- Speaker #0
Dans mon quotidien d'entrepreneur, j'ai un kiff. Sortir, marcher et appeler mes potes. Alors au fil du temps, il m'est venu une question. Et si ces appels, je les enregistrais ? Parmi ces potes, il y a Alexis Eve, fondateur de Yanniro. Chaque semaine,
- Speaker #1
on s'appelle pour parler de ce qu'on a appris dans nos business respectifs. Mais en vrai, ça part souvent un peu dans tous les sens. En gros, on fait nos pas, on entre potes et on pas potes. Moi, c'est Benoît Dubos. au fondateur et CEO de Skilesia. Et c'est un énorme plaisir de te compter avec nous sur cet appel. Allez, met tes chaussures. Alexis va décrocher.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs, il a finalisé son studio.
- Speaker #1
Il a finalisé son studio. On peut noter que je suis dans un bel endroit, très joli. Le studio était finalisé. Il y a le skate derrière et tout. Donc, voilà. J'ai mon propre studio qui est également une buanderie.
- Speaker #0
Qui est également une salle des machines.
- Speaker #1
Exactement. Et qui est également un cabinet de dentiste. Mais on the side. C'est un side of the soul, la dentisterie pour moi.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. T'as appris sur Udemy. Je l'ai formé avec Claude sur School. Comment ? J'ai cru comprendre que l'année commençait vraiment sur les chapeaux de roue façon départ vers Stappen.
- Speaker #1
Ah ouais, Là, Yannirou est un dragster en ce moment. Il fait 0 à 500 km heure sans problème. Non, concrètement, ça démarre très, très, très, très, très bien. Donc, je suis toujours un peu pudique sur les chiffres de CA. Mais en gros...
- Speaker #0
Le milliard, c'est bon, tu peux le dire.
- Speaker #1
Ouais, mais j'aime pas, ça met les gens mal à l'aise. Tiens, tu sais qu'Alan est en train d'être en gros de tout un milliard d'ERR. Ça cartonne, putain, boîte française, c'est assez ouf. Et donc, ce que je voulais dire, c'est qu'on a un objectif de CA facturé sur l'année qu'on a déjà quasiment fait à moitié. Donc, j'y vais vraiment tranquilloupilou, parce que chez nous, la facturation, c'est un jeu qui est compliqué. C'est-à-dire que là, le CA signé, il va se délayer, je pense, jusqu'à peut-être juillet-août, un truc comme ça. Donc, ce que ça veut dire, c'est qu'à partir de juin... Une partie du CA qu'on va signer ne sera pas du 2026. Mais en tout cas, sur l'obj 2026, on est quasiment à la moitié de ce qu'on veut faire, qui était déjà un gros plus 50% par rapport à l'année d'avant. Donc, ça retèque nous.
- Speaker #0
À savoir qu'on enregistre l'épisode le 8 décembre. Exactement. On est dans un bon rythme là, à 50% de l'objectif. Non, non, non. On est début mars. Même pas mi-mars. C'est fort. Bravo.
- Speaker #1
on est même pas mémas non non trop content et ça on pourra si tu veux Poto s'en faire un petit épisode dédié j'ai repensé je le disais en rigolant je le disais en rigolant sur Whatsapp mais c'est ce que je pense le cheat code de Maboule pour nous en tout cas dans notre jeu à nous c'est les gros paniers moyens c'est que à partir du moment où les chunks que tu sors c'est des chunks à 70k bon bah forcément ça va plus vite quoi ah bah carrément c'est un vrai sujet de notre côté Merci.
- Speaker #0
Tu sais, on est toujours dans la tangente sur est-ce qu'on upmarket ou pas, parce qu'on a tellement de choses intéressantes à faire sur des petites audiences aussi. On temporise à fond l'upmarket chez nous.
- Speaker #1
Pour une petite intro qui n'a rien à voir, on peut peut-être se dire que c'est un vrai sujet de le cheat code de « solve rich people problem, they pay better » . Elle est quand même ultra connue depuis un bon petit moment et que toutes les boîtes veulent aller upmarket. Mais que la question qui se pose, au-delà des éventuelles difficultés de ce que ça veut dire de monter upmarket, c'est que ce n'est pas le même job. Ce n'est pas le même quotidien. Tu peux te dire que ça saoule de fou de bosser avec le groupe Casino.
- Speaker #0
C'est marrant parce que j'ai écouté un podcast, la dernière vidéo d'Antoine BM sur le TDAH. C'est un TDAH qui discute avec un autiste. Ça te plairait parce que c'est un festival d'apologie de l'autodiag.
- Speaker #1
Il est diag, Antoine BM, il avait fait une vidéo dessus.
- Speaker #0
Oui, mais l'autre autiste est autodiag et défend l'autodiag.
- Speaker #1
Je vais écouter et je vous ferai un petit retour si vous voulez. Une réaction vidéo, incroyable. Tu sais que notre ligne édito est de plus en plus chaotique.
- Speaker #0
Non mais c'est parfait, c'est parfait. On ne demande que ça.
- Speaker #1
À ce stade-là, c'est une prise d'otage. Tu regardes ton vidéo. Ah mais en fait, c'est en train de faire une réaction vidéo de McFly et Carlito qui font une réaction vidéo sur une bouteille des parents. Quoi ? C'est ça le dernier papote ?
- Speaker #0
Vous n'êtes pas encore ici. Après tout ce temps, vous êtes les vrais. Clairement, voilà. C'est vous les OG. Et il parlait du fait qu'à un moment, on le sait puisque de toute façon, l'entrepreneur, la boîte est une fractale de l'entrepreneur qui l'a créé. C'est qu'à un moment donné, tu as quand même d'énormes acquaintances entre qui tu es en tant que personne, ta personnalité, ton caractère, ton mode de fonctionnement et tes potentiels dysfonctionnements aussi. Et le type de boîte, non seulement dans lequel tu vas t'épanouir, mais surtout que tu vas être en mesure ou non de bâtir. C'est-à-dire que dans le cas d'Antoine BM, qui est TDAH diagnostiqué, tu n'avais pas un modèle de business plus adapté que le sien, c'est-à-dire des petits produits low ticket.
- Speaker #1
Son business est TDAH.
- Speaker #0
Mais c'est TDAH Core comme pas possible. Et d'ailleurs, justement, question qui se pose, est-ce qu'il va vraiment s'épanouir dans le high ticket ? Parce qu'il a été contraint de faire ce pivot de par le fait que, et c'est le sujet du jour, l'IA est un petit peu venu saccager tout ça. Est-ce qu'il va s'épanouir là-dedans, en fait ? Après, question suivante.
- Speaker #1
On suivra. Mais oui, ça c'est un point, je remets ma casquette de psy deux minutes, qui est très documentée, c'est que les névroses ou les types de neurodivergences des fondateurs deviennent les névroses ou les neurodivergences de la boîte. Point. Il n'y a aucun contournement. Les parano font des boîtes parano, les compulsifs font des boîtes compulsives, les autistes font des boîtes autistes, etc. Donc ça ne sert à rien de lutter contre.
- Speaker #0
Alors vraie question, comment ça se passe quand tu as plusieurs cofondateurs qui ne sont pas nécessairement tous neurodivergents ?
