- Ambroise
Bienvenue dans le podcast des Audacieux Normands par la Caisse d'épargne Normandie. Notre objectif est simple, vous inspirer, vous donner envie d'entreprendre, bref d'être audacieux. Nous partons à la rencontre des Normandes et Normands au parcours. C'est incroyable pour faire découvrir leur passion. Et aujourd'hui, je reçois Marion Bredel, créatrice de l'ortillerie, la fabrique à nature. Allez go ! Bonjour Marion. Bonjour
- Marion Bredel
Ambroise.
- Ambroise
Pièce donc une fabrique à nature, c'est comme cela que tu décris ton entreprise ?
- Marion Bredel
Petit nom que j'aime beaucoup, la fabrique à nature. Eh bien écoute, il faut savoir que j'étais documentaliste avant de créer mon entreprise, pendant 7 ans. Et puis j'ai eu en fait l'idée de transmettre tout mon mode de vie. C'est parti comme ça au départ puisque je suis dans un mode de vie plutôt orienté zéro déchet. J'avais envie de changer de travail, de changer de domaine et de créer mon métier de A à Z. Cette petite fabrique à nature, en fait, elle permet justement de faciliter le passage vers la transition écologique. Je suis maintenant facilitatrice en transition écologique.
- Ambroise
Alors, on sent que cet investissement, ce n'est pas un effet de mode pour toi. Tu n'as pas attendu que ça fasse la une des journaux. Mais comment as-tu cultivé cet intérêt ? Comment il est arrivé cet intérêt pour la nature, pour le respect de la planète ?
- Marion Bredel
Alors, depuis toute petite, je fais de l'équitation. Donc, j'ai toujours un rapport. proche des animaux et de la nature. Ça ne me fait pas peur de mettre les mains dans le crotin, d'avoir les ongles sales, etc. Mais c'est vraiment quand on a déménagé dans la maison où on est actuellement, en campagne, il y a 10 ans maintenant. Et mon mari, lui, avait toujours été initié au potager. Moi, pas du tout. Et c'est l'arrivée des enfants, en fait, qui m'a vraiment donné envie de faire pousser aussi les légumes, de faire attention vraiment à ce qu'on mettait dans notre potager pour qu'il n'y ait pas du tout de pesticides. De toute façon, on n'avait jamais traité. Et puis, avec la fameuse arrivée des enfants, justement, il y a eu aussi la poubelle qui déborde, la fameuse, quand on a les couches, les cotons jetables, tout ce qu'on a pour s'occuper d'eux, en fait, qui remplit les poubelles à une vitesse grand V. Et je me suis dit qu'en fait, ce n'était pas... possible. J'ai vraiment pris conscience d'à quel point on était une société de j'achète, je jette et qu'il y avait plein de produits qui duraient à peine 10 secondes, qu'on les avait déjà relégués à la poubelle. Donc c'est vraiment ça qui a enclenché moi ma prise de conscience. Et ensuite ça s'est fait petit à petit sur plein de sujets. En fait le premier sujet ça a été de réduire les déchets. Donc on est passé aux couches lavables, j'ai fabriqué des cotons lavables aussi. Et puis ensuite il y a eu au barrage. quels produits aussi je vais mettre sur mon corps, qu'est-ce que je vais donner à manger à mes enfants, qu'est-ce qu'on va utiliser comme produit ménager. Et après, ça allait plus loin dans le développement durable aussi, c'est comment réduire son empreinte carbone un maximum, donc ses déplacements. Son usage aussi du numérique qui est invisible, mais qui est pourtant malheureusement très émetteur de CO2. La démarche est toujours en cours, mais j'ai vraiment eu l'envie de transmettre après toutes mes connaissances et toutes mes techniques aussi d'animation et de sensibilisation avec Lortieri. Alors,
- Ambroise
il y a ton entreprise, Lortieri, on l'a entendu, mais il y a aussi ton podcast. Ton podcast que tu as créé, comment t'es venue l'idée de créer ce podcast Green Normandie ?
