Speaker #0Bienvenue dans les Echos de l'Existence, le podcast qui éclaire nos questionnements intérieurs. Et si nos doutes, nos questionnements et nos réflexions sur la vie étaient des portes vers une plus grande compréhension de nous-mêmes et du monde. Les Echos de l'Existence est un espace d'exploration où nous plongeons au cœur des grandes questions qui nous habitent. Qui suis-je vraiment ? Quel est le sens de ce que je vis ? Comment transcender mes peurs et mes conditionnements ? À travers ces perspectives, psychologiques, spirituelles, émotionnelles et humanistes, ce podcast vous invite à prendre du recul sur votre réalité quotidienne. Chaque épisode est une opportunité d'élargir votre conscience, d'ouvrir de nouveaux horizons et d'apprendre à naviguer avec plus de clarté et plus de sérénité dans l'aventure de l'existence. Alors, laissez résonner ces échos en vous et avançons ensemble sur le chemin de la conscience. Bonjour, j'espère que vous allez tous bien. Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler de quelque chose de particulier. Eh bien, il s'agit du thème de l'absurde. Quand je parle de l'absurde, je ne parle pas de l'humour absurde, ni de ce qui fait rire. Je parle de cette sensation étrange quand les choses n'ont plus vraiment de logique, quand il y a un décalage profond entre ce que l'on dit et ce que l'on vit. L'absurde, c'est ce qui devient incohérent, illogique. C'est ce qui perd le lien avec le sens. C'est ce qui peut devenir violent symboliquement et émotionnellement. C'est quand le bon sens se brouille, quand l'être humain est obligé de s'adapter à ce qui, parfois, n'est tout simplement pas humain. L'absurde, ce n'est pas ce qui dérange parce que c'est étrange, c'est ce qui dérange parce que c'est devenu normal. Pour vous parler de l'absurde, j'ai dû faire des choix. J'ai choisi de vous proposer trois grands domaines dans lesquels il me semble que l'absurde... peut se manifester clairement. Tout d'abord le contexte familial, puis le contexte social et socio-économique, et enfin le contexte écologique. L'idée n'est pas d'établir un jugement. Vous le savez maintenant. Les écoles de l'existence permettent de repérer certaines choses, de les observer, de nommer certaines incohérences pour nous permettre de mieux les penser. et peut-être simplement d'interroger notre propre positionnement. Alors tout d'abord, les contextes familiaux absurdes. Dans certaines familles, tout doit aller bien, en apparence. La façade est lisse, adaptée, socialement acceptable. Mais parfois, dans ces familles-là, les émotions n'ont pas vraiment de place et le bonheur devient presque une obligation. Il arrive... que des parents ayant eux-mêmes vécu des avances compliquées investissent énormément l'idée d'une famille parfaite, avec parfois des exigences silencieuses, qui tentent inconsciemment de réparer les blessures qu'ils ont subies. Mais une famille n'est jamais parfaite. Et heureusement, ce sont justement ces imperfections qui créent leur identité, leur singularité et la richesse de leur lien. Une autre forme d'absurdité apparaît quand les rôles s'inversent, quand un enfant devient celui qui rassure, qui soutient et qui protège émotionnellement son parent, qu'il perçoit en détresse. L'enfant perçoit la fragilité de l'adulte et tente parfois, à outrance, de s'adapter pour le préserver, comme s'il devenait responsable de l'équilibre de son parent. ou de ses parents. J'ai envie de partager avec vous ici deux exemples de situations dans lesquelles le contexte familial pouvait paraître absurde. Le premier, c'est une maman. Il avait seul ses deux enfants et qui est venu consulter parce que son deuxième fils avait des comportements violents. Cette femme souffrait des comportements de son fils. Au cours de l'entretien et lorsque nous avons pu trier, comprendre la situation familiale, il s'est trouvé que j'ai pu repérer des dysfonctionnements au niveau de l'histoire familiale qui... expliquer les comportements violents de ce jeune garçon. Lorsque j'ai soumis cette hypothèse à la maman, ce garçon, présent lors de l'entretien, s'est mis à hurler, à crier et à manifester ces mêmes comportements violents que je n'avais jamais pu observer depuis le début des entretiens. On observait là un petit garçon qui cherchait à protéger sa maman. des blessures qu'elle