- Speaker #0
À pratique à domicile, c'est quelque chose que j'apprécie vraiment. J'adore le côté humain. Aller chez les gens, ils sont adorables. Ils proposent toujours un café. Aujourd'hui, le salariat, avec des gens qui décident de mes plannings pour moi, etc., n'était plus compatible avec ça. Et mon entrepreneuriat, lui, je le veux résolument adapté autour de tout ça. Quand j'ai vu le joueur phare du PSG, c'était assez drôle.
- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast de Speed Véto, la première application de recrutement vétérinaire et ASV. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être avec Jessica, qui est d'abord vétérinaire, mais qui a aussi plein de facettes. Elle est aussi chroniqueuse télé, créatrice de contenu, et puis il y a encore plein de choses dont elle va nous parler. Jessica, ça a toujours été pour toi un rêve d'être vétérinaire ?
- Speaker #0
Oui, je fais partie de ces gens dont à 6 ans, je disais déjà « je veux être vétérinaire » , et ça a continué, c'est vraiment une vocation chez moi.
- Speaker #1
et du coup Du coup, tes études se sont bien passées. Tu es passée par quelle école ?
- Speaker #0
Je suis passée par l'école de Lyon. Mes études se sont très bien passées, mais je n'ai pas le parcours classique puisque j'étais déjà dissidente au lycée. Je savais que je n'intégrerais pas les prépas. J'ai essayé, mais c'était un échec cuisant. Je suis passée par l'université. J'ai fait les deux ans de fac. Puis, pour la petite histoire, je n'ai même pas validé ma deuxième année de fac du premier coup parce que j'étais là encore très dispersée dans plein d'activités. Et j'ai ensuite préparé le concours une première fois, je l'ai raté dans les choux. Puis une deuxième fois, je me suis mise à bosser pour le coup très fort. Et là, j'ai plutôt bien réussi.
- Speaker #1
Et quand tu dis disperser, c'est que tu n'allais pas en cours ou c'était plutôt que tu avais plein d'activités à côté qui ne te permettaient pas forcément d'être concentrée sur tes études ?
- Speaker #0
C'est vraiment le plein d'activités. Alors, je suis partie chez mes parents et je me suis assumée financièrement très jeune. Donc du coup, j'avais déjà plein de boulot à côté. Mais aussi, on faisait beaucoup la fête, premières années de fac. Et j'avais une petite chronique de radio qu'on m'avait proposée sur une radio locale, déjà à l'époque, évidemment, j'avais accepté. Donc voilà, plein d'activités à côté.
- Speaker #1
D'accord, et là, tu fais tes études à Lyon, tu commences comme vétérinaire, ça se passe bien. Comment s'est passé le début de ta pratique ?
- Speaker #0
Le début de ma pratique se passe, donc je fais mes études à Lyon, tout se passe bien. Je pousse un peu, puisque je fais un internat. Et ensuite je reviens pour quelques mois de praticien hospitalier en médecine interne. J'adorais l'école, donc ça c'était chouette. Et ensuite quand je rentre vraiment sur le marché du travail, je commence avec de la rurale, où je m'éclate vraiment, je trouve ça hyper sympa. Et le côté, tu travailles entre professionnels, l'agriculteur en face c'est un pro et toi t'es un pro, c'est trop chouette. Mais j'ai vite compris que physiquement j'en serais pas capable, mon dos ne me le permettrait pas. J'ai essayé l'équine pour rester dans les gros animaux, et là c'est le monde de l'équitation. qui a eu raison de moi très vite et qui pour moi n'était pas compatible avec mon franc-parler. Et pour me rabattre sur la canine, mais où je m'épanouis, ça a été la révélation. Et vraiment, je me régale en canine généraliste, pure, véto familiale. Aujourd'hui, c'est tout ce que j'aime.
- Speaker #1
D'accord. Et aujourd'hui, tu me disais que là, tu étais en cours de construction d'une nouvelle structure. Ça s'est passé un peu comment à tes débuts ? Parce que c'est toujours intéressant de partager, parce qu'on a quand même pas mal de gens qui vont nous regarder, qui sont des jeunes vétos et qui sont toujours inquiets par le parcours. Toi, ton parcours, il s'est passé comment ?
