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PLUIES DE JUILLET - le festival des transitions

Conversation avec Tran To Nga

Conversation avec Tran To Nga

16min |21/09/2021
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Description

Découvrez l'interview de Tran To Nga.


Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus

ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, elle porte des messages secrets dans son cartable d’écolière. A l’âge de 13 ans sa mère l’envoie à Hanoi pour poursuivre ses études et la mettre à l’abri de sa vie dangereuse de résistante au régime pro-américain. Elles ne se reverront qu’une dizaine d’années plus tard.

Dans les décennies suivantes, Tran To Nga s’engagera corps et âme dans la guerre au

Vietnam.

Le 5 janvier 1966, avec plus de 200 autres jeunes gens, elle s’élance à pied, à travers jungles et montagnes, sur l’interminable piste Truong Son rebaptisée piste « Ho Chi Minh », reliant sur plus de 1 000 kilomètres le nord au sud du pays. Son but : « libérer », avec ses compagnons du Nord, la partie sud, dont les autorités sont soutenues par les Américains et leurs 180 000 soldats. « J’ai marché pendant quatre mois avec mon ballot  sur le dos. J’étais toute mince alors mais en bonne forme, jamais malade, à la différence de mes camarades. » Elle vit des années dans le maquis, y accouche seule, perd sa 1ere fille victime d’une déformation cardiaque. Elle ne sait pas encore que ce sont les effets de l’agent orange déversé par l’aviation américaine. Elle endure la torture et la prison. C’est là que nait sa 3eme fille.

Aujourd’hui, cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la justice

française Dow Chemical, Monsanto, Hercules et 11 autres firmes, pour avoir fourni à l’armée américaine des pesticides ultratoxiques dont l’Agent Orange déversé autrefois sur le Vietnam.

Description

Découvrez l'interview de Tran To Nga.


Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus

ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, elle porte des messages secrets dans son cartable d’écolière. A l’âge de 13 ans sa mère l’envoie à Hanoi pour poursuivre ses études et la mettre à l’abri de sa vie dangereuse de résistante au régime pro-américain. Elles ne se reverront qu’une dizaine d’années plus tard.

Dans les décennies suivantes, Tran To Nga s’engagera corps et âme dans la guerre au

Vietnam.

Le 5 janvier 1966, avec plus de 200 autres jeunes gens, elle s’élance à pied, à travers jungles et montagnes, sur l’interminable piste Truong Son rebaptisée piste « Ho Chi Minh », reliant sur plus de 1 000 kilomètres le nord au sud du pays. Son but : « libérer », avec ses compagnons du Nord, la partie sud, dont les autorités sont soutenues par les Américains et leurs 180 000 soldats. « J’ai marché pendant quatre mois avec mon ballot  sur le dos. J’étais toute mince alors mais en bonne forme, jamais malade, à la différence de mes camarades. » Elle vit des années dans le maquis, y accouche seule, perd sa 1ere fille victime d’une déformation cardiaque. Elle ne sait pas encore que ce sont les effets de l’agent orange déversé par l’aviation américaine. Elle endure la torture et la prison. C’est là que nait sa 3eme fille.

Aujourd’hui, cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la justice

française Dow Chemical, Monsanto, Hercules et 11 autres firmes, pour avoir fourni à l’armée américaine des pesticides ultratoxiques dont l’Agent Orange déversé autrefois sur le Vietnam.

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Découvrez l'interview de Tran To Nga.


Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus

ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, elle porte des messages secrets dans son cartable d’écolière. A l’âge de 13 ans sa mère l’envoie à Hanoi pour poursuivre ses études et la mettre à l’abri de sa vie dangereuse de résistante au régime pro-américain. Elles ne se reverront qu’une dizaine d’années plus tard.

Dans les décennies suivantes, Tran To Nga s’engagera corps et âme dans la guerre au

Vietnam.

Le 5 janvier 1966, avec plus de 200 autres jeunes gens, elle s’élance à pied, à travers jungles et montagnes, sur l’interminable piste Truong Son rebaptisée piste « Ho Chi Minh », reliant sur plus de 1 000 kilomètres le nord au sud du pays. Son but : « libérer », avec ses compagnons du Nord, la partie sud, dont les autorités sont soutenues par les Américains et leurs 180 000 soldats. « J’ai marché pendant quatre mois avec mon ballot  sur le dos. J’étais toute mince alors mais en bonne forme, jamais malade, à la différence de mes camarades. » Elle vit des années dans le maquis, y accouche seule, perd sa 1ere fille victime d’une déformation cardiaque. Elle ne sait pas encore que ce sont les effets de l’agent orange déversé par l’aviation américaine. Elle endure la torture et la prison. C’est là que nait sa 3eme fille.

Aujourd’hui, cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la justice

française Dow Chemical, Monsanto, Hercules et 11 autres firmes, pour avoir fourni à l’armée américaine des pesticides ultratoxiques dont l’Agent Orange déversé autrefois sur le Vietnam.

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Découvrez l'interview de Tran To Nga.


Née en mars 1942, Tran To Nga grandit dans une Indochine qui s’oppose de plus en plus

ouvertement au colonisateur français. A la demande de sa mère, très impliquée dans la lutte pour l’indépendance, elle porte des messages secrets dans son cartable d’écolière. A l’âge de 13 ans sa mère l’envoie à Hanoi pour poursuivre ses études et la mettre à l’abri de sa vie dangereuse de résistante au régime pro-américain. Elles ne se reverront qu’une dizaine d’années plus tard.

Dans les décennies suivantes, Tran To Nga s’engagera corps et âme dans la guerre au

Vietnam.

Le 5 janvier 1966, avec plus de 200 autres jeunes gens, elle s’élance à pied, à travers jungles et montagnes, sur l’interminable piste Truong Son rebaptisée piste « Ho Chi Minh », reliant sur plus de 1 000 kilomètres le nord au sud du pays. Son but : « libérer », avec ses compagnons du Nord, la partie sud, dont les autorités sont soutenues par les Américains et leurs 180 000 soldats. « J’ai marché pendant quatre mois avec mon ballot  sur le dos. J’étais toute mince alors mais en bonne forme, jamais malade, à la différence de mes camarades. » Elle vit des années dans le maquis, y accouche seule, perd sa 1ere fille victime d’une déformation cardiaque. Elle ne sait pas encore que ce sont les effets de l’agent orange déversé par l’aviation américaine. Elle endure la torture et la prison. C’est là que nait sa 3eme fille.

Aujourd’hui, cette Franco-Vietnamienne au parcours d’exception poursuit devant la justice

française Dow Chemical, Monsanto, Hercules et 11 autres firmes, pour avoir fourni à l’armée américaine des pesticides ultratoxiques dont l’Agent Orange déversé autrefois sur le Vietnam.

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