- Speaker #0
Le volume sur 11 du podcast d'Antoine Dubucoin. Toute musique, toute chose. Ça, c'est Verlaine qui l'a dit. Avec le volume sur 11, ça, c'est Spiney. On n'a jamais autant produit de musique qu'aujourd'hui. Pour les artistes, c'est loin d'être simple de se faire connaître bien tous les deux. Dans le volume sur 11, je vais à la rencontre des artistes, à la découverte de nouveaux noms et de nouveaux sons. Dans chaque épisode, une nouvelle rencontre. Il y aura de la pop, du rock, de l'électro, du métal... du punk, du rap, tous les genres, ouvrez vos chakras, on commence. Dans ce nouvel épisode du volume sur 11, je reçois Didier Vempas à l'occasion de la sortie du 15e album des Vempas, Où va-nous ? Et au début d'une nouvelle tournée du groupe. Salut Didier, c'est toujours un plaisir de t'avoir dans le volume sur 11. Dans les précédentes interviews, que ce soit toi en solo ou avec Florence pour Sugar on Tiger, on avait parlé de ton parcours. de tes albums il déserte ta méthode de composition etc et là ce que je trouvais intéressant c'est qu'on passe en fait en revue les différents titres de l'album de ouvanou alors d'abord une première question quand même avant d'entrer dans le détail nouveau label le l'album est chez at home ouais Qu'est-ce qu'il y a de nouveau par rapport au précédent qui était produit par Stéphane Leodel et Emilie Anas, on a fait deux avec lui je crois là c'est, vous avez changé d'approche, comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Oui et non j'ai changé d'approche, moi je rentre en studio pas très préparé souvent, on n'avait pas bon de comment dire, non on n'a pas grand chose d'approche, c'est quelqu'un d'autre, c'est un autre producteur Fred Lefranc Ouais. mais on a enregistré comme d'habitude tous en live dans le studio puis après on refait des guitares heureux ou quelques trucs mais on refait les voix mais sinon on enregistre un peu comme d'habitude d'ailleurs vous êtes arrivé quand même avec tous les titres prêts ou alors ça a été vraiment fait au fil de l'eau non la musique ouais j'ai des titres qui sont toujours pleins dans mon téléphone mais après les paroles la plupart ont été finies au studio ou même complètement
- Speaker #0
au studio d'accord alors bon le premier titre qui ouvre l'album et qui donne son titre Ouvre à nous il y a eu un album qui s'appelait Sauvre le monde
- Speaker #1
mais ça c'était je crois une faute du graphiste là où va nous nous voulons aussi taiser moi c'est un truc typiquement vampas j'arrête la jade j'en ai fait trois maintenant trois albums avec des fautes de le
- Speaker #0
français je vais arrêter c'est le dernier et alors mais là en fait il ya Il y a quand même un peu de gravité dans cette question. C'est un peu existentiel, non ? D'abord, c'est qui nous ? C'est nous tous ? Tu t'interroges sur l'état du monde, sur où est-ce qu'on va dans ce...
- Speaker #1
Tout le monde se demande. Je ne sais pas combien de milliards de personnes sont sur la planète, mais tout le monde se demande un peu où va-t-on ?
- Speaker #0
Et tu t'es mis à la basse pour ce titre ?
- Speaker #1
Bah oui, on était en répète et j'ai envie de ne pas être arrivé ou je ne sais pas quoi, donc j'ai pris la basse et puis j'ai fait le riff de basse et je me suis mis à chanter en yaourt, comme d'habitude, et voilà. Et ça a donné ça.
- Speaker #0
D'ailleurs,
- Speaker #1
je vous la basse sur scène, sur ce morceau.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
J'ai fait l'intro à la basse. Branché en ampli guitare, ça a un son bien crado, c'est bien.
- Speaker #0
C'est parfait ! Alors, le deuxième titre, Les chansons sur toi. Alors, tu passes en revue pas mal de titres, en fait. Il y a beaucoup d'autodérision. Le surf, Dieu, Chirac, la drogue, etc. Et tu passes en revue, en fait, pas mal de titres des ventasses, en fait, dans cette chanson.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est pas la chanson où je suis le plus fier sur l'album. Je voulais à peine la mettre sur l'album. Je crois que c'était un peu léger. Mais c'est une petite chanson d'amour. Je voulais pas mettre Petite fille non plus sur l'album Vous Aimez Mort. Je suis pas... Des fois, je fais pas les bons choix.
