- Speaker #0
Bonjour,
- Speaker #1
bienvenue dans cette série spéciale des Mots dans la Lune en partenariat avec le festival Scène Express. Chaque jour en attendant le festival qui aura lieu les 11 et 12 octobre prochain à la Camélienne, nous partons à la rencontre des auteurs, autrices, metteurs et metteuses en scène qui donneront vie à ces chroniques sportives. pour découvrir leur rapport aux mots et au sport. Les règles sont toujours les mêmes, des réponses en une trentaine de secondes, sans prononcer les fameux mots interdits. Aujourd'hui, rencontre avec Philippe Da Silva pour son texte Un Doha d'honneur.
- Speaker #2
On va faire un jeu qui est le ni oui, ni non, ni texte. Pendant toute la durée de l'interview, vous n'avez pas le droit de dire ni oui, ni non, ni texte. On va commencer par une petite présentation, du coup en moins de 30 secondes, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
- Speaker #3
Alors donc, je m'appelle Philippe Da Silva, je vais avoir 70 ans, j'étais professeur de français, voilà, comédien amateur, et j'habite à Conflans-Saint-Honorine, voilà, j'ai une épouse, deux enfants, cinq petits-enfants, j'écris pas, je n'écris pas, de... C'est simplement l'occasion et le thème choisi qui fait que j'ai participé à cette expérience. C'est une copine qui m'a envoyé un mail le 22 février, donc peu de temps avant la fin de la limite, qui m'a dit qu'il y avait cet appel à participation pour écrire un machin. Et donc j'ai...
- Speaker #2
Un machin ! C'est parfait !
- Speaker #3
Je crois que le thème... J'aime beaucoup le sport, en fait. Ça ne se voit pas trop sur moi, mais j'aime bien le regarder, en tout cas. Et donc, je m'y connais pas mal, en fait. Donc, voilà, j'ai eu cette idée.
- Speaker #2
Est-ce que, du coup, vous pouvez présenter votre texte, pareil, en 30 secondes ?
- Speaker #3
Alors, bon, j'espère que c'est un machin rigolo et qui est donc un... pièce en un acte et en vers, en alexandrin, qui est en fait la narration par un père à son fils de la finale de la Coupe du Monde de football 2022 sous sorme tragique.
- Speaker #2
Super. Est-ce que vous avez commencé à écrire un premier mot qui vous est venu, qui a permis de faire advenir tout le reste ?
- Speaker #3
Les deux premiers vers, en fait, sont venus tout de suite. Puis c'est rigolo parce que ces deux premiers vers ne riment pas. La fin, c'est équipe et épique. C'est pas du tout une rime. Les deux premiers vers sont venus tout de suite et ensuite, c'est parti.
- Speaker #2
Est-ce que vous êtes sportif ?
- Speaker #3
Hein ? Pas du tout.
- Speaker #2
Bien joué.
- Speaker #3
Je suis un sportif sur canapé, oui, ça oui. Bien joué. Ah oui, ça oui, oui.
- Speaker #2
Et si vous étiez un sport ?
- Speaker #3
Alors, je suis gaucher, donc j'ai longtemps fait du tennis, donc c'est mon sport en fait. Mais alors comme le terrain de tennis est quand même très vaste, maintenant je fais plutôt du tennis de table.
- Speaker #2
Est-ce qu'écrire c'est du sport ?
- Speaker #3
Non. Je l'ai dit. On ne peut pas dire ça. On ne peut pas dire ça. Là, tel que je le conçois, comme je l'ai dit au départ, j'écris peu en fait, et je le conçois comme un jeu.
- Speaker #2
Et le sport, non ? Non.
- Speaker #3
Je suis très dans ce jeu.
- Speaker #2
Moi, j'ai le droit de le dire en plus, donc c'est complètement inéquitable. Est-ce que vous avez un souvenir d'enfance lié au sport et ou à l'écriture ?
- Speaker #3
A priori, plutôt non. Ou plutôt, pas du tout.
- Speaker #2
Dans votre texte ? S'il y a une émotion, peut-on faire passer que le metteur en scène reprenne et que le public reçoive ?
- Speaker #3
C'est presque un pastiche, en fait, ce texte. C'est un pastiche de texte classique. Donc, pour moi, il faut que ce soit drôle. Voilà. C'est une émotion. Le rire, est-ce que c'est une émotion ? Voilà. Ce serait ça.
- Speaker #2
Ok, super. Est-ce que vous avez un... de langage particulier, quelque chose que vous faites souvent, qui est votre signature.
- Speaker #3
Un gros mot par exemple ?
- Speaker #2
Pourquoi pas ?
- Speaker #3
Est-ce que j'ose le dire ? Oh ta mère ! D'accord !
- Speaker #2
Et pour finir, on va mettre un carton rouge et un carton vert. Il y a un mot interdit ou un mot que vous détestez entendre soit chez vous, soit chez les autres.
- Speaker #3
Alors, tout est permis.
- Speaker #2
Une expression... On peut tout dire.
- Speaker #3
Effectivement.
- Speaker #2
C'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas la vidéo parce que là les yeux ils...
- Speaker #3
Voilà, oh oh oh oh oh ! Comment je vais répondre ça ?
- Speaker #2
Et au contraire un mot chouchou, un mot que vous aimez particulièrement, soit pour sa sonorité, soit pour le sens qu'il porte.
- Speaker #3
Il y avait un texte, je vais répondre en prof de français, il y avait un texte dans Pagnol, dans un des deux souvenirs d'enfance, La gloire de mon père ou Le château de ma mère, où justement il en parle et son mot c'est manivelle. Et voilà, le son du mot manivelle, c'est le souvenir du texte de Pagnol. C'est le sien et puis voilà, je le prends. D'accord. Voilà, manivelle. Super.