c'est ça.
- Speaker #0
Et justement, à quel moment vous considérez que votre œuvre est terminée et aboutie ?
- Speaker #1
Ça, c'est très difficile. Je dirais qu'avec l'expérience, j'ai appris à m'arrêter quand ça commence à être à peu près satisfaisant. Je dis stop. parce qu'à vouloir aller trop loin, on en met trop. Et comme je veux garder une respiration, parce que c'est aussi important, en tout cas dans le travail que je réalise en ce moment, c'est souvent des fonds blancs. Donc le fond blanc donne aussi une ouverture, c'est un peu comme une fenêtre. Et si je commençais à mettre beaucoup de choses, je pense que je m'enfermerais et je veux garder cette ouverture. Donc quand je sens que j'ai mis assez de choses pour construire ce que je veux faire derrière,
- Speaker #2
et que si je continue, je vais en mettre trop, je m'arrête.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Ce n'est pas toujours facile. Il y a des loupés.
- Speaker #0
Lauriane ?
- Speaker #2
Je vais rebondir un petit peu, parce que j'ai eu la chance immense de voir les œuvres d'Armel. Et là, elle nous décrit tout son processus. Elle parle des émotions, de l'intuition. Et c'est vrai que moi, vraiment, en tant que spectatrice, il y a notamment une œuvre, quand je l'ai vue, les larmes me sont montées tout de suite. Je l'ai vraiment vécu, c'est du vécu. J'ai vu l'œuvre et je n'ai pas compris pourquoi. Je n'ai pas compris pourquoi, j'ai vu l'œuvre, ça a commencé à monter, je me suis sentie très touchée. Et après, Armel m'a expliqué l'histoire. Je vais essayer de ne pas pleurer aussi, si je te regarde, je vais pleurer. Elle m'a expliqué l'histoire de cette œuvre et j'ai fait « waouh » , j'ai été touchée en plein cœur. Et ce que j'ai trouvé vraiment magique, c'est le fait que ça va au-delà de la raison en fait. J'ai été touchée, je ne sais pas pourquoi, mais par contre c'était là. Mon corps a parlé, l'émotion elle est venue et c'est vrai qu'ensuite j'ai accueilli tout ça, je ne savais pas trop quoi en faire, très sincèrement c'est une sensation qui est assez nouvelle, je ne savais pas quoi en faire, j'ai accueilli et après quand j'ai eu l'explication d'Armel, j'ai fait ok, je comprends et je trouve que cette sensation elle est extraordinaire et de pouvoir mettre des émotions dans une image, dans une oeuvre, je trouve ça... Je pense que le fait de faire tout ça à l'instinct, quand tu parlais d'énergie, que des fois tu dois aller plus vite, moins vite, moi j'en suis persuadée, ça vient mettre quelque chose dans l'œuvre. Et quand on la voit et quand on accueille tout ce que ça peut faire jaillir, moi je trouve ça extraordinaire de réussir à faire ça.
- Speaker #0
Merci pour ce très beau retour d'expérience. C'est vrai que c'est toujours très intéressant d'avoir quelqu'un qui vit ce genre de choses. Au niveau des matières que vous utilisez, c'est tout le temps la même chose ? Fusain, acrylique, toile ? Ou des fois, vous faites un peu sur du bois, par exemple ? Ou autre type de peinture ?
- Speaker #1
J'ai testé plein de choses. Je teste encore plein de choses. C'est pour ça que j'ajoute le côté plasticienne à côté de peintre. D'ailleurs, l'artiste peintre. Parce que je travaille aussi un peu la terre. J'ai fait des essais en pyrogravure sur du bois. Mais pour l'instant, je n'ai pas envie de les exposer. Ça, c'est vraiment des choses pour moi, des choses dont j'ai besoin, des espèces d'envies fulgurantes qui sont souvent dans une espèce d'énergie. Et c'est tout de suite maintenant. Mais pour moi, il n'y a pas forcément d'intérêt à exposer ça. C'est vraiment quelque chose qui compose mon art. Quelque chose qui assoie, que j'ai besoin de sortir. Parfois, ça peut même être des choses un peu moins drôles. Et c'est pour ça que je les garde pour moi.
