- Speaker #0
Les Chroniques du Chat Noir, épisode 1, une série écrite, réalisée et narrée par Madame Rouge, avec une musique originale de Tristan Laurent-Grain, et les voix de Psy, Héloïse avec un H, Dijani et Lavellan. Sonie de Cronière, 18 juillet 1997, dans les Bannister, en ménage. Luna, un sac à dos sur l'épaule, regardait avec une certaine stupeur le manoir qui se dressait devant elle. Le bâtiment était sombre, d'un style victorien, avec une allée sinistre qui se composait de dalles fendues où les mauvaises herbes avaient élu domicile. La clôture en fer forgé autrefois d'un noir profond avait laissé la rouille la dévorer. l'adolescente balaya les alentours de ses yeux bleus ciels et fut interpellée par un épouvantail d'écrépits où les corbeaux avaient fait leur nid le petit jardin qui se trouvait devant la maison semblait avoir été laissé à l'abandon depuis des décennies le lierre recouvrait les colonnes du perche d'entrée et un vieux totem indien se distinguait entre ses feuilles rouges Sur le toit, une girouette représentant un squelette dansé au-dessus de tuiles recouvertes de mousse sèche. Cet étrange bicoque à quelques kilomètres nord-est de Boston allait devenir son foyer pour l'année scolaire, ce qui ne l'enchantait pas. Luna avait vu un certain nombre de bâtisses étranges, mais c'était la première fois qu'elle allait habiter dans l'une d'entre elles. Sans grand enthousiasme, elle traversa le portail orné d'Arabès qui avança vers le seuil de la porte d'entrée. En chemin, la jeune fille aux cheveux roux entendit un petit cri dans un des buissons de ronces qui jonquaient le portique cassé. Un chat noir au point lourd en sortit et s'enfuit dans la rue. En le suivant du regard, elle constata que le quartier semblait, quant à lui, agréable à vivre. Les arbres d'un ver profond de part et d'autre de la route avaient fière allure face à ce sans-feuillage de l'autre côté de l'entrée du manoir. Arrivé à hauteur de la grande porte principale, sous le Porsche, ses yeux s'arrêtèrent sur deux gargouilles qui en gardaient le seuil. Leur grimace aurait fait fuir n'importe quelle personne censée, mais visiblement pas sa famille, les Bannister. C'était une première de s'installer de l'autre côté de l'Atlantique, et pourtant, elle avait déjà beaucoup voyagé. Son grand frère Sacha et elle étaient nés en France. ses petits frères Timothée et Paul en Inde et le Benjamin Elliot au Japon. Cette grande fratrie était dirigée par le père, Charlie, un anglais professeur d'histoire médiévale à l'université, qui suivait sa femme Margot, une chef française, dans sa quête de perfection culinaire. Son choix de s'installer dans une ville du Massachusetts pour y ouvrir le restaurant gastronomique de ses rêves n'était pas le fruit du hasard. en effet cette charmante commune était bien connue pour ses procès contre les sorcières et son aura mystique faisait parler d'elle depuis des siècles salem et sa réputation magique étaient célèbres à travers le monde margot pensait qu'elle et les siens allaient parfaitement s'adapter à cet environnement pour le moins incongru Cette femme très créative était une sorcière. Et dit, suite à une mystérieuse disparition, dont nous ne pouvons pas vous donner tous les détails au début de l'histoire, la famille quelque peu marginale se retrouva sans figure maternelle. Néanmoins, tous ses enfants héritèrent de ces gènes magiques, aux grandes dames de leur père. Heureusement pour lui, Charlie était médium et pouvait communiquer avec l'au-delà. Depuis son enfance, il avait le don de voir les fantômes et de les aider à trouver le repos éternel. Mais il en fallait plus pour pouvoir gérer. désormais seule, sa petite troupe de sorciers. Sacha, l'aîné de 21 ans, travaillait sur les traces de sa mère dans la restauration. Il était comme sa sœur, à la fois sorcier et médium. Luna, qui avait 17 