- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans les mères de l'histoire. Je suis Priscillia, la voix et la productrice de ce podcast et maman d'un petit garçon, Nola, 6 ans. Après le récit Merci sur Cleopathe, on change un peu de rythme avec une conversation plus intime sur les mères d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors installez-vous confortablement et bonne écoute.
- Speaker #0
Donc pour nous accompagner dans cette exploration des mers d'hier et d'aujourd'hui, j'ai invité une voix bienveillante, quelqu'un qui marche chaque jour aux côtés des femmes, Myriam, doula et naturopthérapeute au Québec. Bonjour Myriam, alors est-ce que tu peux te présenter un peu plus pour nous ?
- Speaker #1
Bonjour, je suis Myriam Barbet, d'Immy-Midoula, je suis accompagnatrice à naissance, j'accompagne le avant, pendant et surtout après. J'ai un rôle auprès des femmes, justement parce que les femmes, pour moi, c'est le cœur du sujet. Elles sont très bien accompagnées avant, pendant, sur le plan médical, mais sur le plan émotionnel, physique et physiologique, ça fait partie de mon attribution. J'ai une formation de dépistage postpartum ainsi que de périnatale et j'accompagne en téléconsultation les suivis au niveau anxiété prénatale, postnatale. Et le retour au travail, on va en parler au niveau du quatrième trimestre et du mois d'or.
- Speaker #0
Alors toi, je sais que tu es très intéressée par tout ce qui est rites ancestraux, justement l'Égypte ancienne. C'est d'ailleurs toi qui m'as fait découvrir le mois d'or en ancienne Égypte. Alors qu'est-ce que tu peux nous dire un peu de Cléopâtre et tout ce qui concerne un peu la maternité, l'accouchement à son époque ?
- Speaker #1
par rapport à Cléopâtre. Donc c'était une femme visionnaire, une femme qui était avant-gardiste, parce qu'elle avait été entourée d'un village de doulas. Doulas, en grec, ça veut dire esclave, au niveau de l'accompagnement, au niveau déjà des soutiens, on va dire, sur le plan physique, émotionnel et physiologique. Donc c'était une femme qui avait des doulas, qui avait un village autour d'elle. et qui avait pu se reposer pour pouvoir donner vie, être dans l'enfantement.
- Speaker #0
Dans l'Égypte ancienne, les premiers jours après la naissance étaient sacrés, protégés. Aujourd'hui, on parle du mois d'or. Myriam, comment tu décrirais cette période et ce qui la rend si importante ?
- Speaker #1
À l'heure actuelle, la femme fait également ça, mais elle est iraillée entre sa vie professionnelle et sa vie de femme et sa vie de mère. C'est pour ça qu'aussi j'accompagne beaucoup de femmes qui sont dans l'anxiété de retourner au travail justement après la pandémie parce que justement on leur avait demandé de rester à la maison pendant la pandémie. Donc c'est vrai qu'au moment des inconforts, si elles avaient des nausées, quand elles étaient enceintes, le collègue n'avait pas forcément le regard sur elles. Et le retour au travail, c'est encore plus compliqué au niveau de son image corporelle, au niveau de son bien-être, on va dire, physique, émotionnel et physiologique. C'est pour ça que le cléopâtre, elle, s'était carrément retirée aussi pendant quelques temps pour se reprendre. Parce qu'à ce moment-là, on parle du mois d'or, c'est un mois qui est crucial. Pourquoi ? Parce que ce mois, il est justement après un affrontement, mais il faut que ce mois Il faut qu'il soit cocooning, parce que c'est le moment de l'ancrage. La femme, on ne l'est pas mère, on le devient, mais l'instinct maternel n'existe pas. Le bébé, il sait que c'est vous la maman, au niveau de l'odeur chimique, au niveau de tout ce qui peut se passer. Mais vous, vous donnez naissance à un enfant, mais vous donnez aussi votre propre naissance, parce que c'est aussi une nouvelle mère, aussi une nouvelle femme qui se passe et qui se crée. Et ce bébé, lui, c'est vous la maman, mais vous, vous ne le savez pas. Il faut du temps. Mais à l'heure actuelle, on est dans un milieu tellement d'individualisme, de performance, que même ça, on n'a pas le temps. Alors qu'avant, on avait un village. Comme Cléopâtre, on avait nos mères, nos grands-mères qui s'occupaient de nous. Qui, même dans certains endroits, même dans certains pays, que ce soit même aux Pays-Bas, il y a des femmes, des cram-socs. Ils s'occupent des femmes aussi pendant la première semaine. Dans certains pays, aussi en Afrique, en Chine, on est autour d'elles. On s'occupe pendant plus d'un mois pour qu'elles puissent se régénérer, pour que le bassin puisse se remettre, pour qu'à l'intérieur de soi aussi, on a besoin de boire chaud, des boissons réligorantes, des bouillons, pour que les organes puissent se reprendre. Parce qu'ils ont été malmenés pendant la grossesse et aussi pendant l'enfantement. Parce que le bébé, il est passé. Et le bébé aussi, il a été malmené. Mais la femme aussi. On pense toujours plus au bébé qu'à la maman. Moi, je dis, le bébé, c'est le cadeau. Et la maman, c'est l'emballage cadeau. Et qu'est-ce qu'on fait ? On jette le cadeau. L'emballage cadeau, pardon. Moi, non. Je récupère l'emballage cadeau. Et moi, je m'occupe d'elle. Pourquoi ? Parce que si elle va bien, autour d'elle, les gens iront relativement bien. Et Cléopâtre, elle avait besoin de ça aussi, de se sentir... protégée, avec plein de sérénité autour d'elle. C'était ça qu'il fallait.
