- Speaker #0
Les voies de l'éco, les voies de l'éco, les voies de l'éco, les voies de l'éco,
- Speaker #1
les voies de l'éco, go !
- Speaker #0
Et oui, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans les voies de l'éco sur Radio G. Aujourd'hui, nous allons... allons parler de musique, de rencontres et d'émotions et de cette capacité assez fascinante qu'a parfois la musique à raconter quelqu'un sans avoir besoin de mots. Mon invité du jour est pianiste et compositeur. Mais derrière le clavier, il développe aussi une démarche singulière. Créer des portraits musicaux, des compositions inspirées par une personne, son histoire, sa personnalité et ce qu'elle lui transmet au cours d'une rencontre. Et pour m'accompagner aujourd'hui dans l'émission, nous avons la thérapeute akashique Anne Texero. C'est un plaisir de vous retrouver après l'été. Anne, de quoi allez-vous nous parler aujourd'hui ?
- Speaker #2
Bonjour Yves, bonjour à tous. Eh bien aujourd'hui, je vais vous parler de son, de vibration. et d'instruments de musique, mais pas n'importe lequel.
- Speaker #0
Ok, on verra ça tout à l'heure, d'ici 10 à 12 minutes. Et puis également avec nous en studio, le retour de notre experte de l'image de souhait, de la prise de parole en public, Morgane Nectou. Ça fait plaisir de vous revoir Morgane dans l'émission.
- Speaker #3
Oui, moi aussi, je suis très heureuse d'être là aujourd'hui.
- Speaker #0
Et alors de quoi allez-vous nous parler ?
- Speaker #3
Et bien si la musique n'était que du bruit finalement. Long débat.
- Speaker #0
Un long débat. On vous retrouve en deuxième partie d'émission. Avec le portrait musical, mon invité traduit donc une personne en musique. Une rencontre, quelques échanges, des impressions, des émotions, puis des notes qui viennent donner naissance à une composition unique. Une démarche finalement très humaine. Chers auditeurs et auditrices, installez-vous confortablement. Aujourd'hui, on ne va pas seulement écouter de la musique, on va essayer de comprendre comment elle peut raconter qui nous sommes.
- Speaker #4
Les voies de l'éco, une émission présentée par Yves maguin.
- Speaker #0
Bonjour Dominique Motaz, bienvenue dans le studio de Radio G. Bonjour Yves. Pensez bien à parler proche du micro pour qu'on puisse bien vous entendre. Alors avant de parler des portraits musicaux, je voudrais que vous puissiez vous présenter aujourd'hui. Vous êtes plutôt pianiste, compositeur, improvisateur ou tout simplement un artiste ?
- Speaker #5
Je dirais que j'ai essayé de parler de moi comme si j'étais quelqu'un d'autre. En fait, j'ai une personnalité particulière parce que j'ai toujours eu la sensation de ressembler à personne, d'être toujours un petit peu... Souvent on me dit que je suis un ovni. Je pense parce qu'en fait, avec l'hypersensibilité et l'hyperempathie, j'ai toujours ressenti les choses d'abord au niveau de mon émotionnel et après, c'est mon mental qui prend la suite. Mais je pense que dans la société, la plupart des... La façon dont on a été formaté par la société et l'éducation, c'est plutôt le cerveau qui prend... Qui est aux manettes au début et après l'émotionnel. Et puis maintenant, on essaie même de faire disparaître l'émotionnel.
- Speaker #0
Oui. Alors, quelle a été votre première rencontre avec un piano ?
- Speaker #5
À l'âge de 4 ans. À l'âge de 4 ans, en fait, mes grands-parents qui étaient en Auvergne, il y avait un piano et... Et c'était fascinant, c'est-à-dire qu'à chaque fois que j'ai eu beaucoup d'émotions d'en parler, au-delà des grands-parents que j'adorais, c'était quelque chose de viscéral, d'aller toucher ce piano aux vacances en fait.
- Speaker #0
Et vous avez su tout de suite que finalement la musique allait avoir une place importante dans votre vie, ou c'est arrivé un peu plus tard ?
- Speaker #5
J'ai l'impression qu'elle faisait partie de moi la musique. Les vibrations, les fréquences, ça faisait partie de moi et c'était viscéral en fait. J'ai souvent pensé que j'étais un piano moi-même.
- Speaker #0
Ok, c'est amusant. Quel rapport entretenez-vous justement aujourd'hui avec votre instrument, même si vous dites que vous êtes vous-même un piano ?
- Speaker #5
C'est un rapport très intime parce que le piano que j'ai actuellement, il est du 15 août 1900. C'est quelque chose d'incroyable. Je pense qu'il y a vraiment une histoire intime et vraiment une histoire d'amour entre nous deux. Je dirais que le piano, c'est un être vivant. qui ne m'a jamais trahi qui a toujours été là qui est toujours dans les moments difficiles et les moments de bonheur bien sûr mais c'est vraiment et un piano est vraiment pour moi comme une personne je me souviens avoir eu des coups de foudre pour des pianos, je me souviens notamment à Bayreuth, chez Stein Graver qui sont pour moi les plus beaux pianos du monde où j'ai mis 6 mois à me remettre d'une rencontre avec un piano d'accord
- Speaker #0
On peut dire un peu que le piano c'est un peu un prolongement de vous-même finalement ?
