Speaker #0On en avait parlé, je n'oublie pas ces choses-là. Et depuis ce matin, j'y pensais, à ce rien sous ta robe, à ce sexe nu. Le son du désir. Salut toi, t'es en retard ? À dix minutes, juste assez pour que j'aie eu le temps de douter, de vérifier l'éclairage une troisième fois, de me demander si tu allais vraiment venir, et de bander en imaginant que oui. La porte s'ouvre et le rouge t'avale. Mon studio photo, la nuit, c'est un autre monde. Les néons blancs sont éteints. Il reste cette lumière écarlate, dense, presque liquide. Celle des chambres noires. Celle qu'on utilise pour développer sans brûler le tirage. Les bacs de révélateurs sont alignés sur la paillasse. En podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale, plus longue, plus intense, plus explicite. Avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr. Je répète, lesondudésir.fr. L'agrandisseur trône dans son coin muet. L'odeur est partout. Produits chimiques, papier barité, chaud, une acidité douce qui colle au fond de la gorge. Les tirages du mois sont suspendus au fil avec des pinces à linge. Quelques visages, quelques corps, quelques paysages, tout en noir et blanc, tout en nuances de gris, sauf la lumière rouge qui teinte tout ce soir. Tu regardes autour de toi. Tes yeux s'ajustent. Moi, je ne m'ajuste pas. Je te regarde, c'est tout. Et ce que je vois me coupe le souffle. Tu portes exactement ce qu'on avait dit. Les bas, le porte-jartel, les escarpins, tac, tac, tac, sur le parquet, net et précis. Le soutien-gorge en dentelle sombre qui soulève ta poitrine dans cette lumière rouge. Et le loup, ce petit masque noir sur tes yeux qui te donne cette impunité magnifique des femmes qui ont décidé de ne rien retenir ce soir. Pas de culotte qui m'attendait. Tu poses ton sac. Tu sors de ta poche quelque chose que je n'attendais pas, du velours, large, doux, prévu pour ça. Assieds-toi, tu me dis, je m'assieds, ta voix derrière moi, les mains sur les accoudoirs. Le velours s'enroule autour de mes poignets, avec une douceur qui n'enlève rien à l'évidence. Je ne bouge plus. Tu passes devant moi, tu vérifies. Tu tires légèrement sur les liens. Tu es satisfaite. Tu t'éloignes d'un pas et tu commences. Tes hanches trouvent un rythme inaudible. Tes mains remontent lentement le long de tes cuisses. Cette lisière de peau nue au-dessus du bas. Tes doigts qui frôlent sans franchir encore. Ton dos qui s'arque. Un regard par-dessus l'épaule. Je suis attaché et j'ai les mains qui brûlent. Mon sexe est dur depuis que tu as franchi la porte. Le porte-jartel reste, les escarpins restent, le loup reste. Le soutien-gorge glisse au sol sans bruit, dessin dans la lumière rouge. Leurs poils et mamelons déjà dressés. Je veux les prendre dans ma bouche, je ne peux pas bouger. Tu approches. Tu poses un baiser rapide sur ma tempe, tendre, mon cœur, puis ta main. descend sur mon torse, sur mon ventre, à l'endroit exact où mon désir est pour toi le plus évident. Tu l'évalues, tu affiches cette satisfaction tranquille de quelqu'un qui sait l'effet qu'elle produit. Tu dénoues le velours. Tu recules jusqu'au fauteuil. Ce fauteuil, immense, moelleux, capitonné, en forme de fleur. Dans la lumière rouge, il est obscène et magnifique. Tu t'y laisses tomber, les jambes légèrement écartées, les bas, le porte-jartel, et entre tes cuisses, ce que tu ne caches plus vraiment. Je prends l'appareil photo argentique. Je cadre. Ne bouge pas. Clic. Un seul. Je pose l'appareil. Et je te rejoins. Je m'agroupis devant toi. Mes mains trouvent tes chevilles, remontent lentement. La texture tendue des bas, la lisière de peau nue au-dessus de la jardière. La chaleur qui augmente à mesure que je monte. Tu frissades. Je t'ai photographié. Maintenant je te lis avec les doigts. Mes doigts s'enfoncent, mes doigts accélèrent légèrement pendant que ma bouche ralentit, pour ne pas te laisser trouver ton rythme trop vite, pour te tenir juste au bord. Tu prononces mon prénom, je ralentis, pas encore, tu gémis, frustration pure. Désir brûlant. Je reprends. Mouvement. Je me relève. Je prends la caméra vidéo. La vieille. Celle des années 2000. Plastique gris. Écran rabattable. Je la pose sur la coudoir. Objectif. Vers toi. Le petit voyant rouge s'allume, s'attourne, tu cambres légèrement le dos, tu écartes les jambes, un peu plus, je t'attire vers le bord du fauteuil, la lumière rouge sur nos deux corps. Les tirages qui pendent au fil au-dessus de nous, indifférents. Puis je commence à bouger. Profond, régulier. Chaque poussée qui te fait reculer dans le fauteuil et revenir vers moi. La caméra tourne et capte tout, le porte-jartel qui tient encore, le loup sur tes yeux, ta chatte qui m'avale à chaque va-et-vient. J'accélère, tes ongles dans mes épaules, ce cri que tu retiens à moitié dans mon cou quand tu jouis, allez, long, vrai, sans retenue, pendant que je me vis dans toi, dans un souffle roc. Le studio ne fait plus aucun bruit. Nos deux respirations qui reviennent, lentement. Un peu plus tard, on est serré dans le laboratoire exigu, nos bras se touchent. Je tiens le tirage par le bord, et on attend ensemble. L'image commence à venir. D'abord rien, une ombre, une forme. Puis toi. Toi dans le fauteuil fleur, le loup sur les yeux. Le rouge de la lumière posé sur ta peau. Je suspends le tirage au fil avec une pince à linge. Tu appuies la tête contre mon épaule. On regarde la photo sécher. Les histoires vont plus loin. Version intégrale. Plus chaude, plus intense, plus explicite. Avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Si vous aimez le son du désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. Cela compte énormément pour nous, pour la visibilité. 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