- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans les coulisses de la formation, le podcast qui plonge dans le quotidien des dirigeants d'organismes de formation. Je suis Hugo Carpentier, développeur, et aujourd'hui j'accueille Elodie Boyer, de B-Formation Consulting. On va lever le voile sur la réalité du métier de dirigeant d'organismes de formation, son quotidien, ses choix, ses défis et son organisation. Mais juste avant ça, si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation et que vous passez beaucoup de temps sur des tâches administratives, marketing ou commerciales, Je peux peut-être vous aider à gagner du temps et automatiser certaines actions. Je vous propose un appel de consulting gratuit d'une heure pour voir si je peux vous être utile. Le lien est en description et vous pourrez analyser vos process pour voir que vous pouvez être plus efficace. Alors, pour commencer, Elodie, est-ce que tu peux te présenter et nous dire qui tu es aujourd'hui dans ton organisme de formation ?
- Speaker #1
Tout d'abord, bonjour Hugo, bonjour à tous ceux qui nous écoutent. Je suis ravie de participer à ton podcast et merci pour l'invitation. C'est un sujet qui est extrêmement intéressant, vraiment, de parler des organismes de formation. On parle souvent de la formation, mais très peu des organismes de formation. Et je trouve intéressant d'avoir un peu les coulisses de ce qui se passe derrière, parce qu'ils s'en passent des choses. Donc, merci et ravie d'être avec toi aujourd'hui. Alors, moi, je suis Élodie Boyer. Je suis dirigeante et fondatrice de B-Formation Consuming, qui forme aujourd'hui une des managers en entreprise. Voilà, donc, temps sur la partie. collectif où j'interviens dans les entreprises, étant sur la partie individuelle où j'accompagne des managers en accompagnement individuel sur du coaching collectif. Alors, je n'aime pas bien le mot coaching, mais je vais l'utiliser pour que tout le monde puisse comprendre. Et également, une partie formation digitale qui arrive très, très bientôt, mais ça, j'aurais peut-être l'occasion d'en parler également. Voilà, donc ça fait deux ans, un peu plus de deux ans que j'ai créé B-Formation Consulting. Donc, il y a plein de choses à dire, en tout cas, sur le début et sur aujourd'hui. Donc, voilà un petit peu pour la présentation.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup Elodie pour ta présentation. C'est très clair. Justement, ça m'amène à une autre question. Avant d'être dirigeante d'un organisme de formation, qu'est-ce que tu faisais et à quel moment l'idée de créer ou de reprendre un organisme de formation a émergé chez toi ?
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai... plus de 10 ans d'expérience sur la partie management, tant sur la partie opérationnelle, plus proche des équipes, et les dernières années plutôt du côté stratégique, sur l'organisation et le pilotage de groupe. Donc c'est vrai que j'ai une vision du management qui est hyper large, tant sur des équipes en présentiel et en existentiel. Et j'accompagnais des managers dans leur quotidien, sur leurs fonctions, comment on manageait des équipes, le Covid était en passé par là. On ne met pas tout dans le Covid, mais en tout cas, ça a complètement bouleversé. le rôle du manager et voilà c'était important de pouvoir les accompagner et ces dernières années j'ai accompagné des managers je me suis dit mais finalement je pense que j'ai des choses à transmettre sans sans vouloir me jeter des peurs parce que tout le monde a des choses à transmettre et je prends plaisir à le faire et c'est quelques mois de salariat de fin de salariat je me suis dit mais ok je pense qu'il ya un choix à faire c'est pas tu sais des fois tu tu peux entendre, j'avais besoin de trouver du sens. Ce n'est pas du tout mon cas. Je n'avais pas besoin de retrouver du sens, parce que le sens, je l'ai trouvé dans mon métier que j'adorais, avec des groupes dans lesquels j'adorais également. Donc, ce n'était pas le sujet, mais c'était le sujet de se dire, mais j'ai envie de former. En parallèle, j'avais aussi commencé des formations auprès des étudiants dans les écoles de commerce, sur la partie de management et recrutement. Et c'est vrai que je sentais que c'était quelque chose qui me plaisait beaucoup. Et je me dis, bon, allez-y. Tu prends la décision, il y a 12 ans, mois d'août, je bascule dans l'entrepreneuriat et c'était par plaisir d'accompagner. Voilà, c'était surtout ça. C'est vraiment besoin de sens, recherche de liberté. C'était vraiment de pouvoir accompagner les managers.
- Speaker #0
Ok, oui, c'est une très bonne idée parce que c'est vrai que le métier de manager, c'est un métier qui est passionnant mais compliqué aussi. Il y a beaucoup de choses à savoir, beaucoup d'erreurs à ne pas faire. Merci. Je pense qu'on a tous un peu de conseils parce qu'on se retrouve des fois à des postes de manager et on n'a pas forcément les outils pour être un bon manager. Donc voilà, c'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Quand tu as démarré, comment tu imaginais ton quotidien justement de dirigeante et en quoi la réalité est différente aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, j'ai eu la chance d'avoir des postes très stratégiques qui permettaient, si tu veux, d'avoir une vision globale du monde de l'entreprise en ayant cette partie rentabilité, responsabilité, commerce. Donc, si tu veux, sur la partie responsabilité. Je n'ai pas été plus étonnée, je m'attendais à mon quotidien d'aujourd'hui. Là où peut-être, effectivement, la réalité a repris rapidement ses droits, c'est d'être partout, tout le temps, et être seule aux commandes. Alors ça, c'est hyper important, parce que pour ceux qui nous écoutent, c'est ce paradoxe entre la liberté, qui est très chouette, on ne va pas se le cacher, Hugo, je pense que tu vas être d'accord avec moi là-dessus, mais il y a la partie contrainte. Et cette partie-là... Tu sais, quand tu dois prendre une décision stratégique, ce qui a été le cas pour moi cette fin d'année et début d'année sur des questions hyper stratégiques. Est-ce que je continue ça ? Est-ce que j'arrête ? Est-ce que je lance ce nouveau produit-là ? Est-ce que je le lance pas ? Enfin, voilà. Le fait d'être seule aux commandes, ça devient, si tu veux, quelque chose de négatif. En tout cas, moi, parfois, je le dis vraiment de manière un peu complexe, de se dire, mais c'est à moi seule que revient la décision. Je n'ai pas d'avis externe qui vit dans la structure de mon entreprise. tu vois tu peux avoir la vie de ton conjoint, mais c'est pas que la vie n'est pas pertinente. Attention, parce qu'il est important de soutenir les conjoints. Mais tu veux, quand tu ne vis pas à l'intérieur de l'entreprise avec toute sa complexité, tu trouves qu'effectivement, ça, c'est complexe. Donc, en fait, pour répondre à ta question, je dirais la prise de décision, qui peut être un aspect très positif, mais pour moi, qui a été une réalité sans être entourée d'équipe, tu vois, sans être entourée de la direction, tu vois, d'être d'un seul coup très seule au commande. Ça, ça a été un tournoi un peu complexe pour moi.
- Speaker #0
D'accord, ok. Non, mais c'est vrai que c'est jamais évident, en fait, d'être seul. Et comme tu dis, on a des proches, on a des amis, mais ils n'ont pas forcément tous les tenants aboutissants. Ils ne connaissent pas vraiment notre entreprise. Donc, voilà, il faut prendre des décisions. Et c'est vrai que ça, c'est vraiment la grosse différence, je pense, entre formateur et dirigeant. Et donc, l'autre question, c'était, quelle était ta... première vraie difficulté, mais peut-être que tu y as déjà un peu répondu. C'est ça, en fait, de prendre des décisions, d'être seul aux commandes.
