Speaker #0Coucou et bienvenue, vous écoutez le pouvoir des couleurs, le podcast dédié à la décoration et à l'harmonie des couleurs dans votre habitat. Je suis Cécile, décoratrice et coloriste d'intérieur passionnée. Lors de mes formations et de l'accompagnement de mes clients, j'ai découvert la magie des couleurs et leur impact profond sur nos émotions et notre bien-être. Et je suis convaincue que le pouvoir des couleurs peut transformer notre quotidien. C'est pourquoi, chaque semaine, je partage avec vous des conseils pratiques et des astuces faciles à mettre en place pour vous guider dans la création d'espaces qui vous ressemblent. Et avant de démarrer l'épisode du jour, si vous souhaitez approfondir ce sujet, je vous invite à me suivre sur Instagram sur arrobazemaisonblush.co et à vous abonner à ce podcast. Allez, c'est parti ! Hello, j'espère que vous allez bien, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Il s'agit au fond de vous, de qui vous êtes et de comment votre chez-vous peut, à un moment charnière de votre vie, devenir le premier endroit où vous redevenez vraiment vous-même. Je vais vous parler de la maison après une séparation. Parce que je reçois énormément de clientes qui viennent vers moi Après une séparation, et à chaque fois je me sens vraiment investie d'une mission de les aider du mieux possible. Évidemment c'est le cas pour toutes mes clientes, mais ces moments-là ont toujours une saveur un peu particulière. Et je sais que ce mot, séparation, il peut résonner de plein de façons différentes selon où vous en êtes. Peut-être que vous traversez ça en ce moment, peut-être que c'est derrière vous depuis quelques mois, quelques années. Peut-être que vous écoutez cet épisode en pensant à quelqu'un que vous aimez et qui vit ce moment-là. Peu importe où vous en êtes, je crois que cet épisode peut vous parler, parce que je vais vous donner ici des conseils qui sont bien sûr applicables si vous vivez en couple ou en célibataire très heureuse. Parce qu'on ne va pas parler de tendance, on ne va pas parler de ce qu'il faut faire ou ne pas faire, on va parler de quelque chose de plus intime que ça. On va parler de ce que ça fait de rentrer chez soi pour la première fois dans un espace qui est enfin entièrement et uniquement le vôtre, et de ce que la couleur a à avoir là-dedans, beaucoup plus que vous ne le pensez. vous allez voir. Alors je veux commencer par quelque chose d'important, quelque chose que je dis rarement parce que c'est pas vraiment ma position habituelle, vous le savez si vous m'écoutez régulièrement, mais dans ce contexte là je le dis et je le dis pleinement, le blanc c'est parfois exactement ce qu'il vous faut. Voilà c'est dit. Quand on vient de traverser une séparation ou une période vraiment difficile de sa vie, quand on signe pour un nouvel appartement ou qu'on récupère une maison à soi, le réflexe c'est souvent de tout peindre en blanc. Ou de laisser le blanc existant tel quel. Et c'est un réflexe sain. Parce que le blanc, dans ce moment-là, ce n'est pas un manque d'idées, ce n'est pas une abdication du goût, c'est de l'espace, c'est de la respiration, c'est se donner le droit de ne pas décider tout de suite, de ne pas savoir encore, de laisser les murs tranquilles pendant que le reste se pose. C'est tourner la page, et tourner la page, ça peut prendre du temps, et on en a besoin. Alors si vous avez fait ça, Si vous avez peint en blanc, ou si vous avez laissé le blanc en place en vous disant « je verrai plus tard » , je ne vais pas vous dire que c'était une erreur, pas du tout, mais il y a un moment où le blanc a rempli son rôle. Un moment où la page est tournée, ou en tout cas assez tournée, où vous commencez à vous sentir prête, où