ans, était la seule fille. Il y avait également les jumeaux de 7 ans, Timothée et Paul, qui eux, ne possédaient que les pouvoirs de leur mère. Le petit dernier, Elliot, était un jeune polisson de 3 ans. Luna passa la main dans ses longs cheveux roux et se donna du courage pour entrer dans cette maison d'épouvante. La porte principale donnait dans un grand vestibule ouvert sur un large salon. Des vitraux remplaçaient les fenêtres et apportaient un ton solennel. L'une des armures médiévales de son père trônait déjà à côté du grand escalier qui cachait une porte dérobée. Les déménageurs remplissaient les recoins de la pièce à vive allure afin de ne pas rester trop longtemps dans cet étrange manoir. De plus, les turbulents frères jumeaux de Luna avaient trouvé des cartons remplis de jouets et s'amusaient à arroser les travailleurs à coups de pistolets à eau. Le parquet ancien était déjà inondé et taché. Malgré leur visage d'angelot, les deux petits panisseurs étaient de vrais enfants terribles, prêts à la moindre bêtise pour se distraire. Alors qu'ils se précipitaient dans le salon par le passage qui conduisait à la cuisine, Charlie criait au téléphone sur l'ancien propriétaire du restaurant de sa femme pour quelques formalités administratives. Comme il n'était pas très grand, il disparaissait derrière les cartons. Tenant le téléphone dans une main et portant Elliot qui pleurait dans l'autre, Le père de famille trouvait encore le temps de faire la morale à ses fils.
- Speaker #1
Ah, ne croyez-vous pas que vous avez une chose à faire que d'être le parquet ? Rangez-moi ces horreurs, et j'espère que cette fois-ci ce n'est que de l'eau.
- Speaker #0
Ses yeux bleus s'assombrirent l'espace d'un instant, et lorsqu'il eut fini sa phrase, il reprit sa conversation téléphonique en faisant des va-et-vient. Paul leva les yeux au ciel et un jet d'eau frôle à son père qui était désormais de dos.
- Speaker #1
Il suffit, je vous retire les jouets.
- Speaker #0
« Lou ! » dit-il à sa fille, qui l'appelait toujours par ce surnom.
- Speaker #1
« Peux-tu t'occuper de ton petit frère ? J'ai des affaires à régler. Et si tu pouvais aussi surveiller les jumeaux, ce serait encore mieux. Je reviens dans quelques minutes. »
- Speaker #0
Charlie disparut dans une pièce annexe en ayant pris soin de confisquer toute arme susceptible de tirer de Lou. Luna regarda les enfants et soupira.
- Speaker #2
« Je suppose que vous en avez mis de côté ? »
- Speaker #0
Les garçons acquiescèrent et recommencèrent à s'amuser bruyamment. Elle regarda les escaliers qui se trouvaient à côté de la porte d'entrée, souffla à son petit frère qui était dans ses bras.
- Speaker #2
« Allons voir ce qu'il se passe là-haut ! »
- Speaker #0
Le jeune bambin sourit et ils arrivèrent tous deux au premier étage. Une mezzanine donnait une vue d'ensemble sur le salon et l'entrée. De petites passerelles sur les côtés donnaient accès à une grande bibliothèque ouverte, elle aussi sur le niveau inférieur.
- Speaker #2
« Beaucoup de livres et de poussière. Le cocktail préféré de papa. Mais quelle drôle d'idée de venir habiter ici ! »
- Speaker #0
pensa-t-elle. Le premier étage se composait de quatre chambres contre seulement trois au rez-de-chaussée et de deux salles de bain. Il y avait également un grenier dont les marches se semblaient plus raides à monter, ce qui était commun dans les maisons victoriennes. Elliot, bien au chaud dans les bras de sa sœur, restait en admiration devant les marques des anciens portraits sur les murs. Les petits clous rouillés, qui ne soutenaient à présent que de l'air, l'intriguaient et il voulait les décrocher. L'ambiance très mortuaire lui plaisait beaucoup, même si une odeur âcre parfumait les couloirs, ce qui devenait de plus en plus étouffant. Charlie rejoignit sa fille d'un pas lourd et, sans se retourner, elle lui demanda.
