- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode des Déclics de Kelly. Ici, on parle d'immobilier, mais pas comme vous l'avez toujours entendu. Dans ce podcast, vous trouvez des méthodes, des repères, des histoires vraies, des partages d'expériences d'experts, des gens qui ont osé, qui ont trébuché, qui ont avancé quand même. L'objectif est simple, que vous repartiez avec quelque chose de concret. Mon invité aujourd'hui fait partie de ceux qui ont changé quelque chose en moi, parce qu'avant de crier les Déclics de Kelly, avant de me lancer dans l'immobilier, j'ai eu ce déclic, un vrai, un de ceux qui te font te lever différemment le matin. Et une partie de ce déclic, je le dois à Lionel et à Maëva, en suivant leur aventure sur les réseaux, en suivant ce qu'ils construisaient, en suivant ce qu'ils montraient, la façon dont ils professionnalisaient tout ça, j'ai eu un sursaut. Et j'ai commencé à m'intéresser plus profondément à ma relation à l'argent et à l'immobilier. Il y a ceux qui font. et à ceux qui font et ceux qui montrent. Lionel, lui, il fait partie de cette deuxième catégorie. Avec son associé, ils ont ouvert la voie à des amateurs, des jeunes, des moins jeunes, tous ceux qui avaient l'envie, mais pas encore le chemin. Comme on dit chez nous, c'est en l'emmenant qu'à la vélo, celui qui montre la route en la faisant. Et Lionel, c'est ça. C'est pour ça qu'il est là aujourd'hui. Je le remercie sincèrement d'avoir accepté cette invitation avant son grand départ. Bonjour Lionel et bienvenue.
- Speaker #1
Bonjour et merci de m'avoir invité.
- Speaker #0
Lionel, si on replaçait le décor, est-ce que tu peux nous dire d'où tu viens ?
- Speaker #1
Alors, je viens de banlieue parisienne, je m'appelle Lionel et j'ai été marchand de biens et voilà.
- Speaker #0
Et tu as été, donc c'est fini ?
- Speaker #1
Oui, c'est fini. Je suis en train de fermer ma société de marchand de biens.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler de ta relation à l'argent ?
- Speaker #1
Je n'ai pas vraiment de relation à l'argent, comme je pense que c'est un outil dont on a besoin. Quand tu veux couper quelque chose, c'est plus facile d'avoir un ciseau ou un couteau. Quand tu veux acheter quelque chose, c'est plus facile d'avoir de l'argent. Pour moi, je pense que l'argent, ce n'est pas une fin en soi. Et les gens qui ont l'argent comme fin en soi, qui pensent que l'argent est un accomplissement, sont souvent déçus. Je pense que l'argent, c'est plutôt un outil qui t'aide à aller vers ton accomplissement.
- Speaker #0
Donc, c'est ça qui m'a servi pour toi ?
- Speaker #1
Oui, après, moi, je n'avais pas besoin d'avoir... énormément d'argent pour être heureux. Donc, j'ai eu assez d'argent pour être heureux.
- Speaker #0
Quand j'ai commencé à te suivre, tu parlais beaucoup de ton point de départ, entre guillemets, avant ce switch. Je vais remarcher en bien. Tu étais chauffeur de bus à la RATP à l'époque. Qu'est-ce qui s'est passé dans ce job ? Qu'est-ce qui a fait que tu as décidé d'arrêter et de changer de métier ?
- Speaker #1
Alors déjà, quand j'étais à la RATP, je faisais des opérations de marchandeur.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est-à-dire que moi, je suis allé à la RATP justement pour avoir un CDI, pour commencer à pouvoir emprunter, pour me lancer. C'était vraiment ça, la RATP. Je n'aime pas trop conduire, donc ce n'était pas une passion en soi. Mais c'était un bon tremplin parce que quand tu travaillais à la RATP, tu pouvais facilement emprunter de l'argent pour commencer à acheter tes premiers appartements, tes premières maisons. Donc c'est pour ça que j'y ai été. Ensuite, le déclic, c'est quand tu travailles à la RATP, tu sais ce que c'est. C'est l'enfer sur terre. En fait, t'es méprisé par des gens méprisables. Parce que les gens qui montent dans ton bus, en fait, ce sont des gens qui font toujours appel « faut pas faire de mépris de classe » , parce que j'ai posté des trucs sur ce sujet, et ils disent « oui, le mépris de classe, quand un riche parle mal à un pauvre, quand un riche parle mal à un jeune de la classe moyenne » . Mais les jeunes de la classe moyenne qui prenaient mon bus tous les jours, faut voir comment ils parlent à un chauffeur de bus. Ils se rendent pas compte. Et comme j'avais beaucoup de mépris pour eux, je pouvais pas me dire que ces gens-là peuvent me donner des ordres, donc ça m'a encore plus motivé.
- Speaker #0
T'avais combien de temps, du coup, dans ce...
- Speaker #1
J'ai fait une autre société avant. J'étais à la CIF, j'ai fait l'RATP, mais j'ai dû faire, je ne sais pas, j'ai une très mauvaise notion du temps, peut-être 6 ans, 5 ans. Oui, parce que comme je n'étais pas très fort à l'aise, peut-être 5 ans même. Peu importe, je ne sais pas le truc exact. Mais oui, ce n'est pas que le mépris a pris du temps, c'est que pouvoir décoller a pris du temps.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est plutôt ça. Mais je les méprisais bien avant.
- Speaker #0
Il y a des gens qui... pu très bien rester aussi. Il y en a aujourd'hui qui restent. Oui,
- Speaker #1
moi j'ai de la famille à la RATP donc j'ai pas des problèmes d'un an je m'entends très bien avec eux. Les gens font ce qu'ils veulent pour être heureux.
- Speaker #0
Donc toi il y a vraiment eu, c'était de la préparation à finalement...
- Speaker #1
Oui, moi je pense qu'un peu comme Tsunzou dans son livre qui dit le succès d'une opération dépend de sa préparation. Quand je fais quelque chose, je me prépare bien. Et puis après ça,
- Speaker #0
t'es lancé.
- Speaker #1
Ouais. Je ne fais pas d'étapes inutiles.