vous regardez vos murs et vous vous dites « et maintenant, qu'est-ce que je veux, moi ? » Et c'est exactement ce moment-là qui m'intéresse aujourd'hui. Parce que ce que j'observe, et je vais vous le raconter tout au long de cet épisode, C'est que les femmes qui viennent me voir après une séparation arrivent avec quelque chose d'assez rare dans un projet d'écho. Elles arrivent avec une liberté totale. Pas de conjoint à convaincre, pas de compromis à trouver, pas de goût à négocier, pas de « oui, mais lui, il n'aime pas le bleu » ou « on avait dit qu'on garderait quelque chose de neutre pour que ce soit vendable » . Juste, elles, face à leur espace, avec la question « qu'est-ce que je veux vraiment ? » Et je ne sais pas si vous réalisez à quel point c'est précieux ça. Je me souviens, une de mes premières clientes, quand je suis arrivée chez elle, elle m'a dit « Je vis toute seule. Les hommes, pour moi, c'est terminé. Je fais ce que je veux. Je suis hyper libre de décider de ce que je veux mettre dans ma maison. » Et elle était tellement heureuse avec ça. Et du coup, ça nous a permis de faire des choix audacieux. En tout cas, elle s'est vraiment permis ça. Et c'était un projet super chouette. Parce que dans un projet de rénovation classique, en couple, en famille, la couleur c'est souvent le lieu de toutes les négociations. C'est là où les goûts se heurtent, c'est là où on finit par choisir le beige parce qu'au moins tout le monde est d'accord. D'accord sur le beige, pas parce que quelqu'un l'adore, juste parce que personne n'est contre. Et ça, c'est une des grandes raisons pour lesquelles tant d'intérieur finissent par ne ressembler à personne. Vous, dans ce moment-là, vous n'avez pas ce problème. Vous pouvez choisir exactement ce qui vous ressemble, sans justification, sans permission à demander. La question, c'est, est-ce que vous savez comment faire ? Est-ce que vous vous faites confiance pour aller jusqu'au bout de ce que vous aimez vraiment ? Et c'est là que je vais essayer de vous accompagner dans cet épisode. Je vais vous parler de quelque chose que j'entends souvent dans mes coachings, et encore plus dans ce contexte-là. Quand une femme m'appelle après une séparation pour qu'on travaille ensemble sur ses couleurs, elle ne me dit pas vraiment « je veux du verre sauge dans le salon » . Elle ne me dit pas « j'hésite entre deux bêches pour la chambre » . Elle me dit des choses comme « je veux que ça me ressemble enfin » , « je veux me sentir bien chez moi » , « je veux rentrer le soir et ressentir quelque chose, quelque chose de chaleureux, de vivant » , « je veux être fière de cet endroit » . Et surtout, j'en ai besoin pour m'en construire. Donc, ce n'est plus un projet de déco, en fait, c'est un projet identitaire. Et je pense que c'est important de le nommer comme ça, parce que ça change complètement la façon dont on aborde les choix de couleurs. Dans un projet de rénovation classique, les questions qu'on se pose sont souvent très techniques. Est-ce que cette couleur va bien avec mon sol ? Est-ce que ça va rendre la pièce plus petite ? Est-ce que ça va dater dans cinq ans ? C'est des bonnes questions, elles ont leur place. On les pose aussi dans mes coachings post-séparation. appelons-les comme ça, mais dans le contexte d'une reconstruction, parce que c'est de ça qu'il s'agit, la première question c'est autre chose. C'est vraiment comment est-ce que je veux me sentir dans cet espace ? Pas comment je veux que ce soit beau, comment je veux me sentir ? Et ça, c'est une question à laquelle la plupart des gens n'ont jamais vraiment répondu pour eux-mêmes. On pense à l'esthétique, on pense à l'harmonie, on pense à ce que ça va donner sur les photos. Mais la sensation, la