- Speaker #0
Mon parcours, il est encore une fois très multiple. Donc là, j'ai compté récemment, j'ai fait 15 ou 16 structures différentes. Alors certaines pour des durées très courtes, où je faisais 15 jours de rempla, d'autres où j'ai passé plusieurs années, mais je n'ai jamais eu peur de bouger. Ça, c'est vraiment un conseil que je peux donner. Et du coup, j'ai récolté plein de petits tips, le bon et le moins bon de chaque clinique. Ça me fait une vraie expérience aujourd'hui, pratique aux pratiques. J'ai... J'ai fait des business plans très tôt pour m'installer. La première fois, j'ai fait un business plan, il y a une clinique qui s'est plantée exactement là où j'avais vu qu'il y avait un créneau. Donc j'ai dit OK. On a déménagé, on est reparti en province vers nos parents. Et là, j'ai refait un business plan. Et finalement, cette fois, c'est personnellement. On s'est séparés avec mon conjoint de l'époque. Et du coup, je n'avais plus l'énergie de lancer tout ça. Et donc là, c'est mon troisième projet de création avec 10 ans d'écart. Avec le dernier qui avait raté, et c'est lui-là, il aboutit, et c'est mon troisième bébé, puisqu'au milieu de ça, il y a eu deux enfants qui sont nés et qui expliquent aussi ce délai. C'est par rapport.
- Speaker #1
Et du coup, j'imagine que dix ans après, on ne réfléchit plus du tout un projet de la même manière. Comment tu l'as réfléchi, ce projet ?
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le gap qu'il y a entre le business plan et le projet d'il y a 10 ans et celui d'aujourd'hui qui est complètement différent puisque ce projet pro, il est là à 80% pour s'adapter à ma vie perso. Alors qu'avant, je pense que j'aurais adapté ma vie perso au projet pro que j'étais en train de faire. Je vais me construire en priorité. Je ne sais pas si tu comprends le switch entre les deux. C'est qu'aujourd'hui, je vais inventer mon environnement professionnel pour qu'il s'adapte à mes besoins et mes priorités. Alors qu'avant, je pense que comme je n'avais pas de priorité financière, humaine, familiale, j'aurais fait un projet pro plus gros et j'aurais dû m'organiser autour. Donc je suis ravie d'avoir attendu au final.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et du coup, alors ? Qu'est-ce que tu as réfléchi pour s'adapter à ta vie ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai une vie qui est répartie entre mes enfants, qui sont deux enfants rapprochés et jeunes, c'est des enfants en bas âge, qui sont quand même ma priorité, parce que les enfants, ça grandit vite. Je sais que ce n'est pas dans dix ans qu'il faut que je me réveille, en dix ans, je vais passer du temps avec mes enfants. C'est ma priorité. Et la multiplicité de mes activités. On l'a vu, je fais les réseaux sociaux, mine de rien, ça prend beaucoup de temps. Les chroniques télé, je commence à en avoir de façon régulière, donc c'est aussi chronophage et c'est génial, ça me passionne. J'ai aussi des activités de conseil en pro, je bosse parfois en partenariat sur de la vulgarisation avec des labos, des choses comme ça. J'ai tout un éventail de projets et d'activités plus ou moins régulières que j'adore, qui me permettent d'ouvrir mon horizon vétérinaire et que je trouve extrêmement enrichissante. Et aujourd'hui, le salariat avec des gens qui décident de mes plannings pour moi, etc., n'était plus compatible avec ça. Et mon entrepreneuriat, lui, je le veux résolument adapté autour de tout ça. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je monte une structure petite, à faible charge. Je n'ai pas pris le plus beau local, etc. Et que je fais des horaires très adaptés. Donc je suis fermée le week-end, je suis fermée le mercredi après-midi, je ferme à 18h les soirs de semaine, avec juste, on en parlera peut-être tout à l'heure, mais avec une nocturne, un soir où je finis un peu plus tard. Et avec tout ça, je pense que je vais réussir à tout concilier. L'avenir nous le dira, puisque le projet a pris du retard et est en construction actuellement, mais sur le papier en tout cas, c'est carrément faisable.