- Speaker #0
Je prends cette pique. Et raconte-moi si tu peux, tu t'en rappelles. Ce jour où ça y est, tu as posé ta dème, tu es parti.
- Speaker #1
Je n'ai pas posé ma dème, mais ils m'ont viré. Je n'étais même pas au courant. Ça y est, je n'allais plus. Ils m'ont viré. Après, je finis avec eux. C'était OK,
- Speaker #0
tu étais prêt ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu un conseil de discipline. Après, je n'ai pas été. Je ne sais pas ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Bon, fin de l'histoire.
- Speaker #1
J'allais aller au conseil de discipline pour qu'ils me disent « Monsieur, vous êtes viré ? »
- Speaker #0
Voilà. De toute façon, tu étais prêt, tu avais déjà la suite. Donc en soi, ça ne change pas grand-chose. Quel a été le moment où tu as entendu parler d'immobilier pour la première fois ?
- Speaker #1
J'ai toujours entendu parler d'immobilier parce que ma mère, c'est nantier, je suis de la Martinique. Je ne sais pas, tu es de la Martinique ? Oui,
- Speaker #0
c'est.
- Speaker #1
Et moi, j'ai grandi dans une petite zone pavillonnaire. Et ma mère, elle a fait construire sa maison en 1988. Il n'y avait pas beaucoup... pas beaucoup de Noirs qu'ils faisaient construire en France à l'époque. Il faut bien se mettre dans une époque, 88, c'est autre chose. Parce que les gens vont dire, non, oui, mais à l'époque, ce n'était pas pareil. C'était rare. Oui, ce n'était pas la première, mais il n'y en avait pas beaucoup, en fait. Ce n'était pas quelque chose comme maintenant. Et donc, voilà, je pense que j'ai toujours plutôt grandi avec ça. Et puis, je pense que j'ai toujours été... un peu attiré par l'immobilier et ça s'est fait naturellement. Pour moi, ça a été une évidence.
- Speaker #0
Et à quel moment tu as identifié que c'était un levier pour aller vers...
- Speaker #1
Je n'ai pas fait de grosses études et quand on n'a pas fait de grosses études, et je voulais beaucoup d'argent quand j'étais jeune, tu comprends vite qu'avoir une maison et la mettre en location, ça ne te permet pas d'être riche, mais il y a plein de gens qui vont payer des loyers, tu vas tous les toucher, c'est un peu dans le fantasme. J'ai commencé comme ça, avec ce fantasme-là. Après, je me suis rendu compte que ce n'était pas tout à fait comme ça. Mais ça a été mon objectif.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu de frein limitant, comme souvent on peut l'entendre. Ce n'est pas pour moi. Moi,
- Speaker #1
tout est pour moi. Déjà, les gens qui disent que ce n'est pas pour moi, je ne parle pas avec eux.
- Speaker #0
D'accord. C'est clair.
- Speaker #1
Regarde le monde. On voit des satellites, il y a des fusées, on prend l'avion, il y a des voitures. Il y a tout. Si on voit toutes ces choses, c'est qu'il y a quelqu'un qui l'a fait. Alors je dis pas que tout le monde peut tout faire, mais on peut apprendre à tout faire, tu vois.
- Speaker #0
Donc je ne te fixe aucune limite ? T'as un objectif ?
- Speaker #1
Non, moi je déteste les gens qui ont des limites, vraiment, j'aime pas ces gens-là. Parce que, non mais pourquoi je les aime pas ? Parce que les gens vont croire que c'est arrogant, mais... Parce que quand t'as des limites, et que t'as un enfant, ton enfant peut... te ressemble. Et inconsciemment, tu limites ton enfant. C'est-à-dire que tu peux gâcher sa vie sans t'en rendre compte.
- Speaker #0
Et ton entourage aussi, d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, ton entourage. Tu imagines, tu as un enfant, il veut faire quelque chose. Non, mais tu peux... C'est quelque chose qui... Pour moi, les gens qui ont des limites sont des gens très dangereux.
- Speaker #0
Donc, on est finalement dans le problème, initialement, dans l'histoire.
- Speaker #1
Oui, je pense. Je suis d'accord avec ça.
- Speaker #0
Donc, quand tu as parlé de ton projet de marchand de biens, quand tu as parlé de faire de l'immobilier autour de toi, tu n'as pas eu de...
- Speaker #1
Non, parce que ma famille me connaît. Donc, ils n'ont jamais... Après, je ne sais même pas si ma mère, c'est totalement le métier que je fais, vraiment.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu travailles ? Oui, je travaille. Tu es éclatante ? Je suis dans l'immobilier. Elle a déjà visité quelques appartements au début, parce que je faisais visiter ma mère à l'époque.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'en avançait ?
- Speaker #1
C'était bien,
- Speaker #0
elle aimait bien.
- Speaker #1
D'accord. Elle allait voir les appartements sur Paris, on se baladait. Ça coule, quoi.
- Speaker #0
Quel était ton ressenti quand ta mère aime bien ce que... Parce que c'est quand même quelque chose d'inattendu, quelque chose de spécial de savoir que sa mère aime bien... Ben l'appartement était bien,
- Speaker #1
je savais qu'elle allait bien aller bien.
- Speaker #0
Elle allait bien bosser ?
- Speaker #1
Oui, mais tu as déjà fait une opération je pense, tu as acheté un appareil. Quand l'appartement est bien, tu le sais. Si ta mère le dit, oui c'est bien, mais tu le sais.
- Speaker #0
Non mais il y a un truc spécial quand même, quand c'est la maman qui dit ouais, tu as fait du bon boulot.
- Speaker #1
Moi après on est une famille assez publique, elle ne me l'a peut-être pas dit comme ça, mais non je... Après moi je ne voulais pas décevoir ma mère, c'est vrai. Mais on n'est pas très démonstratifs, ni elle ni moi. Donc voilà, elle m'a dit que c'était bien.
- Speaker #0
Dans le regard, c'était suffisant ?
- Speaker #1
Même pas dans le regard, c'est bien, c'est sympa. Ça suffit.
- Speaker #0
Et quand tu as signé ton premier acte chez le notaire, quand tu as fait ton premier achat, quelles ont été tes émotions, tes ressentis ? Ça y est, j'y suis, ça y est, c'est parti, non ?