sensation physique, presque, de rentrer chez soi et de se sentir enveloppée, ressourcée, vivante, on y pense moins. Alors je vais vous proposer quelque chose. Avant même de penser à des couleurs, avant d'ouvrir Pinterest, avant de regarder un seul nuancier, posez-vous cette question-là, juste celle-là, et prenez le temps d'y répondre. Est-ce que vous voulez que votre espace vous enveloppe, qu'il soit chaud, cocooning, protecteur, comme un gros pull ? qu'on met le soir quand on rentre et qu'on sent enfin en sécurité ? Ou est-ce que vous voulez qu'il vous ouvre, qu'il soit lumineux, aérien, léger, joyeux, comme une bouffée d'air frais qu'on prend après une longue période de compression ? Ou les deux à la fois ? Un espace qui sait être chaleureux sans être lourd, lumineux sans être froid ? Ces réponses-là, elles ne sont pas anecdotiques. Elles orientent tout. La gamme de couleurs qu'on va explorer, les contrastes qu'on va chercher, les matières qu'on va associer, la façon. dont on va traiter les différentes pièces. Et elles vous appartiennent complètement. Personne d'autre ne peut y répondre à votre place. Maintenant, il y a quelque chose que j'observe souvent dans ce moment-là, et je vais en parler parce que je pense que beaucoup d'entre vous vont se reconnaître. On m'a dit à plusieurs reprises par des femmes qui venaient de vivre une séparation, « Cécile, je sais exactement ce que je veux, mais j'ai peur d'aller jusqu'au bout. » Et quand j'explore avec elles ce qu'elles veulent vraiment, ce qu'elles osent à peine me montrer sur leur mood board, Les images qu'elles ont enregistrées en secret depuis des mois, c'est souvent bien plus affirmé que ce qu'elles m'auraient montré dans un autre contexte. Des couleurs profondes, du vert forêt, du bleu nuit, du terracotta chaud, des teintes qui ont du caractère, de la présence, qui racontent vraiment quelque chose. Des couleurs qu'elles auraient peut-être édulcorées dans une vie à deux, trop intenses pour un compromis et trop personnelles pour devenir un consensus. Et là, pour la première fois, elles peuvent les choisir, vraiment les choisir. Alors... Alors évidemment, cet épisode n'est pas là pour vous encourager à vous séparer si vous êtes en couple. Bien sûr que non. Mais c'est pour montrer à quel point ça peut être important de réfléchir à ce dont on a vraiment envie personnellement pour se sentir bien chez soi. Choisir une couleur, oser aller chercher ce qu'on aime vraiment sans se censurer, c'est souvent le premier acte pour soi. C'est petit comme geste objectivement, c'est de la peinture sur un mur et en même temps c'est immense comme symbole. Parce que ça dit quelque chose, ça dit je suis là, c'est mon espace et il va me ressembler. Maintenant, je veux aussi parler du seul vrai piège dans lequel on peut tomber dans ce moment-là. C'est pas le blanc, on en a parlé, le blanc a sa place. Le blanc peut être un départ sain tant qu'il est temporaire. Le vrai piège, c'est de rester dans le blanc par défaut. C'est-à-dire, pas parce qu'on en a besoin, pas parce qu'on ne sait pas encore, mais parce qu'on n'ose pas, parce qu'on doute encore, parce qu'on se dit je verrais bien. Et que le « je verrai bien » dure des mois, parfois des années. Et parce que s'il dure trop longtemps, il peut vraiment devenir contre-productif. Et moi, je l'ai vécu, ça, vous savez, j'en parle régulièrement. Mais quand j'ai perdu ma maman... J'avais 25 ans, j'habitais encore avec elle parce qu'on était très très proches et clairement mon monde s'est écroulé et en fait rénover cet appartement ça m'a fait un bien fou. Déjà parce que je pense que j'ai mis de l'énergie dans autre chose et puis en plus parce que je me suis créé cet espace qui m'a permis de