- Speaker #1
Je trouve que ta vision de l'entrepreneuriat, je la trouve très moderne, parce qu'aujourd'hui, quand on pense entrepreneur, on pense au mec qui a la tête dans le guidon, qui bosse 200 heures par semaine, et toi, de le faire comme ça, en construisant ta vie pro autour de ta vie perso, Et pas l'inverse, parce que souvent, un entrepreneur, il bosse tellement qu'il n'a pas le temps de voir ses enfants, il fait ça. Et je pense que ça va donner envie aux gens de se dire, bah oui, moi aussi, je peux être entrepreneur. Et que finalement, l'entrepreneuriat, c'est la liberté. Contrairement au salariat, où effectivement, t'as des horaires, t'as des contraintes, tu prends pas tes vacances comme tu veux. Et je pense que ça va être vraiment inspirant pour les gens.
- Speaker #0
C'est vraiment pour moi une croyance limitante. Alors, on va commencer par remettre l'église au centre du village. Oui, l'entrepreneuriat, c'est compliqué. Oui, c'est une charge mentale de dingue. Et oui, je me réveille la nuit parfois avec des sueurs froides en me disant mais pourquoi j'ai fait ça ? Et à chaque fois que je reçois un courrier de l'URSSAF, clairement, je tremble. Mais dans ces moments-là, en fait, je me rappelle juste que c'est moi qui suis à la barre, que je me connais mieux que personne et que je me fais confiance. Et que jusqu'à maintenant, j'ai mené plein de projets, dont la parentalité, donc des déménagements. Aujourd'hui, c'est moi qui décide versus par exemple, mon dernier emploi a été au sein d'un groupe. Et où là, dès qu'il fallait prendre une décision, ça devait remonter 40 échelons hiérarchiques. Là, c'est moi. Et l'autre chose, c'est que je ne suis pas seule. Même si je suis seule et que je suis seule gérante, il est très facile... Enfin, il est très facile. Il est facile aujourd'hui de trouver des gens pour déléguer. Si demain, par exemple, je me rends compte que je n'ai plus le temps de faire ma compta, je vais peut-être demander à mon comptable le forfait du dessus. En fait, tout est une question de priorité. Il est certain que dans mon business plan et dans mon modèle à moi, les revenus financiers. ne vont pas être aussi élevés qu'ils auraient pu l'être sur ma zone de chalandise, sur mon projet. Parce que je vais assez vite embaucher quelqu'un, je vais assez vite déléguer beaucoup à des gens externes, donc il va falloir payer. Mais encore une fois, ce n'est pas mon objectif. Mon objectif, c'est d'avoir mon propre business et mon troisième bébé et de passer du temps avec ma famille. Donc à partir de là, quand je le construis dans ce scope, c'est complètement possible. Et à chaque projet qui va... Attends, je fais de l'air clair. Et... À chaque événement qui va se présenter, il y a forcément une solution. Il y a forcément une solution. Je ne connais personne qui se soit vraiment complètement planté au point d'arriver en faillite personnelle ou autre chose comme ça. Il y a des gens qui ont fermé et qui ont fait marche d'arrière et qui ont dit « je reviens dans le salariat » . On en connaît plein, des gens qui ont vendu à des groupes, par exemple, et qui sont devenus salariés en disant « ah non, c'est plus pour moi » . Je ne ferme pas cette porte non plus. Mais aujourd'hui, en tout cas, c'est possible et ça me fait rêver.
- Speaker #1
Et du coup, ce projet, comme ça a pris du retard... disait que tu t'étais mis à faire du domicile. Et je trouve ça intéressant parce que le domicile, c'est quelque chose qu'on ne connaît pas trop. Alors, nous, on a commencé à le lancer aussi dans notre clinique. Qu'est-ce que ça t'apporte, toi, de faire des domiciles ? Est-ce que t'aimes déjà parce qu'il y a des gens qui n'aiment pas, comment ça se passe ?