- Speaker #1
Ça peut faire un petit mix. En gros, il faut voir ça un peu comme la culture d'un pays qui surplombe la personnalité des personnes. C'est-à-dire que la culture va être un peu un mix si les gens ont la même influence dans la boîte, mais ce n'est pas toujours le cas. Parce que tu peux avoir un ou une CEO qui est extrêmement charismatique, y compris dans une forme très calme ou introvertie, et qui a une influence immense. Mais là où c'est intéressant, c'est que, tu vois, par exemple... dans une boîte de 5, 10 personnes, 30 personnes, c'est logique. Il n'y a pas assez de monde pour que la contamination ne se fasse pas, mais tu l'as dans des boîtes monstrueuses. C'est-à-dire, Uber est une boîte de connards. Ça, ça a une culture de connards de A à Z, de haut en bas. Même les pubs dans le métro, elles t'engueulent.
- Speaker #0
C'est vraiment le brand voice connard.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est marqué. Tu vois bien que c'est la boîte de Travis.
- Speaker #0
Au bout d'un moment, il y a potentiellement un équilibre qui peut se trouver. Ça peut créer des étincelles par moments.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et maintenant,
- Speaker #1
cher Benoît, de quoi qu'on parle aujourd'hui ? Moi, je t'ai fauché, là.
- Speaker #0
Ben non, j'allais te faucher, de Rechef.
- Speaker #1
Ben je sais. C'est pour ça que je t'ai fauché en préambule.
- Speaker #0
Donc on s'est fait une double balayette. On a... Mais les brancards. Alors, je voulais parler avec toi, parce que ça fait un moment qu'on n'a pas parlé, de l'IA. Le thème business podcast compatible comme tu ne peux pas faire plus.
- Speaker #1
Exactement. En fait, ça fait longtemps qu'on n'avait pas fait du Reach avec ce podcast, donc on a décidé de parler d'IA.
- Speaker #0
Et toi, qu'est-ce que tu penses de l'IA ? Alors l'IA...
- Speaker #1
Attends, j'ai invité Oussama Ammar pour parler d'IA.
- Speaker #0
Et Yann Lequin.
- Speaker #1
On fait juste les multipliers et Giancovici. Allez, c'est parti. On fait tous les bonus multipliers de Reach.
- Speaker #0
Le début de mauvaise blague. Alors, en gros, je voulais réfléchir avec toi. J'ai plein de choses à dire sur le sujet, mais là, ça va vraiment être un podcast exploratoire parce que je suis de plus en plus ambivalent concernant lire. Et ça va m'aider à forger ma pensée. Je pense que vous allez voir, il y a énormément de choses intéressantes qui vont ressortir parce que j'ai beaucoup, beaucoup de retours d'expérience à faire. J'ai testé énormément de choses ces dernières semaines, ces derniers mois. On va parler de Cloud Code, on va parler de Loveable, on va parler de Cowork aussi. donc je vais pouvoir vous faire un petit retour d'expérience sur ce qu'on a réussi à faire chez Skellésia ce qu'on est en train d'envisager de faire et aussi sur mes questions, sur les obstacles à la fois conceptuels et pratiques que je rencontre et aussi que toi tu rencontres Alexis parce que je sais que t'as pas mal poncé le truc on en parle beaucoup mais voilà, j'aimerais bien qu'on fasse un petit pot commun de nos apprentissages, de nos observations parce que je trouve que cette question-là de l'IA alors quand je parle de l'IA je parle des LLM aujourd'hui est vraiment pas claire sur la réalité concrète de ce que ça délivre et sur les perspectives à venir. Et on n'est même pas d'accord en interne au sein de Scalésia. On en parle régulièrement avec Jules notamment, qui lui va être super enthousiaste concernant l'IA, moi qui vais être un petit peu plus sceptique, tout en étant un utilisateur puri quotidien. Enfin vraiment, c'est un de mes outils de travail phare aujourd'hui. Donc voilà, je suis un petit peu dans cette ambivalence-là. Bon, je pense que tu l'as compris. On s'apprête à t'envoyer un max de valeurs et d'infos dans cet épisode. Le truc, c'est qu'apprendre des choses, c'est cool, mais les appliquer pour générer des vrais résultats, c'est encore mieux. Et c'est là qu'on a pensé à toi. On t'a compilé une fiche de lecture ultra actionnable, ultra concrète, ultra concise, qui contient tout un tas de recommandations à implémenter dès aujourd'hui dans ta boîte. Donc en gros, le nec plus ultra de tout ce qu'on va se raconter là, en un seul et unique document ultra concret, ultra précis, ultra concis, ultra actionnable, tout simplement. Tu peux l'obtenir directement via le tout premier lien en description de l'épisode, ainsi que celle de tous les épisodes précédents, mais aussi celle de toutes nos vidéos YouTube, parce que tu sais qu'on en publie une par semaine. Si t'es pas abonné, je t'invite à y aller. Bref, je t'embête pas plus longtemps, on reprend l'épisode.
- Speaker #1
Moi, ce qui m'intéresse, c'est déjà qu'on fasse un petit état des lieux de notre... notre expérience respective de ce qu'on a réussi à faire dernièrement. Parlons des hauts faits,
- Speaker #0
en fait, concrètement.
- Speaker #1
Exactement. Faisons un état de ce qu'on fait, en fait. De ce qu'on haut fait. De ce qu'on haut fait. Alors, je vais commencer sans ordre particulier. Chat GPT a, peu ou prou, remplacé Google chez moi. Donc, ce que ça veut dire, c'est que la plupart des requêtes, des questions de quoi faire avec deux œufs et trois chipolatas, ça va passer par Chat GPT plutôt que Google, y compris si c'est débile. Ça demande... un peu d'ajustement dans le côté maintenir un petit esprit critique ouvert pour garder en tête que les hallucinations seront là, de toute façon. Mais sur ça, je trouve ça très utile, principalement grâce à la fonction vocale. Toi, c'est très con, mais c'est la fonction vocale, moi, qui change tout. Je sors mon téléphone, je pose une question, j'ai une réponse, fin de l'histoire. Donc ça, c'est très utile. Ça n'ajoute rien, ça remplace. En gros, ça rend la vie plus... Ça lime de la friction. A noter quand même que par contre, dès que je suis sur quelque chose qui est très important ou impactant, je vais avoir tendance à repasser sur de la source primaire, justement parce que je n'ai pas envie de naviguer au milieu de la complexité, de ce qu'est une hallucination, ce qu'il n'y en a pas, etc. Autre point aussi, j'ai bien méta-prompté chaque GPT, ce qui fait que je n'ai pas besoin de me prendre trop la tête sur les promptes. Vraiment, je reste sur des gros basiques. Je lui donne un rôle, j'explique que c'est clair, etc. Et un truc qui m'aide énormément, qui a été un petit truc que, je ne sais pas, Benoît Wojtenka qui nous l'avait partagé, ou toi, en tout cas c'est un de vous deux, mais quelque chose qui m'aide énormément, c'est que j'ai intégré dans le meta-prompting le fait que, quel que soit ce que je lui demande, il va systématiquement me donner la vue contrarienne, les meilleures questions à se poser, est-ce qu'il pourrait backfire ? Ça c'est trop bien, parce qu'en fait j'ai l'impression d'avoir un coach en permanence. Quel que soit ce que je lui demande, il est systématiquement en train de me dire « T'es sûr ? T'es vraiment certain que c'est ça que tu veux te dire ? » Donc ça c'est pour la partie tout venant. Et c'est aussi très utile pour remplacer une partie du coaching ou du mentorat. C'est-à-dire, quand j'ai des questions du genre, est-ce que je devrais le faire ? Qu'est-ce que je devrais faire ? Comment ça se passe ? Etc. Ça ne remplace pas tout, mais on va dire que c'est le truc un peu d'appoint. C'est plutôt que d'aller te traîner sur WebMD avant ton rendez-vous chez le docteur, tu as quelque chose d'un peu plus solide. Et ça, typiquement, ça donne des trucs du genre, bon, là, j'ai un feedback que j'aimerais faire à telle personne. Est-ce que je le fais ? Oui, non, non, ok, etc. Et ça, c'est assez utile. Donc avant qu'on aille un peu plus loin, preneur de cette partie-là de l'usage, comment ça se passe chez toi ?