- Speaker #0
Mais c'est très pop quand même. Une petite chanson légère et pop.
- Speaker #1
Une petite chanson d'amour, ça fait du bien de temps en temps. Une chanson d'amour légère.
- Speaker #0
C'est charmant. Et après, on enchaîne avec Pendu à Forbac. Alors, Forbac, d'abord... Pourquoi Forbach ? Est-ce que toutes les villes qui sont citées dans la chanson, c'est juste pour la rime, ou alors il y a vraiment eu des trucs à Fijac ? Mais pourquoi Forbach d'ailleurs ?
- Speaker #1
Non, normalement c'est Gignac, mais c'est un pote qui m'avait raconté ça, il y a son neveu qui s'est suicidé, qui s'est pendu à Gignac. Et j'avais oublié, je ne savais plus d'où ça venait, j'avais noté ça quelque part, pendu à Gignac. Et après, j'ai retrouvé d'où ça venait, donc je n'ai pas osé pour la famille marquer pendu à Gignac.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
C'est peut-être pas très fin. Donc j'ai changé, j'ai mis Forbac à la place de Gignac. Voilà. Mais à la base, c'est Gignac.
- Speaker #0
C'est Gignac, d'accord. Ken Arroyo.
- Speaker #1
C'est Gignac d'ailleurs, bientôt.
- Speaker #0
ah bah ouais enfin concert de glace comme j'ai chanté pour du lachignac qu'est navaux my love tu essaies toi aujourd'hui la bretagne c'est c'est quoi il ya des racines bretonnes oui moi j'ai des racines bretonnes ma mère était bref
- Speaker #1
Je suis de Bretagne, je passais toutes mes vacances à Spézet, au centre de la Bretagne. Florence est aussi bretonne, donc on y retourne régulièrement. Et oui, j'ai des racines bretonnes, j'ai beaucoup d'amis, j'ai de la famille partout en Bretagne. J'en ai à Saint-Brieuc, à Saint-Malo. à Rennes, à Lorient, j'en ai partout en Bretagne, c'est plein d'amis, c'est là où j'ai le plus d'attaches en Bretagne. Mais je préfère habiter à Sète quand même. Il y a 300 jours de soleil cette année, on se demande, mais d'habitude...
- Speaker #0
Oui, c'est pas mal quand même, effectivement. Les Bretons diront non, non, c'est de la calomnie. Oui,
- Speaker #1
mais c'est pas de la calomnie. non non mais j'adore la Bretagne franchement moi c'est vraiment la région de France où j'ai le plus d'attaches j'ai des amis partout de la famille partout les Coronados alors les Coronados c'est marrant parce qu'au départ quand j'ai vu le truc j'ai confondu avec l'Oscar Ayos et puis non en fait ça n'a rien à voir alors qu'est-ce que Merci.
- Speaker #0
qu'est-ce qu'ils sont devenus les Coronados ? Parce que c'est pas facile de les trouver sur les plateformes. Ouais,
- Speaker #1
il n'y a pas grand-chose. Le bassiste, Calvez, il ne veut pas. Il fait tout enlever. Dès que quelqu'un met quelque chose sur les coraux, il le fait enlever. Il ne veut pas. Il y a un livre qui est sorti l'année dernière sur les Coronados. Sinon, ils ont arrêté la musique après les Coronados. Ils font des petits groupes vaguement comme ça, mais ils ont arrêté la musique, pratiquement.
- Speaker #0
c'est dommage que c'était le plus grand groupe de tous les temps comme je le dis oui ça c'est vraiment un truc de fan c'est un groupe que tu as vu sur scène oui oui en première fois je te gaffe le gros et après je me suis mis à les suivre partout à chaque fois
- Speaker #1
Une fois qu'il y avait un concert, j'y allais. Après, on est devenus potes. Oui, c'était vraiment le groupe que je suivais partout. Ils étaient vraiment très très bons sur scène. C'est dommage qu'il n'y ait pas de documents. Il n'y a rien du tout. Il n'y a aucun document des choros sur scène. C'est vraiment très très dommage.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il y a quelques copies des titres de l'album sur YouTube. Mais en fait, ce n'est pas de super qualité. Non, il n'y a pas grand-chose. Mais pas grand-chose.
