- Speaker #0
Dans mon quotidien d'entrepreneur, j'ai un kiff. Sortir marcher et appeler mes potes. Alors au fil du temps, il m'est venu une question. Et si ces appels, je les enregistrais ? Parmi ces potes, il y a Alexis Eve, fondateur de Yanniro. Chaque semaine, on s'appelle pour parler de ce qu'on a appris dans nos business respectifs. Mais en vrai, ça part souvent un peu dans tous les sens. En gros, on fait nos pas, on est entre potes, et on peut plus. Moi, c'est Benoît Dubos, cofondateur et CEO de Skelesia
- Speaker #1
Et c'est un énorme plaisir de te compter avec nous sur cet appel. Allez, mets tes chaussures, Alexis va décrocher.
- Speaker #0
Alexis, c'est vrai ou pas qu'on est tous des fucking lâches comme pas possible ?
- Speaker #1
Je pense que c'est une grosse introduction qui se porte bien. Alors moi, je suis très lâche en tous les cas. Je ne sais pas si je peux aborter un argument d'autorité là-dessus, mais moi, je suis bien lâche comme il faut.
- Speaker #0
Moi, en tant que lâche premier Dan...
- Speaker #1
Exactement, en tant que représentant du parti des lâches Et qui donc est le porte-voix du mouvement Des lâches en sweatshirt Oui, oui, je pense que Nous sommes lâches Et qu'en est-il de ton côté, mon cher Benoît ? Comment décrirais-tu ton courage naturel ?
- Speaker #0
J'ai pas souvenir d'avoir Dans ma vie Évité des conversations difficiles A partir du moment où je jugeais qu'elles étaient utiles
- Speaker #1
T'imagines le mec Qui a pas de filtre là-dessus Il se balade dans la rue et il fait Merci. ok here we go again il va voir un mec au hasard il fait mec ton t-shirt c'est pas possible mais il faut qu'on en parle mec je voulais juste te dire franchement tes joues on dirait mes fesses à mer exactement je sais que tu peux pas faire grand chose mais ah là là t'es laid tu es laid enchanté moi c'est Benoît enchanté c'est Benoît j'ai toutes les conversations difficiles auxquelles je peux penser je n'ai aucun filtre moi je suis nature peinture moi je suis entier moi je me prends comme je le suis donc là on vient on vient de caractériser l'autre extrême du spectre
- Speaker #0
qui est l'extrême de « je n'ai absolument aucun filtre, aucune retenue, et donc je risque de passer de ça le moment » , l'inverse étant la lâcheté absolue qui consiste à n'aller absolument jamais au conflit. Donc ça, c'est ce qu'on va explorer aujourd'hui, et on va explorer comment résoudre ça, comment rééquilibrer un petit peu le spectre. À savoir que moi, pour te répondre, je pense honnêtement que j'ai cette faculté, enfin tu vois, je n'ai pas trop de mal à accepter d'aller me taper s'il le faut. et avoir des conversations difficiles. Par contre, oui, je peux avoir, en fonction de la charge émotionnelle, plus ou moins de réticence à y aller. Et donc, ouais, je vais avoir un profil, en fait, confrontationnel, mais très anxieux. Après, l'angle, là où peut se cacher ma lâcheté, ça peut être, je pense, ce que je vais juger ou pas, qui est très personnel, subjectif et contextuel, ce que je vais juger ou pas comme étant une conversation utile ou pas. C'est-à-dire que je pense qu'il y a... plein d'occurrences où je me suis raconté l'histoire que la conversation n'était pas utile et qu'elle n'en valait pas la peine, alors que c'est juste que j'étais en train de la fuir, tu vois, possiblement. Mais sinon, tu vois, j'ai plein d'exemples de conversations qui m'ont coûté comme pas possible, mais que j'ai accepté d'avoir, et même si sur le moment, j'ai détesté ça.
- Speaker #1
Yes, bah effectivement, en plus, je, comment dire, je blaguais un peu sur le côté, non, non, mais je suis très lâche. Je pense que depuis que j'exerce ça, ce n'est pas vrai. J'ai plutôt même des choses qui vont dans le sens de... Mais je n'aime pas utiliser le terme courage, mais on va dire du sens plutôt où le temps que je mets à aller à la castagne est assez réduit, je pense, par rapport à la moyenne. Mais en fait, la raison pour laquelle on rigole et on fait l'intro sur la lâcheté, c'est que... Du coup, ça va introduire cet épisode. Ça me fait bizarre de ne pas démarrer par 7 minutes absolument débiles. Normalement, c'est ça qu'on fait. En fait,
- Speaker #0
à la base, je voulais faire un hook, un re-hook. Après parce que les gens vont cliquer sur un truc du genre Vous êtes des turbolaches Arrêtez Ça va être le titre à peu près Donc je voulais les re-hook Et après si ça parle de Black Undescore Ça marche pas quoi Exactement Et là moi dans ma tête On allait faire 37 minutes sur la fiche du Hellfest Je comprends Ah ok ok Bah écoute je me recalibrerai mieux la prochaine fois
- Speaker #1
Je go with the flow
- Speaker #0
Bon je pense que tu l'as compris On s'apprête à t'envoyer un max de valeurs et d'infos dans cet épisode Le truc c'est qu'apprendre des choses c'est cool Mais les appliquer pour générer des vrais résultats C'est encore mieux Et c'est là qu'on a pensé à toi. On t'a compilé une fiche de lecture ultra actionnable. ultra concrète, ultra concise, qui contient tout un tas de recommandations à implémenter dès aujourd'hui dans ta boîte. Donc en gros, le nec plus ultra de tout ce qu'on va se raconter là, en un seul et unique document, ultra concret, ultra précis, ultra concis, ultra actionnable, tout simplement. Tu peux l'obtenir directement via le tout premier lien en description de l'épisode, ainsi que celle de tous les épisodes précédents, mais aussi celle de toutes nos vidéos YouTube, parce que tu sais qu'on en publie une par semaine, si t'es pas abonné, je t'invite à y aller. Bref, je t'embête pas plus longtemps, on reprend l'épisode.
- Speaker #1
Donc ouais, pourquoi est-ce qu'on parle de ça ? Donc déjà... sujet immédiateté. En ce moment, j'ai des brouettes de conversation difficiles. Donc, ça fait partie de mon job. Globalement, ça fait partie du taf.
- Speaker #0
En ce moment, vous voyez les torgnoles ? Vous voyez ma main ? En fait, les deux ne font qu'un.
- Speaker #1
Exactement. Et je me suis dit qu'on allait en parler parce que... Moi, je te partage l'intro telle que je l'ai. à comprendre dans le paysage entrepreneurial et managérial actuel. Un terme que tu entends beaucoup, et je vais casser la tête à ce terme très vite, c'est le terme de courage managérial. Moi j'adore, ça nous fait vendre plein de formations, ce terme-là, merci pour cette trend.
- Speaker #0
Plus que leadership ?
- Speaker #1
Ouais, bien sûr. Courage managérial.
- Speaker #0
C'est le gros slacking de votre genre C'est un gros truc C'est-à-dire,
- Speaker #1
en fait, t'arrives Auprès de ton prospect Qui est donc, je sais pas, DRH, qui a plein de managers Tu dis, est-ce que je teste ? Il n'y aurait pas un sujet de courage managérial chez vous Ouais mais grave, mais de fou, c'est exactement ça Bah nous on a la pilule qui va les rendre Essentiellement, bah non pas du tout évidemment Mais donc, pourquoi est-ce que ce terme Je le trouve très utile Marketingement parlant et commercialement parlant Est débattable, c'est que euh... En fait, c'est des termes un peu comme discipline. C'est-à-dire, on a l'impression que c'est un switch on-off. Tu vois, genre, ah mais Benoît, il est discipliné. Bah oui, mais c'est un peu plus compliqué que ça. La plupart des gens disciplinés, entre autres, créent des habitudes, un environnement qui leur permet d'être disciplinés. Il y a tout un tas de petites manières, de traiteaux qui permettent de soutenir ça. Le courage managériel, c'est pareil. Il n'y a pas grand monde qui se lève un matin en disant,
- Speaker #0
allez,
- Speaker #1
chevalièrement parlant, je suis en mode table ronde, Arthur et tout, le courage, noble demoiselle, bim, on y va. Non, non. c'est pas ça qu'il se passe et en fait je voulais juste faire une intro sur pourquoi est-ce qu'on est lâche parce qu'en fait la position par défaut c'est la lâcheté on va pas se raconter l'histoire, c'est que dans 99% des cas on va surprotéger et survaloriser le lien relationnel au-dessus d'absolument tout le reste c'est-à-dire qu'on a un truc très très profondément ancré qui nous dit j'ai pas très envie de prendre le risque que si je dis un truc à Benoît il se vexe comme une dinde et après on n'est plus copain et en fait, dans certains endroits de la vie c'est plus ou moins grave. Dans la famille, il y a plein de secrets de famille, il y a des trucs qu'on ne dit pas, etc. Dans le boulot, c'est plus dur parce qu'en fait, on surpondère le relationnel au détriment de, dans certains cas, l'efficacité, la réalité de ce qu'on devrait faire, regarder les choses en face, la performance, etc. Donc ça, c'est une des raisons qui fait que le courage managérial, je pense que c'est un truc qui vaut la peine de se travailler, mais par contre, il ne faut pas penser que c'est un truc qu'on a ou qu'on n'a pas. Je suis un peu preneur de ta vision de ce truc-là.