- Speaker #1
Non, parce que le premier, c'est un appartement que je pensais mettre en location. Donc je l'ai acheté, j'ai perdu mon boulot, j'ai mis un an pour faire les travaux. C'est des potes à moi qui m'ont aidé à faire les travaux parce que j'avais plus d'argent. D'ailleurs, je ne regarde pas mes podcasts, mais je les embrasse, toute l'équipe de... la mire portugais de ça sont ceux qui qui m'ont aidé à faire les travaux parce que j'ai pas d'argent pour les refaire et je les refais je les mets en location la personne n'a pas payé le loyer j'ai été dans la merde et j'ai vendu l'appartement pour arrêter ce bordel d'accord et quand j'ai vu la plus-value c'est ça que je vais faire ah oui c'est venu comme ça oui mais moi j'ai pas j'ai pas planifié d'accord c'est quand j'ai vu la plus-value je dis maintenant ça me fait huit ans de loyer En une vente ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais en 8 ans, je peux faire au moins 30 ventes. Donc, c'est parti comme ça.
- Speaker #0
Donc, tu avais très bien acheté, finalement.
- Speaker #1
Oui, j'avais bien acheté.
- Speaker #0
Quand tu as fait ta première opération.
- Speaker #1
Oui, très bien.
- Speaker #0
Et tu en avais conscience ? Oui,
- Speaker #1
parce que j'avais... J'ai travaillé dans l'immobilier avant d'être chauffeur de bus. J'avais travaillé un peu dans l'immobilier.
- Speaker #0
J'avais bien acheté. C'est une bonne nouvelle. C'est super, ça. Quand ça se passe bien la première fois... Et en même temps, on n'a pas un marchand, puisque les alliés les ont payés.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'on a beaucoup de fantasmes. Et jusqu'à ce qu'on fasse la première opération, on se rend compte que ça ne se passe pas comme on avait prévu. Même si dans les formations, on explique quand même assez bien comment ça se passe. Moi, je vois les gens qui prenaient mes formations à l'époque, ils ont été moins perdus que moi.
- Speaker #0
Oui, de ta compagnie, d'avoir un cadre.
- Speaker #1
Ils savent que c'est une promesse de vente, un compromis. Ils savent comment ça se passe les travaux. Moi, j'avais de l'expérience dans l'immobilier, mais je n'avais pas de l'expérience travaux. C'est là où j'ai pris une vraie claque. Et je pense que les gens qui se sont lancés après et qui ont suivi des cours sont moins perdus que nous.
- Speaker #0
Donc finalement, le marchand de biens, qui est ce marchand de biens finalement ?
- Speaker #1
Une personne qui achète un bien immobilier, qui essaie de le valoriser, soit par les travaux, soit par la division ou autre, et le revendre plus cher.
- Speaker #0
On tente de clarifier pour ceux qui nous écoutent, qui ne savent pas ce que c'est. Est-ce qu'il y a eu un moment dans ta carrière de marchande bien, un moment où tout a failli s'effondrer ?
- Speaker #1
Non, non. Je suis préparé quand je fais quelque chose.
- Speaker #0
Tu prends le temps de bien sécuriser, de bien apprendre, de connaître les choses ?
- Speaker #1
Oui, et après, une fois que je connais, ça va.
- Speaker #0
Et d'où ça te vient cette préparation ? tu pars comme ça, sans filet, sans rien ?
- Speaker #1
En fait, je pars sans filet dans un sens où je vais faire quelque chose que je ne connais pas. À part au moment où j'avais perdu mon boulot, ça prenait du temps de refaire mes travaux. Je n'allais pas perdre l'appartement ou peut-être que si. En fait, je suis quelqu'un qui ne se prend pas la tête avec le... J'ai déjà eu un découvert de près de 10 000. Ça ne m'empêche pas de dormir.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu sais que ça va...
- Speaker #1
Même si ça ne rentre pas, je ne sais pas. Mais la première fois, je me rappelle, je ne sais plus c'était combien, mais j'étais vraiment financièrement au plus bas. Et il y avait ma soeur qui était passée chez moi. J'étais chez ma mère à l'époque. C'était l'époque de mes premiers rapports de soie. Je lui dis, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Elle me dit, mais comment tu fais ? Je dis, mais de toute manière, l'argent, je ne l'aurai pas. C'est pas en discutant avec toi que l'argent, je vais l'avoir. C'est un bon bain.
- Speaker #0
Cette approche est la tienne, mais ce n'est pas tout le monde qui peut dormir la nuit en sachant qu'il a...
- Speaker #1
Moi, j'ai vu un mec, il avait une boîte. Vous ne me rappelez plus très bien le sort, parce que c'est une histoire, mais il avait une boîte et il avait un gros fournisseur qu'il n'avait pas payé. Le gros fournisseur a fait faillite. Il ne pouvait pas payer ses salariés. Il a dormi la nuit. Le lendemain, il a été leur expliquer. Ils ont gueulé. Il a dit, je n'ai pas.
- Speaker #0
C'est simple que ça. Dans tes opérations, quel a été le moment le plus compliqué ?
- Speaker #1
La première, je pense que, et ça je le dis même dans ma formation, je ne vends pas de formation. Les gens qui disent qu'on parle beaucoup, c'est pour la vente. Non, pas du tout, je n'en vends plus. Mais la première opération, je pense que c'était la plus compliquée et celle où on apprend le plus de choses. Je ne sais pas si toi c'est pareil, mais je pense que la première opération... Après la première opération, il y a des gens qui n'en font pas une deuxième.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Parce qu'ils ont dit, j'ai gagné de l'argent, mais j'ai trop sué. Et je pense que la première, c'est celle où on apprend le plus, où on découvre le plus. Je pense que c'est la plus compliquée. Je ne sais pas si tout le monde sera d'accord avec moi, mais même si elle n'est pas vraiment la plus compliquée, c'est celle qui est la plus compliquée pour nous, parce qu'on est dans l'inconnu. Je pense que c'est la première la pire. Et c'est un 26 mètres carrés, donc imagine.
- Speaker #0
Et les travaux, tu disais que c'était le point. plus compliqué à appréhender au début ?