- Speaker #0
D'accord. Je vous propose maintenant de faire une petite pause musicale pour reprendre un peu nos émotions. Nous allons écouter Le Temps est bon de Bon Entendeur et Isabelle Pierre. On reparle de ce choix musical avec mon invité, donc Armel GH, juste après. Bonne écoute sur Radio-G.
- Speaker #3
Je suis tendre, tendre, tendre, tendre pour mes amants Je suis la fleur dans leur cerveau Le temps est bon Le ciel est bleu J'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux Le temps est bon Le ciel est bleu Nous n'avons rien à faire, rien de l'être Le temps est bon Le ciel est bleu J'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux Le temps est bon Le ciel est bleu Nous n'avons rien à faire Rien à faire Les deux amants sont bons Comme les arbres flous Les deux amants sont doux Je suis à eux de l'âme Jusqu'à la peau Les nuits sont longues Les jours sont chauds
- Speaker #4
Les voix de l'écho, une émission présentée par Yves Maguin.
- Speaker #0
Vous êtes toujours en direct sur Radio G à l'écoute de l'émission Les voix de l'écho. Et je suis en compagnie de mon invité, l'artiste peintre et plasticienne Armel GH. De son nom d'artiste, nous venons d'écouter Le Temps est bon, de Bon Entendeur et Isabelle Pierre. Pourquoi avoir choisi ce titre musical ? dite qu'à l'heure, mais dites-nous tout.
- Speaker #1
Eh bien, je trouve que tout, que ce soit le rythme un petit peu enchanteur, un peu naïf, et puis les paroles quand même très positives, pour moi, c'est presque ironique à l'actualité. Un petit clin d'œil, justement, qui correspond à ce que je fais, à ce que je mets dans mon travail, c'est justement aller en l'encontre de toute cette société, de toute cette actualité anxiogène, et je trouve que cette chanson représente bien ce côté et... On oublie tout, il fait beau, les oiseaux chantent, la vie est belle.
- Speaker #0
On l'a un peu vu dans la première partie d'émission par rapport à la question que je vais vous poser maintenant, mais quel rôle et quel regard vous donnez au spectateur dans votre travail ?
- Speaker #1
C'est une grande question. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une première vision figurative que je pense que tout le monde voit. Et après, je pense que, enfin, c'est même pas, je pense, j'en suis sûre, on me le dit quand même, les gens qui prennent le temps de regarder voient tout un tas d'autres symboles, il y a tout un tas de choses qui sont cachées, qui se voient quand on prend le temps de regarder. Et ceux qui ont acheté mon travail, qui le voient tous les jours, me disent, tous les jours, on voit de nouvelles choses. Donc ça, c'est aussi une récompense parce que... Je pense qu'il y a une certaine richesse derrière une première vision un peu spontanée. Si on passe devant, on va voir juste un sujet, alors que si on prend le temps de se poser devant, il y a plein de choses qui sont intéressantes à découvrir.
- Speaker #0
Et justement, vous avez été surprise déjà par une interprétation. Ah ben complètement !
- Speaker #1
Et celle qui est intéressante, c'est celle des enfants d'ailleurs. Chaque fois que j'expose et que les enfants viennent, ils ont une vision, à chaque fois ils voient des trucs que je n'ai même pas vus moi. Et c'est toujours un enchantement, je dis wow ! Donc ça c'est génial.
- Speaker #0
Et alors quand vous mettez en place une exposition, il y en a notamment une actuellement, la Parnay, si je ne dis pas de bêtises. C'est ça exactement,
- Speaker #1
au domaine de Rocheville.
- Speaker #0
Jusqu'à quand on peut le redire ?
- Speaker #1
Jusqu'au 9 mai.
- Speaker #0
Jusqu'au 9 mai, ok. Justement comment vous voyez ce regard des autres sur vos œuvres pendant une exposition ? Alors vous n'êtes peut-être pas tout le temps... de temps présente aussi, bien évidemment.