- Speaker #1
Il y a deux albums qui ne rentrent pas. qui rendent pas à ce que c'était sur scène. Les albums sont pas au niveau des concerts. Mais ils sont bien quand même pour écouter les albums.
- Speaker #0
J'ai les nerfs. Alors qu'est-ce qui te met les nerfs aujourd'hui ? Tout ? Non ?
- Speaker #1
Tout et rien. J'essaye de pas avoir les nerfs, c'est difficile. J'essaye de pas avoir les nerfs quand j'ouvre un journal, mais bon.
- Speaker #0
C'est pas les nerfs.
- Speaker #1
C'est un travail sur soi. Un énorme travail pour ne pas avoir les nerfs.
- Speaker #0
Ne cherchez pas dans les guitares. Alors là, j'ai besoin que tu m'expliques.
- Speaker #1
Ça vient d'une chanson de Trenet qui s'appelle Ne cherchez pas dans les pianos. Voilà. C'est un hommage à Trenet encore. J'en ai régulièrement dans ma discographie des hommages à Trenet. Il y en a plein, un peu partout, comme ça, semé, des bouts de paroles, des bouts de refrains, de couplets ou des mots tirés de Trenet. Et là, c'est... J'adore cette chanson de Trenet. C'est pareil, ne cherchez pas dans les guitares. Et la chanson de Trenet, on ne comprend pas bien de quoi il parle non plus. Donc la mienne non plus. C'est un vrai hommage à Trenet.
- Speaker #0
Tu as beaucoup écouté Trenet quand tu étais jeune ? Énormément. Tu parlais beaucoup de variété. Beaucoup de
- Speaker #1
Trenet. C'est un peu après. C'est dans les années 80. Je me rappelle que j'ai acheté un coffret de Trenet un jour. En 84-85. C'est le jet je crois. Peut-être même avant. Début 80, j'ai acheté un coé, et là je suis tombé un vrai fan de traîner. C'est le plus grand. C'est grâce à lui que j'ai découvert la poésie pratiquement. Parce qu'avant à l'école, on me parlait de poète, ça me faisait chier, mais j'ai découvert la poésie grâce à traîner.
- Speaker #0
Et puis un côté un peu joyeux. Peut-être qu'on retrouve aussi chez...
- Speaker #1
Un peu absurde et joyeux, et pas se rendre au sérieux, et parler de l'enfance. Il y a plein de choses. Je me retrouve vachement dans le traîner.
- Speaker #0
Et alors après, il y a les deux titres là qui, à mon avis, j'ai l'impression qu'ils sont un peu liés, qui se répondent, c'est Anarchiste Intermittent et Punk Ouvrier. Ah oui,
- Speaker #1
je n'y avais pas pensé, tu vois.
- Speaker #0
Parce qu'effectivement, on avait discuté sur le concept de Punk Ouvrier, tu m'avais expliqué et tu racontes aussi dans ton livre, effectivement, tu as bossé, tu as continué à travailler tout en menant ta carrière avec les Vampars. Bon, il y a aussi d'autres, on va dire, d'autres anarchistes qui vivent un petit peu des subsides publics.
- Speaker #1
ouais donc là ouais c'est non c'est vrai qu'ils sont à la suite mais c'est pas exprès non mais à l'architecte intermittent j'ai été gentil il y a longtemps que je vais faire une chanson sur eux parce qu'ils m'énervent un peu là j'ai été gentil je suis j'ai rien dit de mal alors que j'aurais pu j'ai payé beaucoup plus que ça mais voilà Non,
- Speaker #0
non. Il m'énerve beaucoup.
- Speaker #1
Il y en a qui font des gros discours anarchistes et tout. Et puis après, à la fin du mois, par contre, ils ne sont plus anarchistes. Il faut pointer pour avoir son intermittent. Là, ils ne sont plus anarchistes. Ils ne sont plus contre l'État. Ils veulent bien être payés par Macron pour faire de leurs chansons.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Non, non, mais c'est... Je comprends. Et alors, Punk Ouvrier, en fait, tu Ça c'est ton album solo et tu l'as intégré au répertoire des Vempasses. A une époque, je m'étais convaincu que c'était d'abord une chanson des Vempasses. Et là tu le reprends. Qu'est-ce qui t'a donné l'envie de reprendre ce titre, de l'intégrer à un album ?