- Speaker #0
Donc c'est un exemple parfait d'un obstacle qui s'est présenté puisque je ne voulais pas faire du domicile au départ. Je devais ouvrir en septembre 2025, je vais finalement ouvrir en janvier 2027 parce que j'ai eu des problèmes avec mon local. Et je veux absolument ce local qui est situé à 3 mètres de chez moi et c'est important, toujours pareil, dans mon prisme d'être proche de ma famille. Donc c'est ce local ou rien. Et du coup j'ai préféré attendre ce local pendant un an et demi supplémentaire. Je voulais quand même quitter le salariat. Le gros avantage, c'est que ça m'a permis de différer toute une partie de logistique. Là, j'ai déjà ma centrale d'achat, j'ai déjà mes partenaires, j'ai déjà mes sociétés de crémation. Tout est déjà fait alors que je n'ai pas ouvert encore le cabinet. Je ne vais pas me retrouver dans un gros rush d'ouverture, de création. J'ai déjà réglé tout un tas de petites choses. Ça me permet en plus de commencer à me faire connaître dans le coin, d'élargir ma zone de chalandise naturelle, puisque là, moi, je vais plus loin que là où les gens seraient venus me chercher naturellement en me cherchant sur Google. Donc, ça reste très cohérent dans le projet. En même temps, je suis encore... plus libre. C'est trop bien. Ça m'a permis, comme j'avais du temps, de développer les réseaux sociaux qui, aujourd'hui, je ne pensais pas que ça prendrait autant d'ampleur. Mais aujourd'hui, par exemple, la moitié de mes revenus, c'est les réseaux sociaux. Puisque mon activité est démarrante, au final, ça va peut-être aller équilibrer aussi l'ouverture de ma clinique et mes finances à ce moment-là. Et pour revenir à la pratique à domicile, c'est quelque chose que j'apprécie vraiment. J'adore le côté humain. Allez chez les gens. Ils sont adorables. Tu proposes toujours un café, t'as toujours des viennoises, enfin une dame la dernière fois elle a même fait un petit déjeuner pantagruélique parce qu'on avait rendez-vous le matin. Les animaux sont vachement plus zen aussi. L'examen clinique de chat sur un canapé, ça n'a rien à voir. Il se pose des puces électroniques à une main avec un chat qui mange dans sa gamelle quoi, c'est canon. Après c'est vrai que c'est beaucoup de temps, mine de rien, là où tu pourrais faire facilement deux consultes dans une heure, t'en fais qu'une, voire parfois pas une entière. Et de deux, ça reste un peu la médecine de brousse. de la commette. toute une clinique vétérinaire dans un coffre de bagnole, c'est pas toujours facile. Et du coup, typiquement une analyse sanguine. T'as un petit papy chat qui est pas bien, tu fais ta prise de sang, il faut que t'ailles faire analyser ça. Alors t'as des lecteurs créates maintenant, mais aujourd'hui on fait plus un diagnostic complet avec une créate. Donc tu te rends compte qu'il est insuffisant rénal, donc faut rappeler, tu peux pas hospitaliser l'animal, faut le renvoyer sur quelqu'un, enfin, t'as perdu 24 heures. Moi aujourd'hui, je trouve que cette limite au niveau de la médecine fait que j'aurais pas continué. C'est toujours de la... sur de la médecine à domicile, mais c'est très sympa et j'y trouve vraiment un épanouissement aujourd'hui.
- Speaker #1
Et puis ça te permet de rencontrer des gens particuliers. Tu me disais que tu avais des petites anecdotes aussi. Est-ce que tu pourrais nous raconter deux, trois clients un peu, je ne vais pas dire haut de gamme, mais qu'on ne voit pas tous les jours ?
