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Le Souffle de l'Histoire

1962, Crise de Cuba, le jour où la guerre a failli être nucléaire - 2è partie

1962, Crise de Cuba, le jour où la guerre a failli être nucléaire - 2è partie

15min |05/03/2022
Play
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1962, Crise de Cuba, le jour où la guerre a failli être nucléaire - 2è partie

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15min |05/03/2022
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Description

Romain Clément / Armel Joubert des Ouches

📟 Réalisation Armel Joubert des Ouches


Des missiles sans doute armés, sont déjà installés sur l'Ile de Cuba. Pendant que des
sous marins continuent à se diriger vers l'Ile, Castro pousse les soviétiques à lancer une première frappe préventive contre les Etats Unis. Mais Khroutchev réclame du lider Maximo, c'est ainsi qu'on l'appelle, calme et patience. L'URSS a déjà connu, vécu et
subi une guerre mondiale, il n'est pas forcément enclin à en subir une autre tout de suite. 


Quelle est donc cette ile qui fait, en ce début des années 60, l'objet de tant discussions,
de confits, de combats, de controverses ? Cuba, c'est une ile de 1200 km de long, elle est la plus grande ile des caraïbes. Elle est d'abord espagnole. Mais ses envies de liberté la mette en conflit avec l'Espagne. Elle passe sous administration américaine avant de devenir un état indépendant en 1902. Dès lors des régimes durs se succèdent, celui du dictateur Batista, il a passé 7 ans au pouvoir après avoir été président de la république en 1940. Puis, de nombreux troubles amènent ensuite à la faveur d'un nouveau coup d'Etat, le bien connu, Fidel Castro. Castro, c'est un révolutionnaire. Une orientation marxiste léniniste au départ, ce qui lui vaudra les inimitiés des autorités américaines. Nous sommes à la fin des années 50 lorsque Castro se rapproche de
l'URSS. 


Le révolutionnaire joue t-il un double jeu ? Car étonnement, il rassure Washington et
déclare qu'il souhaite entretenir de bonnes relations avec ses voisins américains. Pourtant, il nationalise les sociétés américaines implantées sur Cuba. Les relations se tendent, rapidement. Sitôt arrivé à la maison blanche, Kenney lance l'opération militaire dans la baie des cochons, au sud ouest de l'ile, qu'avait validée Eisenhower avant qu'il ne quitte la présidence des Etats Unis. Cette opération nous l'avons dit, lancée en avril 1961 avec 1500 exilés cubains, armés et entrainés par la CIA avaient débarqués. On comptait sur un soulèvement populaire.

Mais l'opération américaine, qui rencontra une opposition cubaine bien plus forte que prévue, tourna au désastre. En fait, Kennedy avait eu la possibilité de faire basculer les événements en sa faveur mais sans doute fébrile au moment de prendre sa décision, il
refusa d'envoyer en soutien les forces aéronavales.

Les américains, fermement décidés à se débarrasser du régime communiste installé à leurs portes, vont tenter de lancer une seconde opération, l'opération mangouste est une opération de propagandes, de sabotages, de tentatives d'assassinats aussi : 30 projets d'assassinats de Fidel Castro seront étudiés...


De son côté, pour Nikita Kroutchev, l'opération Anadyr qui a démarré au printemps 1962, est parfaitement légitime. Après la construction du Mur de Berlin, les américains ont installé, en Turquie, des missiles nucléaires. Ils sont pointés sur Moscou. Une menace intolérable pour le patron du Kremlin.  A la menace, pense-t-il, il est nécessaire et impératif de répondre par une autre menace.

De nouvelles photos aériennes parviennent à l'Etat Major américain. Il n'y a plus de doute possible. Cette fois on en est sur, les missiles nucléaires cubains sont opérationnels. Il y a urgence. D'autant que, et c'est l'autre mauvaise nouvelle, les derniers cargos soviétiques et 4 sous-marins équipés de torpilles et de missiles nucléaires sont en approche de Cuba...  Nous sommes le 19 octobre 1962.  


En attendant, la peur s'installe. Kennedy est inquiet. Une frappe nucléaire sur Los Angeles et Washington pourrait tuer 80 millions de personnes. Que faire ?

La décision que prennent alors les américains est audacieuse et risquée mais il y a urgence à tenter quelque chose.