- Speaker #1
C'est ça. Et j'ajouterais sur la partie de proches, moi, je trouve, alors je vais peut-être faire bondir en disant ça, mais je vais l'assumer. Je trouve que les proches peuvent être les pires conseillers. J'ai entendu un podcast il n'y a pas très très longtemps, je tairai le nom de... J'ai entendu un podcast très très intéressant et qui disait finalement ça peut être les... pire conseillés parce qu'ils ont la peur, ils ont la protection et finalement, ils vont plutôt chercher à nous protéger qu'à être très, si tu veux, lucide sur la décision. Donc vraiment sur cette partie-là, c'est vrai que moi, je saupoudre un petit peu. Je vais jamais être conseillée de mes proches parce que je trouve qu'il y a un aspect quand même qui peut être intéressant sur des gens qui ne connaissent pas du tout le métier et le monde de la formation, par exemple. mais je trouve qu'il y a toujours un mélange de peur et de protection qui font que le conseil n'est pas neutre et finalement qui peut induire peut-être parfois en erreur, mais pas tout le temps. Voilà, je modère mon propos, attends, tu vois.
- Speaker #0
On sait, mais effectivement, moi j'aime demander à mes proches et à mes amis pour la partie prise de recul, parce que c'est vrai que des fois, on est seul, on a un peu la tête dans le guidon et là, le fait d'avoir un avis extérieur, ça c'est vraiment bénéfique. Après, c'est vrai que sur des décisions un peu importantes, en tant qu'entrepreneur, il y a des décisions qui font un peu plus peur et tout. Et au niveau de la famille, des amis, peut-être qu'il y en a pas mal qui sont en salariat et du coup, ils n'ont pas forcément l'habitude de ces décisions. Effectivement, comme tu dis, ils vont raisonner plus avec la peur et ne pas se mettre trop en danger. Donc, les conseils seront peut-être moins pertinents.
- Speaker #1
Clairement, je te rejoins.
- Speaker #0
Justement, sur ton expérience depuis la création de ton organisme de formation, quelles décisions ou erreurs tu as le plus appris dans ton parcours de dirigeante ?
- Speaker #1
Il y en a deux. Parce que quand tu m'as posé la question juste avant, je me suis dit qu'il faut que j'en choisisse une et je ne peux pas choisir. Donc, je vais te donner très rapidement les deux. La première, ça a été… Alors, on dit souvent, et très souvent, je pense que tu as déjà entendu cette expression, c'est souvent le coordonnier le plus mal chaussé. Eh bien, ça se vérifie assez bien. Pas sur la partie management, parce que je suis plutôt priant de l'actualité, des évolutions, de pouvoir adapter, en tout cas, ma vision, de pouvoir apporter d'autres choses. Par contre, sur la partie, par exemple, communication, réseaux sociaux, etc. Oh mon Dieu ! Alors là, je suis mauvaise élève, c'est-à-dire que récemment, tu sais, il y a quelques mois, je me disais, je vais créer un compte TikTok, je vais faire des vidéos sur management. Aucune stratégie. Je suis partie, j'ai... allumé ma caméra, j'ai balancé des cléos, mais alors au petit bonheur, la chance, il y en a compris, il y en a qui ont fait zéro. Et si tu veux, je trouve que la première erreur, et là je travaille dessus, je t'assure, je lis des podcasts, j'écoute des podcasts. J'écris, vraiment, j'ai beaucoup de stratégie sur Instagram et TikTok en ce moment. Et en fait, c'est de ne pas se former sur tout ce qu'il y a autour. J'ai dit, j'ai discuté récemment avec mon coach sportif, qui se reconnaîtra parce que lui aussi est très, très actif sur les réseaux sociaux. Et je disais, notre métier de formateur, aujourd'hui, si j'ai un pourcentage à mettre, eh bien, mon métier de formateur, c'est 20 % de formation, 80 % le reste. Donc, derrière la partie commune. La partie stratégie, la liste est longue, je vais m'arrêter là parce que je vais tout le podcast. Mais en tout cas, je pense que la partie réseaux sociaux, on a tendance à nous montrer sur les réseaux sociaux que ça passe tout seul. Qu'on fait une vidéo, qu'elle est virale, qu'on gagne des abonnés, que les gens achètent et que c'est simple. Sauf que je ne suis absolument pas d'accord, en tout cas, ce n'est pas le cas pour moi. Peut-être que je n'ai pas la bonne stratégie et j'invite tout le monde à me contacter si jamais c'est le cas. Mais en tout cas, la partie... formation sur les canaux des réseaux sociaux, de savoir comment t'adresser aux gens, de quelle manière. Ça, je trouve que c'est l'erreur que j'ai faite et j'aurais gagné du temps si j'avais effectivement peut-être eu la formation derrière. La deuxième erreur, je fais très vite Hugo, la deuxième, c'est il y a quelques mois, il y a six mois, j'ai lancé très rapidement une masterclass sur le management. où je me disais, mais en fait, les gens, je fais des lives, ils adorent ça. Et les gens me demandent, et pas 500 personnes qui m'ont fait des demandes, mais quand même, je vais lancer très rapidement. Pareil, tu sais, même titre que les réseaux sociaux. Patégie, parce que mon téléformation, je sais faire, Paris Management, je sais faire. Alors du coup, ça va très vite. Sauf que, et là, c'est la première fois que je vais le dire, mais sauf que ça n'a pas marché du tout. Mais quand je ne l'ai pas fonctionné du tout, ce n'est pas fonctionné. Du tout. Parce que ce n'était pas préparé. Parce qu'il n'y avait pas de stratégie derrière. Parce que j'ai moins échangé avec les managers que je le fais d'habitude. Parce que je suis partie bien en tête que j'étais sûre du produit que j'allais construire. Et là, j'ai pris une claque. Vraiment, j'ai vécu un mois de mai pas cool l'année dernière, 2025. Ce qui m'a fait repenser la formation dans sa globalité. et le fait que j'ai commencé le montage d'une formation digitale, mais tout à fait différemment, avec une vraie stratégie. J'en parlerai sur la fin si tu le souhaites. Mais ça, ça a été mes deux grosses erreurs. Et le point commun de ces deux grosses erreurs, c'est de partir bien en tête, de penser qu'on est des experts métiers. Donc derrière, on est en capacité de tout de suite répondre aux besoins des managers. Et ça, je le répète, et je me le répète aussi tous les jours, pour ne pas commettre ces erreurs-là, de dire attention, ça se prépare, ça se peaufine, ça demande du temps. et le temps, ce n'est pas l'ennemi parce que voilà, un de mes défauts, c'est la patience. J'ai appris à être patiente et à avancer. Mais je dirais, voilà, c'est les deux plus grosses erreurs si j'avais à en choisir deux pendant les deux ans qui m'ont coûté en termes d'argent, premièrement, et de bien-être, ça a été ça.
- Speaker #0
Oui, donc en gros, si je résume, c'est d'avoir des idées, de lancer des choses sans vraie stratégie derrière. sans avoir pris le temps d'y penser. C'est vrai que ça peut mener à des résultats qui ne sont pas attendus. Donc là, c'était ton cas.
- Speaker #1
Moi, des échecs. Voilà, je mets à coup le pas. Je pense qu'il faut qu'on dise aussi.
- Speaker #0
C'est des erreurs qui seront utiles aussi pour les auditeurs. Donc, c'est super de partager ça. Et du coup, est-ce que tu peux discuter de ce qui a le plus d'impact ? la structuration et le développement de ton organisme de formation ? Je ne sais pas si tu as fait des ajustements depuis la création ou tu as vu vraiment un impact sur le développement.