- Marion Bredel
Alors, j'écoutais beaucoup de podcasts en jardinant, en cuisinant et en faisant des cotons lavables, notamment, c'était surtout d'ailleurs dans ces moments-là. J'écoutais des podcasts comme Le Gratin, qui est une entrepreneuse aussi qui aide les entrepreneurs à se développer, avec des sujets très intéressants. Il y avait aussi On s'aime fort, qui est un podcast sur le jardinage qui est aussi très intéressant. Et moi, j'ai toujours eu à cœur, depuis la création de mon entreprise, de mettre en avant les acteurs locaux qui agissaient pour l'environnement. Donc au départ, j'avais créé une petite rubrique Portrait zéro déchet. Donc je partais à leurs rencontres, je prenais des photos et je faisais un petit article sur mon blog pour les présenter. Et comme j'écoutais beaucoup de podcasts, j'aimais beaucoup ce format-là. Je me suis dit que ça pouvait être aussi une bonne idée, pourquoi pas, de lancer un podcast pour mettre en avant ces acteurs locaux environnementaux. Et voilà comment m'est venue l'idée de créer moi-même mon propre podcast. Alors je n'avais aucune... connaissances en montage audio, matériel, etc. Et c'est justement avec les vidéos YouTube de Pauline Legnot qui a créé le podcast d'ailleurs, où elle explique tout le matériel qu'elle utilise, comment créer son podcast, quel site utiliser, etc. que je me suis lancée.
- Ambroise
Oui, donc une difficulté technique. Est-ce que justement, c'était ta principale difficulté lorsque tu as voulu te lancer dans ton podcast ? Le matériel, la technique, la maîtrise ?
- Marion Bredel
Exactement, c'était vraiment le frein parce que l'envie est là, mais c'est bien mignon quand on se dit, bon, allez, on crée le podcast. Bon, par quoi on commence ? Je n'avais pas envie d'enregistrer avec mon téléphone parce que la qualité du son, j'avais envie d'avoir quand même quelque chose d'assez qualitatif. Et puis, il y a aussi le budget. Quand on veut investir dans du bon matériel, ça coûte assez cher. Alors moi, comme je suis dans… Dans une mouvance de développement durable, j'ai acheté tout mon matériel d'occasion. J'ai eu de la chance, j'ai tout trouvé d'occasion.
- Ambroise
Tu as parlé des vidéos que tu as suivies d'une podcasteuse. Ça a pris beaucoup de temps de regarder ces vidéos, de se former, d'être prête pour faire tes propres épisodes ?
- Marion Bredel
Les vidéos, ça a été assez rapide parce que c'est en accès libre. N'importe qui peut les regarder. Je dirais qu'en une journée, j'ai regardé un peu le matériel qu'il me fallait. Et puis ensuite, je crois que le logiciel, c'était elle aussi qui le conseillait. Donc, c'est un logiciel qui s'appelle Audacity, qui est gratuit. Et ça, en fait, ça a été sur le tas. Je me suis retrouvée avec ma bande son. Et encore maintenant, tu vois, j'apprends pour améliorer le son comme toi, tu le fais, en fait. Voilà, quand il faut rehausser la voix, quand il faut couper pour qu'il y ait le moins de nuisance, en fait, derrière les voix. Donc, ça, c'est vraiment avec beaucoup de tuto, en fait. Voilà, Internet est quand même fabuleux pour ça. C'est que dès que tu as une question, en fait, tu la tapes et tu arrives à avoir plein de tutoriels pour t'orienter et avoir la réponse derrière.
- Ambroise
Alors, les compétences, c'est bien d'un côté, mais il y a aussi le temps disponible pour le faire. Ça prend combien de temps, un podcast, par exemple, par épisode pour toi ?
- Marion Bredel
Alors, il y a environ déjà une heure de préparation, que je sache, déjà de recherche, qui j'ai envie d'aller interviewer puisque c'est aussi ça. Alors, des fois... il y a des demandes aussi ça m'est arrivé que ce soit des personnes qui viennent vers moi pour me demander de les interviewer mais souvent c'est moi qui vais démarcher donc il y a cette question de qui vais-je interviewer ensuite j'essaye de me renseigner quand même un minimum pas trop parce que j'aime bien quand même découvrir derrière aussi et avoir des questions qui soient le plus naturelles possibles et après il y a le déplacement puisque moi souvent je l'ai fait je l'ai fait de vive voix voilà on se rencontre comme ça je peux aussi faire des photos j'aime beaucoup les photos et puis le plus gros donc on a une heure environ d'enregistrement mais le plus gros c'est quand je rentre chez moi qu'il faut faire le montage et le montage j'en ai pour quasiment deux heures deux heures en comptant après la mise en ligne puisque je suis sur une plateforme qui s'appelle Ausha et puis la mise en ligne est assez longue aussi il faut rédiger le texte, après il faut faire toute la communication autour, faire le visuel donc en tout on a pour une journée de travail pour un podcast
- Ambroise
Faut-il être un expert absolu pour développer un sujet en podcast comme tu l'as fait ?