Le 22 octobre 1962, Kennedy décide de s'adresser à la population américaine. Le discours qui a été soigneusement préparé, est retransmis à la télévision. En voici quelques extraits...


60 ans plus tard, 60 ans après ces faits, nous sommes en 2022, on apprend que le patron de la Russie, Vladimir Poutine vient d'activer sa dissuasion nucléaire...


Description

Romain Clément / Armel Joubert des Ouches

📟 Réalisation Armel Joubert des Ouches


Des missiles sans doute armés, sont déjà installés sur l'Ile de Cuba. Pendant que des
sous marins continuent à se diriger vers l'Ile, Castro pousse les soviétiques à lancer une première frappe préventive contre les Etats Unis. Mais Khroutchev réclame du lider Maximo, c'est ainsi qu'on l'appelle, calme et patience. L'URSS a déjà connu, vécu et
subi une guerre mondiale, il n'est pas forcément enclin à en subir une autre tout de suite. 


Quelle est donc cette ile qui fait, en ce début des années 60, l'objet de tant discussions,
de confits, de combats, de controverses ? Cuba, c'est une ile de 1200 km de long, elle est la plus grande ile des caraïbes. Elle est d'abord espagnole. Mais ses envies de liberté la mette en conflit avec l'Espagne. Elle passe sous administration américaine avant de devenir un état indépendant en 1902. Dès lors des régimes durs se succèdent, celui du dictateur Batista, il a passé 7 ans au pouvoir après avoir été président de la république en 1940. Puis, de nombreux troubles amènent ensuite à la faveur d'un nouveau coup d'Etat, le bien connu, Fidel Castro. Castro, c'est un révolutionnaire. Une orientation marxiste léniniste au départ, ce qui lui vaudra les inimitiés des autorités américaines. Nous sommes à la fin des années 50 lorsque Castro se rapproche de
l'URSS. 


Le révolutionnaire joue t-il un double jeu ? Car étonnement, il rassure Washington et
déclare qu'il souhaite entretenir de bonnes relations avec ses voisins américains. Pourtant, il nationalise les sociétés américaines implantées sur Cuba. Les relations se tendent, rapidement. Sitôt arrivé à la maison blanche, Kenney lance l'opération militaire dans la baie des cochons, au sud ouest de l'ile, qu'avait validée Eisenhower avant qu'il ne quitte la présidence des Etats Unis. Cette opération nous l'avons dit, lancée en avril 1961 avec 1500 exilés cubains, armés et entrainés par la CIA avaient débarqués. On comptait sur un soulèvement populaire.

Mais l'opération américaine, qui rencontra une opposition cubaine bien plus forte que prévue, tourna au désastre. En fait, Kennedy avait eu la possibilité de faire basculer les événements en sa faveur mais sans doute fébrile au moment de prendre sa décision, il
refusa d'envoyer en soutien les forces aéronavales.

Les américains, fermement décidés à se débarrasser du régime communiste installé à leurs portes, vont tenter de lancer une seconde opération, l'opération mangouste est une opération de propagandes, de sabotages, de tentatives d'assassinats aussi : 30 projets d'assassinats de Fidel Castro seront étudiés...


De son côté, pour Nikita Kroutchev, l'opération Anadyr qui a démarré au printemps 1962, est parfaitement légitime. Après la construction du Mur de Berlin, les américains ont installé, en Turquie, des missiles nucléaires. Ils sont pointés sur Moscou. Une menace intolérable pour le patron du Kremlin.  A la menace, pense-t-il, il est nécessaire et impératif de répondre par une autre menace.

De nouvelles photos aériennes parviennent à l'Etat Major américain. Il n'y a plus de doute possible. Cette fois on en est sur, les missiles nucléaires cubains sont opérationnels. Il y a urgence. D'autant que, et c'est l'autre mauvaise nouvelle, les derniers cargos soviétiques et 4 sous-marins équipés de torpilles et de missiles nucléaires sont en approche de Cuba...  Nous sommes le 19 octobre 1962.  


En attendant, la peur s'installe. Kennedy est inquiet. Une frappe nucléaire sur Los Angeles et Washington pourrait tuer 80 millions de personnes. Que faire ?

La décision que prennent alors les américains est audacieuse et risquée mais il y a urgence à tenter quelque chose.


Le 22 octobre 1962, Kennedy décide de s'adresser à la population américaine. Le discours qui a été soigneusement préparé, est retransmis à la télévision. En voici quelques extraits...