- Speaker #1
Je pense que ça a été ma communication. Je vais refaire le lien avec l'erreur que j'ai faite et du coup, de ce que j'en ai appris. Ça a été la communication. Je me suis dit, à un moment donné, je me suis dit, tu t'adresses à des managers que tu as été, tu as vécu tout, pas tout, mais en tout cas, tu l'as été. Qu'est-ce que tu aurais aimé voir et entendre ? Et en fait, c'est à partir du moment. Et là, c'est sur LinkedIn. Moi, ça fonctionne plutôt bien sur LinkedIn. J'ai cette chance-là de me dire, mais en fait, je n'ai pas envie d'avoir un discours qui est lisse, qui est plat, qui dit la même chose que tout le monde. Parce qu'en fait, tu sais, il y a un paradoxe aussi où on attend la différence, mais finalement, on aime bien quand c'est similaire. Tu vois, je prends, je discute avec une copine il y a très peu de temps. Je lui disais, mais écoute, sur la déco, tu vas chez les gens, chez moi aussi, c'est du beige, blanc, noir. titres. et tout est lisse. Et finalement, quand tu vois de la couleur, ça t'étonne plus de voir « Ah, mais ce n'est pas pareil, c'est rouge. Mais comment ça se fait que c'est rouge ? » Donc en fait, je pense que les gens, ils en ont marre de voir du lisse. On leur dit, « Très bon manager, c'est bienveillant. » Pour ceux qui me reconnaissent sur le podcast, c'est bienveillant, et ça, c'est un mot que je déteste. Mais ça veut dire quoi ? Donc en fait, c'est de dire, de trouver ton axe de communication, de parler aux gens. Moi, j'ai eu la chance de créer une newsletter aussi où je communique pas mal avec mes abonnés et ceux qui me suivent. Et c'est vraiment, je trouve, la communication qui m'a permis de pouvoir me développer. Je parle avec les managers, je leur pose des questions. Là, je suis en train de finaliser une formation digitale, je leur demande, je leur dis écoutez, dites-moi ça, ça vous parle, ça ne vous parle pas. Et je trouve... que ça, c'est important de l'avoir et trouver son axe. Et moi, c'est ça qui m'a aidée. Là, par exemple, tu vois, quand j'ai changé un petit peu d'axe de communication, en moins de neuf mois, j'ai gagné 2 à 3 000 abonnés sur LinkedIn, tu vois, où je me suis dit, allez, on y va, on parle comme on a envie de parler, avec ma personnalité. Tu sais, on parle souvent de personal branding. Moi, j'y connais quasi rien. Je suis en train d'essayer de me former, mais c'est compliqué pour moi. Et je pense que les gens, ils ont envie d'entendre la discours lisse de managers Merci. parfait ou mère parfaite ou peu importe, eh bien non, pas du tout. Voilà. Donc, ça va partir de l'amélioration.
- Speaker #0
De connecter avec toi et bon, le fait que tu aies été manager aussi, ça aide forcément à pouvoir, ben voilà, prendre des... prendre un ton qui parle aussi aux autres managers. Donc, non, c'est hyper intéressant et effectivement, sur LinkedIn, moi, je trouve que ce qui fonctionne le plus, c'est vraiment des gens qui parlent... naturellement, en fait, alors je ne sais pas si tu utilises l'IA, ça peut être bien pour mettre en forme, mais c'est vrai qu'il faut donner un peu un ton au message pour qu'il résonne, en fait. Donc, c'est hyper important et ça marche bien sur nous, en particulier.
- Speaker #1
J'ai un marquant envie de voir des discours lisses et moi, je suis la première en avoir marqué des discours lisses de se dire tout est parfait. Non, je pense qu'à un moment donné, il faut revenir à la réalité et la réalité doit s'entrenar. Oui, oui, oui. Donc, c'est très bien.
- Speaker #0
Gros défaut de LinkedIn à un moment. Non, mais ça change. Et j'ai une autre question, en fait. Donc, voilà, maintenant que tu es dirigeante depuis plusieurs années d'un organisme de formation, qu'est-ce qui prend le plus de place dans la tête en tant que dirigeante ? Qu'est-ce qui t'occupe l'esprit ?
- Speaker #1
Je pense que c'est les évolutions de la formation. 2026, on a un tournant. On ne va pas se le cacher. la formation classique. je pense qu'il faut la mettre de l'autre côté, ça ne fonctionnera plus. Tiens, j'ai fait un post pas plus tard que ce matin. Je ne sais pas si tu as eu le temps de le voir, Hugo, et ça résonne bien avec votre interview.
- Speaker #0
Je l'ai trouvé très intéressant parce que j'en ai discuté justement avec un consultant qui fait aussi des formations et qui me disait que le format classique ne marchera plus. Et je suis tout à fait d'accord avec toi. Je pense que l'IA est en train de changer tout ça et que maintenant, c'est plus intéressant d'avoir vraiment un accompagnement. que juste une formation avec des consignes, en fait, comme tu parlais de recettes de cuisine dans ton...
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Pardon, parce qu'on a tous des recettes et au final, on a vu que le résultat n'était pas forcément... C'était pas mal, mais pas à la hauteur d'un grand chef, quoi.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Effectivement, moi, je pense que... J'ai entendu, les dernières années, il y a beaucoup de formateurs, parce que j'ai la chance de parler avec beaucoup de mes... confrères et consœurs, parce qu'on est confrères et consœurs, moi j'ai chacun sa place et j'ai aucun problème là-dessus, et de dire, et certains me disaient « écoute, Léa va tuer notre métier, les gens n'auront plus besoin de nous » et une peur qui s'installe, ce qui est normal, parce que quand il y a un bouleversement, ça fait peur, c'est normal, c'est l'inconnu. Sauf que, moi je pense que c'est une superbe chose, une très bonne chose, pour plusieurs raisons. La première, c'est que de donner des checklists, de donner des Merci. stratégie, de donner que des templates. Alors, c'est bien, il y en faut, mais aujourd'hui, la personne, l'apprenant, il n'a plus envie de lui dire « tu dois faire » . Tiens, je te donne la stratégie, je te laisse l'appliquer. Ça lui a, comme je disais sur mon poste de ce matin, elle sait le faire. L'apprenant, il n'a pas besoin d'aucun formateur sur Terre. Et ça, j'ai un avis très tranché dessus, et pardonne-moi Hugo si mon avis paraît très tranché, mais c'est exactement ma vision. Le formateur, il est là pour, au-delà d'accompagner, il est là pour Merci. être avec l'apprenant, pas lui tenir la main parce que ce n'est pas un enfant, sauf qu'il est là vraiment pour l'accompagner dans la gestion de conflits, par exemple. Je parlais dans mon poste, recadrer un collaborateur. Si tu veux simplement premièrement pour faire ça, deuxièmement, tu vas sur l'IA, tu n'as ni besoin d'aucun formateur, ni besoin d'Élodie Boyer, ni besoin de personne. Sauf que quand tu arrives devant, tu as beau avoir l'écrit, la réalité est différente. Je parlais de la recette de cuisine pour que je puisse resituer, mais je disais que vous avez la recette de cuisine du... Alors là, je l'ai dédicace à ma maman avec sa purée joaille au bouchon qu'elle essaie de faire et qu'elle le fait très bien quand même. Et de dire, mais finalement, ça vaut avoir la recette. Mais derrière, si tu n'as pas quelqu'un qui t'accompagne et qui te dit « Tiens, non, là, tu as mis trop de sel. Attends, je t'aide à couiller. Je vais te… » Mais derrière, on peut avoir tout à l'heure cette cuisine du monde. Ça ne fait pas de nous des chefs étoilés. Et je pense que le monde de la formation, enfin, il est en train de connaître un bouleversement et que les gens sont bien intelligents aujourd'hui de se rapprocher des formations qui vont leur dire « Ce n'est pas juste je fais, je vais faire. C'est juste, ah, Elodie, elle est avec moi. Elle va m'aider. Ou Hugo, il est avec moi. Il va m'aider. » Il va construire avec moi quelque chose qui me ressemble. Voilà. Donc ça, pour moi, c'est une très bonne chose. Et je pense que l'IA va encore bouleverser. On n'est qu'au début. Et nous, par contre, la difficulté, c'est de lutter, c'est d'adapter rapidement, c'est de l'agilité. Mais ça, ça nous concerne. Ça, c'est les coulisses.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est... Sans l'IA, ça force vraiment les gens à évoluer hyper rapidement, à faire adapter leur formation. Mais d'un côté, c'est... C'est pas mal non plus parce que ça fait en sorte que, comme tu dis, les recettes de cuisine, les checklists, tout ça, ça ne suffise plus. Et en fait, on soit obligé d'apporter un vrai accompagnement. Moi, je le vois, je suis développeur, donc ce métier a beaucoup évolué. Maintenant, on peut développer des sites avec l'IA. Il y a des gens qui peuvent faire des sites Internet sur des plateformes avec de l'IA. Mais au final, on se rend compte quand même qu'ils ont souvent besoin de quelqu'un. pour les accompagner, pour les conseiller et même si l'IA peut faire les choses à leur place, dès qu'ils vont vouloir modifier des choses, adapter, ils auront besoin donc un peu comme tu disais en situation réelle en fait ils vont avoir quand même besoin d'une vraie formation d'une vraie aide donc c'est intéressant et je pense qu'effectivement il ne faut pas forcément aller contre l'IA, dans tous les cas on n'a pas trop le choix, c'est enfin partout et il faut évoluer avec et adapter un petit peu son métier. Donc non, c'est très intéressant.
