- Ambroise
Bienvenue dans le podcast des Audacieux Normands par la Caisse des Paris Normandie. Notre objectif est simple, vous inspirer, vous donner envie d'entreprendre, bref d'être audacieux. Nous partons à la rencontre des Normandes et Normands au parcours incroyable pour faire découvrir leur passion. Et aujourd'hui, je reçois Pauline Chetel, alias Lottie. Elle s'est d'ailleurs récemment produite, Lottie, au West Park Festival, dont la Caisse des Paris Normandie est partenaire pour accompagner les jeunes talents locaux. Elle va nous partager ses tips pour développer son projet musical. Allez go ! Bonjour Lottie !
- Lottie
Bonjour Ambroise !
- Ambroise
L'écriture pour toi c'est une histoire qui a commencé tôt puisqu'elle a commencé au collège. Comment es-tu arrivée ensuite à la musique ? C'était en même temps que l'écriture ou c'est arrivé plus tard ?
- Lottie
C'était en même temps, je pense que j'ai commencé à écrire de la musique en fait, directement. Après j'ai toujours été une littéraire, j'ai fait... L, j'ai pris option littérature. J'ai toujours aimé écrire des rédactions, des histoires, des trucs comme ça. Regarder des films, tout ce qui est un peu narratif. Mais je pense que ma pratique de l'écriture, moi, elle est née principalement par la musique.
- Ambroise
Et la musique, pour la pratiquer, il fallait que tu aies des bases. Tu avais des cours à ce moment-là au collège de musique ?
- Lottie
Oui, tout à fait. J'ai commencé très tôt. La musique par des reprises dans le cadre d'ateliers qui sont dispensés par une école de musique dans ma ville, au Havre, qui s'appelle le SEM. Là, mon père m'a inscrite très tôt à cette école. Et du coup, j'ai expérimenté tout de suite ce que c'est que de chanter en groupe et tout ça. Parce que c'est des ateliers qui réunissent des jeunes, un bassiste, un guitariste, un batteur, une chanteuse par exemple. Et vous faites des groupes et vous faites des reprises. Et au bout d'un moment, les reprises, elles se sont transformées en compositions. Et c'est là que j'ai commencé à écrire mes textes. Mais en même temps, il y avait cet amour aussi du hip-hop et d'écrire sur des instru qui est venu pratiquement dans le même temps. Donc, j'avais aussi une pratique, on va dire extérieure, personnelle.
- Ambroise
La musique, elle est réputée pour être un milieu extrêmement difficile. Est-ce que tu le confirmes ?
- Lottie
Ça dépend, je ne sais pas. et puis je pense que j'ai... Ma maigre expérience, je l'expérimente de différentes façons. Mon père est musicien, donc il est intermittent. Je ne l'ai connu qu'en tournée et en prof de piano et du coup par tout ce que la musique peut t'amener à faire comme métier quand tu es compositeur ou accompagnateur. Je dirais que mon père est un homme heureux. Donc de ce point de vue-là, j'ai l'impression que la musique, c'est plutôt cool. Après, j'ai vu aussi les moments difficiles parce que l'intermittence, il faut tout le temps chercher le boulot. Donc, en ce sens-là, d'un point de vue purement vie et gagner sa vie, oui, la musique, on peut dire que ce n'est pas un métier facile. On est tout le temps en recherche de travail et que c'est aussi la création qui devient notre source de financement. Donc, c'est dur aussi. Mais après, au niveau du monde de la musique, du milieu de la musique, si c'est ça la question, je pense que pour l'instant, j'ai pas encore assez expérimenté le terrain pour le dire.
- Ambroise
Comme dans beaucoup de pratiques, c'est important d'être bien accompagné. Quelle aide, toi, tu as trouvée au niveau notamment local pour t'aider à aller plus loin dans tes projets musicaux ?
- Lottie
On en a eu pas mal cette année. On s'estime extrêmement chanceux et chanceuses. Voilà, on a monté des dossiers, ce qui prend quand même du temps et de l'énergie. Et voilà. Donc on n'est pas déméritant, je vais dire, mais il y a quand même un grand facteur chance. On est super contents. On a eu l'aide à l'autoproduction de l'Assasem, qui est donnée par l'Assasem, qui peut être rétroactif après un projet, qui l'est d'ailleurs de toute façon, je crois. Il faut avoir sorti son projet, et ensuite, dans les six mois, mais je n'ai pas peur de dire des bêtises, mais bon, voilà. On a eu ça, on a eu l'aide du Phare, temps qui est un dispositif qui met en avant les musiques actuelles. Donc voilà, on a eu l'aide de notre ville, de la ville du Havre, qui nous a fait rentrer dans un dispositif qui s'appelle la bande des Havrais et qui met en place des aides financières pour pouvoir partir en résidence ou pour pouvoir financer un projet, quel qu'il soit. de n'importe quel projet artistique. Je veux dire, il faut que ce soit artistique. Donc voilà, on a eu toutes ces aides-là cette année.
- Ambroise
Trop bien, trop bien. Ça doit en effet booster. Et d'autres choses qui boostent dans la vie d'un projet musical, il y a aussi les tremplins. Quel rôle jouent les tremplins pour ton projet, Lottie ?