- Speaker #1
Pour moi, après, si vous êtes dans les travaux, ben non, je pense que quelqu'un qui s'y connaît, non. Moi, c'était pas mon corps de métier, j'y connaissais pas grand-chose. C'est là que j'ai le plus appris, oui.
- Speaker #0
Dans les personnes que tu as accompagnées, qu'est-ce qui fait la différence entre quelqu'un qui va... passer à l'action et quelqu'un qui va juste rester au stade de se former et de rien faire ?
- Speaker #1
Je pense que les gens qui passent à l'action, ce sont des gens qui ont un petit rage en eux. Les gens qui sont un peu dans l'inconfort. Et les gens qui ne passent pas à l'action, ce sont des gens où ils veulent faire de l'argent pour kiffer. Ils ne veulent pas faire de l'argent pour s'en sortir.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et les gens qui veulent faire de l'argent pour s'en sortir, ils gagnent beaucoup plus. Moi, j'avais fait une formation au départ. La formation, je l'avais fait avec... Je l'avais fait, mais j'avais commercialisé avec Philippe Simo d'investir au pays. Et on avait eu un groupe. Et Philippe Simo, il avait une audience africaine, mais beaucoup avec des gens nés en Afrique qui vivaient en France. J'ai jamais vu des gens aussi motivés. Ils avaient une fin de ouf. Et ils ont fait des très belles opérations. certains avaient des bons jobs, des bons métiers. Il y avait un médecin, il y avait des gens qui avaient un peu d'argent. Mais il y avait des gens qui n'avaient pas grand-chose. Ils ont eu de très bons résultats aussi. Moi, j'ai formé beaucoup d'antillais. Et des antillais en France comme aux Antilles. Mais je pense que le truc, c'est que moi, et je te promets, j'ai formé des antillais, que ce soit en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et tout, qui ont fait des opérations, qui ont gagné de l'argent. Aucun n'a voulu passer devant la caméra. Tu sais, quand je faisais les témoignages, aucun n'a accepté. Ah si, il y en a un. Il y en a un, d'ailleurs, sur ma chaîne Mel Immobilier, il y est. C'est Taylor, qui a accepté. Il avait fait un appartement dans le 12e. Même maintenant, je crois qu'il est reparti vivre en Guadeloupe. Mais sinon... Parce que je pense que chez nous, l'argent est un tabou. Je pense que c'est le plus gros tabou aux Antilles, l'argent.
- Speaker #0
OK. Il y en a qui font, mais juste qui ne montent pas.
- Speaker #1
Oui, quand tu regardes le... Je vais dire un truc qui va surprendre les gens, mais vous pouvez regarder dans les études. Guadeloupe, Martinique, Réunion, ces trois départements-là, en pourcentage, et pas en nombre absolu, mais en pourcentage, ce sont les départements en France où il y a le plus de millionnaires. Oui. Et les gens disent que ce sont les béqués. Mais quand tu regardes les pourcentages et la population, ce n'est pas possible que ce soit uniquement les béqués. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont de l'argent, c'est juste qu'ils ne le disent pas. Ils ne le montrent pas. Tu vois, aux Antilles... Tous les gars ils ont un short, une bachée, parce que ça on dirait un pick-up, mais c'est une bachée aux Antilles. Une chemise et ils se baladent comme toi et moi. Mais tu sais pas qui est qui.
- Speaker #0
Donc c'est pas qu'il n'y ait pas des Antillais qui font pas, c'est vraiment qu'il y a un nombre d'Antillais qui font, mais qui juste se montrent pas finalement.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que c'est culturel. Tu vois pas trop d'Antillais très exubérants ?
- Speaker #0
Parmi ceux qui ont.
- Speaker #1
Tu vas me dire maintenant il y a un garage Porsche Mais en France tu vois des Antillais T'en vois beaucoup On n'est pas un peuple de En fait il y a du petit show-off Chez les Antillais mais il n'y a pas de gros show-off Tu vas voir un mec Qui achète 2-3 bouteilles Dès qu'un gars il a de l'argent Il a un bel appart,
- Speaker #0
une belle maison Il t'invite pas chez lui Non On reste extérieur
- Speaker #1
C'est comme ça.
- Speaker #0
C'est assez paradoxal parce qu'aujourd'hui, on est beaucoup sur le paraître aux Antilles. J'envoie chez les dernières voitures, les dernières Mercedes, les dernières... Mais là,
- Speaker #1
je pense que ce n'est pas qu'aux Antilles.
- Speaker #0
Partout, mais aux Antilles, quand même, on a quand même une consommation au crédit conso. Finalement, quand on regarde le nombre de propriétaires ou le nombre de personnes qui sont entrepreneurs ou qui ont une volonté, effectivement, de s'en sortir, parce qu'il y a une réalité qui est la vie chère aux Antilles. Je me dis que c'est dommage parce que le champ des possibles, en tout cas, dans l'immobilier, est vaste. Ici ou ailleurs.
- Speaker #1
Moi, je suis d'accord avec toi. Le champ des possibles est très vaste aux Antilles. Après, comme tu as dit, il y a des réalités très spécifiques. Et aussi, il y a une... Tu vois, tout à l'heure, on parlait de limites. Moi, je pense que dans le mindset des Antilles, il n'y a pas tous. Parce que les gens vont retenir ce que je vais dire, mais j'ai bien dit pas tous. Il y a aussi une certaine forme de limitation. Et puis, il y a aussi une certaine forme d'éducation. Comme je disais, j'avais fait un TikTok sur ça, j'avais dit, la plupart des gens de la classe moyenne font des enfants qui sont dans la classe moyenne. Quand bien même l'enfant a des bonnes notes, il réussit bien scolairement, il ne devient jamais riche. Il peut s'en sortir un peu mieux, mais il ne devient pas riche. Pourquoi ? Parce que ses parents lui ont inculqué ces valeurs-là. Et les valeurs de la classe moyenne, ce sont des valeurs très dangereuses. Quand je dis très dangereuses, attention, je ne dis pas, mais au niveau de la limitation du potentiel, c'est quelque chose... Tu vois des mecs super brillants... J'ai un blocage, je ne peux pas y arriver, je ne sais pas. Parce que ta mère t'a mal élevé.
- Speaker #0
L'éducation pour toi, c'est le...