- Speaker #1
Et je pense que les formateurs, alors pareil, avis tranché, après j'arrête sur l'avis tranché, mais je pense que les formateurs qui vont à l'encontre de l'évolution de l'IA, je pense que c'est des formateurs qui, à un moment donné, auront des difficultés de marcher parce que, derrière, puis je vais en te dire aussi, ça va faire aussi la séparation entre les formateurs avec une expertise et les formateurs peut-être avec moins d'expertise. Et c'est plus la... si j'avais un conseil à donner aux formateurs, même qui ont très peu d'expérience. Ce n'est pas parce que tu es manager pendant 15 ans que tu es un bon manager. Tu peux être un très bon manager en deux ans. Ce n'est pas ça. C'est juste de se dire finalement, les gens, ce qu'ils attendent aujourd'hui, c'est la réalité du terrain. C'est notre vision terrain. On peut monter des formations avec l'IA, des slides. Ça s'écrit. Ce n'est pas le problème, ça. Qu'est-ce qu'on en donne ? Moi, je te donne mes slides sur le management. Tu me donnes tes slides sur voilà. Tu vas voir ta formation. On a les mêmes supports. Pas du tout, en tout cas de mon côté, pas du tout la même saveur. Donc vraiment, c'est travailler sur soi et sur sa compétence. Les slides, maintenant, on s'en fiche, entre guillemets. Bien sûr qu'on a des slides, bien sûr qu'on reste sur des choses très corporelles. Mais ce n'est pas ça. Aujourd'hui, les gens, ils veulent de la réalité. Où on a galéré ? Pourquoi on a galéré ? Qu'est-ce qu'on a fait ? Et leur donner des vraies stratégies.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'est pour ça que j'ai lancé ce podcast aussi. C'est pour avoir un petit peu les coulisses. voir justement des petits tips de gens qui sont vraiment dirigeants d'organismes de formation, qui ont des difficultés, en fait, tout n'est pas parfait, qui sont un peu sur tous les fronts. Et ça m'amène à une autre question. Donc, si on rentre vraiment dans les coulisses, à quoi ressemble une semaine type pour toi, donc une semaine de dirigeante d'organismes de formation ?
- Speaker #1
Alors, tu sais que je crois que ça a été la question la plus compliquée. Je vais vous dire pourquoi. Oui, parce que je dis, oula, j'ai plein de choses à dire, mais je vais essayer de résumer. Alors moi, tous les jours, il y a du sport. Vraiment, ça c'est... Alors, ceux qui aiment le sport, le sport, c'est pas le combat et c'est pas le sujet. Sauf que je pense que juste faites quelque chose qui vous plaît à un moment de la journée. Voilà. Lire, je pense pas faire du tricot. Je suis un peu cliché, mais c'est pas grave. Aller planter sa petite pousse de persil. Aller faire du sport. Peu importe ce que c'est. Moi, si je n'ai pas ça dans ma journée, je peux t'assurer que je suis moins performant, je suis moins là, j'ai la tête qui est là, bien sûr, je sais travailler sans faire du sport, mais ça apporte tellement. Donc, si vous avez même 5-10 minutes dans votre journée, votre plaisir, c'est de boire votre café dehors, vous allez boire votre café dehors. Ces 5 minutes que vous avez l'impression de perdre, ou ces 1 heure que vous avez l'impression de perdre dans cette journée, c'est du temps que vous allez… qui gagne et c'est réel, je ne vous rattrouve pas des trucs complètement hors sol qui n'ont... Ça, c'est une réalité. Faites même 5 minutes, si ça prend une heure, c'est une heure que vous allez aller courir, prendre votre douche, revenir à votre bureau. Vous avez besoin de ça. En général... et tous les dirigeants d'organismes de formation n'ont pas la même configuration que la mienne, moi je travaille encore seule. Alors, il ne fait quelque temps plus, mais je travaille seule. Si vous n'avez pas vos soupapes, ou vous allez à votre cours de pilates rencontrer des gens, allez ceci, vous êtes tout le temps seul, ça va faire de vous pas un mauvais formateur, mais vous allez avoir un esprit qui va commencer à se refermer. C'est-à-dire que quand on ne rencontre pas, quand on n'échange pas avec des personnes, et bien finalement on se retrouve très seul, et ça, ça... peut engendrer des choses négatives. Donc, premièrement, le sport. Deuxièmement, sur ce même type, en général, le lundi, je suis sur ma stratégie de contenu, sur les vidéos, sur ma newsletter, sur la réponse à mes abonnés. Voilà, je concentre pas mal de temps sur mon lundi. Mardi, mercredi, jeudi, on est sur l'accompagnement. Le travail de ma formation digitale, ça va être de la stratégie. Voilà, ça va être un mélange de stratégie, accompagnement, pédagogie, formation pour moi-même aussi sur la partie management. où j'inclus des temps de formation me concernant. Parce que le management, ça évolue tellement vite que si tu ne te formes pas, je peux te dire que dans six mois, tu es obsolète et ce n'est pas le but. Et le vendredi, ça va être un petit peu plus light sur la partie compta, gestion administrative, tu vois, les trucs un peu embêtants. Allez, je vais être polie. Les choses un peu embêtantes. Et je me laisse le week-end, alors pas à rien faire, sauf que là, je vais aller piocher des idées sur mon contenu. Je vais aller faire des clubs à faire. Là où je suis actuellement, il y a pas mal de clubs à faire le samedi, etc. Donc, en fait, je vais aller me nourrir auprès de tant d'entrepreneurs. Ou si j'ai du retard sur ma création de contenu, je l'inclus le samedi, etc. Mais le cliché, pareil, ça, je ne me ferai peut-être pas que des amis, mais le cliché de travailler du lundi au dimanche non-stop, ça va à certains. Moi, ça va à des moments où j'ai besoin. Là, par exemple, je suis à quelques semaines de la sortie. Je peux te dire que là, le week-end, je ne le vois pas trop. Mais c'est temporaire. Si vous pensez tenir du lundi au dimanche pendant des années et des années, vous alliez laisser votre santé, votre vie de famille, vos loisirs, vos potes, vos soucis. Et ce n'est pas le but. Le but, ce n'est pas de dire je me lève un jour, je suis entrepreneur et je flingue ma vie parce que j'ai décidé d'être entrepreneur. Non, mais tu vois ce que je veux dire. Il faut ces soupapes-là, que ça dure une demi-journée, une journée, ça, après les gens, chacun fait comme il veut. mais accordez-vous ça, c'est là où vous nourrissez, c'est là où ça nous fait du bien, vous retournez devant votre PC, vous n'en êtes pas dégoûté, parce que si vous coupez tout ça, vous allez arriver, vous allez vous dégoûter, vous n'allez avoir plus envie, et derrière, forcément, votre job sera moins qualitatif, vous prendrez moins de plaisir.