- Speaker #0
Je pense que le courage... Déjà, il y a une notion, comme tu l'as dit, d'émotion, donc l'impact, la charge émotionnelle de la discussion. Il y a une notion d'enterrinement, c'est-à-dire d'à quel point la gangrène est actuelle et intense. Donc depuis combien de temps finalement c'est une conversation qui traîne ? Et plus elle va traîner, plus elle va être difficile à adresser. Et troisièmement, il y a une notion de coût et de coût d'opportunité. Donc qu'est-ce que l'absence de la conversation te coûte aujourd'hui, le coût d'opportunité, et le coût... le gain potentiel d'avoir cette conversation. Et en fait, ça, c'est, je pense, les trois facteurs qui peuvent bloquer. Moi, c'est un truc, tu vois, chez Skilesia, on a vécu des périodes difficiles qui nous ont sortis un petit peu du jardin d'Eden entrepreneuriel. En fait, on a eu une sorte de lune de miel pendant deux ans où c'était la folie, etc. Et puis, au bout d'un moment, on a été rattrapés par un certain nombre de choses qui nous ont obligés d'avoir certaines... contraints d'avoir certaines conversations difficiles. Ça, tout le monde a vécu, tous les entreprises. pendant l'on vécu un moment, etc. Mais sauf que nous, ça s'est présenté de façon archi concentrée, archi brutale, en l'espace de quelques semaines. Et on a dû tout se ramasser dans la gueule. J'avais déjà eu des conversations difficiles par le passé, mais là, vraiment, c'était extrêmement dense. Et le fait est que par le passé, effectivement, j'avais toujours retardé le plus possible ces conversations avec lesquelles, et évidemment, en fait, qui m'amenaient à, tu vois, comme tout le monde, là, je n'apprendrai rien à personne, à un peu m'arranger avec le réel, à chercher des excuses, à trouver des plans d'amélioration, tu vois. Et donc, les plans de sauvetage devenaient ensuite le prétexte au plan de sauvetage suivant.
- Speaker #1
Je fais une petite pause là-dessus. En plus, si vous êtes un peu comme nous, des profils un peu nordis, un peu à modéliser, à intellectualiser, on est super bon en excuses. Non, mais je ne crois pas vraiment à cette vision de l'entrepreneuriat brutal qui consisterait à faire vivre la terreur. Je crois vraiment à une société un peu opale, etc. Oui, non, en fait, il est nul. Bon, voilà.
- Speaker #0
et il y a un autre truc aussi que j'ai dont j'ai pris conscience il n'y a pas longtemps, qui est que mon cerveau fonctionne en mode troubleshooting, en mode résolution de problème.
- Speaker #1
Qui l'eût cru ?
- Speaker #0
C'est-à-dire que ce genre de situation, c'est-à-dire que, tu vois, typiquement une relation dysfonctionnelle, quelle qu'en soit la raison, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de l'analyser et de la traiter comme un problème à résoudre. Et j'ai besoin que ce problème amène à une solution qui marche. C'est-à-dire que j'ai vraiment du mal, et ça me demande un effort. d'interroger, de regarder l'éventualité, que finalement, la solution là, c'est juste de tâcher le truc en fait. C'est juste de l'interrompre. Et donc j'ai ce côté un peu ingénieur mental qui m'amène à vouloir à tout prix trouver la solution. Ça m'a amené à des, littéralement des mois et des mois de... tentative de résolution de choses qui étaient absolument insolubles.
- Speaker #1
Mon chat est adorable, sauf qu'il n'a aucune conversation. Comment je fais pour qu'il ait de la conversation ? Allez, c'est parti. Alors, attends.
- Speaker #0
Tu lui fais bouffer un iPhone, frère.
- Speaker #1
Ouais, exactement. Un Furby. Putain, mais bien sûr. Tu fais sens.
- Speaker #0
Tu lui fais bouffer un Furby. Et donc, pour revenir sur ce que je disais tout à l'heure, cette période-là, et ça, c'est quelque chose qu'on partage avec mes deux cofondateurs, cette période-là a été donc archi-brutale pour tous les trois, parce qu'on a dû avoir un tas de conversations difficiles. On a eu des départs, etc. et ça... Et c'est là qu'on a pris conscience d'un truc, c'est que finalement, la conflictualité, c'est un muscle.
- Speaker #1
Exactement,
- Speaker #0
comme tout le reste. C'est une compétence qui se développe. Et que, bah ouais, tes premières conversations difficiles, elles sont horribles. Ça veut pas dire que les suivantes sont pas horribles, mais ça veut dire que les suivantes, tu sauras faire. Et tu sauras faire, tu sauras t'y prendre, tu seras, par définition, préparé. Et en fait, ça se passera beaucoup mieux. Tu l'appréhenderas beaucoup mieux, etc. Et donc, je pense que, entre quelqu'un... qui fuit les conversations difficiles, l'entrepreneur qui refuse de se séparer de son associé, et celui qui n'a absolument aucun mal à arrêter une collaboration, il y en a un des deux qui, en fait, a eu dix fois plus de conversations difficiles que l'autre.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, pour aller un cran plus loin, on pourrait le prendre sur un angle ultra bourrin. Par exemple, on a beaucoup entendu parler de la notion de conversation difficile ces derniers temps, grâce à, encore une fois, Alex Hormozy, qui a beaucoup théorisé quelque chose qui... globalement est juste en tout cas je vois la même chose que lui qui est que j'aime bien la manière dont il le dit la vie que tu veux est derrière la conversation que tu veux pas avoir fine je suis d'accord avec ça là où je rajoute une petite un petit dlc un petit plugin à hormosy c'est que le gros problème que j'avais qu'hormosy c'est que il met l'humain de côté pas l'humain au sens gentil l'humain au sens ce que ça veut dire d'être un être humain c'est le genre de gars à dire fuck your mood si t'es en train de le côté Thibaut Ausha de on s'en fout de ta dépression vas-y bouge-toi le cul lui il est au niveau max de ça typiquement il me fait marrer quand il dit j'ai réalisé récemment que ça ne sert à rien de réfléchir en termes de trait de personnalité ou de compétence parce que tout s'apprend c'est qu'une question de volonté ouais alors apprendre à être extraverti quand t'es introverti c'est possible mais c'est laborieux quand même c'est vraiment autodafé pour un DSM-5. Tranquille !
- Speaker #0
C'est pas... C'est pas psychophobe, c'est psychonégationniste en fait.
- Speaker #1
Non, mais il est mortel. Il est vraiment basculé dans une éra du just win. Vas-y, gagne, c'est quoi le problème ? Pourquoi tu le fais pas, débile ? Ok, d'accord, pardon. Donc, on va passer de... On garde le côté avoir des conversations difficiles, ça fait partie du job, et je suis d'accord avec lui que c'est un muscle qui se développe et quelque chose qui est très utile. Mais on va embrasser le côté
- Speaker #0
« oui, mais c'est dur,
- Speaker #1
parce que je suis lâche, parce que je n'aime pas, etc. » Et donc, je peux te partager un peu mon petit parcours là-dessus, les outils que j'ai mis en place pour avoir des traiteaux qui m'aident à soutenir, à transformer ma lâcheté structurelle en courage artificiel. Alors, comment qu'on fait et comment je m'y suis pris ? Tout commence, comme plein de belles histoires, par un ocean. On ouvre une page Notion, on ouvre un Kanban, on met des cartes et on va commencer là-dessus. Donc c'est un Kanban très facile que j'utilise, dans lequel il y a globalement une colonne qui s'appelle les conversations difficiles que je devrais avoir mais que je n'ai pas eues, une colonne qui s'appelle celles que je suis en train d'avoir, une colonne qui s'appelle celles que j'ai déjà eues. Ici, pas très compliqué. Un truc que je fais régulièrement, alors pendant une époque, j'en faisais un rituel, maintenant je le fais un peu quand ça me vient et je le fais en bundle, c'est que je pars à la chasse des conversations difficiles que je devrais avoir. Donc en fait, j'ai fait ça ce matin. Je me pose devant mon camp-ban et je fais « Allez, c'est le moment de regarder le réel droit dans les yeux et de pleurer un petit peu. C'est quoi les trucs que tu es en train d'esquiver ? » Bon, moi Alexis. Alors là, moi j'ai plein de petites techniques. Déjà les premières, elles viennent toutes seules globalement. Et je vais en faire une carte à chaque fois dans mon petit camp-ban. Mais je vous donne petites règles simples pour justement faire le tri, notamment si vous êtes un ingénieur mental comme nous deux et qu'on arrive très vite à post-rationaliser absolument n'importe quoi. Je vous donne La règle que je m'applique à moi-même. S'il y a quelque chose qui me colle la boule au ventre, il y a une conversation difficile, c'est une évidence, d'une manière ou d'une autre. S'il y a quelque chose sur lequel je rumine, c'est-à-dire que je suis en train de tourner en rond, bon, ça veut dire qu'il faut que j'ai une conversation difficile. S'il y a quelque chose auquel je pense le matin quand je me réveille ou le soir avant de me coucher, même chose. C'est une variante de la rumination, il y a une conversation difficile derrière ça. s'il y a quelque chose sur lequel je commence à saouler ma copine. Elle me dit « Ah, t'as vu, en fait, Benoît, il a dit ci, il a dit ça. » conversation difficile. Et s'il y a quelque chose que je sais que je dois avoir, mais où je suis en train de me raconter des histoires, dans le doute, je le mets dans la colonne. Et dernier, mon préféré, si je suis en train de bicher dans le dos de quelqu'un, pour moi, c'est le signal que je dois avoir une conversation difficile, parce que je déteste ça. Donc, je pars du principe que je me donne de moi à moi le droit de bicher dans le dos de quelqu'un, si je suis OK pour avoir la même conversation en face, plus ou moins. Au moins, peut-être pas forcément structuré pareil, mais en tout cas, le même fond. Donc voilà un petit peu les usual suspects. Je ne sais pas ce que tu en penses, toi.