- Speaker #0
Je pensais vraiment en faisant du domicile que j'aurais soit des Ausha agressifs qu'on n'arrive pas à mettre dans les caisses de transport, soit des personnes à mobilité réduite qui n'arrivent pas à se déplacer. Et en fait, j'avais complètement sous-estimé des célébrités, des gens qui ne veulent pas aller en clinique vétérinaire, notamment parce qu'ils sont connus, donc des actrices, des joueurs du PSG et des gens très occupés professionnellement parlant ou des ultra-riches, où ils sont bien contents d'avoir quelqu'un qui se déplace. Et c'est typiquement, j'ai eu récemment le certificat de bonne santé avant le départ en Grande-Bretagne au 1 Place Vendôme. Donc je rentre avec mon petit sac dans des hôtels dans lesquels je ne serais jamais rentrée et je partage pendant 1 minute 30 la vie des plus riches dans ces hôtels incroyables. Spoiler, ça ne me donne pas plus envie que ça, mais je trouve ça sympa d'y avoir accès. Et pour la petite... En termes de retombées insoupçonnées, le premier joueur du PSG, je ne savais pas qui c'était, parce que ce ne sont jamais ces gens-là qui t'appellent vraiment, c'est leurs assistants qui t'appellent. Quand j'ai dit à mon mari que j'étais allée chez cette personne-là, chez ce joueur-là, j'ai reçu une tirade de sa part, genre « je suis trop fière de toi, je savais que t'allais y arriver » , etc. On a fait deux enfants, on s'est mariés, on a déménagé, j'ai monté tout un projet entrepreneurial, mais il n'a jamais été aussi fier de moi que quand j'ai vu le joueur phare du PSG. C'était assez drôle.
- Speaker #1
Et du coup, là, tu disais que ça t'avait laissé le domicile un petit peu, le temps de t'occuper de tes réseaux sociaux. J'aimerais qu'on en parle un peu parce qu'aujourd'hui, il y a quand même pas mal de vétos qui sont sur les réseaux sociaux. C'est devenu un peu une mode. Mais c'est vrai que toi, quand tu t'es lancé... Je t'ai vu au début, tu faisais partie vraiment des précurseurs. Alors vous étiez quoi ? Vous deviez être deux, trois à faire ça. Comment on se dit d'un coup, je démarre les réseaux sociaux, là, hop, je me mets sur Insta ?
- Speaker #0
Donc oui, tu as raison. J'ai commencé, on était moins de cinq. Clairement, il n'y avait personne. Il y avait des cliniques ou des groupes. Il n'y avait pas de veto en personne sur les réseaux. C'est parti de deux choses. La première, c'est que c'était juste après la naissance de ma deuxième fille. On avait en plus déménagé, j'avais changé de clinique. Ma vie n'était qu'une somme de devoirs, je subissais ma vie et j'avais envie de faire un truc fun. Je me suis dit, allez, on se... on se lance là-dessus. Et la deuxième chose, pratico-pratique, j'en avais ras-le-bol de répéter toujours la même chose en clinique ou de faire toujours les mêmes démonstrations. Il faut pas couper le petit triangle rose quand tu coupes les cripes de ton chat. Pour faire avaler un comprimé, il faut mettre suffisamment loin. Et le fait de faire ces vidéos me permettait de gagner du temps et de l'énergie en disant, soit je la montrais directement aux gens mais au moins c'était tout fait, tout propre et pas sur leur animal. Soit je renvoyais directement en disant j'ai fait une vidéo là-dessus, allez-y. Aujourd'hui, tout le monde a des réseaux sociaux et donc ces vidéos pédagogiques un peu comme les écrans, tu sais qu'on a parfois en consulte mais que moi j'utilise pas trop c'est une très bonne idée mais ça me permettait de faire ma propre pédagogie et gagner du temps c'est marrant parce que tu vois j'ai interviewé il y a pas longtemps Nico Véthaud et on discutait là dessus parce que en fait il
- Speaker #1
me disait qu'aujourd'hui on lui dit qu'il est plus Véthaud et il me disait exactement comme toi mais moi aujourd'hui je donne plus de conseils aux gens que je n'en donne pas donné en clinique, parce qu'en clinique, j'avais une personne qui était là, à qui je donnais un conseil, et il me dit, là, maintenant, je donne des milliers de conseils. Et c'est vrai que c'était quelque chose que je n'avais pas envisagé, qu'en fait, en étant créateur de contenu, on pouvait aussi augmenter sa capacité à donner des conseils à tout le monde.
