Speaker #0Bonjour, bienvenue dans Les Meufs qui Osent, le podcast qui vous encourage à vous lancer et à suivre vos rêves. On va parler business, entrepreneuriat et changement de vie, parce que tout est possible quand on y croit et qu'on ose. Au programme, des interviews inspirantes de femmes audacieuses, des conseils de lecture et des épisodes business pour lancer et développer son activité. En bref, Les Meufs qui Osent, c'est la dose de motivation et d'inspiration qu'il vous faut pour vous aussi. arriver à vous lancer et à oser. Bonne écoute ! Hello, bienvenue dans le podcast Les Meufs qui osent. Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous 7 conseils pour vous lancer sur Internet, si vous avez envie de lancer votre activité sur Internet. Moi, j'ai lancé ma marque Chute Charlotte en 2012 autour de ma passion qui était la couture. Donc j'ai créé une marque où j'ai pu au début partager mes réalisations en couture, puis vendre mes créations. Et enfin, créer une ligne de patron de couture. C'est très spécifique, mais ceci dit, comme je l'ai fait sur Internet, j'ai évidemment appris plein de choses qui sont valables pour tous les entrepreneurs qui se lancent sur le net, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur Instagram, etc. Et j'ai envie de parler de ça avec vous aujourd'hui. Premier conseil, n'attendez pas d'être prêt. Je sais qu'au début, on reporte, on est capable de procrastiner pendant... des mois, des semaines, peut-être même des années. Peut-être que ça fait longtemps que vous avez envie de vous lancer, peut-être que vous avez déjà eu une idée, deux idées, dix idées, mais que justement, vous n'êtes pas sûr de votre idée de business. Vous vous dites, non, ce n'est pas parfait. Ou alors, il y en a déjà des activités comme ça. Il y a déjà plein d'accompagnements dans ce domaine, plein de produits, etc. sur le même secteur. Donc, j'aurai trop de concurrence. Je ne vais pas arriver à me faire remarquer, à me démarquer. Ou alors, peut-être que vous avez justement trop d'idées. et que vous ne savez pas trier, vous ne savez pas comment être sûr de votre idée. Donc ça, j'en reparlerai dans un prochain épisode de podcast pour comment on trouve son idée de business. Mais ce que je voulais vous dire déjà, dès aujourd'hui, c'est que l'idée parfaite, le business parfait, ça n'existe pas. L'idée du siècle n'existe pas. Donc il faut arrêter d'attendre ce déclic qu'on attend toujours au début, quand on veut se lancer. Et c'est pareil pour tout, finalement, j'ai envie de dire. On se dit toujours, j'attends... Oui, j'attends le déclic pour me mettre au sport, j'attends le déclic pour faire ci, pour faire ça, pour oser tel projet. Ce n'est pas forcément l'entrepreneuriat, ça peut être changer de vie, ça peut être déménager, ça peut être plein de choses. Demandez une promotion si vous êtes salarié. On attend toujours parce qu'on a peur, évidemment, on a peur, on n'ose pas, on procrastine, on ne se sent pas légitime. Il y a 500 000 raisons qui font qu'on n'y va pas. Mais le plus dur, et pourtant il faut le faire, le plus dur, c'est justement d'y aller, d'oser et de se lancer. Pourquoi ? Parce que de toute façon, vous ne pouvez pas être sûr de votre idée, vous ne serez jamais complètement prêt. Vous pouvez toujours passer davantage de diplômes, vous former encore plus, creuser une idée, en parler encore à plus de gens et c'est très bien. Mais faites attention à tout ça parce que cette phase préparatoire qui est évidemment nécessaire, on est d'accord. forcément vous n'allez pas vous lancer sans aucune idée ou sans y avoir réfléchi. Cette phase préparatoire, même si elle est nécessaire, il ne faut pas qu'elle dure trop longtemps. Si elle dure trop longtemps, le problème c'est que vous allez vous embourber et vous allez vous retrouver complètement bloqué dans quelques mois ou même pire dans des années et vous n'y serez jamais allé parce qu'en