- Speaker #1
Parce que depuis une tournée, depuis l'année dernière, on joue sur scène. Et ça passe super bien, alors que les gens ne le connaissent pas. Je me suis dit, autant qu'on le joue avec les grands passes sur un disque, voilà, puisqu'on le joue sur scène.
- Speaker #0
C'est un peu une revendication, parce qu'en fait, là, c'était le titre de ton livre. Donc, c'est un truc auquel tu es vraiment très, très, très attaché.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est un peu comme ça, c'est une manière de se définir. Ce n'est pas moi qui... Je ne sais pas, ça m'est venu un jour, en pensant aux prêtres ouvriers, je me suis dit, je suis un peu comme eux. Je ne suis pas obligé d'aller travailler, je pourrais faire autre chose. Mais je travaille un peu par conviction, je reste un peu dans mon travail par conviction, un peu comme les prêtres ouvriers, donc ouais, j'ai peut-être pas une couvrier.
- Speaker #0
Dixième titre, Pipioli. Alors là, c'est le titre super drôle, effectivement.
- Speaker #1
C'est pas très drôle, c'est vrai. Pipioli, je me suis dit pourquoi on peut en parler ? Personne n'en parle, c'est vrai. Ça m'a défini petit, mais ouais, c'est assez gênant de faire Pipioli. Il aurait été tard, peut-être vers dix ans, j'ai fait Pipioli vachement tard. C'est simplement parce que je dormais la nuit en vrai. On a cherché, quand t'es petit, tu vas voir des docteurs, des trucs pour essayer de comprendre pourquoi tu fais pipioli. Je dormais et je ne me réveillais pas. C'est tout. Je me lève toutes les nuits au moins une fois pour pisser et je me réveille, c'est tout. Avant, je ne me réveillais pas. Rien de psychologique à chercher, pas de gros trucs, pas de traumatisme d'enfance. Non, je dormais et puis voilà. C'est une petite vessie.
- Speaker #0
C'est marrant de le raconter et de le mettre en chanson. Oui,
- Speaker #1
oui. Je ne suis pas tout seul. Il y a plein de gens qui me disent ça. Moi aussi, du coup. Souvent, des gens me disent « Moi aussi, je ne suis plus pioli, petit. » C'est un truc de garçon, je crois. C'est les garçons qui ne sont plus piolis.
- Speaker #0
Ça va déclencher une grande catharsis, en fait.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ça va faire du bien à tout le monde. Alors, Gaëtan, qui est Gaëtan ?
- Speaker #1
Oh là là, c'est souvent les chansons. Je les fais en yaourt et tout d'un coup, il y a un prénom de fille qui vient comme ça. Et là, on discutait. Avec Jean-Mi qui parlait de sa voisine qui s'appelait Gaëtan. Et on a joué le morceau après en yaourt. Et puis je me suis mis à chanter au Gaëtan. C'était la voisine de Jean-Mi au Lille. Et la chanson ne parle pas du tout d'elle. La chanson ça parle de Seth. Le reste de la chanson parle de Seth.
- Speaker #0
Alors le Mont Ventoux, on connaît maintenant ta passion pour le vélo. Est-ce qu'il y a un album des Ventpass où il n'y a pas une chanson qui parle de vélo, de cyclisme ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, je regarde.
- Speaker #0
Tu as monté le Ventoux ? Oui, oui.
- Speaker #1
Oui, j'ai monté plusieurs fois. C'est le seul col que j'ai monté, vraiment. Le gros col que j'ai monté, d'ailleurs. J'ai un ami qui habite en bas, à Bédoin, donc c'est pour ça. Je l'ai fait l'année dernière encore et j'ai joué le soir, d'ailleurs, après l'arrivée au Ventoux, j'ai joué à Bédoin.
- Speaker #0
Ah oui, en redescendant, en fait.
- Speaker #1
Oui, j'ai joué en bas, c'est pas joué en haut. Je peux jouer sur les renards, donc non, on a joué en bas à Bédouin.
- Speaker #0
Oui, et le vélo, c'est toujours vraiment ta grande passion ?
- Speaker #1
Oui, je viens de regarder la deuxième étape du tour de l'UAE Tour tout à l'heure. Oui, je suis fan. Voilà, c'est Remco qui a gagné le contre-la-montre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'aime bien Remco.