- Speaker #0
Et bien justement, quand tu regardes les mères autour de toi, qu'est-ce que tu remarques ? De quoi manquent-elles de repos, de reconnaissance ? De quoi elles ont besoin ?
- Speaker #1
De quoi manquent les mères aujourd'hui ? Les mères manquent aujourd'hui beaucoup d'écoute. La présence est précieuse, c'est ce que je dis. Ma présence est précieuse. simplement de leur dire qu'elles sont capables parce qu'elles sont dans une grande période de vulnérabilité et Du moment qu'elles ont donné vie, on ne les écoute pas. Elles ont été sublimées le avant-pendant. Et après, c'est comme je disais, le cadeau et l'emballage cadeau, on l'oublie. Donc c'est ça. Moi, je suis là pour tendre la main. Je suis là pour la soutenir. Je suis là pour la guider. Pour dire qu'elle est capable, même si des fois, elle ne le pense pas. Simplement, on n'avance pas de petits pas. Je suis là des fois pour les accompagner, pour des rendez-vous médicaux, parce qu'elles sont tellement submergées, fatiguées, de manque de sommeil, et elles doivent être la Wonder Woman, elles doivent être expertes en tout, alors qu'elles, elles ont besoin simplement de se recentrer sur elles, parce qu'elles ont traversé beaucoup de difficultés durant la grossesse, parce qu'il y a eu beaucoup de changements physiologiques, émotionnels, et ça, c'est des véritables tempêtes. mais ça, on ne les voit pas, parce que du moment où le bébé va bien, elle, elle doit aller bien. Donc ça, je suis vraiment là pour tendre la main et leur dire qu'elles sont capables et qu'elles sont des véritables guerrières, même si des fois, elles se sentent perdre pied. Donc être là dans la vigilance, être vraiment dans l'empathie et la bienveillance, ça fait partie de mon travail, et surtout d'être à l'écoute auprès de ces femmes qui sont devenues mères.
- Speaker #0
Quand tu regardes les mères d'hier et d'aujourd'hui, d'après toi, qu'est-ce qui ne change jamais ?
- Speaker #1
Beaucoup d'injustice, effectivement, comme je disais, parce que la femme est tiraillée entre sa vie professionnelle et sa vie de femme, et sa vie de mère également. Donc ça, c'est très compliqué.
- Speaker #0
On arrive à la fin de ce podcast, donc j'ai une dernière question pour toi. Si tu pouvais prendre la main d'une mère de l'histoire, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
D'une mère, je lui dirais... qu'elle a traversé quelque chose de fantastique, qu'elle fait preuve de courage, qu'elle est dans une grande période de vulnérabilité, comme je le disais, et qu'elle est dans une période où elle est dans un changement, on va dire physique, émotionnel et physiologique, mais qu'elle va y arriver, qu'elle est capable. Pour moi, c'est se rappeler que chaque femme mérite d'être soutenue, d'être entendue et d'être honorée dans son rôle, une médiane qui est une femme et qui est une mère. Ensemble, brisons les oignons. des mères ont de venir. Je vous remercie de m'avoir écoutée. Je suis Myriam Barbet des Mimidoula. Vous pouvez regarder sur ma page Facebook Mimidoula ou aller sur mon site web mimidoula.com Ce sera avec un grand plaisir que je vous accompagnerai au plus près. A très bientôt. Merci.
- Speaker #0
C'était l'interview des mères de l'histoire. Merci beaucoup d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode vous a touché ou fait réfléchir, n'hésitez pas à vous abonner et à laisser un petit mot. On se retrouve très bientôt pour un nouveau chapitre des Mères de l'Histoire. Prenez soin de vous et des mères autour de vous. A très bientôt.