fait vous avez trop attendu. Donc faites attention à ça. Moi je pense que l'idée du sexe c'est justement de vous lancer comme vous êtes aujourd'hui. Et oui, même si vous ne vous sentez pas prête, il faut y aller. Parce qu'en fait, il n'y a qu'en essayant et en testant que vous allez voir si ça vaut le coup, si votre idée est bonne ou au contraire, s'il faut la faire évoluer. Et ça, c'est vrai pour maintenant que vous vous lancez, c'est vrai pour plein de domaines de votre vie. Et si vous créez votre activité sur Internet, si vous vous lancez dans l'entrepreneuriat, vous allez voir que cette problématique va revenir constamment. Vous allez constamment tester de nouvelles choses, devoir réajuster, vous dire ah ben mince, ce n'était pas parfait, ce n'est pas exactement ce que je vais faire, je vais bifurquer Et c'est ça qui est sympa, c'est ça qui est intéressant dans l'entrepreneuriat, c'est cette flexibilité, c'est ce parcours que vous allez pouvoir créer vous-même, en fait un parcours sur mesure, un projet pour vous. Mais pour ça, il faut bien que vous vous lanciez, que vous fassiez le premier pas pour gravir cette montagne, parce que si vous restez en bas… Vous n'allez pas y arriver comme ça par magie. Vous n'allez pas vous télétransporter tout en haut d'un coup. Il faut y aller à un moment. Donc lancez-vous comme vous êtes aujourd'hui. Au fur et à mesure, vous allez ajuster en fonction des retours qu'on va vous faire, en fonction de vous, surtout de votre feeling, de votre ressenti, de votre épanouissement, de vos déclics. Les déclics, en fait, ils ne vont pas arriver forcément maintenant, tout de suite, avant de se lancer. Ils vont arriver tout au long de votre parcours. Donc, commencez à marcher, commencez à avancer, commencez à tester cette idée. Et au fur et à mesure de votre chemin, vous allez l'affiner, la faire. progresser, la faire évoluer. Vous ne pourrez jamais être sûr avant de vous lancer. Voilà mon premier conseil, c'est n'attendez pas d'être prêt et lancez-vous aujourd'hui. Deuxième conseil, ne perdez pas de temps à faire des trucs auxquels on pense quand on veut se lancer et qui servent à rien, comme un business plan ou trouver une niche ultra précis, un positionnement hyper précis. Pourquoi je vous dis ça ? Je sais bien que ça va à l'encontre de tout ce que vous avez pu lire justement sur internet, de ce que vous disent les coachs. ou de ce qu'on vous a dit lors de votre passage chez Pôle emploi ou d'une formation, je ne sais pas, quelque chose comme ça, où on va vous dire il faut d'abord faire un business plan. Non, moi je ne pense pas que ça soit utile, je pense surtout que vous allez perdre du temps. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que vous n'êtes pas L'Oréal, vous n'êtes pas Peugeot, vous n'allez pas attaquer un énorme marché avec des énormes investissements d'un coup et des énormes moyens. Bon, si c'est le cas, dans ces cas-là c'est une autre démarche et peut-être que oui, en effet, il faut mieux faire un business plan. Si votre projet, ce que j'imagine... Si vous écoutez ce podcast, c'est avant tout d'essayer de lancer une activité qui vous ressemble, qui vous épanouisse, de faire un premier pas vers l'entrepreneuriat et de créer une activité qui vous fasse vibrer. Vous n'allez pas avoir besoin de beaucoup investir dès le départ, même quasiment rien probablement. Dans ces cas-là, ne perdez pas trop de temps à faire des tableaux qui ne vont pas être utiles. Les business plans, c'est trop précis et trop abstrait finalement. Et surtout, ça ne correspond pas forcément à la réalité. Alors, bien sûr, je ne vous dis pas qu'il ne faut pas réfléchir. C'est important de réfléchir à ce que vous voulez faire, sur quel marché vous voulez vous placer, quel produit vous allez vendre, à quel prix, est-ce que c'est rentable ou pas, de faire des espèces d'estimations, d'évaluations. Bon voilà, il faudrait que je vende