- Speaker #0
Donc si je comprends bien toi, un de tes gros gros gros cas d'usage, c'est une utilisation on va dire épistémique, où tu l'utilises pour t'aider à te poser des questions, c'est un outil de sparring intellectuel ?
- Speaker #1
100%, ça c'est tous les jours.
- Speaker #0
Ok, plus qu'un outil de productivité où tu vas lui demander de faire des tâches spécifiques quoi.
- Speaker #1
On va y venir, là j'ai fait juste premier chapitre et je pense que tu veux pas que je fasse un tunnel et que donc on va parler de ça, mais en tout cas s'il y a un usage qui est prépondérant par rapport aux autres, c'est celui-là. C'est-à-dire que globalement... je parle à chat GPT 10 fois par jour sur tout un tas de trucs. Et c'est vraiment... En fait, on va dire ça comme ça. Ça remplace Google, c'est une partie du truc. Et l'autre truc que ça fait, c'est que ça me permet à tout moment du jour ou de la nuit de ne jamais être seul dans ma tête. Ce qui est une pratique que je trouve pas ouf pour réfléchir.
- Speaker #0
Alors moi déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai fait un switch définitif sur le chat GPT vers Cloud. Ça faisait un moment que j'utilisais les deux. Je vais utiliser Gemini pour certaines choses aussi. Voilà, par moment notamment. nano-banana qui va être utile à certains égards. Un usage que j'aime bien avec Gemini, parce que c'est celui qui fonctionne le mieux pour ça, c'est retranscrire les vocaux WhatsApp. Parce que la fonctionnalité de... Elle est cassée, celle de WhatsApp. Elle est explosée contre un mur. Et donc, je récupère les petits fichiers, je les donne à Gemini, qui les retranscrit. Et c'est vraiment très pratique pour le coup. Je vais utiliser Notebook LM par moment, mais... Et on va y venir. À ça, mais ça c'est un des gros problèmes de l'IA. J'ai très vite, très fort déchanté sur la multimodalité de Notebook LM, notamment dans sa faculté à créer du bon contenu. après effectivement j'ai beaucoup utilisé Ausha et aujourd'hui cloud comme outil de sparring intellectuel comme renfort épistémique etc pour exactement ce que tu as décrit, j'ai tendance petit à petit au mesure que le temps passe malgré le fait que je l'ai métaprompté comme pas possible que je lui ai donné des custom instructions ultra poussées etc pour s'assurer qu'il soit absolument pas complaisant je me suis vite rendu compte, pas vite mais progressivement qu'en fait il allait systématiquement prendre la forme que je lui demandais de prendre. C'est-à-dire que si je lui demandais d'être contrarienne, il allait systématiquement être contrarienne en dépit du bon sens. Et donc finalement, je n'ai jamais réussi à trouver cet entre-deux où l'IA, où les LLM vont dans mon sens, quand il y a besoin d'aller dans mon sens, et ensuite évoluer, se positionner au sein d'un spectre de contrarianité. C'est-à-dire que c'est soit l'un, soit l'autre. Et ça prend systématiquement la forme du prompt que je lui donne à l'origine, du métra-prompt. Et donc ça, ça a fait monter chez moi un scepticisme où je me dis, finalement, est-ce que je ne suis pas juste en train, là, de me bercer d'illusions quant à ce qu'il est possible de faire avec l'autre ? Est-ce que là, je ne suis pas en train de porter en lui, de voir en lui un oracle alors que je fais juste face à un programme dont le rôle est de générer une série de chiffres, de probabilités ? Et donc, ça, ça m'a fait petit à petit me détourner de ce truc-là.
- Speaker #1
Alors peut-être, je peux réagir sur ça. Ça, c'est très important, mais c'est peut-être lié au fait que j'ai un peu l'habitude du côté sparring par coach, thérapeute, etc. Ce n'est pas une zone de ma vie dans laquelle je me mets en mode mémoirien. C'est-à-dire que si toi, tu me dis, bon, gros, la newsletter fait ça et ne réfléchit pas, j'y vais. Quand ChatGPT me dit, ah, mais contrariennement, blablabla, en fait, tout ça, je prends ça comme des insights potentiels qui peuvent faire un spark dans ma tête. Et si ça n'en fait pas, ça n'en fait pas. Ce qui fait que d'ailleurs, ça, c'est un point qui est intéressant. Tout ce que me raconte ChatGPT, c'est systématiquement quelque chose que je lis en diagonale. Je le lis jamais en détail parce que là où je te rejoins, c'est que peu importe comment j'essaye de le prompter, je trouve qu'il est ultra bullshitant, c'est trop long, c'est trop fluffy, et donc je regarde si ça fait naître quelque chose dans ma tête.
- Speaker #0
Moi c'est ce qui m'a... Perso, ça me fait me détourner, alors pas intégralement, parce que je vais avoir certains cas d'usage, notamment sur la gestion de certaines de mes obsessions, on en avait parlé. Ça, pour le coup, ça m'a énormément aidé.
- Speaker #1
Les yèpes, une obsession que tu gardes bien cachée.
- Speaker #0
Les yèpes, les ongles de gros orteils, mon péché mignon. Mais là, je l'utilise comme déversoir, en fait. Donc, outil thérapeutique intéressant de mon côté, effectivement, ça m'a vraiment beaucoup aidé. Mais par contre, je ne peux pas m'empêcher, à mesure que le temps passe, d'avoir l'impression de parler à quelqu'un dont les conseils ne me sont jamais utiles. Tu sais, ce pote à qui ça te fait du bien de parler, parce qu'il a une oreille attentive, par contre, ce qui te répond est toujours à côté de la plaque.
- Speaker #1
Ton pote marseillais qui a... Tiens, tigre ! Tiens, char d'assaut ! Mais tu es un marbleux !