avait vécues ultérieurement. Un deuxième exemple d'absurdité observé au sein de la famille est celui d'un petit garçon qui venait avec ses deux parents en consultation. Ses parents sont venus sur les conseils de l'instituteur qui avait pu observer que ce petit garçon était violent dans le cadre de l'école. Après une discussion avec les parents, ce petit garçon se sentait en décalage avec ses camarades de classe. Sa maman disant qu'il trouvait que les autres étaient petits, trop puérils. Or, dans le cadre familial, ce même petit garçon était considéré en permanence comme un adulte. Dans aucun des deux cas, que ce soit à l'école ou dans le milieu familial, cet enfant ne trouvait pas sa place. Et c'est cette absurdité, cette incohérence qui provoquait des violences. Il y a aussi cette question délicate, l'amour conditionnel. Quand, pour être aimé, un enfant doit correspondre à ce qu'il suppose que l'on attend de lui, être sage, être brillant, être conforme, comme si exister tel qu'il était ne suffisait pas. Comme si, s'il n'était pas suffisamment sage, pas suffisamment brillant, pas suffisamment conforme, il ne serait pas l'objet de l'amour de ses parents. Et alors certaines blessures s'installent en silence. Il existe aussi certaines familles où la souffrance n'a pas le droit d'exister. L'expression de cette souffrance est relayée à un second plan. Avec des petites phrases telles que « ce n'est rien » , « oh, tu exagères » , « mais ce n'est pas grave » , « ne pleure pas, tu es grand » . Et à force de nier la douleur, on finit par nier l'être et ses émotions. À l'opposé, il y a des contextes dans lesquels l'enfant devient le réceptacle des souffrances des parents. Il porte ses peines, ses frustrations, ses manques et parfois, Et parfois, l'enfant finit par culpabiliser, d'exister et d'être un fardeau pour son parent. Dans certaines familles, enfin, le clan que constitue cette famille prime sur l'individu. Il est alors difficile de penser autrement sans que cela devienne une faute. Dire ce que l'on pense peut devenir une trahison. Et le silence devient une forme de loyauté. à ce clan, à cette famille. Voilà, maintenant j'aimerais vous exposer les contextes sociaux et socio-économiques absurdes. Nous vivons dans une société qui valorise la réussite. Il est important de réussir sa vie, sa carrière, de donner une image de nous suffisamment conforme à ce que la société attend de nous. Mais réussir quoi ? Et pourquoi exactement ? Posséder plus ? Travailler plus ? Courir plus ? Et à force de courir, on ne sait plus très bien vers quoi nous allons. Le faire devient plus important que l'être. La production devient plus importante que l'émotion. On nous demande d'être performants, mais rarement d'être présents à nous-mêmes. Pleurer devient alors une faiblesse, demander de l'aide peut devenir un aveu d'échec. Et s'effondrer, être malade, être débordé ou déprimé devient une honte. Pendant ce temps-là, dans le pays dans lequel nous vivons, le pays des droits de l'homme, on continue. à parler de liberté. Mais on voit des injonctions contradictoires. On nous demande d'être forts, mais on attend de nous que l'on soit sensibles. On nous demande d'être nous-mêmes, mais de rester suffisamment conformes à notre société. On nous demande d'être autonomes, mais en même temps d'être parfaitement intégrés au système qui existe déjà. Et à force de tout cela, Le sens de ce que l'on fait, le sens de nos vies, perd de la consistance. Nous pouvons aussi observer l'absurde dans l'aspect socio-économique, quand le système devient plus important que la vie qu'il est censé servir. Nous aboutissons ainsi à des situations où certaines personnes travaillent à plein temps sans réellement pouvoir vivre leur vie. personnelle, sans pouvoir s'y épanouir. Certaines se tuent à la tâche tout simplement pour survivre, avec pour récompense un salaire tout à fait insuffisant à leurs besoins. Il existe également des contextes professionnels dans lesquels une personne qui vient postuler à un emploi peut être... trop compétentes, trop motivées et trop qualifiées. Ces qualités qui, à un moment donné, peuvent devenir des obstacles à l'obtention d'un emploi. Comme si tout cela pouvait devenir un défaut. Et il y a aussi d'autres incohérences au niveau social. Par exemple, toutes ces villes dans lesquelles on peut