- Speaker #1
Oui, moi je pense que j'ai une mère extraordinaire. Moi, franchement, je te dis, quand je regarde mon parcours...
- Speaker #0
Parce que t'en as croisé du monde, en plus.
- Speaker #1
Oui, j'en ai croisé. Mais moi, je sais que mon argent, tout ce que j'ai gagné, ça vient de ma mère, en fait. Je sais vraiment que c'est elle.
- Speaker #0
Vraiment, si tu regardes.
- Speaker #1
Elle regarde pas mes trucs.
- Speaker #0
Elle le sait, elle le sait.
- Speaker #1
Non, je sais même pas si elle s'en fout de ces trucs-là, ma mère.
- Speaker #0
D'accord, mais tu l'as dit.
- Speaker #1
Non, mais elle s'en fout. Ok,
- Speaker #0
elle sait que tu es bien et c'est ce qui compte.
- Speaker #1
Oui, ma mère, elle est pas... Ses enfants meurent pas de faim. Elle fait pas de différence entre ses enfants. Ce n'est pas une dame qui est dans l'argent, l'investissement, tout ça, ma mère.
- Speaker #0
D'accord. Donc, c'est ce qui t'a finalement guidé.
- Speaker #1
Mais c'est ce qui fait que…
- Speaker #0
Il n'y a aucun rapport à l'argent de particulier.
- Speaker #1
Oui. Et puis, une fois, j'avais montré la maison de ma sœur. Elle l'a vendue parce que ma sœur est partie les vendredis. Mais j'avais fait une story sur Instagram où j'avais montré la maison de ma sœur. Et c'était… Je ne sais plus si c'était le lendemain de Noël ou un truc. Elle avait inventé à manger chez elle et tous les trucs. On mange bien, là. En plus, ma soeur, c'est ma grande soeur, donc elle sait que je suis tout seul et tout, prend des petits verroirs, des trucs et tout. Et j'avais montré la maison de ma soeur et les gens étaient choqués. Alors que ma soeur avait une grande maison avec des baies vitrées et tout à l'extérieur. Notre mère nous a élevés pour qu'on ait ça, quoi.
- Speaker #0
Par-delà.
- Speaker #1
Oui, je pense que les parents ont une grande part de responsabilité dans la réussite économique de leurs enfants.
- Speaker #0
Donc le choix de devenir parent est quand même hyper important, finalement.
- Speaker #1
Oui, moi je ne suis pas devenu, donc je sais ce que c'est.
- Speaker #0
C'est un choix personnel.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
un vrai choix en tout cas.
- Speaker #1
Je ne pense pas que c'est compliqué d'être parent.
- Speaker #0
C'est encore plus ça aujourd'hui. Oui, je ne sais pas si c'est ça.
- Speaker #1
Je n'en ai pas. Je prépare bien, je n'étais pas préparé.
- Speaker #0
Donc ça fait combien d'années que tu es marchand de bien jusqu'à aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'ai fait 15 ans d'opération à peu près.
- Speaker #0
Oui, 15 ans.
- Speaker #1
Mais je n'ai pas toujours été marchand de biens. J'ai été aux premières opérations. J'ai acheté la première opération que je faisais. J'étais en résidence principale. Je ne connaissais pas. Après, je l'ai mis en location, le bien. Ce n'était pas vrai. C'était une opération de marchand de biens, puisque c'était un achat-revente. Mais je n'avais pas de statut, de truc comme ça et tout.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Les premières opérations, ça s'est fait. Je ne connaissais pas. Je ne savais pas qu'on pouvait être qualifié. C'est au fur et à mesure que j'ai appris sur le tas. Donc, c'est des choses que j'ai découvertes.
- Speaker #0
Il y a une notion aussi que tu partages beaucoup, c'est ton entourage. Dans le marchand de biens, tu es vraiment entouré de professionnels. Ça, c'est vraiment une force, en tout cas. Qu'est-ce qui fait la différence quand on a effectivement cet entourage de qualité ou quand on est tout seul ? Souvent, on n'a pas envie de parler de nos projets à nos proches. On n'a pas envie de se faire entourer. Mais toi, je...
- Speaker #1
Mais il faut parler de ses projets. Parce que si tu as un projet de merde, qui va te le dire si tu ne le dis à personne ? Tu es obligé de parler de tes projets. En plus, ça, c'est des trucs... Tu vas parler de tes projets, il va se passer quoi ? L'autre, il va voler ton idée, donc tu...
- Speaker #0
C'est un tas ?
- Speaker #1
Non, mais je veux dire, je sais pas, moi, Mercedes, ça fait des voitures. BMW, on a fait après ou avant, je sais pas. Parce que quelqu'un fait quelque chose que tu peux pas aller faire.
- Speaker #0
En tout cas, quand on est marchand de biens, il faut avoir un bon notaire.
- Speaker #1
Oui, ça vaut mieux, oui.
- Speaker #0
Un bon notaire et comptable. Expert comptable. Là, c'est indispensable.
- Speaker #1
Oui. J'ai jamais vu quelqu'un qui a une entreprise qui cartonne ou même qui s'en sort sans bon expert comptable.
- Speaker #0
Pendant 15 ans, tu as été marchand. Là, aujourd'hui, tu es sur d'autres horizons. Tu décides de partir, de quitter la France qui t'a finalement beaucoup donné.
- Speaker #1
Moi, je suis un amoureux de la France. Je dis toujours que je suis un amoureux de la France. Comme je dis, c'est un pays qui a beaucoup de problèmes, mais j'ai beaucoup voyagé. Et il y a des pays qui ont des problèmes bien plus importants.
- Speaker #0
C'est marrant parce qu'on a toujours ces... On entend chez certaines personnes, la France, c'est pourri, c'est compliqué, on ne peut rien faire. C'est toujours les mêmes qu'ils ont. Alors que quand je regarde ton parcours...
- Speaker #1
La France, c'est quand même le pays, le troisième pays au monde à avoir le plus de millionnaires. C'est un des pays qui a fabriqué le plus de millionnaires ces dernières années. Oui, c'est sûr, tout le monde ne les a pas gagnés, les millions, on ne peut pas se mentir. Mais il y a des pays, je veux dire, même développer un business sur Internet, c'est compliqué, il n'y a pas Internet. Quand il y a Internet, il n'y a pas forcément l'électricité qui fonctionne tout le temps. Et quand même, il y a l'électricité Internet, il n'y a pas les moyens de paiement pour acheter ton produit. Donc voilà, il y a des gens qui ont des vrais problèmes pour gagner de l'argent. En France, c'est d'autres problèmes.