- Speaker #0
C'est beaucoup de cues, finalement, comportementales. Il y a plein de petits signaux comme ça. Ce n'est pas seulement qu'on met de côté l'aspect finalement très subjectif et l'impact du ressenti est vraiment, pour moi, c'est la principale boussole. Et ça tient, a fortiori, quand tu es entrepreneur. Plus le temps passe et plus j'ai tendance à réinviter la subjectivité dans ma prise de décision. C'est-à-dire que plus le temps passe et plus je prends conscience qu'à un moment donné, et bien ça, c'est des discussions qu'on a eues, c'est Morin qui m'a permis de comprendre ça, c'est l'aspiral dynamique aussi. Mais plus je prends conscience qu'à un moment donné, les bonnes décisions, elles se trouvent à l'entre-deux entre ton ultra-instinct Google Sheet avec toutes les métriques et ton gros ressenti émotionnel de bison-nours. À un moment donné, c'est la conjonction des deux. Une Google Sheet va très rarement te dire l'entièreté de ce qui caractérise un besoin de conversation difficile. Parce que tu peux avoir une métrique qui se porte bien, tu peux avoir une Google Sheet qui est... immaculée en termes de qualité de métrique, mais d'un autre côté, tu peux passer des journées horribles.
- Speaker #1
Alors, parenthèse, le grand classique de ça, c'est la personne de votre équipe qui est ultra forte, mais une diva. Dans les Google Sheets, tout va bien. Les taux de conversion sont là, les leads sont là, les machins sont là, les KPIs sont vers flamboyants, et pourtant, quelque part, cette personne est en train de drainer votre âme.
- Speaker #0
Et donc, il faut faire quelque chose. Et le truc, c'est que ça, on peut revenir... Je ne suis pas en train de... de circonvolutionner pour rien, c'est pour dire que finalement, la Google Sheet, elle dit très peu de choses de cet ordre-là. Et vraiment, elle indique très peu de circonstances quand avoir une distribution difficile ou pas. Parce que la plupart du temps, la conversation difficile, elle résulte de problématiques relationnelles, de problématiques émotionnelles, de problématiques contextuelles, et pas des outputs produits, pas des résultats. Systématiquement, c'est-à-dire que j'ai déjà eu des conversations difficiles avec des gens qui délivraient de fou. J'ai déjà eu des conversations difficiles avec des gens qui ne délivraient pas. Et j'ai déjà eu des conversations pas du tout difficiles, ultra constructives, avec des gens qui ne délivraient pas. Parce que, justement, le relationnel était là. Et donc, ce n'était absolument pas un problème d'aller adresser la situation et de régler le problème. Donc, c'est là qu'on comprend que, finalement, tout ce que tu as listé là, comme « choose indicateur émotionnel » et du quotidien, c'est, pour moi, les seuls signaux. Je n'ai pas d'autres exemples, en tout cas, qui me viennent là. à traiter, à prendre en compte. Et il ne faut surtout, surtout pas en faire abstraction. Tout l'important, je pense, d'éduquer son environnement aussi. Tu vois, moi aujourd'hui, mes cofondateurs et même ma femme ont petit à petit, au fil du temps, développé cette compétence d'identification justement de ces signaux et de me les renvoyer en miroir. Et ça, c'est super utile.
- Speaker #1
Et pour compléter le truc, parce que je sais qu'il y en a plein qui se posent cette question-là, je peux dire que ce que moi, je vis, encore une fois, ce podcast n'est pas un podcast de professeurs, c'est un podcast d'entrepreneurs qui vous racontent leur life, en fait, et de ce qu'ils vivent. c'est de la documentation de quotidien globalement moi j'ai une vision qui s'est largement approfondie et consolidée avec les années du j'ai pas monté une boîte pour m'enfermer tout seul dans un job que je déteste dit autrement je suis pas venu là pour souffrir donc ce que ça veut dire c'est que une boîte où les képia ils sont au vert mais où moi dès que le réveil sonne j'ai la boule au ventre c'est niet et c'est à moi de faire quelque chose je veux dire et je pense que la plupart d'entre vous qui écoutez votre boîte elle ressemble Merci. plus à Yaniro ou Skelezia qu'à Stripe. Donc, vous n'avez pas une approche martyr en mode « whatever it takes » à la hormosie. Et donc, je pense que ça vaut la peine de se dire « oui, le fait de m'intéresser à ce que je veux faire dans cette boîte, ce n'est pas nécessairement un caprice. » Alors, on peut même le retourner sur un founder qui met l'euro dans sa boîte, ne va pas être performant. Mais moi, je ne le prends même pas dans cet angle-là. Mais dans quel monde est-ce que c'est un deal qui est intéressant de s'arracher la santé pour un job que vous détestez, que vous avez créé vous-même pour vous-même ? Quelle horreur ! Donc les conversations difficiles, on y va.
- Speaker #0
Complètement. Et alors, comment qu'on fait ?
- Speaker #1
Alors, comment qu'on fait ?
- Speaker #0
Parce que j'imagine que toi, du coaching de conversations difficiles, tu as dû en avoir des palettes entières.
- Speaker #1
Non-stop. Donc, je vous donne la version fin novembre 2025, parce que l'approche, je la raffine non-stop. Et j'ai un truc, je pense que tu vas adorer. En gros, ce que vous voulez, c'est qu'à minima, on va utiliser ce GPT, vous l'avez vu venir à des kilomètres, à minima... dans la conversation que vous allez avoir avec ChatGPT, vous voulez qu'il se comporte d'une manière que je vais vous décrire là. Moi, je l'ai mis en macro-pontes, c'est-à-dire que globalement, tout ce que je lui demande, il va systématiquement rajouter ça derrière sa réponse. Et vous allez voir que dans le cadre des conversations difficiles, c'est absolument crucial. Donc, ce que vous voulez qu'il fasse. Et donc, rappelez-vous, vous regarderez le ponte dans la fiche de l'écureuil.
- Speaker #0
J'ai le titre, c'est bon. J'ai le titre de l'épisode. Résoudre tous ces conflits avec ChatGPT. Arrêter d'être lâche avec ChatGPT.
- Speaker #1
Exactement, le courage avec l'aide de chat GPT, parce que tout seul, je n'y arrive pas. entre parenthèses gros lâche entre parenthèses copie-colle ma méthode entre crochets plutôt donc ce que vous voulez qu'il fasse attention ça va être un peu j'allais dire inventaire avant liquidation mais vous allez comprendre pourquoi c'est important vous avez envie qu'il vous réponde systématiquement avec du step-by-step reasoning, c'est-à-dire que vous lui demandez qu'il détaille exactement comment il arrive à ses réponses. Donc, tu me demandes ça, donc j'ai creusé là-dedans, donc j'ai fait ci, donc j'ai fait ça. En général, c'est cinq bullet points. Deux, vous voulez qu'il vous partage un contrarian view, c'est-à-dire un truc qui va complètement à l'encontre de même votre question ou de ce qu'il a compris que vous êtes en train de lui demander. du genre le problème c'est peut-être pas ça le problème c'est peut-être ta grosse gueule enfin un truc comme ça en général il est assez bon là-dedans 4. Les meilleures questions à se poser donc c'est-à-dire la question que tu me poses c'est ça mais en fait ta vraie bonne question c'est ça et dernier point ce que dans mon macro prompt j'ai appelé le failure mode c'est-à-dire tous les trucs qui peuvent mal se passer dans la direction dans laquelle j'ai l'air de m'engouffrer donc c'est bon on a un chat GPT à qui vous allez partager des trucs et qui va vous expliquer comment il structure sa pensée pour vous répondre, une version contrarienne de ce que vous êtes en train de faire, les meilleures questions à se poser, et le failure mode, tout ce qui pourrait backfire. Prompte d'absolu paranoïaque, comme tu peux le voir, évidemment.
- Speaker #0
Tu imagines le niveau de troubles anxieux généralisés ?