- Speaker #5
Oui, mais je pense que c'est aussi une question de fréquence en fait. C'est comme les êtres qu'on rencontre, c'est une question de fréquence qui se met en résonance avec nous. Et les pianos forcément c'est des fréquences.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui vous attire le plus quand vous jouez ? C'est quoi ? C'est l'interprétation ? C'est l'improvisation ? C'est quoi exactement ?
- Speaker #5
C'est tout mélangé, c'est-à-dire qu'au début c'était la lecture des partitions, des dieux musiciens, donc Bach, Chopin, Liszt, etc. Puisque j'ai donné des récitals de piano. Après j'ai enseigné pendant 37 ans. Et en fait, ce que j'ai développé pendant toute cette période-là, c'est l'état de conscience modifiée. C'est ça qui est très particulier, l'état de conscience modifiée, c'est un état d'hypnose. permet de se brancher à des plans supérieurs énergétiques, par exemple Bach, Chopin, ou justement la bibliothèque universelle, ce qu'on appelle les annales akashiques, où tout est inscrit des énergies. Et en fait, comme j'ai travaillé des fois 12 heures par jour cet état de conscience modifié, ça m'a permis de me connecter à des plans supérieurs euh Comme si j'allais à la pêche. C'est pour ça que je peux paraître comme un ovni. On me dit souvent que je suis perché ou décalé. Mais parce que je suis ici, je suis ailleurs. Je me balade.
- Speaker #0
Dans votre parcours artistique, j'imagine que vous avez connu des détours, des périodes de doute. Est-ce que justement, grâce à votre piano, vous arrivez à passer outre toutes ces périodes-là ?
- Speaker #5
J'ai toujours eu l'impression d'être à contre-courant parce que dans ma jeunesse on me disait que j'étais pas fait pour faire du piano, j'ai quand même eu mon prix de piano à l'âge de 16 ans et j'avais des professeurs très maltraitants. Je pense que ma lumière dérangeait, je pense que mon hypersensibilité dérangeait, tout dérangeait en fait. Et malgré tout j'ai continué un peu comme un mouton noir au milieu du troupeau des moutons blancs. à garder le cap, à ramer à contre-courant. Et je continue d'ailleurs.
- Speaker #0
Lorsque quelqu'un découvre votre musique à travers un concert ou même à travers votre chaîne YouTube, par exemple, pour la première fois, qu'est-ce que vous aimeriez qu'il ressente ? Est-ce vraiment qu'il ressente une émotion ou qu'il essaye à comprendre le message qu'il y a derrière ?
- Speaker #5
En fait, c'est compliqué. En fait, je me rends compte que je n'attends rien. Mais je me rends compte qu'il y a un gros décalage entre moi, ce que je ressens et ce que les personnes peuvent ressentir. Parce qu'elles n'ont pas forcément développé toutes ces capacités de ressentir. C'est ça qui m'attriste des fois, de voir cette distorsion qu'il peut y avoir.
- Speaker #0
Ok. Alors en tout cas, on parle beaucoup aujourd'hui. On va beaucoup parler de musique, de vibrations, ce qu'elles peuvent provoquer en nous. Mais avant même de parler d'un piano, d'une voix, d'un instrument, il y a peut-être... Un instrument qu'on oublie, c'est notre propre corps. Anne, vous partez justement de cette idée aujourd'hui. Notre corps est un instrument de musique, mais qu'est-ce que cela veut dire ? C'est le moment d'écouter la chronique d'Anne Texerow.
- Speaker #4
Je s'aime donc je suis, une chronique de la coach Anne Texerow.
- Speaker #2
Au commencement, à la création de l'univers, était le son. Le son est partout, la fréquence musicale est partout, elle est dans les atomes, elle est dans la distance entre les planètes, elle est dans le champ des oiseaux comme celui des baleines. De même, notre Terre porte une vibration qui peut se mesurer. On parle de résonance de Schumann. Tout est son, tout est onde et vibration. Pour comprendre le son et la vibration, je souhaite vous partager cette expérience cinématique. Imaginez une plaque de métal sur laquelle... On ajoute du sable fin à la vibration d'un son, vient se dessiner une forme géométrique, tel un mandala. En tant qu'être humain, nous portons aussi des fréquences. Nous sommes d'abord des êtres électromagnétiques et nous avons aussi des centres d'énergie, appelés chakras, qui vibrent et résonnent par rapport au son. Sachez que les fréquences sonores sont puissantes. Elles ouvrent des portes vers d'autres réalités. Peut-être l'avez-vous déjà expérimenté. Par exemple, lors d'un concert et que votre esprit rationnel s'évade, vous commencez à ressentir une forme de trance légère. C'est comme si vous vous syntonisiez sur une nouvelle fréquence radio. Laissez le son et ses combinaisons vous pénétrer et voyez comment cela accorde ou pas votre propre instrument de musique, c'est-à-dire votre corps. Et observez les sons qui sont bénéfiques. pour vous et ceux qui ne le sont pas. De même, les idées et les concepts exprimés par des mots sont des sons, des fréquences qui, telles des notes, résonnent dans vos corps énergétiques. Imaginez un instant un joli galet que vous lancez sur l'eau d'un lac. Cela crée des ricochets, des ondes. C'est pareil avec le son. La musique réveille et active des codes enregistrés dans nos corps car nos cellules sont constituées d'eau et vibrent. C'est comme une mise à jour qui vient réinformer et rééquilibrer tout notre corps. Le corps donc tout entier peut être accordé, réaccordé. Parfois il est désaccordé ce corps. Il y a comme une disharmonie au niveau des corps d'énergie. Du plus dense le corps physique quand la maladie s'installe, jusqu'au plus subtil, notre corps spirituel, les bleus de l'âme. Entre les deux, il y a toute une gamme, notre corps émotionnel. qui peut contenir des lourdeurs, des blessures, des souffrances. Tout cela peut créer un déséquilibre, une disharmonie. A l'inverse, quand notre corps est au diapason, il sonne juste. Cela est possible si vous avez commencé à conscientiser que vous n'êtes pas seulement qu'un corps physique. C'est pourquoi vous avez la capacité de régulier ce qui nourrit vos corps d'énergie. Au-delà de l'alimentation que vous ingérez, métabolisée par votre corps physique. Comment ? Equilibrez-vous par exemple vos émotions. Quelles sont les pensées et les idées qui vous traversent et nourrissent votre corps mental ? Ou encore, quel temps accordez-vous pour votre corps spirituel ? Cette conscience « je suis » quand vous vous arrêtez, seul, en silence, pour goûter à la présence. Petit à petit, vous pouvez apprendre à nettoyer et purifier vos corps d'énergie, pour accueillir ce flux de vie abondant et toujours disponible pour chacun, chacune. et surtout pour retrouver notre pouvoir créateur. Pour terminer, j'ai envie de vous faire réfléchir sur cette citation du physicien Nikola Tesla. « Dieu, ou la source, ou la grande conscience, est la fréquence, ton corps est l'antenne. » J'ai une question pour vous Dominique, comment peut-être ma chronique résonne avec votre travail ?