- Speaker #0
Exactement, exactement. Ça, c'est lui exactement, exactement, ton petit rafale. Mais voilà, ce pote soit turbo marseillais pour qui tu vas être un smilodon à six pattes, ou alors tu as ton grand-oncle qui va s'en servir à te dire que tu es un connard. Dans les deux cas, les conseils sont d'une stérilité sans nom. C'est un petit peu la sensation que ça m'a laissé avec l'HGPT, enfin l'HGPT avec les LLM, et ce qui fait qu'aujourd'hui je l'utilise de moins en moins sur cet aspect-là. Après, il y a plein de trucs que je fais. Typiquement, un truc qui m'est extrêmement utile, c'est d'interroger de grandes quantités d'infos, de grandes quantités de données, notamment de textes, mais pas que, mais de façon très contextuelle. Exemple d'usage que j'en ai fait, j'avais besoin de prendre connaissance de tout un contexte au sein d'un accompagnement client qui s'est déroulé sur littéralement plusieurs heures d'appel. j'ai récupéré les transcripts et j'ai pu interroger un LLM pour comprendre la totalité de la situation, en très peu de temps, de sorte à avoir un regard exhaustif sur la situation. Ça, pour le coup, ça m'a fait gagner un temps considérable. Là où avant, on était contraint de regarder la totalité des appels ou alors de lire des transcripts, etc. Donc, autre cas, je me suis fait une vidéo de 5 heures sur le Personal Branding, qui est vraiment une des meilleures vidéos que j'ai vues sur le sujet. mais 5 heures, ce que j'ai fait, c'est que j'ai récupéré le transcript. C'est un truc que je fais extrêmement souvent. J'ai récupéré le transcript et j'ai demandé à Claude de m'extraire, de me faire la liste, sur la base du transcript, des questions que je dois me poser pour fuseler une personal brand de la meilleure manière possible. Ça m'a sorti un petit playbook comme ça, avec toutes les questions que je suis censé me poser de la manière la plus précise, formulée de la manière la plus précise possible. Donc ça, pareil, gain de temps phénoménal et surtout gain de clarté. Autre cas d'usage que j'en ai fait, je vais analyser une grande quantité de textes, notamment sur un aspect sémantique. On en avait parlé par le passé, j'ai récupéré la totalité de mes postes LinkedIn, que j'ai recoupé ensuite avec les jours où j'ai vu des pics d'inbound sur notre site. Donc, la corrélation était claire entre les deux. Et je lui ai demandé d'analyser, de faire une analyse macro de ce qui fonctionnait, qui constituait ces postes-là. Et ça m'a permis d'affiner ma ligne éditoriale. Donc en fait, un énorme... énorme cas d'usage que j'utilise quasiment quotidiennement avec l'IA, c'est la faculté à cruncher de la donnée comme pas possible. Et ça je trouve qu'effectivement plus le temps passe et plus le crunchage est qualitatif. Un autre cas aussi que j'ai fait c'est que je me suis amusé à... désolé je drop mais le mec a besoin de vider son sac. J'ai récupéré toutes nos newsletters, donc celles que j'ai écrites en fait, donc il y a plus de 200 newsletters et je l'utilise comme un second cerveau, donc un peu comme un rag, je me suis fait un rag en fait, j'ai bidouillé. Et ce que je fais c'est que dès que j'ai une idée je vais voir Cloud Cowork Et je l'utilise pour élaborer ma pensée, l'étayer. Et donc, typiquement, je vais venir avec une idée complètement immature et je vais utiliser la fonction Ask User Question pour qu'il me questionne sur le sujet et à la fin, venir compléter tout ça avec l'existant au sein de mon second cerveau, au sein de mon règne. Ce qui fait qu'en très, très peu de temps, je vais être en mesure de créer un contenu qui va non seulement s'ancrer sur de la nouveauté, c'est-à-dire mes prises de conscience de l'instant parce que ça part d'une idée nouvelle, et en même temps s'appuyer sur mon passif. et sur l'information, sur la connaissance que j'ai déjà produite. Et là aussi, le gain de temps est absolument phénoménal. Et ça me permet de recourir, de faire appel à des informations, à des concepts, à des notions auxquelles je n'aurais pas pensé, dont je ne me serais pas souvenu. Et donc là aussi, c'est vraiment très intéressant.
- Speaker #1
Alors, pour continuer un peu sur cette tendance-là, l'autre cas d'usage général qui, moi, a vraiment fait sa place dans mon quotidien, c'est utiliser l'IA comme raccourci d'une manière ou d'une autre, mais de manière efficace. c'est-à-dire que Une grosse partie de mon quotidien, aussi étonnant que ça puisse paraître pour les gens qui fantasment la vie de fondateur ou de CEO, il y a une partie, c'est du grunt work. Tu vois, des relances, des choses comme formaliser quelque chose. Ça, mine de rien, tout ça est fait quasiment automatiquement. J'utilise Superhuman, ce qui fait que mes mails, ce n'est plus jamais moi qui les écris. En gros, j'écris l'idée de base. Je vais écrire relance poli avec vouvoiement. Mais c'est con. C'est con, mais ça, ça change ma life.
- Speaker #0
colis piégés avec cordialité.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et ça marche ultra bien. Et en fait, ça, c'est vraiment un truc qui est... Comment dire ? Qui est... très important dans ma vie et qui fait un grand impact, c'est que, qui a un grand impact pardon, mon approche, ma relation au monde peut être très transactionnelle. C'est-à-dire que moi idéalement, pour prendre un truc aussi simple que relancer un prospect, si je le pouvais je ferais, réponds, réponds, réponds, réponds, réponds, réponds, ok voilà t'as répondu, bon bah maintenant on va se voir, ok, et c'est tout. Dans la vraie vie, tu ne peux évidemment pas faire ça. Tu dois être dans une forme de cordialité, être un peu intelligent émotionnellement, etc. Mais en vrai, c'est du fluff. De la même manière qu'un bon post LinkedIn, souvent, le plus important, c'est l'idée générale que tu décris. Et tu vois, typiquement, c'est un truc que tu avais dit il y a longtemps maintenant, il y a quelques papotes, où tu avais dit, c'était un peu lapidaire, mais c'est vrai, que il ne faut pas trop se... prendre la tête sur les templates de manière d'écrire sur LinkedIn est-ce que tu fais le AIDA est-ce que tu fais la technique South Park et qu'à la fin il y a juste la différence entre les postes bien écrits et les postes pas bien écrits, point et que bien écrire ça peut prendre plein de formes bah voilà, moi c'est pareil j'ai une idée d'un truc que je veux dire et après il faut que ce soit bien écrit bon bah voilà, et sur ça, si je le fais en essayant de faire des belles phrases, des alexandrins, des trucs comme ça ça va être un peu long, si je le fais avec mon copain de chat GPT ça va être très rapide parce que il est assez bon pour écrire 90% de ce qu'il faut, je vais retoucher l'accroche pour qu'elle soit 2-3 fois plus impactante que ce qu'il avait en tête, et roule ma poule. Donc, sur tous ces trucs vraiment de grunt work, ça me change vraiment la vie. Et des trucs ultra... En fait, tous les trucs, je vais aller un cran plus loin, je pense qu'il y a quasiment plus... C'est marrant, il y en a un en ce moment que j'ai pas réussi à hacker, mais il y a quasiment plus de moments où je suis en train de me dire mais je suis vraiment en train de faire un travail de bœuf, là. Alors que pré-IA, ça arrivait tout le temps. combien de fois tu te retrouves, si tu fais du consulting, à avoir fini ta mission, ta stratégie est bonne et tu es en train de passer 6 heures à palucher les slides. Bon, ça, tu as une IA qui le fait à ta place maintenant. Donc ça, c'est un gros changement.