- Speaker #2
« Pourquoi avoir choisi cette maison ? » Ce n'est pas pour une histoire d'exorcisme, j'espère.
- Speaker #1
Voyons, tu me connais. Le manoir avait un prix vraiment abordable. Voilà tout.
- Speaker #2
Y a-t-il une raison ?
- Speaker #1
Un ou deux meurtres par-ci, par-là. Trois noyades dans la salle de bain du bas. Six enterrements dans la cave. Et peut-être un ancien cimetière indien sous la maison. On ne sait pas bien. Les anciens propriétaires n'ont jamais voulu voir ce qu'il y avait en dessous de la crypte de l'église, qui se trouve au fond du jardin. Il ne reste qu'un mausolée qui est encore accessible.
- Speaker #2
« Papa ? »
- Speaker #1
« Ne t'inquiète pas, il est condamné. Et puis, c'est une idée de ta mère. Continue d'avancer, tu vas voir, la plus belle pièce de notre nouvelle demeure. »
- Speaker #0
Ils montèrent une vingtaine de petites marches et une porte lugubre les arrêta dans leur ascension. Le père chercha à tâton l'interrupteur mais ne le trouva pas. Il se tourna vers sa fille qui soupira. Elle secoua ses doigts et des sphères lumineuses semblables à des lucioles apparurent. Elliot s'amusait à les attraper et à les goûter. Elles étaient mielleuses et acidulées. Les rescapés s'enfoncèrent dans la serrure pour indiquer où il fallait introduire la clé. Une fois la porte ouverte, elles se répartirent dans toute la grande pièce pour lui donner un aspect moins terne. Une chouette effrayée s'échappa par une fenêtre sans carreau. Trois autres la suivirent, mécontentes d'être dérangées. Une passa par la porte en frôlant le maître de maison. après leur départ les trois bannistères observèrent les alentours les combles étaient immenses aussi bien en taille qu'en hauteur malgré un plafond mansardé de gros cartons et caisses de bois empilaient dans un coin habillé le grenier Sur une étagère, quelques poupées poussiéreuses trônaient en gardiennes de ces lieux. Malgré l'espace imposant, qui aurait fait une magnifique pièce, Luna fronça le nez.
- Speaker #1
Je pensais y faire ta chambre, c'est l'une des plus grandes pièces de la maison. Avec tous ces garçons, tu vas avoir besoin d'intimité. On peut facilement y installer une salle de bain.
- Speaker #2
Il va falloir pas mal de rénovations, papa.
- Speaker #1
Oui, cela ne sera pas gratuit, bien sûr. Mais avec une touche de surnaturel...
- Speaker #2
« Tu acceptes que l'on utilise la magie quand cela t'arrange ? » « Manger ? »
- Speaker #0
saliva Elliot.
- Speaker #1
« Non, magie, mon cœur. Mais si cela peut nous alléger les fins de mois, je ne suis pas contre le principe, sachant que nous sommes un peu juste en ce moment. »
- Speaker #0
Un bruit terrible de porcelaine cassée se fit entendre jusqu'au plus petit recoin du grenier. Luna et son père se précipitèrent au rez-de-chaussée. Après avoir descendu la dernière marche, un étrange spectacle les stupéfia. Une des plus grandes piles de carton, où étaient conservés les objets précieux, s'était écroulée sur l'un des déménageurs. Les garçons, qui sautaient dans la pièce, levaient leurs armes de guerre d'un signe victorieux en riant.