- Speaker #5
Je dirais que votre chronique... résonne complètement avec mon travail, puisque dans la continuité des portraits musicaux, ce qui s'est imposé à moi, c'est de voir que la musique permettait d'accorder et d'harmoniser des blessures étranges, générationnelles et les mémoires de l'âme, et que justement qu'il faut accorder et harmoniser les chakras, et justement que... La combinaison du portrait musical avec un soin intuitif connecté, ça permet même de reprogrammer les cellules et l'ADN. Et récemment, pour terminer, j'ai fait l'expérience d'accorder mon grand piano à 432 Hz. Parce qu'il y a un gros... Je dirais, la musique classique, pourtant, que j'ai connue pendant une cinquantaine d'années, c'est 440, et le milieu du bien-être, c'est 432. Et je suis bien obligé de me rendre compte que le 432 Hz, c'est beaucoup plus physiologique avec les vibrations du corps, les vibrations de la terre, les vibrations de la nature. Et je ne comprends pas pourquoi on nous a imposé le 440, qui finalement est un décalage par rapport à nous-mêmes, et qui nous oblige encore une fois à nous suradapter.
- Speaker #2
Merci beaucoup pour cet éclairage, et il me parle beaucoup.
- Speaker #0
Merci beaucoup Anne pour cette chronique
- Speaker #4
Les voies de l'éco Une émission présentée par Yves maguin
- Speaker #0
Alors Dominique, je voudrais qu'on parle plus en détail des portraits musicaux Vous avez commencé à donner quelques détails intéressants en réponse à Anne Pour les personnes qui ne savent pas ce qu'est un portrait musical est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots concrètement ?
- Speaker #5
Alors le portrait musical... a été protégé en 1995, ça fait déjà 31 ans, par un ami qui s'appelait Robert Cointreau, quelqu'un qui a beaucoup compté pour moi. Et en fait, je me suis rendu compte que je pouvais lire les personnes comme une partition. Et je viens de comprendre, ces jours-ci, en fait, ce qui peut se passer, en fait, c'est qu'effectivement, si chaque note correspond à... à une partie du corps, en fait, ou à une problématique qu'a une personne, ça peut permettre de comprendre pourquoi telle ou telle note est jouée dans ma musique, et ce qui donnerait un petit peu une raison un peu mathématique, en fait, que je ne pensais pas au début, parce que je pensais qu'au début, c'était simplement une intuition, mais en fait, tout a du sens, en fait. C'est-à-dire que je me suis rendu compte que je suis au carrefour des chemins pour... ressentir le transgénérationnel, qui est, je dirais, une dimension un petit peu horizontale, un petit peu en Bluetooth, on va dire. Et tout ce qui concerne la mémoire énergétique de la personne qui est un peu le voyage de son âme, qui n'a pas de début et qui n'a pas de fin, je dirais que ça, c'est un peu une connexion en Wi-Fi. Pour simplifier les choses. Donc, en fait, moi, je suis un peu une antenne. Moi, je dis, je ne sais rien. Vraiment, plus ça va, plus j'ai l'impression que je ne sais rien. J'ai travaillé sur mon égo. Je reçois tout. Et par contre, plus je suis dans cette démarche-là, effectivement, plus je reçois tout et plus la musique est claire et limpide. Et quand je joue, je vois des images, en fait. C'est ça qui est extraordinaire.
- Speaker #0
Pensez bien à parler, proche du micro. Lorsque vous rencontrez quelqu'un pour réaliser son portrait musical, Est-ce que vous essayez de découvrir un peu cette personne, d'échanger avec elle un petit peu, ou alors pas du tout, c'est directement ?
- Speaker #5
Justement pas du tout, c'est ça qui est fantastique. C'est de rien savoir sur la personne, et puis sauter dans le vide. Moi c'est ça qui m'anime, c'est ça que j'adore. Parce qu'à chaque fois, ça tombe juste en fait, en plus. C'est ça qui est extraordinaire.