- Speaker #0
Complètement. Et je préfère infiniment qu'il y ait beaucoup de vétos qui prennent la parole sur les réseaux sociaux, que des influenceurs châtiens qui disent, qui balancent n'importe quoi. Plus il y aura de vétos qui parlent, et plus les animaux seront bien soignés. Donc ça reste l'objectif final, dispenser des conseils de qualité. Et typiquement, moi, les réseaux sociaux, c'est ma meilleure formation continue. Ça m'est arrivé de dire des bêtises, de donner des informations fausses. Typiquement, je peux te donner l'exemple, j'ai à un moment recommandé la diète comme mesure en cas de trouble digestif. Or, c'est des choses qui sont complètement remises en question aujourd'hui. J'ai des personnes qualifiées, donc des ASV spécialistes en nutrition ou des vétos qui m'ont répondu en disant « c'est plus ce qui est recommandé » . Donc j'ai revu ma copie, j'ai repris ma biblio et j'ai corrigé. Donc ça arrive à tout le monde de faire des erreurs et maintenant, il n'y a pas ou très très peu d'informations que j'ose poster qui n'ont pas été revérifiées de ma part par de la biblio et je suis souvent surprise. Donc moi je suis sortie en 2011, donc tu vois ça fait 15 ans que je suis sortie et il y a quand même... pas mal de mes infos qui sont que je savais de l'école qui sont obsolètes et qui ont changé et qui ont évolué donc c'est hyper intéressant et ça m'enrichit dans ma pratique quotidienne je suis meilleure vétérinaire sur le terrain depuis que j'ai des réseaux sociaux et une exposition qui expose
- Speaker #1
forcément mes erreurs au vu de tout le monde oui ça c'est sûr Et du coup, ces réseaux sociaux, parce que toi, tu as aussi une bonne activité de chroniqueuse télé. Est-ce que c'est grâce aux réseaux sociaux que tu as eu ça ? Ou c'est arrivé comme ça ? On t'a appelé, on t'a dit bonjour Jessica, est-ce que tu peux venir à la télé ?
- Speaker #0
On m'a écrit sur Instagram en disant bonjour Jessica, on cherche une chroniqueuse animaux et tu vois, tu n'es pas loin. Tu n'es pas loin et j'ai accepté. Et c'est très drôle. J'adore, en plus c'est du direct, donc t'as quand même un petit pic d'adrénaline. Ah oui,
- Speaker #1
c'est du direct, t'es pas enregistrée à l'avance.
- Speaker #0
J'en ai deux en fait, j'ai une matinale où c'est du direct, et une chronique enregistrée sur une hebdo, sur un magazine. Et mes premières expériences télé, c'était du direct. Et en plus, sur BFM TV, j'étais pas tout à fait sereine. Au final ça se passe bien, et aujourd'hui j'adore m'en servir. Là encore, pour faire passer des messages à une population que je ne toucherai pas forcément. Typiquement, j'ai fait une chronique sur le deuil animal. Et donc, où j'assumais pleinement le fait que l'animal est un membre à part entière de la famille et qu'on peut avoir un vrai deuil plus marqué pour son chat avec qui on vit depuis 15 ans que pour le grand-oncle qu'on voit deux fois par an à Noël et aux anniversaires. Et je m'imaginais avoir les vieux réacs devant BFM dire « C'est bon, c'est qu'un chat quand même par rapport... » et de leur donner cette info-là. Je me disais, ça me fait plaisir de pouvoir transmettre cette ouverture et ces sujets parfois de société vis-à-vis le monde animal.
- Speaker #1
Il y a même des pays maintenant où ils ont fait des lois, je crois, par rapport au lié au deuil animal, où tu peux profiter de journée ou autre chose comme ça.