- Speaker #0
Transition parfaite, perso. Et c'est un retour perso que je fais parce que j'ai tout à fait conscience que là-dessus, j'ai un niveau d'exigence qui est particulier parce que j'ai ce rapport-là au mot et j'ai ce rapport-là à leur précision. Et perso, je ne saurais pas t'expliquer pourquoi, à venir. Je ne peux pas m'empêcher d'être très vigilant et de plutôt bien repérer ce qui est IA generated ou pas. Mais je suis très rarement convaincu par ce qui est produit par l'IA, a fortiori dès que ça implique du visuel. Il y a un truc que je constate, qui est qu'on a beau augmenter la puissance de calcul de façon quasiment exponentielle sur les différents modèles, c'est-à-dire que d'un GPT 5.3 à un GPT 5.4, on va doubler le nombre de modèles. Donc c'est juste deux paramètres, c'est absolument phénoménal. Ce que je constate, c'est que l'IA est de plus en plus vautrée dans ses artefacts. Et pourquoi ? Parce qu'il y a un effet de cannibalisation de l'IA. Donc quand je parle des artefacts, c'est quoi ? C'est les petits tics de langage de l'IA. Les hyphènes, tu sais, les tirés insupportables là, que personne n'utilisait avant, que tu voyais que dans les livres et qu'aujourd'hui tu vois absolument partout. Tu les vois sur des landing pages qui te vendent du savon. Donc ça, c'est juste dégueulasse. Les petits tics de langage que je commence à repérer. partout dans les shorts notamment, dans les scripts YouTube. C'est pas ce truc-là, c'est nanana. Pas la révolution française, la guerre de cent ans. Tu sais, cette tournure de phrases.
- Speaker #1
Non, très bien, très bien.
- Speaker #0
Ça, on l'entendait quasiment nulle part avant. Et t'as cette incapacité structurelle de l'IA à désapprendre ça parce que l'IA commence à s'éduquer, et c'est structurel là aussi, sur son propre contenu. L'IA donc va être vouée à amplifier de plus en plus ses propres erreurs et à faire de plus en plus de l'IA. et donc à se singer de plus en plus elle-même. Et ce qui va rendre son utilisation de plus en plus compliquée. Et ça, c'est un truc que j'ai appris qui m'a un peu pété le cerveau. Je ne sais pas si tu as remarqué que c'est quasiment impossible pour une IA de produire du blanc.
- Speaker #1
Ok, je ne savais pas du tout.
- Speaker #0
Si tu produis une infographie avec Notebook LM, tu remarqueras que c'est systématiquement blanc cassé, beige, etc. Ça, c'est un signal de dégénérescence de l'IA qui résulte du fait que l'IA s'éduquant sur elle-même émerge ce phénomène d'incapacité à générer un fond blanc. Donc ça, c'est une petite prémisse indicative de ce qui est en train de s'opérer. Je constate que plus le temps passe, et plus ce que l'IA produit est techniquement spectaculaire, plus c'est chiadé. Par contre, plus c'est uncanny, et plus elle semble perdre ce sens du goût et de l'esthétique. C'est-à-dire que si tu regardes les derniers modèles de génération d'images, les visages sont de plus en plus réalistes, mais je trouve ça de plus en plus artificiel. Et ça... ça se répercute dans la façon dont je vais utiliser les outils au quotidien et ce qu'ils vont me permettre de faire. C'est-à-dire que j'ai testé Gamma, par exemple, l'outil de génération de slides. Je crois qu'il y a une slide que j'ai publiée et je l'ai publiée vraiment en la retouchant comme pas possible. Une slide a un slider, un carousel. Pourquoi ? Parce que c'est systématiquement chelou. Le résultat est systématiquement chelou et j'ai vraiment l'impression de faire faire un truc, faire faire une tâche à un programme qui ne comprend pas un brode. de ce qu'il est en train de faire. Et ça, je le retrouve dans la quasi-intégralité des productions de lire. J'ai vraiment ce sentiment de frère, t'as pas compris ce que tu faisais. Tu l'as fait de façon giga machinale, tu l'as fait avec suffisamment d'effets de pareidolie pour qu'on ait l'impression que tu comprennes, mais de toute évidence, tu comprends pas en fait. Et ça, ça me frustre énormément. Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, typiquement, j'ai repris un graphiste pour mes carousels. et je suis infiniment plus satisfait parce que foncièrement, il comprend ce qu'il fait et il vient apporter à tout ça une cohérence esthétique qu'aucune IA aujourd'hui n'a été en mesure de m'apporter.
- Speaker #1
J'ai un take assez précis sur cette partie-là. Je pense qu'on se trompe de bouc émissaire avec l'IA sur cet effet qui est par contre bien réel. Pour moi, ce que tu décris, ce n'est pas tant une crise de l'IA qu'une crise de la créativité qui est rendue extrêmement visible. par l'IA. En fait, le problème, c'est qu'à haut volume, ce qui est templatisé, ça crée une petite musique de fond, un petit bruit blanc dont on ne peut sortir que par des patterns interrupts. Donc typiquement, à partir du moment où tous les blockbusters, ça ressemble à Dwayne Johnson avec une chemisette dans la jungle, ça crée un bruit de fond. Et peut-être qu'un film comme, j'en sais rien moi, Top Gun Maverick, qui est pour autant un blockbuster un peu bas du front, va avoir l'air très déroutant et très intéressant et excitant parce qu'il crée une pattern interrupt. Là, je vais sortir un point de comparaison qui va parler à deux personnes qui écoutent ce podcast, mais qui te parlera à toi. Jordan Fish a quitté Bring Me The Horizon. Donc là, on est dans la scène Metalcore. Donc c'est en gros un des deux co-auteurs de ce groupe. Et il a fait un truc qu'on n'avait jamais trop vu avant dans ce genre de musique. C'est que maintenant, il est consultant pour tout un tas d'autres groupes. Donc vous imaginez... Mais c'est ça qu'il fait ! Il est sorti du groupe. Donc, vous prenez n'importe quel style de musique, vous imaginez ça. Et il n'est pas dans un groupe. Il travaille avec tous les autres groupes de cette scène.
- Speaker #0
Écoutez les deux derniers albums de Poppy et d'Architecte. Vous intervertissez les chanteurs.
- Speaker #1
C'est pareil.
- Speaker #0
La chanteuse et le chanteur, c'est les mêmes groupes.