me reconstruire en fait avec des couleurs dont j'avais besoin. Alors évidemment à cette époque j'étais pas formée à la psychologie des couleurs, je savais pas. Mais intuitivement, je suis quand même allée vers des couleurs très douces, beaucoup de roses, et c'est une couleur qui est vraiment adaptée dans ces moments-là, donc vraiment, ça m'a fait du bien. Bref, revenons à nos moutons. On peut se retrouver, du coup, si on reste dans du blanc comme ça, dans un espace qui dit rien, qui raconte rien de soi, un espace neutre dans tous les sens du terme, y compris émotionnellement, et c'est le plus important. Et ça, ça a un coût, pas seulement esthétique, ça a un coût réel, quotidien, parce qu'on rentre chez soi et on ne se sent pas bien. pas nourries, pas enveloppées. On est chez soi, mais pas vraiment. Vous savez, quand on laisse ces murs blancs comme ça, on a l'impression un peu d'être dans un espace de transition, en quelque sorte. D'ailleurs, j'ai souvent des clientes qui viennent me voir, qui me disent, bon ben voilà, ça fait trois ans qu'on a emménagé, on s'est dit, bon, on va laisser les murs blancs pour l'instant, on verra plus tard. Et en fait, elles arrivent en me disant, ben voilà, trois ans plus tard, j'ai l'impression qu'on n'a jamais habité cette maison. Et du coup, c'est dur quand même. On achète une maison, c'est trop chouette, c'est un nouveau départ. pour nous toutes seules ou pour toute la famille. Et en fait, on n'a jamais rendu cette maison vraiment personnelle. Donc c'est comme si on n'était pas allé au bout du processus qui est le rêve idéalisé d'acheter une maison et d'y sentir bien, etc. Et dans une période de reconstruction, ça compte encore plus. Parce que votre intérieur, votre chez-vous, c'est une ressource. C'est un endroit qui peut vous donner de l'énergie ou vous en prendre, qui peut vous rappeler qui vous êtes ou vous faire sentir invisible. C'est pas superficiel, c'est profondément humain. Il y a quelque temps, j'ai eu une cliente en coaching, justement, qui venait de vivre une rupture dans sa vie, et en fait, sa chambre n'était pas du tout adaptée à sa situation, parce qu'il y avait du bleu sur les murs, et vous savez, le bleu, je le dis souvent, ça peut être une couleur très chouette, mais quand on vit une période difficile, c'est pas du tout la couleur adaptée, parce qu'elle va nous amener à être très intérieure. à ressentir même parfois un peu de nostalgie, de mélancolie. Et du coup, en fait, cette chambre, elle ne l'aidait pas du tout à aller de l'avant finalement. Il fallait absolument qu'elle avance là-dessus. Et c'est ce que je lui ai dit d'ailleurs pendant l'appel découverte, c'est qu'on n'avait pas du tout prévu de travailler sur cette chambre. Elle me faisait confiance plutôt pour le reste de la maison, mais je lui ai dit, pour moi c'est ok, on va travailler sur ce que vous souhaitez. Mais avant toute chose, même avant qu'elle réserve un créneau de coaching avec moi, je lui ai dit, il faut impérativement que vous rénoviez votre chambre. Il ne faut pas que vous restiez là-dedans encore plus longtemps, ce n'est pas possible. Donc voilà, tout ce que je dis là, ce n'est pas superficiel en fait, c'est profondément humain. Alors si vous vous reconnaissez là-dedans, si vous êtes dans ce blanc-là depuis trop longtemps, la question à se poser, ce n'est pas quelle couleur je vais choisir, pas encore. La question c'est, qu'est-ce qui me retient ? Est-ce que c'est le manque de méthode ? Est-ce que c'est la peur de se tromper ? Est-ce que c'est l'impression de ne pas se faire suffisamment confiance ? Parce que selon la réponse, le chemin est différent et c'est exactement ce qu'on explore dans les coachings. Allez, on va rentrer dans le