- Speaker #0
Oui. Aline Arikiamik, j'ai lu quelque part, tu participais à une compil hommage à Christophe, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà, on m'avait demandé, ils faisaient une compile de duos, je sais plus si c'est duos ou de reprises, et on m'avait demandé de faire une petite démo d'Aline, évidemment j'avais oublié, et j'étais en vacances en Islande, et je me suis retrouvé avec Javi qui m'a dit, tiens c'est pour demain, je me suis dit, oh merde, j'ai rien préparé, donc j'ai chanté sur mon iPhone dans l'hôtel, c'était après évidemment, donc j'ai pas été pris.
- Speaker #0
D'accord, c'était du vivant de Christophe ?
- Speaker #1
Ouais, c'était de son vivant, oui.
- Speaker #0
Ça l'aurait peut-être tué. Ça aurait été terrible.
- Speaker #1
Il faut que j'y pense. Elle doit être quelque part dans mon iPhone, cette version.
- Speaker #0
Ça pourrait être marrant quand même.
- Speaker #1
C'est un peu marrant. J'avais pris mon iPhone, j'avais le son dans une oreille et le son dans l'autre. Comme ça, c'était affreux.
- Speaker #0
La peur. La peur, c'est un peu comme où va-nous, comme j'ai les nerfs. Il y a des trucs qui vraiment te font peur aujourd'hui ?
- Speaker #1
Pas vraiment, en vrai. Par contre, il me fait peur. J'essaie de ne pas avoir peur parce que la peur, ça n'aide pas. Donc j'essaie de ne pas avoir peur. Pas évident, mais j'essaie de ne pas avoir peur. Mais j'avais changé les paroles. Il y a deux textes sur cette chanson. J'avais fait d'autres paroles sur les sub-bass. Parce que je déteste les sub-bass en concert. Ça me rend fou, autant sur scène que dans le public. Le nombre de fois où tu vas voir des concerts de rock et tu n'entends pas les guitares et la voix, tu entends que la basse batterie à fond. Je déteste les sub-basses. Donc on avait fait une chanson, je ne sais plus pourquoi on n'a pas gardé les autres paroles. On a gardé la peur. Il faudrait ressortir un sub-basse un jour.
- Speaker #0
Ça sera dans les inédits en fait. Voilà, les inédits,
- Speaker #1
les sub-basses.
- Speaker #0
Et alors Jean-Luc, tu as une passion pour Jean-Luc Letegna. Oui. Tu en as beaucoup parlé. C'est vrai, quand on fait des recherches sur Jean-Luc Letenia sur Google, je crois qu'il est là sur Wikipédia, etc. Et effectivement, il y a toujours une recommandation. En gros, tu es le seul qui parle de Jean-Luc Letenia que je n'ai pas eu encore le temps d'écouter. C'est qui, en fait ? C'est qui, c'est quoi, en fait ? Ce n'est pas la première fois, je crois, que tu en parles, en plus.
- Speaker #1
On avait fait une reprise de Jean-Luc Letenia. C'est quelqu'un que j'ai rencontré à Rennes au début des années 90. Je ne sais plus quelle année au juste. Et il m'a donné une cassette et j'ai écouté la cassette. Il est venu après un concert me donner une cassette et j'ai écouté après. Et tout de suite, je suis devenu super fan et on est devenu amis. C'est quelqu'un qui habitait le Mans, qui travaillait à la médiathèque du Mans. Il faisait des chansons surtout. Il les faisait tous les jours. Quand il me demandait des chansons, il sortait une cassette à peu près toutes les semaines, tous les mois. Dès qu'il avait 12 chansons, il faisait une cassette. Il a des milliers de chansons. D'accord. Voilà, il y a un site où tout est disponible pratiquement. Sinon, il y a un best-of avec une vingtaine de chansons sur les plateformes, je crois. Voilà, c'est mon ami Jean-Luc et il est mort il y a 15 ans à peu près.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, c'est mon ami. On est devenus super potes. C'est un mec génial et le meilleur chansonneur français du monde. Voilà, Jean-Luc. Un petit ingénieur, je pense qu'il ne sera jamais oublié, ce genre de personnage. Je pense que dans 100 ans, on fera encore des thèses sur lui. Il y aura peut-être un opéra rock sur Jean-Luc Leténia, je pense.
- Speaker #0
Voilà. Écoute, Jean-Luc, de là-haut, si tu nous entends.