- Speaker #1
Là, en l'occurrence, il y a des salons sur lesquels je suis présente et je reçois vraiment tout en direct. Là, pour le coup, il y a eu le vernissage où il y avait comme 70 personnes qui ont pu échanger avec moi. Donc, j'ai les retours. Après, depuis, je n'y suis pas. C'est vraiment... Les gens peuvent passer. C'est entrée libre. C'est un domaine viticole. Donc, les gens vont là-bas avant tout, je pense, pour faire des dégustations et se régalent les pupilles et les papilles. Ce n'est pas de moi. Madame Porcher qui dirige le domaine de Rocheville.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce qu'il y a une œuvre qui a suscité des réactions vraiment très très fortes ? Est-ce que vous vous souvenez de ça ?
- Speaker #1
Oui, alors là, en l'occurrence, il y en a une qui étonne un petit peu, qui s'appelle Refuge, qui est un petit peu différente des thèmes autour de la nature, des oiseaux, des poissons, des choses qui peuvent m'évoquer ça. Il y en a même deux, je dirais celles qu'ils ont utilisées pour l'affiche qui s'appelle Introspection, qui est pour moi très forte, parce que ça fait partie justement de ce que j'ai pu travailler fin d'année dernière et début de cette année. Et c'est presque une double introspection si on prend le temps de regarder l'œuvre. Donc je vous encourage à aller voir sur les réseaux, vous pourrez peut-être ressentir un petit peu ce qui s'y trouve. Et puis une autre qui s'appelle Refuge. C'est en fait un couple, un jeune couple qui est enlacé et on se dit, je pense que beaucoup me disent qu'est-ce qui lui prend, pourquoi elle fait ça ? Et en fait là, justement ça témoigne aussi de sujets très différents que je peux avoir envie d'exprimer, c'est suite à une rencontre. Nous étions sur un lieu de vacances et on rencontre un autre couple qui nous parle de leur expérience de jeunesse et quelque chose de très fort qu'ils ont vécu. Ils partaient en trail et il y a eu un tremblement de terre et tout s'est écroulé autour d'eux. Ils ont juste eu le temps de prendre un short, un t-shirt. D'ailleurs Isabelle, si tu m'entends, c'est à toi que je pensais parce qu'elle ne sait pas que j'ai fait cette toile. Et en fait, l'hôpital s'est écroulé. Enfin, c'était juste horrible. Je ne vais peut-être pas trop m'y pencher, mais moi, ça m'a énormément touchée. Je suis contente parce que j'arrive à en parler sans pleurer, mais ça m'a énormément touchée. Et elle a dit quelque chose de fort. Elle s'est mise dans les bras de son chéri en disant peu importe ce qui va nous arriver, mais au moins, si je meurs, je veux que ce soit dans tes bras. Je me suis dit, mais ce refuge-là, Je pense qu'on peut souhaiter ça à tous,
- Speaker #2
en fait. Voilà.
- Speaker #0
Comment vous faites pour choisir le nom de vos toiles, justement ? Alors, là, à Refuge, on comprend un peu, effectivement.
- Speaker #1
J'aime bien faire un peu des jeux de mots. J'aime bien laisser les gens un peu réfléchir, justement, à l'introspection. Voilà, j'ai une toile, par exemple, à laquelle je pense qu'il y a un Martin Pêcheur. J'aurais pu l'appeler Martin Pêcheur. Je l'ai appelée Motivation. On peut savoir pourquoi ?
- Speaker #0
Ouais, on peut savoir. Ça me fait penser un peu au colibri aussi, le Martin Pécheur, même si ce n'est pas tout à fait le même oiseau.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est génial, c'est peut-être que vous pensez à quelque chose de particulier, qui est très différent de ce que moi j'ai imaginé derrière. Et voilà.