tant de produits ou tant de services ou tant de formations ou tant d'accompagnements, suivant ce que vous voulez faire, à tant de personnes par mois pour arriver à me dégager un salaire de tant. Évidemment que ça, on doit le faire ce calcul. On doit... estimer, faire des hypothèses. Mais ça ne sert à rien d'y passer 150 ans, puisque ces calculs, ils vont évoluer comme je vous le disais lors du premier conseil, tout va évoluer, tout va bouger. Vous imaginez des prix maintenant qui vont peut-être être complètement différents, vous imaginez un produit ou une offre maintenant, alors que finalement vous n'allez pas du tout vendre ça ou alors vous allez le vendre que quelques mois. Et c'est très bien, c'est comme ça qu'on fait évoluer. Pour reprendre, enfin pour prendre mon exemple, Moi, quand j'ai lancé Je suis de Charlotte, au début, j'ai vraiment partagé autour de ma passion, etc. sans rien vendre. Et quelques mois plus tard, quand j'ai eu des demandes, on m'a dit Ah, moi, j'aime bien ce sac que tu as fait. Tu ne voudrais pas m'en vendre pour ma belle-mère, pour Noël ? Bon, ok, je vais en faire un, deux, trois, bref. Donc, j'ai commencé à vendre mes créations comme ça parce qu'on m'en parlait. Donc, j'ai réfléchi à un prix, voir si c'était possible, etc. J'ai vu assez vite que je n'allais pas m'en sortir en créant des sacs à la chaîne. et qu'il fallait que je rajoute une valeur ajoutée, que je leur donne plus de valeur, de valeur perçue pardon, pour que justement le prix de vente soit plus élevé et que donc je puisse me faire plus de marge et donc me dégager un certain salaire. Donc j'ai fait évoluer mon offre à ce moment-là, mon produit et donc concrètement j'ai créé à ce moment-là des besaces en cuir et en Liberty pour que ça soit un peu plus, une image un peu plus haut de gamme qui me permette de les vendre un peu plus cher. Et ensuite mon... mon offre n'a cessé d'évoluer. Ensuite, j'ai créé des vêtements sur mesure, pour être sur un marché plus spécifique, plus niché, et puis des patrons pédèves. Bref, je ne vais pas vous refaire toute mon histoire. J'y reviendrai peut-être dans un autre épisode, ce n'est pas le sujet là. Mais ce que je voulais vous dire, en vous parlant de mon exemple, c'est que mon offre, elle n'a cessé d'évoluer avec ce que j'ai appris au fur et à mesure de mon parcours entrepreneurial, des retours de mes clientes, de ce que je voyais, et puis aussi de mes goûts. de ce que j'aimais, de ce que je n'aimais pas faire. C'est-à-dire qu'il y a un moment quand je me disais, je me suis posé la question, est-ce que j'ai vraiment envie de coudre toute la journée, du matin au soir, 7 jours sur 7 ? Non, ce n'était pas l'idée. Même si j'adorais la couture, j'avais aussi envie de faire autre chose. J'avais aussi envie de gagner une certaine liberté, une indépendance. Mon offre a évolué en fonction de mes envies, en fonction des retours de mes clients, en fonction de nos besoins familiaux, etc. Et je ne cesse de la faire évoluer. Je ne cesse de faire évoluer. ma marque en entreprise depuis 12 ans parce que c'est l'avantage, c'est ma petite entreprise qui va suivre mon évolution à moi. Et ça, c'est quelque chose qu'on ne se rend pas forcément compte au début et on imagine, on peut passer des heures à ficeler un business plan nickel et tout ça et se rendre compte que finalement... Bon, ça ne sert à rien qu'on a passé des heures pour rien parce que si j'avais fait un business plan hyper précis sur mes premiers sacs que j'ai vendus, qui étaient donc en tissu, lénage et j'en ai vendu quelques-uns, mais bon, ça n'a pas duré des mois parce que d'un moment, j'en ai eu marre et que ce n'était pas rentable. Mais si j'avais passé des heures à faire ça, ça aurait été du temps perdu. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça, c'est la première chose. Donc, ne passez pas des heures à construire un business plan. Et le deuxième élément que je voulais... partager avec vous dans ce même conseil, dans le même ordre d'idées, ne passez pas non plus trop de temps à réfléchir à une niche ultra précise, un positionnement très précis, une niche en marketing, etc. Une niche, si vous ne connaissez pas ce terme, ça signifie un petit segment du marché très très précis, une clientèle cible, si vous voulez, très précise, et on vous conseille toujours sur Internet d'avoir une niche avant de vous lancer, et donc d'attaquer un tout petit mar...... tout petit segment du marché pour évidemment vous démarquer plus vite. Bien sûr que c'est un très bon conseil et que c'est utile d'avoir un positionnement précis ou une clientèle très déterminée. Ça, on est d'accord, je ne vais pas revenir là-dessus, je ne vais pas remettre ça en question du moins. Par contre, ce que je voudrais souligner aujourd'hui, c'est que ce n'est pas non plus nécessaire d'y passer trop de temps. Pourquoi ? Parce que votre clientèle cible, votre niche, votre positionnement, on l'a vu juste à l'instant, Ils vont évoluer, ils vont évoluer avec vous. Donc si vous passez des semaines et des mois à réfléchir à ça, déjà vous retardez votre idée de lancement, donc vous retardez le moment où vous allez pouvoir gagner de l'argent, ce qui est quand même le nerf de la guerre, et puis surtout, vous vous empêchez peut-être d'ensuite envisager d'autres segments de marché, d'autres positionnements, etc. Donc moi, je trouve ça complètement contre-productif, cette manière de se focaliser et ce conseil qu'on nous donne tout le temps. Vas-y, d'abord, définis ta niche très spécifique, etc. Je trouve que ce conseil-là, il est excellent si on s'appelle L'Oréal, si on est une grande marque et qu'on a besoin, évidemment, de lancer un nouveau produit skincare qui va viser les ados ou les pré-ados de... 11, 12 ans à tel moment pour leur routine du soir, leur routine démaquillante du soir, etc. Et voilà, ils vont déterminer un petit segment de marché où là, ils vont dire bon, il n'y a pas grand monde, c'est là où on va s'engouffrer. C'est génial, mais ça, c'est parce qu'on parle d'une énorme marque et d'énormes moyens, etc. Mais vous, ce n'est pas ça l'idée. Quand on se lance, il faut d'abord se lancer, d'abord tester ses produits, son positionnement, toutes les propositions qu'on veut faire, etc. on les teste en fait et on les fait évoluer. Moi, je suis vraiment une fervente adepte du test and learn en anglais. On essaye, on apprend, on essaye tout ça en même temps en fait, d'accord ? Et en fonction de ça, vous réajustez, en fonction de ce que vous avez appris, des révélations que vous allez avoir, des déclics justement que vous allez avoir en lançant VenteMarque, en entreprenant, en échangeant avec vos futurs clients, vous allez avoir plein d'idées qui vont venir. Et donc, je trouve que passer trop de temps En fait, à anticiper un lancement, c'est dommage parce que vous vous bloquez et en plus, ça risque d'être complètement contre-productif à terme et de vous empêcher d'envisager d'autres choses. Donc, lancez-vous d'abord, ne perdez pas de temps à faire un business plan, à trouver des niches, des positionnements, voilà. Réfléchissez, évidemment, on l'a dit, on réfléchit, on pose des chiffres, on pose des idées, etc. Ça, c'est très bien, on réfléchit un jour, deux jours, trois jours, voilà, on en parle et tout, mais n'y passez pas plus de temps, ça ne sert à rien. lancez-vous, testez et vous allez voir. Mon troisième conseil, n'investissez pas, c'était dur à dire ça, n'investissez pas dans un site internet ou un logo, on s'en fout. Franchement, c'est le truc où on se dit, je ne sais pas pourquoi, mais quand on a envie de se lancer sur internet, on se dit, première chose, il me faut un site internet, il me faut un site, il me faut une vitrine, il faut que les gens tapent mon nom et me trouvent. Non, ça ne se passe pas comme ça. De même, on fait une fixette sur