- Speaker #1
« Mais qu'est-ce qui s'est passé ici ? »
- Speaker #0
cria leur père.
- Speaker #3
« Nous avons terrassé l'ennemi, papa ! » « Nous avons été redoutables face à la créature sortie tout droit de la bouche des enfers. »
- Speaker #0
annonça fièrement Paul.
- Speaker #1
« Timothée ? »
- Speaker #0
demanda Charlie en se tournant vers son autre fils.
- Speaker #4
« Ouais, disons que la créature est pas vraiment sortie de la bouche des enfers mais de l'escalier. » Une chouette est apparue dans le salon, Paul lui a un petit peu tiré dessus, et dans la panique elle a foncé sur ce pauvre George.
- Speaker #1
« George ? »
- Speaker #4
« Ouais, enfin ce qu'il en reste, c'est la main qui dépasse du tas là. »
- Speaker #0
dit le petit garçon en montrant des cartons tachés de sang et la chouette dans cette histoire soupira sa soeur avec elliott dans les bras elle s'en est sortie avec plus de peur que de mal soudain un étrange halo lumineux provenant de nulle part les arrêta net une ombre noire en sortit doucement ils comprirent rapidement que cette lumière n'était pas étrangère à la situation et en conclurent sans grande originalité que c'était la grande faucheuse Les hommes apeuraient d'être à l'air plus vite qu'ils n'avaient fait leur travail. Après un brin de dépoussiérage, la faucheuse fit apparaître une faux-édit d'une voix caverneuse qui gronda dans toute la maison.
- Speaker #5
Alors mortel, ce fut ton dernier déménagement ? Viens à moi.
- Speaker #0
Le cadavre du déménageur commença à scintiller. Georges sortit de son corps en se frottant la tête d'un air endormi. Un Georges... « Peu plus transparent. » « Mais que s'est-il passé ? » « J'apportais tranquillement un carton quand une énorme chauve-souris m'a attaqué. »
- Speaker #1
« C'était un hibou. »
- Speaker #0
ajouta le père Bannister. « Non,
- Speaker #2
une chouette. »
- Speaker #0
pesta Luna. La faucheuse, surprise d'être dérangée, se tourna vers la jeune fille.
- Speaker #5
« Luna ? » « Luna Bannister ? Que fais-tu donc de ce côté-ci de l'Atlantique ? » « Mais si tu es là... » Cela veut dire que...
- Speaker #1
Bonjour Marie Laveau. Je suis surpris de votre présence. C'est toujours un réel plaisir de vous voir.
- Speaker #5
Charlie Bannister !
- Speaker #0
Paul et Timothée observaient la scène avec satisfaction. Ils pouvaient voir la grande dame noire et le vilain monsieur blanc, contrairement à leur habitude. Ils se regardèrent et décidèrent de ne rien dire pour l'instant. Ils pourraient s'en servir à un moment venu. Les enfants, de manière générale et dans certaines conditions, percevaient les esprits. Mais cette sensibilité disparaissait en grandissant. Le père de famille ne pouvait pas encore déterminer si Elliot allait lui aussi être un médium. Il était trop jeune. Dans le cas des jumeaux Bannister, bien qu'ils côtoyassent le paranormal au quotidien, ils n'avaient jamais prétendu être capables de voir les esprits. Néanmoins, aujourd'hui, les spectres semblaient être visibles. Ils ne voulaient donc pas... pas perdre une miette de la discussion. Timothée se permit même de demander qui était Marie Laveau.
- Speaker #1
C'est la plus grande prêtresse vaudou de toute la Nouvelle-Orléans. Voilà des décennies qu'elle a été mise à conscribution dans la collecte des âmes. C'est une femme charmante, si tu pouvais la voir.
- Speaker #0
Sussura Charlie en faisant du zèle.