- Speaker #0
Non, mais quand même, ça c'est hyper pertinent, et je le vois pareil dans mon quotidien, c'est vrai qu'il faut en fait réserver du temps, après pour le sport, parce que pareil, j'aime bien le sport. chacun fait ses loisirs mais on a tendance à se dire en fait je vais perdre du temps mais c'est vraiment du temps qu'on gagne après parce qu'on est plus efficace surtout quand on est tout seul en fait pour se concentrer c'est beaucoup plus efficace d'aller s'aérer l'esprit peu importe la qualité donc non c'est hyper pertinent et c'est une super semaine type donc je pense que merci pour le partage sur un autre angle Comment tu fais pour prioriser ? Parce que c'est vrai qu'on a l'impression que tout est urgent dans un organisme de formation. Moi, je suis amené à discuter avec d'autres dirigeants. Et en fait, ils ont rarement le temps. Il y a toujours un truc sur le feu. Donc, comment on fait pour prioriser au sein d'un organisme de formation ?
- Speaker #1
Tu as plein de méthodes d'organisation et je ne ferai pas la liste parce que j'en teste quelques-unes. Bon, voilà que tout le monde connaît les matrices. que j'ai enseigné aussi dans les écoles de commerce. Donc, j'essaye de me l'appliquer vraiment. Ce qui est compliqué dans notre... Et je pense qu'il y a plein de gens qui... Tu vas te reconnaître aussi, Hugo. C'est de dire qu'on sait qu'il faut prioriser. On le sait pertinemment. C'est comme dire, tiens, quand il fait chaud, il y a un chauffage. On le sait, il n'y a pas de problème. On ne va pas nous apprendre quelque chose. On est assez intelligents pour le comprendre. Sauf que dans la réalité, effectivement, je te rejoins, on a l'impression que tout est urgent. Le client qui nous envoie un mail, l'appel qui est là... propositions commerciales, etc. Donc moi, ce que j'essaie de faire, il y a deux choses, deux méthodes que j'essaie de mettre en place là actuellement qui fonctionnent plutôt bien. Je te redirai ça dans quelques semaines si on se reparle Hugo, voir si c'est bon. La technique des blocs de temps.
- Speaker #0
Ou vraiment, par exemple, tu vois, je te parlais de la création de contenu le lundi. Le lundi matin, je te jure, je jure ma boîte mail tous les matins. Tu sais, j'ai entendu plein de podcasts. N'ouvre pas votre boîte mail. Non, mais moi, ça, je ne peux pas. J'ouvre toutes mes boîtes. Je regarde tout ce qui s'est passé. Je regarde mes stats sur LinkedIn, etc. Donc ça, si vous avez envie de le faire, faites-le. Moi, je ne peux pas fonctionner sans. Tu sais, tu es devant ton PC, tu es sur ta création de contenu et tu dis, je ne vais pas voir si j'ai des mails urgents. Non, ce n'est pas possible. Moi, dans ma réalité, ce n'est pas possible. Donc ce que je fais... c'est que je me dis c'est ok tous les matins je vais ouvrir ma boîte mail je vais ouvrir mes stats et je vais avoir la vue d'ensemble si il y a un mail urgent à traiter je vais le traiter tout de suite je suis honnête avec toi si j'ai un client qui m'appelle je ne vais pas lui dire attends tu n'es pas dans mon bloc temps je suis désolée je te rappelle vendredi ce n'est pas la réalité je ne sais pas si tu partages mais on est tous à vouloir travailler ce n'est pas la réalité donc en fait c'est dire je mets des blocs temps pour des choses qui sont importantes entre guillemets c'est à dire que sur l'email client Merci. sur mes stats, je fais tous les matins. Si je dois le faire à 13h, je vais le faire à 13h aussi. Je ne m'empêche pas de le faire parce que sinon, ça m'angoisse et je me dis, mais attends, je ne peux pas, je n'ai pas le droit. Attends, il est quelle heure ? Donc ça, je le fais quand j'ai envie. Sauf sur la partie stratégie de contenu, montage de formation, etc. Là, par contre, mes blocs temps, ils sont là. Je ne sors pas du bloc temps. Je me dis, écoute, là, j'ai envie de voir ma boîte mail parce que j'attends un mail. Mais ce que je vais faire, je continue à bosser, je regarde dans une heure ou je regarde dans 10 minutes. Mais juste, j'essaie de me donner une autodiscipline pour ne pas me faire parasiter par plein de choses. Mais il faut être complètement honnête. Alors, à moins d'être un grand formateur qui n'a pas besoin qu'il y a des équipes pour gérer. Moi, par exemple, ma boîte mail, pardon, un client m'appelle, je ne suis pas en train de dire « Ah non, attends, je suis sur ma stratégie de contenu, je te la rappellerai demain ou après demain. » Mais non, il faut être honnête, on répond. Réponds et tu te sentiras mieux dans ta tête d'avoir répondu, même si ça décale ta stratégie de contenu. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième technique que je mets en place depuis quelques jours, donc là, je ne peux pas te faire de recul dessus, c'est de me poser la question, est-ce que c'est vital pour ? Est-ce que c'est vital pour la rentabilité de mon entreprise ? Est-ce que c'est vital pour gagner des… Enfin, tu vois, j'essaie de la mettre un petit peu partout. Et si la réponse est non ? Par exemple, je te dis n'importe quoi, tu as un prospect… Ciao ! je ne sais pas, un partenaire à qui tu dois répondre sur oui ou non, est-ce que tu veux faire ça ? Est-ce que c'est vital pour l'entreprise ? Non. À l'instant T, ça peut attendre ce soir. Ça peut attendre demain. Donc ça, OK. Donc la question de est-ce que c'est vital pour ? Je l'atteste, je ne peux pas du tout te donner de dire si ça fonctionne ou pas, mais voilà, c'est les deux méthodes. Après, toutes les matrices, j'essaie, je tente, sauf que voilà, tu as la réalité aussi qui prend aussi la place.
- Speaker #1
Ok, non mais c'est hyper intéressant. Moi aussi, j'utilise pas mal le time blocking, enfin bloquer du temps pour certaines tâches. Parce qu'en fait, il y a aussi un côté quand on est développeur, c'est qu'on peut être pris dans un projet et avoir envie de travailler jusqu'à 100 limites de temps. Et en fait, on a plusieurs projets à gérer, on a d'autres choses à faire. Et donc, si on ne se met pas de limites, déjà, on a tendance à peut-être être moins efficace. alors que là on a une limite de temps on sait que jusqu'à telle heure on va être sur cet aspect Et donc, je trouve que c'est hyper intéressant là-dessus. Et pareil, en fait, c'est drôle parce que la dernière technique, je l'utilise aussi, en fait, de répondre à des mails pour se dire, voilà, ça, c'est fait. Et puis, en fait, maintenant, quand tu te dis, est-ce que c'est vraiment… Moi, je réfléchis aussi en termes de croissance de ton entreprise. Est-ce que ça t'apporte des choses, machin ? Et en fait, tu peux prioriser plus facilement. Il y a des choses, même si c'est des mails, tu les vois, tu peux y répondre plus tard. Mais instinctivement, tu as envie d'y répondre tout de suite. Donc, je trouve ça vraiment pas mal comme technique. Tu nous diras si ça fonctionne aussi pour toi.
