Speaker #0Dans le vent de l'envie, à l'école de l'Arche de Noé, il y avait toutes sortes d'animaux. Olivia le panda, Olaf la girafe, Sophie le whistity et plein d'autres. Et puis il y avait Soren, un petit renne, toujours pressé, toujours plein d'idées et toujours plein d'envie. Il voulait tout voir, tout faire et tout avoir. À la cantine, Soren ne regardait jamais. ce qu'il y avait dans son assiette. Non, lui, il regardait ce qu'il y avait dans celle des autres. « Pourquoi Caleb a plus de purée que moi ? » grognait-il. Mais en fait, les assiettes étaient exactement pareilles. C'était son envie qui lui jouait des tours. Dans la cour, Caleb le zèbre montrait fièrement son nouveau ballon tout rouge offert par sa maman. « Moi aussi j'en veux un comme ça, le même ! » dit Soren en croisant les pattes. Il avait déjà un ballon chez lui, un très joli bleu ciel, presque neuf. Mais ça ne suffisait plus. Son envie grandissait comme un ballon trop gonflé. En classe, c'était pareil. Soren voulait toujours être le premier à lever la main, le premier à finir l'exercice, le premier à tout comprendre. Il aimait apprendre, mais parfois, Il bousculait un camarade pour passer devant. Même quand il réussissait, il regardait si quelqu'un avait mieux fait que lui. À la maison aussi, avec sa petite sœur, Sorène voulait tout gagner. Les jeux de cartes, les courses, même les dessins. « Regarde comme mon dessin est plus beau que le tien ! » Sa petite sœur le regardait en silence, un peu déçue. Elle n'avait plus trop envie de jouer avec lui. Un matin, à l'école, Sorène eut une très mauvaise surprise. Caleb avait eu la meilleure note du jour. Sorène bouillonna, il tapa du sabot. « Ce n'est pas juste ! Moi, je voulais être le meilleur ! » Puis il partit s'isoler sous un arbre, le cœur plein de colère et d'envie. L'écornou le rejoigna sans bruit et s'assit doucement près de lui. Il regarda Soren un moment, sans rien dire, puis il murmura. « Tu sais, Soren, parfois, l'envie devient comme un petit verre, un verre glouton qui grignote ta joie, petit bout par petit bout. » Soren baissa les yeux. « Mais moi, j'ai juste envie d'être le meilleur tout le temps ! » L'icornou Ausha la tête doucement. « C'est normal d'avoir envie, mais quand l'envie est trop grande, « Elle peut faire mal à toi et aux autres autour de toi. » Licornou regarda Sorène et lui proposa. « Tu veux essayer un petit jeu ? » « Quel jeu ? » demanda Sorène surpris. « Ferme les yeux et pense à tout ce que tu as déjà, tout ce qui te rend heureux, ici et maintenant. » Sorène ferma les yeux et respira doucement. Il pensa à sa petite sœur. Akaleb qui riait, à son ballon bleu, à ses jolis dessins, à son doudou préféré, il sentit son cœur battre un peu moins vite. « En fait, j'ai plein de choses chouettes ! » dit-il tout étonné. Licorne nous sourit. « Et quand tu encourages les autres, quand tu partages, tu fais grandir tout ça. Tu vois, depuis ce jour, Soren essaye de faire attention. » à son petit verre d'envie. Parfois, il revient, surtout quand il est fatigué ou qu'il a faim. Mais Soren le repère vite. Il respire doucement et se dit dans sa tête « J'ai déjà beaucoup et je peux être content pour les autres. » Et parfois même, il propose. On partage ? Ce n'est pas toujours facile, mais Soren apprend quand il oublie. Licorneau lui rappelle doucement « Tu n'as pas besoin d'être le meilleur, tu as juste besoin d'être toi » et ça, Sorène le garde dans son cœur, tous les jours, à l'école de l'Arche de Noé. Fin. Morale de cette histoire ? Avoir envie, c'est normal, mais quand on veut toujours plus, on oublie de voir ce qu'on a déjà. Être heureux, c'est parfois juste regarder. autour de soi et dire merci.