60 ans plus tard, 60 ans après ces faits, nous sommes en 2022, on apprend que le patron de la Russie, Vladimir Poutine vient d'activer sa dissuasion nucléaire...


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📟 Réalisation Armel Joubert des Ouches


Des missiles sans doute armés, sont déjà installés sur l'Ile de Cuba. Pendant que des
sous marins continuent à se diriger vers l'Ile, Castro pousse les soviétiques à lancer une première frappe préventive contre les Etats Unis. Mais Khroutchev réclame du lider Maximo, c'est ainsi qu'on l'appelle, calme et patience. L'URSS a déjà connu, vécu et
subi une guerre mondiale, il n'est pas forcément enclin à en subir une autre tout de suite. 


Quelle est donc cette ile qui fait, en ce début des années 60, l'objet de tant discussions,
de confits, de combats, de controverses ? Cuba, c'est une ile de 1200 km de long, elle est la plus grande ile des caraïbes. Elle est d'abord espagnole. Mais ses envies de liberté la mette en conflit avec l'Espagne. Elle passe sous administration américaine avant de devenir un état indépendant en 1902. Dès lors des régimes durs se succèdent, celui du dictateur Batista, il a passé 7 ans au pouvoir après avoir été président de la république en 1940. Puis, de nombreux troubles amènent ensuite à la faveur d'un nouveau coup d'Etat, le bien connu, Fidel Castro. Castro, c'est un révolutionnaire. Une orientation marxiste léniniste au départ, ce qui lui vaudra les inimitiés des autorités américaines. Nous sommes à la fin des années 50 lorsque Castro se rapproche de
l'URSS. 


Le révolutionnaire joue t-il un double jeu ? Car étonnement, il rassure Washington et
déclare qu'il souhaite entretenir de bonnes relations avec ses voisins américains. Pourtant, il nationalise les sociétés américaines implantées sur Cuba. Les relations se tendent, rapidement. Sitôt arrivé à la maison blanche, Kenney lance l'opération militaire dans la baie des cochons, au sud ouest de l'ile, qu'avait validée Eisenhower avant qu'il ne quitte la présidence des Etats Unis. Cette opération nous l'avons dit, lancée en avril 1961 avec 1500 exilés cubains, armés et entrainés par la CIA avaient débarqués. On comptait sur un soulèvement populaire.

Mais l'opération américaine, qui rencontra une opposition cubaine bien plus forte que prévue, tourna au désastre. En fait, Kennedy avait eu la possibilité de faire basculer les événements en sa faveur mais sans doute fébrile au moment de prendre sa décision, il
refusa d'envoyer en soutien les forces aéronavales.

Les américains, fermement décidés à se débarrasser du régime communiste installé à leurs portes, vont tenter de lancer une seconde opération, l'opération mangouste est une opération de propagandes, de sabotages, de tentatives d'assassinats aussi : 30 projets d'assassinats de Fidel Castro seront étudiés...


De son côté, pour Nikita Kroutchev, l'opération Anadyr qui a démarré au printemps 1962, est parfaitement légitime. Après la construction du Mur de Berlin, les américains ont installé, en Turquie, des missiles nucléaires. Ils sont pointés sur Moscou. Une menace intolérable pour le patron du Kremlin.  A la menace, pense-t-il, il est nécessaire et impératif de répondre par une autre menace.

De nouvelles photos aériennes parviennent à l'Etat Major américain. Il n'y a plus de doute possible. Cette fois on en est sur, les missiles nucléaires cubains sont opérationnels. Il y a urgence. D'autant que, et c'est l'autre mauvaise nouvelle, les derniers cargos soviétiques et 4 sous-marins équipés de torpilles et de missiles nucléaires sont en approche de Cuba...  Nous sommes le 19 octobre 1962.  


En attendant, la peur s'installe. Kennedy est inquiet. Une frappe nucléaire sur Los Angeles et Washington pourrait tuer 80 millions de personnes. Que faire ?

La décision que prennent alors les américains est audacieuse et risquée mais il y a urgence à tenter quelque chose.


Le 22 octobre 1962, Kennedy décide de s'adresser à la population américaine. Le discours qui a été soigneusement préparé, est retransmis à la télévision. En voici quelques extraits...


60 ans plus tard, 60 ans après ces faits, nous sommes en 2022, on apprend que le patron de la Russie, Vladimir Poutine vient d'activer sa dissuasion nucléaire...