son logo, le nom, le logo, etc. Non, ça ne sert à rien. Vous allez perdre du temps et surtout perdre beaucoup d'argent. Vous n'avez pas besoin de site Internet au départ. Au départ, ce dont vous avez besoin, c'est un ordinateur, une connexion Internet, un téléphone et vous vous lancez sur les réseaux sociaux. Vous vous lancez sur Instagram ou sur Facebook ou sur YouTube. Ce que vous voulez sur LinkedIn, si vous voulez, en fonction de ce que vous vendez. Là n'est pas la question. Il n'y a pas forcément de réseau social meilleur que d'autres. Tout dépend de votre clientèle et de ce que vous voulez vendre. Vous vous lancez sur un réseau social et vous commencez à poster. Vous apprenez à communiquer, vous apprenez à poster, à toucher votre audience. Donc au début, vos posts ne vont pas être terribles, ce n'est pas grave. Vous allez apprendre au fur et à mesure, vous allez vous améliorer. Mais lancez-vous tout de suite. Et à la limite, si vous devez vous former, c'est plutôt... dans ce secteur-là. Moi, je dépenserais des sous à ce niveau-là, c'est-à-dire j'apprendrais à me former sur un réseau social pour être tout de suite le plus percutant, la plus pertinente possible et gagner du temps. Mais surtout, n'investissez pas dans un site Internet, un logo, etc. Ça ne sert à rien. C'est quelque chose qu'on fait dans un deuxième temps quand on sait ce qu'on va vendre, à qui, comment. Et justement, là, on a pu un peu voir ce dont on a besoin. Qu'est-ce que je vais vendre ? Quel produit ? Quel service ? Etc. Comment je vais le vendre ? Peut-être que si vous vous imaginez finalement vendre un programme d'accompagnement ou de coaching ou de formation, vous n'avez même pas besoin de site internet en fait. Vous avez besoin d'un calendrier en ligne où les gens peuvent réserver un appel découvert par exemple et vous téléphonez et ensuite juste d'une page de vente. Mais ça, vous n'avez pas besoin de site internet pour ça. Un logo, c'est la même chose sur Instagram. Vous n'allez pas mettre votre logo au départ. Vous allez mettre votre tête. Finalement, un logo, ce n'est pas la peine de dépenser tout de suite. Donc voilà mon troisième conseil, attention à vos investissements et soyez réfléchis par rapport à ça et n'allez pas forcément vers ce qui vous paraît le plus logique aujourd'hui parce que quand on débute, on se trompe à ce sujet. Réfléchissez et... Prenez plutôt du temps pour vous former et investir dans des formations sur les réseaux sociaux. Quatrième conseil, privilégiez le personal branding. Le personal branding, qu'est-ce que c'est ? C'est le fait de construire une marque personnelle. Et ça, ça va vous faire gagner énormément de temps. Alors je sais qu'au début, pareil, quand on se sent sur les réseaux sociaux, on n'a pas forcément envie de montrer sa tête, d'expliquer ce qu'on va faire. On n'est pas forcément à l'aise, donc je ne vous le dis pas de le faire tout de suite, mais je vous donne juste cette petite lumière pour que vous vous en souveniez et que vous vous renseigniez là-dessus. Le fait de construire une marque personnelle, c'est-à-dire de savoir parler de soi, de son histoire, de se mettre en avant dans sa communication, c'est ce qui va vous faire gagner énormément de temps. Moi, je pense que c'est une des raisons pour lesquelles... Ma marque, Chute Charlotte, a grandi assez vite et a trouvé une communauté assez rapidement. C'est parce que tout de suite, j'ai parlé, je me suis montrée en photo, etc. pour évidemment montrer mes coutures au début, parce que c'est ça que je faisais. J'ai essayé de mettre en avant ma touche personnelle. Alors, ce n'est pas forcément toujours sa tête, mais ça peut être votre façon d'écrire, votre humour, si vous êtes quelqu'un de drôle, votre personnalité, en fait. Les gens ont besoin de vraies personnes à qui elles vont... achetés sur Internet. People buy from people, on dit en anglais, excusez mon accent déplorable, mais