- Speaker #1
Non, mais ce qui est terrible, c'est que moi, vu que c'est un macro prompt, si je lui demande c'est quoi la recette des tartines beurrées, il me déroule tout ça. Est-ce que tu es sûr que les tartines beurrées, c'est bon pour toi, mon gars ? Est-ce que tu te poses la bonne question ? C'est génial, c'est génial. Donc bon, qu'est-ce qu'on va faire ? La première chose que vous allez faire, c'est que vous allez sortir chez l'AGPT en mode, je vous conseille en mode téléphone, ça sera 20 fois plus simple. Vous allez ouvrir une conversation et vous allez parler avec lui pendant 5 minutes minimum. C'est-à-dire que vous lancez le microphone et vous expliquez la situation de la conversation difficile. Bon ben là, voilà, Benoît ces derniers temps, il fait ci, il fait ça, ça m'énerve, etc. À ce stade-là, c'est un brain dump. On ne fait rien de plus que... lui raconter ce qu'on a dans le crâne. On ne s'inquiète pas de si c'est vrai, si c'est juste, si c'est illégal éventuellement. Le but du jeu, c'est d'essayer de downloader ce que vous avez dans votre cerveau qui fonctionne en vrac. La raison pour laquelle on veut absolument ça, c'est que le but du jeu, c'est déjà d'extraire tout ce qu'il y a dans le cerveau pour arrêter de ruminer. Il y a un premier effet qui est de mettre ça dehors. Et deux, en fait, tant qu'on ne verbalise pas ça, c'est des trucs qui tournent dans notre... de tête et qui se répètent un peu en boucle. Et donc, ça ne permet pas de construire un raisonnement ou une analyse du truc. C'est la parenthèse, vous le voyez arriver à des kilomètres, c'est la mécanique sur laquelle c'est basé tous les métiers du type coaching ou thérapie. C'est que le fait de verbaliser ce qu'on a dans la tête, en fait, ça suffit en général pour déjà faire une bonne partie du chemin. Indépendamment de la personne qu'on a en face de nous, ça pourrait être une part de flanc nature, que ça marche aussi. J'ai déjà essayé, ça marche bien. Et après, tu prends les 50 balles et tu t'invites toi-même au récré. technique petite pour vous à savoir que
- Speaker #0
pour 50 euros en Suisse, vous avez le droit à un verre d'eau.
- Speaker #1
Exactement, un verre d'eau à crédit, évidemment. Payable en 4 fois via Clarnac.
- Speaker #0
Avec une petite claque humiliante sur la joue.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Donc, on fait ça, et là, à ce stade-là, je fais mon brainstorm sur 5 minutes, et je lui demande juste de le mettre dans l'ordre sans toucher à rien. Donc je lui demande juste de ranger ce qui va ensemble au même endroit, et surtout de changer ni le sens, ni quoi que ce soit, etc. Il le fait, et là, on va rentrer dans un autre truc. Première version. Si vous voulez le faire en version bio, vous regardez vous-même ce truc-là. Et vous regardez s'il y a des patterns, s'il y a des trucs auxquels vous pensez, s'il y a des trucs qui font sens, etc. Deuxième version, on va le faire en version chat GPT. Mais avant ça, il nous faut faire un autre truc qu'on peut faire dans la même conversation. Vous allez faire un autre brain dump avec tout ce que vous connaissez de la personne qui vous semble utile. Donc ben Benoît, je sais qu'il est plutôt humble, donc quand il se trompe, il le dit, etc. Et je sais que ça, c'est le genre de truc qu'il entend bien, ça, c'est le genre de truc qui peut le trigger, etc. Vous faites un petit portrait robot en trois minutes. rebelote, vous demandez de ranger tout ça dans chaque GPT. Donc là, on a le bordel dans votre tête et une fiche de perso. Et en fait, le but du jeu dans le message, ça va être de décider qu'est-ce qu'on dit, comment on le structure et comment on adapte le message pour que ça corresponde au perso. Parce que s'il y a quelqu'un qui est par exemple très sensible sur un sujet, idéalement, on ne va pas rentrer à fond dedans. Et donc, c'est là où la magie se fait. Si vous êtes en mode bio, vous pouvez vous-même essayer de reconstituer les pièces du puzzle. Vous dites, bon, alors ça, je prends ça je prends pas ça je le mets de côté ou ça j'ai plutôt le spiné comme ça ou si vous êtes une énorme fainéasse comme moi ce que vous faites c'est vous dites voilà t'as le gros de ce que je pense t'as le gros de comment il fonctionne vas-y comment je devrais m'y prendre et là c'est là où le macro prompt va être utile ce que vous allez avoir c'est une version de comment aborder le truc puis tous les angles morts. Non mais ça, en fait, il va te péter dans les naseaux. Ça, en fait, ta question, elle est débile. Ça, en fait, tu es en train de te vautrer complètement. Ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut faire, etc. Et ça, en fait, après, je continue à discuter avec mon chat GPT en lui disant ça, je suis d'accord. Ça, ta better question, elle est bien. Et je continue jusqu'à ce que j'ai un message qui me semble utile, aller dans la bonne direction, bien structuré et qui est audible pour la personne. Parce qu'en fait, je crafte un message, pas pour qu'il soit trop... transmis, mais pour qu'ils soient entendus. Donc en fait, je fais l'effort d'essayer de comprendre par quelles portes je rentre. Donc là, j'ai préparé mon message. Ça prend un quart d'heure à tout casser tout ça. J'ai mis tout ça dans ma petite carte, sur mon Notion. Et après, l'étape d'après va consister à avoir la conversation pour de vrai. Mais à ce stade-là, déjà, je suis sûr qu'il y a plein de choses qui s'interpellent.
- Speaker #0
Déjà, ce qui est trop cool, c'est qu'au-delà du prompt de la GPT, tu viens de nous filer la méthode de coaching que j'imagine que tu utilises.
- Speaker #1
C'est exactement celle-là, ouais.
- Speaker #0
Il n'y a pas longtemps, j'ai eu une conversation difficile. Ce à quoi je me suis astreint. C'est déjà de faire exactement ce que tu as fait, d'aller un petit peu vider mon sac avec plusieurs personnes différentes. Et là, l'objectif, ce n'était pas tant qu'elle me conforte dans mon analyse, c'était parce que je me suis vraiment mis en position à ce moment-là de je ne comprends pas ce qui se passe. Là, j'ai besoin de prendre du recul, donc je vais parler et je l'ai préambulé comme ça. Je vais parler de ma subjectivité à moi et je vais partager mon ressenti. Je ne vais pas chercher à argumenter. Alors si j'argumente, je vais argumenter au sein de... cet espace-là de subjectivité. Donc, ce que je vais dire va peut-être vachement tenir argumentativement, mais ça ne tient que sur la base de ce postulat-là de départ, qui est que là, je suis juste en train de présenter ma version des faits. Et ça, c'est super important à faire, je pense. Ça, c'est fondamental. Parce que la posture qui consiste à commencer de facto à chercher à rationaliser un ensemble dont on n'a qu'une des faces, une des facettes, c'est le meilleur moyen, dès lors, déjà, de se conforter dans l'idée fausse. qu'on a une vision globale, objective et absolue sur ce qui se passe. Et c'est le meilleur moyen de se retrouver en conflictualité et de se faire déboîter ou alors d'être ultra agressif et opprimant lors de la conversation par négation, justement, de la subjectivité d'en face. Donc moi, en fait, je fais toujours ça. Ce truc de... Enfin, je m'efforce de le faire le plus possible. Je vais peut-être partir en couille. Je vais peut-être dire des trucs que je pense pas. C'est pour ça que je le dis à des gens sécures.
- Speaker #1
C'est là où, d'ailleurs, tu m'as avoué que t'avais un crush assez net Ah ouais T'avais pas quoi faire de cette information Elle répond pas à mes textos Peut-être que si t'étais interviewé par le crayon t'arriverais à Oh là là non je vais dans une direction dans laquelle je devrais pas aller Je te laisse continuer Benoît Je savais où t'allais Mais bien sûr que tu savais où j'allais Je pense que tout le monde a su où t'allais Pas de politique dans ce podcast à part si elle est de gauche bien sûr On avait pas parlé de notre gauchisme de tout l'épisode C'est fou C'est vrai ça revient Quelqu'un qui débarque là on aurait presque pu croire qu'on était macronistes là non ouais très peu parce qu'on était en train de parler les keywords de cet épisode c'était management c'était
- Speaker #0
C'était leadership, c'était résolution du conflit. Ah bah non, les Macronistes, ils ne résolvent pas le conflit. Ils t'expliquent par A plus B qu'ils ont raison en permanence.
- Speaker #1
Exactement. Voici pourquoi tu t'es trompé. Comment ça ?
- Speaker #0
Alors, voilà pourquoi ce qu'on a fait, c'était non pas de la merde, c'est que tu l'as mal compris.
- Speaker #1
Exactement. J'entends votre référendum. Maintenant, vous êtes très nombreux à penser de travers. Donc, nous allons faire ce qu'on voulait quand même.
- Speaker #0
Voilà. Bonjour. On retrouve aujourd'hui Emmanuel Macron en direct prime time pour 47 minutes de gaslighting public.
- Speaker #1
Ayant été élu à 117%, je me permets de... Quoi ? Attends, quoi ?
- Speaker #0
Sur fond de Narine qui gratte. Alors, donc, ouais, c'est super important, cette première étape-là, parce qu'elle permet d'expliciter son propre ressenti. Et le simple fait de le dire permet de le penser.