- Speaker #0
Vous appuyez plutôt sur... Enfin, en tout cas... Sur ce que la personne raconte de sa personnalité, de son histoire, de ses émotions. C'est un peu tout ça, finalement, le portrait musical ?
- Speaker #5
Le portrait musical, c'est sa vibration. C'est le miroir de son âme aussi. Et des fois, ça me dépasse complètement. Des fois, c'est à chaque fois complètement bouleversant. C'est à chaque fois une aventure unique.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que deux personnes très différentes peuvent malgré tout inspirer des compositions proches en termes de portrait ?
- Speaker #5
C'est à chaque fois différent. Même la personne, d'un jour à l'autre, ça peut carrément changer. Mais il y a toujours un socle pour la même personne qui va rester. C'est même intéressant parce qu'une personne que je n'ai pas vue, comme j'ai une mémoire qui filtre les choses, une personne que je n'ai pas vue pendant trois mois et je ne me souviens pas de ce que je lui ai dit la première fois, je leur dis exactement la même chose. Elle me dit, tu m'avais dit ça. Je lui dis, je ne me souviens pas.
- Speaker #0
Ok, on est vraiment dans l'instant présent. Ah oui. Complètement, ok. A quel moment vous savez que le morceau est terminé quand vous jouez en fait ? Parce que finalement vous pourrez jouer pendant des heures avec une personne.
- Speaker #5
En fait, je vais vous dire que je ne comprends rien à ce que je fais en fait. Parce que quand je commence à jouer, à un moment donné il y a quelque chose qui me dit qu'il faut que j'y aille. C'est assez compulsif, il faut que je joue. J'ai remarqué par contre quelque chose d'incroyable, c'est que chaque portrait musical, le premier est toujours aux alentours de 8 et 8 minutes 30 et ça c'est comme ça. Et je ne peux pas changer ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #5
Quand je suis dans le lâcher prise, le morceau tourne dans ce temps-là. Et par contre, quand je décide de jouer longtemps, là, je peux ne pas m'arrêter. Mais si je lâche prise, le morceau dure entre 8 et 8 minutes 30.
- Speaker #0
Ok. Très intéressant. Avant de passer à la pause musicale, je voudrais qu'on fasse un petit jeu. On va faire votre boussole. C'est parti. Alors je vais vous poser quatre questions, si vous pouvez me donner des réponses plutôt spontanées. Alors vous avez le droit de développer un petit peu bien évidemment, mais est-ce que vous êtes prêt ? Je suis prêt. Allez, on y va. Quel est le mot qui définit le mieux votre... univers artistique aujourd'hui ?
- Speaker #5
Je dirais la lumière.
- Speaker #0
La qualité qui vous paraît indispensable dans votre démarche de création ?
- Speaker #5
Il y a deux mots, l'éthique et la conscience.
- Speaker #0
Quel est le moment que vous préférez dans un portrait musical ? Est-ce que c'est la rencontre, la composition que vous faites, la découverte de la personne par le morceau ?
- Speaker #5
C'est ce qui se passe pendant Pendant que je joue.
- Speaker #0
Donc l'émotion que vous vous ressentez pendant que vous jouez.
- Speaker #5
Qui est intense.
- Speaker #0
Et si vous deviez expliquer ce que vous faites sans employer les mots piano, musique ou artiste ?
- Speaker #5
Un seul mot qui me viendrait, c'est ineffable.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Merci beaucoup Dominique pour ces réponses.
- Speaker #4
Les voies de l'éco , une émission présentée par Yves maguin.
- Speaker #0
Nous allons maintenant faire une petite pause musicale dans l'émission avec un morceau de piano que vous avez vous-même composé, Dominique Mottaz. Ce morceau s'appelle « Le thème des relations humaines » . C'est un morceau qui est en live pendant Pianopolis. On l'écoute et on revient juste après dans l'émission Les voies de l'éco sur Radio-G.
- Speaker #4
Les voies de l'éco, une émission présentée par Yves maguin.
- Speaker #0
Vous êtes toujours à l'écoute les voies de l'éco sur Radio G, en compagnie de mon invité, le pianiste Dominique Motasse. Alors Dominique, nous venons d'écouter le thème des relations humaines, un morceau composé il y a 30 ans, il me semble. Pourquoi avoir choisi ce titre musical ?