- Speaker #0
On est quand même chanceux d'être ici, finalement.
- Speaker #1
Mais tu sais que dans 90% des pays du monde, tu leur demandes s'ils échangeraient ta place avec toi, ils diraient oui. En France, ils diraient oui.
- Speaker #0
On ne se rend pas compte ?
- Speaker #1
Parce que les gens sont trop gâtés. C'est eux qui ne réussissent pas, c'est ceux qui n'ont pas faim. Ils se plaignent, mais ils ne se rendent pas compte de leur chance. Alors oui, le verre n'est pas complètement plein, c'est sûr.
- Speaker #0
Il faut aller le remplir, de toute façon.
- Speaker #1
Oui, voilà. Et puis surtout, il y a des gens qui ont beaucoup moins de moyens, de trucs, d'outils et tout.
- Speaker #0
La Martinique, elle a été parfois à l'honneur dans quelques d'autres réels ou stories.
- Speaker #1
Souvent.
- Speaker #0
Souvent ? Je ne sais pas. Quel est ton regard, en tout cas, sur... cette île ?
- Speaker #1
J'en ai deux, et j'ai le regard triste, parce que l'île est en train de mourir économiquement, je pense. Il y a beaucoup moins de dynamisme économique. Les gens sont étouffés par la vie chère. La violence aussi qui grandit, parce que forcément, violence, vie chère, chômage, vieillissement de la population aussi. Donc ça, ça me fait très mal, parce que moi, j'aime mon île. Et le positif, c'est toute mon enfance. Moi, je suis né en France, mais j'allais tout le temps aux Antilles quand j'étais petit. Tous les ans, ma mère nous envoyait. C'est le Vauclin, la Pointe-Follat, le Marin, Sainte-Anne, les Salines, Sainte-Luce, tout ça. Les jours où on allait dans le Nord, les plages avec le sable noir, tout ça.
- Speaker #0
Tu as des étoiles dans les yeux.
- Speaker #1
Ah, la Martinique, si. La Martinique, c'est de l'acte ou pas pour moi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, quand j'ai gagné plus d'argent, j'ai été en Martinique, j'ai été à Sainte-Lucie, en Guadeloupe, les îles Grenadines, la Barbade, tout ça, j'ai traversé les Caraïbes. J'étais sur des petites îles où il n'y a même pas de... J'étais à Bekoué, sur l'île où il y a le plus petit aéroport du monde. La dame, elle vient, il n'y a même pas d'ordinateur. À l'époque, il n'y avait pas d'ordinateur. Quand tu allais là-bas, tu montrais ton passeport, elle écrivait ton nom sur un papier. Le pilote, il venait, elle lui donne le papier. Il n'y a pas de rayon X, donc tu ouvres ta valise. Il regarde dans tes voiles. C'était ça. Quand j'ai fait de Bekoué à la Barbade et tout, j'ai... Ouais, ouais, moi, j'aime beaucoup les Caraïbes. Je suis très attaché à notre culture, notre nourriture, nos chansons. J'aime beaucoup.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, tu t'éloignes encore plus de nous ?
- Speaker #1
Parce qu'on a un marché qui est petit. En Martinique, on est 360 000 habitants. Et le manque de dynamisme économique, c'est compliqué. Moi, je n'ai pas les mots. Parce que, certes, au niveau entrepreneurial, on peut faire deux, trois petites choses. Mais c'est aussi au niveau politique. C'est au niveau des politiques locales et des politiques à Paris. Et moi, je n'ai pas le pouvoir de changer ces choses-là.
- Speaker #0
Et du coup, là, tu t'arrêtes en tant que marchande bien. La nouvelle aventure, c'est encore anonyme ? Non,
- Speaker #1
il n'y a pas de nouvelle aventure pour le moment. On va se préparer. C'est tout.
- Speaker #0
À relancer ASX, finalement, là ?
- Speaker #1
Non, non, pas tout de suite. Je vais aller voir ce que je vais faire, mais je n'ai pas encore de plan préétabli.
- Speaker #0
Tu repars de zéro dans un autre pays ?
- Speaker #1
Pas vraiment de zéro, mais...
- Speaker #0
Dans le pays, en question, non ?
- Speaker #1
Oui, oui, mais j'aime bien ce challenge de partir dans un endroit où je ne connais personne. Je n'ai pas de réseau. J'ai un appart.
- Speaker #0
C'est déjà énorme. Oui,
- Speaker #1
oui. J'ai un toit sur la tête, bien sûr. Mais je n'ai pas de réseau, je ne connais pas les lois, je ne sais rien faire. Mais on va apprendre.
- Speaker #0
C'est ce qui excite en fait.
- Speaker #1
Oui, sinon on ne fait pas des choses nouvelles.
- Speaker #0
J'ai entendu il y a quelques jours une chroniqueuse, une influenceuse qui disait sur les réseaux « On vit tous pour cette première fois où tout est nouveau, tout est… »
- Speaker #1
Elle a raison, moi je pense. C'est vrai ? Je ne connais pas, je ne sais pas de qui tu parles, mais c'est vrai.
- Speaker #0
Je retrouverai son nom, mais je…
- Speaker #1
C'est génial de…
- Speaker #0
On vit tous pour cette première fois. ton premier bien, ton premier achat, là où finalement, tu apprends le plus. Après, tu déroules et tu t'appuies sur ce premier point.
- Speaker #1
Je pense que c'est très important, parce que comme je dis, on n'a qu'une vie. Donc, de faire des choses. Parce que quand on est vieux, on n'a que des regrets de ne pas avoir fait les choses. Et même les gens qui ont fait beaucoup de choses, ils ont des regrets. Alors, tu imagines ceux qui n'ont pas tenté.
- Speaker #0
Finalement, l'immobilier, il y a ceux qui s'y intéressent. Il y a ceux qui font. Ceux qui font, il y en a juste ceux qui peuvent acheter leur résidence principale. Il y en a juste ceux qui peuvent faire de l'investissement locatif, comme tu disais. Et il y a les marchands de biens qui décident de...