- Speaker #1
Je fais un arrêt image là-dessus, parce que c'est crucial pour les amoureux de comprendre, en fait, pourquoi et comment, etc. En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'intérieur de notre cerveau est absolument pas foutu. pour structurer des trucs. On l'a tous vécu. Arriver à dérouler un raisonnement a cappella dans sa tête sans le poser par écrit nulle part, c'est vachement dur. On a un mauvais buffer, on revient au début très régulièrement. En fait, je ne vais pas rentrer par A plus B, mais il va rentrer dans le détail. Rentrer par A plus B, mais bien sûr. Ben oui, bien sûr. C'est que ce n'est pas foutu pour ça. La version que l'on connaît tous, c'est essayer de retenir un numéro de téléphone. On le fait tourner en boucle dans notre tête parce qu'on se rend compte qu'on arrive au bord. de notre capacité à manipuler un empan d'objets. Donc, structurer dans votre tête tout seul le pourquoi est-ce que Ludovic, en fait, il faudrait l'abattre, chaud, impossible. Et en fait, le fait de tout sortir, ça vous permet de regarder les briques telles qu'elles sont, avec les failles, les trucs faux, les trucs où c'est exagéré, et les trucs vrais, mais c'est seulement à ce moment-là qu'on arrive à faire quelque chose. Et le problème, c'est que quand on essaye de polisser le message ou de le censurer avant même qu'il soit sorti, Merci. c'est qu'on a des angles morts qui sont colossaux à ce stade-là. C'est pour ça que la V0, elle doit être draft.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et donc là, je vais pouvoir moi-même déjà avoir un retour sur mon ressenti. Et le temps que je vais passer à cette première étape-là, exploratoire et proportionnel au niveau de charge émotionnelle et de complexité de l'échange que j'entrevends. Et je n'ai vraiment pas peur là pour le coup. Et ça implique d'avoir des gens justement sécures à qui tu peux parler, qui vont t'écouter. Et surtout qu'ils ne vont pas chercher à être directement dans la résolution du problème. Il y a vraiment justement les problèmes solvers. Il y a des gens, on en connaît tous, qui vont directement être dans la recommandation. Ils ne t'ont pas écouté, ils ne savent même pas quel est ton ressenti. Ils vont directement... Ne soyez pas ces personnes. Pitié, ne soyez pas ces personnes. C'est très agaçant.
- Speaker #1
C'est particulièrement drôle parce que Benoît sait très bien que nous sommes ces personnes. Et qu'on fait énormément d'efforts pour essayer de ne pas l'être.
- Speaker #0
Vraiment, je prends sur moi à fond la caisse. Dans ce moment-là, quand quelqu'un vient vous parler d'un problème, je m'efforce de toujours être dans le questionnement, dans 90% des situations. Et je lui demande l'autorisation à passer à l'affirmatif et à la recommandation. Pour être bien sûr que là, on est dans le bon timing, dans le bon tempo.
- Speaker #1
Je fais une autre intervalle ici parce que ça peut servir. Petite technique de coaching que je vous invite à développer. Ultra difficile. Développez votre muscle de écouter pour écouter et pas écouter pour répondre. Repérez le moment où vous êtes en train de zone out sur ce que dit la personne et que vous êtes déjà en train de structurer votre réponse formidable. Voilà, pas ça, on arrête. On écoute la personne jusqu'au bout, on laisse passer la réponse, on verra plus tard.
- Speaker #0
Sauf pas pote, là vous nous écoutez pour mettre un super avis 5 étoiles.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
Très très important. Et donc là, c'est principalement sur cette première étape que je voulais m'arrêter, parce que c'est très souvent là que le bas blesse.
- Speaker #1
Alors, on continue. Donc là, vous vous en doutez, vous avez votre petite carte Notion dans laquelle vous avez copié-collé tout ce que ChatGPT a bien voulu vous dire. Ou la personne, si vous ne passez pas par ChatGPT. Parenthèse, c'est pour ça que j'utilise ChatGPT plutôt que des gens, parce que ChatGPT est bien meilleur que les gens pour écouter pour écouter plutôt qu'écouter pour répondre.
- Speaker #0
Et que je n'aime pas les gens, et que les gens ne veulent plus me parler.
- Speaker #1
Bah ouais, exactement. la misanthropie est réelle. Et donc, là, il va se passer un truc magnifique. C'est qu'avec toute cette matière... un peu remis en ordre, remis au goût du jour, adaptés à la personne que vous avez en face de vous, il y a plusieurs questions qui vont vous apparaître très clairement. La première, c'est « Mais attends un peu, est-ce que je ne serai pas un fou du bus en fait ? » Et en fait, une fois sur deux, ça sera le cas. C'est-à-dire qu'une fois sur deux, vous allez vous rendre compte qu'il n'y a pas d'adéquation possible entre le message que vous avez en tête, que vous aimeriez faire passer, le caractère de la personne et la situation globale. Typiquement, ça peut être un cas du genre Ah tiens, il y a un tel, il me saoule de ouf, je sens bien qu'il n'est pas à fond.
- Speaker #0
Non mais les résultats,
- Speaker #1
ils disent quoi ? Qu'elle est ultra forte cette personne, mais ce n'est pas la question. Je sens qu'elle en a sous le coude, etc. Mais qu'est-ce qui te permet de dire ça ? Mais rien, mais elle me saoule, voilà, elle me saoule. Je peux le dire encore ça ? Eh bien là, il faut chercher profondément dans ses entrailles parce que ça se trouve, la voie de sortie de cette conversation difficile, c'est de ne pas la voir et de vous demander comment ça se fait que vous êtes aussi intolérant. Dans certains cas de figure, c'est là où ça va. Et là, mais alors, mais heureusement que vous n'avez pas dégoupillé la conversation difficile entre la poire et le fromage pendant un entretien annuel. Donc non, mais là, je sens bien que tu as une douille, etc. Oui, alors c'est-à-dire que je suis le top performeur de l'équipe et tout. Ouais, ouais, mais bon, les chiffres, on sait ce que ça veut dire. Ça, c'est comment on les regarde, etc.
- Speaker #0
C'est les limites de la subjectivité.
- Speaker #1
Et attention, ne rentrez pas dans le tout... Enfin, il n'y a pas de recette toute faite. C'est juste lire la page. vous permettra vous-même de vous dire est-ce que c'est une conversation qui a un meilleur impact dans la vraie vie ou si elle reste sur cette page et qu'elle n'a pas lieu. Dans certains cas de figure, vous allez vous rendre compte de ça. Deuxième chose, et il n'y a pas d'ordre particulier, vous allez pouvoir, maintenant que vous avez remis un peu d'ordre dans vos idées, vous poser la question, et c'est très important, de c'est quoi mon objectif là ? Qu'est-ce que j'essaye de faire ? C'est quoi le futur souhaitable vers lequel je veux aller ? Parce que là, on va voir qu'il y a plein d'angles différents. la réalité quand on est en mode conversation difficile c'est qu'un objectif on n'en a pas à part que la douleur cesse globalement et donc c'est ce qui nous fait faire des trucs débiles du genre non mais je veux lui dire qu'il a tort ce bâtard très bien pourquoi je sais pas parce qu'il faut qu'il sache ce bâtard oui mais on est pas dans les angles de la télé-réalité donc c'est pas ça alors que là on va se dire quoi bon bah j'ai envie que la performance remonte j'ai envie que telle personne arrête de mettre une dynamique pourrie dans l'équipe j'ai envie que telle personne comprenne ce dont j'ai besoin pour travailler ou juste dans la vraie vie et voilà quoi Et c'est là où on peut pondérer soi-même le réalisme de l'objectif. Parce que quand on a un objectif du genre, c'est ce qu'on disait sur le chat qui n'a pas de conversation, non, non, mais il faut que ça marche. Là, c'est chaud. Parce que ce n'est pas dit que ça fonctionnera comme ça. Et là, le bon chat GPT paranoïde au dernier niveau vous le dira. Il va vous dire, mais là, tu es en train de forcer pour que ça marche. Ben oui, mais non, mais quand même, machin, etc. Exemple, le dernier truc en date. que... Allez, je me mets un peu à poil. Le dernier truc en date que m'a dit ChazGPT où j'étais là, ah là là, le bâtard, il a tellement raison, c'est que dans mon gros brain dump, j'avais mis en gros, tiens, je ne suis pas tout à fait sûr que la personne est au bon niveau de performance et virgule, ça me fait un peu mal au cul parce qu'en plus, on l'a payé une blinde et il m'a rappelé gentiment que ça n'a pas de lien en fait. Que globalement, ce n'est pas parce que tu payes quelqu'un cher qu'il est censé être une brute épaisse. Donc il y a une question à se poser qui est est-ce que cette personne est effectivement surperf, superf, où est-ce qu'elle est en termes de performance mais que la question du salaire n'a absolument rien à voir. Parce que ça c'est une grille qu'on a fixée à un moment ou à un autre. Et là si tu arrives dans la conversation en disant au prix où on te paye, tu m'énerves ! Non, pas possible. Très très mauvais angle.
- Speaker #0
pire truc que tu puisses faire, c'est de tomber sans le vouloir dans la personne. Et alors, le fait...
- Speaker #1
de le glisser comme ça dans un écrin de velours en prenant le temps d'amener la chose avec le ton diplomatique pour au final dire la même saloperie ça vous rend pas plus diplomate ça vous rend juste plus lâchement connard et d'ailleurs on sait très bien que toutes les discussions slash engueulades stériles de couple utilisent copieusement ce truc là le fameux mais tu te rappelles il y a 6 ans quand t'étais en retard de 3 minutes et là tout ce qu'on dit depuis tout à l'heure on le commet,
- Speaker #0
on l'a tous commis, on va continuer de le commettre parce que voilà Merci. donc la question c'est pas est-ce que vous en êtes exemple est ce qu'on en est exemple même c'est qu'est ce qu'on met en place pour s'éviter parce que c'est un petit peu le mode par défaut parce que le mode par défaut c'est le mode défense et parce que justement vu qu'on est on fait face à une situation qui nous coûte on fait face à un moment qui est fatiguant émotionnellement nerveusement et ben on va chercher à aller à l'économie et chercher à aller à la résolution la plus rapide et la plus rapide la plupart du temps c'est on brûle tout et donc je pense qu'à un moment donné il y a peut-être alors là j'hypothétise, il y a peut-être quelque chose de l'ordre du cerveau reptilien ce qu'on cite à dire « Ah non mais là, ça me coûte trop de ressources. Viens, on appuie sur le bouton. Viens, on envoie toutes les ogives là, d'un coup. » Parce qu'après, oui, ça va faire du barouf, mais derrière, on sera tranquille au moins. Et donc, il y a ce mode par défaut un peu terre brûlée de « Vas-y, on se la joue campagne de Russie. On crame absolument toutes les terres. Comme ça, après, il y aura un no man's land entre lui et moi et on sera peinard. » Non, non, non. Ça, c'est le mode par défaut. Il y a un mode plus constructif à aller chercher.