- Speaker #5
Je dirais que ce morceau résume un peu toute ma spécificité et toute ma vie, parce que ce morceau-là, il avait été composé après une rencontre qui m'avait bouleversé et qui me mettait un petit peu mal à l'aise par rapport aux codes de la société. Et quand j'avais composé ce morceau, c'était un petit peu, je dirais, c'était un peu visionnaire. Parce que j'avais pensé aussi au monde des relations humaines, mais aussi au monde de l'hôpital. Et quand il y a eu le Covid, il y a tout qui s'est ouvert. Parce que pendant cette période, on ne pouvait plus se prendre la main, on ne pouvait plus se prendre dans les bras, on ne pouvait plus se faire les bises. Et je me suis dit, là, il y a vraiment un tournant dans les relations humaines, tout ne sera jamais plus comme avant. Et ça m'a profondément bouleversé. Et après, dans le basculement qu'il y a eu finalement des relations entre les hommes et les femmes, une espèce même de déviance qui peut y avoir bien souvent, où le simple fait de sourire, ça peut être mal interprété. le fait de... d'encourager un élève en lui disant « T'es formidable, c'est magnifique tout ce que tu fais, fais-toi plaisir en jouant, ouvre ton cœur quand tu joues » et que ça peut être mal interprété. Et donc ça, ça m'a... C'est carrément... Ça me dérange profondément, ça me détruit profondément même, parce que, justement, les rencontres humaines, c'est quand même, j'ai envie de dire, des... des opportunités extraordinaires. C'est, je dirais, de l'amour véritable. L'amour véritable, c'est donner le meilleur de soi-même à l'autre en partageant sa lumière, son rayonnement. En une époque vraiment qui me désole parce qu'on ne comprend plus rien à tout ça. Donc les relations humaines, c'est une espèce de... de distorsion entre ce que je ressens comme valeur pure et véritable à l'intérieur de moi et ce qu'en fait la société, ce qui est aggravé en ce moment, avec, je dis encore, petit à petit, en enlevant l'émotionnel en fait, parce que je me rends compte que dans la plupart des gens, ce qui existe, c'est ce qu'il y a en bas, dans le bassin. et dans la tête, et tout ce qui est émotionnel, petit à petit, les gens ne savent plus trop ce que c'est en fait.
- Speaker #0
Je voudrais qu'on parle un peu des coulisses de la création musicale. Alors vous en avez déjà un peu parlé à travers les portraits musicaux, mais quand quelqu'un vient vous rencontrer dans votre salon magique, au Trois Pianos comme vous l'appelez, est-ce que vous allez immédiatement vous mettre au piano ? Vous laissez quand même un peu de temps pour mûrir les choses ?
- Speaker #1
C'est comme un sachet de thé, en fait. Il faut laisser infuser un petit peu. Et là encore, c'est une question de fréquence, parce que la personne qui arrive, et je la sens arriver avant qu'elle vienne, même si je ne la connais pas, même le piano, je sens qu'il se passe quelque chose. Ça, c'est extraordinaire, parce que comme on dit que le temps n'existe pas, je peux vous assurer que pour moi, le temps n'existe pas. Et quand la personne arrive, effectivement, elle a une fréquence particulière, parce que tout est fréquence, en fait. dans cette histoire. Elle a une fréquence particulière que je ne connais pas et qui se met en résonance avec une fréquence de moi-même que je ne connais pas non plus. Et c'est ça qui crée la création.
- Speaker #0
Et alors quand vous commencez à créer la mélodie, ou en tout cas une première mélodie, ça arrive généralement assez vite ou ça vous est déjà arrivé d'avoir un petit blocage et d'attendre un petit moment avant de trouver quelque chose ?
- Speaker #1
Les personnes qui viennent me voir se laissent lire. Par contre, effectivement, si... Il faut demander l'autorisation à la personne, il faut demander l'autorisation à l'univers. C'est un petit peu comme rentrer dans un appartement, il faut avoir le digicode. Si je n'ai pas le digicode pour pouvoir lire la personne, il n'y a rien qui se passe.
- Speaker #0
Et alors là, on parle notamment de portraits physiques avec une personne qui est avec vous, mais est-ce que ça fonctionne aussi avec quelqu'un à distance, sur une photo ou autre chose ?
- Speaker #1
Pendant le Covid, je fais énormément de portraits musicaux d'après des photos qu'on m'envoyait, et ça marche très très bien en fait. La seule chose, c'est beaucoup moins agréable pour moi parce que j'ai l'erreur de manipuler l'informatique. Mais ça marche très très bien. Mais je préfère vraiment le présentiel.
- Speaker #0
Et ça vous est déjà arrivé de faire des portraits musicaux avec des personnes décédées ?
- Speaker #1
Ah oui, bien sûr. Quelque chose qui a été bouleversant, c'était le portrait musical de quelqu'un qui justement... avait demandé l'euthanasie, en fait, de lui faire la musique pour l'accompagner jusqu'à son départ, et de faire des portraits musicaux. Je le fais régulièrement quand il y a des personnes, même sur ma chaîne YouTube, il y a une télé qui s'appelle Portrait de Star, des personnes que j'aime bien, qui partent. Souvent, j'aime bien leur rendre un hommage et leur faire une musique d'accompagnement, d'au revoir.
- Speaker #0
Et toujours à peu près autour de 8 minutes, quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Ça ne change pas.
- Speaker #1
Si je laisse faire ces 8 minutes, mais si je décide, ça peut être une esquisse qui peut être plus courte.
- Speaker #0
D'accord. Oui, c'est vraiment en fonction du ressenti du moment, ça peut arriver que ce soit plus court. D'accord. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de recommencer ? C'est-à-dire que finalement, vous commencez un portrait, puis vous vous êtes arrêté dans votre élan, je ne sais pas pourquoi, et vous êtes obligé de recommencer votre portrait.
- Speaker #1
Ce qui m'arrive des fois, c'est que la technique me fait des petits clins d'œil. Par exemple, quand j'ai mon lecteur CD qui se met en difficulté, ou que le téléphone que je me sers pour enregistrer, je me dis que c'est des actes manqués. Dans ces cas-là, ça m'oblige à tout refaire. Mais à ce moment-là, je me dis que tout a un sens.
- Speaker #0
D'accord. Alors vous parlez de CD, CD audio, pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que j'ai besoin d'avoir un support matériel, en fait. de... Je ne sais pas pourquoi encore, mais c'est important d'avoir un support matériel pour enregistrer la musique. Généralement, je le fais sur CD audio et aussi sur le portable si les personnes n'ont pas de CD audio.