vous voyez ce que je veux dire, les gens achètent à d'autres personnes, c'est ça l'idée. Encore une fois, on n'est pas sur des grandes marques ultra connues de supermarchés, on est sur un autre registre. Et là, je pense que c'est très intéressant d'oser affirmer votre personnalité, assumer qui vous êtes, mettre en avant... vos qualités, parce que c'est comme ça que vous allez attirer des gens qui accrochent en fait avec qui vous êtes. Vous allez réussir à construire une communauté en faisant ça. À ce sujet, j'ai lu un livre super intéressant de Caroline Mignot, qui est très connu sur les réseaux sociaux, et notamment sur ce sujet du personal branding, Construire sa marque personnelle Je vous le conseille si c'est un sujet qui vous intéresse, vous allez gagner beaucoup de temps. Donc, cinquième conseil, il va un petit peu dans la même lignée, c'est un peu la conséquence. C'est que si vous arrivez à construire une communauté, cette communauté, elle va vous suivre pendant toute votre aventure entrepreneuriale. Construire une communauté, c'est quoi ? C'est en fait rassembler un groupe de fans, on va dire. Idéalement, ça devient des fans. Au début, c'est juste des followers, des abonnés qui vont vous suivre sur les réseaux sociaux. Et puis, au fil des mois, des semaines, des années, ça va créer une sorte de véritable communauté, c'est-à-dire un groupe de personnes qui vont être fans de ce que vous faites. et qui vont être prêts à vous défendre coûte que coûte, à acheter vos produits, tous vos produits, etc. Et ça, c'est extrêmement puissant. Et c'est quelque chose qu'on ne connaît pas forcément quand on se lance et qu'on sous-estime probablement, je pense. En tout cas, moi, je ne l'avais pas vraiment imaginé. D'abord parce que je suivais les réseaux sociaux comme ça, mais juste en tant que follower, mais pas en tant qu'actrice. Et donc, je ne me rendais pas compte de toute cette partie-là. Mais aujourd'hui, je peux vous dire que c'est... extrêmement puissant d'avoir bâti une communauté, c'est ce qui m'a permis, moi, de bifurquer plusieurs fois dans mon activité, dans mon business, sur ma marque Chute Charlotte. J'en ai parlé un petit peu au début de cet épisode. J'ai fait différentes choses, j'ai fait pivoter mon activité et je pense que c'est très sain, il ne faut pas avoir peur de prendre des chemins un peu détournés ou inverses, ou aller complètement... dans une autre direction à un moment, parce que tout simplement, on est obligé. Une marque qui n'évolue pas, c'est une marque qui meurt. Donc je pense que c'est important, au contraire, d'aller de l'avant et de faire des choix et de prendre des risques. Mais pour ça, ça m'a beaucoup aidée d'avoir auparavant construit une communauté au fil des années qui m'a suivie, en fait. Au début, je vendais mes propres créations. Après, j'ai vendu des patrons de couture. Donc finalement, ce n'est pas du tout la même cible, en fait. Parce que les gens qui achètent des vêtements, on peut imaginer que ce n'est pas... ces mêmes personnes-là qui vont vouloir les coudre. On imagine que les femmes qui vont acheter vos vêtements, elles ne savent pas coudre, en fait. Je me suis dit, quand j'ai fait ça, je me suis dit, oulala, ça va être dangereux parce que, est-ce qu'on va me suivre ? Oui, on m'a suivie parce qu'en fait, évidemment, et c'est encore un petit reproche que je peux faire par rapport à cette histoire de cible et de clientèle idéale, etc., c'est que les choses sont beaucoup plus complexes que ce qu'on nous annonce et ce qu'on veut bien nous faire croire. Et que... Une personne comme vous et moi, on a plein d'intérêts différents dans la vie, on a plein de choses qui nous passionnent. Ce que je veux dire par là, c'est que chaque personne est assez complexe. Une fan qui suivait mes aventures sur mon blog de couture où j'expliquais, j'ai cousu ça pour ma fille de deux ans et demi, sa petite robe, blablabla, il