- Speaker #1
Je pense qu'il restera toujours. Il ne fera que grandir, je pense, Jean-Luc. C'est l'archétype de l'artiste culte qu'il va devenir.
- Speaker #0
énorme je pense tu auras plein de tests sur lui il y en a déjà je vais faire des recherches la tournée des vampas on vient de commencer t'as déjà fait quoi ? une date ? trois dates
- Speaker #1
trois dates on a fait trois dates donc là vous rodez il y a l'Olympia le 11 avril on essaie de trouver une liste de voir lesquels morceaux on joue dans quelle ordre où on les met donc c'est un peu on cherche un peu je crois que c'est mieux la troisième date c'est pas mal on va trouver une liste pas mal la troisième date on va voir avec les classiques les incontournables avec Petite Chille et Bojrou Dreamini Manu Chao tous les tubes tous les Merci.
- Speaker #0
Où sont les filles ? Tous les trucs,
- Speaker #1
ils sont là.
- Speaker #0
Oui, c'est fantastique. En tout cas, moi, de toute façon, j'ai les places pour te voir, pour vous voir. Tu viens où, toi,
- Speaker #1
à l'Olympia ?
- Speaker #0
Olympia, Olympia.
- Speaker #1
On pourrait être un peu rodés d'ici. Pas trop,
- Speaker #0
quand même. Pour l'anecdote, cet été, je vais raconter ma life un peu. Cet été, on était en vacances au Québec. Ah oui ? Et on arrive à Alma. Et on va dans un café, le café du clocher. Mais bon, ce truc était ouvert. Et là, qu'est-ce qu'on voit ? Les affiches. Il y avait les vent-passes, Psycho-Attack, Ramona de Ménir. Tout ça, c'était en octobre. Malheureusement, on est tombé le seul soir où il n'y avait pas de concert.
- Speaker #1
C'est bien, c'était complet en plus. Il y avait plein de monde. C'est bien. L'accès à l'argent, c'est quelque chose.
- Speaker #0
C'est fantastique ce coin. Vous avez fait une dizaine de dates ? Non,
- Speaker #1
cinq. On a fait cinq dates en une semaine. Mais il faut qu'on y retourne avec les ventes.
- Speaker #0
Parce que t'as un attachement quand même avec le Québec. T'as sorti l'album avec les maudits français.
- Speaker #1
J'adore. Et là-bas, ils sont tous joués. C'est tellement différent de la France. Tellement, tellement, tellement. Et puis, il n'y a pas le même regard des gens. On n'y va jamais. Il y a 20 ans qu'on n'y a pas été. Donc, quand t'arrives, t'entres, regarde comme... C'est différent d'en France. J'adore.
- Speaker #0
Ils sont très chill. Ils sont très détendus.
- Speaker #1
Ah ouais, j'adore,
- Speaker #0
T'as joué au Foufoun électrique aussi ?
- Speaker #1
Ah oui, on a joué au Foufoun. C'est là où on a joué la première fois au Québec, c'était au Foufoun. En 91 peut-être, et là on y est retourné.
- Speaker #0
Et alors, Psycho Attack, c'est terminé ? Ou alors maintenant c'est vraiment reparti sur Vempas ?
- Speaker #1
On a quelques dates, là on a trois dates en mai. Après, on a des demandes, mais il faut que je vois si on a des trous pour le faire. C'est rigolo, j'ai mis en fait trois premiers albums avec la contrebasse. et ça change.
- Speaker #0
Bon, écoute, en tout cas, merci beaucoup Didier pour cette discussion sur ce nouvel album. Vraiment, je suis ravi de vous voir tous sur scène. On sait ce que c'est qu'un concert des vent-pas. C'est ceux qui n'ont jamais vu. Il faut se précipiter.
- Speaker #1
D'ailleurs, on va sûrement faire trois morceaux avec le contrebassiste. Trois morceaux du premier album avec le contrebassiste.
- Speaker #0
Fantastique.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup. Merci à toi.
- Speaker #1
A bientôt. Merci. Au revoir.
- Speaker #0
Au revoir. Le volume sur 11, un podcast conçu et réalisé par Antoine Dubuqua. La musique du générique a été composée par Nezik. Pour plus d'informations ou pour écouter les épisodes précédents, rendez-vous sur mon site, le volume sur 11.com.