- Speaker #1
Ceux qui peuvent acheter leur résidence principale peuvent être marchands de biens déjà. Parce que c'est le meilleur moyen de devenir marchands de biens.
- Speaker #0
Donc il y a trois à peu près profils, enfin options. Non,
- Speaker #1
je pense que... Après...
- Speaker #0
Il y a ceux qui s'arrêtent aussi d'acheter leur résidence principale. C'est bon, je suis à l'abri.
- Speaker #1
Oui, mais s'ils n'ont pas envie d'être marchands de biens.
- Speaker #0
Ni de faire d'investissement locatif ?
- Speaker #1
Si je ne veux pas faire d'immobilier, tu achètes ta maison, tu vis dedans, c'est génial. Mais après, si tu veux faire des choses...
- Speaker #0
Dans l'immobilier, ce n'est pas compliqué parce que ce n'est pas ton argent, c'est l'argent de la banque.
- Speaker #1
D'abord, il faut le dire, en France, on a assez de chance.
- Speaker #0
Oui, voilà, ce n'est pas ton argent, c'est l'argent de la banque.
- Speaker #1
Tu as eu recours à des prêts ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui. J'ai commencé par le crédit immobilier.
- Speaker #1
Et après, tu étais à tout ça ?
- Speaker #0
Au fur et à mesure. Après, je me suis associé et tout. Mais je n'ai pas commencé avec 300 000 euros qu'on m'a donné.
- Speaker #1
Donc, son rapport, en tout cas, au système bancaire en France a été bon. Un vrai levier, un vrai tremplin. Il faut recommander à tout le monde d'utiliser.
- Speaker #0
Je ne recommande pas à tout le monde parce qu'il y a des gens qui sont mal à l'aise avec ça.
- Speaker #1
Oui, selon les religions aussi.
- Speaker #0
Oui, déjà les religions, mais il y a des gens qui ne sont pas à l'aise avec ça. En fait, pour moi, c'est un outil pour aller vers ce que tu veux. Tu fais de mal à personne, utilise-le.
- Speaker #1
Il est là, surtout. Est-ce que tu auras un message aujourd'hui pour ces gens qui... Qui hésite encore ? Qui se pose la question ?
- Speaker #0
Non, je ne l'ai pas. C'est vrai que je...
- Speaker #1
Non ? Pas de message particulier ? Des personnes qui ont envie de changer les choses ? Envie d'avancer ?
- Speaker #0
J'ai un bon pote à moi. Samir, c'est mon pote. On est lundi, j'étais avec lui dimanche. On a passé l'après-midi. Samir, c'est vraiment un pote, Samir, c'est... On est très, très proches. Il travaille. Mais on se connaît depuis longtemps, donc il a ses investissements immobiliers. Samir, t'inquiète pas pour lui. Mais il travaille. Il est malheureux dans son travail. Mais il ne veut pas le quitter. Il dit, mais Samir, tu t'en fous. Il dit, oui, mais... Il se plaint de son travail, mais il y va. Il veut changer les choses, mais il y va. Alors qu'il ne pourrait plus y aller. Donc, les gens comme ça, qu'est-ce que tu veux leur dire ?
- Speaker #1
Rien, en fait.
- Speaker #0
Voilà. Viens, on va manger, on va prendre du bon temps ensemble. Et puis dans six mois, il va me dire, tu sais ce que tu m'avais dit là ? Ah, je l'ai fait, c'est bien.
- Speaker #1
Mais dans...
- Speaker #0
Oui, une fois que...
- Speaker #1
Il faut prendre le temps de...
- Speaker #0
Oui, il y a des gens qui prennent le temps de faire les choses aussi. Il y a des gens, c'est comme ça. Ils ont besoin... Ce ne sont pas des aventuriers. Ce ne sont pas des gens qui tentent. Ils ont besoin de plus de temps que d'autres. Encore ceux-là, ça va parce qu'à un moment ou à un autre, ils plongent. Mais il y en a qui n'y vont jamais. Et bien, eux, c'est plus compliqué.
- Speaker #1
J'ai vu ce matin que tu as ton plus jeune investisseur.
- Speaker #0
c'est pas mon plus jeune Bilal c'était une antillaise c'est vrai ? c'était une antillaise aux Antilles en Martinique qui a acheté une maison au bourg de je sais plus quelle ville le bourg de Trinito je sais plus quelle ville mais son père est maçon donc elle l'a acheté mais c'est elle qui a fait l'opération elle a guidé son père parce que son père il est maçon il est pas investisseur mais elle a fait son truc
- Speaker #1
Et Bilal,
- Speaker #0
lui, il a 20 ans.
- Speaker #1
Dans le contexte actuel, il est encore plus fin, il est motivé.
- Speaker #0
Oui, mais je pense qu'il y a des bons jeunes. On se focalise beaucoup sur les jeunes qui font n'importe quoi, mais il y a des bons petits jeunes. Bilal, c'est un petit jeune de la région parisienne, il a 20 ans. Il a acheté son premier studio. Il a galéré parce qu'à 20 ans, c'est compliqué et tout, mais il a acheté son premier bien et je suis très content pour lui. j'espère qu'il va faire une bonne opération vraiment c'est bien parti il va s'en sortir c'est plus difficile que ce qu'il pensait il galère un peu plus que ce qu'il pensait mais à 20 ans quand t'achètes ton premier studio que t'as presque fini de le retaper même si tu le mets en location même si je pense qu'il y a beaucoup de gens qui auraient aimé avoir un petit studio à 20 ans qui dort
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Il me rend très fier, moi, ces petits jeunes. J'aime beaucoup.
- Speaker #1
C'est sûr qu'à 20 ans, j'étais où ? Je suis en train de faire mes études. Donc oui, c'est impensable de penser à faire une opération.
- Speaker #0
Oui, moi, je pense que les petits jeunes de 20 ans, c'est vraiment... Ça, ça me rend fier, par contre, dans les formations.
- Speaker #1
D'accord. La réussite de tout un chacun. Et encore plus, le public...