m'est arrivé tel problème, tel déboire. Et bien finalement, cette même personne-là, elle en est arrivée à m'acheter. des créations que j'ai faite alors qu'elle savait coudre mais parce que tout simplement peut-être qu'elle n'avait pas envie de coudre elle-même elle n'avait pas le temps peut-être qu'elle ne savait pas coudre par exemple du cuir donc elle s'est dit je vais acheter sa besace en cuir etc il ya plein de raisons mais elle est devenue une cliente et ensuite quand j'ai vendu les patrons et ben peut-être que cette même personne va se dire bah tiens je vais quand même acheter ses patrons et puis ensuite quand j'ai lancé du coaching pour aider les entrepreneurs les créatrices les femmes les passionnés de couture à se lancer et à créer leur activité il y a quelques années, et bien là, elle va me suivre aussi. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc bon, évidemment, ce n'est pas le parcours de chacun, chacune de mes abonnés sur Instagram, mais ça a été le cas de plusieurs personnes, parce que quand vous créez une communauté de fans, les gens vous suivent pour qui vous êtes, pour ce que vous apportez, pour votre énergie, votre enthousiasme, votre personnalité en fait, tout simplement. Et donc, à partir du moment où ils adhèrent avec ça, avec qui vous êtes, et bien ils vous suivent où vous alliez. Un autre exemple, Alex Vizeo, vous connaissez peut-être, qui est un influenceur dans le domaine du voyage, qui a voyagé pendant 7 ans et qui avait construit une grosse, grosse communauté autour de ce secteur du voyage. Un jour, il a annoncé, il y a quelques années, il y a 5 ans il me semble, maintenant j'arrête, j'arrête ça, c'est plus aligné avec ce que j'ai envie de faire, je change, je ne sais pas ce que je vais faire, mais j'arrête d'être influenceur voyage et je vous proposerai peut-être dans quelques mois autre chose, un autre projet. Et... Donc il a annoncé publiquement qu'il arrêtait tout ça sur ses réseaux sociaux et puis il s'est reconverti en proposant un accompagnement plus dans le personal branding justement, dans le business, etc., dans le coaching et tout. Et sa communauté l'a suivi, une partie de sa communauté l'a suivi et donc les gens ont continué d'adhérer, de commenter ses vidéos, ses publications, d'acheter ses programmes, etc. Alors que ça n'avait plus rien à voir avec ce qu'il faisait avant. On aurait pu se dire que ce n'est pas du tout la même cible. Eh bien, si ça a marché. D'où l'intérêt de se construire une communauté engagée qui va vous suivre dans vos bifurcations, etc. Et voilà, donc c'est un élément important. Je pourrais revenir dans un autre épisode de podcast, si ça vous intéresse, vous me le direz, sur comment construire une communauté, justement, sur les réseaux sociaux. Mais voilà ce que je voulais vous dire. Ensuite, un autre conseil, le sixième, il faut chercher à être souple. et flexible. Cherchez à toujours améliorer votre business, à vous développer, à développer votre business, vous développez vous sur le plan personnel. On en a un petit peu parlé aussi. En fait, je pense vraiment que dans l'entrepreneuriat, il faut savoir faire preuve de flexibilité, d'adaptabilité. Il faut savoir bifurquer, remettre en question un modèle, prendre une autre direction quand on est entrepreneur. Ce n'est pas un long fleuve tranquille. Si aujourd'hui vous avez une idée que vous vous lancez, c'est génial. Mais ne vous attendez pas à pouvoir garder cette même idée, ce même projet, ce même produit très précis pendant des années. Parce qu'en général, la plupart du temps, il va falloir aller chercher d'autres idées, d'autres stratégies, bifurquer, trouver d'autres solutions. Donc, ce n'est pas un long fleuve tranquille, mais c'est génial. C'est ça qui est intéressant, c'est que justement, vous ne serez pas dans une routine et que vous allez pouvoir créer votre propre chemin. Et enfin, mon dernier conseil, c'est