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Romain Clément / Armel Joubert des Ouches

📟 Réalisation Armel Joubert des Ouches


Des missiles sans doute armés, sont déjà installés sur l'Ile de Cuba. Pendant que des
sous marins continuent à se diriger vers l'Ile, Castro pousse les soviétiques à lancer une première frappe préventive contre les Etats Unis. Mais Khroutchev réclame du lider Maximo, c'est ainsi qu'on l'appelle, calme et patience. L'URSS a déjà connu, vécu et
subi une guerre mondiale, il n'est pas forcément enclin à en subir une autre tout de suite. 


Quelle est donc cette ile qui fait, en ce début des années 60, l'objet de tant discussions,
de confits, de combats, de controverses ? Cuba, c'est une ile de 1200 km de long, elle est la plus grande ile des caraïbes. Elle est d'abord espagnole. Mais ses envies de liberté la mette en conflit avec l'Espagne. Elle passe sous administration américaine avant de devenir un état indépendant en 1902. Dès lors des régimes durs se succèdent, celui du dictateur Batista, il a passé 7 ans au pouvoir après avoir été président de la république en 1940. Puis, de nombreux troubles amènent ensuite à la faveur d'un nouveau coup d'Etat, le bien connu, Fidel Castro. Castro, c'est un révolutionnaire. Une orientation marxiste léniniste au départ, ce qui lui vaudra les inimitiés des autorités américaines. Nous sommes à la fin des années 50 lorsque Castro se rapproche de
l'URSS. 


Le révolutionnaire joue t-il un double jeu ? Car étonnement, il rassure Washington et
déclare qu'il souhaite entretenir de bonnes relations avec ses voisins américains. Pourtant, il nationalise les sociétés américaines implantées sur Cuba. Les relations se tendent, rapidement. Sitôt arrivé à la maison blanche, Kenney lance l'opération militaire dans la baie des cochons, au sud ouest de l'ile, qu'avait validée Eisenhower avant qu'il ne quitte la présidence des Etats Unis. Cette opération nous l'avons dit, lancée en avril 1961 avec 1500 exilés cubains, armés et entrainés par la CIA avaient débarqués. On comptait sur un soulèvement populaire.

Mais l'opération américaine, qui rencontra une opposition cubaine bien plus forte que prévue, tourna au désastre. En fait, Kennedy avait eu la possibilité de faire basculer les événements en sa faveur mais sans doute fébrile au moment de prendre sa décision, il
refusa d'envoyer en soutien les forces aéronavales.

Les américains, fermement décidés à se débarrasser du régime communiste installé à leurs portes, vont tenter de lancer une seconde opération, l'opération mangouste est une opération de propagandes, de sabotages, de tentatives d'assassinats aussi : 30 projets d'assassinats de Fidel Castro seront étudiés...


De son côté, pour Nikita Kroutchev, l'opération Anadyr qui a démarré au printemps 1962, est parfaitement légitime. Après la construction du Mur de Berlin, les américains ont installé, en Turquie, des missiles nucléaires. Ils sont pointés sur Moscou. Une menace intolérable pour le patron du Kremlin.  A la menace, pense-t-il, il est nécessaire et impératif de répondre par une autre menace.

De nouvelles photos aériennes parviennent à l'Etat Major américain. Il n'y a plus de doute possible. Cette fois on en est sur, les missiles nucléaires cubains sont opérationnels. Il y a urgence. D'autant que, et c'est l'autre mauvaise nouvelle, les derniers cargos soviétiques et 4 sous-marins équipés de torpilles et de missiles nucléaires sont en approche de Cuba...  Nous sommes le 19 octobre 1962.  


En attendant, la peur s'installe. Kennedy est inquiet. Une frappe nucléaire sur Los Angeles et Washington pourrait tuer 80 millions de personnes. Que faire ?

La décision que prennent alors les américains est audacieuse et risquée mais il y a urgence à tenter quelque chose.


Le 22 octobre 1962, Kennedy décide de s'adresser à la population américaine. Le discours qui a été soigneusement préparé, est retransmis à la télévision. En voici quelques extraits...


60 ans plus tard, 60 ans après ces faits, nous sommes en 2022, on apprend que le patron de la Russie, Vladimir Poutine vient d'activer sa dissuasion nucléaire...


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