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20 - Cas clinique N°20 : Pneumopathie Majeure et Pleurésie cover
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L'Urgentiste masqué

20 - Cas clinique N°20 : Pneumopathie Majeure et Pleurésie

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03min |07/03/2024|

203

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Description

Aujourd'hui, nous plongeons dans un cas clinique particulièrement intrigant, concernant une femme de 60 ans aux antécédents médicaux notables de discopathies lombaire et cervicale, ayant subi une arthrodèse lombaire il y a quelques années. Cette patiente s'est présentée aux urgences en raison d'une douleur latérothoracique droite vive qu'elle éprouvait depuis trois jours. Cette douleur, prédominante à la mobilisation et à l'inspiration, n'était que le début de ses soucis. À son arrivée aux urgences, la situation semblait encore plus grave : elle était fébrile, affichait une polypnée à 40 respirations par minute, présentait des marbrures aux genoux, et sa saturation en oxygène n'était que de 85% en air ambiant.


La gravité de ces symptômes nécessitait une action rapide et efficace. La première étape a été de réaliser une radiographie thoracique, qui a révélé une pneumopathie majeure du poumon droit accompagnée d'une minime pleurésie. L'interrogatoire a ensuite permis de découvrir la prise récente d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par la patiente, un facteur aggravant potentiel de sa pneumopathie.


Les résultats des analyses étaient tout aussi préoccupants, avec une CRP (protéine C-réactive) supérieure à 500, signe d'une inflammation sévère, et une oxygénorequérance à 3 litres par minute pour maintenir des niveaux d'oxygène adéquats. Face à cette situation, la prise en charge a dû être à la fois prompte et adaptée. La patiente a été mise sous Augmentin, à la dose de 2g trois fois par jour, et un macrolide a été ajouté à son traitement en attendant les résultats des antigénuries pour la légionnelle et le pneumocoque.


La situation de la patiente nécessitait également un remplissage vasculaire, qui a permis de réduire sa fréquence cardiaque et d'améliorer les marbrures. Toutefois, son état a rapidement exigé une prise en charge encore plus poussée. Devenant plus oxygénorequérante, elle a dû être transférée en réanimation pour bénéficier d'une assistance respiratoire par Optiflow. À ce stade, un switch antibiotique a été effectué pour Claforan, à la dose de 1g trois fois par jour.


Cette histoire, au-delà de son caractère clinique, met en lumière l'importance de la réactivité et de l'adaptabilité dans la prise en charge des urgences médicales. Elle souligne également le rôle crucial de l'anamnèse et des investigations initiales dans l'orientation du traitement. Grâce à une prise en charge adaptée et réactive, une amélioration clinique rapide de la patiente était attendue, illustrant la capacité de notre système de santé à répondre efficacement aux situations d'urgence, même les plus complexes.


Ce cas, riche en enseignements, rappelle aux professionnels de santé l'importance de considérer tous les aspects de la condition d'un patient - des symptômes présentés aux antécédents médicaux, en passant par les interventions chirurgicales antérieures - pour offrir une prise en charge holistique et efficace.


Merci de nous avoir suivi pour le cas clinique 20 rendez vous la semaine prochaine pour le cas numéro 21.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Description

Aujourd'hui, nous plongeons dans un cas clinique particulièrement intrigant, concernant une femme de 60 ans aux antécédents médicaux notables de discopathies lombaire et cervicale, ayant subi une arthrodèse lombaire il y a quelques années. Cette patiente s'est présentée aux urgences en raison d'une douleur latérothoracique droite vive qu'elle éprouvait depuis trois jours. Cette douleur, prédominante à la mobilisation et à l'inspiration, n'était que le début de ses soucis. À son arrivée aux urgences, la situation semblait encore plus grave : elle était fébrile, affichait une polypnée à 40 respirations par minute, présentait des marbrures aux genoux, et sa saturation en oxygène n'était que de 85% en air ambiant.