- Speaker #1
Qui est anti-naturelle donc, comme tu viens de le dire.
- Speaker #0
c'est pas celui qui va vous venir et ni à nous d'ailleurs on est pareil perso en tout cas moi le mode qui m'est le plus utile c'est justement ce mode de rester en permanence dans ma subjectivité donc de vraiment ne jamais sortir de ce mode là d'y rester le plus longtemps possible dans ce mode voilà ma version d'effet voilà ce que je ressens de partir de mes ressentis plus que de la supposée réalité d'effet l'effet vu de votre point de vue ne sont absolument pas les mêmes de l'autre point de vue ça faut vraiment le comprendre Et ça peut vraiment se jouer sur des choses qui nous paraissent d'une évidence universelle et qui, en fait, ne le sont pas du tout. Et donc ça, en fait, ça sécurise à fond parce que ça évite d'empiéter sur le terrain de l'autre. Moi, je le vois vraiment comme, justement, je parlais de la campagne de Rizut d'ailleurs, comme finalement un conflit territorial. Chacun est sur son territoire avec son point de vue, sa perspective. Après, tu as deux choix, le conflit armé ou la diplomatie. La diplomatie, c'est dire voilà ce qu'on ressent, voilà la situation de notre côté, voilà nos intérêts. on va d'abord interroger ça pour ensuite trouver un terrain d'entente et une fois que chacun a pu se sentir écouté par l'autre partie et se sent estimé quant à sa subjectivité et sa perspective, là tu peux rentrer en mode ok bon bah maintenant, et c'est ce que j'ai fait la dernière fois on estime que maintenant on est tous les deux axés sur la même intention la même intention, pour moi les trois critères c'est ça, c'est on a identifié le problème on s'est senti écouté et chacun sait que l'autre partie est à 100% bienveillant et de bonne foi, c'est les trois critères qui te permettent de savoir que là tu peux passer Merci. à la résolution du conflit effectif. Et là, en fait, tu vas pouvoir, à ce moment-là, chercher à faire cette synthèse-là de, concrètement, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Si tu rentres trop tôt dans cette phase-là, tu vas y aller avec les mauvais éléments, les mauvaises armes et potentiellement la frustration d'une des deux parties qui ne s'est pas censée écouter et estimer.
- Speaker #1
Ce que ça m'évoque, je rebondissais sur ce que tu disais sur le côté un peu reptilien d'être agressif. Il y a quelque chose que j'ai expérimenté, alors dit comme ça, ça fait un peu manipulatoire, ça l'est pas, je l'ai observé, et c'est lié au fait pour le coup, alors Benoît pourra dire peut-être qu'il n'est pas d'accord avec ça, mais en tout cas que j'ai assez peu d'égo. Et donc, dans certaines discussions un peu houleuses, notamment dans des situations, j'en sais rien, très relationnelles, amicales, familiales, couples, je fais pas partie des gens qui ont du mal à dire j'ai tort, je me suis trompé, pardon, aucun problème. et donc je vais assez rapidement là-dessus et ce que j'ai observé juste pour aller dans le sens du côté animal du truc un peu reptilien et de pourquoi en fait ce comment dire, nos instincts de base nous poussent vers un truc aussi débile que gagner, alors qu'est-ce que ça veut dire gagner ? Rien, mais c'est ça qu'on veut quand même c'est que moi j'ai déjà été dans une situation où il y a quelqu'un qui me dit ah mais sur ça t'as tellement fait de la merde et t'es nul, et moi en fait vu qu'il n'y a pas d'égo je fais, ouais c'est vrai et franchement j'ai abusé et j'essaierai de faire mieux la prochaine fois et là en fait quand ça arrive trop tôt Parce que l'autre a encore la vibe agressive défensive Et on a donné une résolution Mais l'énergie est encore là Donc ça donne Ouais mais qu'est-ce qui me prouve que tu vas le faire du coup ? Je sais pas, je vais faire de mon mieux Mais si t'as des idées qui pourraient te sécuriser, je t'écoute Et en fait au bout d'un moment la personne continue d'être saoulée avec vous Parce que l'énergie est encore là Et qu'il y a encore l'énergie de Vas-y mais tu le penses pas Et en fait on trouve autre chose tu vois
- Speaker #0
Pour surfer sur la vague Tu reconnais pas assez que t'es trop une merde
- Speaker #1
D'accord, mais est-ce que tu peux le mettre dans ton profil LinkedIn, s'il te plaît ? Là, je me sentirais bien. Putain, ouais, d'accord, ça commence à faire beaucoup, là.
- Speaker #0
Il y a Claire Chazal qui t'invite sur CNews pour que tu expliques à quel point tu es une merde ce soir.
- Speaker #1
4 par 3 dans le métro parisien et donc on va revenir sur mon expérience de ce qui vient après. C'est-à-dire, on a préparé le truc, maintenant, il va falloir avoir la conversation. Un, idéalement le plus tôt possible. Deux, avec le meilleur canal possible. Alors, à l'écrit, jamais. Si vous pouvez le faire en vrai, c'est bien. Si vous ne pouvez pas le faire en vrai, appel ou visio, pourquoi pas. Idéalement, le bon format. C'est-à-dire, si vous savez que c'est un truc qui peut être un peu houleux, essayez de prévoir ça dans un moment où il n'y a pas de réunion derrière. Parce que le côté, je te mets un German Suplex, mais par contre, j'ai encore que 5 minutes parce qu'après, j'ai un rendez-vous client, ce n'est pas ouf. Donc, essayez de trouver le bon format. et trouver une technique pour vous forcer de vous à vous à avoir la conversation et pas la laisser dormir dans le notion. Mais de mon expérience, le fait d'avoir investi le temps d'écrire dans le notion, c'est un peu comme quand on a la flemme d'aller faire sa séance de sport, mais qu'on est déjà en affaire de sport. On a déjà fait les premiers kilomètres, on dit bon, écoute, vas-y, un second cost fallacy, on y va. Donc ça, c'est pas mal pour un peu se feinter tout seul. Et donc, dans ce que tu disais, je suis assez d'accord avec l'approche, la subjectivité, le donner son ressenti. Ça va un petit peu dépendre. du sujet. Il y a certains sujets qui se prêtent plus à certaines chorégraphies que d'autres et je peux vous partager celles qui reviennent le plus. Celles qui reviennent le plus, c'est on en a déjà parlé mais je le remets, vous êtes un fou du bus n'ayez pas la conversation. Donc ça, je l'ai déjà eu plein de fois et en fait, en général le simple fait de mettre sur papier sa fou du buserie, ça la fait dégonfler. Je dis oui, écoute, je suis un zinzin, c'est la vie, c'est comme ça. Deuxième truc. Donc ce n'est pas l'exemple que tu as donné, c'est un autre. C'est l'exemple dans lequel d'objectivement, pour le coup j'utilise le terme, massif. Exemple, vous êtes dans une équipe de foot et votre gardien de but s'est pris 15 buts à la mi-temps. Oui, alors là, c'est pas ma subjectivité qui me gratouille, c'est qu'il y a un problème pour l'équipe et qu'il faut qu'on l'adresse. Dans ce cas-là, je trouve que l'approche qui est souvent la plus saine, c'est de ne jamais personnifier, de ne pas essentialiser et de parler juste du cadre général. Donc là, par exemple, je vais vous donner un exemple de la conversation que je vais avoir probablement demain ou après-demain c'est j'ai un coach qui a toujours été ultra fort mais qui a eu des scores de satisfaction stellaires, qui est en décrochage je sais pas pourquoi je soupçonne qu'il y a un truc qu'il me dit pas mais le problème c'est que vu que je le soupçonne je vais pas lui envoyer ça en me disant qu'est-ce que tu me caches mon gars etc et donc je vais le prendre par un tout autre angle je vais dire bah objectivement on a un décrochage que pour être honnête je comprends pas parce que ça te ressemble pas du tout depuis quelque chose Moi, la question que j'aimerais qu'on explore ensemble, c'est à ton avis, qu'est-ce qui se passe pour savoir en 2026 comment on repart vers les scores qu'on a eu avant ou éventuellement qu'on repart pas si toi, tu penses que c'est la fin de cycle, qu'il y a un truc que je ne sais pas. J'ai l'impression qu'il y a des choses qui peuvent expliquer ça parce que ça ne te ressemble pas du tout, que je ne comprends pas. Est-ce que tu veux qu'on fasse l'enquête ensemble ? Je ne suis pas en train de dire que tu es une truffe, parce que ça ne sert à rien. Mais par contre, j'insiste sur le fait que je cherche une résolution. Et si la résolution, c'est qu'on ne bosse pas ensemble, on ne bosse pas ensemble. Donc, parenthèse, dans ce cas précis, c'est plutôt le coach qui a le bon bout de la négociation plutôt que moi. C'est-à-dire que ce n'est pas quelqu'un que je vais virer. C'est quelqu'un, entre guillemets, où on a de la chance de l'avoir en part-time très léger. Et donc, moi, l'hypothèse que je fais, c'est qu'il est possible qu'en fait, il n'ait plus le temps pour y aller. Et que du coup, il le fait un peu par-delà la jambe à son échelle. et dans ce cas-là, je préfère ne pas l'avoir que de l'avoir à moitié. Mais ça, c'est mon hypothèse et on s'en fout un peu de mon hypothèse. De toute façon, je ne vais même pas la mettre sur la table, parce que s'il se passe un truc, il me dira. Et s'il ne se passe pas un truc, il saura que de toute façon, on veut viser les 5 sur 5 d'impact en 2026. Donc dans ce cas-là, effectivement, la question, c'est de ne pas dire, tu t'es pris 