la... patience. Soyez patiente parce que construire un business, ça prend du temps. Malheureusement, c'est difficile d'obtenir 50 000 abonnés en un mois comme on essaye de vous faire croire sur les réseaux sociaux. Oh, regardez, j'ai fait un reel qui était viral et il m'a apporté 136 000 abonnés d'un coup. Et regardez aujourd'hui comment j'ai créé une communauté de 0 à 150 000 abonnés en trois mois. Non, ça... je n'y crois pas. Alors il y a peut-être quelques exemples et tant mieux, je me réjouis pour ces personnes-là, mais moi je n'y suis pas arrivée. Ça m'a pris du temps, j'ai réussi à construire une communauté sur les réseaux sociaux mais ça prend plusieurs mois, ça prend même plusieurs années. Ce n'est pas grave parce qu'en fait, vous pouvez vendre dès le début. Je vous l'ai dit, moi j'ai commencé à vendre en fait très tôt. J'ai créé mon blog Je suis Charlotte sur les réseaux sociaux en septembre 2012 et j'ai vendu mes premiers produits en novembre 2012, deux mois après avoir lancé mon blog, alors que je ne l'imaginais même pas. Je ne pensais pas du tout pouvoir vendre mes créations comme ça. C'est un exemple parmi tant d'autres, mais pour vous montrer qu'on n'a pas besoin d'avoir des milliers d'abonnés. À l'époque, je ne sais pas combien j'avais d'abonnés, mais sûrement très très peu. Ce n'est pas une question de nombre d'abonnés, ce n'est pas ça qui va faire que vous allez vendre ou pas vendre, ou trouver vos clients, etc. Ce qui est important, encore une fois, c'est de vous focaliser sur la création de votre communauté, c'est-à-dire échanger avec vos premiers followers, avec peut-être vos premiers clients, etc. pour créer vraiment un lien, créer un lien avec les personnes qui vous suivent parce que ce lien, il peut durer des années. Donc, soyez patientes, travaillez sur ce lien fort à créer avec votre communauté et vous allez voir que les choses vont se mettre en place. petit à petit. Mais moi, je ne crois pas au business miracle qui arrive en un mois, elle a fait 10 000 euros d'un coup. Bon, je pense que c'est une jolie histoire qu'on nous raconte sur les réseaux sociaux, mais qu'il faut savoir, évidemment, être un petit peu prudent par rapport à ça. Voilà ce que je voulais vous dire. Je vais récapituler mes 7 conseils si vous avez envie de vous lancer sur Internet. Et après, je vais vous demander d'aller me mettre une petite réaction, un petit commentaire peut-être. sur ce podcast ou alors sur mon compte Instagram lesmeufsquiose pour me dire ce que vous en avez pensé ou alors si vous avez envie que j'en approfondisse, que j'approfondisse un de ces conseils dans un prochain épisode de podcast. Premier conseil, n'attendez pas d'être prêt, commencez maintenant. Deuxième conseil, ne perdez pas de temps à faire un business plan, trouver une niche marketing hyper précise, un positionnement hyper précis parce que vous n'êtes pas l'Oréal, donc ce n'est pas nécessaire. Troisième conseil, ça ne sert à rien d'investir dans un site internet ou un logo les premiers mois de votre activité. Prenez plutôt du temps à vous former et à tester les réseaux sociaux, à apprendre, à communiquer. Quatrième conseil, le personal branding, c'est ce qui va vous faire gagner beaucoup de temps. Donc, renseignez-vous là-dessus et osez affirmer votre personnalité sur les réseaux sociaux. C'est comme ça que vous allez vous démarquer. Cinquième conseil. La communauté, c'est la clé de tout. C'est ce qui va vous permettre de perdurer sur Internet et de faire bifurquer votre activité quand vous en aurez besoin ou envie et d'avoir toujours des clients. Donc, ce n'est pas mal. Sixième conseil, soyez souple et flexible pour toujours améliorer et développer votre business. Et enfin, mon dernier conseil, soyez patiente, ça prend du temps. Voilà, merci de m'avoir écouté. J'étais ravie d'enregistrer cet épisode de podcast. Je vous dis à très bientôt sur les meufs qui osent. Bye bye.