La gravité de ces symptômes nécessitait une action rapide et efficace. La première étape a été de réaliser une radiographie thoracique, qui a révélé une pneumopathie majeure du poumon droit accompagnée d'une minime pleurésie. L'interrogatoire a ensuite permis de découvrir la prise récente d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par la patiente, un facteur aggravant potentiel de sa pneumopathie.


Les résultats des analyses étaient tout aussi préoccupants, avec une CRP (protéine C-réactive) supérieure à 500, signe d'une inflammation sévère, et une oxygénorequérance à 3 litres par minute pour maintenir des niveaux d'oxygène adéquats. Face à cette situation, la prise en charge a dû être à la fois prompte et adaptée. La patiente a été mise sous Augmentin, à la dose de 2g trois fois par jour, et un macrolide a été ajouté à son traitement en attendant les résultats des antigénuries pour la légionnelle et le pneumocoque.


La situation de la patiente nécessitait également un remplissage vasculaire, qui a permis de réduire sa fréquence cardiaque et d'améliorer les marbrures. Toutefois, son état a rapidement exigé une prise en charge encore plus poussée. Devenant plus oxygénorequérante, elle a dû être transférée en réanimation pour bénéficier d'une assistance respiratoire par Optiflow. À ce stade, un switch antibiotique a été effectué pour Claforan, à la dose de 1g trois fois par jour.


Cette histoire, au-delà de son caractère clinique, met en lumière l'importance de la réactivité et de l'adaptabilité dans la prise en charge des urgences médicales. Elle souligne également le rôle crucial de l'anamnèse et des investigations initiales dans l'orientation du traitement. Grâce à une prise en charge adaptée et réactive, une amélioration clinique rapide de la patiente était attendue, illustrant la capacité de notre système de santé à répondre efficacement aux situations d'urgence, même les plus complexes.


Ce cas, riche en enseignements, rappelle aux professionnels de santé l'importance de considérer tous les aspects de la condition d'un patient - des symptômes présentés aux antécédents médicaux, en passant par les interventions chirurgicales antérieures - pour offrir une prise en charge holistique et efficace.


Merci de nous avoir suivi pour le cas clinique 20 rendez vous la semaine prochaine pour le cas numéro 21.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Aujourd'hui, nous plongeons dans un cas clinique particulièrement intrigant, concernant une femme de 60 ans aux antécédents médicaux notables de discopathies lombaire et cervicale, ayant subi une arthrodèse lombaire il y a quelques années. Cette patiente s'est présentée aux urgences en raison d'une douleur latérothoracique droite vive qu'elle éprouvait depuis trois jours. Cette douleur, prédominante à la mobilisation et à l'inspiration, n'était que le début de ses soucis. À son arrivée aux urgences, la situation semblait encore plus grave : elle était fébrile, affichait une polypnée à 40 respirations par minute, présentait des marbrures aux genoux, et sa saturation en oxygène n'était que de 85% en air ambiant.


La gravité de ces symptômes nécessitait une action rapide et efficace. La première étape a été de réaliser une radiographie thoracique, qui a révélé une pneumopathie majeure du poumon droit accompagnée d'une minime pleurésie. L'interrogatoire a ensuite permis de découvrir la prise récente d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par la patiente, un facteur aggravant potentiel de sa pneumopathie.


Les résultats des analyses étaient tout aussi préoccupants, avec une CRP (protéine C-réactive) supérieure à 500, signe d'une inflammation sévère, et une oxygénorequérance à 3 litres par minute pour maintenir des niveaux d'oxygène adéquats. Face à cette situation, la prise en charge a dû être à la fois prompte et adaptée. La patiente a été mise sous Augmentin, à la dose de 2g trois fois par jour, et un macrolide a été ajouté à son traitement en attendant les résultats des antigénuries pour la légionnelle et le pneumocoque.