- Speaker #1
Vous êtes en charge de la région, je suppose. Nous avons décidé de nous installer à Salem et comme vous travaillez déjà avec Schmilblick... « Nous allons nous voir plus souvent. »
- Speaker #0
Schmilblick était le chat noir de la famille qui travaillait pour l'au-delà. « Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ? » cria l'homme translucide. « Je suis mort, c'est ça ? Oh mon Dieu, je sens que je vais m'évanouir. » Le fantôme Tituba est fini par tomber sur le parquet. « Ah non,
- Speaker #2
pas d'ectoplasme sur nos affaires, elles ont suffisamment souffert pour aujourd'hui. Je suis vraiment au regret de vous le dire, vous êtes bien mort. D'ailleurs, il faudra rajouter à la longue liste des personnes décédées dans cette maison quand on déménagera. George, mort assassiné par une pile de carton contrôlée par une chouette vengeresse. » Cela colle parfaitement avec les trois qui ont trépassé dans la salle de bain. Je vois déjà les gros titres. »
- Speaker #0
soupira Luna.
- Speaker #1
« Mais qui te parle de déménager ? Cette maison est parfaite pour nous ! »
- Speaker #0
rebondit son père.
- Speaker #2
« Bien sûr ! Cela fait moins de dix minutes que nous sommes arrivés et il y a déjà du sang et de l'ectoplasme partout. Oh oui, papa, elle est vraiment parfaite pour nous ! »
- Speaker #1
« Très bien, très bien. C'est vrai que... Mais si on le ramène à la vie ? » Marie, notre quota mensuel n'est pas épuisé. Pouvons-nous enfin, pourriez-vous ?
- Speaker #0
sourit timidement Charlie.
- Speaker #5
Encore ? J'ai épargné déjà un chat pour Paul la semaine dernière. Je ne peux pas ramener à la vie plus de deux personnes par mois. Même si vous avez des privilèges, je n'accepterai pas tout.
- Speaker #0
Un chat ?
- Speaker #1
Paul, peux-tu m'expliquer comment tu as pu sauver une âme alors que tu ne vois pas la faucheuse ?
- Speaker #0
s'impatienta son père qui ne voulait pas avoir d'ennuis avec la police sur des morts inexpliquées le premier jour de leur arrivée.
- Speaker #3
« Ah, la fouchueuse et Marie Laveau,
- Speaker #0
je comprends mieux » , dit-il avec un air faussement détaché.
- Speaker #3
« Eh bien, l'autre jour, j'ai trouvé le chat de Madame Suzuki mort à côté du torii de Aomoto. Cette vieille femme me déteste pour de nombreuses raisons. Je me suis donc dit que c'était l'occasion de faire une bonne action. » J'ai essayé de faire du vaudou sans grande réussite. C'est alors que Chmi il est arrivé. Il a parlé à ses supérieurs et l'histoire était réglée. Enfin, j'ai dû oublier une pâte de poulet et quelques dents d'alligator parce que quand le matou est revenu à la vie, il cactait et il avait une nouvelle passion pour les beignets dans l'ivière.
- Speaker #1
C'est une histoire fantastique. Mon fils de 7 ans pratique déjà le vaudou. Cela commence bien.
- Speaker #2
Papa,
- Speaker #0
calme la jeune sorcière.
- Speaker #2
« Tu devrais plutôt être content que pour une fois, Paul n'a pas créé le problème, il l'a résolu. » « Je vais cacher les livres de sorcellerie. » « Le vaudou n'est pas à utiliser à la légère. » « Vous en conviendrez, Madame Laveau. » « Dites-moi, je suis sûre que Schmiblick a dû bien avancer dans la collecte des almes qui vous doit. »
- Speaker #0
« Et nous sommes au milieu du mois. Il doit bien nous rester un petit peu de marge. » « De plus,
- Speaker #2
mon petit frère pourrait devenir un disciple de votre magie. » « Vous savez combien les banisters sont puissants. »
- Speaker #0
conclut Luna avec un sourire en coin.