- Speaker #0
Ouais, ok. Je vous propose de faire un deuxième jeu dans l'émission. Allez, on y va. Alors Armelle, pour ce deuxième jeu, nous allons faire un vrai-faux express. Vous devez simplement répondre par vrai ou faux à ces affirmations. Vous êtes prête ?
- Speaker #1
Peut-être.
- Speaker #0
Alors, une œuvre est toujours pensée avant d'être réalisée.
- Speaker #1
Oui, vrai.
- Speaker #0
L'inspiration... est plus importante que la technique.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
On peut reconnaître un artiste ou une artiste uniquement à son style.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Une œuvre abstraite ne raconte rien de précis.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Le regard du public est essentiel dans le processus artistique.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
On peut vivre correctement de son art aujourd'hui en France.
- Speaker #1
Pas facile.
- Speaker #0
Une œuvre doit forcément transmettre un message.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Les contraintes favorisent la créativité.
- Speaker #1
Parfois.
- Speaker #0
Une œuvre ratée peut devenir une œuvre réussie.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
L'art contemporain est inaccessible au grand public.
- Speaker #1
Pas facile. Je dirais faux quand même.
- Speaker #0
D'accord. Le talent est plus important que le travail ? Pas simple.
- Speaker #1
Pas simple. Peut-être.
- Speaker #0
D'accord. Et allez, une petite dernière. Une œuvre est terminée uniquement quand l'artiste le décide.
- Speaker #1
Oui, vrai.
- Speaker #0
Merci, Armel. pour vos réponses.
- Speaker #4
Les voix de l'écho, une émission présentée par Yves Maguin.
- Speaker #0
Alors, je vous propose maintenant d'écouter la chronique de notre chroniqueur surprise du jour, Lauriane Fortin.
- Speaker #4
La chronique du chroniqueur surprise.
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, j'avais envie de parler d'un sujet qui me touche beaucoup, parce que pour ceux qui ne savent pas, je travaille sur les réseaux sociaux et je voulais faire une chronique sur redonner du sens à sa visibilité. Alors oui, aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle franchement, parce que moi, il y a un truc qui me fatigue un peu en fait, c'est cette course permanente aux likes, aux vues, aux abonnés sur les réseaux sociaux et notamment pour les professionnels. On nous fait croire que plus on est visible, plus on réussit. Mais pour qui et surtout pourquoi ? Parce que si on est très honnête deux minutes, un poste par exemple, qui cartonne, qui fait des milliers voire des millions de vues, mais qui ne ramène aucun client, pour moi ce n'est pas rentable. Ce n'est pas du business et c'est juste du bruit. Ce n'est pas une vraie communication. Mon prisme, il est simple. La communication, c'est un outil au service d'une activité. Point. Aujourd'hui, je vois énormément de professionnels, toutes typologies, métiers confondus. On peut parler de coach, on peut parler d'artiste, ça touche vraiment tout le monde. qui créent du contenu un peu dans tous les sens. Ils publient parce qu'il faut être présent, parce qu'on leur a dit qu'il fallait être régulier, discipliné, faire des formats très précis, et là, on tombe dans un truc qui, moi, me dérange profondément. Une forme de dictature de la discipline. Il faut poster tant de fois, il faut faire des vidéos, il faut montrer sa vie, il faut suivre les tendances. Mais au final, pourquoi ? À quel moment on a décidé ? que pour avoir une activité qui fonctionne, pour faire parler son art, il fallait rentrer dans un moule pareil. Le problème, c'est que du coup, on perd complètement le sens initial de sa communication. À force de vouloir que tout soit joli, que ça plaise, que ça coche quelque part toutes les cases, on fait ce qu'on appelle du safe content. C'est du contenu qui plaît à tout le monde. Et en vrai, on fait surtout du people pleasing. Ça veut dire qu'on veut plaire à tout le monde. Sauf que quand on parle à tout le monde, on ne touche plus personne. Et petit à petit, il y a autre chose qui se passe. Et c'est là en fait que moi, ça vient vraiment me toucher par rapport à ce que je vois autour de moi. Parce qu'en fait, les gens, ils commencent à douter. Ils commencent à se comparer. Ils commencent à se demander, est-ce que c'est assez ce que je fais ? L'autre, ce qu'il fait, ouais, ça a l'air génial. Donc du coup, ils ajustent, ils modifient, ils corrigent, jusqu'à finalement ne plus trop savoir comment on parlerait naturellement. Et