- Speaker #1
Et dans ce cas-là, c'est juste parce qu'on applique la formule et que du coup, on n'arrive pas à être surpris parce qu'on sait exactement ce qui va se passer, parce que notre oeil s'est habitué au pattern, notre oreille s'est habituée au pattern, etc. Le monde du business est... effroyablement templatisé, t'en sais quelque chose t'en ponds toute la journée des templates et c'est là où en fait j'en viens à l'IA n'a rien à voir avec ça, ça a juste accéléré le truc c'est que 99% des gens, et je pèse mes pourcentages vont utiliser un template sans essayer de comprendre ce qu'il y a derrière, et en plus ça va faire une partie du heavy lifting c'est à dire que du contenu d'IA nul peut marcher, pour avoir cet effet de scroll stop, si vous êtes sur un social media, de pattern interrupt si vous êtes sur à peu près n'importe où Merci. Il n'y a pas le choix, il faut faire quelque chose qui se distingue de la masse. Et là où pour moi, j'ai un exemple qui m'indique que ça n'a rien à voir avec l'IA, Doupidou, qui est un artiste qui utilise l'IA pour vidéos et sons, est très créatif. C'est full IA, il n'y a pas un broc de paillat dans ce qu'il fait, mais c'est très très très créatif. Sauf qu'il est en train de se faire copier à mort, ce qui fait qu'il y a des tonnes et des tonnes de Doupidou-like. Allez regarder Doupidou, D-O-O-P-I-D-O-O sur Instagram ou YouTube. Et c'est très intéressant, mais parce qu'il fait quelque chose qui est différent. Et donc, pour moi, ce qu'on observe, c'est pas tant l'IA, et après on peut y revenir, l'IA effectivement amplifie ce truc-là, que des gens qui sont capables maintenant de faire du contenu, des landing pages, des machins, des slides, mais sans essayer de trouver une manière de la différencier pour créer une interruption de pattern. Pour moi, c'est ça qui se passe.
- Speaker #0
Complètement, complètement, effectivement. Par contre, c'est même pas un par contre, mais le truc, c'est que... Par contre, le truc, c'est carrément une paraphrase de par contre. Oui,
- Speaker #1
c'est un du coup inversé. Par contre, le truc,
- Speaker #0
en revanche, certes, mais cependant, j'observe deux choses. Déjà, ça va peut-être être amené à changer si ça se trouve, ce podcast va extrêmement mal vieillir. J'en sais rien.
- Speaker #1
Oui, mais ça, c'est pas grave. Il est ancré dans l'instant, ce podcast.
- Speaker #0
Il est ancré dans l'instant. Aujourd'hui, je n'ai pas constaté de mon côté, dans mon usage personnel et même à l'extérieur, de capacité intrinsèque de l'IA à produire de l'innovation, à tenter de nouvelles choses. C'est-à-dire que Tu peux avoir une utilisation aussi templétisée que tu veux, enfin une pratique aussi templétisée que tu veux, de par exemple ton LinkedIn Game ou quoi. À un moment donné, si tu veux sortir de la masse, si tu veux te démarquer, si tu veux te renouveler, tu vas être contraint d'innover, de tenter de nouvelles choses. Que ça provienne de ton fort intérieur et de ta créativité, ou que ça provienne de la captation que tu vas faire de ce qui fonctionne ailleurs. Ça, c'est des trucs que je n'ai pas constatés, que je n'ai pas remarqués chez LIA. C'est-à-dire que LIA va pouvoir te permettre une certaine curation. Par contre, l'IA ne va pas pouvoir, ne va pas prendre, jamais prendre l'initiative de façon très agentive de tester de nouvelles choses. Elle va systématiquement rester dans le giron de ce pourquoi tu l'apprenais à la base. Et donc ça, ça t'enferme petit à petit dans un manque justement cruel de créativité, de renouveau. Et le truc, c'est que les choses sont de plus en plus véloces et il y a ce besoin de renouveau qui est de plus en plus prononcé. C'est-à-dire qu'avant, les cycles... se comptaient en années. Aujourd'hui, les cycles se comptent en mois au niveau du contenu. C'est absolument phénoménal. Et donc, tu te retrouves face à ce premier phénomène. Le deuxième phénomène que j'ai constaté, hormis si justement l'IA fait partie intégrante de ton propos, donc par exemple Doupidou, il y a un truc qui est particulier, c'est que son propos, c'est de faire de la musique avec l'IA. Donc pour moi, c'est un cas un petit peu à part. Ça fait partie de sa démarche artistique. Mais un truc que j'ai constaté, c'est que tendanciellement, plus une personne sait ce qu'elle fait, comprend ce qu'elle fait, et moins elle va être amenée à utiliser l'IA.
- Speaker #1
Mais même ça, tu vois, je suis... Je sais pas. Mais de toute façon, on est là pour des pattes. Tu vois, typiquement, là où il y a des contre-exemples, mais c'est pour moi le malheur de l'IA, c'est le volume immédiat que ça crée. Parce que tu prends toutes les traînes de dégueulasses qu'on a eues, de la gibli-isation de tout le monde, ou de... C'était quoi, le starter pack, l'espèce de petit truc de figurine ? Si tu dézoomes deux minutes, chacun de ces trucs-là, en tant que idée, créative, individuelle, c'est fun. Ça ne va pas très loin, mais c'est fun. Pourquoi ça pose problème ? C'est parce que on est des moutons avec un outil de copier-coller entre les mains. Et que donc, le temps que tu envoies un, tu envoies 600. Et donc, immédiatement, ça redevient un bruit blanc et tu n'as plus de scroll stopper. Mais par contre, là où je te rejoins pour réagir à ce que tu dis, c'est que ça, c'est dans la théorie, en tout cas dans la manière dont intellectuellement je me représente les choses. Dans la pratique, il y a quelque chose qui est absolument certain, c'est que l'IA Si on réfléchit, par exemple, au contenu, le contenu va beaucoup être structuré sous forme de content cascade. C'est-à-dire qu'on crée une pièce de contenu quelque part et après, on le déploie à différents endroits. Il y a un truc que je peux te dire, et à date, en 2026, c'est le cas, en 2027, je ne sais pas, l'IA n'est jamais au sommet de la cascade. Jamais. C'est-à-dire que l'idée initiale, elle vient toujours d'ailleurs, d'une interview, d'une discussion, de quelque chose que j'ai vu sur le terrain, mais après... L'IA me sert à le faire passer d'un truc à un autre, à transformer un bon podcast en un texte de qualité. Et donc, en fait, tant que je n'utilise pas l'IA pour essayer de m'époustoufler, mais plutôt pour faire du gruntwork que je n'ai pas envie de faire, là, on est dans des bons couloirs de nage.
- Speaker #0
Et c'est là que j'en viens à un point, moi, qui me dérange. Vraiment une question que je me pose, c'est quitte de la réalité entre les promesses qu'on nous fait avec l'IA et la narrative, l'imaginaire dans lequel on baigne vis-à-vis de l'IA. Avec cet avenir, cet El Dorado, cette terre promise qui nous a annoncé, et la réalité concrète. Moi, ce que je vis au quotidien, et là, je parle de façon très subjective encore une fois, mais ce que je constate au quotidien, c'est qu'on nous promet depuis 4 ans maintenant, un imaginaire où tout devient exponentiel. Parce que l'IA vient exponentialiser notre capacité de rendement, notre capacité de calcul, notre capacité de création, et notre productivité, et ainsi de suite. Donc vraiment, on nous a vendu les LLM. comme prémices à une singularité où on allait passer d'un monde de suite arithmétique à un monde de suite géométrique. Grâce à l'IA, on va pouvoir enfin craquer la fusion nucléaire. Et ainsi de suite. Ok, fine. Moi, ce que je constate au quotidien, c'est qu'effectivement, c'est un plus. Effectivement, Alexandre Assier a pu se coder son programme en Python, qui est un équivalent d'un LLM, pour lui servir d'assistant d'écriture. Oui, ok. Aujourd'hui, on a tous notre petit programme Python dans notre poche. Oui. Ils sont où les gains exponentiels ? Ils sont où les gains exponentiels ? C'est-à-dire que je ne constate au quotidien que des gains incrémentaux. C'est-à-dire que je constate effectivement que oui, perso, je suis passé d'une journée d'écriture de ma newsletter à 1h30. Et ça,
- Speaker #1
c'est incrémental ?