La situation de la patiente nécessitait également un remplissage vasculaire, qui a permis de réduire sa fréquence cardiaque et d'améliorer les marbrures. Toutefois, son état a rapidement exigé une prise en charge encore plus poussée. Devenant plus oxygénorequérante, elle a dû être transférée en réanimation pour bénéficier d'une assistance respiratoire par Optiflow. À ce stade, un switch antibiotique a été effectué pour Claforan, à la dose de 1g trois fois par jour.


Cette histoire, au-delà de son caractère clinique, met en lumière l'importance de la réactivité et de l'adaptabilité dans la prise en charge des urgences médicales. Elle souligne également le rôle crucial de l'anamnèse et des investigations initiales dans l'orientation du traitement. Grâce à une prise en charge adaptée et réactive, une amélioration clinique rapide de la patiente était attendue, illustrant la capacité de notre système de santé à répondre efficacement aux situations d'urgence, même les plus complexes.


Ce cas, riche en enseignements, rappelle aux professionnels de santé l'importance de considérer tous les aspects de la condition d'un patient - des symptômes présentés aux antécédents médicaux, en passant par les interventions chirurgicales antérieures - pour offrir une prise en charge holistique et efficace.


Merci de nous avoir suivi pour le cas clinique 20 rendez vous la semaine prochaine pour le cas numéro 21.


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Aujourd'hui, nous plongeons dans un cas clinique particulièrement intrigant, concernant une femme de 60 ans aux antécédents médicaux notables de discopathies lombaire et cervicale, ayant subi une arthrodèse lombaire il y a quelques années. Cette patiente s'est présentée aux urgences en raison d'une douleur latérothoracique droite vive qu'elle éprouvait depuis trois jours. Cette douleur, prédominante à la mobilisation et à l'inspiration, n'était que le début de ses soucis. À son arrivée aux urgences, la situation semblait encore plus grave : elle était fébrile, affichait une polypnée à 40 respirations par minute, présentait des marbrures aux genoux, et sa saturation en oxygène n'était que de 85% en air ambiant.


La gravité de ces symptômes nécessitait une action rapide et efficace. La première étape a été de réaliser une radiographie thoracique, qui a révélé une pneumopathie majeure du poumon droit accompagnée d'une minime pleurésie. L'interrogatoire a ensuite permis de découvrir la prise récente d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par la patiente, un facteur aggravant potentiel de sa pneumopathie.


Les résultats des analyses étaient tout aussi préoccupants, avec une CRP (protéine C-réactive) supérieure à 500, signe d'une inflammation sévère, et une oxygénorequérance à 3 litres par minute pour maintenir des niveaux d'oxygène adéquats. Face à cette situation, la prise en charge a dû être à la fois prompte et adaptée. La patiente a été mise sous Augmentin, à la dose de 2g trois fois par jour, et un macrolide a été ajouté à son traitement en attendant les résultats des antigénuries pour la légionnelle et le pneumocoque.


La situation de la patiente nécessitait également un remplissage vasculaire, qui a permis de réduire sa fréquence cardiaque et d'améliorer les marbrures. Toutefois, son état a rapidement exigé une prise en charge encore plus poussée. Devenant plus oxygénorequérante, elle a dû être transférée en réanimation pour bénéficier d'une assistance respiratoire par Optiflow. À ce stade, un switch antibiotique a été effectué pour Claforan, à la dose de 1g trois fois par jour.


Cette histoire, au-delà de son caractère clinique, met en lumière l'importance de la réactivité et de l'adaptabilité dans la prise en charge des urgences médicales. Elle souligne également le rôle crucial de l'anamnèse et des investigations initiales dans l'orientation du traitement. Grâce à une prise en charge adaptée et réactive, une amélioration clinique rapide de la patiente était attendue, illustrant la capacité de notre système de santé à répondre efficacement aux situations d'urgence, même les plus complexes.


Ce cas, riche en enseignements, rappelle aux professionnels de santé l'importance de considérer tous les aspects de la condition d'un patient - des symptômes présentés aux antécédents médicaux, en passant par les interventions chirurgicales antérieures - pour offrir une prise en charge holistique et efficace.


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