concret maintenant, parce que j'aime beaucoup la philosophie, vous le savez, mais j'aime encore plus quand les choses deviennent actionnables. Quand on repart avec quelque chose dans les mains, pas juste dans la tête. Alors, je vais vous partager comment on travaille concrètement dans ce contexte-là. Et même si vous n'êtes jamais venu me voir, même si vous n'envisagez pas du tout de faire appel à une coloriste, même si vous êtes en couple, il y a des étapes ici que vous pouvez appliquer vous-même. La première chose, et c'est peut-être la plus importante, c'est de ne pas commencer par les couleurs. Je sais, ça peut sembler paradoxal. On parle de coloriste, on parle de choisir des teintes, et je vous dis de ne pas commencer par là. Mais c'est vraiment ça. Avant les couleurs, il y a les sensations, les émotions, le ressenti. Il y a une question... toute simple. Qu'est-ce que je veux vivre dans cet espace ? Pas décorer, vivre. Est-ce que vous voulez y travailler, y recevoir des amis, y lire seul le dimanche matin, y faire les devoirs avec vos enfants, y cuisiner en écoutant de la musique ? Est-ce que vous voulez vivre dans une pièce ? Ça influence directement quelle couleur va y fonctionner. Voilà, c'est tout. Il n'y a rien de plus à dire. Une chambre où vous voulez vous ressourcer n'appelle pas les mêmes teintes qu'un salon. où vous voulez recevoir et créer la chaleur. Un bureau où vous voulez être productive n'appelle pas les mêmes couleurs qu'une salle à manger où vous voulez que le temps s'étire. C'est le point de départ, toujours. Deuxième chose, regardez. C'est ce que vous avez déjà rassemblé. Je sais que vous avez des mots de board, des images sauvegardées sur Instagram, des tableaux Pinterest, des photos prises dans des hôtels ou chez des amis que vous trouviez beaux. Ne les jetez pas, ne repartez pas de zéro. Regardez-les différemment. Plutôt que de chercher à reproduire exactement ce que vous voyez, ce qui mène souvent à la frustration parce que les contextes sont différents, et je suis sûre que plein de fois vous vous direz « Bah oui, mais de toute façon ça, je vais jamais pouvoir le faire chez moi. » Et bon. A l'inverse, cherchez ce qui revient. Les constantes, les couleurs qui apparaissent plusieurs fois sans que vous vous en soyez rendu compte, parce qu'on a une intuition à laquelle on peut faire confiance dans ces moments-là, je crois. Les ambiances qui se répètent, la chaleur ou au contraire la légèreté, les contrastes forts ou plutôt les harmonies douces, c'est là que réside votre goût profond. Pas dans une image isolée, dans ce qui revient. Et souvent quand on fait cet exercice, avant un coaching en général, Les femmes sont surprises. Elles pensaient ne pas avoir d'idées claires et en fait elles en ont beaucoup, juste elles n'ont pas de méthode pour les lire. Je me souviens d'un couple qui a réservé un appel découverte avec moi, ils ont réservé un coaching à la suite et je vous l'ai déjà raconté mais je trouve que c'est intéressant alors je me répète. Je fais ce que je veux, c'est mon podcast d'accord ? En fait ils sont arrivés dans l'appel découverte en me disant on n'est d'accord sur rien, on n'a pas du tout les mêmes goûts alors franchement ça va être un défi pour vous. J'ai dit, bon, OK, alors si vous voulez réserver un coaching avec moi, créez chacun un tableau sur Pinterest pour y mettre quelques images d'inspiration. Et on verra ce qu'on en fait pendant le coaching. Et donc, ils ont fait ça, chacun de leur côté. Ils me l'ont partagé en début de coaching. Et en fait, on s'est tous rendu compte, en même temps, que les images étaient assez similaires. Donc comme quoi, finalement, pour moi, c'était juste super facile de leur dire, ben voilà. Vous