- Speaker #0
Je te referai un petit message et comme ça, tu pourras transmettre.
- Speaker #1
Oui, après, qu'est-ce qui te prend aujourd'hui le plus d'énergie et que tu n'aurais pas imaginé au départ ? Donc, après, tu y as peut-être déjà répondu.
- Speaker #0
Moi, sans faire de teasing, je pense que c'est la partie... partie communication, réseau, qu'on sous-estime en temps. Quand on parle à d'autres entrepreneurs, et je pense qu'il y en a beaucoup qui vont se le dire, on imagine que la vidéo 30 secondes, elle prend à l'entrepreneur 30 secondes à faire. Et bien, si seulement, ce serait trop bien. Je pense qu'on serait tous créateurs de contenu. Je pense que c'est trouver les angles, pas les idées. Parce que quand tu aimes ton métier et que tu sais de quoi tu parles, les idées, c'est assez simple à trouver. En plus, les gens te parlent, etc. Donc, c'est assez simple. Sauf que derrière, effectivement, c'est quelle tournure tu prends. Est-ce que tu mets une photo ? Est-ce que tu ne mets pas une photo ? Tu fais une newsletter. Moi, je sais que j'ai des avis très tranchés pour ceux qui m'écoutent, enfin, qui écoutent et qui me connaissent. Après, j'essaie aussi de prendre les avis des autres. Et bien évidemment qu'il faut être mesuré, etc. Donc en fait, c'est toute cette partie communication. Tu vois, ça me prend moi tout le lundi matin, voire lundi après-midi des fois. Quand je suis en création de vidéo, c'est lundi après-midi. Là, je me suis mise sur Insta. Pareil, ça me prend un temps fou. Donc je pense que c'est ça qui me prend le plus d'énergie aujourd'hui. Ce n'est pas la création de formation. Ce n'est pas mon métier, tu sais, comme je te le disais au début. 80-20, ce n'est pas mon métier qui me prend le plus d'énergie. malgré que c'est énergivore la formation, quand tu animes, quand tu... Mais on va dire que c'est le contenu.
- Speaker #1
Déjà plus de... Voilà, c'est des domaines où tu es...
- Speaker #0
Ça coule, quoi, tu vois, ça coule. Tu ne poses pas de questions, tu vas avec tes slides, tu t'adaptes à tes managers. Moi, quand je fais là, j'ai lancé les outils gratuits tout le mois de février. Je veux dire, ça déroule, ça te prend de l'énergie. Mais c'est l'énergie de ton travail, tu vois, de ton expertise. L'énergie stratégique, contenu, etc. Ça ! C'est différent parce que quand tu n'as pas baigné dedans, on est à peu près de la même génération, je crois. C'est moins simple. J'ai vu une petite dans un club à faire qui a une entreprise qui cartonne, mais elle te fait une vidéo, elle me montre là des cap-cuts. Je me dis, mais ce n'est pas possible. Comment elle fait ça aussi rapidement ? Je l'ai jalousée. Je me dis, il faut que tu m'apprennes ça.
- Speaker #1
Il y a une histoire de génération. En fait, les générations... actuelle, on va être beaucoup plus à l'aise sur la création de contenu. Oui,
- Speaker #0
clairement.
- Speaker #1
Et donc, selon toi, qu'est-ce que les futurs dirigeants d'organismes de formation sous-estiment le plus avant de se lancer ? Est-ce que ça va être justement ça ? Comme on disait, ils sont peut-être plus jeunes, ils ont peut-être moins de...
- Speaker #0
Voilà, c'est ce que j'allais dire. C'est la création de contenu, mais s'ils sont plus jeunes, c'est pas ça qui va leur demander... Je pense qu'on sous-estime le nombre... Voilà, j'ai réponse. Je pense qu'on sous-estime le marché de la formation au départ en disant, tiens, j'ai 2 ans, 15 ans d'expérience, donc ça va rouler. Non, ça ne va pas rouler. Parce qu'aujourd'hui, tu as des gens qui ont, et ça, tu le vois, et ce qui peut être hyper frustrant pour nous des entrepreneurs, qui n'ont pas d'expertise. Là, j'ai vu récemment que tu pouvais acheter une formation, toute faite, dont tu n'es pas expert. Donc, j'achète. par exemple d'une formation développeur. Je l'achète, j'achète les droits. Et derrière, j'ai le droit d'ouvrir un site Internet, de pouvoir commercialiser cette formation, de raconter ce tout et n'importe quoi. Enfin, je n'ai pas les détails, peut-être que ça ne se passe pas aussi facilement. Et je pense que la difficulté aujourd'hui de la formation, c'est comment je prouve mon expertise, comment je peux, et je trouve que ça, noyer dans, finalement, la formation accessible, l'IA. derrière les gens se disent très souvent, mais je les comprends, ils disent, mais attends, mais est-ce que c'est l'IA qui l'a fait ? Parce que si c'est l'IA, ça veut dire que ce n'est pas la personne, alors qu'il y a plein de variations. Ce n'est pas parce que tu vas utiliser l'IA que ce n'est pas toi qui parles. Mais bon, c'est le débat. Mais tu as plein, tu sais, tu vas sur TikTok impromptu pour créer une formation en ligne 100% digitale. Et là, tu te dis, et je pense que la difficulté aujourd'hui, c'est de rassurer les gens. Et pour rassurer les gens, il ne faut montrer pas de blanche. Il faut montrer son expérience. Moi, je faisais beaucoup de live parce que les lives, tu ne triches pas. Les lives, tu es devant les gens, tu as tes slides et derrière, l'IA, elle te répond. Ce n'est pas l'IA qui est en train de parler, quoique peut-être qu'on verra bientôt des lives animés par l'IA avec toute l'évolution. Mais je trouve que c'est ça aussi qui fait dire aux gens « Ah ouais, j'aime bien son angle de vision, j'aime bien la manière dont elle communique. » OK, quand on lui pose une question en live, ça déroule tout de suite. Donc, j'ai envie de dire, voilà, c'est de montrer son expertise. qui est plus difficile aujourd'hui et qui peut être sous-estimée pour les personnes qui veulent monter un organisme d'information.
- Speaker #1
Ok, c'est hyper intéressant. Et puis surtout avec l'IA, je pense que c'est, comme tu dis, ça rajoute une autre difficulté pour montrer son expertise et montrer aussi qu'on est légitime. Ça me fait penser au film « Gourou » . Alors j'ai vu que t'as...
- Speaker #2
Ouais, j'ai fait une newsletter.
- Speaker #0
Abonne-toi si tu veux parce que c'est un autre intéressant.
- Speaker #1
plaisir. Non, non, mais c'est hyper intéressant. Bon, on va peut-être pas en parler parce que ça risque de déborder, mais le film est très intéressant.
- Speaker #0
Je m'auto-censure pour pas te répondre, là.
- Speaker #1
Désolé, un peu, je te lance une perche.
- Speaker #0
Pas de souci. Au gavre, en blague.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un moment où tu t'es dit, j'arrête, je sais pas, c'est trop dur, et qu'est-ce qui t'a fait continuer pour ceux qui sont peut-être dans cette situation ?