- Speaker #0
D'accord, donc ça veut dire que la personne repart avec son CD audio et son portrait musical dessus.
- Speaker #1
Et qu'elle peut réécouter autant de fois qu'elle veut. Et ce que j'ai envie de dire, c'est que j'ai pris conscience de ça aussi, c'est que dans une personne, il y a une personne avec notre inconscient, mais à l'intérieur de nous, il y a une multitude de personnes qui ont aussi leur inconscient. Comme on parle des oignons avec les différentes strates. Et en fait, un portrait musical, ce qui est extraordinaire, c'est qu'à chaque fois qu'on le réécoute, on découvre une nouvelle partie de nous qu'on ne connaît pas. Donc en fait, on peut le réécouter infiniment, indéfiniment.
- Speaker #0
Indéfiniment. Je vous propose de faire un deuxième jeu maintenant dans l'émission, Dominique, ça s'appelle le Vrai Faux Express. C'est parti ! Alors, pour ce Vrai Faux Express, je vais vous donner 10 affirmations. Autour de la musique, du piano, des émotions. Et vous devez me répondre simplement par vrai ou faux. Rien d'autre. Alors, on pourra éventuellement nuancer après. Mais pour la séquence, juste vrai ou faux. D'accord ? Ouais, vous êtes prêts ? On y va ! Alors, il faut commencer le piano enfant pour vraiment bien jouer.
- Speaker #1
Faux !
- Speaker #0
Savoir lire une partition est indispensable pour composer. Faux ! L'oreille absolue est indispensable pour être un bon musicien. Faux ! Le piano est un instrument à cordes frappé.
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #0
Improviser, c'est jouer sans aucune règle.
- Speaker #1
C'est vrai et faux.
- Speaker #0
D'accord. Une musique triste nous rend forcément tristes.
- Speaker #1
Pas forcément.
- Speaker #0
Deux personnes peuvent ressentir des émotions opposées en écoutant le même morceau. Vrai. La musique peut réveiller des souvenirs très anciens. Vrai. Une mélodie simple est forcément plus facile à composer.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Et enfin, la musique est un langage universel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Merci pour vos réponses Dominique. Est-ce que vous voulez revenir rapidement sur une des affirmations ? Pas du tout ?
- Speaker #1
Il y en avait une au milieu, je ne sais plus laquelle.
- Speaker #0
C'était, est-ce que improviser, c'est jouer sans règles ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que les règles, en fait, ce qui est très rigolo, c'est que... Je me rends compte maintenant, quand j'improvise, les règles arrivent de là-haut, des dieux musiciens. Comme j'ai été pétri par Bach, Chopin, Schumann et tous les compositeurs, c'est eux qui m'envoient les recettes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et des fois, c'est les personnes qui me les envoient les recettes.
- Speaker #0
Alors, les personnes...
- Speaker #1
À qui je fais le portrait musical. D'accord. Mais je dirais que n'importe quelle personne peut improviser... Et à partir du moment où elle lâche prise, à partir du moment où elle fait confiance, on peut faire une magnifique improvisation avec trois notes jouées pendant une demi-heure.
- Speaker #0
Ok, intéressant. Depuis le début de l'émission, on parle donc de musique comme un langage, une émotion, parfois même une manière de raconter une personne. Mais si on changeait un peu complètement de point de vue après tout, physiquement, la musique n'est-elle pas simplement une succession de sons ? dont quelque part du bruit. Morgane, c'est justement la question un peu provocatrice que vous nous posez aujourd'hui. Et si la musique n'était finalement que du bruit ? C'est la chronique de Morgane Nectou.
- Speaker #2
Soyons les artistes de notre vie. Une chronique de Morgane Nectou.
- Speaker #3
Bonjour à tous, chers auditeurs. Je suis très heureuse de faire mon grand retour sans tambour ni trompette. Même si j'ai bien envie de vous dire, vous qui m'écoutez, est-ce que vous êtes là ? Faites du bruit ! Justement, à quel moment le bruit devient musique ? Sur le plan physique, le bruit, le son, la musique sont entendus de la même manière par l'oreille. Alors, qu'est-ce qui fait, à un moment donné, Merci. que la musique devient du bruit, voire une nuisance pour certains. « Hé, baisse ta musique, il y en a qui bossent demain ! » Ça serait donc ça, très subjectif, puisqu'à d'autres moments, la musique, dans d'autres conditions, le bruit, nous procure un état de plaisir, de trance. De tout temps, les théoriciens se sont posés la même question de cette frontière entre le bruit et la musique. Déjà en 1767, Jean-Jacques Rousseau précise « Ne pourrait-on pas conjecturer que le bruit n'est d'une autre nature que le son ? Pourquoi le bruit ne serait-il pas du son puisqu'avec les sons, on fait du bruit ? » Victor Hugo dira même que la musique, c'est du bruit qui pense. Alors finalement, Quelle frontière entre ces deux notions ? La musique nous procure un ressenti, une émotion. Elle nous rappelle un souvenir, une anecdote, un moment de notre vie. Un bruit que l'on a cristallisé dans un souvenir peut également nous procurer les mêmes émotions. Petite ? Je ne supportais pas le bruit du batteur électrique, souvenir du doux son de la scie qui m'avait retiré mon plâtre quand j'étais bébé. Dans la musique contemporaine, le son devient mathématique. Il s'enchaîne comme des chiffres. C'est des mêmes dans les années 50 que John Cage commence un travail autour de réflexion sur le bruit et la notion aléatoire de celui-ci. Il va enchaîner des mélanges entre les éléments naturels, les machines qui nous entourent, mais aussi le son créé par notre propre corps. Critiqué, moqué, John Cage est pourtant à l'aube d'une nouvelle vision. Quand le compositeur devient inventeur. Alors finalement, chers auditeurs, ne pourrait-on pas dire que si une œuvre visuelle devient œuvre d'art à partir du moment qu'on l'expose, le bruit ne devient-il pas simplement musique dans l'oreille de celui qui l'écoute ?