voyez, vous allez dans la même direction. Il faut juste qu'on affine et qu'on décide. Mais en fait, c'est beaucoup plus facile que ce qu'on pensait. Troisième chose, pensez à votre lumière avant de penser à votre teinte. C'est l'un des enseignements les plus importants que je puisse partager. Et c'est celui qui évite le plus de déceptions. Je sais que c'est aussi celui qui fait le plus peur. Alors que, bon, parmi tant d'autres choses, on a beaucoup, beaucoup de peur en déco et notamment sur les couleurs. La lumière, c'est important. Mais ce n'est pas aussi dramatique que dans votre esprit. Quand même, il y a des petites choses à penser. Le même vert sauge peut être absolument magnifique dans une pièce très lumineuse exposée plein sud, chaleureux, vivant, presque végétal. Ça peut fonctionner à merveille aussi dans une pièce qui reçoit toujours de la lumière artificielle, comme un couloir, mais dans une pièce au nord, avec peu de lumière naturelle, ce même vert peut virer au gris, perdre toute sa chaleur et donner une impression de lourdeur. C'est pas que la couleur est ratée, c'est qu'elle n'était pas faite pour cette lumière-là. Ok, donc des fois, quand vous pensez avoir fait une erreur, c'est pas forcément une erreur de couleur. C'est elle toujours qu'on incrimine, mais c'est pas toujours la fautive. Donc, avant de vous emballer pour une teinte que vous avez vue quelque part, posez-vous cette question. Comment est exposée ma pièce ? Est-ce qu'elle reçoit beaucoup de lumière naturelle ou est-ce qu'elle en manque ? Est-ce que quand je l'utilise, il y a beaucoup de lumière ou pas ? Parce que typiquement, on se prend la tête pour les chambres bien souvent, mais en fait, la chambre... la chambre d'adulte en tout cas, on y va très souvent que quand il fait nuit. Donc vous pouvez considérer que l'exposition d'une chambre, ce n'est pas très important et qu'on va éventuellement plutôt travailler sur la lumière artificielle pour mettre en valeur la teinte. J'espère que vous me suivez. Bref, j'essaie de libérer quelques blocages parce que des fois, quand on réfléchit vraiment à son utilisation, on se pose des questions qui n'ont pas forcément de sens. Et en fait, faire ce travail-là sur la lumière, ça change tout. C'est pour ça qu'un conseil générique, mettez du blanc si vous manquez de lumière, ne tient pas. Il y a des blancs qui vont rendre une pièce froide et triste. Il y a des couleurs profondes qui vont au contraire la réchauffer et lui donner une âme. Tout dépend du contexte, tout dépend de votre lumière. D'ailleurs à ce sujet, j'ai reçu une question sur Instagram l'autre jour. On me demandait quelles couleurs il fallait mettre dans une pièce au nord. Et en fait, il n'y a pas de bonne réponse. On peut mettre toutes les couleurs possibles dans une pièce au nord. Il faut juste faire attention à la nuance. Une couleur avec beaucoup de gris, c'est non, par exemple. Quatrième chose, pensez à votre palette comme à une équipe. C'est une métaphore que j'utilise souvent parce qu'elle aide vraiment à comprendre comment fonctionne la cohérence d'un intérieur. Dans une équipe, chaque membre a un rôle. Il y a ceux qui sont en avant, ceux qui soutiennent, ceux qui créent la fluidité entre les autres. Et c'est l'ensemble qui fait la force, pas un joueur isolé. Dans une palette de couleurs, c'est pareil. Vous avez votre couleur principale, celle qui donne le ton, qui occupe le plus d'espace. Vous avez vos couleurs secondaires, celles qui dialoguent avec la principale, qui créent de l'harmonie, qui habillent les zones moins importantes. Et vous avez vos accents, les touches de couleurs qui attirent l'œil, qui donnent de la vie. qui évite que l'ensemble soit plat, comme un bijou dans une