- Lottie
C'est important. Cette année, on a fait deux. Un qui s'appelait le Buzz Booster, qui était un tremplin rap. On n'est pas allé jusqu'au bout, mais ça nous a fait découvrir un public aussi, puisque c'était un public purement rap. Et voilà, c'est toujours une expérience. Tu vois tes concurrents, tu rencontres des gens, tu rencontres justement d'autres. projets musicaux, donc d'autres personnes. C'est toujours enrichissant. Et puis, c'est toujours une performance de plus, donc c'est toujours une expérience de plus et tout, une façon de s'améliorer. Et après, on a fait le printemps de Bourges que l'on a réussi. On est partis à Bourges avec Louise, ma musicienne de deux scènes. et pas que, et de studio aussi. Et ça, c'était une expérience incroyable et elle nous a beaucoup aidé dans le projet. Depuis, on passe à la radio, on a des dates qui tombent, qui sont dues à notre présence à Bourges. Donc, voilà.
- Ambroise
Dans quel état d'esprit tu es quand tu participes à un tremplin ? C'est la gagne ? C'est profiter du moment présent ? Comment ça se passe ?
- Lottie
Un peu des deux. On ne va pas se mentir, c'est toujours cool quand on peut se considérer comme ayant gagné. Donc c'est bien. Mais il y a un peu d'ambition forcément derrière et c'est ce qui nourrit aussi la motivation. Mais évidemment, on fait tout ça aussi pour l'expérience. Encore une fois, faire un concert, rencontrer des gens. Ça me semblait vraiment impossible il y a un an. Et en un an, il s'est passé énormément de choses, dont ces tremplins-là. Et je n'aurais jamais regretté de les avoir faits rien que pour l'expérience, même si on n'avait pas réussi l'un d'entre eux.
- Ambroise
Quel cap tu te donnes ? Est-ce qu'il y a une alternative de t'arrêter un jour et de garder la musique comme activité parallèle parce que tu n'auras pas réussi à atteindre ce que tu t'es fixé ou pour l'instant, ce n'est même pas une possibilité que tu te laisses ?
- Lottie
C'est une bonne question. Je vis au jour le jour. Je vais dire ça comme ça. En fait, moi, je fonctionne par projet dans le sens où là, mon projet, c'est de finir, de sortir, de ne pas s'arrêter à Dalva, qui était notre premier jet et de pouvoir encore montrer au monde ce qu'on sait faire. Et moi, c'est ça qui m'importe le plus parce que pour l'instant, ça ne me fait pas gagner des milliers, des cents. Et voilà. Donc, s'il n'y avait pas cette... Cette motivation-là, finalement, j'aurais déjà arrêté. Donc, pour moi, c'est juste finir ce projet-là. Et ensuite, on verra.
- Ambroise
La musique, ce n'est pas tout. Il y a aussi l'image, surtout à l'heure des réseaux sociaux. Comment tu gères cela ?
- Lottie
Écoute, plutôt à ma façon, je dirais. Je ne suis pas trop une meuf des réseaux. Je n'aime pas trop ça. Je trouve que c'est un peu un poison. C'est un excellent accélérateur de carrière. Je ne vais pas dire le contraire, c'est un outil extrêmement efficace. Mais moi, je préfère, on va dire, me montrer quand j'ai quelque chose à dire, vraiment. Donc, quand je sortirai des clips, quand j'ai des chansons à sortir, quand je dois annoncer mes concerts. je pense que je resterai dans cette image sobre, j'espère peut-être que ça changera,
- Ambroise
j'en sais rien on va suivre ça de très près quel conseil tu donnerais à une personne qui n'ose pas se lancer qui n'ose pas lancer son projet musical ça dépend quel est ton problème où se situe tes peurs voilà
- Lottie
c'est tout il faut je pense qu'il n'y a rien de pire que de ne pas être de ne pas être fière de soi donc peu importe vas-y et puis si ça marche pas tu le regretteras 10 fois plus si tu l'as pas fait enfin en tout cas c'est comme ça que je fonctionne je sais qu'il y a des gens qui n'y vont pas par peur de l'échec moi c'est l'absolu inverse c'est à dire que si j'y vais pas je m'en voudrais 30 000 fois plus donc
- Ambroise
vas-y et puis t'as tout à gagner en fait et bien je crois qu'on a entendu totalement ton audace dans ces mots C'est bien le titre de ce podcast, c'est audacieux, de cette marque de la Caisse d'épargne Normandie. Je te remercie Lottie d'avoir passé ce court moment avec moi et d'avoir partagé ces expériences. On te suit, on te retrouve un peu partout je suppose. Est-ce que tu peux nous dire quelques mots pour t'écouter Lottie ?
- Lottie
Oui, vous pouvez m'écouter sur toutes les plateformes de streaming qui existent, possibles et inimaginables. Vous pouvez aller regarder les clips, vous pouvez écouter Dalva qui est sorti en octobre dernier. Toujours disponible.
- Ambroise
Trop bien. Merci Lottie encore une fois. Et puis on se dit à très vite.
- Lottie
À très vite. Salut.