- Speaker #5
Eh bien, il est vrai que Schmibik a été plutôt prolifique le mois dernier. Je vous le concède, pour cette fois. Surveillez mieux vos enfants, Charlie. Il faut croire que l'heure de ce brave homme n'est pas encore venue. Ainsi soit.
- Speaker #0
Marie Laveau fut interrompue par le maître de maison.
- Speaker #1
Veuillez m'excuser de vous couper de votre élan, mais il y a une petite troupe de mortels qui a vu votre lumière tout à l'heure.
- Speaker #5
« Des collègues m'en ont fait part. Il semblerait que ce soit monnaie courante dans cette ville. Je verrai à faire plus attention. »
- Speaker #0
ajouta la faucheuse en se tournant vers Paul qui baissa rapidement la tête.
- Speaker #5
« En attendant, j'en informerai votre chat afin qu'il mène sa petite enquête. Il a l'avantage d'être sur place. Ainsi soit-il. »
- Speaker #0
Elle disparut dans un amas de poussière et le faisceau de lumière s'éteignit. Une petite voix se fit entendre sous la montagne de carton. C'était Georges qui reprenait vie.
- Speaker #4
Georges est vivant !
- Speaker #0
Sautilla Timothée tout content d'avoir fait une découverte. Il essaie de communiquer !
- Speaker #4
Je crois qu'il dit... Il y a des vautours sous l'escalier ? Je pense que c'est un code.
- Speaker #2
Ne serait-ce pas plutôt « Au secours, je suis coincée » ?
- Speaker #0
soupira sa grande sœur.
- Speaker #3
Bien vu.
- Speaker #0
Tout le monde aida à sauver une seconde fois le pauvre homme. Luna ? devant tenir son petit frère qui ne voulait pas la lâcher, supervisa les opérations. Une fois dégagé et sans une égratignure, le déménageur commença à poser beaucoup trop de questions. On le persuada que la pile l'avait écrasé et que ses collègues étaient partis chercher de l'aide un peu précipitamment. Il prit congé, pensant que la journée avait été suffisamment éprouvante. Les Bannister finirent leur déménagement seuls. Ils n'eurent même pas l'aide de voisins trop curieux. Le soir venu, la famille improvisa un pique-nique dans le fameux salon. Comme il y avait des coupures d'électricité, personne n'avait habité cette maison depuis des années, les cierges allumées pour l'occasion donnaient un ton à la fois calme et morbide. Chacun mangeait à son aise, sans se soucier des spectres qui faisaient vaciller la flamme des bougies. Et oui, Charlie avait vraiment fait une affaire.
- Speaker #2
Demain matin, nous ferons une séance d'exorcisme. Je ne veux pas que ces âmes s'amusent à rentrer dans mon corps,
- Speaker #0
protesta la jolie rousse.
- Speaker #1
Ah, tu t'es faite à l'idée que nous allons vivre dans ce magnifique palace ?
- Speaker #0
s'étonna son père.
- Speaker #2
Non, j'ai vu ton relevé de compte qui traînait sur la table. Nous sommes bloqués ici. « Tu as signé un contrat de propriété pour le restaurant. »
- Speaker #0
Charlie soupira devant la clairvoyance de sa fille qui était un peu agaçante.
- Speaker #4
« Dis papa. »
- Speaker #0
« Comment ça, Timothée ? »
- Speaker #4
« Pourquoi Sacha, il ne viendrait pas travailler au restaurant ? »
- Speaker #1
« Eh bien... »
- Speaker #0
À ces mots, la porte d'entrée s'ouvrit et éteignit toute source de lumière. Un homme grand et mince s'avança dans le vestibule. la lune éclairait son dos ne laissant pas entrevoir son visage malgré cet air menaçant sa silhouette semblait familière Et à très bientôt pour la chronique deuxième, quand l'ange de la mort est un chat.