là, on s'éloigne complètement de soi. On oublie son ton, on oublie pourquoi. On fait ce métier, pourquoi on fait cette activité ? On oublie ce qu'on a vraiment envie de dire et forcément, ça se ressent. Finalement, la seule question qu'on a à se poser, c'est quel est le rôle de ma visibilité et surtout dans mon business en fait ? Pourquoi j'ai envie de communiquer ? Est-ce que je suis là pour attirer des clients ? Est-ce que je suis là finalement pour expliquer ce que je fais ? Ce n'est pas finalement que du business ou pour créer de la confiance ou juste pour exister en ligne ? et cocher une case. Parce que oui, aujourd'hui, on peut être très visible et finalement complètement inefficace dans la façon de transmettre son message. Alors que moi, je pars d'un principe très très simple. Chacun a sa place. Et ça, ça me touche vraiment énormément. Mais cette place, on ne la trouve pas en essayant de ressembler aux autres. On la trouve en étant capable de vulgariser ce qu'on fait, avec ses mots à soi, ses valeurs, sa vision. Comme je dis très souvent, Son savoir-faire, mais autant que son savoir-être. Parce qu'on parle beaucoup d'alignement. C'est un mot qui est presque très connoté, qu'on entend partout en ce moment. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce que vous montrez est cohérent avec ce que vous faites. Que votre communication reflète réellement votre manière de travailler. Que les clients ou les personnes qui viennent à vous, en fait, elles ne sont pas surprises. En fait, être aligné, ce n'est pas être parfait. Ce n'est pas cocher toutes les cases, c'est être juste. Juste dans ce que vous dites. et juste dans la manière dont vous le dites. Et juste avec les personnes que vous avez envie d'attirer à vous, quel que soit le projet finalement. Et quand on revient à ça, la communication, elle change complètement. On ne crée plus du contenu pour remplir. On ne parle plus pour plaire. On parle pour être compris. On parle quelque part pour être utile et surtout pour transmettre le message, ce qu'on a dans les tripes et ce qu'on a envie de diffuser. On parle pour que les bonnes personnes se reconnaissent. Et là... La visibilité, elle redevient ce qu'elle aurait toujours dû être. Un levier de diffusion qui est sain, un levier de développement pour une activité, un levier peut-être aussi d'échange, mais pas un concours de popularité. Alors la prochaine fois que vous allez publier quelque chose, et là je m'adresse à tout le monde, posez-vous simplement ces questions. Est-ce que mon contenu, il sert vraiment mon activité, mes valeurs, ma vision ? Est-ce que mon contenu me rend visible et audible auprès de ceux qui me recherchent ? Parce qu'au fond, une bonne visibilité, ce n'est pas une visibilité qui fait du bruit. C'est celle qui vous amène exactement là où vous avez envie d'aller. Et du coup, j'avais envie de poser une question à Armel. Dans ce côté, justement, un peu people pleasing, comme je dis, le fait de vouloir faire plaisir. Je voulais savoir, est-ce que ça t'est déjà arrivé dans ta carrière ? D'avoir ce sentiment de devoir faire plaisir alors que finalement ce n'était pas aligné avec ton art et ce que tu avais envie de donner. Je dirais que ça m'est plus arrivé dans ma partie de vie en tant que graphiste qu'artistique,
- Speaker #1
parce qu'artistique, je travaille vraiment pour moi d'abord, j'ai besoin de me faire du bien déjà, de ressentir quelque chose, même si j'ai ouvert depuis peu l'art à la commande, mais jamais par hasard et jamais à contre-coeur. Je peux citer quelque chose, c'est que... Par exemple, j'ai quelqu'un qui m'a acheté beaucoup de toiles déjà et qui avait, lui, dans un château au nord d'Angers, une grande surface. Et il avait besoin, il ne trouvait pas dans ce que j'avais déjà réalisé, quelque chose qui puisse correspondre à cet espace. Et là, je me suis vraiment inspirée du lieu. J'ai eu carte blanche sur le sujet. Je me suis inspirée même de l'étymologie du nom du château pour créer quelque chose. Donc, même si c'est quelque chose que je n'ai pas, moi, d'abord, eu besoin de faire, je le fais pour quelque chose, pour quelqu'un, et pour autant, sans me forcer. C'est vraiment, il faut que ça soit en rapport avec ce que j'aime, avec ce que j'ai envie de faire. C'est l'art, je pense que je ne pourrais pas le faire autrement, vraiment.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup Lauriane pour cette chouette chronique.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #4
Les Voix de l'Echo, une émission présentée par Yves Maguin.