10 buts, c'est de dire, bon, là, dans le mode actuel, on va perdre des matchs, qu'est-ce qu'on fait ? Comment on s'y prend ensemble ? Vas-y, je suis à l'écoute des solutions. Mais en tout cas, on ne va pas rester à se prendre 15 buts à la mi-temps, comme ça, quoi. donc il va falloir qu'on fasse quelque chose qu'est-ce que tu en penses ? donc on n'antagonise pas la personne autant que possible Il y a des cas de figure dans lesquels ce n'est pas ça qui se passe. C'est un truc de subjectivité pure. Ça va être, j'en sais qu'est-ce que je pourrais prendre, aussi je vais prendre un exemple récent, pas de chez moi, mais de manager que j'ai accompagné, qui va être, je récupère une équipe, et l'équipe, elle est en nostalgie du manager d'avant. Et donc, ouais, mais non, mais Alexis, ce n'est pas pareil, je n'aime pas, etc. Et là, ce n'est pas vraiment une question de performance ou de quelque chose d'objectif, parce que la boutique, elle tourne. C'est plutôt une question de... le relationnel est très abîmé avec beaucoup de passifs agressifs, de gens qui vont dire ah bah oui ça c'est vraiment ta technique ça Alexis on l'a bien compris que c'était son genre ça et donc là il y a un problème et en fait pour l'amener effectivement je te rejoins, ta technique me semble très opérante, il faut l'amener en subjectivité pure en disant voilà moi j'ai repris l'équipe j'essaye de faire en sorte que ça tourne pour le mieux je suis content d'ailleurs la perf elle est bonne, maintenant je vois bien qu'on n'est pas confortable, moi je vais être honnête ça me rend triste Merci. Parce que je vois bien qu'il y a une bonne dynamique d'équipe et je sens que je n'ai pas réussi à m'intégrer à ça encore. Et moi, ce dont j'ai besoin, c'est qu'on trouve la manière de faire qui nous aligne tous. Et c'est là où, en fait, ce qu'on lit entre les lignes de l'approche que tu décrivais tout à l'heure. c'est que le jeu auquel on va essayer de jouer, qui encore une fois n'est pas toujours possible, c'est de trouver une solution qui est souvent un peu déroutante, qui aligne les besoins de tout le monde. En fait, quand on est sur une question de subjectivité, il y a deux réflexes qu'on va avoir qui sont des réflexes un peu opérants. Le premier, c'est de passer en force. Donc là, c'est l'équivalent de vous êtes en couple, votre conjoint ou conjointe veut un enfant, vous pas, et vous allez lui dire, allez viens, on n'en a pas un. Ok, super. bon bah là on est passé en force et normalement ça va vous péter dans les naseaux à un moment ou un autre un jour vous allez revenir à la maison, votre conjoint ou conjoint ne sera plus là c'est ça qui va se passer The divorce came out of nowhere Exactement, très mauvaise stratégie de dire tu sais quoi on va nier le besoin de l'autre en face et comme ça ça va bien se passer le réflexe qu'on va avoir numéro 2 ça va être de décider de trouver un compromis le compromis c'est quand les deux ne sont pas très contents de ce qui se passe Moi je suis ultra bordélique Mon conjoint, ma conjointe est hyper rangé Qu'est-ce qu'on fait ? On va vivre dans un environnement un peu merdique tout le temps Et aucun sera content Parce que la personne qui ne range pas va ranger plus que ce qu'elle veut Et l'autre ne va pas avoir le niveau de clean qu'il voudrait Ça c'est ce qu'on fait souvent Maintenant comment on fait quand on réfléchit En termes de gérer les besoins des deux ? Il y en a un qui a besoin que ce soit tout clean à la maison Tout rangé Il y a l'autre qui est très à l'aise avec ça et qui a juste besoin qu'on arrête de lui casser les pieds avec ça, une stratégie, ça peut être que la personne qui a envie que ce soit très rangé prenne tout le rangement et qu'en échange, l'autre fasse autre chose. Parce qu'il y a plein de choses dans un couple à faire. Donc ça peut être, j'en sais rien, tu t'occupes un peu plus des enfants en semaine, mais moi par contre, c'est moi qui vais ranger absolument tout. Ce n'est pas obligé d'être symétrique cette affaire-là. Et ça, les conversations difficiles, quand elles sont bien amenées, peuvent vachement changer la donne. Parce que ce n'est pas du tout la même chose de commencer une conversation en mode c'est ultra bordélique, je te déteste, on n'a rien à foutre, versus de dire, en fait, je ne me sens pas bien dans notre maison. Je suis mal à l'aise et j'aimerais qu'on trouve une solution qui soit OK pour toi et pour moi. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
J'en pense que là, ce serait intéressant de voir si on arrive à caractériser un petit peu les différents types de conflits, de désaccords, etc.
- Speaker #1
Ouais, en fait, globalement, pour faire simple, je te dis, ceux que je connais, et il y en a certainement d'autres, mais je peux te les partager, il y a toute la catégorie qui va être factuelle, objective et souvent dans le monde entrepreneurial connecté à la performance. C'est-à-dire, factuellement, ça ne marche pas. Condition sine qua non, il faut un cadre de référence qui soit solide et absolument non négociable, et clair et signé par tout le monde. Que ce soit vraiment un cas de, on avait un contrat et on n'est pas dans le contrat, et qu'il n'y a pas de loophole quelque part. Là, dans ce cas-là, l'angle qu'on va utiliser, ça va être un dérivé de feedback slash présenter le cadre comme posant problème. Dit autrement, ce n'est pas moi qui t'engueule, c'est le gap de performance qui t'engueule. Là, on a besoin d'un rythme de croisière de 15 leads par semaine ou par mois ou j'en sais rien. Voilà, on peut prendre cet exemple-là. Donc, comme vous le savez, on va commencer à travailler avec Aciro, une des agences de Scalesia sur la lead gen. L'engagement de départ, il est sûr dans le cadre qu'on a pris entre 10 et 15 leads par mois globalement. On pourrait dire, si au bout du premier mois, il y en a, je ne veux pas que 5, on pourrait commencer à avoir la conversation. Pas en mode, qu'est-ce que vous faites bande de bâtards, mais en mode, ok, va se passer. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'on doit comprendre ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui bloque ? Mais en tout cas, la conversation difficile, on va l'avoir tôt. Point important sur cet exemple, c'est vachement plus important. Ça marchera vachement mieux si on a la conversation tôt que si on l'a au bout de six mois. Au bout de six mois où ça va se transformer en « avec le fric qu'on vous donne ! » et tout ça. Le truc va renfler comme pas possible. Alors que dès le début, on pourrait dire « waouh, on n'est pas un peu off-track là en fait » . Et ça se trouve, il y a plein de choses. vous allez dire ah oui mais en fait non c'est normal parce que machin et tout ça ou ça se trouve j'en sais rien quoi je pense qu'il y a moyen de
- Speaker #0
de modéliser une matrice en abscisse, le niveau de complexité de la problématique et en ordonner la charge émotionnelle.
- Speaker #1
Possiblement. En tout cas, l'autre exemple que je connais, c'est les choses qui ne sont pas... Je te donne la métaphore que j'utilise de moi à moi. Il y a des choses où c'est un cadre, où ce qu'on est en train de débattre, c'est qu'il y a un contrat et il y a quelqu'un qui est un peu à côté de son contrat. Là, ça, ça tient si le contrat est très net et que tout le monde a signé. et qu'il n'y a pas quelque chose de complètement extérieur qui est venu changer les termes du contrat. Typiquement, il y a une apocalypse complète, ce qui fait que Internet est down. Oui, bon, là, ils sont où mes 10 leads ? Oui, alors, d'accord, très bien, mais en fait, il y a autre chose qui a changé, donc on parle. L'autre cas de figure, et c'est important de ne pas mélanger les deux, c'est le cas où, je disais de moi à moi, j'appelle ça la négociation de frontières. C'est-à-dire que ce n'est pas un contrat, c'est qu'on n'est pas d'accord sur où sont les bordures de quelque chose. moi je pense que la frontière devrait être à gauche de l'arbre et à droite du ruisseau. Ah bah non, moi je pense que je devrais avoir aussi le ruisseau et l'arbre. Très bien. Et c'est là où on voit bien que quand on passe en force, on est juste en train de faire une invasion. Non mais attends, tu sais quoi ? Tu vas me filer l'Alsace et la Rhône et c'est plus simple pour tout le monde. Ouais quoi ? C'est pas tout à fait comme ça que ça marche. Et dans ce cas-là, le but du jeu, ça devient une négociation, une discussion. discussion au sens large de comment est-ce qu'on dessine cette frontière d'une manière qui est acceptable pour tout le monde, autant que possible, et pour discuter, il faut dégonfler le conflit. En fait, on ne peut pas discuter d'un désaccord si on est en train de se mettre sur la gueule. Donc il faut se calmer, puis après dire bon alors maintenant qu'on est là, comment on résout ce problème ? Et là, dans certains cas, en fait, c'est une frontière et donc c'est une forme de compromis. Dans d'autres cas, c'est un Rubik's Cube, au sens où on va essayer de trouver la solution qui coche tous les besoins.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on retient de tout ça ?