- Speaker #0
Complètement, mais je pense qu'il y a encore des gens qui sont persuadés qu'un chat, c'est qu'un chat, tu vois. Et faire passer ce message sur un grand public qui est différent de mon auditoire d'habitude, c'est pareil, c'est précieux.
- Speaker #1
Donc là, tu me parles de télé. Tu me parles de réseaux sociaux, tu me parles de monter une clinique, clinique à domicile. C'est quoi le planning d'une semaine de Jessica ?
- Speaker #0
C'est un planning qui est complètement schizophrène. C'est-à-dire que hier, par exemple, je bossais, j'ai eu une annulation de consulte entre les deux. J'ai tourné une vidéo dont j'ai trié les rushs en mangeant un sandwich à midi. Je les poste l'histoire pendant le bain de mes enfants. Quand elles sont couchées, je me remets et je bosse sur les... Sur les autres contrats que je peux avoir, et au milieu de ça, j'ai mes archis qui me demandent quelle couleur on met les prises électriques. Ma semaine, déjà, il n'y en a pas une qui ressemble à l'autre. Et tout s'organise un peu comme je peux au milieu. Et chaque opportunité de temps de travail est saisie. Ça, c'est clair que ça fait longtemps que je ne suis pas allée au cinéma.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ce partage. J'espère que ça va inspirer beaucoup de monde. Parce que je pense que tu auras donné une nouvelle version de l'entrepreneuriat que les gens ne connaissent pas. Alors, chez Speed Véto, on a une tradition. Je ne t'en avais pas parlé au début. Mais on fait une dizaine de questions. Donc, il faut répondre du tac au tac, sans réfléchir. Donc, est-ce que tu es plutôt chien ou chat ?
- Speaker #0
Chien.
- Speaker #1
Café ou thé ?
- Speaker #0
Je vais pas te dire café, mais je peux plus en boire, je suis vieille.
- Speaker #1
Un million de followers aux présentatrices du GTTF1 ?
- Speaker #0
Alors, faire, ni l'un ni l'autre. Un million de followers, ça prendrait beaucoup trop de place dans ma vie. Et le GTTF1, si déjà je vérifie si on peut donner un glaçon à son chat par deux heures de bulle-billot, autant dire que je suis fichue.
- Speaker #1
en avance ou toujours en retard ? toujours en retard organisée ou spontanée ?
- Speaker #0
je suis spontanée dans mon organisation c'est à dire que j'ai tout bien planifié je suis capable de tout planter pour aller boire un verre en terrasse c'est une bonne réponse si tu n'avais pas été vétérinaire tu aurais fait quel métier ? mon dream job c'est animatrice radio j'adore le micro que tu m'as mis là d'ailleurs je m'y crois je te remercie peut-être que c'est ton futur métier si je t'offre une semaine alors là je sais presque la réponse mais j'ai quand même te la posée
- Speaker #1
Si je t'offre une semaine de vacances où tu n'as absolument rien le droit de faire, tu te reposes vraiment ou au bout de deux jours tu as déjà lancé dix nouveaux projets ?
- Speaker #0
C'est impossible, au bout de 24 heures j'ai déjà redessiné tous les plans de la maison, regardé toutes les randos du coin.
- Speaker #1
Ton plus gros défaut ?
- Speaker #0
Mon plus gros défaut c'est de me disperser. Mon mantra c'est pas parce que tu peux faire que tu dois faire et parfois il y a quand même beaucoup et parfois trop de choses à faire.
- Speaker #1
Le meilleur conseil qu'on t'ait donné ?
- Speaker #0
Tu peux complètement créer ta propre réalité.
- Speaker #1
Est-ce que tu es hyperactive ou en fait simplement une passionnée plus
- Speaker #0
Je pense que les deux ne sont pas incompatibles.
- Speaker #1
Écoute, merci beaucoup pour cet entretien. Si vous avez aimé le podcast ou la vidéo, n'hésitez pas à liker. Et on se retrouve bientôt pour une prochaine interview. A bientôt sur SpeedVeto. Bisous.