- Speaker #0
Est-ce que vous avez une question pour notre invité ?
- Speaker #3
Alors oui Dominique, j'ai une question. Quels sont les bruits qui vous font grincer les dents et ceux qui vous procurent du plaisir ?
- Speaker #0
Alors Dominique, vaste question là, nous avons séché notre invité.
- Speaker #1
Les sons qui me donnent du plaisir, c'est justement les sons de la nature. Il m'est arrivé une expérience justement quand je me posais beaucoup de questions par rapport au La 432, ce que je me suis dit au début, si ça se trouve c'est encore un truc fumeux. J'ai roulé dans ma voiture avec le toit ouvrant et j'ai entendu des notes dans le toit ouvrant qui restaient les mêmes en fonction de la vitesse de la voiture. Et je me suis rendu compte que mon oreille n'arrivait pas. Normalement j'ai l'oreille absolue, c'est-à-dire que je reconnais un sol, un dos, un rez, il n'y a pas de souci. Sauf que là, mon oreille ne reconnaissait pas les notes. Donc je me suis arrêté sur le bas-côté de la route. J'ai mis le LA432 et je me suis rendu compte que les notes étaient étalonnées par rapport au LA432. Ce qui m'a prouvé que les notes du vent dans les toits au vent de ma voiture, c'était le LA432. Et j'ai trouvé ça extraordinaire. Donc ça, c'était pour moi un émerveillement et en même temps beaucoup de colère. Parce que je me suis dit, comment ça se fait qu'on n'a pas gardé la fréquence du LA432 pour toutes les musiques ? Parce que ça serait, tout le monde se prendrait dans les bras, tout le monde serait heureux, ça serait magnifique. Mais ce n'est pas la volonté de notre société. Alors, si. il y a des sons que je ne supporte pas et qui me rendent carrément agressif c'est les sons des rêves partis quand il y a des gens qui décident de se mettre dans un champ pas loin de chez moi et qu'ils poussent les sons de façon incroyable et que même la nuit il n'y a pas moyen de pioncer parce que ça passe les murs, les volets, tout ça et même ça résonne dans les os du corps qu'on ne peut pas dormir. Et ça, je prends ça, j'emploie un mot terme, je prends ça comme du viol, comme de l'agression. Et à ce moment-là, ce que je fais, je prends mon téléphone, j'appelle les flics. Et ils se déplacent. Et là, je ne transige pas. Je ne peux pas faire autrement.
- Speaker #0
Tant que vous ne prenez pas votre fusil, tout va bien en fait.
- Speaker #1
Oui, mais justement, heureusement que je n'ai pas de fusil parce que c'est quelque chose qui est insupportable pour moi. Ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Merci Morgane.
- Speaker #2
Merci. Les voies de l'éco, une émission présentée par Yves maguin.
- Speaker #0
Alors parmi les réactions, on va parler plutôt maintenant des réactions des gens que vous voyez pendant vos portraits musicaux. Parmi ces réactions justement, qu'est-ce que vous remarquez particulièrement chez elles ?
- Speaker #1
Ce que je remarque c'est qu'elles sont profondément touchées, toutes ces personnes qui viennent me voir. C'est souvent plus des femmes. que des hommes. Et il y a quelque chose que je trouve étonnant, c'est que la plupart des personnes n'en parlent pas tellement après. Parce que c'est quelque chose de magique, parce que je pense que c'est quelque chose d'intime. Et qu'après, les personnes le gardent pour elles parce que je pense que ça serait trop bouleversant à partager et puis trop compliqué à expliquer parce que finalement, ce que je fais... est inexplicable en fait. Ça peut se faire que de bouche à oreille en fait. si j'explique que la musique c'est de l'amour véritable tout de suite il y aura une connotation que je veux pas et dans ces cas là on stoppe tout de suite est-ce que vous avez vous
- Speaker #0
l'avez évoqué un peu tout à l'heure ça permet peut-être de révéler des choses pour les personnes elles-mêmes est-ce que on vous a déjà partagé après un portrait musical Euh... Merci Dominique, vous m'avez permis de, par exemple, casser quelque chose, une blessure ou un blocage.
- Speaker #1
C'est au-delà de tout ça, parce qu'en fait, ce qui est extraordinaire, si on considère qu'un être humain est un peu comme une montgolfière avec sa nacelle et que dedans il y a des poids et des charges et des blessures, à partir du moment où la musique permet d'évacuer les poids et les blessures, la montgolfière elle va... décoller, elle va changer de vibration et forcément tout de la personne va être modifié et bouleversé et avec la loi d'attraction elle va attirer des choses nouvelles. Et ce que j'ai remarqué à chaque portrait, c'est qu'à la fin, les personnes paraissent plus jeunes. Même au niveau de la peau, parce que forcément si on évacue les poids et les charges, On modifie tout dans l'organisme, au niveau des cellules, au niveau de plein de choses. Et effectivement, les personnes sont complètement différentes à la fin. Je suis ébahi, mais c'est ce qui me traverse. C'est un don, je ne peux pas grand-chose.