- Speaker #0
J'ai réduit sensiblement mon temps de travail là-dessus. Oui,
- Speaker #1
divisé par 8, non, c'est une vraie question. Divisé par 8, le temps de travail, pour toi, ce n'est pas notable.
- Speaker #0
C'est notable, mais c'est un exemple parmi d'autres. Et donc, en gros, je suis resté sur les mêmes plages horaires. Ma boîte n'a pas observé des gains phénoménaux. Je ne constate pas beaucoup de boîtes hors boîtes qui s'est positionnées sur l'IA. Mais là aussi, pour le coup, il y a des inférences particulières. Parce que finalement, ce n'est pas tant l'IA que le fait qu'ils se sont positionnés sur une hype avec un marché porteur où ils ont le vent dans le dos. Mais je n'ai pas constaté ça dans beaucoup de boîtes non plus. C'est-à-dire qu'il y a eu des effets d'annonce avec des lay-offs dans tous les sens. Et d'ailleurs, je t'ai posé la question la dernière fois. Je sais, qu'est-ce qu'il en est ? Est-ce que tu as des infos sur les lay-offs de la tech suite à l'IA ?
- Speaker #1
Pas encore.
- Speaker #0
mais la France lag par rapport aux US en général ce qu'on constate c'est que oui il y a eu des effets d'annonce avec des gros lay-off dans plusieurs boîtes et ainsi de suite sauf que la plupart du temps ces lay-off là en fait étaient des plans sociaux déguisés sous couvert d'IA pour en plus de ça faire un effet de loyer au niveau de leur valorisation c'est à dire bénéficier de cet effet d'annonce de on est en train de prendre le tournant de l'IA pour faire monter leur valo, leur cours en bourse donc c'était un move vraiment purement cynique plus que technologique parce que en gros ils ont viré des gens qu'ils auraient dû virer à la base Merci. puisqu'ils étaient trop nombreux. Mais ce qu'on constate, c'est que plusieurs boîtes, beaucoup de boîtes finalement finissent par réembaucher derrière parce qu'ils se rendent compte que ça ne tourne plus aussi bien. Et puis, l'IA, il faut... beaucoup de gens pour la superviser parce qu'elle fait des conneries, elle produit de la merde régulièrement et ainsi de suite. Et en plus de ça, autre phénomène, on se rend compte que ça fait perdre dans beaucoup de cas en productivité parce qu'on se rend compte qu'il y a un vrai burn-out, notamment dans les fonctions marketing provoquées par l'IA, de par cette injonction à la surproduction, cette réduction des effectifs ou alors cette multiplication des demandes et des attentes et le multitasking que ça engendre tout en rajoutant ce besoin de supervision constant. Donc en fait, ça crève les gens. Il y a un vrai phénomène avec le dégât de burn-out qui est en train de se produire. Et le truc, c'est que par effet rebond, il y a un besoin de plus en plus croissant de liens humains qui est en train d'émerger. Et donc typiquement, ce qu'on constate, c'est que l'IA qui est en train de faire mourir Internet, c'est la théorie de l'Internet mort, et en train, donc Prophésie qui est en train de se réaliser dans beaucoup de cas, et on compte sur LinkedIn, enfin sur LinkedIn aujourd'hui, 80% de mes commentaires sont des commentaires générés par l'IA. C'est cauchemardesque.
- Speaker #1
C'est normal, ils achètent Kawa, dont tu es accueilli. Bim !
- Speaker #0
Et ce qu'on constate, c'est que les gens, par forcément effet rebond, comme je le disais, nourrissent des attentes de plus en plus proximales, et donc sont de plus en plus en attente de liens humains. Et donc, par exemple, constat qu'on a fait depuis plusieurs mois maintenant chez Skellésia, les canaux qui fonctionnent le mieux en acquisition sont ceux qui sont les plus imprégnés d'humanité et qui sont les moins délégables à lire. La prospection téléphonique, le call call, ça surperforme comme pas possible. Le setting qu'on opère de façon 100% humaine, zéro délégation à l'IA parce que ça fonctionne infiniment moins bien. Et le contenu qui est le plus imprégné d'authenticité, c'est-à-dire qu'il est impossible pour une IA de s'inger. Les podcasts, les lives et ainsi de suite. Et donc, à un moment donné, je me pose la question de, est-ce qu'à un moment donné, on ne se rendrait pas compte que là, on vit quand même dans une belle dissonance entre les promesses qui nous sont faites et la réalité qu'on est en train de vivre et de ce que ça délivre. Et est-ce qu'on n'est pas juste en train de pourrir le monde dans lequel on est, à produire de l'AI Slop dans tous les sens, qui se retranscrit de façon très concrète dans du contenu que personne ne veut consommer, autre que les IA elles-mêmes. Donc on fait s'échanger des IA entre elles, à tel point qu'on a créé un réseau social pour IA qui a été racheté par Meta. À un moment donné, je ne peux pas m'empêcher de regarder le truc froidement et me dire « Putain, mais qu'est-ce qu'on prend ? » Et de l'autre, qui se manifeste dans une quantité invraisemblable de Work Slop. donc Workslope c'est l'équivalent de l'AI Slope dans le contenu mais pour le travail c'est à dire qu'on va se retrouver à produire une quantité invraisemblable d'output IA mais qui ne sert pas à grand chose au final et là je peux pas m'empêcher de le constater aussi de mon côté le nombre de requêtes de conversation que j'ai avec Claude en ce moment qui me servent à rien derrière est phénoménal c'est pas ce qu'il en est de ton côté mais le truc c'est que je suis un peu dans cette ambivalence là où je vois que oui il y a des gains incrémentaux mais je trouve le décalage avec les promesses qui nous sont faites et les effets d'annonce juste hallucinant stratosphérique. Et à un moment, quand je regarde le truc froidement aussi, j'essaie de faire la part des choses entre la spectacularité de la technologie et ce que ça permet de faire concrètement. Typiquement, je suis un gros utilisateur de Loveable. C'est Loveable qui est un outil de vibe coding, etc., qui m'a permis de faire plein de choses intéressantes. Honnêtement, j'ai pu recoder notre funnel de newsletter. Le lien d'inscription est en description, si vous voulez voir ce que ça donne. Mais finalement, je me suis fait la réflexion de, est-ce que ça me permet de faire des trucs que j'étais pas capable de faire avant ? Non. C'est-à-dire que oui, ça me prenait un petit peu plus de temps, c'était un peu moins joli, etc. Mais on était capable de tout faire avant, concrètement. Les calculateurs, les landing pages sans code, les petits outils comme ça, on était capable d'en faire avant, on en avait déjà fait avant chez Skelezia et ainsi de suite. Et donc finalement, je me suis rendu compte que Loveable, c'est un webflow sous stéroïde. C'est pas grand-chose de plus que ça.