- Speaker #1
Qu'on est lâche. Mais c'est toi qui fais la conclusion, tu rigoles là ? Attends, j'ai carré tout l'épisode, vas-y, travaille mon grand là.
- Speaker #0
T'as rien carré du tout.
- Speaker #1
Carré, hein, moré.
- Speaker #0
Il a lu son prompt de chat GPT et il est fier de lui.
- Speaker #1
Je veux dire,
- Speaker #0
je veux dire.
- Speaker #1
Je veux dire,
- Speaker #0
ta gueule. Mais là, sur ce sujet, une de mes grosses réalisations, c'est cette notion de, on vit dans une ère où la subjectivité a tendance à être paradoxalement mise au second plan. On est dans une ère de la psychologie, du développement personnel, de l'individualité, etc. Mais paradoxalement, on a cette injonction giga contradictoire au pragmatisme, à l'universalité et à l'objectivité.
- Speaker #1
Je vais saisir ce que tu dis parce que ça vient me frapper. La tension entre les deux est gargantuesque quand on y pense. Parce que tu as effectivement l'air, pour reprendre ce que tu viens de dire, du tout data, du tout factuel, du si ce n'est pas objectif pilotable, ça n'existe pas, etc. Surtout en entrepreneuriat. Et en même temps, l'ère du développement personnel, de concentre-toi sur toi-même, sur tes émotions, etc. Donc la tension, elle est immense.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
J'ai réussi à te faire avoir un exactement. Je suis content.
- Speaker #0
C'est le seul, le premier. C'est le seul ? Non, mais là, ce n'était pas un exactement de buffer. Là, c'était un exactement d'approbation. Donc je ne sais pas si ça compte. Un 0,5. Tout à fait. Oui, oui. Allez, je ne le remplace pas un tout à fait. exactement Oui parce que pour ceux qui ne sont pas au courant on a un monteur, on a la personne de Petier qui nous tronche la tête en identifiant absolument tous nos types de langage et se fait un malin plaisir de nous rostre en permanence je pense que vous l'entendez un petit peu n'arrête jamais Petier ça nous fait extrêmement rire Ouais c'est vraiment ce point là c'est le fait qu'on s'est conditionné, enfin on est conditionné, il y a cet élan aujourd'hui d'objectivité Merci. qui est, selon moi, extrêmement illusoire. Et perso, plus je tends à remettre en avant cette subjectivité qui est la mienne et à la reconnaître comme telle, et à ne pas l'ériger comme un totem d'exactitude, et à reconnaître, en fait, comme postulat de départ, mes failles, les failles de mon raisonnement, je me rends compte que les conflits sont infiniment plus sains et infiniment plus faciles derrière à résoudre. Pourquoi ? Parce que je ne cherche plus à avoir raison. J'y vais en disant, j'ai potentiellement tort. j'ai très probablement tort sur certains aspects je ne vois pas tout, il y a plein de trucs que je vois pas donc là je vais te présenter le truc de la façon la plus inexacte possible mais la plus sincère et de bonne foi possible à chaque fois que je préambule le truc comme ça, ça se passe infiniment mieux derrière et après effectivement il y a toujours des exceptions où là la factualité est suffisamment diaphane et évidente pour la traiter le fait pour ce qu'il est là par exemple c'est un laguiole que t'as mis entre mes côtes,
- Speaker #1
non je suis pas d'accord
- Speaker #0
si si c'est quand même c'est un lagueul je vais te présenter ma subjectivité je vais te présenter mon jardin secret pour t'expliquer que moi selon moi tu as tort de penser que c'est un lagueul c'est au contraire une preuve d'amour si t'es pas en échelle je dirais que ça n'a pas marché et donc oui après il y a toujours des cas mais là on est pas pour moi dans ces cas là on est pas dans le conflit justement il y a un moment où la factualité devient tellement évidente qu'on est plus dans le conflit là on est dans la résolution de problème c'est à dire qu'il y a une personne qui a potentiellement fait de la merde Et là, en fait, on rentre dans un autre registre. Il n'y a plus de conflit qui tient. Il y a potentiellement de la mauvaise foi d'un autre côté, mais là, on rentre dans le registre de la mauvaise foi de la personne qui refuse des faits qui sont pourtant évidents.
- Speaker #1
Je vais souligner ça avec deux traits. C'est extrêmement important ce que tu dis. En fait, la raison pour laquelle j'aime bien utiliser des cadres très généraux, très clairs et très partagés, c'est précisément pour que des conversations qui n'ont pas à être des conflits n'en deviennent pas. Tu sais, quand on dit, bon, écoute, malheureusement, tu t'es pris 15 buts dans la mi-temps. C'est une approche qui est très différente que si je dis, tu n'es pas à fond. Là où la personne va dire, si, moi, je trouve que je suis à fond. Et là, bim, vous êtes dans un conflit et vous êtes donc avec 10 steps de retard par rapport à la résolution. Parce qu'en fait, vous êtes rentré sans le vouloir dans un conflit qui n'a pas lieu d'être pour revenir sur la résolution de problème. Donc, il faut choisir à quel moment on peut dire ce n'est pas un conflit. Mais par contre, il faut aider la personne à arriver à la même conclusion. Et donc, c'est pour ça que le cadre un peu macro-factuel et avec lequel tout le monde est d'accord aide. Surtout quand il l'a amené avec une forme de présomption d'innocence. De dire, bon, écoute, ça ne marche pas, on va essayer de trouver une solution ensemble, plutôt que de dire, gros bebeux. Oui, une remarque sur gros bebeux. Il t'a plu.
- Speaker #0
J'ai adoré le très chèvre.
- Speaker #1
Il sera utilisé, mis en YouTube poop, mis à 0,75. 15% pour donner l'impression que je suis bourré, il va être formidable.
- Speaker #0
Je pense qu'il va être rallongé sur 7 secondes.
- Speaker #1
En fois 0,75. Alex Mi. Oui, Benzouz.
- Speaker #0
Toujours un plaisir.
- Speaker #1
Toujours un plaisir. Je m'en vais donc avoir les conversations difficiles dès maintenant, parce que c'est le live. Je les ai préparées maintenant, il est l'heure d'avoir des discussions du genre « Alors, est-ce qu'on trouve ça normal, cette hygiène corporelle ? »
- Speaker #0
Le cadeau que tu nous as fait dans la poubelle de l'Open Space.
- Speaker #1
Est-tu obligé
- Speaker #0
C'est une question de façon non oppressive Est-ce nécessaire
- Speaker #1
Je sais que tu adores ton voisin De bureau Mais es-tu obligé de le nourrir comme une maman pélican En régurgitant ton McDo dans sa gorge Ça gêne tout le monde
- Speaker #0
Alors on a fait le sondage en interne Pour le coup Accrocher tes caleçons sales sur le paperboard
- Speaker #1
On n'est pas pour On est sur un 86% comme la loi Zucman Il y a une forme de consensus Il y a 12%, il y a 14% de marginaux.
- Speaker #0
On comprend la proposition, il n'y a pas de souci. L'idée est là. Par contre, dans l'exécution, il va falloir revoir. Mais il n'y a pas de souci. A savoir que pour l'épisode 40, on va passer en vidéo.
- Speaker #1
Oui, vous pourrez nous voir en vrai. On va être obligés de se tenir un peu mieux, sauf qu'on ne se tiendra pas. Ça va tenir un épisode et demi, cette initiative-là. Et oui, on est contents de vous voir en vrai.
- Speaker #0
Je refuse. Je refuse.
- Speaker #1
On est content que vous nous voyiez en vrai, parce que nous, ça va être pareil. Oh si, on va enfin avoir des commentaires. On va avoir des commentaires YouTube. Oh là là.
- Speaker #0
Mais oui, oui, oui. À nous la toxicité YouTube.
- Speaker #1
J'adore, j'adore, j'adore. Bon, allez, je repars sur mon après-midi. Et d'ici là, mot de la fin, c'est toi qui le choisis. Je pense que tu en as un bon, là. Je le sens.
- Speaker #0
Vraiment, j'ai le mot funiculaire qui me vient, parce qu'il est quand même très drôle.
- Speaker #1
Il est bien funiculaire. Il y a plein de syllabes, il veut dire ce qu'il veut dire. Ça sera funiculaire.
- Speaker #0
J'espère que tu as aimé cet épisode. On se retrouve la semaine prochaine pour le prochain. Et d'ici là, tu peux obtenir la fiche de lecture avec tous les concepts principaux à implémenter dès aujourd'hui au sein de ta boîte, directement en lien, en premier lien de la description. On compte sur toi en parallèle pour nous mettre 5 étoiles sur la plateforme d'écoute de ton choix, Spotify, Apple Podcast, ce que tu veux. N'oublie pas de le partager à ton entourage. Et nous, on se dit à la semaine prochaine pour le prochain épisode. C'était Benoît, c'était Alexis. Ciao.