- Speaker #0
Oui, parce que c'est un public qui peut être tenté par plein de conneries. Et quand ils viennent vers toi pour apprendre, ça fait plaisir. Moi, j'aime beaucoup ces petits jeunes qui tentent des trucs.
- Speaker #1
C'est parmi les derniers, du coup ?
- Speaker #0
Non, non, il n'était pas parmi les derniers. Je pense qu'il est à peu près au milieu, mais il a pris du temps avant de trouver une opération. Sa situation financière se stabilise. Non, parce que lui, il s'est formé, il avait 18 ans et demi,
- Speaker #1
19 ans.
- Speaker #0
Donc, le temps qu'il trouve le bien, qu'il puisse...
- Speaker #1
Le travail, le financement... Donc,
- Speaker #0
il a pris à peu près un an, un an et demi pour passer à l'action, mais je suis content.
- Speaker #1
Merci pour cet échange. Je pense qu'on a donné beaucoup de... de billes et d'inspiration, en tout cas, moi, à mon point de vue, parce que c'est important de montrer ce qu'ils font, comme tu disais. aux Antilles, on a beaucoup de personnes qui font, mais qui ne se montrent pas. Et je pense que c'est un élan collectif, même si c'est un travail individuel d'être marchande bien. C'est chacun qui prend sa décision de le faire. Et je trouve que c'est en montrant ce qu'on fait qu'on peut effectivement changer les choses, changer la donne. En tout cas, moi, je suis convaincue que l'immobilier, si tout le monde met sa pierre à l'édifice, le secteur de l'immobilier sera un petit peu moins sinistré que d'attendre de l'État un nouveau programme, un nouveau dispositif. Pinel, Eurobien,
- Speaker #0
Célier ? Il ne faut pas tout confondre. Les gens qui font de l'immobilier profondément comme nous, ils n'attendent pas les dispositifs d'Eurobien. Celui qui attend les dispositifs Pinel ou autres, c'est quelqu'un qui, souvent, a un autre corps de métier. Il travaille, il est comptable, médecin, peu importe. Et il n'a pas le temps de se prendre la tête avec l'immobilier. Donc, il fait peut-être cet investissement qui est un peu maladroit. C'est parce qu'il n'est pas dedans.
- Speaker #1
C'est un mauvais placement en général.
- Speaker #0
Même si aux Antilles, je crois qu'il y a un dispositif très spécifique. Je ne connais pas très bien, je ne vais pas mentir. Mais puis aussi le problème des prix aux Antilles. Je suis allé au Maroc et les appartements sont trois fois moins chers qu'aux Antilles. Oui,
- Speaker #1
pas fière. Le financement est facile là-bas ? Au cash, sur fonds propres ?
- Speaker #0
Il y a des banques forcément. Il n'y a pas un pays avec des banques. Mais il faut de l'apport en général au Maroc. Et le financement... Tu sais, quand t'as de l'argent et que tes comptes sont bien gérés, on te prête de l'argent. Je veux dire, le travail du banquier, c'est de prêter de l'argent à des gens. Je veux dire, lui, il veut prêter de l'argent et qu'on lui en rende plus. C'est tout ce qu'il veut. Donc, des fois, j'entends « les banques ne prêtent pas » . Non, elles ne te prêtent pas, mais elles prêtent. C'est une question de conjoncture, de... de timing, de ce que tu fais rentrer, mais les banques prêtent.
- Speaker #1
Le comportement de relation à l'argent, de ton profil bancaire. Ton profil n'est pas propre.
- Speaker #0
C'est sûr, si la banque voit que tu es souvent à découvert ou que tu joues beaucoup aux jeux d'argent, tout ça, oui, elle ne te prête pas. Mais ça, tout le monde le sait. Les gens savent, au fond, c'est comme dans un couple, des fois, les gens savent que quelque chose ne va pas. Ils ne se le disent pas, mais ils le voient bien.
- Speaker #1
Jusqu'au bout du...
- Speaker #0
Oui, voilà.
- Speaker #1
Apprendre le mieux.
- Speaker #0
Mais je pense qu'avec l'argent, c'est encore plus dangereux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'il y a des gens qui voient bien qu'ils travaillent pendant 10, 15 ans, qu'ils travaillent beaucoup et qu'ils n'ont pas d'argent. Ils se rendent bien compte qu'à un moment, ce n'est pas ça qui rapporte. Moi, j'avais posé la question à ma mère. Est-ce qu'il y a des gens qui sont mille fois plus riches que toi ? Elle me dit oui. Je dis, mais est-ce que ces gens-là, ils travaillent mille fois plus que toi ? Non. De toute façon, il n'y a même pas le temps de travailler mille fois plus que... Donc c'est bien que ce n'est pas avec le travail, il faut trouver autre chose. Mais j'ai un peu de mal à comprendre.
- Speaker #1
Super mot de la fin. D'accord. Je vous laisse sur cette piste-là. En tout cas, merci de nous avoir écoutés. N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne des Déclics de Kelly si vous voulez voir les prochains épisodes. Merci Lionel pour cet échange.
- Speaker #0
Merci de m'avoir invité.
- Speaker #1
Plein de bonnes choses pour cette nouvelle aventure. J'espère que tu nous partageras.
- Speaker #0
Oui, je vais donner aux gens envie d'aller à Casablanca,
- Speaker #1
tu vas voir.
- Speaker #0
J'aurais aimé donner aux gens envie d'aller en Martinique, mais le contexte est un peu compliqué. Mais je pense que tu vois, je sais que je suis un peu long, mais ça je le tiens.
- Speaker #1
Il va te relève.
- Speaker #0
S'il y a un agent immobilier ou quelqu'un qui veut vraiment mettre la Martinique à l'honneur pour commencer à pouvoir vendre des propriétés et autres, je pense que c'est quelqu'un qui va cartonner. Parce qu'on a une île magnifique, on a des plages, il y a tout en Martinique. Je pense que quelqu'un qui sait vendre sur les réseaux, avec le peu de concurrence qu'il y a là-bas, il va cartonner. Je sais qu'il y en a qui vont dire qu'il ne faut pas ramener des étrangers. Écoutez, moi, je ne suis pas dans ça. Vous allez régler votre problème avec la personne qui fait ça. Si il y a une personne, je le fais.
- Speaker #1
Merci Lionel. Je vous dis à très bientôt.