compter un grand nombre de logements vides. et où l'on peut croiser, rencontrer des personnes sans logement. Je me souviens d'un fait divers il y a quelques années où un homme a été dans l'obligation de placer son enfant parce qu'il ne trouvait pas de logement. N'est-ce pas incompréhensible ? N'est-ce pas absurde ? On peut également observer, constater que certaines personnes sont dans l'obligation de choisir entre leur... équilibre social et culturel, à savoir pouvoir participer à des événements publics ou même des rencontres privées et amicales, et le fait de se nourrir de façon saine ou encore de bénéficier de soins adaptés à leurs besoins. Doit-on considérer comme normal le fait de faire un choix entre deux domaines essentiels de la vie ? Évidemment, aller à la bibliothèque ou au cinéma n'est pas aussi crucial que de se nourrir. Mais nous sommes des êtres sociaux et notre intégration socio-culturelle participe activement à notre santé globale. Dans un pays aussi confortable que le nôtre, est-ce que l'on peut considérer cela comme normal ? Enfin, vous avez sans doute remarqué que dans notre société, il est plus valorisé d'être une personne avec un bon niveau économique et une position sociale reconnue, plutôt que d'être... Une personne avec une éthique saine, avec des valeurs, avec des qualités personnelles et des croyances respectueuses. Les actualités nous donnent d'ailleurs raison. Nous pouvons constater qu'un certain nombre d'hommes politiques ou même des vedettes des âges culturels ont posé des actes répérencibles par la loi et qui pour autant ne perdent pas leur renommée. Alors que des personnes se battent parfois courageusement pour faire valoir leurs droits, ceux de leurs enfants, ceux de leur famille, ceux de leur père, sans pouvoir être reconnus dans ces démarches tout à fait légitimes. La liste des absurdités dans le domaine socio-économique. économique pourrait encore être assez longue. Vous les connaissez, je ne vous en ferai pas la liste. Mon intention ici est plutôt de solliciter votre regard critique sur ce que nous vivons au quotidien, pour ensuite avoir un regard éclairé sur ce qui vous semble correct pour vous, pour votre vie, pour votre entourage, ou sur ce qui ne l'est pas. Je finirai par... parler de ce que j'appelle les absurdités dans le domaine de notre environnement, quelque chose qui est indispensable à la survie de l'humanité. De plus en plus souvent et de façon de plus en plus systématique, nous entendons parler des démarches, des actions engagées pour garantir une empreinte écologique la plus faible possible de l'homme sur la planète. Or, parallèlement, Et au nom de ces mêmes valeurs, des forêts sont rasées pour produire des granulés de bois. On produit des denrées alimentaires pour nourrir les humains, mais parce que cette production est excessive, les sols sont épuisés et n'ont pas toutes les qualités nutritives nécessaires pour nos organismes. La pêche mène à l'appauvrissement des océans. Et d'autres exemples encore amènent à penser qu'il est absurde de vouloir produire alors que dans le même temps on détruit ce qui maintient en vie l'humanité. Au même moment, les actions sont mises en œuvre pour réparer, contre-carrer, les dégâts occasionnés par notre consommation, alors que parfois il suffirait de ne pas abîmer en faisant des choix plus ciblés. Pour conclure, sur le sujet de l'écologie, ce qui me paraît le plus important, plus décalé, et ce qui explique peut-être le reste, c'est que nous parlons de la planète comme si nous n'en faisions pas partie, ce qui nous met dans une position de domination et pas dans la conscience que nous sommes intimement liés. Voilà, nous arrivons à la fin de ce podcast que j'ai eu plaisir à vous concocter. Ce podcast qui est issu des réflexions personnelles que je me suis faites ces derniers temps. J'espère que tout cela vous aura interpellé, que tout cela vous aura amené vous-même à vous poser des questions, à réfléchir et peut-être même à agir. Si cet épisode vous a plu, je vous remercie. Je vous invite à aller voir d'autres épisodes qui peut-être vous parleront également. Je vous encourage à aimer, à liker sur les réseaux sociaux et également à partager avec les personnes que vous... pensez être ainsi. Alors je vous dis à très bientôt, avec plaisir, je vous souhaite une bonne journée.