- Speaker #0
On arrive bientôt à la fin de l'émission. Est-ce que vous avez des projets actuels précis qui vont arriver ? On a parlé de l'exposition qui a apparné. Est-ce que vous avez d'autres choses qui arrivent prochainement ?
- Speaker #1
Oui, j'ai une belle exposition. Je dis belle exposition parce qu'il y a énormément d'espace. Je vais être obligée d'apporter beaucoup d'œuvres. qui aura lieu à la Maison des Frères de Bretignolles-sur-Mer. C'est un lieu, il y a une vraie politique culturelle. J'ai vraiment apprécié leur approche à Bretignolles-sur-Mer, ce qui n'est pas toujours le cas parce qu'on a certains endroits dans lesquels on est invité et on a l'impression que c'est juste pour remplir les murs. Et là, justement, c'est tout le contraire. Il y a eu une vraie recherche de l'artiste. Il a fallu se présenter, me présenter mon travail en live. J'ai beaucoup apprécié. Ils font une belle communication derrière. Et là, je vais avoir trois grandes pièces. Donc, je pense qu'au domaine de Rocheville, j'ai 25 pièces. Mais je pense que là-bas, je vais avoir presque le double. Donc, ça va être quelque chose d'important. Donc, c'est que sur une dizaine de jours. Mais voilà, je pense que je vais rencontrer un public un peu différent. Et là, j'y serai. J'y serai aux heures d'ouverture. Donc, si vous voulez me rencontrer, ce sera un grand plaisir que je vous accueillerai là-bas. Donc, ce sera du 27... de mai ou que je ne dise pas de bici, je crois que c'est au 7 juin, quelque chose comme ça. Alors peut-être à vérifier.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup Armel. Merci beaucoup. Armel GH, de votre nom d'artiste, d'être venue nous parler de votre métier, justement, artiste peintre et plasticienne dans les voies de l'écho. En tout cas, créer une oeuvre, c'est... chercher, c'est aussi douter, c'est expérimenter, c'est parfois se laisser surprendre, c'est accepter que tout ne soit pas toujours compris immédiatement, mais que ce joue ailleurs. Dans ce que provoque une œuvre justement, qu'est-ce que ça réveille en chacun de nous. Si vous avez envie donc de découvrir l'univers d'Armel Gia, je vous invite vraiment à aller jeter un œil sur son profil Instagram ou ses réseaux sociaux, son site web. d'aller découvrir l'exposition courant positif au domaine de Rocheville à Parnais jusqu'au 9 mai 2026. Merci beaucoup Anne et Lauriane pour vos chroniques. Merci à Champs contre Champs pour la production de cette émission. En tout cas, restez branchés sur Radio G. C'est le moment d'écouter Les métiers de l'ombre avec Fabien Bertrand qui reçoit aujourd'hui Florent Baudenez qui est donc chef monteur chez le youtubeur Amixem. On se retrouve le mercredi 13 mai 2026, de 12h10 à 13h et en direct, on parlera de chasse au trésor, grandeur, nature, en un jour. Restez connectés sur Radio G et d'ici là,
- Speaker #2
prenez soin de vous !
- Speaker #3
Radio-G 101.5 FM