- Speaker #0
Alors, pour être... tout à fait transparent, je pense que ça m'arrive une fois tous les deux jours, voire tous les jours, déjà. Non, mais il faut être... Ah ouais, non, non, il faut être complètement honnête. Alors, de manière... Attention, ça dure un quart de seconde, c'est pas tous les jours où je me dis je vais arrêter pendant deux heures, etc. Je me suis vue, et ça je vais te le dire aussi. il y a quelques semaines où carrément je cherchais les offres d'emploi où je me suis dit j'arrête, j'arrête parce que ça me prend, les réseaux sociaux ça me prend trop d'énergie, j'en ai marre, les résultats ne sont pas à la hauteur de mon investissement. Donc ça vraiment je tiens à rassurer, mais peut-être que tous ceux qui nous écoutent, vous allez avoir envie d'arrêter peut-être toutes les heures, tous les jours et c'est normal. Voilà, on va désacraliser ça aussi. Moi, tu me poses la question, dans deux jours, je peux avoir envie d'arrêter. Bon, je ne vais pas aller jusqu'à chercher des offres d'emploi à chaque fois, mais les difficultés sont tellement grandes que tu as envie d'arrêter, tu as envie de lâcher. Il y a des moments où tu as envie de te dire, attends, je vais retrouver un poste de salarié, je vais rentrer chez moi, je vais profiter de ma famille. Mais c'est normal et c'est humain. Tu sais, c'est hyper… c'est comme le burn-out, tu es à une époque. Il ne faut pas dire, mais si, on va dire, mais si, c'est vrai. On a envie d'arrêter. Moi, dans une heure, je vais avoir envie d'arrêter. Ce n'est pas le problème. Sauf que c'est à ce moment-là que vous êtes les meilleurs et qu'on est les meilleurs. C'est parce qu'on remonte. Et si vous avez la capacité à chaque fois de remonter, à dire non, je ne peux pas lâcher. J'aime trop ce que je fais. J'aime trop les gens avec qui je parle. Je ne peux pas arrêter là. J'ai encore plein de choses à apporter, mais sans jeter des fleurs. Ce n'est pas se dire on est les meilleurs. Ce n'est pas vrai. On est les meilleurs. Mais en tout cas, de se dire, mais j'ai quelque chose à apporter. J'ai envie. Et j'avais fait un poste à un newsletter, alors ça qui sera plus diffusé puisqu'elle date du mois de décembre, où je l'ai dit, moi je dis le syndrome de l'imposteur, je l'ai des fois, quand je lis des posts de mes consoeurs ou de mes contraires, je me dis mais je ne suis pas bonne, ils sont mieux que moi, c'est normal. Donc vraiment, désacralisons ça, en tout cas moi j'y tiens beaucoup. On a envie d'arrêter, c'est comme être manager, on a envie d'arrêter tous les jours d'être manager, c'est normal parce qu'on gère l'humain et c'est normal. Donc je pense que ça m'arrive. Une fois tous les 48 heures, parce que là, je suis dans la gestion d'un gros projet. Donc, je te dis que j'ai vraiment envie des fois de fermer le PC et de me dire, je vais aller boire un café. Je vais aller profiter de la vie, c'est bon. Mais c'est normal. Donc, vraiment, c'est des moments, en tout cas moi, où ça arrive beaucoup de gros projets. Mais ça peut arriver à n'importe quel moment. Vous voyez le poste d'un concurrent qui vous ressemble, vous avez envie d'arrêter. Vous avez un client qui vous parle mal, vous avez envie d'arrêter. Par contre, une seconde après, il y a un client qui vous signe. Alors là, vous avez envie de continuer. Donc, vraiment, il faut être comme dans une relation amoureuse. C'est pareil. Sauf que ça arrive moins souvent quand même. Parce que ça arrive tous les jours. Tous les deux jours, il faut peut-être s'interroger. Mais en tout cas, non. Il faut l'accepter. En fait, il faut juste l'accepter. Se dire, OK, là, je sais que je ne vais pas bien. Je sais que ça ne va pas. Eh bien, tiens, je vais planter ma petite pousse. Eh bien, je prends 10 minutes. Je vais étendre ma machine. Ce n'est pas ça qui va faire que tu vas étendre ta machine, que tu vas perdre ton business. Voilà. On s'aère, on ferme un coup de PC, on fait autre chose, on s'occupe de son chien, de ses enfants, peu importe. Et on revient plus clair. Moi, j'ai eu une période, j'ai fermé le PC pendant quatre jours. Je ne pouvais plus ouvrir mon PC. Ça m'a saoulée. Vraiment, je le dis, mais comme je le pense. Je ne pouvais plus. Je ne pouvais plus créer. Tout m'énervait. J'avais l'impression d'être nulle, de ne pas apporter aux gens. J'ai fermé pendant quatre jours. Et au lieu de me ronger et de me dire, il faut que je l'ouvre, mais il faut que je l'ouvre. Eh bien non, je me suis dit, accepte. C'est comme ça. Je romps. pour le moment.
- Speaker #1
Tu t'attones et tu dis, c'est bon, OK, ça repart. Voilà. Donc, voilà, moi, c'est… On a l'impression que surtout quand on gère seul, qu'on ne peut pas faire de pause, qu'on va perdre du temps. Mais je pense que c'est bénéfique et puis même le fait de vouloir arrêter, c'est quand même une prise de recul. Donc, c'est toujours…
- Speaker #0
Oui, avec toi.
- Speaker #1
Et voilà, je pense qu'il y a toujours des choses où on se dit, mais en fait, non, c'est vraiment ce que j'aime et tout. Mais c'est vrai que le métier d'entrepreneur, de manière générale, ça… C'est pas mal de sacrifices et il faut être persistant. C'est ça.
- Speaker #0
Et c'est dans ces moments-là, je crois qu'on est le meilleur, entre guillemets. Je crois qu'à chaque fois que j'ai repris derrière ces moments-là, ça a été les moments où j'ai été le plus clairvoyante sur mon entreprise, sur la partie stratégie. Moi, ça m'est arrivé sur la partie stratégie. Qu'est-ce que je propose aujourd'hui en 2026 ? Je vais monter une première version de formation digitale. en 2025, sous un format, finalement, on en parlait au tout début, sous un format planning, très, voilà, je vous dis, voilà ce qu'il faut faire. J'ai tout rasé. J'ai des heures de travail. Quand je te dis, j'ai mis à la poubelle. La formation était prête. Prête. C'est-à-dire que j'avais à cliquer sur le bouton, elle était en ligne. Elle était prête. Et je me suis dit, eh bien non, non, elle ne me ressemble pas. Elle n'est pas ce que je veux. Eh bien, je mets tout à la poubelle. Alors, sous risque d'avoir perdu des clients, parce que tu as des attentes, etc. etc. Ce n'est pas grave. Ce que je veux donner, c'est quelque chose qui me ressemble, dont les managers ont besoin et ce n'est pas juste une formation. Donc je t'ai dit, j'ai mis des mois et des heures et des nuits de travail à la poubelle. Quand je dis poubelle, c'est vraiment, je pourrais te montrer, j'ai fait supprimer l'ensemble de ma formation. Tu sais ce que c'est de construire une formation digitale. C'est un vrai combat. Et non, c'est de se dire, c'est comme ça, on redémarre. Et là, ce que je crée, c'est bien meilleur que la première version. Et ça me ressemble. Et quoi que c'était des fois de se dire, on supprime, on recommence, c'est pas grave. Les gens, s'ils sont là, s'ils comprennent, qui sont là pour toi, ils te suivront. Ils te diront qu'on a préféré qu'elle supprime, qu'elle nous propose quelque chose qui lui ressemble et qui peut nous aider plutôt que balancer en heures, dans les délais. Et tu vas te dire finalement, la formation des Loodies, elle n'est pas ce qu'elle nous avait donné.