tenue. Ce n'est pas ce qui occupe le plus de place, mais c'est souvent ce qu'on remarque en premier. Et ce qui fait toute la différence, c'est la relation entre ces couleurs. Est-ce qu'elles ont le même sous-ton ? Est-ce qu'elles se réchauffent mutuellement ou se contredisent ? Est-ce que les contrastes créent de la dynamique ou de la tension ? Ce sont des questions dont on n'a pas toujours les outils pour répondre seules. Pas parce qu'on manque de goût, mais parce que ce sont des mécanismes qui s'apprennent, qui s'analysent. C'est ça la colorimétrie. et si je peux aussi bien vous accompagner, c'est parce que je me suis formée et que je continue de le faire sur ce sujet. Vous, vous êtes compétente dans plein d'autres choses. Cinquième chose, celle que je veux que vous reteniez surtout si vous vous reconnaissez dans cet épisode. Ne demandez pas l'avis de tout le monde. Si ça vous tente, revenez à l'épisode 105 de la semaine dernière. Je sais que c'est tentant, on a besoin de validation, surtout dans ces moments-là où la confiance en soi est parfois encore fragile. On envoie des photos à sa sœur, à sa meilleure amie, à sa mère. Et on se retrouve avec cinq avis différents, cinq directions opposées. Et finalement, on est encore moins sûr qu'avant. Ce n'est pas que votre entourage a tort, c'est qu'ils ne voient pas votre espace. Ils ne connaissent pas votre lumière. Ils ne savent pas ce que vous voulez ressentir dans cette pièce. Ils répondent à partir de leur propre goût, de leur propre sensibilité, avec toute la bienveillance du monde. Mais ce n'est pas leur maison, c'est la vôtre. Alors choisissez vos conseils avec autant de soin. que vous choisissez vos couleurs, quelqu'un qui connaît votre contexte, votre espace, votre lumière, vos goûts profonds, vaut infiniment plus que dix avis bien intentionnés, mais décontextualisés. Bon, on arrive à la fin de cet épisode, et je veux terminer avec quelque chose que j'ai envie de dire directement à celles qui se sont reconnues aujourd'hui, celles qui sont en ce moment, ou qui en sortent, et qui regardent leur mur en se demandant par où commencer. Refaire son intérieur après une séparation, c'est pas oublier, c'est pas effacer, C'est pas faire comme si, c'est décider de ce qu'on emporte avec soi et de ce qu'on construit maintenant pour soi. C'est peut-être la première fois depuis longtemps que vous avez un espace entièrement à vous, qui ne doit ressembler à personne d'autre, qui n'a pas à plaire à quelqu'un d'autre, qui peut être exactement à votre image dans toute la complexité et la richesse de qui vous êtes. Et ça c'est une chance, une vraie. Pas une chance qui efface, qui a été difficile, mais une chance quand même, celle de vous écouter peut-être plus profondément que vous ne l'avez fait. depuis longtemps, celle de choisir, vraiment choisir, en partant de ce que vous aimez, de ce dont vous avez besoin, de ce qui vous ressemble. La couleur, dans ce contexte-là, c'est bien plus que la peinture sur un mur. C'est une façon de prendre soin de vous, concrètement, visiblement, tous les jours. Et si vous vous sentez prête à avancer, mais que vous avez besoin d'être accompagnée pour aller jusqu'au bout de ce que vous aimez vraiment, vous savez où me trouver. Le lien pour réserver un coaching est dans la description de l'épisode. Merci de m'avoir écoutée jusqu'ici. Prenez soin de vous. Et prenez soin de votre chez-vous, parce que les deux sont liés bien plus qu'on ne le croit. A bientôt. Merci infiniment d'avoir partagé ce moment avec moi. Je vous donne rendez-vous dans le prochain épisode du podcast Le Pouvoir des Couleurs. Et d'ici là, que vos journées soient parsemées de nuances inspirantes et de moments de joie. A la semaine prochaine.