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est marrant, je vais saisir du coup la suite. Là où moi j'ai un angle totalement différent du tien avec les mêmes mots, c'est que moi je vais te dire... putain mais Loveable c'est un webflow sous stéroïde c'est la même chose sauf que l'enthousiasme n'est pas le même mais ça dépend probablement de là où on part en fait alors je vais évidemment pas parler de la partie l'IA quel impact sur l'humanité, j'avais pas une attente de dingue tu vois typiquement quels sont les trucs qui ont été rendus possibles par internet par les ordinateurs par machin, on peut chercher mais c'est pas exactement ça je crois qu'il s'est passé ce que ça a passé c'est que ça a changé notre quotidien un peu de A à Z même si c'est des petites choses Tu parles de productivité, pareil, en disant oui, ça me permet de faire des choses qu'on pouvait faire avant, mais un peu plus vite. Je trouve que ce n'est pas minime du tout. Tu vois, par exemple, moi, pour te donner les deux angles morts dans ce que tu as dit, en tout cas que moi, je vois et qui sont les parties qui m'intriguent le plus, c'est ce sentiment ultra désagréable que tu as, que j'ai aussi, de l'IA ne me permet pas de faire mieux qu'avant côté Scalesia. En tout cas, ce n'est pas flagrant sur les résultats. Pour moi, c'est malheureusement normal parce que la compétition, entre guillemets, s'est mise au diapason. C'est-à-dire, on a tous accéléré en même temps, donc évidemment, à la fin, ça fait un partout la balle au centre. Mais ça ne veut pas dire que ça n'a pas eu d'impact, ça veut dire que le marché s'est déployé. Là, typiquement, là où on pourrait regarder un peu froidement les choses, c'est qu'est-ce que ça donne les gens qui n'utilisent pas du tout l'IA ? Est-ce qu'ils sont encore dans la course ou est-ce qu'ils sont... mort parce que malheureusement c'est devenu un mal nécessaire non pas pour avancer mais pour faire du sur place et là où il ya un truc et j'adorerais si vous nous écoutez que vous êtes dans ce cas là j'aimerais vraiment vous parler je pense que la raison pour laquelle on a l'impression que c'est un peu décevant c'est parce que nos boîtes respectives sont pas à yari native nous on a un legacy nous on est en train comme les grands groupes ont fait la transition digitale et que ça a coûté des millions et que ça a duré des années Nous, on fait de la transition IA. Rien de ce qu'on fait n'est optimisé. C'est des bidouilles dans nos coins, c'est des choses qu'on transmet. Moi, ce qui m'intéresse, c'est les gens qui créent une boîte aujourd'hui. Comment tu crées une boîte aujourd'hui ? Et là, je pense que tu atteins un saut qui ne sera pas un saut quantique ou d'innovation. Ce n'est pas ça la question. Mais tu parles de la compression du temps et de l'accélération de la productivité. Pour moi, c'est un impact immense. Tu prends une boîte standard dans laquelle tu dois faire un MVP pour le tester sur le marché. Faire un MVP, ça te prenait combien de temps ? Je ne sais pas, peut-être deux semaines si tu avais un TECOS d'Ether. Là, tu n'as plus besoin de lutter tes causes d'Ether et ça va te prendre deux heures. Donc en fait, moi, c'est ça qui m'intéresse. Si tu crées une boîte AI native et optimisée autour de l'IA, qu'est-ce que ça donne ? Je suis sûr que c'est des mondes ultra différents des nôtres.
- Speaker #0
Ça, je peux te donner, j'ai quelques éléments de réponse. Déjà, l'adoption de l'IA est extrêmement minime aujourd'hui à l'échelle de l'humanité. C'est-à-dire qu'on fait partie d'une toute petite minorité qui utilise l'IA régulièrement. Ça se compte en quelques pourcentages, l'humanité.
- Speaker #1
Ça, je sais, ouais. Après, l'humanité, pour moi, n'est pas la bonne population de référence là-dessus.
- Speaker #0
C'est-à-dire que même si tu regardes la population qui a un accès quotidien à Internet, l'adoption est encore très faible. Il y a Anthropique qui a sorti un diagramme qui compare le taux de couverture théorique de l'IA versus son adoption. Et pareil, c'est encore extrêmement faible, peu importe les secteurs. Donc on en est vraiment effectivement au tout début. Et j'ai du mal à faire la part des choses entre est-ce que c'est que les gens sont des lagards, des jetlagués qui sont aux fraises ? Ou est-ce que c'est juste qu'au bout d'un moment, il y a beaucoup de gens qui déchantent ? Je ne sais pas, je ne serais pas très bon. Et après, typiquement sur cette partie-là, MVP et ainsi de suite, aujourd'hui, le code est en train d'être complètement commoditisé.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc typiquement, la valeur d'un marché, notamment la valeur de la tech aujourd'hui, est en train de complètement muter, voire de s'effondrer.
- Speaker #1
La saspocalypse, c'est vraiment une prédiction de pas mal de gens en termes de dévaloir.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'en gros, là, on est en train petit à petit de bifurquer d'un business de... d'un modèle de SaaS à un modèle d'API. Finalement, les boîtes qui vont tirer la banque du jeu, c'est des boîtes qui vont devenir des API. Et demain, tout le monde va être en mesure de coder son propre petit SaaS. Sauf que tu vas avoir un autre effet, c'est qu'à la fin, le code va s'éduquer sur lui-même. Et donc, tu vas avoir en effet des générations aussi. Et donc, on en revient à un truc, qui est qu'aujourd'hui, ce qui a de la valeur, c'est le service. Et le service, ça implique de l'humain, parce que les gens, justement, veulent aujourd'hui être accompagnés par des humains. Et donc, je ne suis pas du tout sûr qu'un prestataire... qui est bien confortable dans son top 0,1% dans son secteur d'activité soit désavantagé. Je ne suis vraiment pas sûr.
- Speaker #1
Écoute, on se fera des petits rendez-vous tous les six mois pour voir où est-ce qu'on en est. De toute façon, il va bien falloir qu'on fasse du reach au moins tous les six mois. Il faut qu'on fasse un épisode d'IA d'une manière ou d'une autre. Je vais devoir filer vers mon rendez-vous d'après. Comme vous le savez, on fait ces podcasts le midi. Donc, on enchaîne. Mot de la fin, mon cher Benoît, de manière abrupte.
- Speaker #0
Tester l'OVD quand même. Franchement, c'est cool.
- Speaker #1
C'est cool.
- Speaker #0
Petite reco. Qu'est-ce qu'on reco ? J'ai des choses à vous recommander musicalement.
- Speaker #1
Mec, je vais te tuer là. Il est 13h30 et tu ouvres un arc ?
- Speaker #0
Non, non, non. Allez, je vous recommande rien du tout. Tant pis pour vous. Allez, cassez-vous. J'espère que tu as aimé cet épisode. On se retrouve la semaine prochaine pour le prochain. Et d'ici là, tu peux obtenir la fiche de lecture avec tous les concepts principaux à implémenter dès aujourd'hui au sein de ta boîte directement en lien, en premier lien de la description. On compte surtout en parallèle pour nous mettre 5 étoiles sur la plateforme. D'écoute de ton choix, Spotify, Apple Podcast, ce que tu veux. N'oublie pas de le partager à ton entourage. Et nous, on se dit à la semaine prochaine pour le prochain épisode. C'était Benoît, c'était Alexis. Ciao !