- Speaker #1
Ok. Non, mais... Est-ce que, avec ton expérience aussi, c'est quoi aujourd'hui la vision pour toi d'un bon dirigeant d'organisme de formation s'il y en a une ? Ce ne serait pas forcément...
- Speaker #0
hum La vision, je pense qu'elle est le coup d'avance. Je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'on ait le coup d'avance. C'est-à-dire que quand tu es concurrent, avec toute la bienveillance, parce que si on était tout seul, on ne pourrait pas, mais avec toute la bienveillance que je donne dans mon concurrence, c'est-à-dire que quand vos concurrents sont là, ils sont au point A, c'est de vous déjà réfléchir au point B. C'est ce que j'essaie de faire et de se dire, mais finalement, ne reçoit pas. N'essayez pas de ressembler à vos concurrents. Si vos concurrents sortent une formation digitale, ce n'est pas vous. Pourquoi vous sortirez vous aussi une formation digitale ? Prends un exemple. Il y a Pierre qui saute en élastique. Vous le voyez au bord de la route. Qu'est-ce que vous faites ? Vous arrêtez, vous allez sauter en élastique aussi parce que vous vous dites non. Dans la vraie vie, tu sais, quand je te donne cet exemple, tout le monde se dit bien sûr que non, je ne vais pas le faire. Ou vous allez en course, vous voyez, je ne sais pas, quelqu'un acheter des boîtes de thon. Vous allez vous dire, je vais acheter du thon parce que l'autre a acheté du thon. Non, je prends des exemples hyper… Je prends ces exemples-là. C'est pareil dans la formation. Ce n'est pas parce que les formations digitales prêtent un autre tournoi, si c'est la conviction que vous avez. Si c'est dans votre domaine, c'est effectivement la tendance que vous avez. Vous êtes ancré, vous êtes en lien et vous avez la même vision. Allez-y si c'est la formation digitale. Par contre, ne le faites pas parce que tout le monde le fait. C'est assez clair. Ceux qui ont réussi des grandes réussites, c'est ceux qui n'ont pas fait comme les autres.
- Speaker #1
Justement, il faut se démarquer, mais après, il ne faut pas se démarquer pour se démarquer, c'est aussi une autre façon d'être aussi en accord avec soi.
- Speaker #0
Exactement, toujours être en phase avec soi. Si vous, ce n'est pas la formation digitale et que vous dites, non, moi je crois qu'il y a un cartage joué encore en présentiel et que finalement, à l'heure de l'IA, je décide de ne pas prendre le pli, mais pour telle et telle raison et en accord avec soi, je te rejoins complètement, Hugo. Ce n'est pas se dire, je ne fais pas comme les autres. parce que je ne dois pas faire comme les autres. Mais c'est juste de réfléchir vous sans penser à ce qui se passe autour au départ. La première idée doit venir là comme ça, debout avec votre cahier. Moi, je suis encore... Tiens, il n'y a pas de film, mais on peut décrire là, voilà. J'ai les blocs notes partout alors qu'on est à l'heure du digital et qu'on ne devrait plus avoir de blocs notes.
- Speaker #1
Ce n'est pas la même chose effectivement que de prendre une feuille blanche et de noter des choses.
- Speaker #0
Ben oui. Moi, ma formation digitale, la deuxième version, je l'ai construite de cette manière-là. Tout est dans mes cahiers. Alors, si la nouvelle génération nous écoute, ils vont se dire, oh là là, non, on dirait nos parents qui nous parlent. Mais en tout cas, vous pouvez être prof de créativité. La créativité, fermez votre PC. Au départ, même si vous nous aidez de tous les outils après, de l'IA et utilisez-les, au départ, ça doit naître de votre esprit. Et tu sais ce que je disais à mes étudiants, et pour mes étudiants, peut-être qu'ils nous écouteront d'ailleurs, je leur fais un petit coucou, je leur dis, l'idée, elle doit d'abord venir de vous. et vous alimentez l'IA, par exemple, si on parle d'IA, d'accord ? Ce n'est pas l'IA qui vous alimente, c'est l'inverse, d'accord ? Pour structurer, pour cela. Mais au départ, prenez une feuille blanche, allez-y, écrivez, même si vous faites des fautes, on s'en fiche, c'est vous avec vous-même et ça vous permettra de structurer. Tu sais, il n'y en a pas… En fait, moi, j'ai une copine qui a essayé d'écrire, « Ah ben tiens, crée-moi une formation, voilà, c'est avec Gemini ou ChatGPT. » Il a sorti la formation. Sauf que ça n'avait pas de sens. Ce n'était pas elle. Donc derrière, pour la construire, elle n'arrivait pas à la construire. C'est normal. Voilà. Donc c'est un peu…
- Speaker #1
Une autre question et une dernière question, c'est que tu regardes les prochaines années, qu'est-ce qui va le plus challenger les dirigeants d'organismes de formation ? Donc en fait, on y a un peu répondu. Je pense qu'il y a une part d'IA, il y a une part de garder sa créativité. Mais voilà, si tu veux.
- Speaker #0
Et si j'ajoutais une chose, moi que j'intègre beaucoup dans mes formations, et tous ceux qui ont suivi une formation avec moi, je pense qu'ils pourraient témoigner aujourd'hui, c'est d'avoir un vrai dynamisme et de ne pas mentir aux gens. Moi, quand je les ai, je ne leur dis pas que je vais faire, tu sais, sur des formations en présentiel quand j'interviens auprès des entreprises. J'ai deux programmes de 14 heures chacun de formation. Je ne leur dis pas que vous allez ressortir et que vous allez être les meilleurs managers du monde. Non, je vous donne des outils, des clés pour y arriver, mais ça ne va pas vous transformer. Et je pense que les gens, ils ont besoin d'entendre la vérité, qu'on soit transparent avec eux. Parce que mentir, et ça, ça peut être vraiment, tu sais, je vois beaucoup, tu dois voir aussi… Soyez, je parle dans le management, mais ça doit arriver aussi sur les sites internet. Créez votre site internet en trois minutes. C'est magnifique ça. Devenir un meilleur manager en trois heures. Ah ben oui, ok, ok, mais il n'y a quoi derrière, tu vois. Donc, c'est vraiment de se dire votre personnalité. Voilà, ça s'attire, les gens adorent comment tu parles. Donc vraiment, je pense qu'il y a cette partie un peu personal branding, si je prends les mots très actifs. qui va jouer parce qu'il ne faut pas se leurrer que ce soit dans le digital, dans toi, par exemple, le développement. Un code, c'est un code. Moi, les styles de management, c'est les styles de management. On va dire que c'est la même chose. Seulement, ce qui va apporter, c'est la personnalité et le vécu.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi et c'est hyper intéressant. Donc, c'est la fin du podcast de cet épisode. Donc, merci d'avoir écouté cet épisode des coulisses de la formation. Donc, si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation et que vous voulez optimiser vos... process pour libérer du temps chaque semaine. Pensez à réserver votre appel gratuit. Le lien est en description. On mettra aussi le lien de Tami's Letter, Elodie et de Thérésa, si tu veux. Restez connectés pour découvrir d'autres parcours, expériences, conseils pratiques, comme avec Elodie, qui vous aideront à mieux gérer et développer votre organisme de formation. On se dit à très bientôt. Merci beaucoup, Elodie, d'avoir participé à cet épisode. et à bientôt aussi pour les différents retours que tu nous feras sur tes nouvelles techniques aussi.
- Speaker #0
Super, merci Hugo en tout cas pour ton invitation et voilà, je partagerai effectivement mes retours sur mes nouvelles méthodes d'organisation.
- Speaker #1
Merci à toi.