- Marion Bredel
Non, je ne pense pas. C'est vraiment plus une approche journalistique. Ça va être... Alors vraiment, moi, je veux l'orienter de façon très naturelle. Donc, je pose les questions comme elles viennent. C'est comme ça qu'on a des réponses aussi intéressantes et qui changent un petit peu de l'ordinaire. J'ai interviewé une professionnelle du Reiki. J'ai interviewé des magasins bio. des agences de communication aussi qui ont créé un jardin complètement écologique au sein de leur structure. Donc, il y a plein de thématiques différentes et moi, je ne maîtrise pas du tout tous les sujets, mais en fait, c'est les personnes que je l'interview qui vont m'apporter toutes ces informations et c'est ce qui est très enrichissant aussi. Alors, ce podcast, il faut savoir qu'il est bénévole, donc je ne gagne pas d'argent avec. Alors... Je ne gagne pas d'argent. J'ai gagné une fois de l'argent quand on m'a demandé, en fait, d'interviewer une personne. Mais sinon, eh bien, comment je le finance ? J'ai créé une plateforme que tu connais peut-être, d'ailleurs, qui s'appelle la plateforme Tipeee, T-I-P-E-E-E, qui est une plateforme de dons. Les personnes qui font un don sur la plateforme Tipeee, en fait, vont pouvoir aider le podcast à se développer. Et d'ailleurs, j'ai une personne qui, tous les mois, en fait, verse la somme... d'investissement qu'il faut pour que mon podcast reste en ligne sur la plateforme Ausha. Donc ça, c'est vraiment un point en moins. Et ensuite, s'il ne m'apporte pas pour l'instant en tout cas une valeur financière, il m'apporte de la visibilité. J'ai eu des opportunités qui se sont présentées et notamment en fait, on m'a appelée pour faire des chroniques à la télévision pour l'émission C'est Jamy. Donc j'ai eu la possibilité de faire six chroniques sur l'émission C'est Jamy. Et c'était justement parce que j'avais interviewé une personne qui a une épicerie bio, qui en fait était avant journaliste télévisée. Alors le vrai nom, ça doit être J.R.I., je crois. Et c'est cette personne-là en fait qui a transmis mes coordonnées à la production télévisée. Donc ça, c'était complètement inattendu. Et c'est vraiment grâce au podcast. Donc, même s'il n'a pas cet apport financier, en fait, il a une autre orientation qui est de m'apporter de la visibilité. Et ça, c'est toujours moi à prendre.
- Ambroise
Oui, donc des rebondissements intéressants, des rebondissements qui ne sont que grâce à ton travail, en quelque sorte, parce que tu es active, parce que tu es en pleine capacité de les accueillir, ces opportunités. C'est top. On va passer à la dernière question, au point conseil. Quel conseil tu donnerais à une personne qui souhaite lancer son podcast ? Ce serait quoi la bonne première étape ?
- Marion Bredel
La bonne première étape, ce serait de ne pas hésiter, de se lancer déjà, de ne pas se mettre de frein et d'acheter un bon matériel, puisque je pense vraiment que sans une qualité de son, c'est plus difficile quand même d'arriver à développer son podcast et de se diriger aussi vers des personnes qui... D'interviewer en fait. Peut-être dans un premier temps, des personnes qui ont un bon réseau et qui vont pouvoir aussi diffuser de leur côté l'enregistrement ensuite du podcast. Ça, c'est important. Ce n'est pas forcément ce que je fais. Moi, je m'oriente plutôt vers des petites entreprises ou des petits entrepreneurs. Mais si j'avais la volonté de le développer à plus grande échelle, je pense que je prendrais cette technique-là.
- Ambroise
Merci Marion pour ton temps, pour tes retours d'expérience, pour tes conseils. pas hésiter à aller écouter ton podcast. Peut-être d'ailleurs, tu peux nous dire comment aller l'écouter ?
- Marion Bredel
Oui, tout à fait. D'ailleurs, je n'ai même pas donné le nom de mon podcast pour te dire à quel point je fais sa promotion. Il s'appelle Green Normandie, Normandie IE. Et on peut le retrouver quasiment sur toutes les plateformes d'écoute, donc sur Ausha, Spotify, Apple Podcast, Deezer et certainement que j'en oublie aussi.
- Ambroise
Eh bien, c'est bien noté. Je suis sûr qu'il y aura des curieux qui vont aller découvrir ton podcast. La Caisse d'épargne Normandie. et très fier d'accompagner des clients engagés comme toi Marion, sache-le. Et on se dit du coup à très très vite.
- Marion Bredel
À bientôt.