- Speaker #0
Est-ce que finalement, c'est plus difficile de créer un portrait musical pour quelqu'un qu'on connaît déjà ou quelqu'un qu'on vient tout juste de rencontrer ?
- Speaker #1
C'est plus compliqué pour quelqu'un qu'on connaît déjà, parce que là, du coup, il y a le mental qui se met en route, alors que quelqu'un que je ne connais pas, je suis complètement neuf, en fait. C'est beaucoup plus facile.
- Speaker #0
Oui, parce que vous parliez effectivement à un moment donné, en introduction de l'émission, que le mental prend vraiment le dessus au début, et c'est après l'émotionnel. Et donc, dans ce cas particulier, quand vous connaissez la personne, vous avez quand même une partie mentale qui arrive tout de suite.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'il y a des dossiers dans la tête sur la personne, alors que quelqu'un qui ne connaît pas, il n'y a rien de dossier. On arrive dans un territoire qui est complètement vierge, en fait.
- Speaker #0
Ok. Si vous deviez composer aujourd'hui votre propre portrait musical, il ressemblerait à quoi ?
- Speaker #1
J'ai fait ça il n'y a pas longtemps, justement. Avec ces mots qui sont très chers. L'éthique. L'éthique parce que... l'éthique et la conscience, parce que je me rends compte que la conscience, il n'y a pas de formation pour apprendre la conscience ou l'éthique. C'est quelque chose qu'on a en nous ou qu'on n'a pas. Et c'est justement là que c'est intéressant de voir les vies antérieures, parce que par rapport à tout ce que notre âme a pu vivre dans d'autres vies, on sait ce qu'on peut faire et ce qu'on ne peut pas faire. Et des fois, il y a des... je dirais des jeunes âmes qui n'ont pas forcément cette conscience et cette éthique. Il ne faut pas leur en vouloir, c'est parce qu'elles n'ont pas expérimenté le fait d'avoir de la conscience et de l'éthique. Donc ces mots-là sont très très importants pour moi.
- Speaker #0
Là on parle donc des portraits musicaux en local si je puis dire, sur des photos, mais est-ce que vous vous déplacez aussi en France ou même à l'étranger pour faire des portraits musicaux ?
- Speaker #1
Je peux me déplacer puisque j'ai récemment même si ce n'est pas ce que je préfère au départ j'ai acheté un piano numérique sur lequel je peux accorder, mettre là 440 432 donc en fait même si ce n'est pas aussi bien qu'un vrai piano, tout est possible
- Speaker #0
Est-ce que vous avez là vous parlez justement des deux fréquences est-ce que vous avez certains musiciens qui vous font la remarque, vous dire c'est bizarre ton piano il ne sonne pas comme d'habitude ?
- Speaker #1
C'est vachement intéressant parce que justement par exemple pour la musique baroque Merci. les instruments baroques étaient accordés à un demi-ton plus bas, par rapport à la 440, mais même avant, il y avait autant, je dirais qu'on se baladait en Allemagne, d'un village à l'autre, il y avait autant de fréquences que de villages, en fait. Et à un moment donné, il y a eu besoin d'uniformiser cette fréquence. Au niveau du siècle, au début du siècle, par exemple, 1900, mon piano, il devait être accordé à... en 1900 à 435, et après la Deuxième Guerre mondiale, c'est là qu'on a décidé d'uniformiser, de mettre 442, et même pour les orchestres, 443, c'est-à-dire qu'on n'arrête pas de monter le diapason.
- Speaker #0
D'accord. Et en fait, ça fait quoi exactement de changer cette fréquence ?
- Speaker #1
Plus on monte le son, plus les fréquences sont tendues en fait. Donc évidemment, les orchestres sont beaucoup plus brillants. Ce qu'on veut, c'est de l'éclat. De descendre un petit peu d'yapason, ça donne un son un peu plus physiologique. C'est une sensation qu'on ressent dans le corps. Ça ne m'empêche pas d'écouter de la musique à la 440, c'est magnifique. Mais je me suis rendu compte, au dernier concert que j'ai été, dans les aigus, j'avoue que ça serait un peu plus bas, c'est pas plus mal. Pour les chanteurs, pour les violons, voilà.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Eh bien, merci beaucoup Dominique Motasse d'être venue nous parler d'un peu votre parcours, votre univers musical et bien sûr de vos portraits musicaux. Donc une marque déposée, une manière singulière de faire se rencontrer la musique, les émotions et les histoires humaines à travers des compositions inspirées par celles et ceux que vous rencontrez. Merci beaucoup à Anne Texero et Morgane Nectou pour vos très belles chroniques. Vous pouvez retrouver l'émission en podcast ainsi que toutes les précédentes sur les voies de l'éco et bien sûr, continuez de nous écouter sur Radio G 101.5 FM. en DAB+, et sur le site radio-g.fr. Merci à l'association Chants contre champs qui produit cette émission. Je suis Yves maguin, vidéaste et créateur de récits. On se retrouve tous les mercredis de 12h à 13h sur l'antenne de Radio G. A bientôt et surtout d'ici là, prenez soin de vous !